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#webtube : Toujours facile de taper sur Netanyahu à qui mieux mieux, voire de l’insulter de façon ignoble comme le fait Donald Trump, qui va perdre cette guerre par sa seule faute. Mais l’essentiel est mis sous le tapis…
Pressé de négocier à n’importe quel prix, Trump cède aux mollahs qui exigent un cessez-le-feu général englobant le Hezbollah et le Hamas. Hostile à l’offensive de Netanyahu au Liban, le milliardaire qui sent la situation lui échapper perd son sang-froid :
« Tu es un putain de taré (« fucking crazy »), sans moi, tu serais en prison. C’est moi qui sauve ton cul… tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de cela »
Mais ce que Trump oublie c’est :
– que le Hezbollah, création de Téhéran devenue un État dans l’État libanais, est un mouvement terroriste qui n’a cessé d’agresser Israël depuis 1980
– que le gouvernement libanais et l’armée n’ont ni les moyens ni la volonté de le désarmer
– que le peuple israélien soutient Netanyahu à 60 % et même à 84 % parmi les électeurs de la coalition gouvernementale
– que 57 % des Israéliens veulent une zone de sécurité en territoire libanais
– que ce même peuple n’en peut plus d’être agressé depuis des lustres et de courir aux abris nuit et jour
Les drones à fibre optique, rapides et impossibles à brouiller, remplacent les roquettes qui s’abattent sur Israël par milliers depuis des décennies. Faut-il s’y résigner pour plaire à la communauté internationale ?
Aux éternels donneurs de leçons qui refusent à Israël le droit élémentaire de se défendre, je pose une question : quel peuple autre celui de l’État hébreu est en guerre permanente depuis sa naissance en 1948 ? Quel autre peuple se voit privé du droit à l’existence par des régimes hostiles qui veulent le rayer de la carte ?
28 États, musulmans pour la plupart, ne reconnaissent toujours pas l’État hébreu.
Par conséquent, la paix au Moyen-Orient commence par la reconnaissance d’Israël par tous les États membres de l’ONU. Ce n’est pas Israël qui veut rayer l’Iran de la carte, mais l’inverse. Remettons les données du problèmes à l’endroit.
Encore une fois, Trump n’a à s’en prendre qu’à lui-même. En 2025, il a stoppé Netanyahu en plein élan, alors que le peuple iranien était prêt à se soulever. Une telle rébellion associée aux bombardements aurait fait tomber le régime des mollahs comme un fruit mûr. Mais pressé de clamer victoire avec son triomphalisme habituel, Trump a raté l’occasion historique de rétablir la paix au Moyen-Orient.
Il a persévéré dans l’erreur en 2026, décrétant un cessez-le-feu unilatéral prématuré qui a permis au régime de Téhéran de se renforcer pour la deuxième fois, avec le soutien de Pékin et Moscou.
La vérité est qu’au lieu de faire porter le chapeau à Netanyahu aujourd’hui, il eût été plus intelligent d’écouter les généraux de Tsahal et le chef du Mossad qui connaissent la musique mieux que quiconque. Cette guerre était gagnable avec un changement de régime à la clé pour le plus grand bonheur du peuple iranien. Mais par son impatience et sa fébrilité permanente, Trump a tout fait échouer. C’est Téhéran qui bat dorénavant la mesure.
Et bien malin celui qui sait où va nous mener le président américain, plus irrésolu que jamais.
Car lâché par les Européens, Israël n’a ni le désir ni les moyens de tourner le dos à son parrain américain.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
