Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Huit minutes et trente secondes. C’est le temps qu’a duré, ce dimanche 18 octobre, l’allocution d’Emmanuel Macron depuis le palais de l’Élysée. Une prise de parole censée répondre à la sidération d’un pays au lendemain d’une journée de guérilla urbaine d’une violence inédite… Juste le temps de s’essuyer les pieds sur les problèmes des Français.
Mais derrière la mine grave et les formules martelées, les Français n’ont trouvé qu’un vide abyssal, une répétition en boucle de recettes éculées qui sonnent désormais comme un aveu d’impuissance. L’effondrement historique de la France, c’est LUI !
D’un côté, la promesse d’une « fermeté intraitable » contre les casseurs, de l’autre, une main tendue et un appel au « dialogue » avec les manifestants et la jeunesse. Ce grand écart rhétorique, devenu la marque de fabrique du macronisme, ne trompe plus le citoyen. L’exécutif promet des sanctions financières immédiates et un suivi judiciaire « exemplaire » auxquels plus personne ne croit. Car la réalité du terrain et celle de nos tribunaux racontent une tout autre histoire.
La grande farce de la « fermeté intraitable »
Sur les 2 400 interpellations massives recensées par le ministère de l’Intérieur lors de ce « samedi noir », dont un record de 855 pour la seule préfecture de Paris, combien feront réellement de la prison ferme ? Le pouvoir ne peut même plus invoquer l’excuse de la minorité : près de 90 % des individus arrêtés sont des majeurs, des pilleurs conscients et des militants de l’ultra-gauche radicale.
L’expérience prouve que les annonces de fermeté de l’Élysée se fracasseront sur la réalité des chiffres. Si l’on s’en tient aux analyses rigoureuses de l’Institut pour la Justice, l’écart entre la condamnation de papier et la cellule réelle est abyssal. Leurs rapports démontrent que près de la moitié des peines de prison ferme prononcées en France ne sont jamais exécutées derrière les barreaux.
En raison des lois qui obligent à aménager les peines, ces sanctions dites « fermes » se transforment automatiquement en détentions à domicile sous bracelet électronique, en travaux d’intérêt général et autres aménagements non dissuasifs. Au bout de cette chaîne du laxisme, face à des tribunaux engorgés et des maisons d’arrêt saturées à plus de 135 % de leur capacité, le couperet statistique tombe : à peine 2 % de ces émeutiers majeurs connaîtront la réalité d’un mandat de dépôt et l’ombre d’une cellule.
Pour les 98 % restants, le « samedi noir » se soldera par des rappels à la loi, des sursis ou des bracelets à domicile. Quant à l’obligation de réparer les « centaines de millions d’euros » de dégâts, l’insolvabilité réelle ou organisée de ces voyous transformera, une fois de plus, les contribuables en éternels payeurs via l’explosion des franchises d’assurance. Il en est ainsi depuis des décennies. La France semble redécouvrir ses faiblesses lors de chaque nouvelle manifestation.
FDO en sous effectifs et sans munitions en pleine intervention !
Pendant que le sommet de l’État peaufine sa communication, les forces de l’ordre ont frôlé le pire. Le bilan est lourd : près de 1 000 policiers et gendarmes blessés en seulement 48 heures. Au-delà du manque flagrant d’effectifs sur le terrain dû à une mobilisation largement sous-estimée par le renseignement territorial, c’est le scandale logistique qui choque. Le pouvoir s’attendait à 200 000 manifestants, ils étaient 550 000. Avec des casseurs majeurs déchaînés.
À Limoges, à Marseille et dans plusieurs quartiers de Paris, des unités d’intervention se sont retrouvées à court de munitions au plus fort des affrontements. Désarmées par le manque de réapprovisionnement face à des foules ultra-violentes et privées de certaines armes intermédiaires par choix politique, les forces de l’ordre ont dû reculer. Une « impuissance organisée » qui témoigne d’un amateurisme total du pouvoir dans le domaine critique du maintien de l’ordre. C’est impardonnable.
Le fusible Nuñez et l’hallali des oppositions
Le symbole de ce fiasco porte un nom : Laurent Nuñez. Poussé dans ses retranchements, le ministre de l’Intérieur a lui-même admis des « défaillances d’anticipation ». Dans la foulée, il a présenté sa démission ce dimanche, promptement refusée par Emmanuel Macron au nom d’un « commandement continu ». S’agit-il d’un sursaut de responsabilité ou d’une simple pièce de théâtre politique orchestrée pour servir de paratonnerre à l’Élysée ? Quoi qu’il en soit, le ministre est désormais un fusible usé, maintenu en poste uniquement pour éviter que la débandade ne remonte directement jusqu’au Président.
Une mise en scène élyséenne qui n’a pas calmé la colère des oppositions. Jugeant le Président « totalement dépassé », le candidat de la droite LR, Bruno Retailleau, a solennellement réclamé l’état d’urgence pour « opposer la force de l’État à la chienlit ». Mais pour une part croissante de la population et de la classe politique, le problème n’est plus à Beauvau, il est à l’Élysée.
Dans les cortèges du week-end, les slogans appelaient directement à la destitution du chef de l’État, un mot d’ordre relayé par des figures souverainistes comme Florian Philippot, qui exige publiquement la démission d’Emmanuel Macron pour restaurer l’autorité de l’État. Épisode qui a permis à Mélenchon, qui souffle constamment sur les braises, de s’exonérer de ses propres responsabilités et de faire porter le chapeau à Macron, « source du chaos ». Chacun joue sa partition…
Hémorragie en école de police et crise des vocations
Ce naufrage opérationnel n’est pas un accident isolé, il est le produit d’une crise structurelle profonde qui vide les rangs des forces de sécurité. Derrière les mots hypocrites de soutien que les politiques prononcent devant les caméras, les policiers et les gendarmes se savent profondément méprisés par le pouvoir et systématiquement lâchés par leur propre hiérarchie dès que la tempête médiatique gronde. Ne se sentant ni respectés par la rue, ni protégés par leurs chefs, ils fuient l’institution.
Le résultat est catastrophique : la crise des vocations a muté en une véritable hémorragie démographique. Chaque année, ce sont des milliers de postes qui restent non pourvus dans les écoles de police et de gendarmerie. Les concours n’attirent plus. Pour tenter de masquer la misère et combler les trous, l’administration en est réduite à abaisser drastiquement les niveaux d’aptitude requis. Ces recrutements en partie bâclés, de candidats peu motivés, conduisent à des vagues de démission dès l’école ou après les premières expériences de terrain. Le « réarmement » des forces de l’ordre tant vanté par l’Élysée n’est plus qu’un slogan de papier : sur le terrain, les rangs sont clairs, et le moral est à zéro.
Fanfaronnades devant l’Ours russe mais pitoyable débandade devant les cagoulés
Telle est la conclusion de ce nouveau naufrage de la République. En refusant de poser le bon diagnostic et en se contentant d’un énième exercice de communication, en l’occurrence raté, Emmanuel Macron a acté hier soir une triste vérité : il n’est qu’un illusionniste et un bonimenteur. Après 10 ans de mandat, son bilan n’est que chaos généralisé, faillite totale et éclatement de la nation. Il nous lègue un vrai risque de guerre civile.
Il y a une ironie cruelle dans ce constat tragique. Alors que notre narcissique Président, totalement inconscient de l’image pitoyable qu’il véhicule, multiplie les postures martiales à l’international, bombant le torse devant l’Ours russe, il s’avère incapable de sécuriser trois artères parisiennes et de mettre au pas quelques milliers de vandales cagoulés.
Cet amateurisme et cette incompétence crasse ne font plus seulement désordre : ils déshonorent la fonction présidentielle et font honte à la France. À moins, bien sûr, que ce chaos persistant et cette stratégie du pourrissement ne servent, in fine, les sombres calculs d’un pouvoir qui espère capitaliser sur la peur pour se maintenir en vie. À suivre…
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
