– « J’ai été manipulé par Mediapart, qui a déformé mes propos » : le témoin de Médiapart révèle la supercherie

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#webtube : Interviewé par Eric Morillot, Laurent G. affirme que ses propos sont déformés, qu’un mail a été tronqué par Mediapart. « Je n’ai jamais été témoin de propos antisémites de la part de Jordan Bardella, ni de propos rapportés ». Laurent G., ancien responsable du Front national de la jeunesse, le FNJ, de Seine-Saint-Denis au début des années 2010, a été contacté il y a « une dizaine de jours » selon ses dires, par Mediapart et a été présenté comme l’une des sources centrales de son enquête sur les premières années militantes de Jordan Bardella. Sorti du silence dans l’émission d’Éric Morillot, Les Incorrectibles, sous couvert d’anonymat, il assure que le journal l’a manipulé, a déformé ses propos et tronqué des échanges de mails.

Il dit vouloir clarifier les choses : « La première, qui est la plus importante, c’est de dire publiquement que mes propos ont été déformés et expliquer pourquoi », la seconde, c’est de rassurer les électeurs du Rassemblement national, non, il n’a pas tenté de « déstabiliser la campagne en cours, c’est totalement faux ». Il affirme également vouloir assurer son soutien au président du Rassemblement national et à la candidate à l’élection présidentielle, Marine Le Pen : « Je n’ai eu aucune intention malveillante à leur égard, à aucun moment. »

Sa relation avec Jordan Bardella, rencontré en 2013 alors qu’il n’exerçait plus de responsabilités au sein du FN, était « courtoise ». Ils se sont croisés « quatre ou cinq fois ». Il envoyait des mails, Jordan Bardella, lui, ne répondait jamais. Mediapart, de son côté, raconte que le 8 février 2014, Laurent G. a envoyé à Jordan Bardella et à un autre militant, Maxence B. le fichier PDF du livre Dialogues désaccordés d’Alain Soral et Éric Naulleau, accompagné de ces mots : « Je sais plus lequel de vous deux me l’avait demandé ». Laurent G. aurait assuré à Mediapart qu’il envoyait ses mails de sa « propre initiative », pour cultiver la « curiosité intellectuelle » des militants, sans « pousser personne à penser quoi que ce soit ». Jordan Bardella a d’ailleurs répondu à Mediapart qu’il ne peut en « aucun cas être tenu responsable des écrits ou paroles de tiers ». Ce qu’atteste Laurent G. en ajoutant, en réponse à ce que Mediapart lui a fait dire, qu’il s’agissait plus « d’une mise à disposition » que de suggestions de lecture, « j’ai envoyé des mails pour que les personnes aient accès à l’information, à supposer qu’elle les intéresse ».

Un mail tronqué, une preuve falsifiée

Interviewé par Éric Morillot, c’est précisément le mail du 8 février que le témoin clé de Mediapart conteste. Il reconnaît l’avoir envoyé : il explique qu’il avait accès à une grande base documentaire, et qu’à l’un des forums organisés par le FNJ, la discussion portait sur le livre de Soral et Naulleau. Selon lui, un militant lui aurait demandé une version de ce livre. Mais la demande, dit-il, venait de Maxence B., qui avait répondu à son mail : « c’est moi, merci 😉 ». Mediapart aurait coupé cette réponse sur l’image du mail pour laisser croire que la demande émanait de Jordan Bardella. « Ils occultent le mail de réponse de Maxence B. dans le but d’éclabousser monsieur Bardella en en faisant un admirateur de Soral ». Rien ne prouve, selon lui, que celui qui deviendrait président du RN ait lu les livres qu’il mettait à disposition, puisqu’il n’a jamais répondu à aucun de ses mails.

À ce sujet — « Nous n’allons pas nous laisser faire » : derrière Jordan Bardella, le RN fait bloc

Pour Laurent G., les méthodes et l’enquête de Mediapart sont « de la malveillance à l’état pur ». Pour lui, l’objectif du journal est « de fragiliser la campagne et utiliser monsieur Bardella pour cela, et les mauvaises fréquentations qu’il aurait pu avoir ». Il relève que l’enquête sort au lendemain des sénatoriales, sans doute pour occulter la progression importante du RN, et en plein mois d’octobre, quand le parti à la flamme doit élire son président en congrès. Il accuse le journal de l’avoir placé au centre de l’affaire parce que « leur dossier est vide », qu’« ils n’ont presque rien à opposer à Jordan Bardella » et réaffirme en fin d’interview : « J’ai été manipulé par Mediapart, qui a déformé mes propos ».

Quitterie de Prémesnil, dans BV

– Manifs étudiantes : seul Trump est capable de dénoncer l’islamisation de la jeunesse française

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#webtube : Donald Trump a attribué, ce jour, à la veille des manifestations des étudiants français, le poids de l’immigration hors de contrôle et de l’islam dans les mobilisations qui ont frappé notre pays, et surtout dans les blocages violents qui ont provoqué l’arrestation de plus de 5 000 émeutiers et les blessures de près de mille policiers et gendarmes, et de près de cent salariés de l’Education nationale.

https://www.fdesouche.com/2026/10/06/mobilisation-lyceenne-donald-trump-accuse-limmigration-massive-hors-de-controle

Comment ne pas constater le nombre de racailles musulmanes dans les bloqueurs de lycées et dans les pillages, et leur alliance avec les gauchistes, pour vandaliser tout ce qui se présente.

Nos amis de Boulevard Voltaire amènent de nouvelles preuves, comme cette vidéo où on voit un nommé Yanis appeler ses camarades, en pleine hystérie, à aller tuer les policiers parce qu’ils ne sont que dix.

Que dire de ces images, dans le France profonde, en Vendée, où on voit des jeunes adolescents profaner une église sur un air de rap rendant hommage aux assassins du Bataclan.

https://www.fdesouche.com/2026/10/06/scandale-en-vendee-sur-fond-dun-son-de-rap-faisant-lapologie-dattentats-des-ados-profanent-une-eglise-a-soullans-85-des-faits-intolerables-pour-le-maire-les-parents-ont-eux-mem

La même vidéo sera utilisée dans le blocage d’un lycée, dans le Loiret, à Beaugency, en ajoutant du Mohammed Merah à l’hommage rendu aux djihadistes.

https://www.fdesouche.com/2026/10/06/beaugency-45-scandale-apres-une-video-ou-lon-entend-des-lyceens-chanter-un-son-de-rap-faisant-lapologie-dattentats-terroristes-merah-abdeslam-bataclan-etc

Nous verrons également à l’œuvre cette alliance entre islamistes et gauchistes, dans les nombreuses agressions que subiront les forces de l’ordre, tout au long de l’après-midi.

https://www.frontieresmedia.fr/politique/paris-incendies-scenes-de-casse-et-attaques-contre-les-forces-de-lordre-en-marge-du-cortege-lyce—20259

Celle-ci se traduira, bien sûr, par la présence, dans tous les cortèges, d’un nombre incalculable de drapeaux palestiniens, ce qui, à la veille du 3e anniversaire du 7 octobre 2023,  résume la dégénérescence de pans entiers de notre jeunesse, manipulée par la gauche et les islamistes.

Encore une fois, le franc-parler de Donald Trump aura été nécessaire, même si on aurait préféré que ce diagnostic vienne de France.

Martine Chapouton, Riposte Laïque

– La jeunesse ultragauchiste dégénérée veut la peau des vieux !

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#webtube : C’est un poncif que de l’écrire, les jeunes, de tout temps, se sont révoltés contre leurs aînés. Dans cette révolte, les étudiants n’étaient pas en reste et, déjà, au Moyen Âge, ils se soulevaient régulièrement dans le Quartier Latin, à Paris. Il y eut par exemple la Grève de 1229, suite à une sanglante répression autour du prix du vin, et beaucoup d’autres suivirent jusqu’à la sauterie bourgeoise de Mai 68. Au XVe siècle, le poète François Villon aurait d’ailleurs participé à des révoltes étudiantes qui mirent fin à ses études.

Oui, la jeunesse a toujours voulu renverser la vieille table, mais il fut un temps où elle le faisait de manière intelligente, tel Victor Hugo déclenchant en 1830 une véritable bataille romantique avec sa pièce Hernani qui défiait les codes du théâtre classique, entrée dans la postérité littéraire sous le nom de « Bataille d’Hernani ».

Ainsi, dans ce magma de jeunesse bouillonnante, la vieillesse n’était pas vraiment à la noce, et l’on pouvait lire distinctement l’expression de cette rébellion contre tout ce qui représentait le passé dans les slogans de Mai 68 : « Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi » ; « Les jeunes font l’amour, les vieux font des gestes obscènes » ; « Professeurs, vous êtes vieux, votre culture aussi », sans oublier le très célèbre « Sois jeune et tais-toi ». Ces jeunes ont à leur tour vieilli et sont devenus de vieux bourgeois vilipendés en ce moment par des lycéens qui… reprennent leurs slogans !

Toutefois, il n’était jamais question de faire purement et simplement disparaître la vieillesse pour créer une société exclusivement jeune avec ses règles tyranniques, telle qu’on peut en découvrir dans le film de science-fiction dystopique L’Âge de cristal, de Michael Anderson, sorti en 1976 et mettant en scène une société limitant la durée de vie à trente ans.

Bien sûr, il y avait bien des jeunes pour vouloir faire la peau aux vieux mais ce n’était pas généralisé à ce point comme aujourd’hui, où les vieux il faudrait presque les tuer, parce qu’ils seraient des « profiteurs », des « oisifs », des « assassins de la planète » et autres bouffées délirantes d’ultragauche. Même une petite pimbêche du JDD les accablait récemment sur CNews. Le site Atlantico posait d’ailleurs ironiquement la question en 2022 : « Et si pour sauver la planète on tuait les vieux ? ».

https://atlantico.fr/article/decryptage/et-si-pour-sauver-la-planete-on-tuait-les-vieux-benoit-rayski

On en est arrivé là à force d’accabler le passé. Le syllogisme devient alors évident : le passé est mauvais, les vieux appartiennent au passé donc ils sont mauvais. Désormais, on ne parle même plus de conflits intergénérationnels mais de « guerre générationnelle », c’est dire ! Ceux qui ne sont pas jeunes subissent par conséquent une haine même plus dissimulée de la part d’individus fanatisés et, osons le mot, écervelés et qui n’en sont que plus dangereux. D’où la montée en puissance de leur violence.

Ces jeunes-là ne vivent que dans l’immédiateté et n’ont pour ainsi dire aucune mémoire saine, puisqu’ils n’ajoutent foi qu’à leurs fantasmes du passé, un passé noir, raciste, écocide, égoïste, etc. Inutile de leur démontrer que c’est faux, ils ne vous écouteront non seulement pas mais seront incapables de le faire, conditionnés qu’ils sont depuis des années au rejet dudit passé. Ajoutons qu’ils ont un fonctionnement « intellectuel » sectaire et le portrait sera complet.

Pire, comme ils refusent de faire des enfants, c’est le serpent qui se mord la queue puisque, par voie de conséquence, les vieux deviennent plus nombreux et les jeunes, moins nombreux. Parce que ces jeunes considèrent que faire des enfants, c’est criminel envers la planète ! Donc, ils sont pour l’abolition du genre humain, mais pas n’importe quel genre, ce serait trop facile : le genre blanc, car les autres, qui copulent pourtant allègrement et se multiplient à foison, ceux-là sont sacrés pour cette jeunesse quelque peu dégénérée, au sens de « celui qui a perdu ses qualités », suivant une définition du dictionnaire Antidote.

Et tandis qu’ils sont choyés par un pouvoir qui, s’ils avaient été des Gilets jaunes, les aurait littéralement massacrés, ces petits jeunes urbains égocentriques – tous privilégiés par rapport à la jeunesse rurale qui, elle, respecte encore ses aînés – hurlent à la répression patriarcale qui les empêcherait de vivre comme ils l’entendent, c’est-à-dire sous une dictature wokiste digne de Mao et Staline réunis.

Mais si vivre, pour eux, c’est exterminer une partie de la population jugée trop vieille, alors oui, on va avoir un sacré problème car nous n’avons pas envie de crever, nous les « vieux », pour une horde détraquée, au cerveau lavé par une idéologie nihiliste rejetant tout le passé. Or, sans passé il n’est pas d’avenir, c’est là aussi un poncif mais qu’il est cependant bon de rappeler. « La mémoire est l’avenir du passé », disait encore Paul Valéry. Hélas, de mémoire ils ne veulent point, ces jeunes bouffis d’une haine de soi rejaillissant immanquablement sur leurs aînés, responsables au moins de leur naissance…

Cyrano, Riposte Laïque

– Le Charles de Gaulle, outil de puissance devenu illusion ruineuse 

#webtube : Entre un porte-avions cloué à quai 70 % du temps, une escorte massivement investie dans l’autoprotection du Groupe aéronaval (GAN) et la menace des missiles hypersoniques ou des essaims de drones, notre fleuron de la Marine nationale est devenu obsolète et inapte aux conflits majeurs.

Reste que pour défendre notre immense domaine maritime au cours  d’opérations de basse intensité, le choix logique n’est pas d’avoir un seul PA mais au moins trois. Mais faute d’un budget suffisant, la raison impose de renoncer au GAN et de tout miser sur les sous-marins nucléaires et les drones.

Le Charles de Gaulle est un joyau vulnérable plus ruineux qu’utile

J’ai connu l’époque du Clemenceau et du Foch. Ces deux fleurons de la Marine nationale sillonnaient les mers du globe à une époque où la France était encore une grande puissance respectée, riche et prospère. Quinze ans à peine après la Seconde Guerre mondiale, notre industrie de l’armement accomplissait un exploit : concevoir et construire simultanément deux porte-avions, mis à la mer en 1961 et 1963. La France rayonnait sans interruption, car lorsqu’un navire entrait en révision, l’autre reprenait le flambeau à la mer.

Mais aujourd’hui, se satisfaire d’un seul porte-avions alors que nous possédons le deuxième domaine maritime du globe, qui s’étend sur tous les océans, est une option totalement erronée. Le choix de nos stratèges et de nos politiciens s’est fait entre 0 et 1 seul PA pour des raisons budgétaires, alors que la logique voudrait qu’il se fasse entre 0 et 3 groupes aéronavals.

Soit la France se donne les moyens d’assurer une permanence opérationnelle à la mer bien réelle, soit elle change radicalement de modèle. Mais le choix bancal actuel, le choix du pauvre, est une impasse.

Le Charles de Gaulle passe son temps à quai ou en cale sèche

Depuis son admission au service actif en 2001, les chiffres bruts du Charles de Gaulle sont sans appel : le navire a passé près de 70 % de son existence à quai ou en révision. Pour seulement 2 700 jours passés en haute mer, le fleuron de notre flotte est resté immobilisé à la base de Toulon ou en cale sèche pendant plus de 6 300 jours. Le constat devient grotesque. Quelle est la logique d’un outil de puissance qui passe les deux tiers de sa vie scotché à quai ?

Le porte-avions n’est plus qu’un colosse aux pieds d’argile

Il faut se rendre à l’évidence : si le porte-avions renforce notre diplomatie, il est désormais obsolète pour la guerre. Il faut distinguer la nature des conflits. Le porte-avions n’est pas “inutile” partout, mais il n’est plus adapté à notre politique, du moins quand on n’en possède qu’un seul.

C’est l’outil de la diplomatie et des conflits de basse intensité. Parfaitement adapté à la gestion des crises lointaines  et à la projection du pavillon français, le groupe aéronaval est un atout politique indéniable. C’est une base aérienne mobile qui s’impose en temps de paix. Mais pour que cette crédibilité diplomatique fonctionne, il faut  le nombre et la durée. Avec un seul navire disponible un tiers du temps, la France n’est qu’un « tigre de papier » aurait dit Mao.

Mais le pire est que face à un conflit réel contre une superpuissance comme la Chine, ou face à des puissances régionales dotées de drones et de missiles à profusion , comme l’Iran ou les Houthis, le porte-avions ne sert plus à rien. Les récentes tensions en mer Rouge l’ont prouvé : les Houthis, avec leurs armes de saturation low cost, ont fait trembler les forteresses navales de la puissante US Navy, qui ont dû s’éloigner des côtes et se positionner à des centaines de milles nautiques au large pour se protéger d’un désastre potentiel.

Dès que la menace s’élève, on constate que  le Charles de Gaulle exige une escorte d’élite : frégates de défense aérienne, frégates de lutte anti-sous-marines, bâtiment ravitailleur et un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA). Toute cette avant-garde technologique, qui représente le cœur de notre flotte de combat, consacre en réalité l’essentiel de ses forces et de ses radars à une seule mission : s’autoprotéger ! Une protection qui a un coût faramineux en munitions face à un essaim de drones.

On mobilise nos meilleurs marins et nos navires les plus modernes pour défendre une unique plateforme géante. Le GAN, loin d’être l’arme offensive par excellence est sans cesse sur la défensive, tant la perte d’un porte-avions produirait un effet dévastateur. Imaginez le pont d’envol du Gérald Ford détruit par des missiles houthis. Pas besoin de le couler pour paralyser un PA. Pas d’avions de combat sans pont d’envol.

Les simulations informatiques et les wargames sont sans appel : face à un déluge de missiles hypersoniques coordonnés, les défenses finissent par être saturées et les porte-avions sont envoyés systématiquement par le fond. Aussi bien les simulations programmées par les Chinois que celles testées par les Américains confirment cette vulnérabilité extrême. Aucun porte-avions américain ne pourra approcher des côtes de Taïwan. Effrayés par les Houthis, que pourraient donc espérer les 11 PA américains face à la Chine, dotée de tout l’arsenal de destruction imaginable ?

Le choix le plus crédible pour la France, changer de paradigme

Le constat est sévère mais lucide. Si la France refuse de consacrer 5 % de son PIB à sa défense, préférant orienter ses budgets vers son modèle social, elle doit cesser de s’accrocher à un prestige de façade.

Avec un navire resté à quai les deux tiers de son temps, on ne fait trembler personne. Le choix logique et crédible n’est pas d’avoir 0 ou 1 porte-avions, mais bien 0 ou 3. Et puisque la France n’a plus l’argent pour en aligner trois, le choix de la raison est bien zéro.

Il est donc temps de réorienter massivement nos dépenses vers ce qui fonctionne vraiment aujourd’hui : les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA), les drones autonomes et les missiles de précision en grande quantité. L’annulation pure et simple du programme du futur porte-avions de nouvelle génération (PANG), estimé à 12 milliards d’euros, permettrait de libérer des budgets colossaux. Voici l’alternative crédible que la France pourrait s’offrir :

Matériel de remplacementCoût unitaire estiméÉquivalence budgétaire (pour 12 Mds €)
Sous-marins nucléaires d’attaque (SNA classe Suffren)1,3 milliard €+ 6 SNA (soit un doublement de la flotte actuelle)
Frégates de premier rang (FDI / FREMM)700 millions €+ 8 Frégates lourdement armées
Missiles de croisière navals (MdCN) et antinavires3 à 5 millions €+ 1 500 à 2 000 missiles de haute précision
Drones sous-marins et de surface (très grande autonomie)10 à 30 millions €Une flotte de plusieurs centaines de drones de patrouille

J’ai longtemps cru à la puissance de feu d’un porte-avions et à son effet dissuasif. J’ai toujours regretté que le Charles de Gaulle n’ait pas eu un frère jumeau comme au temps du « Clem » et du Foch. Mais il faut se rendre à l’évidence, l’avenir des porte-avions semble être remis en question par l’arrivée d’une arme redoutable à la portée de tous les pays : le drone bon marché utilisé en essaims de centaines d’unités pour submerger les défenses. Et derrière l’essaim sur lequel le GAN a jeté toutes ses munitions, suivent les missiles hypersoniques imparables…

Il est temps d’abandonner ce symbole de puissance obsolète, condamné comme le furent naguère les cuirassés. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, une bonne dizaine de cuirassés japonais, américains, allemands et britanniques, ces géants des mers blindés et réputés invincibles, ont été coulés faute de couverture aérienne ou sous-marine, victimes de bombes et de torpilles.

Le plus grand géant de l’époque, le Yamato, 72 000 tonnes, repéré par l’aviation américaine, s’est retrouvé attaqué par plusieurs vagues de chasseurs bombardiers. Sa soute à munitions a fini par exploser. Il a coulé en emportant 3 000 marins par le fond.

Par conséquent, renforçons plutôt nos bases navales outre-mer en les dotant d’armements de dernière génération, et cessons de nous obstiner dans une illusion ruineuse de puissance à mi-temps.

Un porte-avions disponible 30 % du temps a la même rentabilité intermittente qu’une éolienne : un investissement colossal pour un outil qui passe l’essentiel de son temps à l’arrêt.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– La chanson du jour, Be a Rebel – New Order *

* Pépite

#webtube : Saviez-vous que « Be a Rebel » a marqué un tournant majeur pour le groupe ? Sorti en 2020, ce titre ultra-dansant était la toute première nouveauté de New Order en cinq ans, brisant le silence radio qui durait depuis l’album Music Complete en 2015. Avec son esthétique visuelle surréaliste (qui rappelle l’ambiance mythique de « True Faith »), le morceau est un véritable hymne à la positivité et à la résilience dans un monde parfois chaotique. Les légendes de Manchester prouvent qu’elles n’ont rien perdu de leur superbe et de leur sens du rythme !

#webtube : Did you know that « Be a Rebel » marked a major turning point for the band? Released in 2020, this highly danceable track was New Order’s first new material in five years, breaking the silence that had lasted since the 2015 album *Music Complete*. With its surreal visual aesthetic (reminiscent of the iconic vibe of « True Faith »), the song is a true anthem of positivity and resilience in an often chaotic world. The Manchester legends prove they have lost none of their brilliance or sense of rhythm!

Be a Rebel – New Order

Source : Youtube

– J’ai assisté au débat entre Sarah Knafo et Bruno Le Maire : un carnage !

#webtube : je ne pouvais vraiment pas me taire suite au « débat » entre Sarah Knafo et Bulot Le Maire. Je savais que le Bulot allait prendre une mémorable fessée

mais je n’ai pas pu m’empêcher de regarder la mise à mort de cet olibrius, et de voir comment la charmante et toujours souriante Sarah allait s’y prendre pour le ridiculiser. Il ne m’a pas fallu attendre très longtemps : « Monsieur Le Maire, vous avez endetté la France de plus de 1000 milliards d’euros », puis « vous êtes le ministre de l’Économie qui a eu la plus grande longévité de l’histoire de la République avec 12 budgets à votre actif, et ça été la pire période au cours de laquelle la France s’est appauvrie. Donc vous êtes bien sur le banc des accusés ! » assène Sarah. Là, le coup est rude. Le Bulot est déjà KO debout et il essaie de s’en sortir avec des arguments de mauvaise foi évidente. Puis Sarah appuie là où cela fait mal : « Vous avez vu l’état des hôpitaux en France ? Vous avez vu des gens mourir aux urgences ? Vous avez vu l’hôpital Georges Pompidou faire des appels aux dons pour financer des scanners ? Comment avez-vous pu dépenser autant ? Aide publique au développement, 100 milliards d’euros, aides sociales non contributives pour les étrangers, plus de 100 milliards d’euros, audiovisuel public, plus de 25 milliards d’euros, vous auriez dû y mettre fin ».

Ce con réplique que le premier poste de fonctionnaire à supprimer est celui de Sarah Knafo. Pas très élégant d’autant que Sarah n’est qu’en disponibilité. Il argumente que lui a démissionné de tout. Je suppose quand même qu’il n’a pas renoncé à sa retraite de ministre. Et puis 7 ans à se goinfrer, il a dû en mettre de côté, non ? Il essaie de nous démontrer sans grande conviction qu’il a fait de la France le pays le plus attractif pour les entreprises étrangères. Après avoir vendu la quasi-totalité de nos fleurons industriels, il n’a même pas honte. Et moi désolé, je n’ai pas vu beaucoup de sociétés étrangères venir s’installer en France. Il faudrait d’ailleurs être complètement cinglé, vu les charges afférant aux salaires des salariés et le système fiscal le plus défavorable au monde. Bien au contraire, beaucoup de sociétés françaises cherchent à délocaliser lorsque leurs activités le permettent pour bénéficier de salaires moins élevés et de charges sociales et fiscales beaucoup moins lourdes !

Et ça continue : « Vous proposez de récupérer environ 3 milliards d’euros sur les retraites, c’est un expédient ! Ça ne réglera aucune question. Moi ce que je ne veux pas, c’est de trouver des boucs émissaires, les retraités, les ultra-riches, etc. Moi ce que je veux, c’est qu’on arrête de prendre dans la poche des Français et que les Français s’enrichissent. » Bulot Le Maire ne sait plus vraiment où il habite et utilise tous les différents arguments pour essayer de se justifier ! Puis il nous parle de limiter notre déficit à 3 %, ce qui est un vœu pieu, mais et c’est là encore où il est à côté de la plaque, uniquement pour faire plaisir à l’Europe. Autrement dit, il avoue que ce n’est plus les Français qui dirigent la France mais l’Europe de von der la hyène.

Sarah reprend : « Il est bien facile de venir nous dire aujourd’hui que le système est mort alors que pendant 7 ans vous en avez largement profité. La France s’est appauvrie et s’est lourdement endettée durant votre passage au ministère de l’Économie et il est facile de venir nous dire aujourd’hui que vous prenez vos responsabilités sans jamais nous dire lesquelles, et à chaque fois vous trouvez un autre bouc émissaire. Vous avez accusé vos services, ce qui est la pire inélégance, puis accusé le Covid, puis la guerre en Ukraine et, cerise sur le gâteau, s’il n’y avait pas eu cette funeste dissolution, vous auriez vu ce que vous auriez vu. Parce qu’avec moi, on aurait relevé les comptes publics. »

Bulot Le Maire a beaucoup de difficultés à justifier la dette de 1000 milliards qu’il attribue au Covid. Sarah lui demande de justifier ces sommes et il balbutie jusqu’au moment où elle lui assène le coup de grâce en lui indiquant qu’elle a les comptes de la Cour des comptes, qui eux attribuent 130 milliards de la dette sur les 1000 milliards. Elle lui demande de justifier les 870 milliards restants, et là il en est bien incapable. Il nous parle des boucliers tarifaires, mais la Sarah a encore les chiffres. 56 milliards d’euros. Il manque toujours 804 milliards d’euros. Il justifie cela avec la dette sociale, il veut nous embrouiller avec les ruptures conventionnelles et il admet qu’il faut les supprimer. Il nous répète qu’il veut passer d’un État providence à un État puissance. Cela, ce sont des paroles qui ne veulent pas dire grand-chose.

Il reconnait quand même que la France est au bord de la falaise, mais refuse d’en assumer la responsabilité ! Sarah reprend et lui démontre chiffres à l’appui qu’il est complètement à côté de la plaque. Elle lui reproche de ne pas avoir dévoilé aux Français que lui voulait prendre des dispositions (selon ce qu’il déclare aujourd’hui) concernant la baisse des dépenses publiques mais qu’il ne le pouvait pas. Cela amène Sarah à lui rétorquer qu’il avait le pouvoir de démissionner, et elle lui assène un nouveau KO : « Quand vous baissez les impôts des Français de 2 points, félicitations pour cette baisse qui avait été promise par Emmanuel Macron, et que dans le même temps vous augmentez notre taux d’endettement de 16 points, cela ne s’appelle pas une baisse  mais un report, car la dette, ce n’est que de l’impôt différé. Vous avez simplement endetté le pays en notre nom à tous, et nous n’avons jamais signé pour ça. »

Le débat se termine sur le fait que Sarah lui démontre que son ministère emploie beaucoup trop de fonctionnaires, bien que lui affirme que le ministère de l’Économie est le ministère qui a diminué le plus son nombre de fonctionnaires. Ce qui laisse une vague idée de la gabegie qui règne dans les autres ministères. Ce débat nous a démontré à quel point, au niveau du ministère de l’Économie, nous avons eu le ministre le plus nul de tous les pays européens.

Patrick Jardin, Riposte Laïque

– Mediapart : Bardella contre-attaque pour séréniser la campagne

#webtube : En faisant le choix d’une plainte pour faux et usage de faux contre Mediapart, après celle déjà déposée pour diffamation, Jordan Bardella repousse le verdict judiciaire à 2028 au plus tôt. Un excellent choix tactique qui lui permet d’éviter de se justifier durant toute la campagne électorale, en s’abritant derrière l’instruction judiciaire en cours.

Non seulement il n’aura pas à répondre aux questions de l’opposition, mais il pourra invoquer une persécution permanente, visant à saboter la campagne du RN. Une posture que nul ne pourra contredire avant le verdict des juges.

Où en sommes nous ?

C’est le 28 septembre 2026 que Mediapart balance une torpille sous la ligne de flottaison du RN, attribuant à Bardella des propos antisémites tenus sur Facebook Messenger à l’été 2013. Celui-ci nie formellement et qualifie les documents fournis par Mediapart le jeudi 1er octobre de « faux grossiers » et de « captures d’écran manipulables ». Il dépose deux plaintes différentes, l’une pour diffamation, la seconde pour faux et usage de faux.

Ce qu’avance Mediapart

Le journal maintient l’intégralité de ses révélations, affirmant qu’il a eu recours à l’extraction de données de Meta, la maison mère de Facebook et Messenger, pour obtenir l’historique infalsifiable de la conversation de 2013, tenue par Jordan Bardella, et a fait certifier cette démarche par huissier de justice. Mediapart ajoute que d’autres révélations arrivent, qui pourront être produites au tribunal.

Ce qu’oppose la défense de Jordan Bardella

Au-delà des réactions à chaud, « barbouzerie », « manipulation grossière », le RN conteste l’authenticité des documents dévoilés par Mediapart avec des arguments techniques prouvant la fragilité des preuves avancées.

Bardella qualifie les éléments publiés de « montages grossiers et d’obscures captures d’écran manipulables ». La défense soutient qu’une image fixe ne prouve en rien l’existence réelle du message sur les serveurs de Facebook.

Par ailleurs, la défense avance une possible usurpation d’identité. Le RN insiste sur le fait que même si l’extraction de données est réelle, elle ne prouve pas l’identité de l’émetteur en 2013. À cette époque, il était facile de créer un compte au nom de Jordan Bardella, sans besoin de pièce d’identité.

Enfin, le RN ne valide pas non plus la certification par huissier, celui-ci ayant pu travailler sur une archive brute altérée, car fournie par le témoin qui renseigne Mediapart.

À ce jour, il n’y a donc aucun élément de preuve indéniable

Suivez le coq — l’application

De toutes façons, même si les experts judiciaires parviennent à prouver que cette conversation a bien eu lieu en 2013, ce ne sera pas suffisant si on n’a pas également la preuve de l’identité des interlocuteurs A et B. Devant un tribunal, ce genre de preuve anonyme n’a aucune valeur absolue.

L’unique preuve irréfutable, c’est l’ID du compte

Le risque d’un compte piraté et d’une usurpation d’identité étant bien réel, il faut une réquisition judiciaire adressée à Meta pour trancher.

« La justice pourra alors exiger de l’hébergeur américain les adresses IP de connexion, les numéros de téléphone ou les cartes bancaires associés à ce compte précis en 2013. »

On le voit, c’est donc une procédure longue qui s’engage entre les deux parties, la vérité se trouvant dans les archives d’un hébergeur étranger. Une procédure qui, sauf coup de théâtre inattendu, devrait s’achever bien au-delà de la date des élections présidentielles.

Les réquisitions judiciaires internationales à destination de Meta, la maison mère de Facebook aux États-Unis, prendront du temps. De réputation, la coopération juridique transatlantique n’a rien d’une Ferrari.

Tout cela sert les intérêts de Jordan Bardella

Tout au long de la campagne, il pourra évacuer les questions en rappelant qu’il appartient dorénavant à la justice de trancher. Ce n’est donc pas demain que nous verrons Jordan Bardella à la barre du tribunal.

D’ici avril 2027, aucune révélation de Mediapart n’aura valeur de preuve absolue devant la justice, hormis si l’identité du détenteur du compte Facebook incriminé est dévoilée.

Faute de preuve, l’opposition accuse déjà Bardella de mentir

Il va de soi que pour les opposants, l’objectif est d’interdire au RN d’accéder au pouvoir, d’abord en ciblant le chef du parti, ensuite en s’attaquant à sa candidate. Ses adversaires ont encore 7 mois pour la salir. Et puisque le dossier Mediapart est parti pour s’enliser dans le labyrinthe judiciaire, l’accusation de mensonge va planer sur toute la campagne. Sans preuve bien entendu !

Mais les Français ont d’autres soucis en tête que les échanges privés d’un gamin sur Facebook, tenus il y a 13 ans. Je vois mal les électeurs RN réviser leur choix en 2027, pour une vieille affaire dont nous connaîtrons le fin mot en 2028 au plus tôt. Mediapart ayant déjà été condamné à plusieurs reprises pour diffamation, rien n’incite l’électeur à prendre ces révélations pour argent comptant. Que Bardella se consacre dorénavant à la campagne du RN et laisse la justice suivre son cours. 2028 ou 2029, c’est encore loin.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Bardella/Mediapart : les fidèles font bloc face à la gauche manipulatrice

#webtube : La révélation par Mediapart de messages privés aux relents antisémites et complotistes, attribués à Jordan Bardella entre 2013 et 2015, est tombée comme la foudre sur ce début de la campagne présidentielle.

Si l’ensemble du RN fait bloc derrière son président, taxant cette opération de pitoyable “barbouzerie”, toute la gauche s’est engouffrée dans la brèche, trop heureuse de nous rejouer une nouvelle partition de diabolisation du parti.

Le rêve de la gauche : anéantir le premier parti de France

Un seul mot d’ordre : balayer les dix ans d’efforts de Marine pour nettoyer le FN de ses têtes brûlées nazifiées et antisémites. Tout en ajoutant hypocritement “Si ces révélation sont avérées”, tous les ténors de la gauche au sens le plus large, se sont acharnés contre le RN, Mediapart ne faisant somme toute que confirmer que l’antisémitisme est gravé dans l’ADN du parti. C’est l’image même d’un RN normalisé et incarné par Marine, qui est en jeu.

Mais cette gauche en furie n’est pas seule à sonner l’hallali

« Jamais nous n’accepterons de propos antisémites. Jamais. Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables. Ils appellent à la condamnation la plus extrême. Ce n’est pas la République. Ils impliquent que les responsables clarifient » Emmanuel Macron.

« Ces propos prêtés à Jordan Bardella sont d’une gravité extrême car ils reprennent tous les clichés de l’antisémitisme tels qu’ils ont été inventés par la pensée d’extrême droite depuis cent vingt ans » J.F Cop.

« Si ces propos ont été tenus, ils sont bien sûr inacceptables. Le RN porte un héritage. Et cet héritage, tout le monde le connaît. C’est celui de la xénophobie, c’est celui du racisme, c’est celui de l’antisémitisme » Dominique de Villepin.

« Une terrible accusation pèse sur monsieur Bardella. Il doit démontrer son opposition aux propos antisémites et complotistes qui lui sont attribués. Sinon, la preuve sera faite en grand, montrant l’erreur de ceux qui ont amnistié l’extrême droite de ses racines antisémites. » J.L Mélenchon.

« L’extrême droite restera toujours l’extrême droite. Aucune agence de communication, aucun ravalement de façade n’y changera rien. N’oublions jamais qu’ils ont tous adhéré à un parti fondé par des antisémites fanatiques et des racistes revendiqués » Raphaël Glucksmann.

« Ces propos attribués au président du Rassemblement national sont d’une  immense gravité et totalement incompatibles avec tout mandat politique » Marine Tondelier.

« C’est le fond qui remonte avec un parti fondé par Jean-Marie Le Pen » François Ruffin.

« Jordan Bardella ne peut plus jouer un rôle majeur dans la vie politique française » Manuel Bompard.

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Vous aurez bien du mal à en trouver un seul qui prêche le calme en attendant d’en savoir plus. Dès qu’il s’agit de descendre le RN en flammes, ils sont tous d’accord, la peine maximale tombant sans preuve, avant tout procès et tout jugement.

Mais le socle de fidèles est imperméable aux polémiques

Le dernier sondage Ifop-Fiducial de ce jour montre que l’électorat RN garde le calme des vieilles troupes. Scotchée entre 32 et 35%, Marine laisse la meute aboyer tandis que Bardella a porté plainte pour diffamation. 85% des électeurs RN sont définitivement convaincus de leur choix, plaçant les révélations de Mediapart dans la corbeille des coups montés destinés à savonner la planche à Marine, bien partie pour l’emporter.

Ce sont en revanche les 15% d’indécis qui peuvent s’interroger

Un électorat jeune et fraîchement engagé pour Bardella, qui leur semble être à leur image. Ils veulent du sang neuf, loin des vieilles tiges qui ressortent de la naphtaline à chaque élection. Cet électorat peut se révéler volatil et suspendu aux preuves qui blanchiront leur champion. Le doute est un poison. C’est le piège qui guette le RN aussi longtemps que la justice n’aura pas tranché.

Le scénario de l’enlisement

Ne nous voilons pas la face. Pour l’exécutif du RN, il n’y a que deux issues possibles selon la nature des preuves que prétend avancer Mediapart.

Soit Mediapart se montre incapable de fournir des preuves suffisamment crédibles et dans ce cas Bardella est blanchi à 100%. Ce qui lui sera bénéfique puisqu’il pourra endosser le rôle de la malheureuse victime du système. Un passeport pour Matignon si Marine l’emporte.

Soit les preuves sont floues, ni convaincantes, ni rejetables. C’est le scénario du pire avec guerre des experts et enlisement plombant toute la campagne. Un boulet que Marine devra traîner pendant sept mois.

Ce sinistre épisode à la veille d’une potentielle victoire du RN, que les sondages annoncent depuis des mois, tombe à pic pour toute la classe politique française, qui semblait devoir se résigner à être écrasée par le parti qu’elle vomit depuis 40 ans. Il fallait s’y attendre, le système n’allait pas rester éternellement les bras ballants sans se battre.

Mais je ne pense pas que le socle électoral de Marine vacille à la suite de ces informations. Cet électorat a des priorités bien affirmées comme le pouvoir d’achat, l’immigration et l’insécurité, qui passent bien avant les soupçons d’antisémitisme qui visent Jordan Bardella. Un coup bas dont la presse de gauche est coutumière.

Tout va donc se jouer sur les fameuses preuves « écrites » datant apparemment d’une douzaine d’années. Difficile à avaler. Mais qu’on le veuille ou non, la balle est dans le camps de la justice et des experts.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– « On est vus comme des traîtres » : ces lycéens qui résistent à l’effet de groupe

#webtube : À rebours des autres lycéens, ils refusent les blocages, dénoncent les pressions et la récupération politique. « On est vus comme des traîtres. » Aubin D., 17 ans, membre de l’UNI Lycée et élève de terminale au lycée Raymond-Queneau d’Yvetot, à vingt-cinq minutes de Rouen, décrit sans détour la place qu’occupent, dans leur propre établissement, les lycéens qui refusent de rejoindre le mouvement de blocage. Ce matin-là, sur trente élèves, seulement dix se sont rendus en classe. Devant les grilles, « cinq à six cents personnes », selon son estimation, des élèves d’autres établissements, mais aussi des jeunes venus de la cité voisine, à dix minutes à pied. « Même si on a accès aux cours, il y a une majorité d’élèves qui restent devant et qui attendent les violences », nous confie-t-il. « Dans de nombreuses villes, surtout les grosses villes, c’est un blocage total et personne ne peut rentrer. »

Autour de lui, le mouvement s’est durci. À Rouen, le lycée Blaise-Pascal a brûlé. À Nantes, c’est le lycée Nelson-Mandela, inauguré il y a douze ans pour 77 millions d’euros, qui a été incendié. À Marseille, un bus a été caillassé et brûlé, un camion de pompiers a explosé après avoir été incendié, un proviseur et son adjoint ont été aspergés d’essence au lycée Victor-Hugo. Au lycée Paul-Émile-Victor d’Avrillé, dans le Maine-et-Loire, des ordinateurs ont été volés. À Paris, une policière a été isolée, coursée puis mise à terre par un groupe de jeunes bloqueurs. Près d’un millier d’interpellations ont eu lieu en seulement quelques jours, dont 440 mardi et 625 mercredi, pour des faits de dégradation ou de violence, selon des sources policières. D’après le journaliste Amaury Brelet, les forces de l’ordre auraient reçu la consigne de ne pas utiliser de gaz lacrymogène à Paris et de ne pas « intervenir » face aux blocages.

Dans l’établissement d’Aubin D., la situation reste, à l’échelle du mouvement, mesurée : « pétards, fumigènes », pas de dégradations majeures, une présence policière qu’il juge « limitée » malgré quelques élèves grimpés sur les préaux. Ses camarades grévistes ont simplement fait quelques remarques. Mais la pression, dit-il, se joue ailleurs, dans le regard des autres, dans l’adhésion silencieuse qu’impose le nombre : « Je ne dirais pas que tout le monde suit le mouvement de blocage, mais soit les lycéens suivent, soit ils ne disent absolument rien et baissent les yeux. » Lui a choisi de ne rien dire non plus, en public.

« Si cela continue, on part sur un Mai 68 »

Ce qui le pousse à rester en retrait du mouvement, Aubin le formule sans détour : « la récupération politique » et « les violences ». « Ce sont des proviseurs qui sont passés à tabac, des membres du personnel, des profs, c’est le chaos. » Il cite Louis Boyard, figure des blocages, La France insoumise et le syndicat Union syndicale lycéenne (USL), implanté dans son établissement, qui organise des « appels quotidiens » à la grève et diffuse des tutoriels sur les réseaux sociaux pour apprendre à bloquer un lycée ou une université. « La France insoumise s’accapare carrément l’événement », nous confie le jeune Normand. La proximité du parti avec le mouvement a d’ailleurs encore été prouvée aujourd’hui : Ritchy Thibault, ancien collaborateur parlementaire de la députée insoumise Ersilia Soudais, a été filmé en train d’appeler à « mettre le feu à l’Élysée ».

À ce sujet — « Quand on casse, on brûle, on agresse, où sont les revendications ? » : à quoi joue LFI dans les lycées ?

Devant le lycée d’Aubin, le syndicat Force ouvrière interviewait ce matin les bloqueurs pour « récupérer le buzz ». Aucun syndicat, aucun élu d’extrême gauche n’a pour autant appelé au calme : alors que le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, réaffirme que « la violence peut être légitime », Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, s’est contenté d’exhorter les établissements à faire cours en distanciel « lorsque des dégradations ou des blocus » empêchent l’accueil des lycéens.

« Siamo tutti antifascisti », « ACAB », « la jeunesse emmerde le Front national » : les mots d’ordre scandés devant les lycées ont, pour beaucoup, cessé de renvoyer aux revendications initiales sur le manque de moyens. Demander des établissements en meilleur état et incendier un lycée construit il y a douze ans pour 77 millions d’euros relève d’une continuité qu’Aubin, lui aussi, ne cherche plus à établir. « Ils savent qu’on a prochainement 18 ans, qu’on est jeunes et ils veulent rendre leur parti et leurs idées attractifs. » Chez lui, c’est une conviction partagée en famille, ses parents y voient « des gamins qui n’ont rien vu de la vie et qui veulent simplement faire du bruit ». Il espère que la situation s’apaisera, mais estime que « si cela continue, on part sur un Mai 68 ».

– Carburant, dette, colère : le cocktail explosif

#webtube : 2,4 % d’inflation officielle, mais en réalité plus de 6,5 % pour les ménages modestes. Depuis 1997, l’écart ne cesse de se creuser et le pouvoir d’achat réel s’effondre. Pourquoi la France s’apprête-t-elle à revivre une crise sociale majeure, alors même que l’État n’a plus un centime pour éteindre l’incendie ? Avec Charles Gave, nous décryptons les chiffres réels et l’impasse budgétaire actuelle.

00:00 – Introduction : Les deux inflations en France 01:45 – Justice sociale et panier de dépenses contraintes 05:48 – Graphique 1 : Le décrochage historique depuis 1997 11:58 – Graphique 2 : L’accélération de l’inflation réelle 14:41 – La réalité du budget des ménages face à l’indice officiel 17:46 – Graphique 3 : La chute du SMIC réel 21:32 – Le déficit public et les dépenses de l’État 24:36 – Graphique 4 : La contagion aux classes moyennes 30:04 – Le choc pétrolier et la crise de la dette 34:12 – L’étau budgétaire : intérêts de la dette et retraites 38:55 – Le modèle face à la souveraineté et aux marchés 44:14 – Les leçons à tirer et perspectives pour l’épargne 55:58 – Conclusion & mot de la fin