– Sécheresse en Bretagne : jusqu’à 100 % de pertes, les maraîchers au bord de la rupture

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Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
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#webtube : Artichauts ravagés, brocolis en forte baisse, choux-fleurs touchés : la sécheresse et les épisodes de chaleur successifs frappent durement les cultures légumières bretonnes. Prince de Bretagne évoque une « crise légumière majeure », avec des pertes estimées entre 15 % et 100 % selon les productions et les conditions d’irrigation, rapporte le média Terra le 11 août.

Le bilan dressé par la filière est sévère. Les pertes atteindraient 50 à 100 % pour l’artichaut, environ 60 % pour le brocoli, 25 % pour la courgette et plus de 40 % pour les petits pois, selon Prince de Bretagne.

Pour le chou-fleur, la filière estime les pertes à environ 20 % sur les récoltes en cours, avec des dégâts pouvant aller jusqu’à 100 % sur certaines parcelles non irriguées. Des jeunes plants ont également été perdus, compromettant déjà une partie des volumes prévus pour l’automne et l’hiver.

Seulement 20 % des maraîchers équipés pour irriguer

La crise met en lumière les limites actuelles de l’irrigation en Bretagne. Seuls 20 % des maraîchers Prince de Bretagne sont équipés, selon la filière.

« Il va falloir apprendre à garder l’eau de pluie de l’hiver », avertit Marc Keranguéven, président du Cerafel, cité par Ouest-France. Prince de Bretagne demande aux pouvoirs publics d’accélérer les décisions concernant le stockage hivernal de l’eau, de sécuriser les autorisations d’irrigation et de soutenir les investissements nécessaires.

Pour la filière, l’enjeu est désormais de pouvoir conserver davantage d’eau durant les périodes hivernales afin de sécuriser une partie des besoins estivaux.

Des légumes moins beaux, mais toujours consommables

Prince de Bretagne appelle également la grande distribution à assouplir temporairement ses critères de calibre, de poids et d’apparence afin que des légumes plus petits ou irréguliers puissent être commercialisés. La filière assure que ces produits restent sains et consommables.

Elle avertit également que la tension sur les volumes risque d’accroître le recours aux importations. Dans une Bretagne qui reste l’un des grands bassins français de production de légumes frais, la question dépasse donc les seules pertes de rendement.

Voir les récoltes s’effondrer sous l’effet de la sécheresse et de capacités d’irrigation limitées pose désormais une question de fond : celle de notre capacité à continuer à produire ici ce que nous consommons, plutôt que de compenser demain par davantage d’importations.

Arthur Keraudren
breizh-info.com

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