– Patronat, gauche et droite ont toujours cautionné le discours décolonial d’Houria Bouteldja

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#webtube : Absolument tous, que ce soit par intérêt, par idéologie ou par lâcheté. L’effondrement de la nation que nous constatons aujourd’hui n’est une surprise que pour les bisounours inconditionnels du « vivre-ensemble » et de la « diversité heureuse ». Ce naufrage civilisationnel n’est pas le résultat d’une guerre ou d’un cataclysme survenus brutalement, il est le fruit d’un long cycle de décomposition de l’État et de ses institutions, largement annoncé par les donneurs d’alerte mais aussi par les revanchards de la colonisation, qui, en l’occurrence, n’ont usé d’aucune taqîya.

Le tragique de cette situation est que nos élites dirigeantes, depuis quarante ans, n’ont écouté ni les alertes de JMLP, ni les discours enflammés d’Houria Bouteldja. 

Si je me réfère à cette militante politique franco-algérienne, cofondatrice et ancienne porte-parole du mouvement des Indigènes de la République (PIR), c’est parce qu’à chacune de ses interventions elle a toujours tenu le langage de la vérité et du réel,  systématiquement mis sous le tapis par nos élites nationales, à savoir que ce n’est pas le désir d’assimilation qui anime bon nombre de nos immigrés, mais un sentiment de revanche sur la France et son passé colonial.

Voici quelques citations de cette rebelle de la République, qui n’a cessé de nous annoncer le présent qui nous frappe de plein fouet aujourd’hui. Ses déclarations au vitriol n’ont rencontré que passivité, aveuglement ou instrumentalisation des forces traditionnelles. La tempête qui se profile est le résultat de 40 années de déni.

Sur la transformation démographique et culturelle de la France :

« La France ne sera plus jamais comme dans les films de Fernandel. Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise la fille aînée de l’Eglise, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité » (19 septembre 2009, texte intitulé « Élisabeth, va t’faire intégrer ! »)

Sur le déclin de la domination blanche et l’assimilation

« Le combat consiste à faire redescendre ceux qui commettent le crime de s’élever au-dessus du reste du monde. La blanchité est une forteresse qu’il faut détruire. »

Sur la structure raciale de la société et la condition indigène

« Je suis là parce que les blancs étaient chez moi et qu’ils y sont toujours. Ce que je suis, une indigène de la République. Avant tout je suis une victime. » (Les Blancs, les Juifs et nous, 2016).

Sur l’invention historique de la notion de Blanc

« La race blanche a été inventée pour les besoins de vos bourgeoisies en devenir car toute alliance entre les esclaves pas encore noirs et les prolos pas encore blancs devenait une menace pour elle. » (Les Blancs, les Juifs et nous)

Sur le refus du modèle identitaire national français (les Gaulois)

« Au moment de la discussion, les Gaulois appartiennent au nationalisme français et restent enfermés dans une définition raciste de la nation. Si l’on considère les Gaulois tels qu’ils sont devenus, cela mènerait à une « zémourisation ». » (Juillet 2025)

Sur le refus du féminisme occidental et l’allégeance au groupe

« J’appartiens à ma famille, à mon clan, à ma race, à l’Algérie, à l’Islam. Le féminisme fait partie des phénomènes européens exportés. » (Les Blancs, les Juifs et nous, 2016)

Reconnaissons que si l’échec de l’intégration a été largement anticipé par JMLP et bien d’autres sonneurs de tocsin, Houria Bouteldja de son côté n’a trompé personne. Elle a annoncé la couleur depuis des années, menant son combat décolonial à coups de formules provocatrices, auxquelles les « souchiens » n’ont malheureusement pas porté l’attention qu’elles méritaient. Ces offensives ont d’abord été perçues comme marginales, le PIR étant alors un groupuscule très minoritaire. Grave erreur, car tout ce que déclare Houria Bouteldja reflète la pensée de millions de nos immigrés issus de nos colonies. Elle a mené son combat sans la moindre opposition.

Par intérêt économique, le patronat français a historiquement encouragé et organisé l’immigration de travail  pour disposer d’une main-d’œuvre bon marché et peser à la baisse sur les salaires, sans jamais se soucier de l’intégration culturelle ou politique à long terme. En traitant l’immigration uniquement sous l’angle du flux économique et du marché, le patronat a créé les conditions de la fracture démographique et sociale irréversible que nous connaissons.

Par clientélisme et idéologie, la gauche politique, abandonnant progressivement la défense de la classe ouvrière traditionnelle à partir des années 1980, a cherché un électorat de substitution dans les banlieues et les minorités. En adoptant le discours victimaire des « dominés » et « racisés », en fermant les yeux sur le communautarisme par calcul électoral ou par culpabilité post-coloniale, elle a légitimité ces discours désintégrateurs de la nation.

Par son inaction et son cynisme habituels, la droite républicaine, sous couvert d’un discours de fermeté et de défense des valeurs de la République, a géré le pays pendant des décennies sans jamais oser imposer une réelle politique d’assimilation ni contrôler les flux migratoires. Pire, elle a trahi son électorat en reniant toutes ses convictions et ses soi-disant valeurs conservatrices. Son seul combat a été de diaboliser le camp patriote et souverainiste hostile au mondialisme et au multiculturalisme débridés.

Le verdict est sans appel. Notre effondrement civilisationnel n’est pas un accident de l’histoire, mais un naufrage consenti. Du patronat avide de main-d’œuvre à la gauche en quête d’électeurs, jusqu’à la droite tétanisée par le politiquement correct, tous ont préféré le confort égoïste du présent en sacrifiant les générations futures. Houria Bouteldja, quant à elle, a eu le mérite de la clarté et n’a jamais avancé masquée. Elle a décrit la guerre culturelle et démographique telle qu’elle la menait, sans fard ni taqîya. Aujourd’hui, le rideau tombe et les réalités reprennent leurs droits. Les donneurs d’alerte ont été sacrifiés alors que leurs prophéties se réalisent. Le prix à payer pour tant de désinvolture et d’inconscience de nos élites va être exorbitant. Nul à ce jour ne saurait l’évaluer avec précision, mais la France pourrait bien très vite renouer avec les pires heures de son histoire tumultueuse.

Oui, Houria Bouteldja a raison, la France de Fernandel a vécu. Le déni a duré quarante ans et le réveil sera brutal. La tempête est là, et elle ne fait que commencer. Face au naufrage programmé de la fille aînée de l’Église, la question n’est plus de savoir comment nous en sommes arrivés là, mais si le peuple français aura la force de briser ce consensus de la soumission pour imposer son droit à la continuité historique. Le choix vital entre le sursaut salvateur et le terminus de l’Histoire pour notre nation millénaire.

Au dernier sondage post-émeutes pour 2027, le 2e tour se jouera entre Marine et Mélenchon. C’est dire combien Houria Bouteldja dit vrai. Mais les souchiens répugnent encore à écouter les vérités qui dérangent…

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

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