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#webtube : Aucun programme promettant la lune n’a la moindre chance d’être appliqué avec une dette incontrôlable qui s’autoalimente. Car il faut bien comprendre que nous empruntons au taux de 4 % pour rembourser de vieux emprunts à taux zéro, parce que les cigales de Bercy, aux ordres de Macron, ont été des contre-modèles de sagesse et de prudence, pour ne pas dire des irresponsables.
Quand les taux oscillaient autour de zéro entre 2015 et 2022, la sagesse eût été d’emprunter « gratuitement » pour rembourser les emprunts anciens contractés à des taux positifs. Au lieu de quoi, nos lumières comme Bruno Le Maire ont distribué l’argent à tout va, sans penser une seule seconde que les taux remonteraient tôt ou tard.

Le résultat de cette folie est que notre dette augmente alors que la croissance est passée sous les 1 %.
Elle atteint désormais 3536 milliards pour un PIB de 3030 milliards. En 2030, la dette explosera quel que soit le programme économique de chaque parti. Car si on obtient une croissance de 1 % avec une inflation de 2 %, cela donne une croissance nominale du PIB de 3 %. Le taux d’emprunt étant de 4 %, la dette ne peut qu’augmenter.
Et plus elle augmente, plus les prêteurs sont frileux et plus les taux augmentent avec la prime de risque.
Un cocktail issu des analyses d’institutions financières (L’Institut Montaigne, L’OFCE, La direction générale du Trésor et Le Ministère des Finances, Le Haut Conseil des finances publiques) scrutant les programmes économiques des candidats, donne le tableau suivant, avec les données économiques officielles les plus récentes (Rapport de juillet 2026) et des chiffrages de l’Institut Montaigne. Ce tableau intègre le programme de Raphaël Glucksmann.
Simulation macroéconomique complète de la dette et des intérêts en 2030 (Base PIB : 3 350 Md€)
| Scénario Politique / Candidat | % du PIB prévu | Dette totale en 2030 | Taux moyen réaliste du stock (Horizon 2030) | Intérêts annuels réels à payer en 2030 | Dynamique budgétaire réelle |
|---|---|---|---|---|---|
| La France Insoumise (LFI) | 138 % | 4 623 milliards € | 3,50 % (Taux + forte prime de risque) | 161,8 milliards € | Rupture budgétaire, fort déficit non financé. |
| Parti Socialiste (PS) | 132 % | 4 422 milliards € | 3,10 % (Inertie du stock + légères tensions) | 137,0 milliards € | Dépenses sociales fortes, fiscalité insuffisante. |
| Centristes / Macronie (Fil de l’eau) | 130,5 % | 4 371 milliards € | 2,90 % (Trajectoire actuelle sans réformes) | 126,7 milliards € | Statu quo, glissement continu du déficit. |
| Raphaël Glucksmann (Place publique) | 128 % | 4 288 milliards € | 2,90 % (Confiance BCE, pas de prime) | 124,3 milliards € | Choc d’investissement vert 100% gagé par l’impôt. |
| Reconquête ! | 127 % | 4 254 milliards € | 3,30 % (Prime de risque liée aux tensions UE) | 140,3 milliards € | Suppressions massives d’impôts compensées par des coupes drastiques. |
| Rassemblement National (RN) | 135 % | 4 522 milliards € | 3,30 % (Prime de risque liée aux frictions UE) | 149,2 milliards € | Baisses de taxes massives + hausse des dépenses. |
| Droite (LR) / Bloc Central Dur | 123 % | 4 120 milliards € | 2,85 % (Crédibilité par l’austérité stricte) | 117,4 milliards € | Rigueur budgétaire, coupes sévères dans le social. |
On voit bien que dans tous les scénarios, la dette augmente malgré tout en pourcentage du PIB. On notera aussi que les économies drastiques envisagées par Reconquête, couplées à des baisses d’impôts massives, se heurtent à la politique vis-à-vis de l’UE. Le choc frontal avec Bruxelles déplaît aux investisseurs et aux créanciers, ce qui augmente la prime de risque pour nos emprunts. Ce qui entraine une charge de la dette élevée.
Ce tableau intègre pour chaque parti les dépenses nouvelles, les recettes prévues, les économies annoncées et l’impact sur la croissance. Résumons le plus simplement possible :
En admettant que la croissance en volume soit de 1 % et l’inflation de 2 %, la croissance nominale sera de 3 %. Soit 100 milliards pour un PIB de 3350 milliards. La charge moyenne de la dette étant au minimum de 130 milliards, il manque 30 milliards, soit 1 % du PIB. Si la croissance tombe à 0,5% comme en ce moment, ce sera pire.
Où trouver l’argent qui nous sauvera de la faillite ?
La France étant le pays le plus fiscalisé de l’OCDE, augmenter les impôts ne suffira pas. Cela plombera encore plus la croissance et accélérera l’exode des grosses fortunes et des jeunes cerveaux.
L’obstination des politiques à refuser de lutter contre la fraude sociale et fiscale, le refus de diminuer le nombre de fonctionnaires ou de limiter drastiquement l’immigration de déshérités improductifs, comme le font le Canada ou l’Australie, ce qu’il faut craindre, c’est que l’Etat fasse main basse sur l’épargne des Français, un véritable magot de 6590 milliards. C’est cette épargne abondante qui rassure nos créanciers. Les Français sont riches alors que l’Etat est ruiné. Voici le taux d’épargne de la fourmi gauloise :
- Allemagne : 19,6 %
- France : 18,9 %
- Italie : 14,1 %
- Espagne : 12 %
Sur ces 6590 milliards, si on écarte les actions, l’épargne « sécurisée » représente 4350 milliards
– 950 milliards sur les divers livrets
– 1400 milliards d’assurance-vie sur fonds en euros
– 2000 milliards de liquidités (dépôts bancaires et comptes courants)
Il y a plusieurs façons de siphonner ce magot. Rogner les intérêts, orienter les fonds des assurances vie vers les obligations d’Etat. La pire des mesures est le blocage de l’épargne (loi Sapin). Le scénario catastrophe
Depuis 2016, la loi Sapin2 permet à l’Etat de bloquer les comptes en assurance-vie, ou d’en limiter les retraits, pour protéger les banques et les assurances détentrices de la dette publique.
Voilà où nous ont menés les Pieds nickelés qui nous gouvernent. Même la Grèce ou l’Italie empruntent à des taux inférieurs à ceux de la France. Il n’y a chez nos politiques de tous bord aucune volonté de redresser le pays.
À titre de comparaison, regardez ce que donne une immigration du travail en triant les candidats selon des critères d’expérience, de diplômes, d’âge et de besoins économiques, au Canada et en Australie. En France l’immense majorité de l’immigration sous-qualifiée et sous-diplômée émarge au guichet de l’assistanat.
Comparaison des volumes annuels de titres de séjour / visas accordés
| Pays | Volume annuel moyen de visas permanents | Rapporté à la population totale | Part de l’immigration économique (Sélective) |
|---|---|---|---|
| Canada | ~485 000 | ~1,20 % (Très élevé) | ~60 % (Majoritaire) |
| Australie | ~190 000 | ~0,70 % (Élevé) | ~70 % (Très majoritaire) |
| France | ~320 000 | ~0,47 % (Modéré) | ~17 % (Minoritaire) |
Le coût de notre immigration insuffisamment productive dépasse les 100 milliards, soit 3,4 % du PIB selon l’Observatoire de l’immigration et de la démographie. Mais la volonté manifeste de tous nos gouvernants est d’ouvrir toujours plus les vannes.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
