. Et maintenant, Macron dépossède les Français de leur langue !

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#webtube : Faire de la francophonie une occasion de cracher sur la France, c’est le propre de Macron… et de Mélenchon. En Égypte, ce 9 mai, Emmanuel Macron a inauguré un nouveau campus près d’Alexandrie. Pas n’importe lequel : celui de l’Université de la francophonie Senghor, « université internationale de langue française au service du développement africain ». Faut-il s’en étonner ? Le vibrant éloge de la francophonie auquel il s’est livré n’est pas exempt de mépris pour les locuteurs du doux pays de France.

Oublié, le Val de Loire

« L’épicentre de la langue française ne se trouve pas sur les quais de Seine mais dans le bassin du fleuve Congo »a-t-il déclaré. Une vision faussée par le parigo-centrisme, car l’épicentre de la langue française, historiquement, n’a jamais été la Seine mais le Val de Loire. Deux fleuves qui ne pèsent rien, face au Congo. Son bassin regroupe six pays et 155 millions de francophones. Suivant une vision quantitative des choses, là est en effet l’épicentre.

De la sorte, Macron dit clairement aux Français qu’ils n’ont aucun droit sur leur langue natale. Le centriste fait sienne une idée mélenchoniste. Selon le patron de LFI, en effet, la langue française « n’appartient plus aux Français » et il faudrait la rebaptiser en « langue créole »Mélenchon avait tenu cette thèse lors d’un colloque sur l’avenir de… la francophonie. Dans un monde en voie de « décolonisation » tous azimuts, un éloge de la francophonie doit passer par la dépréciation de la France et de ses autochtones.

À ce sujet — [POINT DE VUE] La grande idée de Mélenchon : débaptiser la langue française

L’arabe plutôt que le breton

L’année dernière, c’est aux langues des petites patries que s’en était pris Emmanuel Macron. Il avait accusé « ces langues vernaculaires, ces patois, ces différentes langues régionales » d’avoir été « un instrument, au fond, de division de la nation ». Il suffit d’écouter une fable d’Ésope lue en nos différents idiomes — comme le propose un site universitaire — pour mesurer l’appauvrissement qui résulte d’une telle logique jacobine. Cette logique a toujours cours, des élèves s’apprêtent à passer un bac basque… dans l’illégalité. Ce mépris de nos langues et langages qui ont fait la France, qu’il s’agisse du basque aux origines mystérieuses, de la langue d’oc des félibres ou de nos patois aux glossaires savoureux, émane de celui qui se déclarait, en 2021, « protecteur de la langue française et gardien de la richesse que constituent nos langues régionales ». C’est réussi.

« En même temps » qu’il reprochait aux langues régionales d’être des facteurs de division nationale, Macron favorisait l’enseignement de l’arabe dans l’Éducation nationale pour lutter contre le séparatisme ! D’où le décret n° 2022-916 du 21 juin 2022 signé, c’est de bon augure, avec l’Algérie. « L’arabe est la deuxième langue la plus parlée en France »a d’ailleurs souligné Macron, ce 9 mai« une réalité qu’il faut souvent rappeler ». Que l’arabe soit, possiblement, un ferment de division de la nation — bien davantage que l’alsacien, le cht’i ou le patois angevin —, il ne faut rien dire. Les quais de Seine ne sont pas encore l’épicentre de la langue arabe, mais persévérons !

Art, culture, langues : il ne nous reste rien

Macron a dénié aux Français tout art (« L’art français, je ne l’ai jamais vu »). Toute culture (« il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse »). Dans une tribune donnée au Figaro pour s’expliquer sur ce négationnisme, il en avait remis une couche. Dénonçant une culture « enchaînée à une religion » et la défense d’« une identité figée, rabougrie », il affirmait que « la culture française est un fleuve nourri de confluents nombreux ». On sait, désormais, que dans la géographie francophobe d’Emmanuel Macron, le fleuve Congo est le premier des affluents. Que reste-t-il aux Français ? L’appartenance à un monde global et fluide ne saurait tenir lieu d’identité.

Samuel Martin, dans BV

. Au 73e jour de guerre, Trump, toujours aussi irrésolu, paie le prix de son inconstance

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#webtube : S’il n’avait pas interrompu les frappes en 2025, alors que le peuple iranien était prêt à le soutenir, le régime aurait certainement chuté. Et s’il avait poussé son avantage il y a deux mois, comme le souhaitait Netanyahu, Téhéran ne fanfaronnerait pas comme aujourd’hui.

Aucun chef de guerre ne peut l’emporter s’il se montre indécis, hésitant et peu déterminé dans chacune de ses actions. Ajoutons à cette instabilité constante un déluge de messages contradictoires, de déclarations triomphales non justifiées, puisqu’à ce jour c’est toujours Téhéran qui mène la danse, surfant sur les reculs de Donald Trump.

Par conséquent, malgré ses rodomontades et l’écrasante supériorité technologique de son armée, Trump est tenu en échec par la théocratie chiite, en espérant toujours des négociations crédibles qui ne viennent pas. Tout cela peut durer des mois.

Au 73e jour de guerre, c’est Téhéran qui exige et Trump qui subit.

Comme le dit Netanyahu, le job n’est pas terminé et la menace nucléaire perdure.

Que demandent les Iraniens ?

– la fin de la guerre dans la région

– la levée du blocus américain des ports iraniens

– la libération des avoirs iraniens, bloqués depuis des années

– des réparations pour les dommages de guerre

– la reconnaissance de la souveraineté de l’Iran sur le détroit d’Ormuz

– et un vague calendrier pour traiter du nucléaire nucléaire

Ce à quoi Trump a répondu : Inacceptable !

https://www.linternaute.com/actualite/monde/9970081-guerre-en-iran-et-au-liban-des-propositions-mais-aucun-accord-de-paix-les-points-de-blocage

Le régime de Téhéran a aussitôt promis une « riposte forte et décisive contre les navires et les bases américains » en cas d’attaque.

Et pour faire bonne mesure il a menacé d’une « réponse décisive et immédiate » en cas de déploiement français ou britannique dans le détroit.

Ce à quoi Emmanuel Macron a répondu que la France n’avait « jamais envisagé » de déploiement à Ormuz. On se demande donc ce que le Charles-de-Gaulle va faire dans la zone tant que la paix n’est pas revenue. Sa mission : sécuriser mais sans intervenir. La tactique du « en même temps » sans doute…

Conclusion : personne ne sait où on va.

Netanyahu trépigne pour achever le travail, Trump temporise par peur des missiles sur les monarchies du Golfe et les bases américaines et les Gardiens de la Révolution continuent de mener tout le monde en bateau.

Quant au pétrole, il continue son yoyo autour de 100 dollars le baril.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Ordre public : mais qui commande en France ? La rue !

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#webtube : La France sous Macron est devenue une terre d’émeutes et de chaos permanent, une zone de non-droit où toute l’Europe peut venir se livrer à des débordements en tous genres en toute impunité. Il y a longtemps que le laxisme du pouvoir et de notre justice politisée encourage toutes les exactions.

Macron n’est inflexible qu’avec les Gilets jaunes ou les agriculteurs, jamais avec les casseurs et les rebelles de la République. Face à la rue, il se couche toujours.

Voilà quarante ans que j’entends que « la peur doit changer de camp ». En 1986, Charles Pasqua, nommé ministre de l’Intérieur, le clamait déjà. Depuis, la criminalité a été multipliée par cinq.

Voilà quarante ans que j’entends qu’il faut réformer la loi sur la justice pénale des mineurs. Mais nos politiciens se nourrissent de débats et de constats sans lendemain, se gardant bien d’agir.

Voilà quarante ans que j’entends qu’il faut frapper les familles de mineurs délinquants au portefeuille. Mais rien ne bouge et tout empire, alors que criminels et casseurs sont de plus en plus jeunes.

Dans notre France de 2026, des bandes de mineurs attaquent des commissariats à coups de mortiers d’artifice en toute impunité. Unique en Europe.

Dans notre France de 2026, la population subit 120 attaques au couteau par jour, soit 44 000 par an. Combien de condamnations à de la prison ferme ? Peut-être une sur mille interpellations.

Dans le Cher, nous venons de mesurer la totale impuissance de l’État face aux 20 000 participants d’une rave party venus de toute l’Europe occuper un terrain militaire en toute illégalité. Qu’a fait le pouvoir ? Il a déployé des moyens conséquents pour assurer la sécurité et les secours, se gardant bien d’évacuer ces hors-la-loi. Pourtant, des armes et de la drogue ont été saisies. Combien de condamnations au bout du compte ? Aucune.

La victoire du PSG en demi-finale de la Ligue des champions a été une fois de plus l’occasion de tout saccager à Paris. Rien de bien nouveau. La seule réponse des autorités est de s’inquiéter pour le 30 mai, jour de la finale. 

Car la loi ne fait plus peur, sauf chez les honnêtes gens qui réclament davantage de sécurité, donc davantage de sévérité contre les criminels. Malheureusement, on ne dissuade pas les racailles avec de simples gardes à vue sans suite judiciaire.

La France est devenue une terre d’insurrections incessantes où policiers et gendarmes sont en première ligne, mais pas qu’eux. Alors qu’il y a cinquante ans les voyous changeaient de trottoir quand ils apercevaient un policier à l’horizon, aujourd’hui, ils rêvent de se faire un flic.

Or, il suffirait d’appliquer une règle élémentaire très simple pour que l’ordre républicain et une véritable justice protectrice s’imposent à nouveau sur l’ensemble du territoire. Comme le dit Thibault de Montbrial, bête noire des voyous.

« Quiconque s’en prend physiquement à tous ceux qui incarnent la République au quotidien – gendarmes, policiers, pompiers, secouristes, élus, magistrats, enseignants, médecins et personnels hospitaliers – doit aller en prison. »

Les citoyens n’attendent que ça. Mais encore faut-il un minimum de volonté et de courage politique pour construire des prisons et pour voter une telle loi.

Et Macron n’est certainement pas l’homme qui incarne ce courage politique. Il n’est qu’un mondialiste intégriste qui n’a cessé de détruire notre République et qui ne jure que par la fin des nations. À ce titre, son travail de démolition depuis dix ans est un véritable modèle du genre.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. La chanson du jour, Cat Power- The Greatest

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#webtube : Il y a des morceaux qui n’ont pas besoin d’en faire trop pour vous briser le cœur et le réparer dans la foulée. « The Greatest », joyau de l’album éponyme sorti en 2006, en est l’exemple parfait. Le piano feutré et la batterie balayée nous plongent immédiatement dans une ambiance de fin de nuit dans un vieux club de jazz. Chan Marshall chante avec une retenue qui rend chaque mot plus pesant. Une réflexion douce-amère sur les rêves de jeunesse, les ambitions déçues et la réalité qui finit par nous rattraper. « Once I wanted to be the greatest… »

#webtube : There are songs that don’t need to do much to break your heart and mend it in the same breath. « The Greatest, » a gem from the eponymous album released in 2006, is the perfect example. The hushed piano and sweeping drums immediately transport us to the atmosphere of a late-night jam session in an old jazz club. Chan Marshall sings with a restraint that makes each word more weighty. A bittersweet reflection on youthful dreams, dashed ambitions, and the reality that eventually catches up with us. « Once I wanted to be the greatest… »

Source : Youtube – love01077

. Road-trip d’un jeune américain : « Pris dans une tempête de neige »

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#webtube : On est en plein mois de mai, et pourtant, je suis en train de vivre mon pire cauchemar. Je pensais avoir laissé la neige derrière moi en quittant l’Alaska, mais le Colorado en a décidé autrement. Entre les routes verglacées, la visibilité nulle et mon camion qui commence à glisser vers le ravin… je ne sais pas si je vais réussir à passer ce col. Bienvenue dans l’aventure la plus imprévue et la plus stressante de mon voyage. Attachez vos ceintures, l’épisode d’aujourd’hui va être mouvementé.

Source : Youtube – Saucy Seth

. Bobards d’Or 2026, Le service public à l’honneur

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#webtube : Le 20 mai 2026, Polémia vous convie tous à la nouvelle édition des Bobards d’Or qui sera dédiée à 15 années de bobards médiatiques de la part du service public. Un thème d’actualité compte tenu du travail salutaire de Charles Alloncle à l’Assemblée nationale. Cette année, c’est Louise Morice qui présentera la cérémonie, qui sera retransmise sur Frontières. Pour évoquer cette édition, nous vous proposons un entretien croisé avec deux figures de Polémia. Parole à Jean-Yves La Gallou, notre infatigable président, et Lucas Chancerelle, notre jeune porte-parole.

La commission parlementaire de Charles Alloncle en lumière

Polémia : La commission d’enquête parlementaire dont Charles Alloncle est le rapporteur a rendu son rapport. Au cours des auditions, on a pu se rendre compte que le service public était gangrené par des pratiques très particulières. Entre abus financiers et copinages médiatiques, y aurait-il de la place pour une section « bobards » dans ce rapport parlementaire ?

Lucas Chancerelle : Nous saluons l’excellent et courageux travail du député Alloncle !

Jean-Yves Le Gallou : Depuis 15 ans, avec ses Bobards d’or, Polémia a mené le combat en amont pour dénoncer les travers et les biais idéologiques des médias, en particulier de service public. Une bonne base de départ qui a précédé cette commission d’enquête et qui a indirectement permis de la rendre possible et d’y contribuer.

Lucas Chancerelle : Tout à fait, c’est cela, le travail d’un think tank : être en première ligne pour les faire bouger. Le combat métapolitique précède la victoire politique. De surcroît, ce rapport sera rendu public, et les abus de nos chers journalistes rendus visibles pour le plus grand nombre.

Jean-Yves Le Gallou : Nous ne pouvons que nous en féliciter, et c’est bien sûr la commission parlementaire qui sera mise en avant lors de la cérémonie cette année. C’est le grand mérite de cette commission : avoir dévoilé que, derrière sa doxa idéologique, le « camp du bien » était celui des gros intérêts : entre salaires faramineux, notes de frais généreuses… et 1 milliard d’argent public privatisé par des oligarques comme Nagui et Pigasse.

Le service public, producteur de bobards à la chaîne ?

Polémia : La cérémonie des Bobards d’or est toujours très drôle. Peut-on vraiment rire de tout, même des mensonges des journalistes ?

Lucas Chancerelle : Comme on dit, on peut rire de tout ! Et même avec n’importe qui. Bien sûr, certains sujets, comme le meurtre de Thomas à Crépol ou celui de Quentin à Lyon, sont assez lourds de sens et douloureux à traiter, quand bien même, à l’instar de ce cher Patrick Cohen, qui considérait presque que ce pauvre Thomas assassiné l’avait peut-être bien cherché avec ses copains.

Jean-Yves Le Gallou : C’est un Salop d’or qu’il mériterait !

Lucas Chancerelle : Mais même pour les sujets graves, nous devons garder une forme de légèreté dans cette cérémonie. Les solutions politiques que nous prônons — comme la privatisation du service public pour mettre un bon nombre de ces propagandistes au chômage —, elles, sont très sérieuses.

Polémia : Avec 15 années de recul, les médias du service public sont-ils plus menteurs que les médias privés ?

Jean-Yves Le Gallou : Les médias privés sont eux aussi partiaux, sans doute. Ce sont des médias d’oligarques : Bouygues pour TF1, Saadé pour BFMTV. Macron premier servi. En revanche, on peut saluer l’ouverture de la fenêtre d’Overton sur l’immigration et l’insécurité rendue possible par CNews, même si certaines de ses marottes agacent une partie de son public. Mais ils le font avec leur propre argent, pas l’argent public des Français comme le service public.

Polémia : Cette cérémonie des Bobards d’or sera-t-elle intégralement dédiée au service public ?

Lucas Chancerelle : Oui, c’est une rétrospective de 15 ans de Bobards du service public de l’audiovisuel, il y aura beaucoup à dire. Nous avons aussi traité des chaînes privées dans les éditions passées, et Jean-Yves continue régulièrement, chaque semaine, dans son émission I-Média sur TVLibertés.

Un bilan édifiant

Polémia : Quels seront quelques-uns des bobards présentés durant cette cérémonie ?

Lucas Chancerelle : Il y aura de très nombreux bobards à présenter à ceux qui seront avec nous dans la salle ! Nous reviendrons notamment sur quelques cas emblématiques déjà recensés par les Bobards d’Or.

Jean-Yves Le Gallou : On parlera ainsi des mensonges du service public sur l’affaire Merah… Nous évoquerons aussi le « Bobard protéine », ou bobard « pur bœuf » : Lisa Beaujour pour France Info, Nora Bouazzouni pour L’Obs et Aude Lancelin avaient relayé l’idée selon laquelle les femmes seraient plus petites que les hommes parce qu’elles auraient été privées de viande ou de protéines depuis la nuit des temps. Une thèse mensongère massivement diffusée en vidéos virales, sans confrontation préalable avec des spécialistes de biologie évolutive.

Enfin, on parlera bien entendu, entres autres, de la période du Covid, durant laquelle on a assisté à une épidémie de mensonges et de manipulations médiatiques !

Polémia : Quel bilan tirer de 15 années de bobards ? Les pratiques journalistiques ont-elles évolué ? Les journalistes sont-ils par exemple plus malins dans leur manière de présenter un bobard ?

Lucas Chancerelle : Comme le dit souvent Jean-Yves Le Gallou, la meilleure désinformation, c’est l’occultation, y compris des sujets qui nous donnent raison : immigration, libertés, insécurité.

Mais encore une fois, avec Internet, il est malaisé pour eux de dissimuler tous les faits. On peut, à ce titre, saluer le travail d’un Fdesouche, par exemple. Aussi, je trouve qu’il y a, depuis plusieurs années, une fin de l’impunité dans le mensonge et la mauvaise foi des médias. Les journalistes perdent leur hégémonie intellectuelle et morale grâce aux réseaux sociaux.

Trop souvent, les détenteurs d’une carte de presse se sont pris pour des juges ou des inquisiteurs. Ils commencent à être remis à leur place.

Du rire et de l’espoir

Polémia : 15 ans après le lancement des Bobards d’or, on note que les médias alternatifs ont le vent en poupe. On peut bien sûr citer Frontières, qui sera partenaire de cet événement. L’espoir est-il permis face aux mensonges médiatiques ?

Lucas Chancerelle : Nous aurons en effet un format innovant cette année, avec la rediffusion en live de notre partenaire Frontières sur l’événement. Le public pourra voter sur X pour le meilleur Bobard.

Frontières, TVL, Radio Courtoisie, Tocsin, Omerta, Boulevard Voltaire, etc. sont des exemples très positifs de la réussite des médias alternatifs, qui sont des succès patents. Par ailleurs, on constate que la porosité avec le mainstream, comme l’émission de Frontières sur CNews, prouve l’influence de ces médias autrefois un peu dédaignés.

Jean-Yves Le Gallou : Nous leur rendrons hommage pour leur aspect précurseur et subversif lors des Bobards, notamment via une prise de parole d’Éric Morillot.

Cette cérémonie ne se résumera donc pas à un constat comique… Au-delà du rire, face aux mensonges du système, nous voulons porter un message d’espoir !

Entretien avec Jean-Yves Le Gallou et Lucas Chancerelle

. Mélenchon, futur président ou futur remplacé ?

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#webtube : Jean-Luc Mélenchon est donc, pour la quatrième fois, candidat à l’élection présidentielle. Il s’est autoproclamé au nom de la nécessité. Mais s’il a pris tout le monde de vitesse, il y a sans doute une autre raison : Mélenchon a peur d’être « grand remplacé ». Il occupe les médias pour ne pas laisser la place à d’autres, plus « nouvelle France » que lui. « Cours, camarade, le nouveau monde est derrière toi. »

Une fracture ethnique en vue à gauche ?

Jean-Luc Mélenchon ne l’a peut-être pas remarqué, mais il est un homme blanc hétérosexuel de plus de 50 ans — et même de plus de 70 ans. Certes, il est né à Tanger et se croit maghrébin, mais il parle d’un Maghreb tout de même encore très colonial. Le nouveau peuple dans lequel il se reconnaît ne le reconnaît pas vraiment. Ni Rima Hassan, ni Bally Bagayoko ne peuvent se reconnaître en lui. Mélenchon ne se rend pas compte, semble-t-il, que pour certains de ses électeurs, il est un « Bwana ».

L’électorat de Mélenchon est double et sera vite irréconciliable. D’un côté, les blancs, les bobos gauchos et les petits blancs laissés pour compte, entre drogue et rave party. De l’autre, les « racisés » qui veulent imposer à une France qu’ils haïssent les codes de leurs cultures d’origine et des traditions à l’opposé des comportements des autres camarades électeurs. Les insoumis sont de plus en plus soumis à l’islamisme combattant, aux indigénistes, aux anticoloniaux. Le courant genré y est minoritaire, sinon en voie de diabolisation.

Mélenchon est donc un caméléon sur une couverture écossaise dont le roi serait, bien sûr, Idi Amin Dada. Il est pour le « grand remplacement », mais il a toutes les caractéristiques d’un futur « grand remplacé ». Il le sait, bien sûr, et il joue son va-tout : soit il sera élu grâce à son pari démographique, soit ce sera un nouvel échec et il sortira du jeu politique avant d’en être expulsé.

Un candidat sur la sellette permanente

Mais ira-t-il jusque-là ? Oui, sans doute, si sa campagne se passe bien. Mais s’il dégringole dans les sondages, ou si la perspective d’une victoire au second tour devient impossible — et même peut-être la qualification — on peut penser que d’autres ambitions se manifesteront, qui déjà s’impatientent. Le « líder máximo » peut-il être remplacé ? Mélenchon a joué avec le feu ; il risque d’être brûlé avant le grand soir dont il rêve. Il se prend pour Robespierre, mais son électorat, lui, rêve de Toussaint Louverture. C’est plus dangereux pour lui que la concurrence des effacés.

Les défenseurs de l’initiative « Front populaire 2027 » se réunissaient dans une salle du 20e arrondissement de Paris pour tenter de faire subsister l’idée d’une primaire de la gauche non mélenchoniste afin de désigner un candidat commun pour la prochaine présidentielle. Mais, entre la candidature tonitruante de Jean-Luc Mélenchon deux jours plus tôt, les tergiversations socialistes et le refus de Raphaël Glucksmann (Place publique), le processus semble aujourd’hui dans l’impasse, au grand dam des participants.

Peu avant 20 heures, Lucie Castets, Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier et les autres partisans de l’union de la gauche sont accueillis par des applaudissements et des « Unité ! Unité ! » lancés par des militants. Le patron du PS, Olivier Faure, est également présent, malgré les pressions internes de ses opposants qui tentent d’enterrer le processus. « Il y a des débats au PS sur le processus pour faire l’unité ou sur le périmètre, mais ce qui compte, c’est qu’à la fin la gauche soit unie. On est tous d’accord pour faire revivre la gauche plurielle », veut croire Maximilien, 21 ans, membre des Jeunes Socialistes, rapporte 24 Heures.

L’espoir fait vivre ; il ne manque plus que l’appel à Hidalgo ou à Hollande.

Les effacés sont remplacés depuis longtemps par les futurs remplacés.

Pauvre gauche.

Pierre Boisguilbert, Polémia

. Cartagena, le dernier album d’Hermann.

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#webtube : Décédé en mars dernier, le dessinateur Hermann nous lègue son ultime album : Cartagena. Reprenant tous les codes de l’œuvre d’Hermann, cet album posthume se lit ainsi comme un véritable hommage.

Alvaro, âgé de 20 ans, habite Cartagena, au Mexique, dans un quartier pauvre. Ce simple guetteur participe au trafic de drogue pour le compte du cartel d’« El Cocho » Arriega. Il a bien conscience, avec son copain Nacho, qu’ils n’en sortiront pas vivants. Mais il aspire à une vie meilleure. Entraînés dans un bâtiment abandonné, on leur demande, pour faire leurs preuves, d’exécuter deux individus attachés. La main tremblante, ils obéissent, mais Alvaro tue le neveu du boss. Il n’y a plus qu’une solution, la fuite… De son côté, Félix Garzon, un policier tenace, va tenter d’en profiter pour arrêter Arriega.

Hermann n’a pas eu l’occasion de voir la sortie de cet album. Il est décédé le 22 mars dernier, à l’âge de 87 ans.

Avec Cartagena, le scénariste Yves H. (Yves Huppen) a construit pour Hermann, son père, un récit de survie. Pour lui, il avait déjà scénarisé une trentaine d’albums, dont Le secret des hommes-chiens, Liens de sang, Rodrigo, Manhattan Beach 1957, Zhong Guo, Sur les traces de Dracula, Duke, Brigantus…

Ce scénario vient s’ancrer dans une ville mexicaine vérolée par le trafic de drogue et asservie par un pouvoir mafieux. Le face-à-face entre Alvaro et Félix Garzon donne à ce récit sombre, mais profondément humain, sa colonne vertébrale.

On retrouve avec bonheur, au premier coup d’œil, le trait dynamique et nerveux d’Hermann. On reconnait les visages aux mâchoires carrées de ses personnages torturés. L’ambiance tragique, habituelle chez Hermann, se développe dans les ruelles d’une ville mexicaine gangrenée par les trafiquants de drogue, la violence et les exécutions sommaires.

Il travaille en couleurs directes (sans passer par l’étape de l’encrage), toujours à l’aquarelle. Malgré le bleu du ciel mexicain, ses couleurs sont volontairement sombres. L’ambiance du récit est ainsi particulièrement dure.

Hermann démontre, un fois de plus, son immense talent.

Né en 1938 en Belgique, dans un petit village des Ardennes, Hermann, de son vrai nom Hermann Huppen, a sans cesse voulu fuir les granges villes pour ressentir l’attrait d’une nature protectrice. Il obtient son diplôme d’ébéniste, mais suit en parallèle le soir des cours de dessin d’architecture et de décoration intérieure. C’est son mariage, en 1964, qui le rapproche de la bande dessinée : son beau-frère, Philippe Vandooren, futur directeur éditorial de Dupuis, dirige une revue scout à laquelle il livre sa première histoire. Il commence sa carrière de dessinateur par réaliser quelques Histoires de l’oncle Paul. Puis il entame les séries Bernard Prince (scenario de Greg), Jugurtha (scénario de Vernal) et Comanche (scenario de Greg).

Hermann commence en 1977 sa première série solo, Jeremiah, toujours en cours. Après avoir lu Ravage de Barjavel, il imagine que ses deux héros, Jérémiah et Kurdy, évoluent dans un monde post-atomique ravagé par une guerre raciale entre Blancs et Noirs, où règnent l’ultra-violence, la pédophilie et l’obscurantisme religieux. Jérémiah, un personnage droit et honnête, est progressivement contaminé par la dureté du monde, tandis que Kurdy est une crapule qui s’en accommode.

En 1984, il s’écarte provisoirement de Jeremiah pour créer Les Tours de Bois-Maury, dans la collection Vécu de Glénat. Le récit de cette fresque médiévale, où son réalisme fait merveille, se déroule au début du XIIe siècle. Dépossédé de ses terres, le chevalier Aymar de Bois-Maury entend reconquérir les Tours du château de ses ancêtres. Aidé de son fidèle écuyer Olivier, il parcourt le monde chrétien. Ses rencontres lui font prendre conscience de la rudesse de son temps. Il participe à une Croisade et découvre que les chevaliers partent à Jérusalem autant pour délivrer le Tombeau du Christ que pour s’enrichir. Revenu sur ses terres, lorsque l’assaut final sur le château va être donné, une flèche vient le frapper. A l’heure de son dernier souffle, alors que la victoire est acquise, sa femme accouche d’un petit garçon annonçant la pérennité des Bois-Maury… Dans cette série qui compte dix tomes, chacun est nommé selon le prénom d’un protagoniste que le chevalier Aymar de Bois-Maury, personnage central, va croiser. À compter du onzième, la série est rebaptisée Bois-Maury et retrace, avec l’aide du scénariste Yves H., le destin de certains de ses descendants. Au lieu de montrer de grands événements ou personnages historiques, Hermann décrit sa vision d’un Moyen-Age rude et violent. Rien à voir avec le chevalier servant transi d’amour pour sa princesse ! Tandis que les seigneurs chassent et font la guerre, les paysans subissent épidémies, famines et pillages. Aymar de Bois-Maury, chevalier noble mais sans terre, poursuit son rêve d’abord dans le sud de la France, avec une courte incursion en Espagne, puis en Terre Sainte. C’est l’occasion pour Hermann, d’un trait puissant, de dessiner de magnifiques trognes.

En 1995, Hermann publie Sarajevo-Tango, un album engagé né de son indignation à propos du siège de Sarajevo. Dans cet album, il renvoie dos à dos les instances internationales et les serbes. Suivent d’autres albums indépendants : Caatinga, qui se déroule dans le nord-est brésilien des années 1930, On a tué Wild Bill, Lune de guerre (scénarisé par Jean Van Hamme)… On se souvient également, en 2006, de l’album Vlad l’Empaleur. En 1462, envahissant la Va1achie, province de l’actuelle Roumanie, un sultan turc découvre des milliers de prisonniers dressés sur des pals. Epouvanté, il retourne à Istanbul. Il recule ainsi devant Vlad III. Surnommé Dracula (le dragon), ce prince réputé sanguinaire inspirera l’oeuvre fantastique de Bram Stoker. C’est ainsi au personnage historique que s’intéresse Hermann. Le scénario reprend les étapes de la vie de VIad III : la captivité en Turquie, la guerre de succession, le règne par la terreur et son assassinat lors d’une dernière campagne militaire contre les Turcs. Il respecte pour l’essentiel la vie de ce prince qui résista à l’empire ottoman. Parmi ses derniers albums, on citera Brigantus, une série se déroulant en Ecosse occupée par l’Empire romain.

Hermann, bourreau de travail capable de dessiner une dizaine de planches par mois, ce qui lui permet de sortir deux albums pas an, a abordé une multitude de genres, allant du pur western (« Comanche »), au récit d’anticipation post-apocalyptique (« Jeremiah »), en passant par la saga médiévale (« Les Tours de Bois-Maury »), la grande aventure (« Bernard Prince ») et la géopolitique (Sarajevo-Tango).

L’œuvre d’Hermann, parfois appelé « le sanglier des Ardennes », est imprégnée de violence, fruit d’une société où la loi du plus fort règne, et ce quelles que soient les époques où évoluent ses personnages. Epris de liberté, Hermann explique qu’il « plaint par-dessus tout les femmes victimes de l’islam… Comment respecter une religion qui récompense ses guerriers en leur promettant des jeunes filles vierges dans l’au-delà ? J’ai une antipathie profonde pour les islamistes… J’ai peur que ça ne s’envenime et je crois que beaucoup de musulmans chez nous rêvent de nous islamiser. Mon discours n’est pas politiquement correct, hein ? Ce n’est pas comme ça que j’aurai un prix à Angoulême ! Je m’en fous. Je sais que je ne suis pas raciste » (Casemate 26 mars 2016). Pourtant, en 2016, après des décennies de débats controversés à ce sujet, le Grand Prix du Festival d’Angoulême, consécration suprême pour un artiste de bande dessinée, est enfin attribué à Hermann. Avant de recevoir le Grand Prix, certains de ses collègues le qualifiaient de « Réactionnaire », « Facho », ou encore « Vieux con » (Le Point, Hermann, le bad boy d’Angoulême, 25 janv. 2017). A ces critiques, Hermann préfère rappeler qu’il sonde la noirceur de l’âme humaine : « Je suis politiquement incorrect. Je n’ai pas le temps de me faire aimer par tout le monde » (BFM tv, 25 janvier 2017). Il affirme que « j’ai parfois des indignations qui font partie des chevaux de bataille de la gauche alors que, parfois, je suis carrément de droite quand la gauche va trop loin et risque de détruire nos propres idées, notre propre culture » (Vécu, n°27, 1987, p. 12).

Kristol Séhec, breizh-info.com

Cartagena, 62 p., 16,95 euros. Editions Le Lombard.

. Vercors, terre de résistance

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#webtube : Ça commence par une famille américaine sur un sentier pierreux du Vercors durant l’été 2026. La petite fille, Lauren, découvre par hasard une boite à biscuits rouillée contenant des documents appartenant à d’anciens maquisards – on l’apprendra plus tard. Le grand-père de la famille, parachutiste, sauta sur le massif en 1944. Il appartenait à la 101e Airborne Division. Il a connu le trio qui forme le cœur du roman Les amants du Vercors, de Jessica L. Nelson. L’auteure est critique littéraire à Point de Vue. Cofondatrice du Prix des Lilas et des Éditions des Saints-Pères, elle est membre du prix Nimier.

La métamorphose de Marie ne laisse pas indifférent les deux garçons. « La sauterelle aux crins emmêlés, écrit l’auteure, curieuse et timorée, avait cédé la place à une adolescente mince aux seins ronds, énigmatique comme un sphinx ». Les présentations sont faites, le décor est planté, le fil rouge annoncé : la recherche du père de Marie. Sans oublier la boite contenant un plan militaire secret. Tout paraît bien huilé et, en effet, ça l’est, comme dans une tragédie de Shakespeare, la trahison, la volupté, le soupçon d’inceste, l’intolérable interdit, la violence, le sang, la mort.

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Le trio se sépare. Puis se retrouve au printemps 1943 parmi les montagnes percées de couloirs souterrains, dans des paysages que domine la beauté brutale. C’est la guerre des maquisards contre les soldats allemands épaulés par la milice de Joseph Darnand. Une vraie guerre civile, presque identique à celle de l’Espagne. Les pires. L’alpiniste et architecte Pierre Dalloz fera du Vercors un bastion de la résistance. Le poète Jean Prévost, alias capitaine Goderville, tombera les armes à la main, le 1er août 1944. Simon Nora, dont le fils, Olivier Nora, est actuellement sous les feux de l’actualité littéraire, sera le seul rescapé du massacre de la grotte des Fées. Bref, cette terre de refuge pour les juifs persécutés, les réfractaires du STO, les patriotes de tous horizons, ne fut pas pour les mauviettes aux épaules étroites. Marc s’occupe d’accueillir les damnés de l’époque ; Marie les soigne ; Louis devient chef de maquis. Le temps des combats laisse peu de place aux sentiments et à la résolution de l’énigme. Et pourtant, à Lys-le-Haut, en mai 1944, la folie amoureuse rattrape les trois personnages. Jessica L. Nelson écrit : « Leur félicité était si grande qu’elle était dévastatrice, car elle portait en elle sa propre fin. La guerre, d’une certaine façon, autorisait tout, y compris cette situation incongrue. »

Comme l’a souligné Malraux : « Ce n’est pas le bruit qui fait la guerre, c’est la mort. » Le sacrifice élève les hommes. Ce roman, qui mélange habilement événements historiques et éléments fictionnels, voire liens familiaux de l’auteure, le prouve. Il se lit d’une traite, avec un respect infini pour celles et ceux qui ont combattu pour défendre les valeurs suprêmes.

Pascal Louvrier , Clauseur

Jessica L. Nelson, Les Amants du Vercors, 336 pages.

. Image, sondages : la stature présidentielle d’Édouard Philippe se lézarde déjà

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#webtube : Le maire du Havre baisse de 5 points sur les compétences pour être un bon président… Est-ce la malédiction d’Édouard Balladur ou celle d’Alain Juppé son mentor qui s’abattent sur le candidat favori du camp présidentiel pour 2017 ? Toujours est-il que la timide embellie montée en mayonnaise après sa réélection au Havre, il y a un mois et demi est bien effacée, preuve de la fragilité de cette popularité artificielle.
À ce sujet — Édouard Philippe devrait se souvenir d’un autre Édouard…

Inquiétudes sur sa stature présidentielle

C’est le baromètre de l’institut Verian publié par Le Figaro Magazine qui, en week-end du 8 mai, vient doucher les espoirs de victoire de l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron. D’une part, dans un reflux général, c’est lui qui subit la baisse la plus forte. D’autre part, ce reflux touche des critères clefs pour la présidentielle : baisse de 5 points sur les compétences pour être un bon président, ainsi que sur sa vision claire de l’avenir, et de 4 points sur sa bonne représentation de la France et des Français ! Dur, pour un ancien premier ministre qui mise beaucoup sur son expérience. Conséquence : le président d’Horizons repasse derrière Marine Le Pen et Jordan Bardella, un Jordan Bardella qui lui a, le week-end dernier, à Mâcon, décoché des flèches assassines. Visiblement, son « Vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle. Vous devriez plutôt vous couvrir la tête de cendres et demander pardon au peuple français ! » est partagé par de nombreux Français. Alors, Édouard Philippe, vaincu avant même d’avoir combattu ?

Les macronistes en mode puzzle

Édouard Philippe pâtit évidemment du désarroi de l’électorat et des cadres macronistes devant les échecs patents du président sortant. Un parti rétréci, sans dynamique, et aux mains d’un rival, l’autre ancien Premier ministre de Macron, Gabriel Attal. Celui-ci peine à exister, et, preuve de leur faiblesse commune, il vient de confirmer ce jeudi 7 mai la rumeur sortie le week-end dernier d’un accord de désistement entre les deux hommes en janvier prochain ! « On a tous les deux à cœur d’empêcher un second tour qui sera terrible pour les Français », a-t-il déclaré sur Franceinfo. Ce qui serait terrible, selon lui, ce serait un second tour Mélenchon-RN. Un double 21 avril finalement, et le macronisme qui avait voulu réunir droite et gauche en les dépassant aboutirait à leur effacement, laissant face à face l’extrême gauche et le camp national, alors en position de rassembler largement. Dans cette hypothèse, un ancien ministre de centre-droit, Luc Ferry, a déclaré cette semaine qu’il voterait Bardella sans hésitation. C’est bien la question qu’il faudrait aussi poser à ces candidats macronistes à la peine. Édouard Philippe avait préféré voter communiste et Attal LFI, il y a juste deux ans. Et là, que feraient-ils ? En responsabilité, comme ils disent…

Frédéric Sirgant, dans BV