. Le 22 juin 1941 Hitler signait son arrêt de mort en attaquant Staline

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#webtube : On ne le répétera jamais assez, si toute l’Europe ne marche pas au pas de l’oie, c’est parce que le peuple russe a payé le plus lourd tribut de cette guerre pour vaincre le nazisme, resté jusque là victorieux sur le front de l’Ouest.

Depuis la Perestroïka engagée par Gorbatchev et la fin de l’URSS, les archives russes ont permis d’actualiser les chiffres des pertes de la Grande Guerre patriotique. Près de 11 millions de soldats russes tués et 16 millions de civils. Chaque année, le 22 juin, une minute de silence est observée dans toute la Russie à l’occasion de la Journée de mémoire et de deuil, marquant le déclenchement des hostilités qui ont duré jusqu’en mai 1945.

C’est donc le 22 juin 1941 à 4 heures du matin, qu’Hitler déchirait le pacte germano-soviétique et lançait la plus vaste offensive de la Seconde Guerre mondiale contre l’Union soviétique, engageant des centaines de divisions de l’Axe. Nom de code de l’opération Barbarossa.

Ce jour là, le IIIe Reich signait son arrêt de mort sans le savoir et allait connaitre les plus sanglantes batailles de sa courte histoire. Une guerre totale, sans pitié, où Slaves, Juifs et Tziganes allaient connaitre les pires atrocités en marge des combats.

Les raisons et motivations d’Hitler sont multiples :

– ivresse des victoires rapides obtenues à l’Ouest, notamment contre le France

– haine viscérale du bolchevisme

– conquête de « l’espace vital »

– prise des ressources et des champs pétrolifères soviétiques

– certitude d’écraser rapidement l’Armée rouge avec ses généraux expérimentés

– espoir qu’une victoire sur la Russie ferait plier l’Angleterre

Mais les guerres ne se passent jamais selon les plans élaborés par les états-majors

Sur les 4,9 millions de soldats allemands tués au cours de la Seconde Guerre mondiale, 4,3 millions le furent sur le front russe et 600 000 sur le front de l’Ouest.

Hitler a donc englouti 88 % de son armée en Russie.

C’est pourquoi j’ai toujours considéré que le fait de ne jamais inviter les Russes aux commémorations du Débarquement, après la chute de l’URSS, était une ignominie sans pareille. On n’honore pas la mémoire  des 180 000 GI’s, ainsi que les Alliés qui sont tombés sur nos plages de Normandie, en oubliant le sacrifice des 10,6 millions de soldats russes qui ont anéanti les légions hitlériennes et par conséquent permis le D-Day.

Sans eux, la barbarie nazie aurait triomphé, avec ses immondes théories raciales imposant la suprématie germanique sur les Slaves et les Juifs (théories qui renaissent en Ukraine, soit dit en passant, avec le silence complice de l’UE). Hélas, la russophobie ensauvage nos élites.

https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24261/guerre-germano-sovietique

Sur le front, les brillants généraux allemands se sont heurtés à une résistance inattendue, à un climat hivernal qui avait décimé l’invincible Grande Armée et à des problèmes logistiques colossaux vu l’immensité du théâtre d’opérations. Peuple et armée russes ont relevé le défi avec un courage et une volonté que les Occidentaux, hormis le général de Gaulle, n’ont jamais mis en avant. Les Russes n’ont malheureusement pas eu Hollywood pour faire rayonner leur victoire salvatrice.

Ce qui devait être une simple promenade de santé pour la meilleure armée du monde a finalement tourné au désastre, pour se terminer par la chute de Berlin en mai 1945.

« La plus grande armée jamais rassemblée dans l’histoire était expérimentée, bien organisée et très confiante. La force d’invasion était divisée en trois groupes d’armées : Nord, Centre et Sud, de la Baltique à la mer Noire. »

Les principales batailles de la guerre germano-soviétique :

À ses débuts, face à une armée soviétique mal préparée et désorganisée, l’offensive surprise est menée tambour battant, les Allemands faisant 2 millions de prisonniers. Une guerre éclair semblant donner raison à Hitler, sûr de la victoire finale.

Les attaques combinées très mécanisées – chars, artillerie, aviation et infanterie – font merveille en rase campagne et tout se déroule comme espéré.  Mais c’est devant les villes que tout se complique et que l’assaillant s’enlise. Et l’hiver 1941, ennemi non prévu dans cette guerre éclair, ramène les généraux allemands aux dures réalités du climat russe. La guerre avec une température de – 35°, ce n’est plus la même musique qu’en juin. Les carburants gèlent, le sol est dur comme la roche. Les soldats de l’Axe connaissent le sort des grognards de Napoléon. Quant aux  Russes, équipés de matériels adaptés au froid sibérien, ils sont dans leur élément.

De plus, l’élan civil pour défendre la patrie est total.

« À Leningrad, 40 000 civils, hommes et femmes, formèrent des unités de milice pour aider à défendre la ville, et à Moscou, 600 000 civils aidèrent à construire les défenses de la capitale. »

« La logistique se complique. « Hitler n’avait pas prévu une longue campagne, mais Staline, lui, si. Une grande partie de l’industrie lourde avait déjà été déplacée vers la sécurité de la Russie centrale et orientale, ce qui permit à Staline de mieux réapprovisionner ses armées. »

Dès 1942, l’armement russe prend le dessus.

« Les chars moyens T34 de 26 tonnes, par exemple, furent produits en plus grand nombre. Ces chars avaient une puissance de feu, un blindage et une mobilité supérieurs à ceux des armées de l’Axe, et ils pouvaient résister à la plupart des canons antichars. Une autre arme soviétique très efficace était le lance-roquettes Katioucha BM-13, connu sous le nom d’“orgue de Staline”. Montée sur un camion, cette arme pouvait tirer rapidement 16 roquettes de 132 mm à combustible solide. Le problème était de fabriquer suffisamment de ces armes et de les livrer là où elles étaient le plus nécessaires. »

Si Napoléon a pu s’emparer de Moscou, les Allemands se sont brisés les dents sur les défenses du général Joukov.

La puissance industrielle soviétique s’impose.

« En 1942, l’Allemagne produisit 15 409 avions et 9 200 chars, contre respectivement 25 436 et 24 446 pour l’URSS. »

Stalingrad, bataille emblématique et grand tournant de la guerre (juillet 42 et février 43)

« La défaite de Stalingrad entraîna la destruction de toute la sixième armée allemande et la reddition de 91 000 soldats, dont le maréchal Friedrich Paulus (1890-1957). »

Les victoires soviétiques s’enchaînèrent, tandis qu’Hitler devait faire face à un nouveau front à l’Ouest dès juin 1944. 

Bataille de Berlin et la fin du rêve hitlérien d’un Reich de 1000 ans

En janvier 1945, les Soviétiques lancèrent la plus grande offensive de toute la guerre. L’objectif était Berlin. L’Armée rouge disposait d’un avantage d’environ 10 contre 1 en termes de soldats pour cette poussée finale. Au total 2,5 millions de soldats, 6 250 véhicules blindés, 10 400 canons et 7 500 avions – pour écraser le cœur du Troisième Reich.

 L’Allemagne capitula officiellement le 7 mai 1945

Le général de Gaulle disait que la Russie était invincible. Il avait évidemment raison.

On ne peut donc que déplorer que les Occidentaux aient oublié les leçons du passé.

Les deux plus puissantes armées de leur temps, la Grande Armée et la Wehrmacht, se sont brisées en croyant ne faire qu’une bouchée de la Russie. Ce ne sont donc ni les États-Unis, ni les armées squelettiques européennes qui pourront venir à bout d’un peuple qui a conservé intacte la fibre patriotique de Stalingrad.

Merz, le revanchard, ne peut que mener le peuple allemand au désastre, pour la troisième fois. Quant aux autres va-t-en-guerre, ils ne savent pas ce qu’ils font.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Wall Street monte, le baril baisse : Trump jubile mais pour Israël, c’est Munich !

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#webtube : Annoncé une quarantaine de fois par Donald Trump, avec des cris de victoire tous azimuts, c’est finalement une capitulation de l’Amérique qui ressort du protocole d’accord entre Washington et Téhéran, signé mercredi à Versailles. Trump est vaincu, mais il exulte, c’est assez remarquable.

Alors que la signature de ce « deal en or massif »  scelle une nouvelle débâcle militaire dont les États-Unis ont le secret depuis la guerre du Vietnam, Trump pavoise et se permet même d’insulter Netanyahu, qui voit tous les buts de guerre initiaux abandonnés sans aucun état d’âme par  l’hôte de la Maison-Blanche.

“Je pense que de grandes choses vont se produire au Moyen-Orient. Et, très important : le prix du pétrole a chuté aujourd’hui, tandis que la Bourse s’est envolée. L’accord que nous avons conclu avec l’Iran va apporter au monde entier beaucoup de bienfaits.”

À part la réouverture du détroit d’Ormuz qui était libre d’accès avant la guerre, Trump n’a rien obtenu, remettant à plus tard le règlement des points essentiels qui ont justifié les bombardements du 28 février. Tout cela dans le dos d’Israël, mis devant le fait accompli.

Lâché en rase campagne alors que la menace nucléaire iranienne est toujours présente et que les proxys de Téhéran sont loin d’être anéantis, Netanyahu se voit contraint  de respecter un cessez-le-feu inopportun contre l’avis des 80 % d’Israéliens qui veulent liquider le Hezbollah une bonne fois pour toutes.

Le dur à cuire Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, n’a pas fait dans la dentelle, comme à son habitude :

« Tout le Liban doit brûler », a-t-il exigé vendredi, après la mort de quatre soldats israéliens.

Voilà où Donald Trump, plus irrésolu que jamais et bien piètre chef de guerre, a mené Israël : à un nouveau Munich.

Non content de traiter Netanyahu de fou et d’ingrat, Trump ajoute, avec sa finesse habituelle : « Tu serais en prison si ce n’était pas pour moi. Je te sauve le cul. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de cela ».

La trahison de Trump à l’égard d’Israël est impardonnable. Comment a-t-il pu faiblir à ce point et reculer, alors que selon les officiers israéliens mais aussi américains, la victoire était acquise avec quelques frappes de plus, aussi bien en 2025 qu’en 2026. Par deux fois, il a stoppé les opérations en plein élan, au moment où l’Iran était à bout.

25 000 frappes pour rien, alors que 2 000 de plus sur les ponts, les voies ferrées et les infrastructures pétrolières mettaient fin à la guerre par une capitulation iranienne ! Cela restera dans les annales comme une défaite impensable. Les deux plus puissantes aviations du monde sont tenues en échec par manque de détermination de « l’homme soi-disant le plus puissant du monde ».

Moyennant quoi, les Iraniens crient victoire et on les comprend :

« Avec la grâce de Dieu Tout-Puissant et sous la direction du Leader de la Révolution islamique, le peuple iranien et ses combattants ont démontré que les ennemis américains et sionistes, humiliés, n’avaient d’autre choix que d’accepter la défaite et de se rendre »

Contre une ouverture contrôlée du détroit d’Ormuz, qui a toujours été libre d’accès par le passé, les Iraniens ont obtenu l’arrêt des bombardements, la fin du blocus naval américain, la fin des sanctions, le déblocage de leurs avoirs gelés et une promesse de plusieurs centaines de milliards de dollars pour la reconstruction du pays. Pour un Iran qui a été « vaincu et humilié », c’est un pactole inespéré.

Pour le reste, nucléaire, stocks d’uranium enrichi, missiles et soutien aux proxys qui veulent rayer Israël de la carte, nul doute que Trump cédera sur tout, à la veille des midterms et par crainte d’une nouvelle fermeture  du détroit d’Ormuz. Quant à la sécurité d’Israël, ce  n’est plus une priorité, ni pour l’Amérique, ni pour l’Europe. C’est ce que Trump appelle le nouveau Moyen-Orient : un Iran plus arrogant que jamais, avec un Israël plus menacé que jamais.

Finalement, même à Munich, Hitler n’avait pas obtenu autant.

En attendant, les Iraniens, sortis renforcés de cette guerre, viennent de repousser la signature officielle du protocole prévue à Genève ce vendredi 19 juin. Ce n’est déjà plus Trump qui gère le calendrier, mais les mollahs. Inutile de préciser que les négociations qui doivent durer 60 jours ne sont pas près d’aboutir, surtout aux conditions d’Israël. Les enturbannés n’ont pas fini de faire danser le Donald !

Si on avait dit aux mollahs que le Grand Satan était leur principal allié contre Israël, ils auraient hurlé au fou. Pourtant, avec 300 milliards de reconstruction, 100 milliards d’avoirs gelés et 60 milliards de revenus pétroliers à venir, la théocratie chiite va pouvoir se réarmer sans compter et continuer de massacrer son peuple. Merci Donald !

Et le pire, c’est qu’au G7, le monde qu’on dit civilisé a applaudi à cette débâcle monumentale.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. La chanson du jour, Bomb The Bass – Bug Powder Dust

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#webtube : Sorti en 1994 sur l’album Clear, ce morceau de Bomb The Bass (mené par le pionnier Tim Simenon) est une véritable masterclass de groove sombre et hypnotique. Le flow magnétique : Le rappeur Justin Warfield y pose un flow nonchalant et ultra-stylé, truffé de références littéraires et cinématographiques. L’ambiance littéraire : Le titre et les paroles sont un hommage direct à l’univers halluciné de l’écrivain William S. Burroughs (notamment Le Festin Nu / Naked Lunch). La « Bug Powder » est cette fameuse poudre d’insecticide utilisée comme drogue dans le bouquin. La ligne de basse : Lourde, obsédante, elle s’accroche à la tête pour ne plus en sortir. Un classique absolu de l’époque « Big Beat » et Trip-Hop, au même titre que les premiers Massive Attack ou Prodigy, qui n’a pas pris une seule ride.

#webtube : Released in 1994 on the album Clear, this track by Bomb The Bass (led by pioneer Tim Simenon) is a true masterclass in dark and hypnotic groove. The magnetic flow: Rapper Justin Warfield delivers a nonchalant and ultra-stylish flow, peppered with literary and cinematic references. The literary atmosphere: The title and lyrics are a direct homage to the hallucinatory world of writer William S. Burroughs (particularly Naked Lunch). « Bug Powder » is the infamous insecticide powder used as a drug in the book. The bassline: Heavy and haunting, it gets stuck in your head and won’t let go. An absolute classic of the « Big Beat » and Trip-Hop era, on par with early Massive Attack or Prodigy, it hasn’t aged a day.

Source : Youtube

. La minute qui fait du bien!

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#webtube : Même si la vérité est dure à entendre, Jean-Philippe Tanguy donne des leçons à la classe politique en mettant le doigt là où ça fait mal, tout en gardant le sens de l’humour !

Source : Dossiers Publics

. De Villiers : Macron espère prolonger son mandat si la guerre dégénère

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#webtube : Il est clair que l’acharnement de Macron, Starmer, Merz et von der Leyen à soutenir l’Ukraine n’est pas innocent. Aucun d’eux ne veut la paix et les dernières conditions présentées avec Zelensky en sont la preuve, tant leurs exigences sont inacceptables pour Moscou. Xenia Fedorova nous les rappelle

– cessez-le-feu immédiat,

– ligne de front actuelle comme point de départ,

– garanties de sécurité pour Kiev juridiquement contraignantes,

– déploiement possible d’une force multinationale en Ukraine,

– gel des avoirs russes jusqu’à ce que Moscou rembourse les dommages de guerre,

– accord obligatoire de l’UE et de l’Otan pour tout ce qui ressort de leur domaine.

C’est donc une paix aux seules conditions de Zelensky que ces illuminés imposent à Poutine  avant même toute discussion.

On finance sans compter, on arme et on sanctionne sans même savoir où cela mène..

Pour l’Europe, c’est la guerre pour la guerre. Ne rien céder, quel que soit le prix, quelle que soit la durée du conflit. Du pur délire.

Zelensky joue sa survie politique, voire carrément sa survie, Macron mise sur la politique du pire pour s’accrocher à l’Élysée, Merz est un belliciste revanchard qui n’a pas digéré Stalingrad et Starmer est un Anglais, donc russophobe de naissance. Quant à von der Leyen, elle s’imagine que la guerre va faire avancer le fédéralisme qu’elle appelle de ses vœux. Le quinté de l’Apocalypse.

Face à cette politique du pire, de Villiers, Guaino, Ferry et Dupont-Aignan en appellent au sursaut des leaders européens avant de commettre l’irréparable. On ne fédérera pas les nations européennes par la guerre.

Philippe de Villiers

« Ce qu’espère Macron, c’est prolonger son mandat si la guerre dégénère. »

Avec lui, la France va-t-en-guerre a oublié son rôle historique de puissance d’équilibre et de paix.

Par ailleurs, Macron a bradé la souveraineté française au profit d’une souveraineté européenne illusoire, qui n’est en réalité qu’une souveraineté allemande.

Ce n’est pas Poutine, le va-t-en-guerre. C’est d’abord l’Otan qui refuse la neutralité de l’Ukraine, condition essentielle pour la paix en Europe. 

C’est ensuite le non-respect des accords de Minsk, que Merkel et Hollande ont piétinés.

Macron tourne le dos à la grande Europe des nations de l’Atlantique à l’Oural souhaitée par de Gaulle, mais œuvre à la grande Europe islamisée de l’Atlantique à l’Aral. Une faute historique.

On notera que Macron est un ardent souverainiste pour l’Ukraine, mais surtout pas pour la France, livrée à toute la misère du monde.

Henri Guaino

L’Europe choisit la force à la diplomatie sans voir venir les drames, y compris l’hiver nucléaire.

Il est irresponsable de prétendre que Poutine n’osera jamais recourir au nucléaire. Penser cela c’est décréter qu’il n’y a plus aucune ligne rouge, c’est donc un encouragement à l’escalade sans fin qui finit par mener à l’irréparable.

L’Europe refuse de voir que le Sud global est du côté russe et que les sanctions n’ont pas mis la Russie à terre, alors qu’elles épuisent les Européens.

Il y aura tôt ou tard un missile ukrainien de trop qui stoppera net la fuite en avant des va-t-en-guerre. Mais il sera trop tard quand on découvrira la vraie ligne rouge.

Mais pour nos fous furieux, peu importe. En route vers le point de non-retour !

Luc Ferry 

S’imaginer que la Russie va plier sous les sanctions est totalement absurde.

Aucun débat n’est possible dès lors que Zelensky c’est Jésus en mieux et que Poutine est Hitler en pire.

Dès 1990, l’Europe aurait dû renouer avec la Russie au lieu de la jeter dans les bras de la Chine et du Sud global.

Quant à imaginer qu’accélérer l’adhésion de l’Ukraine à l’UE faciliterait la fin du conflit, c’est un faux calcul. Cela aurait l’effet inverse avec l’extension de la guerre. L’Ukraine archi-corrompue ne remplit d’ailleurs aucun critère. Ce serait la mort de l’agriculture française. De quoi réjouir l’Allemagne mais pas la France.

Nicolas Dupont-Aignan

L’adhésion de l’Ukraine à l’UE est une faute historique majeure. Un suicide collectif.

C’est engager l’Europe dans un engrenage guerrier suicidaire, que nul ne maîtrise.

Ensuite, intégrer un État ravagé par la guerre, dont la reconstruction est estimée à 750 milliards de dollars, c’est s’engager dans un financement sans fin alors que la France est ruinée, avec 3 500 milliards de dettes et que tous nos services publics s’effondrent, que notre armée manque de tout. Tout pour l’Ukraine, sans compter, alors que les Français sont appelés à faire des efforts, c’est de la folie.

Ce sont les campagne françaises qui seront les premières détruites par l’entrée de l’Ukraine dans le marché européen.

C’est un régime corrompu qui veut intégrer l’UE, un régime qui n’a plus rien de démocratique depuis l’instauration de la loi martiale, sans élections depuis 2024. Et que dire de la réhabilitation de figures qui se sont impliquées dans les pires atrocités nazies.

Intégrer un tel pays, c’est la négation des valeurs démocratiques et morales de l’Europe.

La France n’a rien à faire dans une organisation supranationale qui entraîne le continent vers le suicide collectif.

La conclusion de tout cela est que l’Union européenne est la plus grande arnaque de l’après-guerre :

– l’Europe nous promettait l’égalité face aux États-Unis, nous sommes leurs vassaux,

– elle nous promettait la paix, nous avons la guerre,

– elle nous promettait la prospérité, nous sommes ruinés,

– elle nous promettait la force par l’Union, c’est la division et le chacun pour soi,

– elle nous promettait un modèle de démocratie, elle méprise les peuples,

– elle nous promettait protection contre les dictatures, elle nous impose ses diktats,

– elle nous promettait la mondialisation heureuse, c’est le naufrage civilisationnel.

La France en particulier a tout perdu. De tout son héritage gaullien il ne reste plus rien, à part sa dissuasion nucléaire que Macron veut partager pour achever son œuvre de démolition de la nation.

Macron ne quittera pas l’Élysée sans tout faire pour y rester. Toute aggravation de la situation à l’intérieur du pays ou à l’international sera exploitée pour s’accrocher au pouvoir comme l’a fait Zelensky en 2024 en annulant les élections.

Est-il normal qu’à 11 mois de la fin du mandat présidentiel, le 13 mai 2027, nous ne connaissions toujours pas la date des élections présidentielles ? Ne pensez vous pas qu’en ayant placé ses fidèles à tous les postes stratégiques de l’État, il espère bénéficier de leur appui si la situation dégénère ?

« C’est du jamais vu ! »

https://www.melty.fr/societe/emmanuel-macron-et-2027-ces-postes-cles-deja-verrouilles-a-la-banque-de-france-et-au-conseil-detat-qui-font-debat-2315088.html

Conseil d’État, Conseil constitutionnel, Cour des comptes, Banque de France, Macron verrouille tout.

Méfiance. Un Président aussi narcissique que Macron, qui reste persuadé que lui seul a les compétences nécessaires pour diriger le pays, un autocrate qui décide de tout et veut en permanence être le centre du monde, sans comprendre qu’il s’est totalement discrédité auprès de ses pairs, un tel dirigeant ne peut vivre loin du pouvoir. C’est pour lui impensable et même au-dessus de ses forces.

Par conséquent, d’ici 2027, attendez vous à un coup de Trafalgar. Philippe de Villiers a raison. Il le connaît bien…

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Mondial 2026 : qui sera le vainqueur ?

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#webtube : Avec le coup d’envoi qui vient tout juste d’être donné en Amérique du Nord et ce tout nouveau format XXL à 48 équipes, ce Mondial 2026 s’annonce particulièrement dense (et propice aux surprises, avec un match à élimination directe supplémentaire dès les 16es de finale !).Si l’on compile l’état de forme des équipes, les analyses des supercalculateurs (comme Opta) et les tendances des bookmakers, voici les grands pronostics pour cette édition

🏆 Le Carré des Favoris

Quatre nations se détachent nettement au-dessus de la mêlée, affichant toutes une probabilité de victoire finale oscillant entre 10 % et 16 %.

  • L’Espagne (Le choix de la régularité) : Championne d’Europe en titre, la Roja est placée au sommet par la plupart des modèles statistiques. Son assise collective, sa capacité à confisquer le ballon et la montée en puissance de sa jeune génération en font l’équipe la plus redoutable et la plus équilibrée sur le papier.
  • La France (La profondeur de banc) : Installée tout en haut du classement FIFA, l’équipe de Didier Deschamps possède l’effectif le plus complet et « l’expérience de la gagne ». Avec Kylian Mbappé en fer de lance et des cadres habitués aux finales, les Bleus sont les grands favoris du public et des parieurs pour atteindre au moins le dernier carré.
  • L’Angleterre (Le potentiel offensif) : Portés par un effectif XXL (Harry Kane, Jude Bellingham, Bukayo Saka), les Three Lions abordent ce tournoi avec une immense pression mais un talent brut capable de terrasser n’importe qui. Reste à voir s’ils sauront franchir le cap mental dans les matchs couperets.
  • L’Argentine (L’expérience des champions) : Les tenants du titre, portés par Lionel Messi pour ce qui s’apparente à sa dernière danse, restent de très sérieux candidats. Moins dominants qu’en 2022 mais dotés d’un groupe ultra-soudé qui « sait souffrir », ils ont l’art de gérer les tournois majeurs.

👥 Les Outsiders Très Sérieux

Juste derrière le quatuor de tête, deux équipes se placent en embuscade et ont le niveau pour aller chercher le titre si la mayonnaise prend parfaitement :

  • Le Brésil : Avec Carlo Ancelotti aux manettes et des flèches comme Vinícius Júnior, le potentiel offensif est immense. Le nul concédé d’entrée contre le Maroc (0-0) rappelle toutefois que l’équilibre défensif de la Seleção reste à parfaire pour tenir sur 8 matchs.
  • Le Portugal : Un mélange parfait d’expérience (avec l’éternel Cristiano Ronaldo) et d’une nouvelle génération de milieux ultra-créatifs (Vitinha, Bruno Fernandes, Bernardo Silva). C’est le favori caché de beaucoup d’analystes.
  • L’Allemagne : Un ton en dessous sur le plan de la profondeur de banc, la Nationalmannschaft reste un monstre de tournoi, capable de monter en puissance au fil des semaines.

🎯 Les « Gros Coups » et Équipes Frissons

Dans un tournoi à 48 équipes, le tableau va s’ouvrir. Deux équipes se distinguent comme les parfaits « poils à gratter » :

  • La Norvège : Emmenée par le duo Martin Ødegaard et le cyborg Erling Haaland, elle pourrait être la sensation européenne de ce Mondial si son attaque prend feu.
  • L’Équateur / L’Uruguay : Côté sud-américain, ces équipes combinent impact physique et vice tactique, le profil type des équipes « pénibles » à jouer en phase finale.

🔮 Le Pronostic Final

Si l’on devait se mouiller sur un scénario probable basé sur les dynamiques actuelles : Une finale France – Espagne ou France – Angleterre est statistiquement forte. Avantage aux Bleus ou à la Roja pour soulever le trophée à New York en juillet grâce à la profondeur de leurs effectifs, indispensable pour tenir le nouveau rythme infernal de 8 matchs jusqu’au titre.

Source : Webtube – Gemini

. Irlande : Plus personne n’est en sécurité, Manifestation ANTI-MIGRANTS Incontrôlables

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#webtube : Chaos en Irlande : après l’affaire de Belfast, les manifestations s’intensifient, les rues s’embrasent et la colère ne cesse de monter.

Source : Theo Malini



. « Road-trip » d’un jeune américain… Vivre à plein temps dans son camping-car !

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#webtube : Salut tout le monde ! Aujourd’hui, c’est une étape majeure pour la chaîne : je déménage à temps plein dans le truck camper. Mais avant de pouvoir réellement tailler la route vers l’ouest, j’ai une check-list longue comme le bras à valider. Étape 1 : finir de nettoyer l’intérieur après avoir viré cet énorme réservoir d’eau. Étape 2 : faire l’entretien du camion. Et enfin, charger toute ma vie — y compris une surprise très spéciale reçue récemment — avant de faire les bagages avec Stella. Direction Dallas, au Texas, pour le début d’une toute nouvelle vie sur les routes. C’est parti pour le grand déménagement !

Source : Saucy Seth

. Mondialisation criminelle : analyse!

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#webtube : Raymond H.A. Carter enseigne dans les universités de Paris II et Paris V après une carrière qui l’a amené au grade de colonel dans la Gendarmerie nationale. « Il est spécialisé dans la lutte contre le crime organisé, le terrorisme ainsi que les crimes de guerre, génocides et crimes contre l’humanité avec une expérience de terrain de plus de 35 années. » Son livre, La mondialisation de la criminalité (Éditions Dualpha, 486 pages, 39 euros), préfacé par le professeur de sociologie Aïssa Kadri, présente un panorama historique et actualisé des diverses formes de criminalité transnationale. Comme l’indique le préfacier, « si l’analyse fait de nombreuses références aux sciences sociales, l’ouvrage apparaît relever plus de l’expertise nourrie du terrain que d’une approche académique classique ».


La mondialisation criminelle

« Que ce soit en Europe comme en dehors du Vieux continent, les groupes mafieux ou assimilés constituent plus que jamais un danger pour les États depuis plus de cinquante années. » « Aujourd’hui, non seulement le crime s’exporte de mieux en mieux, mais il s’internationalise subtilement et se normalise dans de nombreux secteurs (économiques, politiques, sociaux, culturels, etc.) pour mieux affaiblir des nations, à commencer par celles de l’Occident européen, berceau judéo-chrétien où l’on brûle de plus en plus d’églises comme en France à travers une discrimination bâillonnée des catholiques et autres chrétiens devenus la cible d’organisations internationales (islamistes, ultragauche, mondialisation, etc.). »

« Cette évolution est favorisée par la perméabilité des frontières nationales exsangues en termes de contrôle par manque de moyens et de volonté politique pour freiner efficacement les trafics et autres crimes qui ébranlent et fragilisent les démocraties. »

Les différentes formes de corruption et le blanchiment d’argent constituent des facteurs aggravants de cette « mondialisation galopante du crime ». « Les pays européens sont de plus en plus frappés par des scandales de corruption, impliquant parfois des fonds de l’Union européenne, tout en entraînant de nombreux politiciens de l’autre côté du spectre politique, comme nous le voyons notamment pour les achats de vaccins de Covid 19. »

En effet, « les trafiquants ne pourraient survivre s’ils n’étaient pas accompagnés et/ou soutenus par d’autres individus plus ou moins corrompus dans divers secteurs légaux ».

« La criminalité, même si elle reste un fait social qui n’épargne aucune société humaine comme en témoigne l’Histoire, est évolutive. » Pour comprendre ce phénomène, l’auteur passe longuement en revue les facteurs criminogènes et leurs multiples causes sociales, économiques, politiques et culturelles. Le cinéma, les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la propagation de la violence, en la caricaturant parfois pour « mieux la faire accepter » : « Nous avons une moyenne de 120 attaques à l’arme blanche par jour en France rapportées comme des faits divers par une grande majorité de nos médias. »

« Sur le plan individuel, l’insécurité est une réalité qui s’insinue progressivement dans la vie quotidienne, une émotion personnelle, plus ou moins manipulée, qui influence notre quotidien et notamment l’économie locale ainsi que la viabilité des quartiers centraux, le développement des banlieues et le tourisme. »

« En France, comme partout en Europe, les filières du trafic de drogues et d’armes à feu perdurent et évoluent constamment avec les problèmes conjoncturels qu’elles rencontrent à divers niveaux, dont notamment celui de ces zones de non-droit qui augmentent avec l’immigration que l’on essaie d’exporter à la campagne, avec d’autres conséquences in situ. »

L’ancien officier supérieur de la Gendarmerie déplore une carence grave de l’État pour lutter contre la criminalité : « On parle de plus en plus non seulement pour ne rien dire et surtout pour ne rien faire ! »

« Aujourd’hui, le criminel majeur ou mineur devient plus fort et s’y sent légitime car il gagne ! Il n’y a plus à proprement parler de force légale ni physique pour s’y opposer car non seulement on ne laisse plus ceux qui ont la charge de la sécurité y faire face efficacement, mais on les entrave. »

En conséquence, « la nation perd valeur et référence au profit de l’internationalisation du business et d’une image de plus en plus forte de la mondialisation, qui va profiter, ici encore, aux criminels et à leurs activités illégales ».

« La peur doit impérativement changer de camp pour remettre les choses en place et retrouver un équilibre sociétal. »

Partisan de solutions répressives sans pour autant exclure une nécessaire prévention, l’auteur prône la mise en place de centres de correction « pour stopper les mineurs dans leurs délires de violence en les retirant de leur milieu criminogène, tout en réprimandant les parents irresponsables voire criminels eux-mêmes ». Pour les majeurs, il faut impérativement mettre fin à l’existence de prisons devenues « des camps de vacances », où « leurs locataires peuvent continuer impunément leurs activités criminelles ». Quant aux terroristes, criminels et autres O.Q.T.F., « qu’on renvoie les étrangers qui ne veulent pas s’adapter à notre civilisation chez eux pour qu’ils s’y épanouissent » !

Les « spécialisations » du crime organisé

Après avoir proposé une longue définition du crime organisé (elle couvre une demi-page !), Raymond H.A. Carter entreprend de recenser en détail ses principaux secteurs d’activités et ses filières à travers les continents :

  • Le trafic illicite et illégal de stupéfiants et d’autres substances psychotropes, dont les faux médicaments (« En France, le narcotrafic explose, tant dans les grandes que dans les moyennes petites villes françaises avec son cortège de violences et d’assassinats, de plus en plus commis par des mineurs »).
  • Le trafic d’armes et de matières nucléaires (« Avec la guerre d’Ukraine, la dissémination et le manque de traçabilité des livraisons d’armes occidentales au profit du président Volodymir Zelensky inquiètent de plus en plus, d’autant que ce pays se révèle une plaque tournante du trafic d’armes depuis 30 années »).
  • Le trafic d’êtres humains, de migrants et d’organes humains (« Il existait, en 2007 encore, trois millions d’esclaves dans le monde musulman »).
  • Le trafic des véhicules volés.
  • Le trafic de tabac et de cigarettes.
  • Le trafic des déchets.
  • La cybercriminalité.

La terro-criminalité

L’auteur s’intéresse longuement au terrorisme, à ses diverses formes et à ses liens avec le crime organisé.

« On imagine les conséquences dévastatrices de cet argent sale sur la stabilité des États au niveau mondial, à commencer par les régions affaiblies par des conflits et qui, a fortiori, en menacent la paix et la stabilité, ainsi que par les fonds illicites finançant le terrorisme pour causes révolutionnaires ou de résistance. »

Fin connaisseur de l’Afrique où il a exercé professionnellement pendant dix ans, il observe « que de nombreuses villes du Sahel sont marquées aujourd’hui par le narcoterrorisme et d’autres trafics, comme la ville d’Agadez au Niger, bien connue pour constituer le carrefour et l’escale forcée de quasiment tout trafiquant et contrebandier de la région, tout en restant le lieu d’approvisionnement de groupes terroristes et un lieu de rencontre entre leurs différents émissaires ».

À ce stade, il conviendrait de parler de « terro-criminalité », où l’activité terroriste devient secondaire et sert d’alibi à des pratiques criminelles.

Une nécessaire prise de conscience

Raymond H.A. Carter se montre plutôt pessimiste sur les évolutions en cours, aggravées par « les tendances mondialistes [qui] se multiplient et la mondialisation [qui] se concrétise tant au sein du public que du privé pour mieux pénétrer tous les milieux politico-économico-sociaux de notre société moderne ».

Un renforcement du cadre juridique constituerait un pis-aller « car nous n’avons jamais eu autant de structures pénales internationales bardées de lois et de règlements et autant de conflits au niveau national comme planétaire en même temps ».

« Le peuple, seule vraie noblesse de l’âme et du labeur, est ainsi pris en otage par une oligarchie dont la seule ligne politique est la destruction de ceux dont elle a en charge le destin au sein d’un pays en perte de souveraineté nationale, comme tant d’autres face à la mondialisation. »

« Seul un rééquilibrage, sinon une priorisation des Devoirs de l’Homme sur ses Droits pourrait infléchir cette tendance collective aussi pernicieuse que suicidaire. »

Dans une perspective chrétienne, il en appelle finalement, face aux maux de ce monde, à ne jamais perdre la vertu théologale de l’Espérance…

Johan Hardoy, Polémia

. ApoB : le marqueur sanguin que votre médecin ne vous prescrit (presque) jamais, et qui pourrait changer la donne sur le risque cardiaque

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#webtube : Deux patients, un même taux de cholestérol LDL dans les normes, deux risques cardiovasculaires très différents. Ce paradoxe apparent commence à trouver une explication sérieuse dans la recherche médicale, autour d’un marqueur encore peu utilisé en pratique courante : l’apolipoprotéine B, ou apoB.

Ce que le cholestérol standard ne voit pas

Les analyses lipidiques classiques mesurent la quantité de cholestérol circulant dans le sang — principalement le LDL, dit « mauvais cholestérol », et le HDL. Ce cadre a guidé la médecine cardiovasculaire pendant des décennies. Mais il présente une limite fondamentale : deux personnes peuvent afficher un taux de LDL identique tout en présentant des profils de risque radicalement différents.

La raison tient à la taille des particules. Des particules de LDL de petite taille peuvent produire un taux de cholestérol apparent normal tout en étant bien plus nombreuses — et donc bien plus susceptibles de s’infiltrer dans les parois artérielles et d’y déposer des plaques. C’est précisément ce que le dosage standard ne capte pas.

Compter les particules plutôt que leur contenu

C’est là qu’intervient l’apoB. Chaque particule transportant du cholestérol dans le sang — LDL, VLDL et autres lipoprotéines dites athérogènes — porte exactement une molécule d’apoB à sa surface. Mesurer l’apoB revient donc à compter directement le nombre de ces particules potentiellement dangereuses en circulation, indépendamment de la quantité de cholestérol qu’elles transportent.

Lorsque ce nombre est élevé par rapport au taux de LDL, on parle de « discordance » : le cholestérol peut sembler rassurant sur le papier alors que le nombre de particules circulantes est en réalité préoccupant. Plus ces particules sont nombreuses, plus les occasions de formation de plaques artérielles se multiplient — avec, à terme, un risque accru d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral.

À l’inverse, un taux d’apoB bas ou normal, même chez une personne présentant un LDL élevé, prédit une moindre accumulation de plaques et un risque cardiovasculaire réduit.

Un outil particulièrement utile chez les jeunes adultes

Des travaux récents publiés dans JAMA Network Open, ayant suivi plus de 10 000 adultes sur près de vingt ans, montrent que l’apoB est un prédicteur de risque cardiovasculaire pertinent à tous les âges — mais particulièrement révélateur chez les 18-39 ans.

Les calculateurs de risque à dix ans utilisés en routine accordent un poids considérable à l’âge du patient, ce qui conduit mécaniquement à classer les jeunes adultes en risque faible, même lorsque leur profil lipidique est réellement dégradé. L’apoB permet de détecter une exposition prolongée aux particules athérogènes bien avant qu’un premier événement cardiaque survienne — potentiellement des décennies plus tôt.

Chez les moins de 40 ans, une élévation d’un écart-type de l’apoB est associée à un risque de maladie cardiovasculaire supérieur de 53 % à celui des individus au taux bas — un écart bien supérieur à celui observé chez les adultes de plus de 40 ans.

Pourquoi ce test reste marginal

L’apoB n’est pas intégré aux bilans lipidiques standard. Il doit être prescrit séparément, ce qui suppose que le médecin y pense — et y soit sensibilisé. Son coût reste pourtant modeste, de l’ordre d’une soixantaine d’euros outre-Atlantique.

L’obstacle principal est avant tout culturel et institutionnel : des décennies de pratique médicale fondée sur le LDL comme indicateur central du risque cardiovasculaire ne se réorientent pas du jour au lendemain, même lorsque les preuves s’accumulent. Les recommandations officielles américaines continuent de s’appuyer sur des seuils de LDL, même si certaines organisations comme l’American Heart Association commencent à intégrer une approche plus large du risque.

Les personnes présentant un diabète, une stéatose hépatique, une obésité ou des antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires précoces sont les premières concernées par ce complément d’information. Pour elles, un taux de cholestérol dans les normes n’est peut-être pas la fin de l’histoire.

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