. Rennes : condamné à deux ans ferme pour avoir poussé au suicide un chef d’entreprise breton, le marabout prend la fuite pendant le délibéré

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#webtube : Le tribunal correctionnel de Rennes a vécu, lundi 8 juin, un coup de théâtre judiciaire rare : au moment où les juges s’apprêtaient à prononcer leur verdict, le prévenu avait disparu. M’Bemba Guirassy, alias Barry, marabout domicilié à Avignon, a profité de la pause de délibéré pour quitter la cité judiciaire rennaise sans que les trois policiers venus l’escorter vers la prison de Vezin-le-Coquet n’aient pu l’en empêcher. Les juges ont prononcé la peine — deux ans de prison ferme — devant une barre vide, avant de délivrer un mandat d’arrêt à son encontre. L’homme est en fuite.

166 000 euros soutirés à un homme en détresse

L’affaire jugée ce lundi retrace la spirale dans laquelle a été précipité un chef d’entreprise du pays de Saint-Malo, père d’un enfant de neuf ans, âgé de 43 ans, après une séparation sentimentale survenue en 2021. Désespéré, il avait fait appel aux services du marabout, lequel avait fait du « retour de l’être aimé » son fonds de commerce.

Sur plus d’un an, les deux hommes ont échangé quelque 1 200 messages WhatsApp, dont une large partie entre 22 heures et 6 heures du matin — un enquêteur de la répression des fraudes ayant établi que 30 % des échanges se déroulaient la nuit, empêchant la victime de dormir et l’entretenant dans un état de vulnérabilité permanente. Pour financer les prestations du marabout — consultations à distance, rencontres facturées plusieurs milliers d’euros, talismans, lectures de versets du Coran, et jusqu’à 6 790 euros pour un supposé sacrifice de crocodile effectué « par correspondance » en Afrique — l’entrepreneur avait épuisé ses économies personnelles, vidé les comptes de son entreprise de charpente, emprunté à ses proches, et fabriqué de faux documents pour retirer de l’argent. Au total : 166 600 euros versés.

En août 2022, il s’est donné la mort. Dans sa lettre d’adieu, il indiquait explicitement avoir mis fin à ses jours en raison de la faillite dans laquelle cette relation l’avait conduit.

Un prévenu sans remords, déjà condamné deux fois

Devant les juges, M’Bemba Guirassy n’a manifesté aucun regret. Revendiquant un « travail positif », il a présenté sa relation avec la victime comme une amitié ordinaire. Il a pourtant reconnu avoir reçu des messages dans lesquels l’homme lui montrait des photos de cordes et évoquait l’idée de se tirer une balle. À aucun moment il n’a alerté les secours.

L’homme n’en est pas à sa première condamnation. Il avait déjà été jugé en 2012 à Avignon pour travail dissimulé et escroquerie, puis en 2017 à Nîmes pour abus de faiblesse. À Rennes, il était poursuivi pour pratique commerciale agressive — qualification retenue par le parquet — dont le quantum maximal est précisément de deux ans de prison ferme, peine que les juges ont prononcée dans son intégralité.

Le procureur n’avait requis que dix-huit mois. La juridiction est allée au-delà de la demande du parquet, signe de la gravité des faits retenus.

La fuite : un symptôme de plus

Que le prévenu ait pu quitter librement le palais de justice rennais entre 17h30 et 18h, pendant que les juges délibéraient et que les policiers l’attendaient, pose une question de sécurité procédurale sur laquelle le tribunal n’a pas encore communiqué. Un mandat d’arrêt a été émis. L’homme, qui n’a pas de domicile stable connu en dehors d’Avignon, est activement recherché.

Coïncidence du calendrier : au même moment, devant le palais de justice de Rennes, une manifestation se tenait en mémoire de la petite Lyhanna, pour dénoncer les défaillances institutionnelles ayant précédé sa mort. Deux affaires, deux registres différents — mais dans les deux cas, la même question qui revient : celle de la capacité de l’institution judiciaire à protéger les victimes et à répondre de ses actes.

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. Bruel, respecté « quand il combattait l’extrême droite », est aujourd’hui en garde à vue

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#webtube : Le chanteur a fait du Front national puis du Rassemblement national sa bête noire. Depuis plusieurs semaines que tombaient les plaintes et les accusations de viols et agressions sexuelles, la chose est logiquement advenue : Patrick Bruel a été placé en garde à vue, ce lundi matin. Il y a, à ce jour, treize victimes présumées, annonce le parquet du tribunal de Nanterre, pour des faits commis entre 1997 et 2001. On apprend que la liste s’allonge d’une accusation de viol commis à Dinard en 2012, le procureur de Saint-Malo s’étant dessaisi de l’affaire fin mai au profit de Nanterre. De même, Patrick Bruel doit être interrogé à la suite d’« une dénonciation officielle émanant des autorités belges le 1er juin 2026 et portant sur des faits de viol et agression sexuelle commis en 2010 à Bruxelles ». Précisons, bien sûr, que le chanteur est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés tant qu’il n’a pas été condamné pour cela.

La moraline ne préserve pas de tout

L’Histoire se répète. Celle-ci est bien grasse, bien glauque, et nos médias s’interrogent sur ce si gentil garçon. Disons plutôt qu’ils ne s’interrogent guère. Ainsi, France Info s’est livré à une longue enquête dont il ressort – refrain connu – que « tout le monde savait », et « depuis des décennies ». On égrène les histoires, celles des stagiaires que l’on mettait en garde – jamais seule avec lui dans un ascenseur –, son « regard de bête, de prédateur », ses déambulations backstage dans le plus simple appareil et les surnoms qui circulaient, plus parlants qu’un discours.

L’une des rares à demeurer dans une position de bon sens, Marine Le Pen a refusé de hurler avec les louves. Et si elle a qualifié de « véritable honte tous ces gens qui se comportent comme des porcs avec les femmes », elle a tenu à rappeler qu’« il y a un principe fondamental dans le droit, c’est la présomption d’innocence » : « Tant que vous n’êtes pas définitivement condamné, vous êtes présumé innocent. » Aussi, rappelait-elle, obliger Bruel à renoncer à ses concerts, « c’est condamner quelqu’un à la mort professionnelle ou à la mort sociale avant que la Justice se soit prononcée ».

Marine Le Pen n’est pas rancunière, c’est le moins qu’on puisse dire, car Patrick Bruel n’a pas eu les mêmes égards pour son mouvement, faisant depuis toujours du Front national, puis du Rassemblement national, sa bête noire.

On peut en effet se demander pourquoi, si tout le monde était parfaitement au courant de ses comportements de rustre, on n’en a rien dit ?  Eh bien, c’est parce que Patrick Bruel était « une figure respectée quand il prenait position contre l’extrême droite », selon Closer.

Tandis qu’il s’enfonce, le RN, lui, continue de monter

Pour le média « jeunes » Melty, « Patrick Bruel, par son franc-parler et ses positions politiques, a marqué l’opinion par des prises de position citoyennes très tranchées ». Et de rappeler : « En avril 2014, dans le cadre d’un entretien exclusif accordé au magazine Technikart, Patrick Bruel avait exprimé un refus catégorique et sans concession de se produire sur scène dans les villes fraîchement conquises par le Front national lors des dernières élections municipales. »

Pas de bruelmania, donc, à Béziers, Fréjus ou Hénin-Beaumont car, disait-il, « même si je peux comprendre que des électeurs désespérés répondent à un discours populiste, je ne veux pas me produire devant une institution dont je méprise l’idéologie ». Et de rappeler qu’il avait déjà annulé en 1995, pour les mêmes raisons, des concerts programmés à Orange et Toulon, qualifiant le parti de « xénophobe et raciste ».

C’était son image de marque, jamais revue au fil des décennies. Pour mieux cerner le personnage, à moins que ce ne soit pour trouver de quoi plaider en sa faveur, France Télévisions a exhumé, dans son reportage La Culture sous pression, une vidéo de 1991.

C’est alors l’artiste qui monte. Invité de 7 sur 7, Patrick Bruel est reçu par les yeux bleus d’Anne Sinclair. Il vient de vendre deux millions de disques, fait une tournée devant des salles combles qui hurlent « Patriiiiiiick », au bord de l’hystérie. La journaliste, qui rassemble tous les dimanches soir les Français devant leur télé, brosse un portrait dithyrambique : « Son public, pour beaucoup féminin, le célèbre comme James Dean ou comme Claude François hier. Alors qu’il ne peut même plus manger tranquillement une pizza sur les Champs-Élysées, on s’interroge : que se passe-t-il entre Bruel et les jeunes d’aujourd’hui ? »

Il se passe qu’il leur donne des leçons de vie. Surtout, il leur « dit d’aller voter ! Car ne pas aller voter, c’est donner sa voix à celui qui va gagner, c’est favoriser la progression du Front national », ce qui est « extrêmement dangereux et extrêmement irresponsable ». Il explique que le FN « ne résoudra jamais aucun problème ». Voter pour lui, « c’est comme un jeune qui se drogue car il a des problèmes. Le FN, c’est comme la drogue ; c’est une drogue dure, en plus. » Il ajoute : « Le FN ratisse large, il essaie d’aller réveiller les instincts les plus bas chez les gens. ». Alors, il est droit dans ses bottes : « Ma mobilisation à moi, elle est claire : c’est que je n’irai jamais chanter dans une région, un département où il y a une ville dirigée officiellement par des gens du Front national. »

Si l’on en croit les plaintes qui s’amoncellent, la drogue dure de Patrick Bruel serait à chercher du côté de ses bas instincts. Tandis qu’il s’enfonce, le RN, lui, continue de monter. Il se pourrait qu’en 2027, l’un soit au pouvoir et l’autre… la Justice le dira.


Marie Delarue
, dans BV

. Attaque « barbare » en Irlande du Nord : « Le peuple britannique en a assez ! »

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#webtube : Ce 8 juin, un homme d’origine soudanaise a été arrêté à Belfast alors qu’il aurait tenté d’égorger un individu. Vive émotion au Royaume-Uni. Alors que la colère n’est pas encore retombée outre-Manche suite à la mort du jeune Henry Nowak et au procès de son meurtrier, une nouvelle scène d’une violence inédite relance le débat sur l’immigration. Ce 8 juin au soir, un homme d’origine africaine a été filmé dans les rues de Belfast en train de poignarder et de tenter de décapiter un autre individu gisant au sol. Une « attaque horrible », selon Keir Starmer, le Premier ministre britannique, qui promet n’avoir « aucune tolérance pour les scènes de violence abominables comme celles-ci ».

Blessé au visage, au cou et au dos

Ce 8 juin, peu après 22 heures, la police est appelée au nord de Belfast (Irlande du Nord). Un homme, « âgé d’une quarantaine d’années », est transporté d’urgence à l’hôpital dans un état « grave ». Il présente « d’importantes blessures au visage, au cou et au dos », précisent les forces de l’ordre. Peu après, un individu d’une trentaine d’années d’origine africaine, désarmé par de courageux passants, est arrêté pour suspicion de tentative de meurtre. Il est aujourd’hui placé en garde à vue. Une enquête est en cours pour tenter d’établir le mobile de l’attaque. Au fil de l’enquête, il apparaît finalement que le suspect est « soudanais et non somalien, comme on le croyait initialement. »

« Je tiens à rassurer la communauté locale que nous traitons cette attaque avec le plus grand sérieux. Notre enquête se poursuit à un rythme soutenu » assure la police locale qui « exhorte fortement les membres du public à ne pas partager ou à republier les images [de l’attaque qui circulent en ligne] ». « Cela risque de causer d’autres traumatismes aux proches de l’homme blessé et peut avoir un impact sur l’enquête en cours », ajoutent les forces de l’ordre.

Des appels à la fermeté migratoire

Les images de cette violente et choquante agression, déjà visionnées des dizaines de milliers de fois, n’ont pas manqué de déclencher une vague de contestation au Royaume-Uni. « Assez » a ainsi d’abord commenté Rupert Lowe, député et membre du parti Restore Britain, avant de demander officiellement au Premier ministre de rendre publics « tous les détails concernant la nationalité, le statut migratoire et la religion de ce sauvage ». « Nous devons cesser d’héberger ceux qui souhaitent décapiter des enfants, poursuit l’homme politique. Un grand nombre de personnes doivent être expulsées de notre pays. […] Le peuple britannique en a assez ! ».

Nigel Farage, chef de file de Reform UK, appelle lui aussi les « autorités à révéler immédiatement l’identité et le statut de l’assaillant ». Le militant anti-immigration Tommy Robinson exige de son côté la démission du gouvernement actuel : « Assez, c’est assez ». « Les images vidéo qui circulent en ligne semblent montrer une tentative de décapitation. Si cela est confirmé, il s’agirait d’un acte de violence barbare qui n’a sa place nulle part en Irlande, abonde Kenn O’Flynn, membre du Parlement irlandais. Il existe un grave problème d’ordre public et de sécurité en Irlande, qui doit être traité. » Enfin, la chef de file du Parti conservateur, Kemi Badenoch, s’est dit « absolument horrifiée » par l’attaque survenue à Belfast. « S’agit-il de quelqu’un qui n’aurait pas dû se trouver dans notre pays ? Y a-t-il eu des défaillances dans le contrôle de nos frontières ? » s’est-elle ensuite interrogée à propos du profil de l’agresseur.

L’agression de Belfast entraîne des réactions au-delà même des frontières du Royaume-Uni. Santiago Abascal, leader du parti espagnol Vox, a ainsi écrit sur ses réseaux sociaux : « L’Europe n’est pas condamnée à coexister passivement avec ceux qui la poignardent, l’égorgent et la violent en pleine rue tous les jours. Il existe un autre chemin. Il existe un autre avenir. Intolérance totale face à cette barbarie, et expulsions immédiates. » Elon Musk, également, a commenté d’un mot qui dit tout : « Assez ».

Clémence de Longraye, dans BV

. L’ignoble Zelensky honore officiellement les bourreaux du nazisme, l’UE se tait !

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#webtube : Non, le nazisme n’est pas mort. Évidemment, les médias russophobes n’en parleront pas. Comment l’UE, qui brandit sans arrêt l’étendard des valeurs humanistes, peut-elle encore envisager d’accueillir l’Ukraine en son sein ? La russophobie en Europe primerait-elle sur le combat contre le nazisme et l’antisémitisme ? On s’interroge.

Ceux qui nient depuis 2022 que la clique au pouvoir à Kiev est un régime mafieux, corrompu et profondément nazifié sont des complices inexcusables de cette ignominie. Zelensky ne se contente plus de vénérer Stepan Bandera. 

Poutine a raison, c’est bien un régime profondément nazifié qui sévit à Kiev et qu’il faut chasser du pouvoir. Les preuves sont éclatantes.

Par deux fois en une semaine, Zelensky vient  de confirmer que l’Ukraine vénère et honore des bourreaux  qui ont massacré des Polonais et des Juifs par centaines de milliers au cours du conflit mondial.

Il y a huit jours, Kiev a rapatrié et ré-inhumé le chef de l’Organisation des nationalistes ukrainiens, Andriy Melnyk. Assistant à la cérémonie, Zelensky a qualifié  de « grande figure nationaliste » le bourreau aux mains rouges du sang de ses victimes.

https://www.pcf71-ducharolais.com/2026/05/zelenky-honore-les-nazi.html

Rappelons que les membres de cette organisation ont combattu au sein de formations SS et pris part à la déportation et au massacre de juifs et de milliers de civils polonais en Volhynie  au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Et le vendredi 29 mai, Zelensky a récidivé, en baptisant une unité militaire « Héros de l’UPA », du nom d’une organisation nationaliste de la Seconde Guerre mondiale. Or, Varsovie accuse cette unité d’être responsable de la mort de 100 000 Polonais. L’UPA, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, branche armée d’un mouvement indépendantiste, avait collaboré avec les nazis contre les Soviétiques. Il est clair que la russophobie ambiante est restée intacte.

Il va de soi que cette décision de Zelensky blesse profondément les Polonais, qui viennent de lui décerner la plus haute distinction nationale : l’ordre de l’Aigle blanc, dont le retrait serait dorénavant à l’étude.

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/le-choix-par-kiev-d-une-reference-historique-douloureuse-fache-varsovie_8035499.html

Bien que principal allié de l’Ukraine depuis 2022, la Pologne attend toujours que Kiev reconnaisse la responsabilité des massacres de Volhynie, perpétrés sur des Polonais par des nationalistes ukrainiens entre 1943 et 1945.

On en est loin, car Zelensky envisage de créer un Panthéon des héros du pays, pour rassembler le peuple ukrainien autour de ses grandes figures indépendantistes. Les bourreaux nationalistes y figureront en bonne place.

Voilà dévoilé au grand jour le pays modèle que soutient l’Europe, qui prétend défendre la démocratie, la liberté et combattre l’antisémitisme.

C’est donc le loup dans la bergerie que nous allons accueillir ?

« Kiev se ferme la porte de l’UE » déclare une voix de Varsovie. On aimerait le croire. Mais à Bruxelles, la russophobie est telle qu’on ne se pince plus le nez  quand flottent des effluves néonazies.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. L’IA : Le point de non-retour est atteint – Maxime Fournes

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#webtube : Dans cet épisode, un ancien ingénieur en intelligence artificielle tire la sonnette d’alarme : selon une partie des experts du secteur, il existerait jusqu’à 10 à 30 % de risque d’extinction humaine si le développement de l’IA continue sans contrôle . Entre course mondiale incontrôlable, systèmes déjà jugés “trop dangereux pour être publiés” et incapacité actuelle à garantir leur sécurité, l’humanité pourrait être beaucoup plus proche qu’on ne le pense d’un basculement majeur. Peut-on encore reprendre le contrôle ? Ou sommes-nous déjà allés trop loin ?


00:00
– Intro 00:38 – L’alerte sur l’IA 07:30 – Contexte sur l’IA 16:38 – Compétition toxique 21:40 – Le problème Mythos 32:34 – Les mensonges sur l’IA 35:42 – On a ouvert la boîte de Pandore 42:25 – Peut-on débrancher l’IA ? 49:59 – La bulle IA existe ? 58:03 – Militarisation de l’IA

Source : LIMIT

. Faut-il instaurer les statistiques ethniques ?

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#webtube : Les statistiques ethniques : un tabou pour la société française, comme si nos élites redoutaient par-dessus tout de regarder en face la réalité. Face à Nadir Kahia, ancien président de Banlieue Plus, qui s’y oppose, François Bousquet explique pourquoi il est plus indispensable que jamais de les autoriser. Car à force de refuser de nommer le réel, la France s’est enfermée dans ce que Bousquet appelle la « loi des trois D » : le déni, le délit, le délire. Déni des fractures, délit de les évoquer, délire des discours officiels qui prétendent encore que la société française demeure homogène. Un débat de fond.

François Bousquet, Revue Eléments

. Royaume-Uni : Scotland Yard et la police gangrénées par le wokisme : un ancien responsable brise l’omerta

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#webtube : Un ancien cadre de la police métropolitaine londonienne vient de publier un réquisitoire sans précédent contre Scotland Yard. Rick Prior dénonce une institution « capturée par le virus woke », qui aurait depuis plus d’une décennie cessé de traiter les citoyens de manière égale devant la loi. Une bombe lâchée dans le sillage du meurtre d’Henry Nowak — et qui confirme ce que beaucoup soupçonnaient.

« Égalité des résultats » contre égalité devant la loi

Rick Prior, ancien président de la Fédération de la police métropolitaine, a publié la préface d’un rapport de la Free Speech Union dans lequel il décrit une institution qui aurait, depuis plus de dix ans, substitué à l’égalité de traitement devant la loi un objectif d’égalité des résultats entre groupes ethniques. Une distinction fondamentale : là où l’égalité de traitement implique d’appliquer la même règle à tous, l’égalité des résultats impose d’ajuster les interventions policières en fonction de la composition ethnique des personnes concernées.

Ce glissement ne serait pas resté théorique. Prior cite plusieurs exemples concrets. En 2022, deux hauts responsables ont été reconnus coupables par un tribunal d’avoir discriminé un inspecteur blanc, écarté d’un processus de promotion au profit d’un candidat moins qualifié. Il décrit également une politique de rotation forcée des officiers d’élite des unités armées, destinée à « diversifier » ces unités — au prix, selon lui, d’une perte significative de compétences opérationnelles.

Plus préoccupant encore, Prior évoque l’existence de ce qu’une haute responsable de la Met aurait appelé une « matrice de disproportionnalité » : un système permettant d’évaluer quelles infractions « mineures », si elles sont poursuivies, risquent de mettre la police en conflit statistiquement disproportionné avec la communauté noire — autrement dit, un outil institutionnalisant le traitement différencié des citoyens selon leur origine. La direction de la Met a démenti l’existence d’un tel dispositif.

L’affaire Nowak comme révélateur

C’est dans ce contexte que Prior replace le meurtre d’Henry Nowak, 18 ans, poignardé à Southampton par Vickrum Digwa, qui avait préalablement accusé sa victime de propos racistes pour détourner l’attention des policiers. Les agents présents, conditionnés à traiter en priorité toute accusation à caractère racial, avaient menotté le jeune homme en train de mourir plutôt que de neutraliser son agresseur.

Prior formule la question qui résume l’ensemble de sa critique : pourquoi des policiers ont-ils passé des menottes aux mains livides et inertes d’un mourant, au lieu de lui porter secours ? Sa réponse : non pas la malveillance individuelle, mais une formation et une culture institutionnelle qui ont conditionné ces agents à traiter mécaniquement le signalement d’un incident racial, au détriment du simple réflexe de sauver une vie.

Il appelle l’instance indépendante de contrôle de la police à examiner en profondeur les circonstances de cette arrestation.

Un lanceur d’alerte écarté, puis reclassé

Le parcours de Prior au sein de la Met illustre les mécanismes d’autocensure à l’œuvre. Suspendu en 2024 après avoir exprimé publiquement ses préoccupations sur la peur des accusations de racisme au sein des forces, il a obtenu gain de cause devant la Haute Cour, qui a jugé son traitement illégal. On lui a alors confié la rédaction de nouvelles directives sur les politiques de formations à la diversité — une mission qu’il a prise au sérieux, proposant notamment que les officiers s’abstiennent de porter des symboles politiques en service.

Ses propositions n’ont jamais été adoptées. On lui a suggéré qu’il serait « mieux ailleurs ». Affecté à la direction de la culture, de la diversité et de l’inclusion — qui occupe selon lui l’intégralité du deuxième étage de New Scotland Yard — il n’y a pas duré une semaine. Son tort : avoir demandé poliment pourquoi une superviseure civile incluait ses pronoms préférés dans sa signature officielle de messagerie.

Prior remonte l’origine de cette dérive au rapport Macpherson de 1999, consécutif au meurtre de Stephen Lawrence, qui avait introduit la notion de « racisme institutionnel » au sein des forces de l’ordre britanniques. Il rejoint en cela d’anciennes figures du camp travailliste, dont l’ancien ministre de l’Intérieur Jack Straw, qui ont appelé à réévaluer l’héritage de ce rapport. La mort de George Floyd aux États-Unis en 2020 aurait représenté un point de bascule supplémentaire, transformant une idéologie en politique formelle au sein de la Met.

La direction de Scotland Yard a répondu que la force « exerce sans faveur ni peur et s’efforce de servir toutes les communautés de manière égale ». Comme Orwel écrivit que « Le mensonge c’est la vérité ». Plus personne n’y croit

breizh-info.com

. Coupe du monde 2026 : présentation des groupes A [Calendrier, compos, pronos]

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#webtube : Le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 sera donné le 11 juin avec le choc d’ouverture Mexique – Afrique du Sud au mythique Stade Azteca. Présentation complète du Groupe A : quatre nations, quatre destins, et un tournoi qui s’annonce plus ouvert qu’il n’y paraît.

Les quatre équipes

Mexique 🇲🇽 Co-organisateur avec les États-Unis et le Canada, le Mexique entre dans ce Mondial avec la pression particulière d’un pays hôte qui n’a jamais dépassé les quarts de finale — et ce record remonte à 1986, sur ce même sol. La sélection de Javier Aguirre a l’avantage considérable d’évoluer devant son public dans un Azteca en feu, et la victoire en Gold Cup CONCACAF 2025 face aux États-Unis (2-1) a redonné confiance à l’ensemble du groupe.

Côté effectif, le Mexique peut s’appuyer sur un groupe expérimenté. Dans les buts, Guillermo Ochoa, l’homme des grandes occasions. Au milieu, Edson Álvarez (West Ham) dictera le tempo. Devant, la question est de savoir qui de Santiago Giménez (AC Milan) ou Raúl Jiménez (Fulham, 34 ans, 44 buts en 123 sélections) portera l’attaque. Les deux pourraient cohabiter, et l’un comme l’autre sait se montrer décisif dans les moments qui comptent. Le risque ? N’avoir disputé aucun match de qualification, ce qui laisse planer un doute sur l’aguerrissement compétitif du groupe.

Pronostic : 1er du groupe

Afrique du Sud 🇿🇦 Les Bafana Bafana reviennent sur la scène mondiale pour la première fois depuis qu’ils l’avaient organisée en 2010 — où ils avaient créé la surprise en battant la France (2-1). Qualifiés devant le Nigeria au terme d’une campagne africaine solide, ils abordent ce Mondial comme outsiders assumés, sous la houlette du sélectionneur belge Hugo Broos.

L’équipe est compacte, difficile à manœuvrer, techniquement correcte. Son point fort est son organisation défensive, emmenée par le gardien capitaine Ronwen Williams (Mamelodi Sundowns). Le moteur du jeu est Teboho Mokoena, 29 ans, milieu box-to-box explosif capable de buts spectaculaires — un joueur que ce Mondial pourrait révéler à l’Europe. Devant, Lyle Foster (Burnley) devra apporter la percussion qui manque parfois à l’équipe. Le nouveau format du Mondial — les huit meilleurs troisièmes sont qualifiés pour le tour suivant — leur offre une porte de sortie même en cas d’élimination au premier rang.

Pronostic : 4e

Corée du Sud 🇰🇷 Onzième qualification consécutive, seuls l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et l’Espagne font mieux. La Corée du Sud est une habituée des phases finales, même si le fabuleux parcours de 2002 (quatrième place sur sol coréen et japonais) reste le sommet indépassé d’une génération entière.

L’ossature est solide : Kim Min-jae (Bayern Munich) en défense centrale, Lee Kang-in (PSG) comme cerveau offensif, et toujours Son Heung-min — désormais à Los Angeles — comme référence d’expérience et de leadership. L’équipe est rapide, technique, bien organisée. Elle souffre en revanche sur les plans physique et aérien face aux équipes de premier rang, et sa forme récente est inégale : lourde défaite 0-5 contre le Brésil en octobre 2025, défaite 0-4 contre la Côte d’Ivoire en mars. Des signaux à surveiller.

Pronostic : 2e ou 3e du groupe

République tchèque 🇨🇿 La Tchéquie revient en Coupe du monde pour la première fois depuis 2006 — et sa seule participation depuis l’indépendance vis-à-vis de la Slovaquie en 1993. Elle a arraché sa qualification in extremis lors des barrages européens en mars, s’imposant aux tirs au but face à la République d’Irlande puis face au Danemark, après avoir été menée ou rejoint deux fois dans chaque rencontre. Une qualification à l’arraché, mais une qualification quand même, et peut-être un gage de caractère.

L’équipe de Miroslav Koubek est physique, directe, puissante dans les airs. Tomas Soucek (West Ham) en est le moteur au milieu, Patrik Schick la principale menace devant. Le manque de régularité lors des qualifications — défaite 5-1 contre la Croatie, nul 0-0 à domicile contre les Féroé — interroge. Mais face à la Corée du Sud et à l’Afrique du Sud, leur profil physique peut faire des dégâts.

Pronostic : 2e ou 3e

Le calendrier (horaires français)

— 11 juin, 21h00 : Mexique – Afrique du Sud | Stade Azteca, Mexico City — 12 juin, 04h00 : Corée du Sud – République tchèque | Estadio Akron, Guadalajara — 18 juin, 18h00 : République tchèque – Afrique du Sud | Atlanta Stadium — 19 juin, 03h00 : Mexique – Corée du Sud | Estadio Akron, Guadalajara — 25 juin, 03h00 : Afrique du Sud – Corée du Sud | Stade de Monterrey — 25 juin, 03h00 : République tchèque – Mexique | Stade Azteca, Mexico City

Notre pronostic final

Le Mexique devrait dominer le groupe, porté par son public et son expérience. La Corée du Sud, malgré ses récents résultats en dents de scie, a suffisamment de talent pour prendre la deuxième place à moins que la République tchèque vienne se glisse en seconde position. Les deux devraient passer au moins parmi les meilleurs troisièmes selon le nouveau format élargi. L’affiche à ne pas rater : Mexique – Corée du Sud le 19 juin, qui pourrait valoir un ticket pour les seizièmes de finale. L’Afrique du Sud va retourner rapidement à la maison

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. Délit d’opinion : Aurore Bergé présente son projet de loi liberticide et Orwellien le 1er juillet

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
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#webtube : Le gouvernement remet le couvert. Après le retrait en avril dernier de la très décriée proposition de loi Yadan — qui avait suscité une levée de boucliers y compris dans les rangs des professionnels du droit — la ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a annoncé le 6 juin la présentation d’un nouveau texte en Conseil des ministres le 1er juillet. Dix articles. Un objectif affiché : élargir, durcir, judiciariser davantage ce que ses promoteurs appellent la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, et que ses détracteurs qualifient sans ambages de répression de la pensée.

Les objectifs du liberticide projet de loi #Berger
– étendre les possibilités des associations de se porter partie civile pour délit d’opinion ( pour permettre à SOS Racisme , la LICRA, la LDH et à leurs avocats de se faire plus de pognon),
– étendre le pouvoir des juges… https://t.co/4CYGExeLh4

— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) June 7, 2026

Un arsenal répressif étendu

Le texte, déjà transmis au Conseil d’État, recycle plusieurs mesures du projet Yadan que le gouvernement avait pourtant enterré sous la pression. Il prévoit notamment d’élargir le champ du délit de négationnisme, déjà passablement extensible dans ses contours actuels. La ministre a résumé la philosophie du texte d’une formule : désormais, assure-t-elle, « plus personne ne pourra nier un crime contre l’humanité ». Une affirmation qui soulève une question simple : qui définit ce qui constitue un crime contre l’humanité, et selon quel consensus ?

Le projet ouvre également aux associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme — SOS Racisme, LICRA, LDH et consorts — la possibilité élargie de se constituer partie civile dans les procédures judiciaires. Autrement dit, des structures militantes et idéologiquement orientées se verront dotées d’un levier juridique supplémentaire pour poursuivre des particuliers ou des élus au nom d’infractions d’opinion. Un mécanisme qui, de facto, transforme ces associations en acteurs judiciaires de plein exercice, avec tout ce que cela implique en termes de pression sur la liberté d’expression.

L’inéligibilité comme outil politique

La mesure la plus lourde de conséquences reste l’instauration d’une peine d’inéligibilité pour les personnes condamnées pour racisme, antisémitisme, négationnisme ou apologie de crimes contre l’humanité. Emmanuel Macron avait lui-même porté cette idée. Elle figure désormais dans le texte de Bergé.

Le principe est simple dans sa formulation, redoutable dans ses effets potentiels : un juge pourra mettre fin à la carrière politique d’un élu sur la base d’une condamnation pour délit d’opinion. Le cas du député ex-RN de l’Yonne David Grenon, condamné à une amende avec sursis pour des propos jugés racistes, est d’ores et déjà cité en exemple par les promoteurs du texte. Celui d’Éric Zemmour, condamné à plusieurs reprises pour injure à caractère raciste, l’est tout autant. Dans les deux cas, la peine d’inéligibilité aurait pu s’appliquer. Ce que le gouvernement présente comme un impératif d’exemplarité républicaine ressemble davantage, vu sous un autre angle, à la création d’un instrument juridique permettant à une justice politisée d’éliminer des adversaires électoraux gênants.

Garde à vue, censure en ligne, plaintes administratives

Le texte va plus loin encore. Il permettrait aux magistrats de recourir plus facilement à des mandats de dépôt ou d’arrêt contre ce qu’il désigne comme des « multirécidivistes de la haine » — une catégorie dont les contours restent, là encore, définis par la même logique subjective. Il prévoit par ailleurs un renforcement de la censure sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux, et ouvre la possibilité à l’administration de se substituer à ses agents pour déposer des plaintes en leur nom.

L’ensemble dessine un dispositif cohérent dans sa logique : étendre le champ pénal du délit d’opinion, multiplier les acteurs habilités à engager des poursuites, faciliter les mesures privatives de liberté, et amplifier la censure en ligne. Le tout dans un pays dont les tribunaux correctionnels croulent déjà sous les affaires en attente, et où des procédures pour pédocriminalité restent enterrées faute de moyens.

Ce qui fait dire à Jean-Yves Le Gallou la chose suivante : « La priorité des Français c’est la lutte contre les violences réelles, les crimes physiques: vols, pillages, viols d’enfants. Mais la priorité des pouvoirs politiques, policiers et judiciaires ce sont les crimes contre la pensée. Les moyens de la justice sont détournés de leurs finalités »

Aurore Bergé ne s’en cache pas. Le texte, dit-elle, enverra « un signal républicain et de concorde absolument essentiel, à un an de l’élection présidentielle ». La France ancienne terre des libertés aura noté.

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. Planning familial, CGT : lorsque le RN fait le ménage

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#webtube : L’information s’est propagée comme une traînée de poudre dans la plupart des médias : la municipalité RN de Carpentras vient de supprimer la subvention annuelle que ses prédécesseurs de gauche allouait au Planning familial. La somme ne va pas chercher bien loin : 3.000 euros. Sur un budget de fonctionnement qui dépasse les 46 millions d’euros, c’est à peine l’épaisseur du trait. Mais c’est symbolique.

À Carpentras, le Planning familial renvoyé dans ses buts

« Symbolique » est d’ailleurs l’adjectif employé par la présidente du Planning de Vaucluse qui s’attendait à cette décision : « On avait compris que c’était mal parti pour la reconduction de cette subvention allouée depuis fort longtemps », a-t-elle déclaré à l’AFP. Et d’expliquer que cette somme n’est pas grand-chose parmi « les centaines de milliers d’euros de budget global, mais sa suppression est symbolique : on est sans cesse en train de montrer notre engagement, notre investissement, dans une démarche de prévention, d’éducation populaire et auprès d’un public vulnérable ». Une « éducation populaire » qui enseigne, souvenons-nous que « des hommes aussi peuvent être enceints ». Évidemment, l’Observatoire des mairies RN s’est jeté sur l’affaire : « L’extrême droite s’attaque à nouveau aux droits des femmes, des minorités sexuelles, des enfants ainsi qu’à la santé et la prévention ». C’est fou ce qu’on peut faire avec seulement 3.000 euros…

Hervé de Lépinau, maire de Carpentras, a réagi sur X en rappelant quelques fondamentaux qui ont probablement échappé à l’Observatoire des mairies RN : « Je respecte simplement la loi : une collectivité territoriale n’a pas à financer une association politisée, en application du principe de neutralité du service public municipal. Bonne journée. » Et de rafraîchir les mémoires en republiant le communiqué que le Planning familial de Vaucluse avait pondu en juin 2024 : « Pour lutter contre l’extrême droite, le Planning familial appelle à voter pour le Nouveau Front populaire… » Effectivement, ça s’appelle faire de la politique, pas de l’éducation populaire. Donc, fin de la blague.

À Carcassonne, la CGT joue les squatteurs

Autre histoire, cette fois-ci à Carcassonne. Elle aussi a fait le tour des médias. Christophe Barthès, nouveau maire RN, a décidé de récupérer un bâtiment appartenant à la commune et que la CGT occupe gratuitement depuis des lustres, sans aucun titre d’occupation. Tout était gratuit, affirme le maire : les fluides, l’énergie, le chauffage. Gratuit, pas pour la commune et donc pour les contribuables. Un détail de l’histoire, sans doute, pour la CGT. S’il fallait évaluer cette occupation, on serait sans doute effaré de ce que cela a coûté à la collectivité. Dans un monde normal, on imagine qu’un occupant, qui aurait ainsi largement profité de l’aubaine, quitterait les lieux discrètement sans demander son reste en se disant : « Bon, on en a quand même bien profité pendant des décennies, on se doutait bien qu’un jour… » Mais non. La CGT n’a pas quitté les lieux malgré la venue d’un huissier. « Les squatteurs, c’est terminé ! », s’est exclamé le truculent édile. La CGT se victimise et a même reçu le soutien politique de la présidente socialiste de la région, Carole Delga. Un soutien qui n’est pas allé jusqu’à proposer de payer le loyer…

À ce sujet — Homme enceint : Le gouvernement soutient « pleinement » le Planning familial…

Au fond, à Carpentras comme à Carcassonne, c’est un peu la même histoire. Des associations, des syndicats crachent en permanence sur le RN, appellent à « faire barrage » contre lui à chaque élection, sortant allègrement du cadre de leur action associative ou syndicale, et il faudrait en plus, une fois que le RN est aux affaires, que les collectivités qu’ils dirigent continuent de les subventionner, les loger, sans même d’ailleurs se poser la question de l’opportunité des deniers publics engagés. Parce que, vous savez, on a toujours fait comme ça… Un peu comme ces artistes qui vomissent Bolloré mais chouinent lorsque le Cave – pardon, Canal – se rebiffe en menaçant de ne plus cracher au bassinet. Un peu de cohérence, que diable !


Georges Michel
, dans BV