– Demandez le programme « informationnel » de QuotaClimat !

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Articles : Aout 2026Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026
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#webtube : Cette association, largement subventionnée par l’argent public, fait partie d’un vaste dispositif, à l’échelle de la France et de l’Union européenne, destiné à surveiller l’information sur le climat. Au menu : contrôle, censure, rééducation, uniformisation.

DSA, Arcom, Viginum, observatoire de la désinformationlabellisation des médias, vérification de l’espace informationnel, enquêtes sur les ingérences intérieures – l’écologisme ne pouvait manquer de s’immiscer dans le dispositif de contrôle et de surveillance des médias et des citoyens échafaudé par le pouvoir en place. Le gouvernement ayant l’intention de présenter en septembre prochain un « Premier plan national sur l’accès à l’information sur l’environnement et le climat » sentant la censure à plein nez, l’association QuotaClimat s’est empressée de lui adresser dix-sept propositions qui sont autant de moyens de proscrire tout ce qui ne va pas dans son sens et d’éduquer la population à l’idéologie climatiste. Ses propositions, n’en doutons pas, seront suivies d’effet, d’autant plus que la plupart sont déjà dans les tuyaux : l’écologie politique a ceci de remarquable qu’elle est au pouvoir dans toutes les instances qui comptent et, pour nombre d’entre elles, empoisonnent la vie des Français, alors que son poids électoral est dérisoire et son soutien populaire nul. Pour de plus amples informations sur les buts réels et les actions délatrices de l’association opportuniste et sectaire QuotaClimat, je renvoie à la chronique du 23 octobre 2025 d’Élisabeth Lévy et à mon article du 15 mai 2026.

Rappelons que, diplômées de l’usine de formatage des cerveaux de nos « élites » politico-médiatiques progressistes qu’est devenu Sciences Po, les trois fondatrices de cette association, Eva Morel, Lola Morel et Anne-Lise Vernières, sont d’anciennes assistantes parlementaires de députés Renaissance. Cela n’est sans doute pas pour rien dans le fait que QuotaClimat ait bénéficié en 2023 d’une subvention de 350 000 euros de la part du ministère de la Culture et qu’elle profite également des largesses de l’Arcom et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Cette dernière est réputée pour avoir gracieusement offert aux Français des conseils sur le lavage de leurs sous-vêtements, le reprisage de leurs chaussettes et la réparation de leurs vieux appareils ménagers, ainsi que pour avoir inspiré à la municipalité socialiste de Nantes l’opération « Plante ton slip », opération consistant à enterrer puis, deux mois plus tard, à déterrer, pour être minutieusement examinés, des « slips en coton usagés », ceci afin de « sensibiliser le grand public à la richesse biologique des sols, souvent méconnue mais essentielle au fonctionnement des écosystèmes ». À cette occasion, l’Ademe rappela un point essentiel, trop souvent ignoré des Français : « Un slip enterré ne doit jamais être laissé dans la terre : n’oubliez pas de le déplanter »

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QuotaClimat collabore activement avec « l’Observatoire des Médias sur l’Écologie » (OMÉ), créé en novembre 2024. Surveiller les médias, dénoncer auprès de l’Arcom ceux qui questionnent le « consensus scientifique » sur le « dérèglement climatique » dû aux « activités humaines », remettent en cause les discours apocalyptiques justifiant les aides pharaoniques de l’État aux marchands d’énergies dites renouvelables, critiquent l’instauration de ZFE discriminatoires et les nombreuses et désastreuses décisions qui ont contribué à l’effondrement de notre industrie et à la destruction de notre agriculture, tel est le programme de cet observatoire financé par les contribuables via l’Arcom, l’Ademe et la Caisse des Dépôts. Une seule ligne idéologique doit avoir cours dans les médias. Certains d’entre eux, l’audiovisuel public par exemple, s’acquittent avec zèle de cette tâche prosélyte. D’autres, les rares ayant gardé quelques notions de ce qu’est le travail de journaliste, renâclent à l’idée de se soumettre totalement à un projet médiatique ayant toutes les apparences d’un programme doctrinaire. Pour les remettre sur le droit chemin, QuotaClimat propose un catalogue complet d’injonctions, d’oukases, de sommations à « bien informer » sur l’écologie, c’est-à-dire à ne pas s’écarter de la ligne du parti.   

Afin de « produire une information environnementale de qualité », l’association préconise de « pérenniser un dispositif de mesure de la couverture médiatique des enjeux environnementaux et de suivi de la désinformation climatique », le dispositif en question étant… l’OMÉ. Toujours plus d’argent public et d’indicateurs de police : une enveloppe budgétaire supplémentaire devra « financer la recherche sur la désinformation climatique » avec l’aide d’un « réseau de chercheurs » triés sur le volet. Le gouvernement cherche, paraît-il, à faire des économies, et invoque un budget de l’État à l’os pour justifier son manque d’investissement dans la Sécurité civile : le budget de l’Ademe (frais de fonctionnement + les aides et les subventions, dont celles versées à QuotaClimat et à l’OMÉ) est passé de 510 millions d’euros en 2010, année de sa création, à… 4,2 milliards d’euros en 2023 ! De quoi acheter 80 Canadairs de dernière génération…

Ne reculant devant aucune contre-vérité, QuotaClimat accuse les médias de « sous-représenter les enjeux environnementaux » et de favoriser « les discours qui contredisent le consensus scientifique ». Les gardes-chiourme écolos proposent donc de « renforcer les moyens humains et techniques de l’Arcom dédiés à l’instruction des saisines relatives aux manquements de pluralisme interne ». Est-il besoin de préciser que le pluralisme en question consiste pour l’essentiel en la présentation des seules thèses du « résumé à l’intention des décideurs » du rapport du GIEC, des seules recommandations de l’écologie punitive, des seuls arguments des associations subventionnées préconisant la décroissance, la « sobriété énergétique », les ZFE, le démantèlement de notre parc nucléaire et le massacre de nos paysages, le tout enrobé dans des discours pseudo-scientifiques supposément irréfutables.    

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Usant de la verbeuse terminologie macronienne, QuotaClimat en appelle à la « construction d’une « coalition des volontaires » autour de la Déclaration mondiale sur l’intégrité de l’information climatique ». Comme si les pernicieuses manœuvres de Thierry Breton (DSA) et de Nathalie Loiseau (Bouclier Démocratique Européen) ne suffisaient pas, l’association se réjouit que la présidence du Comité européen des médias (EU Media Board) soit prochainement assurée par le président de l’Arcom : ainsi, s’enthousiasme-t-elle avec des trémolos européistes dans la voix, la France continuera de jouer un rôle important au sein des « instances européennes de régulation des médias ». L’étau de la censure se resserre inéluctablement : la « désinformation climatique » devant être considérée comme un « risque systémique au titre du DSA », les réseaux sociaux, les plateformes numériques et les médias alternatifs devront faire l’objet d’un suivi particulier par la Commission européenne, l’Arcom, le Secrétariat général à la Planification écologique, etc. En outre, « les controverses scientifiques (notamment sur le climat, l’environnement et la santé) » constituant, d’après QuotaClimat, « un terrain privilégié pour les opérations d’ingérence numérique étrangère », l’association propose que l’agence d’État Viginum intègre les questions environnementales et climatiques dans ses missions de surveillance. Rappel : créée par Emmanuel Macron en juillet 2021, l’Agence Viginum a pour mission principale de « détecter les opérations d’ingérences numériques étrangères », en particulier durant les périodes électorales. Certains observateurs suggèrent que cette officine, qui a noué en octobre 2025 un curieux partenariat avec France Télévisions destiné à « renforcer la résilience collective face aux fake news venues d’ailleurs » et à participer aux actions « d’éducation aux médias et à l’information » du public, pourrait jouer un rôle équivoque dans les mois à venir, surtout si les sondages continuent de prévoir une victoire du RN aux prochaines élections présidentielles…    

Aucun discours, autre que celui de l’écologisme, ne doit pouvoir se dire ou s’entendre. Et personne ne doit échapper à la propagande. Les quatre dernières propositions de l’association écologiste encouragent par conséquent la formation aux « enjeux environnementaux » des fonctionnaires, des dirigeants de médias, des chefs de rédaction et des journalistes, et, finalement, de tous les citoyens. « L’éducation aux médias et à l’information (EMI) constitue un levier de long terme pour renforcer la résilience des citoyens face à la désinformation, y compris climatique », écrivent les représentants de QuotaClimat dans la novlangue progressiste, d’usage courant dans les associations qui se veulent à la pointe des « avancées sociétales ». Il faut impérativement, ajoutent-ils, « développer l’esprit critique face à l’information dès le plus jeune âge ». Principe orwellien : proclamer le contraire de ce que l’on va faire, de ce que l’on fait déjà. L’idéologie écologiste imprègne d’ores et déjà l’école, du CP à la Terminale ; les notions de « changement climatique anthropique », de « développement durable », de « transition écologique » et de « sobriété énergétique » y sont inculquées comme allant de soi ; le dogme climatique contamine de plus en plus de disciplines ; loin de les aider à développer un esprit critique, le système scolaire, secondé par des associations radicales subventionnées par l’État, endoctrine les enfants dont on espère qu’ils rééduqueront à leur tour les adultes réfractaires.

QuotaClimat ne peut voir que d’un bon œil les « activités éducatives » qui se multiplient dans les collèges et les lycées, en particulier celle créée par l’Ademe, encore elle, et censée permettre aux élèves « d’observer leur empreinte carbone et d’entamer des réflexions sur les moyens d’adopter un mode de vie plus durable ». Les élèves sont invités à visiter le site M ta Terre créé spécialement par l’Ademe pour « accompagner les jeunes qui souhaitent s’informer et agir pour notre planète ». L’enseignant est encouragé à ne pas oublier de leur poser la seule question possible : « Qu’êtes-vous prêt à modifier pour réduire votre empreinte carbone ? »Puis à apporter quelques réponses qui vont bien : « Favoriser les transports en commun, le vélo et la marche. Si l’usage de la voiture ne peut être évité, favoriser le covoiturage. […] Limiter la consommation de viande. […] Développer la location et le partage des objets. Réduire les achats de vêtements. Acheter de seconde main ». Développement de l’esprit critique ou bourrage de crâne ? Chacun jugera…

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Cet article ne serait pas complet s’il n’évoquait pas le fait que, toujours dans les bons coups, l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF) a également proposé au gouvernement, le 19 juin, une série de dix recommandations pour « préserver le droit à l’information sur le changement climatique ». On y retrouve grosso modo les mêmes thèmes que ceux développés par QuotaClimat, les mêmes délires sur la désinformation climatique liée à d’obscures ingérences étrangères, les mêmes désirs de censure des réseaux sociaux et des médias alternatifs. Autre point, commun à toutes les organisations parasitaires, un goût immodéré pour l’argent public : « Face aux coûts très élevés des enquêtes journalistiques environnementales, RSF appelle la France à accroître son soutien en faveur de projets journalistiques environnementaux et de collectifs de reporters environnementaux, dans le respect de l’indépendance éditoriale de ces derniers ». Plus de la moitié des ressources financières de RSF proviennent de fonds publics (Agence française de développement, ministère des Affaires étrangères, Commission européenne, Ville de Paris, etc.).

L’Open Society de George Soros fait partie des donateurs privés de cette ONG qui a toutes les qualités requises pour participer, avec QuotaClimat et quelques autres indicateurs de la Police de la pensée, à la planification, à la mise en place et au suivi du dispositif de contrôle de la population et de surveillance des médias. Inspirée par des politiciens et bureaucrates français et organisée à grande échelle par la techno-bureaucratie bruxelloise, cette opération de censure industrielle a vu le jour et s’amplifie au nom de grandes causes, dont le « sauvetage de la planète », prétextes en réalité à la construction d’un « modèle de démocratie » ressemblant de plus en plus au soft totalitarisme – de moins en moins soft cependant – décrit et dénoncé par le sociologue Mathieu Bock-Côté (Le Totalitarisme sans le goulag, 2023, Presses de la Cité). Encadrement des médias, contrôle social et moral de la population, uniformisation des esprits, bourrage de crâne des enfants, lavage de cerveau des adultes, pression dogmatique et rééducation idéologique à tous les étages : QuotaClimat et RSF peuvent se targuer de cocher toutes les cases de la vaste entreprise d’ingénierie sociale organisée par nos « élites » progressistes. L’intérêt ne se limite pas au combat idéologique. Soyons clairs : ces écumeurs d’argent public ne se contentent pas de nous donner des leçons de morale, ils nous grugent. Ils ne sont pas les seuls. En sus des dépenses exorbitantes inhérentes au fonctionnement de comités et d’agences théodulaires, l’État et les collectivités locales versent un « pognon de dingue » à une multitude d’associations inutiles, improductives, voire nuisibles. Il serait temps de nettoyer à grande eau javellisée les écuries d’Augias…

Didier Desrimais, Causeur

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