– Eté 1914, la bande dessinée qui rend hommage aux vainqueurs de la bataille de la Marne.

Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Parmi les nombreuses bandes dessinées portant sur la première guerre mondiale, la dernière publiée est consacrée à la bataille de la Marne. Le dessinateur Victor Lepointe entend ainsi illustrer la pensée de Charles Péguy.

Août 1914. Suite à l’ordre de mobilisation générale, les quais de la gare se remplissent de soldats prêts à en découdre avec l’Allemagne. Ils sont persuadés que la victoire sera rapide. Le jeune lieutenant Henri de Maury, du 24e Régiment d’Infanterie Coloniale, et Adrien, simple soldat à peine sorti de l’adolescence, partent au front sans se connaître. Ils s’imaginent une guerre courte et victorieuse.

Mais les troupes allemandes entrent en Belgique puis en France. L’armée française bat en retraite. Paris est menacée. Henri, pétri de droiture et de patriotisme, est fier de partir au combat. Le 6 septembre, Henri et ses hommes n’ont toujours pas vu l’ennemi. Sans savoir qu’ils participent à la bataille déterminante de la Marne, ils progressent à travers la campagne du côté de Vitry-le-François. Au loin, on entend le bruit du canon. Ils comprennent qu’ils s’approchent enfin de la zone de combat. Henri entend bien que ses hommes obéissent aux ordres, même s’ils leurs semblent périlleux. Mais sa troupe est décimée par les canons allemands. Les combats font rage. Ne parvenant pas à percer les lignes françaises, l’armée allemande est alors contrainte au repli.

Né en 1987 à Vitry-le-François, dans la Marne, Victor Lepointe avoue s’être égaré dans un DUT en Techniques de Commercialisation avant de faire une année de formation dans une école d’infographie 3D, pour apprendre les rudiments de la modélisation et de l’éclairage. Puis il travaille, pendant 10 ans, dans une agence lyonnaise spécialisée en image d’architecture avant, enfin, de se lancer dans la bande dessinée. Dès lors, il se lève tous les matins pour se consacrer à sa passion, sans jamais avoir l’impression de travailler. Pour son premier album, son choix se porte sur les combats de la première guerre mondiale en Alsace, peu connus, dans La Guerre des Loups, sorti en 2017. Puis il poursuit son œuvre sur ce conflit avec l’album Après l’orage, en 2021. Il dessine ensuite les aventures d’Ange Leca, journaliste détective dans le Paris inondé de 1910, et enchaine en 2024 avec l’adaptation d’un classique de Marcel Pagnol : César.

Publiés chez Pierre de Taillac, éditeur spécialisé dans l’histoire militaire, ses deux premiers albums ressortent, remaniés et sous un nouveau nom, aux éditions Grand Angle. La Guerre des Loups devient Le tombeau des chasseurs, et Après l’orage s’appelle maintenant Eté 1914.

Dans Eté 1914, Victor Lepointe nous plonge dans les deux premiers mois de ce conflit, avant que celui-ci ne s’enlise dans les tranchées. Il s’intéresse particulièrement à la première guerre mondiale depuis une visite de Verdun. Sa documentation méticuleuse (uniformes, armes…) permet de reconstituer les combats de la bataille de la Marne. Il se focalise sur la bataille du Mont Morêt, près de Vitry-le-François. Il ne cherche pas à expliquer cette bataille, malgré son importance stratégique. Celle-ci se déroule du 6 au 9 septembre 1914. Les troupes franco-britanniques arrêtent puis repoussent les Allemands, mettant ainsi en échec le plan Schlieffen, qui prévoyait l’invasion rapide de la France en passant par la Belgique. Sur le million d’homme de chaque côté, on estime les pertes, dans chaque camp, à près de 250 000 tués, blessés et disparus. Le scénariste nous immerge au sein d’une unité de combattants, pour mieux comprendre leur psychologie. Il entend en effet montrer l’évolution d’un officier, parti au combat la fleur au fusil, mais découvrant la réalité de la guerre.

Le trait réaliste et plein d’élégance de Victor Lepointe montre la fragilité de ces hommes qui voient, peu à peu, leurs certitudes se déliter. Les portraits des soldats sont délicats et fins, mettant en évidence leur fragilité dans cette guerre particulièrement meurtrière. On reste surpris d’apprendre que Victor Lepointe, équipé d’une tablette écran grand format, réalise l’intégralité de ses illustrations sur ordinateur.

Pour cette nouvelle version, il a refait la colorisation. Dans la première version, les planches de combat bénéficiaient d’un somptueux lavis de nuances de beige, de marron et de gris, tandis que d’autres en camaïeu de gris, montrant l’attente des épouses, renforçaient la douceur du récit. Dans cette nouvelle version, les couleurs chaudes estivales tranchent avec les scènes de boucherie : les couleurs et la lumière opposent la beauté de la nature aux horreurs de la guerre.

Cette bande dessinée est parsemée de citations de Friedrich Nietzsche et de poèmes de Charles Péguy, dans des encadrés narratifs. L’album de Victor Lepointe s’inscrit ainsi dans une veine particulièrement littéraire.

La mort d’Henri de Maury, héros de ce récit, rappelle celle de Charles Péguy. Engagé dès la mobilisation d’août 1914, Péguy meurt en effet le 5 septembre, près de Meaux, à la veille de la bataille de la Marne, alors qu’il exhortait ses hommes à ne pas céder un pouce de terre française. Charles Péguy s’exprimait ainsi, en 1913 : « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle, Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre ».

Kristol Séhec.

Eté 1914. 80 pages. 18,90 euros. Editions Bamboo – Grand Angle.

 breizh-info.com

– 3 millions de nouveaux Français en 25 ans : une étude chiffre l’explosion des acquisitions de nationalité

Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Ils sont 763 000. C’est le nombre d’enfants étrangers nés en France et âgés de moins de 18 ans qui vivaient sur le territoire au 1er janvier 2024. Sauf changement de la loi, la plupart deviendront français à leur majorité par le seul effet du droit du sol. Le chiffre figure dans une étude d’une cinquantaine de pages publiée par 2 groupes de réflexion classés à droite, la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) et l’Observatoire de l’immigration et de la démocratie (OID). Elle s’appuie sur les données de l’Insee, du ministère de l’Intérieur et d’Eurostat.

3 millions d’acquisitions depuis 2000

Depuis l’an 2000, environ 3 millions de personnes nées étrangères sont devenues françaises. 1,6 million l’ont été par naturalisation, sur décision de l’administration. 770 000 l’ont été par le droit du sol dit « différé », qui permet aux enfants nés en France de parents étrangers de devenir français à 18 ans, ou dès 13 ans de manière anticipée, s’ils ont résidé au moins 5 ans en France. 560 000 enfin l’ont été par mariage avec un Français ou une Française.

Selon les auteurs, c’est près de 2 fois plus que durant le dernier quart du XXe siècle. Cette hausse n’a pourtant pas fait baisser la part des étrangers dans la population. Elle a au contraire presque doublé, de 5,5 % en 1999 à 9,1 % en 2025, un record qui dépasse les pics de la fin des années 1920 et des Trente Glorieuses. Pour l’étude, la naturalisation ne suffit plus à absorber des flux migratoires eux-mêmes historiquement élevés.

Les chiffres du ministère de l’Intérieur vont dans le même sens. En 2025, 377 000 premiers titres de séjour ont été délivrés, soit 9,2 % de plus en un an. Les renouvellements progressent aussi, en particulier pour motif familial (+10,5 %). Fin 2025, environ 4,5 millions d’étrangers résidaient légalement en France, et près de 3 millions de visas ont été accordés dans l’année.

De la loi Pasqua à la loi Guigou

L’étude revient sur l’histoire récente du droit de la nationalité. En 1993, la loi Pasqua-Méhaignerie avait supprimé l’automaticité : les jeunes nés en France de parents étrangers devaient manifester leur volonté de devenir français entre 16 et 21 ans. Votée sous le gouvernement Jospin, la loi Guigou de 1998 a rétabli l’acquisition automatique à la majorité. C’est toujours le régime en vigueur.

La naturalisation par décret, gérée par le ministère de l’Intérieur, s’est en revanche durcie : 5 ans de résidence en principe, intégration professionnelle, absence de certaines condamnations, preuve de l’assimilation. Les circulaires de Bruno Retailleau en 2025 ont encore relevé ces exigences. Le droit du sol et le mariage, qui relèvent de la justice, échappent eux à tout contrôle d’assimilation. Les auteurs dénoncent aussi un empilement d’exceptions : délais réduits ou supprimés pour les étudiants ayant validé 2 années d’études en France, pour les ressortissants de certains pays francophones et pour les réfugiés, ou accès de plein droit à la nationalité pour les mineurs non accompagnés après 3 ans de prise en charge par l’aide sociale.

61,5 % des nouveaux Français originaires d’Afrique

L’étude détaille l’origine des nouveaux Français entre 2004 et 2023. 61,5 % sont originaires du continent africain, Maghreb compris, soit 3 fois plus que les Européens (20 %). Les ressortissants du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie représentent à eux seuls 36 % des acquisitions. Les Marocains forment le premier contingent, avec plus de 400 000 personnes, soit 1 nouveau Français sur 6.

Parmi les 20 nationalités d’origine les plus représentées, 12 sont africaines, dont 9 d’Afrique subsaharienne (Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Congo, Cameroun, Comores, République démocratique du Congo, Guinée, Madagascar). Seules 4 sont européennes : le Portugal, la Serbie, la Roumanie et le Royaume-Uni. Plus largement, 49 % des immigrés vivant en France sont nés en Afrique, contre 30 % en Europe. Pour les auteurs, c’est l’immigration la plus africaine d’Europe.

La France est aussi la porte d’entrée privilégiée vers la citoyenneté européenne pour certaines nationalités. 83 % des Algériens devenus citoyens d’un pays de l’Union l’ont fait en devenant français, contre 61 % des Tunisiens et 28 % des Marocains. Les auteurs l’expliquent en partie par un effet de la citoyenneté européenne : les ressortissants de l’Union, dispensés de titre de séjour et admis dans la plupart des emplois publics, ont moins de raisons de demander la nationalité française.

Un enjeu électoral pour 2027

L’étude s’aventure ensuite sur le terrain électoral. Selon les données qu’elle mobilise, les électeurs dont les 2 parents sont d’origine extra-européenne déclarent 4 fois plus souvent que les autres une intention de vote pour La France insoumise en 2027. Ils sont 2 fois moins nombreux à envisager un vote pour Les Républicains, et près de 3 fois moins pour le Rassemblement national. Les auteurs mettent en garde contre la tentation, pour certains partis, d’adapter leur position sur l’accès à la nationalité à ces préférences électorales.

La question n’est pas nouvelle. En 2011, le think tank Terra Nova, proche du PS, conseillait déjà à la gauche de miser sur les jeunes, les urbains et les électeurs issus de l’immigration. Il estimait alors que 500 000 à 750 000 personnes naturalisées entre 2007 et 2012 pourraient voter à la présidentielle suivante.

Une voie unique : la naturalisation par décret

Pour y remédier, l’étude propose de faire de la naturalisation par décret la seule voie d’accès à la nationalité française. Droit du sol et mariage seraient supprimés comme modes d’acquisition automatique. Une naissance en France ou un mariage avec un Français donnerait seulement droit à une « bonification » dans la procédure. Le délai de résidence exigé passerait de 5 à 10 ans, toutes les dérogations disparaîtraient sauf pour les profils exceptionnels, et le contrôle de l’assimilation serait renforcé. Le directeur général de l’OID, Nicolas Pouvreau-Monti, résume ce principe : « Personne ne doit devenir français sans l’avoir voulu expressément », ni sans que la République ne l’ait décidé.

Un sondage Ifop réalisé pour l’OID en accompagnement de l’étude indique que 61 % des Français soutiennent cette voie unique, dont 35 % très favorables. La mesure est approuvée par 70 % des sympathisants de Renaissance, par plus de 4 sympathisants socialistes et écologistes sur 10, et par 1 sympathisant LFI sur 3.

breizh-info.com 

– Le CAC 40 résiste, l’économie française flanche : un paradoxe trompeur

Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Croissance en berne, dette publique qui inquiète, crédit coûteux : les nouvelles de l’économie française sont rarement bonnes. Et pourtant, la Bourse de Paris ne s’effondre pas. Ce paradoxe interroge investisseurs et épargnants : les marchés voient-ils plus loin que la conjoncture, ou ferment-ils les yeux sur des risques bien réels ?

Le CAC 40 n’est pas la France

L’idée que la Bourse reflète la santé d’un pays a longtemps prévalu. Une croissance solide portait les cours, un ralentissement poussait à la prudence. Ce lien s’est distendu.

La raison tient d’abord à la composition du CAC 40. Les grandes entreprises qui le composent réalisent une large part de leur chiffre d’affaires hors de France. Leurs résultats dépendent autant, sinon davantage, de la consommation américaine, de la demande asiatique ou de l’investissement mondial que de la croissance nationale. L’économie française peut donc s’affaiblir sans entraîner automatiquement son principal indice boursier.

Cette résistance ne dit cependant rien de l’état du tissu économique. Derrière une poignée de groupes mondialisés, des milliers de PME et d’entreprises de taille intermédiaire subissent de plein fouet le ralentissement, le coût du crédit et la pression fiscale.

La fin de l’argent facile

Le véritable bouleversement de ces dernières années est ailleurs : dans le prix de l’argent. Pendant plus d’une décennie, des taux d’intérêt très bas ont facilité l’endettement, gonflé les valorisations et encouragé la prise de risque. Les investisseurs ont pris l’habitude de cet environnement.

Ce temps est révolu. La remontée des taux obligataires renchérit le coût du capital, rend plus difficile la rentabilité des projets d’investissement et pousse les investisseurs à revoir le prix qu’ils acceptent de payer pour une action. Une entreprise peut ainsi publier de bons résultats et voir pourtant son cours reculer, simplement parce que le rendement exigé a augmenté.

Les sociétés lourdement endettées, celles qui dépendent de financements importants pour croître, ou celles dont les bénéfices ne sont attendus qu’à long terme, sont les plus exposées. À l’inverse, la capacité à dégager de la trésorerie, un endettement maîtrisé et des marges solides redeviennent des critères décisifs.

Une hausse trop concentrée

Les marchés savent intégrer très vite les mauvaises nouvelles, et rebondir alors même que les indicateurs économiques restent dégradés. Cette capacité d’anticipation ne les rend pas pour autant invulnérables.

Une hausse portée par quelques champions internationaux peut masquer une fragilité bien plus large. Le niveau du CAC 40 ne suffit donc pas à juger de la santé du marché. Encore faut-il savoir combien de valeurs participent réellement à la hausse, quels secteurs résistent et si les perspectives de bénéfices justifient encore les prix atteints.

Les investisseurs peuvent temporairement faire abstraction des difficultés françaises. Ils ne pourront ignorer indéfiniment un durcissement des conditions de financement, un recul des marges ou un ralentissement de la demande mondiale.

Investir avec une nouvelle grille de lecture

Rien n’indique que les marchés soient condamnés à baisser, ni qu’une crise soit imminente. Des opportunités existent même dans un contexte économique difficile. Mais les règles du jeu ont changé.

La croissance seule ne justifie plus une valorisation élevée. La solidité financière, la visibilité des résultats et la capacité d’adaptation des entreprises comptent désormais davantage. Les performances passées, obtenues dans un monde d’argent bon marché, ne garantissent rien pour l’avenir.

Le risque principal n’est donc pas forcément que la Bourse décroche de l’économie réelle. Il est de continuer à valoriser certaines entreprises comme si le coût du capital n’avait pas bougé, et de prendre la résistance des marchés pour un signe de bonne santé du pays.

breizh-info.com

– 80 % des demandeurs d’asile maghrébins accusés de délits en 2024, la Suisse face à l’immigration…

Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Alors que le débat sur le lien entre immigration et insécurité reste particulièrement sensible en France et peut vous en coûter cher, pas très loin de chez nous, se poser la question est encore autorisé. Chiffres à l’appui. C’est le cas Suisse où une statistique officielle du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a été révélée en août 2026. Selon ses données, 80 % des demandeurs d’asile originaires du Maghreb – Algérie, Maroc, Tunisie – ont été mis en cause ou accusés d’au moins une infraction pénale au cours de l’année 2024.

Un rapport interne du SEM dévoilé et analysé par le média allemand Blick, met en évidence une disparité flagrante en matière de délinquance selon la provenance des demandeurs d’asile. Alors que le taux de mise en cause dans les infractions pénales en 2024 s’établit à 12,3 % pour les demandeurs d’asile de toutes les autres nationalités confondues, il atteint 4 personnes sur 5 pour les ressortissants d’Afrique du Nord, soit 80 %.

Toutes les immigrations ne se ressemblent pas

Les autorités lient en partie cette situation au profil des démarches : les chances d’obtenir un statut de réfugié pour les citoyens du Maghreb sont quasi nulles, le SEM indiquant qu’environ 99 % de leurs demandes d’asile sont rejetées. Quant à savoir si ce refus systématique est la cause ou la conséquence de cette délinquance, le média se garde bien de trancher.

Le SEM tient toutefois à relativiser l’impact global de ces données sur l’ensemble de la population migrante. À l’échelle de tout le domaine de l’asile en Suisse, la criminalité, en 2024, restait minoritaire : 96 % des personnes relevant de la protection internationale n’ont alors fait l’objet d’aucune mise en cause pénale.

« La grande majorité des demandeurs d’asile se comporte correctement », précise Daniel Bach, porte-parole en chef du SEM, dans des propos rapportés par le média Blick. Cependant, le document interne du SEM est sans équivoque :

« Seul un cinquième de ce groupe [les ressortissants du Maghreb] n’a pas commis d’infraction pénale durant son séjour en Suisse ».

Le SEM ne se dit pas surpris par ces analyses, qui s’appuient sur les chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

« Ce sont principalement les jeunes hommes originaires du Maghreb qui sont responsables des incidents survenant dans les centres fédéraux d’asile. Et ce sont eux qui commettent la plupart des infractions attribuées aux demandeurs d’asile. »

Les associations contre le SEM 

La publication de ce taux de 80,5 % a immédiatement provoqué la réaction d’organisations humanitaires qui dénoncent une méthode biaisée et des raccourcis médiatique, telle que la présomption d’innocence : la statistique du SEM comptabilise les personnes « mises en cause » ou prévenues — c’est-à-dire enregistrées au moins une fois par la police pour une dénonciation ou un soupçon. Cela ne signifie pas automatiquement qu’une condamnation définitive ait été prononcée par un tribunal.

De plus, le pourcentage incriminé résulte de la division du nombre de personnes maghrébines dénoncées ou prévenues en 2024 (3 462 individus) par le nombre de nouvelles demandes d’asile enregistrées la même année (4 299 demandes). Selon les mêmes associations, la statistique est par nature faussée ne s’agissant pas des mêmes personnes : la statistique compare des migrants maghrébins déjà présents sur le sol helvète ayant commis des infractions commises en 2024 aux nouveaux arrivants de l’année.

L’UDC « récupère »

Sans surprise, l’Union démocratique du centre (UDC) a immédiatement popularisé ces chiffres pour lancer une campagne offensive via une pétition demandant arrêt total de l’entrée et de l’asile pour l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte. Comme on pouvait s’y attendre, le parti a rapidement été accusé par ses détracteurs de « récupérer » les données à des fins électorales… et racistes.

Mais qu’on le veuille ou non, récupérer et exposer ces données relève du débat démocratique. N’en déplaise aux médias et aux militants pro-migrants qui préférent cacher la poussière sous le tapis, empoigner un problème réel pour tenter d’y apporter des solutions concrètes : tel est, fondamentalement, le rôle de la politique.

Audrey D’Aguanno

Source : breizh-info.com

– 17 octobre : retour des gilets jaunes ou révolution des keffiehs ?

Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Rappelons qu’en 2019, la confiscation des Gilets jaunes par la gauche avait signifié la mort du mouvement. À quelques jours de la mobilisation annoncée contre la vie chère et le prix des carburants, une carte interactive recense 619 lieux d’action prévus samedi 17 octobre, entre manifestations, ronds-points et sites pétroliers. Ça, c’est pour le côté gilets jaunes. Car du côté politique, entre les appels des partis politiques de gauche, les syndicats, les lycéens et les banlieues, cette manifestation « jaune » risque de virer au rouge, sur fond de keffieh palestinien.

À l’origine, cette journée du 17 octobre devait rassembler des personnes mobilisées contre la hausse du coût de la vie, les prix de l’énergie et les difficultés de pouvoir d’achat. Mais très vite, par les diverses personnes qui annonçaient être présentes et les slogans mis en avant, les dimensions LFIste, antifasciste, décoloniale et gauchiste l’emportent sur toutes les autres. Par exemple, comme le rappelait récemment Gabriel Bendayan, le compte X de l’antifa Marie Coquille-Chambel appelle à s’en prendre à des journalistes de médias de droite. Aussi, à l’image du jeune Elwan qui a crevé l’écran de vidéo de Vincent Lapierre, le keffieh palestinien est devenu le principal symbole politique de la génération Z de gauche.

En plus de la surreprésentation du parti LFI dans ce mouvement, la députée Mathilde Panot assume même de faire le lien avec la date du 17 octobre 1961, en souvenir de la manifestation algérienne historique en plein Paris. Ici, cet appel à l’adresse des banlieues et des milieux gauchistes n’a guère besoin d’être démontré, comme nous l’évoquions dans un précédent article. Sur les réseaux, certains profils indigénistes n’ont pas hésité à se réapproprier le gilet jaune comme emblème en avançant des slogans décoloniaux et palestiniens.

Toute cette semaine, nous avons eu des prodromes du 17 octobre. Un grand nombre d’images nous laissent penser que nous allons revenir à des scènes similaires à celles que nous avons connues lors des « émeutes Nahel », des débordements lors de matchs de football – entre autres ceux de la CAN [Coupe d’Afrique des nations, NDLR] ou de la Ligue des champions – ou encore de la Saint-Sylvestre. Sur les réseaux, les annonces de la venue des « banlieues » sur la capitale annoncent des oppositions violentes aux forces de l’ordre.

D’anciens gilets jaunes idiots utiles de LFI

Pourtant, imaginez un seul instant, si les anciens gilets jaunes – c’est-à-dire le paysan du Gers, l’ouvrier du Nord ou l’artisan de Moselle – revenaient le 17 et qu’ils se retrouvaient avec ces manifestants si éloignés de leurs revendications. Ce n’est rien de mieux qu’un nouveau mouvement Nuit debout étudiant/militants d’extrême gauche/banlieusards sous stéroïde avec des pillages en masse et du cassage de flics. Cela n’a pas empêché plusieurs personnalités du mouvement des gilets jaunes, entre 2018 et 2019, de signifier leur intention de répondre à l’appel à la mobilisation du samedi 17 octobre – principalement Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues et François Boulo. Plusieurs éléments se démarquent, dans cet appel : la volonté d’une convergence des luttes, leur sensibilité de gauche et leur soutien aux lycéens.

À ce sujet — Le 17 octobre : des gilets un peu jaunes, mais surtout très rouges et verts

Rappelons que la confiscation des gilets jaunes par la gauche avait signifié la mort du mouvement. En 2019, une alliance s’était concrétisée avec Assa Traoré, leader du Comité Vérité et Justice pour Adama, qui avait accueilli plusieurs figures des gilets jaunes, dont Maxime Nicolle (alias Fly Rider) et Jérôme Rodrigues, pour sa marche annuelle. D’ailleurs, Rodrigues, qui, au second tour de la présidentielle de 2022, avait appelé à l’abstention « Ni Le Pen Ni Macron », s’est montré en présence de Taha Bouhafs, ancien indigéniste LFI. Et certains affirment encore que le parti de Mélenchon n’est pas à la manœuvre. En tout cas, le 17 s’annonce très chaud…

Rodolphe Cart, dans BV

– Château de Rère : Depuis 5 ans, personne ne voulait de ce chateau. En une nuit, il part en fumée !

Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Il y a des matins où l’on apprend qu’un bout d’histoire de France a disparu. Dans la nuit de mercredi à jeudi, à Theillay, en Loir-et-Cher, le château de Rère a été ravagé par un incendie. Les pompiers sont appelés vers 4 h 45, mais les flammes ont déjà gagné la toiture et les planchers de deux étages. 53 sapeurs-pompiers sont mobilisés au plus fort de l’intervention, avec deux grandes échelles. La toiture s’effondre, ainsi que les planchers des premier et deuxième étages. Les pompiers ne peuvent même pas entrer dans les ruines. À ce stade, on ne sait pas s’il y a des victimes.

Ce château, à quelques kilomètres de Vierzon, est l’un des plus emblématiques de Sologne. Construit en deux temps, au XVIe puis au XVIIIe siècle, sur les vestiges d’une forteresse médiévale, il doit sa structure centrale à une reconstruction de 1658 pour Pierre d’Orléans, avec deux tours circulaires et des douves alimentées par la rivière. Il avait fait l’objet d’importantes restaurations en 1898. Le maire, Gérard Chopin, résume : « C’est le seul château qu’on a dans la commune. J’ai envie de pleurer. »

Le contexte est connu : le château et son parc de 10 hectares étaient en vente depuis près de cinq ans, pour 1,35 million d’euros. Les candidats avaient été découragés par le prix, et surtout par les trois millions d’euros estimés pour la rénovation. Le maire dit que le propriétaire, qui avait racheté tout le domaine, ne s’intéressait pas au château, laissé à l’abandon. Des squats y étaient signalés régulièrement.

Ce qu’on ne sait pas : la cause de l’incendie. Aucune piste n’est officiellement évoquée, aucun suspect, et rien ne relie le feu aux squats ou à quiconque. Un court-circuit, un squat, un acte criminel : l’enquête devra trancher.

Mon avis, et je le dis comme une question. Un château en vente depuis cinq ans, sans acheteur, avec des travaux colossaux à prévoir, laissé à l’abandon, qui brûle une nuit : j’avoue que ça me fait penser à un coup à l’assurance. Si l’enquête devait mener à ça, je demande une punition exemplaire contre les fautifs. Détruire le patrimoine français pour de l’argent me dégoûte au plus haut point.

Et en attendant les conclusions, une chose est sûre : un morceau d’histoire de la Sologne a disparu.

Pensez-vous que l’on fasse assez pour protéger les châteaux abandonnés en France ?

Source : ICI / France 3 Centre-Val de Loire / SDIS 41

– Fusillade d’Aubagne : keffieh, Bataclan… la piste de l’ultra droite vacille

Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Plusieurs éléments de l’enquête viennent bousculer les premières hypothèses avancées après la fusillade. Lundi matin, un collégien de 14 ans a ouvert le feu dans son établissement à Aubagne. Dans son étui à guitare, il avait dissimulé un fusil de chasse de calibre 12, quatorze munitions et un couteau pliable. Il aurait préparé son arme dans les toilettes avant d’ouvrir le feu sur le principal et une enseignante, puis de tirer à plusieurs reprises dans l’établissement, notamment dans une classe. Par chance, le conseiller principal d’éducation est prévenu à le désarmer avant l’intervention des forces de l’ordre. Le principal, toujours hospitalisé, a reçu 45 jours d’incapacité totale de travail. L’enseignante a été moins gravement blessée.

Devant les enquêteurs, le collégien a reconnu « la matérialité des faits », admettant avoir mûri son projet criminel depuis « plusieurs mois ». Il conteste toutefois avoir voulu tuer ses victimes. Sans antécédent judiciaire avant ces faits, l’adolescent ne souffrirait pas de pathologie psychique.

Les suspects habituels pointés du doigt

Comment expliquer ce geste criminel ? Les premières théories ont d’abord cherché du côté des jeux vidéo. Selon les éléments rapportés par la presse, l’adolescent était accro à Call of Duty. Il aurait même expliqué aux policiers qu’il se voyait « incarner des personnages de jeux vidéo » lors de son passage à l’acte. Mais les investigations numériques ont rapidement conduit vers une autre piste : la « True Crime Community » (TCC). Cette mouvance en ligne glorifie les auteurs de tueries de masse et, dans certaines de ses composantes, encourage le recours à la violence extrême. Le suspect a reconnu avoir été « influencé » par cette communauté, tout en contestant avoir agi en son nom. De quoi justifier l’ouverture par le PNAT d’une information judiciaire pour « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes ».

Il n’en fallait pas davantage pour donner libre cours aux hypothèses les plus hasardeuses. « Il y a certains phénomènes suprémacistes, masculinistes, d’ultra-droite, qui fascinent un certain nombre de jeunes hommes », a ainsi expliqué sur Franceinfo une dénommée Laure Westphal, docteure en psychologie. « C’est un gamin d’extrême droite », ont également voulu croire des comptes proches de la mouvance LFI.

On peut lire en effet, ici ou là, que, si la TCC n’est pas intrinsèquement liée à une idéologie politique unique, il existerait une porosité entre la TCC et des milieux néonazis ou « suprémacistes blancs ».

Et patatras !

Hélas pour le commentariat, plusieurs éléments viennent fragiliser cette lecture. Tout d’abord, selon une source proche du dossier, l’adolescent serait d’origine éthiopienne par sa mère. Le lien établi par Éric Zemmour entre cette fusillade et l’immigration ne semble donc pas totalement farfelu. De quoi, à tout le moins, rendre moins évidente l’hypothèse d’un mobile fondé sur le suprémacisme blanc.

Autre détail gênant : dans l’étui à guitare qui lui a permis de dissimuler son arme se trouvaient une écharpe, plusieurs cagoules, des vêtements, un téléphone portable… et un keffieh. Peu de chances qu’il s’agisse d’un fan de Jordan Bardella ou de Sarah Knafo, donc.

Dernier élément à prendre en compte : un camarade du collégien a affirmé que celui-ci avait déjà évoqué l’attentat du Bataclan avant la fusillade. « Il nous avait dit que ça l’avait inspiré beaucoup », a-t-il été rapporté. La référence à l’attentat islamiste du 13 novembre 2015, qui a fait 90 morts et plus de 400 blessés, constitue un indice peu compatible avec la piste de « l’ultra droite » blanche et suprémaciste… Mais il se trouve que cet élément a été bien peu repris dans les médias. Allez savoir pourquoi.

Jean Kast, dans BV

– LFI et la police : le spectre des procès de Moscou

Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Mathilde Panot promet des « commissions vérité et justice » contre l’« impunité policière » en cas d’arrivée au pouvoir. Sur France Info, la députée insoumise Mathilde Panot a promis la création de « commissions vérité et justice quand nous arriverons au pouvoir » afin de lutter contre ce qu’elle appelle une « impunité policière » lors des émeutes lycéennes. Difficile de croire que les 900 gendarmes et policiers blessés depuis le début des événements puissent se considérer comme les bénéficiaires de cette fameuse « impunité policière », mais passons. En réaction, le conseiller de Paris Aurélien Véron a alors dénoncé « le grand retour de Vychinski », en référence au procureur général des grands procès de Moscou.

Cette comparaison n’est pas sans fondement car, en effet, on peut craindre que ces commissions ne deviennent un instrument de purge et de mise au pas des forces de l’ordre au profit de la politique de LFI. Il faut dire que les déclarations du parti de Jean-Luc Mélenchon sur la fonction publique et la police alimentent déjà ces inquiétudes. Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, l’a illustré en déclarant au sujet des fonctionnaires municipaux, dont les policiers, que « celles et ceux qui ne sont pas en phase avec [notre] projet politique, forcément, ils partiront ». Il ne s’agit pas d’une mise à mort comme sous Staline, mais une chose demeure néanmoins limpide : à l’extrême gauche, la tentation persiste de soumettre les forces de l’ordre à son idéologie, alors qu’elles doivent servir la France, le bien commun, et non les intérêts d’un parti politique.

À ce sujet — Manifestations lycéennes : Omar Sy donne des leçons, la police compte ses blessés

Une fausse justice au service de Staline

Entre août 1936 et mars 1938, trois grands procès publics sont organisés à Moscou sous le règne de terreur de Staline. D’anciens compagnons de Lénine, parmi lesquels Zinoviev, Kamenev ou encore Boukharine, sont accusés de complot, de sabotage et de collaboration avec des puissances étrangères. Andreï Vychinski, procureur général, joue alors un rôle central dans ces audiences soigneusement mises en scène. Ces hommes ne sont pourtant pas des opposants étrangers au régime, mais leur élimination révèle la volonté de Staline de supprimer jusqu’au sein de son propre parti toute figure susceptible de contester son autorité. Curieusement, cela rappelle les départs forcés de grandes figures de LFI, telles que Clémentine Autain, Alexis Corbière ou Raquel Garrido, en paiement de leur « crime de lèse-Mélenchon ».

Les aveux des pauvres accusés, arrachés sous la contrainte d’interrogatoires ressemblant plutôt à de la torture, constituent l’un des ressorts de ces procès. Les verdicts sont largement déterminés à l’avance et les audiences servent à mettre en scène une culpabilité déjà décrétée par le pouvoir. La plupart des principaux accusés sont alors condamnés à mort puis exécutés.

L’Armée Rouge décapitée

La répression ne s’arrête pas aux anciens dirigeants du Parti communiste. En juin 1937, c’est au tour des armées d’être purgées. Le maréchal Toukhatchevski est arrêté avec plusieurs hauts gradés. Faussement accusés de complot militaire et d’espionnage au profit de l’Allemagne, ils sont jugés à huis clos le 11 juin et exécutés dès le lendemain. Cette affaire ouvre la voie à une vaste purge de l’Armée rouge. Des milliers d’officiers sont arrêtés, emprisonnés ou exécutés, parmi lesquels des commandants de premier plan. L’objectif est notamment d’empêcher l’émergence d’un pouvoir militaire susceptible de faire obstacle à Staline ou de lui désobéir. Cependant, le « petit père des peuples » fera payer à des millions de ses concitoyens le prix de cette politique de purges. En 1941, l’affaiblissement de l’Armée rouge et de sa chaîne de commandement contribuera aux désastres militaires face à l’offensive allemande, au début de l’opération Barbarossa.

Une leçon pour l’avenir

Les purges frappent également les cadres du Parti, l’administration et les services de sécurité eux-mêmes. Selon Le Livre noir du communisme (Robert Laffont), cette politique de répression idéologique, qui prit le nom de Grande Terreur entre 1936 et 1938 entraîna, l’arrestation de 1.575.000 personnes, dont 1.345.000 auraient été condamnées et 681.692 exécutées. À l’étranger, les procès suscitent des réactions contrastées. Une partie des milieux communistes continue de défendre les verdicts soviétiques, même si quelques intellectuels et militants socialistes dénoncent une parodie de justice.

L’histoire soviétique rappelle toutefois qu’une justice placée au service d’un pouvoir, d’une idéologie ou d’un parti politique, plutôt qu’au service du droit, peut devenir un redoutable instrument de répression, caractéristique d’une dictature. Sous Staline, les fausses accusations ont servi à imposer une obéissance absolue, à éliminer des opposants réels ou supposés et à pérenniser un régime communiste et sanguinaire.

Eric de Mascureau, dans BV

– L’andouille de Guémené menacée de mort par la faute de l’UE et de nos gouvernants

#webtube : L’obsession normative bruxelloise et le je-m’en-foutisme de nos Premiers ministres étouffent les producteurs. À Guémené-sur-Scorff (Morbihan), ne sera-t-il bientôt plus possible de faire l’andouille ? Voilà qui ne fera rire ni les trois derniers artisans locaux, ni les amateurs de cette spécialité bretonne. L’andouille de Guémené traditionnelle pourrait bien ne pas survivre à un étau normatif qui menace d’étouffer financièrement ses producteurs artisanaux.

Si la production artisanale de la célèbre andouille de Guémené fait aujourd’hui la « une » de la presse locale, ainsi que d’une pétition, et arrive même à fédérer pour la défendre une large union transpartisane, de la gauche sociale-démocrate au Rassemblement national, il faut remonter à 2011 pour comprendre l’inquiétude mêlée de colère qui monte dans le Morbihan et bien au-delà.

Cette année-là, sa légendaire obsession normative incite la Commission européenne à commettre le règlement (UE) n° 835/2011, lequel est adopté le 19 août. Comme souvent, ses intentions peuvent paraître louables. En l’occurrence ici, s’agit-il de fixer des normes sur les produits alimentaires pouvant contenir des éléments cancérigènes.

La fumaison au cœur de la fâcherie

Pour BV, Jean-Claude Strugeon, Grand Maître honoraire de la Confrérie des Goustiers de l’andouille de Guémené, explique que le problème vient en fait « de la composition de la fumée dégagée par la combustion du bois de hêtre ». Lors de la fumaison, un dépôt de fumée a lieu sur la peau de l’andouille, et c’est ce dépôt qui contient des éléments potentiellement cancérigènes, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La norme européenne fixe la quantité maximale autorisée à quatre HAP.

Jusqu’à 2016, lors des contrôles, les prélèvements étaient effectués au cœur de l’andouille. Mais depuis, relève Jean-Claude Strugeon, « le prélèvement est fait sur un mélange de l’intérieur et de la peau de l’andouille, et la concentration est donc plus forte en HAP. Et récemment, les contrôles se sont durcis, avec interdiction de mise sur le marché et saisie de la production à la clé en cas de test négatif ». Pour tenter de résoudre le problème, poursuit-il, « l’un des derniers artisans de Guémené-sur-Scorff , la Maison de l’Andouille Rivalan-Quidu a tenté d’utiliser pour ses fumaisons la « chaussette » utilisée par les fabricants de jambon fumé. Mais cela ne fonctionne pas toujours ».

La situation des artisans-producteurs est de ce fait devenue économiquement intenable. La Maison de l’Andouille Rivalan-Quidu indique que du fait des contrôles (1.000 euros par semaine), ses frais de laboratoire sont passés de 200 à 50.000 euros par an. Dans un premier temps, pour éviter de mettre en danger leur trésorerie, les producteurs ont donc réduit leur production. Une raréfaction qui, s’ajoutant à un coût de revient augmenté par les contrôles, va provoquer aussi une hausse des prix de vente.

La Maison de l’andouille Rivalan-Quidu à Guémené-sur-Scorff. Capture d’écran France 3.

Il faut préciser ici que la peau sur laquelle sont faits les tests ne se mange pas. Mais qu’importe à Bruxelles et aux fonctionnaires français qui ont transposé ce règlement sans sourciller.

La faute à Édouard Philippe (entre beaucoup d’autres)

Comment en est-on arrivé là ? Bien que n’étant ni une AOP ni une IGP, l’andouille de Guémené aurait pu être défendue. Sur son compte X, Marion Maréchal s’en prend au candidat à l’élection présidentielle Édouard Philippe, qui, alors Premier ministre, avait refusé en 2019 de défendre à Bruxelles une exception pour l’andouille, que d’autres pays avaient négociée pour leurs propres produits.

D’autres avant lui n’avaient guère plus agi. François Fillon puis Jean-Marc Ayrault, avant septembre 2014, date limite des demandes d’exemption, puis Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Jean Castex, Élisabeth Borne, Gabriel Attal, Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu…

Dur à avaler pour les passionnés d’une andouille qui n’a pourtant pas dû tuer grand monde depuis des siècles. En effet, fait remarquer Paul Le Guernic, conseiller municipal de Pontivy et chevalier de la Confrérie des Goustiers de l’andouille de Guémené : « Pour qu’un amateur d’andouille absorbe en mangeant autant des quatre HAP tant redoutés, qu’il ingérerait d’alcool pur en buvant une bolée de cidre, il devrait engloutir 417 tonnes d’andouilles… Ce qui serait sans doute dangereux en tant que tel, avant de parler de risque d’empoisonnement ! » Mais là encore, les normes bruxelloises n’ont que faire du bon sens.

« Les professionnels et les élus locaux en ont appelé à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, afin qu’elle obtienne de Bruxelles une dérogation au règlement européen pour l’andouille de Guémené », nous a confirmé Jean-Claude Strugeon, « mais à ce jour, nous attendons toujours sa réponse ». À suivre, donc…

Etienne Lombard, dans BV

– « Personne ne plie le match »: David Lisnard, la petite musique qui monte

Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Surprise : dans un sondage, le maire de Cannes, qui gagne 2,5 points, devance Bruno Retailleau. Premier soubresaut véritable dans une précampagne où les concurrents s’observent d’un coin de l’œil, avec crispation. Si, pour les grosses écuries, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et, désormais, Raphaël Glucksmann seront sur la liste de départ, du côté de la droite et du bloc central, tout est encore possible. Gros choc à droite, ce 15 octobre, puisque David Lisnard, peu sondé jusqu’ici, devance Bruno Retailleau dans un sondage. Selon une étude IFOP-Fiducial pour LCI et Sud Radio, le maire de Cannes est crédité de 6 %, une hausse de 2,5 points en deux semaines, quand le président des Républicains stagne à 5 %.

À ce sujet — [VOTRE AVIS] Présidentielle : pensez-vous que David Lisnard va créer la surprise ?

Une hypothèse dans le cas de figure où les deux hommes seraient en concurrence avec Dominique de Villepin, François Ruffin, Gabriel Attal et Édouard Philippe. Avec une multiplicité de candidats, donc. Mais tout de même, l’événement fait figure de secousse sismique, alors que Bruno Retailleau tente d’imprimer sa marque dans une campagne où il peine à faire décoller les intentions de vote en sa faveur. Selon les cas de figure, le sénateur de la Vendée oscille entre 5 et 8 %. David Lisnard peut savourer cette étoile qui vient de s’allumer dans un ciel jusqu’ici assombri.

Les jeux sont ouverts

Le président de l’Association des maires de France joue son va-tout depuis plusieurs mois. Après tout, il n’a rien à perdre. Persuadé de présenter aux Français un programme de rupture, dont la France de droite est orpheline, David Lisnard ne cesse de tracer sa route. Réélu dans sa mairie pour un troisième mandat, en mars dernier, dès le premier tour avec 81,1 % des voix, ce dernier ne modifie pas d’un pouce sa ligne. Son objectif, c’est une primaire, ouverte largement à droite et au centre. « Cette primaire est une évidence. La gauche a été capable de le faire et on n’est pas plus idiots », explique le président de Nouvelle Énergie à Ouest-France, ce 15 octobre. « Personne ne plie le match », souligne, auprès de BV, l’entourage du candidat à la présidentielle. Les jeux sont ouverts, il est encore temps d’organiser une primaire en décembre-janvier, affirme-t-on. Un exercice qui permettrait « de mettre chacun face à ses responsabilités ». Nouvelle Énergie vise les 100.000 adhésions avant Noël. D’après le maire de Cannes, ses 500 signatures sont prêtes.

« Ils se parlent, ils s’entendent bien »

Face à cet engouement soudain, les équipes gardent la tête froide et ne commentent pas les sondages. « Cette dynamique ne vient pas de nulle part, il y a un gros travail de terrain, de déplacement », nous expliquent-elles en justifiant le choix du maire de Cannes de se désolidariser des Républicains, une façon d’être plus libre, « de faire entendre sa voix ». Les ponts ne sont pas coupés pour autant avec Bruno Retailleau. « Ils se parlent, ils s’entendent bien », souligne notre source avertie. La preuve, comme le note Le Figaro, David Lisnard et Bruno Retailleau doivent déjeuner ensemble la semaine prochaine, à l’invitation de Robert Ménard. Les deux hommes se sont retrouvés ensemble le 30 septembre à la barre du tribunal de Montpellier pour défendre le maire de Béziers, jugé pour avoir refusé de marier un clandestin sous OQTF.

Bruno Retailleau s’exprimait ce 14 octobre devant les parlementaires LR : « Ne croyez pas aux sondages. Les prévisions à sept mois, c’est comme le bulletin météo en Bretagne : ça ne sert à rien. Vous verrez ce qui va se produire. Dans cette élection, tout est possible. Il y aura d’énormes surprises. » Il ne croyait pas si bien dire. Il y avait un sujet Édouard Philippe et Gabriel Attal pour l’ancien locataire de Beauvau. Il y a désormais un sujet David Lisnard. À la lumière de ce nouveau sondage IFOP, le maire de Cannes n’en démord pas. Sa voix compte et il prendra tous les moyens nécessaires pour la faire entendre. Jusqu’où ?

Yves-Marie Sévillia, dans BV