. Mondial 2026 : l’Écosse fait enfin taire 28 ans d’attente, le Brésil et le Maroc se neutralisent

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#webtube : Il fallait les voir depuis des jours envahir les rues de Boston — kilts, cornemuses, bières à la main, chants dans la nuit du Massachusetts. Quarante mille d’entre eux avaient pris d’assaut le Gillette Stadium de Foxborough pour voir l’Écosse affronter Haïti. Ils n’auront pas été déçus : l’Écosse s’est imposée 1-0 et décroche sa première victoire en phase finale de Coupe du monde depuis 1990 — trente-six ans de disette pour une équipe qui n’avait plus participé à la compétition depuis 1998.

Le but de la délivrance porte la signature de John McGinn, le milieu d’Aston Villa, dont la frappe déviée a trompé le gardien haïtien à la 28e minute. Mais la victoire fut loin d’être tranquille. Les Haïtiens ont produit un football courageux, vif, souvent plus séduisant que celui de leurs adversaires, particulièrement en première période où ils ont dominé la construction et les transitions rapides. C’est essentiellement leur manque de précision dans les derniers mètres qui les a perdus : une tête de Frantzdy Pierrot passée à côté à la 85e minute restera le symbole d’une équipe méritante, qui est rentrée au vestiaire sans rien.

Côté écossais, le jeune Ben Gannon-Doak, ailier de 20 ans peu utilisé à Bournemouth cette saison, a été l’homme des meilleures séquences offensives. Scott McTominay a frappé le poteau en première période. En seconde, l’Écosse a davantage subi qu’elle n’a dominé, et la Tartan Army a commencé à s’impatienter. Jusqu’au coup de sifflet final, célébré dans une communion bruyante au son de Yes Sir, I Can Boogie, le tube de Baccara qu’ont adopté les supporters écossais comme hymne depuis les qualifications. Une victoire laborieuse, mais une victoire quand même — et pour l’Écosse, c’est déjà presque un miracle.

Brésil-Maroc : le choc tant attendu tient ses promesses

Au MetLife Stadium de New York, le premier grand frisson de ce Mondial a eu lieu entre le Brésil et le Maroc. Les deux favoris du groupe C se sont neutralisés 1-1, dans un match d’une intensité rare où les Lions de l’Atlas ont souvent eu le dessus sur une Seleção décevante, incapable pendant de longues minutes d’enchaîner trois passes.

Le Maroc a ouvert le score par Ismael Saibari, superbement lancé en profondeur par Brahim Diaz pour piquer le ballon au-dessus du gardien brésilien. Le jeune Ayyoub Bouaddi, Lillois de 18 ans que le Maroc a soufflé à la France pour ce tournoi, a impressionné par sa maturité au milieu. La réduction du score est venue de Vinicius Junior, dans sa position favorite, rentrant dans l’axe pour déclencher une frappe imparable. C’est le seul moment où le Brésil a vraiment existé offensivement.

En fin de match, Alisson a sauvé ses couleurs sur deux tentatives marocaines successives. Le Maroc aurait pu et peut-être dû l’emporter. Le Brésil s’en sort avec un point et quelques questions sérieuses sur sa forme réelle, en l’absence de Neymar, forfait pour cette rencontre.

Qatar-Suisse : coup de théâtre dans le temps additionnel

À Santa Clara, la Suisse pensait tenir sa victoire jusqu’à la 90e+5 minute. C’était sans compter sur le capitaine qatarien Boualem Khoukhi, auteur d’un but égalisateur in extremis pour arracher le nul 1-1. La Nati avait ouvert le score sur penalty dès la 17e minute par Breel Embolo, et avait gaspillé de nombreuses occasions de se mettre définitivement à l’abri. Le gardien qatarien Mahmud Abunada a réalisé cinq arrêts décisifs pour maintenir son équipe dans la partie. Résultat : dans le groupe B, les quatre équipes — Suisse, Qatar, Canada et Bosnie-Herzégovine — se retrouvent à égalité après la première journée.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’Australie mène 2-0 contre la Turquie à la surprise générale.

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. Ukraine : Azov révèle comment ses drones boostés à l’IA détruisent la logistique russe à 250 kilomètres du front

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#webtube : L’entretien est rare. Un officier du département des systèmes sans pilote du Premier Corps Azov de la Garde nationale ukrainienne a accordé une interview exclusive au média militaire américain The War Zone, offrant un aperçu sans précédent d’une campagne qui est en train de modifier en profondeur l’équilibre logistique du conflit en Ukraine orientale.

La logique de la campagne à moyenne portée

Le principe est d’une clarté stratégique implacable. Plus on s’éloigne de la ligne de contact, plus la concentration de fret ennemi augmente — et plus la superficie à défendre par les Russes devient impossible à saturer. À 50 kilomètres du front, les Russes peuvent concentrer leurs défenses. À 300 kilomètres, la tâche devient mathématiquement intenable. C’est précisément dans cet espace que le Corps Azov a décidé de frapper.

Azov patrols the border areas around Mariupol.

Ukrainian territory must be free of Russian forces. The surest path to achieving this is pushing the « sanitization zone » for enemy logistics closer to Russia itself and occupied Crimea.

Pilots of the First Corps Azov of the… pic.twitter.com/qJLfZljIks

— First Corps Azov of the National Guard of Ukraine (@azov_media) May 25, 2026

« Le sens de cette campagne est de toucher les concentrations de cargo ennemies là où elles sont les plus denses et où leur protection est la plus faible », explique l’officier. La cible n’est pas le fantassin avec son sac à dos près du front, mais les camions lourds, les wagons de chemin de fer, et surtout les camions-citernes de carburant qui alimentent l’ensemble du dispositif russe.

Des drones tactiques transformés en armes opérationnelles

Ce qui rend cette campagne remarquable, c’est qu’elle repose non pas sur des systèmes d’armes coûteux et rares, mais sur des drones à voilure fixe de type kamikaze — les Hornet américains et les Darts — modifiés directement par les unités elles-mêmes. L’ajout de terminaux Starlink et des modifications sur les systèmes de propulsion ont permis de porter la portée maximale de ces engins, conçus initialement pour des missions à 50 kilomètres, jusqu’à 250 kilomètres. « Nous n’augmentons pas le coût de nos équipements. Nous introduisons simplement des modifications techniques », précise l’officier.

Russian rail logistics are now also the target of Midstrike drones, with lines to Crimea being particularly affected. pic.twitter.com/K1BFd0QVov

— Sergio 🇺🇦 🇪🇺 (@SergioCentaurus) June 5, 2026

Ces modifications ont été développées par Azov en interne. Les premiers tests ont débuté en début d’hiver, et le déploiement opérationnel a commencé en janvier ou février 2026. La doctrine tactique a également été repensée de fond en comble, les anciennes procédures ayant été conçues pour des systèmes beaucoup plus onéreux.

L’intelligence artificielle comme multiplicateur de force

L’IA intervient à deux niveaux. D’abord en guidage terminal — ce que l’officier appelle le « last-mile system » — pour assurer la précision finale de l’impact. Ensuite en identification autonome des cibles lorsque le drone opère en mode automatique : il peut reconnaître le type de véhicule et décider d’engager sans intervention humaine. Cela permet de lancer plusieurs drones simultanément sur des zones étendues.

Toutefois, la politique d’Azov est de maintenir un opérateur humain dans la boucle de décision finale. « Techniquement, les hommes peuvent être exclus du processus, mais notre politique est que la décision finale appartient à l’opérateur », précise l’officier.

Un exemple illustratif a été capturé en vidéo : un premier drone surveille et identifie la cible pendant qu’un second frappe.

Des effets concrets sur la logistique russe

Les résultats sont tangibles. Des pénuries de carburant ont été signalées non seulement en Crimée mais dans l’ensemble des territoires sous contrôle russe. « Le carburant, c’est le sang de la guerre », résume l’officier. Détruire un véhicule léger près du front ne représente que quarante litres de carburant. Détruire un camion-citerne en profondeur, c’est plusieurs tonnes.

Face à cette menace, les Russes ont multiplié les contre-mesures désespérées : filets anti-drones déployés loin à l’arrière, hommes armés de fusils à pompe postés tous les cinquante mètres le long des routes critiques, et même des camions repeints en motifs zébrés ou feuillages censés tromper les algorithmes de reconnaissance d’image. L’officier estime que la guerre électronique ne représente qu’environ 10 % des efforts russes de neutralisation — le reste relevant de moyens physiques. Et pour l’heure, aucune de ces contre-mesures ne s’avère efficace.

L’officier formule une recommandation directe aux États-Unis, dont il salue la fourniture des drones Hornet tout en pointant une lacune structurelle : « Si vous achetez des Hornet pour vos unités, vous aurez de bons drones tactiques. Mais si vous voulez en extraire tous les bénéfices, vous devrez modifier la structure de vos unités pour y intégrer des laboratoires de reconfiguration. »

Plus largement, sa conclusion sur l’issue du conflit tranche avec les analyses conventionnelles fondées sur le nombre de chars ou d’avions : « La victoire appartiendra au camp capable de s’adapter le plus vite, pas à celui qui dispose de plus de ressources. »

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. Irlande du Nord : la vague de violence à Belfast décryptée par Yann Vallerie sur Cnews [Vidéo]

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#webtube : Des milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi dans le centre de Belfast pour dénoncer la vague de violence qui a touché la ville, à la suite d’une attaque au couteau pour laquelle un Soudanais a été inculpé, ainsi que des émeutes anti-immigrés qui ont suivi. Le journaliste Yann Vallerie décrypte ces violences à l’invitation de Mathieu Bock-Côté.

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. À LFI, Jean-Luc Mélenchon déjà poussé vers la sortie ?

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#webtube : Le « Grand remplacement » vanté par le leader insoumis finira-t-il par toucher son propre parti ? Un vent de dégagisme souffle-t-il à l’extrême gauche ? Ce mardi 9 juin, Nadège Abomangoli, députée LFI de Seine-Saint-Denis, était de passage sur le plateau de France 24. Elle y a défendu le slogan « On est chez nous », jadis taxé de xénophobie lorsqu’il était porté par des électeurs du FN et désormais scandé en toute impunité par des militants LFI. « C’est une manière de dire que la France accueille d’égale manière ses enfants, son peuple et qu’on est effectivement chez nous », a ainsi expliqué la première vice-présidente de l’Assemblée nationale. Quel est ce « peuple » qui est désormais « chez lui » en France ? Quel est le sort réservé à ceux qui n’ont pas été « accueillis » ici, mais qui y ont toujours vécu ? L’élue d’extrême gauche n’en dira pas davantage.

La discussion s’est ensuite portée sur le phénomène de remplacement qui touche spécifiquement la classe politique. « Est-ce que LFI ne donne pas encore assez de place aux gens issus de l’immigration ? », a ainsi interrogé le journaliste Frédéric Rivière. « Oui, nous assumons que la prise en charge de responsabilités, et pas seulement politiques, doit être partagée parce que la France d’aujourd’hui c’est pas la France d’hier », a répondu Mme Abomangoli, assurant que son parti mettra ce principe en pratique lors « des scrutins qui sont devant nous ». Est-ce à dire que Jean-Luc Mélenchon, vieux mâle blanc hétérosexuel, est appelé, lui aussi, à être prochainement grand-remplacé par sa « nouvelle France » chérie ? « On a cette figure tutélaire qui est Jean-Luc Mélenchon, nous pensons que c’est le meilleur candidat… mais nous avons aussi une équipe à mettre en avant et qui incarne cette nouvelle France », a répondu la députée, ménageant la chèvre et le chou.

Entre les lignes, doit-on comprend que « l’équipe » en question ronge son frein et attend impatiemment la fin de l’élection présidentielle pour éjecter la vieille « figure tutélaire » et prendre les rênes de l’extrême gauche française ? On peut se poser la question. « On l’avait largement prédit qu’ils allaient tous se faire remplacer dans leur propre parti politique », a ainsi écrit un internaute, en commentaire de l’interview de Mme Abomangoli. « Qu’elle soit patiente, 2027 et le départ définitif de Mélenchon va bientôt arriver. Elle pourra s’étriller avec Panot, Bompard, Guetté pour remplacer le Gourou », a ajouté un autre. « J’ai hâte de les voir dans les cordes. Bientôt « la guerre de succession d’Espagne » en France… », a ajouté un troisième.

À ce sujet — La Nouvelle France scande « On est chez nous » devant les tombeaux des rois de France

La guerre a déjà commencé

Chacun garde en mémoire les propos tenus par Rima Hassan en juin 2024, lors d’un meeting du Nouveau Front populaire, tenu à Montreuil. « L’époque du porte-parolat est révolue », avait-elle alors lancé, devant une Mathilde Panot sidérée. L’eurodéputée poursuivie pour apologie du terrorisme a remis le couvert en avril dernier, affirmant que les « personnes issues de l’immigration » n’étaient pas encore assez présentes dans le champ politique et qu’elle essayait « en interne de pousser pour que cette dynamique s’enclenche complètement »« Ça y est, maintenant il faut faire de la place ! », avait-elle affirmé.

Souvenez-vous aussi des déclarations de cet autre élu LFI, le sympathique Aly Diouara, qui reconnaissait sans complexe avoir refusé de prendre le moindre « Blanc » dans son équipe de campagne. « Non, c’est pas comme ça que ça marche. C’est fini, ça », avait-il rétorqué à ceux qui lui suggéraient de prendre au moins un Blanc sur sa liste. L’aboutissement de cette politique racialiste a pu être observé au soir du second tour des dernières élections municipales : des responsables de gauche et du centre, très favorables à l’immigration mais non moins violemment expulsés de leurs mairies par les hordes de la fameuse « nouvelle France ».

L’alibi des origines étrangères

Mais, face au risque de connaître pareil sort, certains à gauche pensent avoir trouver la parade : la mise en avant d’origines non-françaises. « Je suis héritier de l’immigration, mais je suis pas racisé », a ainsi fait valoir Antoine Léaument, dans le cadre de l’émission Les Lundis insoumis. Ses racines prétendument belges et italiennes seront-elles cependant assez exotiques pour lui permettre d’éviter la purge à venir ? Pas sûr.

Avant lui, son collègue Sébastien Delogu s’y était essayé et avait affirmé avoir ses « racines » en Algérie. « Son grand-père est juste né en Algérie, c’était un colon (…) il ne faut pas mentir aux gens », l’avait rapidement recadré l’adjointe au maire de Marseille Samia Ghali. Bien conscient de ne pas incarner le moins du monde la « créolisation » dont il vante les mérites, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi tenté de s’inventer des origines étrangères. « Je suis un Maghrébin européen », a-t-il ainsi prétendu le 6 janvier dernier, causant l’hilarité sur les réseaux sociaux. Il a encore juré ses parents avaient été « enterrés à la fosse commune ». Le leader « insoumis » se sent-il tellement en danger dans son propre mouvement qu’il en est réduit à s’inventer des origines étrangères et des oppressions coloniales ?

Jean Kast, dans BV

. Lyhanna : la petite phrase de Macron qui ne passe pas

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#webtube : Macron est décidément un président déconnecté et adepte du deux poids deux mesures. « On ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur ». Ainsi s’est exprimé Emmanuel Macron mercredi, lors du conseil des ministres, au sujet des réactions populaires au meurtre de la petite Lyhanna. L’opinion, scandalisée par les dysfonctionnements de la justice dans cette affaire et l’écart entre les paroles du gouvernement et du Président et la réalité sur les violences visant les enfants, a manifesté sa colère lors de rassemblements devants les tribunaux et dans de nombreux sondages. L’exécutif macroniste, renvoyé à son incurie, multiplie les contre-feux depuis une semaine : Darmanin se démène dans les médias, Lecormu enchaîne les réunions, Braun-Pivet défend une « loi intégrale » et Macron… parle. Pensant que l’heure était venue d’endosser son costume de président au-dessus de la mêlée, il a donc eu cette phrase. Malheureuse. Et à ajouter à la trop longue anthologie de ce président décidément déconnecté.

Un président déconnecté

Alors que la France était toujours sous le choc de la disparition de la petite Lyhanna et qu’elle n’était pas encore inhumée (c’était ce vendredi 12 juin, et la colère était toujours là lors des obsèques, comme le montre le reportage de BFMTV), le Président s’est donc permis cette phrase : « On ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur ». La première erreur du président est une erreur de timing. L’heure était à la colère, aux cris justement, à l’indignation. Sinon, les pierres crieront. La seconde est une méconnaissance de ce drame absolu qu’est la mort d’un enfant innocent pour une mère, qui n’a plus que le cri. Et à ce cri-là on doit le respect, fût-on président, et ce cri fût-il repris par des millions de mères dans le pays. Darmanin et Braun-Pivet, qui sont des parents, tout autant à la manoeuvre pour éteindre l’incendie, l’ont quelque part mieux compris que leur chef. C’est dire sa déconnection.

À ce sujet — Lyhanna : Darmanin présente ses « excuses » mais continue sa petite carrière

Macron pris en flagrant délit de deux poids-deux mesures

Mais cette phrase de Macron devient choquante quand on la compare à sa propre réaction à la mort de Nahel. Là, les cris de la mère et de ceux qui criaient avec elle, y compris dans l’arène politique, y compris contre une institution (la police) étaient pleinement justifiés ; là le Président (et son exécutif) avaient parlé avec « précipitaton et démagogie ». Souvenez-vous : ce décès était un acte « inexplicable et inexcusable », avait-il déclaré, ajoutant : « Rien, rien ne justifie la mort d’un jeune », allant jusqu’à exprimer « l’émotion de la Nation toute entière ». Le ministre de l’Intérieur, un certain Gérald Darmanin, avait évoqué des « images extrêmement choquantes » et Élisabeth Borne avait immédiatement décidé que l’intervention du policier n’était « manifestement pas conforme aux règles »… avant évidemment les résultats de l’enquête. Or, mercredi, Macron a justement appelé à attendre le résultat des inspections, le 19 juin, pour agir « avec méthode » et « renforcer tout ce qui doit l’être à la lumière des faits »… La démagogie du Président  lors de l’affaire Nahel n’avait pas permis d’épargner à la France une semaine d’émeutes, des milliards d’euros de dégâts et des dizaines de policiers blessés. Déjà, sur BV, Gabrielle Cluzel dénonçait le deux poids deux mesures de Macron dans ses réactions à la mort de Nahel et à celle de la petite Lola…

Curieusement, cette phrase déplacée du Président n’a suscité que peu de réactions. Chez les people, il est vrai happés par l’affaire Bruel, il n’y a que quelques seconds rôles qui l’ont épinglée. L’humoriste Alex Lutz par exemple, sur Instagram lui a répliqué : « Sérieusement ? Les mots ont un sens monsieur le Président. » parlant d’une phrase « aussi creuse que péremptoire ». Il dénonçait aussi le « manque de cœur » de Darmanin dans son refus de laisser le rassemblement se dérouler devant le ministère de la justice. Si même des people de gauche s’indignent devant un président aussi déconnecté…

Pour le moment, la mort révoltante de la petite Lyhanna – et de tant d’autres enfants de France – ne se traduit que par des cris, dignes et rentrés. Un président de la république devrait saluer cela. Et agir. Mais surtout pas faire la leçon.

Frédéric Sirgant, dans BV

. La chanson du jour, Supertramp – From Now On

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#webtube : S’il y a bien un morceau qui résume la magie de l’album Even in the Quietest Moments…, c’est celui-ci. Souvent éclipsé par les mastodontes Give a Little Bit ou Fool’s Overture, From Now On est pourtant l’un des sommets absolus de l’écriture de Rick Davies. C’est l’histoire d’un homme qui rêve d’une vie plus simple, fatigué par la routine et les faux-semblants, qui décide que « s’évader dans ses rêves » sera sa nouvelle réalité.

Source : Supertramp

. Que suis-je venu faire dans cette galère avec une remorque « camper » ?

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#webtube : L’appel de l’aventure, c’est parfois savoir repousser ses limites. Mais parfois, c’est juste de l’inconscience. Dans cet épisode de Buckskin Drifter, j’ai voulu suivre cette piste. Une décision que j’ai regrettée dès les premiers kilomètres. Traîner une remorque dans ces conditions, c’était chercher les ennuis… et je les ai trouvés. Aujourd’hui, je vous raconte comment je me suis mis tout seul dans une situation impossible, et surtout, comment j’ai essayé de m’en sortir. Bienvenue dans l’épisode.

Source : Buckskin Drifter

. Chateau Poséidon : Adieu l’horrible ancienne salle de bain… et bien d’autres petits moments d’émotion.

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#webtube : Salut tout le monde, bienvenue dans l’épisode 47 ! Bon… on ne va pas se mentir : quand on a quitté le Canada pour acheter un château en France, on s’attendait à de la vieille pierre, des poutres magnifiques et beaucoup de charme. Ce qu’on n’avait pas mesuré, c’est le niveau de détresse esthétique des salles de bains. [Rires] Aujourd’hui, c’est un grand jour au Château Poséidon : on dit officiellement Goodbye Ugly Bathrooms. On sort les outils, on oublie le carrelage vintage (mais pas le bon vintage) et on vous embarque dans la transformation de ces pièces qui en ont bien besoin. C’est parti !

Source : Château Poséidon

. Le laxisme judiciaire est-il un ressenti ? Les chiffres à apprendre par coeur

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#webtube : Le « prétendu laxisme judiciaire » a longtemps été balayé d’un revers de mains tel un vieux fantasme d’extrême droite. Mais face au meurtre de Lyhanna, énième drame évitable, face à une chaîne toujours plus longue de ratés judiciaires, le sentiment d’impunité des criminels n’est plus une simple vue de l’esprit, mais une réalité palpable qui pousse nos concitoyens à exiger des comptes à l’État. Une réalité palpable et chiffrable.

Comme après chaque drame, un sondage vient consacrer la perte de confiance quasi totale des Français en l’institution judiciaire (1), preuve qu’il devient chaque jour plus manifeste à nos concitoyens que les décisions des magistrats – injustes pour les victimes et pousse-au-crime pour les délinquants – sont à la base de l’insécurité qui nous afflige.

Manque de moyens réel mais qui n’explique pas tout

L’excuse du manque de moyens, empoignée par une corporation qui se sent désormais mis en accusation, passe de plus en plus mal. Si les la justice manque certainement de moyens, plusieurs informations récemment relayées ont aussi mis en évidence un problème majeur de discernement dans la priorisation des affaires :

  • Accusé du viol d’une enfant de 10 ans, Jérôme Barella n’a jamais été auditionné en neuf mois. Pendant que le prédateur présumé restait libre, la justice convoquait, pour des compléments d’enquête, deux fois la mère de la victime qui a frôlé l’accusation de harcèlement.
  • Le parquet d’Auch invoque le manque de moyens pour auditionner Jêrome Barella, visé par de multiples signalements pour agressions sur mineurs, mais a pourtant trouvé les ressources et 90 heures de temps pour auditionner les agriculteurs après les manifestations dans le Gers, durant la même période.

Ces éléments démontrent qu’il s’agit avant tout d’une question de choix politiques et de priorités institutionnelles, et non d’une simple pénurie de moyens.

Les trois stades du laxisme judiciaire

Alors que depuis 2007 l’insécurité augmente, le nombre de condamnations baisse. C’est Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la Justice qui nous en informe et nous explique les trois stades du laxisme judiciaire :

1. Le stade des poursuites. Un procureur peut classer sans suite des affaires graves :

73 % des plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs sont classées sans suite ;

2. Le prononcé des peines. La peine prononcée peut être dérisoire par rapport à la peine prévue par la loi :

Les juges ne condamnent qu’à 19 % de la peine prévue par le code pénal ;

3. L’exécution des peines. L’individu a été poursuivi et condamné à une peine de prison, mais il ne sera jamais incarcéré :

41 % des personnes condamnées à de la prison ferme ne vont pas en prison.

Selon l’Institut pour la Justice, notre système judiciaire ne condamne les délinquants qu’à 19% de la peine prévue par la loi.

Les conséquences de cet ultra-laxisme rongent notre société en livrant les honnêtes Français aux délinquants prédateurs récidivistes.

2027 doit être l’occasion d’une grande dégauchisation de la Justice….See more

Ces chiffres édifiants donnent la mesure d’un laxisme judiciaire qui peut de moins en moins être considéré comme le fantasme d’une droite réactionnaire. Le diagnostic est maintenant posé, il est temps de refondre complètement cet aberrant système judiciaire pourri d’idéologie.

Une idéologie qui refuse de juger la gravité des crimes pour ne se focaliser que sur la personnalité des délinquants, une idéologie qui excuse et finit par remplir nos rues de délinquants et autres assassins.

Les juges laxistes tuent nos enfants.

Audrey D’Aguanno

(1) Après que le juge des libertés décide de remettre le motard assassin de Kamyla, une fillette de 7 ans en liberté sous contrôle judiciaire, bien 80 % d’entre eux qui considéraient la justice trop laxiste. Après le viol et le meurtre de Philippine par un récidiviste remis en liberté par un juge des libertés, 63 % des Français estimaient que la justice protégeait davantage les coupables que les victimes, et 84 % réclamaient l’incarcération systématique des délinquants sous le coup d’une OQTF. Cette fois, trois Français sur quatre approuvent la création d’une cour disciplinaire de la magistrature chargée de sanctionner les juges défaillants.

Audrey

breizh-info.com

. Éric Zemmour partage ses conseils pour bien vivre ensemble… jusqu’à en mourir

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#webtube : Derrière ce post très drôle, parce que très vrai, il y a une certitude : les assassins n’auront pas notre haine. L’affaire Nowak, du nom de ce pauvre jeune homme britannique assassiné par un Sikh, puis menotté par les bobbies alors qu’il étouffait dans son propre sang, est décidément bien emblématique d’un Occident lui-même à l’agonie. Alors que George Floyd, en 2020, toxico et délinquant multirécidiviste, était mort aux États-Unis lors de son interpellation en criant « I can’t breathe », provoquant genoux à terre et émeutes raciales, Nowak a dit exactement les mêmes mots, et il est interdit de s’émouvoir de cet atroce scandale. Dans la même veine, la tentative de décapitation d’un Irlandais du Nord par un migrant soudanais, il y a quelques jours, a donné lieu à une révolte des Irlandais, mais la police a été chargée de les réprimer. Il ne fait pas bon vouloir vivre, face à l’enrichissement culturel, quand on est Européen de souche.

Puisque l’heure est au vivre ensemble, quitte à en mourir, selon la très juste expression de l’écrivain Renaud Camus (« Entre vivre ensemble, il faut choisir »), Éric Zemmour a décidé de donner dans l’humour noir pour attirer l’attention de l’opinion publique. Dans un post publié sur X, il pose avec une fiche de consignes parodique à la main. Rédigée en anglais et probablement générée par intelligence artificielle, cette feuille de papier donne une petite liste de choses essentielles à faire, en cas de tentative d’assassinat. « Que faire si vous commencez à être décapité : 1. Ne soyez pas raciste, 2. Ne soyez pas islamophobe, 3. Attendre patiemment que la police arrive et vous arrête, 4. Utilisez cet incident pour que nous nous rassemblions tous ensemble. »

Dans sa crudité, sa cruauté et surtout sa vérité, cette petite fiche rappelle les plaisanteries très sombres qu’affectionnaient les Russes, sous l’ère soviétique. Elle nous montre que nous vivons dans une dictature absurde, que nous sommes menacés de mort… et que, cependant, nous trouvons encore collectivement le moyen d’en rire.

Délicieusement infantilisant

D’où vient ce document ? Est-ce un flyer rédigé par les partisans de Tommy Robinson ? Est-ce un internaute anonyme, un de ces génies inconnus de la punchline comme savent en produire les réseaux sociaux, qui est à l’origine de cette création ? Est-ce un travail dû aux équipes de Zemmour elles-mêmes ? On ne sait pas, pour l’instant. Toujours est-il que, dans le fond comme dans la forme, c’est parfait. La forme, d’abord : décalquée de ces feuilles A4 infantilisantes que l’on voit fleurir pour tout et n’importe quoi (incendie, prise d’otages, Covid-19…), la fiche du « bien mourir ensemble », pour ainsi dire, imite les codes de notre époque, qui fait de l’État une mère abusive et tyrannique, et des citoyens de gros bébés apeurés. Le fond, ensuite : il n’y a presque pas de second degré. L’État nous demande effectivement, en Grande-Bretagne comme en France, comme en Allemagne ou en Belgique ou ailleurs, de ne pas être islamophobe quand les attentats islamistes se multiplient, de ne pas passer pour des racistes quand on montre la réalité statistique des chiffres de la criminalité extra-européenne, de ne pas expliquer aux forces de l’ordre (ni même au gouvernement des juges !) que le bon sens n’est pas une idée d’extrême droite, et de multiplier les petites manifestations ridicules, à grands coups de boîtes à musique, doudous, bougies et autres jérémiades sous-préfectorales, afin que la nation se rassemble, afin que l’on « fasse nation ».

Derrière ce post objectivement très drôle, parce que très vrai, il y a une certitude : c’est vrai, les assassins n’auront pas notre haine. La police et la justice feront tout pour nous mettre en prison ou nous faire taire avant. Ils n’auront pas notre haine, c’est pire : ils auront notre peau.

Arnaud Florac, dans BV