– Vrai ! Rien pour les pompiers, tout pour l’Afrique et l’Ukraine

Spread the love

Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : La colère de nos soldats du feu est donc la conséquence d’une gestion irresponsable. Dans ce bras de fer qui s’intensifie entre l’Etat et les pompiers, il convient d’avoir une idée claire sur le financement total de la Sécurité civile. Car le nerf de la guerre contre le feu, c’est l’argent comme toujours.

Par conséquent, quand Laurent Nuñez  vante un doublement du budget de l’Etat en faveur de la Sécurité civile depuis 2017, ce ne sont que 879 petits millions qui vont soutenir nos soldats du feu pour les équiper. Le reste provient des collectivités locales.

À titre de comparaison, notre généreux pays distribue :

  • 1,4 milliard par an pour soigner les sans-papiers
  • 2 milliards par an pour gérer les 40 000 mineurs isolés (à la charge des départements)
  • 8 milliards en aide bilatérale à l’Ukraine depuis 2022 (+ 40 milliards engagés avec l’UE). Ce qui représente 50 milliards partis en fumée dans une guerre ingagnable qui n’est pas la nôtre
  • 14 milliards par an pour l’Aide au développement (APD) dont 5 pour l’Afrique

Quand un pompier voit les chiffres ci-dessus, il voit rouge.

Voici le détail du financement de la Sécurité civile

Le financement global repose à 86 % sur le local et à 14 % sur l’État.

FinanceurMontant verséCe que cela finance concrètement
Départements3,3 milliards €Salaires des pompiers locaux, casernes de terrain, camions
Intercommunalités & Mairies2,3 milliards €Part locale obligatoire (plafonnée par la loi)
L’État (Gouvernement)880 millions €Flotte de Canadair, hélicoptères nationaux, renforts de crise
TOTAL~6,5 milliards €Le coût annuel global des secours en France

Dans les faits, le seul payeur final, c’est bien entendu le contribuable, qui aimerait bien en donner un peu moins à l’international et aux étrangers, pour le redistribuer à ses pompiers, dont le professionnalisme et le dévouement nous ont une fois de plus sauvés de l’enfer, avec l’aide précieuse de nos paysans que je salue au passage.

Deux corporations auxquelles nous devons énormément mais que l’Etat oublie.

La colère des pompiers est donc légitime. Ils sont les derniers servis. Suite à leur rencontre avec le ministre de l’Intérieur, ils n’ont rien obtenu de concret, à part un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile pour le 8 septembre.

https://valeursactuelles.com/societe/largent-va-a-lafrique-lukraine-apres-la-rencontre-avec-laurent-nunez-les-pompiers-haussent-le-ton

« C’est un foutage de gueule ! On nous prend pour des cons ! »

« C’est un jeu de dupe depuis dix ans »

« Le manque de budget, on ne veut pas en entendre parler. L’argent va à l’Afrique, l’Ukraine… On leur octroie des millions d’euros alors qu’on ne dispose d’aucun moyen supplémentaire au titre de la sécurité civile. Emmanuel Macron joue un jeu dangereux »

Les raisons de la colère :

  • Crise des effectifs : Les syndicats réclament le recrutement massif d’au moins 21 000 sapeurs-pompiers professionnels pour épauler les 44 000 agents actuels. 200 000 volontaires appuient les professionnels.
  • Épuisement significatif avec les mégafeux de cet été, qui ont interdit repos et rotations des effectifs suffisants. Surcharge qui n’encourage pas les vocations chez les volontaires.
  • Manque de matériel, de plus obsolète. Equipements inadaptés, protections insuffisantes, manque de masques et de cagoules filtrantes contre les fumées toxiques porteuses de cancers
  • Surcharge opérationnelle par les transports sanitaires non urgents
  • Financement pour revaloriser salaires et retraites

Face à ces revendications justifiées, Laurent Nuñez botte en touche

Le ministre a explicitement déclaré qu’il ne pouvait pas « s’engager sur des chiffres » de recrutements de pompiers professionnels ou sur des investissements matériels précis dans les casernes. Il invoque le principe de libre administration des collectivités : l’État ne peut pas forcer juridiquement un Conseil départemental à embaucher 50 ou 100 pompiers si celui-ci n’a pas l’argent pour le faire.

Comme on le voit, l’austérité, cela touche d’abord pompiers et citoyens mais surtout pas l’Ukraine ni la politique migratoire de plus en plus ruineuse.

Par conséquent, une manifestation nationale intense est déjà planifiée pour le 29 septembre 2026 à Paris, précédée d’un rassemblement statique Place de la République dès le 26 septembre.

Les finances des départements sont dans le rouge.

L’Etat s’est toujours déchargé sur les départements pour financer des secteurs trop coûteux. Or, ceux-ci sont déjà écrasés de charges, lesquelles explosent tandis que les recettes s’effondrent.

Récapitulatif des principales charges financières des Départements

Poste de dépense / CompétenceCoût global annuel estimé (Toutes collectivités)Réalité financière / Reste à charge pour le Département
Aide Sociale à l’Enfance (ASE)
(Dont l’accueil des MNA)
~11,7 à 12 milliards €Dépenses en hausse de +6,7 %. L’État ne finance qu’une infime partie de la mise à l’abri initiale des MNA. Le coût d’un jeune (50k€ à 60k€/an) repose à plus de 80% sur les départements.
Revenu de Solidarité Active (RSA)~11,5 milliards €Lors de sa création, l’État devait compenser à 100%. Aujourd’hui, en raison de l’inflation et des revalorisations successives, le reste à charge départemental s’est massivement creusé.
Aide sociale aux Personnes Handicapées (PCH…)~10,9 milliards €Dépenses en hausse spectaculaire de +10,5 % en raison du vieillissement de la population handicapée et du relèvement des tarifs planchers de l’aide à domicile.
Aide sociale aux Personnes Âgées (APA…)~9,2 milliards €Géré par les départements pour faire face au choc démographique du grand âge. Le coût du maintien à domicile explose.
Entretien et gestion des Routes~4 à 5 milliards €Concerne la gestion de 380 000 km de routes (80% de l’ancien réseau d’État). La compensation historique via la taxe sur les carburants (TICPE) ne couvre plus la flambée du prix des matériaux (bitume).
Revalorisations salariales imposées (Ségur, point d’indice)~5,5 milliards €
(Cumulé récent)
Décidées de manière unilatérale par l’État pour revaloriser les métiers du social et du médico-social, mais appliquées directement sur la masse salariale des budgets départementaux.

Dans ces conditions insoutenables, dont l’Etat est 100 % responsable, on voit mal comment les départements peuvent augmenter les salaires des pompiers sans recettes supplémentaires.

Encore une fois, on ne le dira jamais assez, la France est plombée par deux boulets qui l’entraînent par le fond, l’immigration massive de gens sous-qualifiés largement assistés et qui de plus ne s’intègrent plus, ainsi que le gouffre ukrainien qui nous saigne depuis 54 mois.

Les pénuries en tout genre que subissent les pompiers, toute la France va les subir. Nos élus nous ont ruinés et ne savent plus comment masquer leurs mensonges, leurs trahisons à l’égard du peuple et leur gestion irresponsable. Emprunter et augmenter la dette est la pire des solutions, mais ils ne savent faire que cela et augmenter les impôts.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *