– Trump doit choisir : sacrifier Kiev ou risquer l’escalade nucléaire

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#webtube : L’heure des comptes approche après 55 mois de guerre et de grande désillusion occidentale. L’Ours russe, que nos têtes brûlées croyaient terrasser en trois mois, à coups de sanctions et de centaines de milliards engloutis dans le marécage mafieux ukrainien, ne plie toujours pas.

Le seul leader occidental qui semble avoir enfin compris ce qui était pourtant écrit dès 2022, c’est Trump. L’annonce du cessez-le-feu énergétique unilatéral imposé par la Maison-Blanche marque un tournant brutal dans la guerre d’usure qui oppose la Russie et l’Ukraine depuis trop longtemps.

Ce deal, qui intime à Zelensky l’ordre d’arrêter immédiatement les frappes de drones sur les raffineries russes, se heurte au refus de Kiev d’obtempérer sans une réciprocité totale de Moscou.

Or, sur le terrain, le rapport de force reste à l’avantage de Moscou. Le Kremlin sent pertinemment que l’Ukraine est sur le point de craquer sous la pression ininterrompue des vagues de missiles et de drones russes qui détruisent les infrastructures énergétiques des principales villes. Et si Kiev s’obstine, ce n’est plus par conviction de pouvoir résister indéfiniment, mais uniquement sous la pression désespérée des dirigeants européens.

Ces derniers, prisonniers de leur rhétorique va-t-en-guerre, redoutent plus que tout la défaite ukrainienne, car elle sonnerait l’heure de rendre des comptes devant leurs peuples pour des années de mensonges, de promesses intenables et de ruine économique, consentie au nom d’une victoire impossible. Aucune de ces têtes brûlées ne veut désormais assumer l’hécatombe. C’est la fuite en avant.

Soutenu par l’Europe, Zelensky refuse donc tout cessez-le-feu tout en exigeant la réciprocité. Et à ce jour, Moscou poursuit ses frappes. Face à ce blocage qu’opposent les deux belligérants, Trump, si toutefois il maintient la cap, dispose de trois options :

1. L’escalade punitive contre Moscou

Trump peut décider d’armer massivement l’Ukraine, de libérer totalement le renseignement satellitaire livré par Starlink et la NSA, afin de détruire la totalité des raffineries russes pour asphyxier Moscou.

2. Solliciter l’arbitrage de Pékin pour faire plier Poutine

Trump utiliserait le chantage aux barrières douanières pour forcer Xi Jinping à couper ses livraisons de composants technologiques à Moscou, obligeant Poutine à accepter le gel du conflit sous la contrainte de son principal partenaire économique et fournisseur de composants stratégiques.

3. Sacrifier l’Ukraine et signer un deal uniquement avec le Tsar

En cas d’obstination ukrainienne, Donald Trump couperait définitivement les ponts, mettant fin au renseignement et à l’aide militaire à Kiev. Il négocierait directement avec Poutine le gel des frontières et le retour des flux énergétiques russes mondiaux, en échange d’une neutralité ukrainienne forcée.

En réalité, de ces trois scénarios possibles, seul le dernier est crédible.

– Acculer l’Ours russe en détruisant son outil industriel vital équivaudrait à appuyer sur le bouton nucléaire. Qui peut croire que Poutine resterait les bras ballants en voyant ses installations énergétiques partir en fumée, alors qu’il est assis sur un arsenal nucléaire de 6200 têtes prêtes à servir ? Aucun Américain sensé n’accepterait un tel risque pour quelques arpents du Donbass.

– Le deuxième scénario se heurte, quant à lui, à la doctrine de Pékin. Xi Jinping ne sabordera jamais l’alliance sino-russe pour plaire à Washington, ce qui irait à l’encontre de sa vision d’un monde multipolaire. De plus, le bloc Pékin/Moscou dispose d’un arsenal de représailles dévastateur : blocus des terres rares, vente massive des réserves chinoises en dollars, menace d’un second front à Taïwan et soutien accru à l’Iran ou aux Houthis au Moyen-Orient. Ce qui balaierait d’un coup les efforts de Trump en faveur de « l’America first ».

– Reste l’option la plus logique et la plus sûre pour Trump : le lâchage pur et simple de l’Ukraine, suivi d’un deal Washington/Moscou, où l’Europe resterait à la place qui lui revient : celle d’un nain politique.

L’Europe, aussi naïve qu’inconsciente, ne pèse absolument rien sur l’échiquier international. Elle paie aujourd’hui le prix historique de son irresponsabilité. L’Union européenne est dépourvue de matières premières, de capacités militaires crédibles et d’une économie compétitive. Elle subit de plein fouet les conséquences de 35 ans de désarmement moral et matériel, donnant la priorité au confort individuel et à l’assistanat généralisé du berceau au tombeau. D’ailleurs, aucun Européen n’est prêt à mourir pour l’Ukraine.

Au milieu de ce naufrage collectif, la France, déjà ruinée par une dette publique abyssale et un déclin industriel suicidaire, va payer au prix fort les conséquences de cette sinistre aventure. Le pays est condamné à solder la facture de son aveuglement, pour n’avoir pas compris dès le départ que cette guerre par procuration était strictement ingagnable.

Les postures martiales et les envolées lyriques de Macron se fracassent désormais sur le mur du réel : les fanfaronnades n’ont jamais fait les victoires militaires. Il nous ruine pour une cause perdue.

Voir tant d’incompétence, tant d’irresponsabilité, tant d’immaturité, est absolument sidérant. Et il n’est malheureusement pas le seul à planer dans l’irréel.

Il suffit d’observer la composition de la Commission européenne et des instances dirigeantes à Bruxelles : un aréopage d’amateurs déconnectés, sans aucune maîtrise de la haute géopolitique ni des réalités des stratégies militaires. Alors que les dirigeants européens les plus virulents sont aujourd’hui sur un siège éjectable, Starmer ayant déjà sauté, tandis que Macron et Merz vont suivre, la rhétorique belliqueuse de l’Europe devrait s’éteindre. Divisée et impuissante, celle-ci fera, comme toujours, exactement ce que Washington lui dira de faire dès que Donald Trump aura sifflé la fin de la récréation.

Les peuples européens attendent la paix

Mais il faut se rendre à l’évidence : il n’y aura jamais de paix durable en Europe, ni de redressement économique possible, avec des russophobes intégristes aux commandes du continent.

En s’enfermant dans leur haine suicidaire, les instances bruxelloises ont condamné les nations européennes au déclin et à la marginalisation. L’histoire contemporaine démontre que la seule Europe viable, souveraine et respectée, c’est celle de l’Atlantique à l’Oural, celle dont rêvait le général de Gaulle. Une Europe des nations, réaliste, qui dialogue avec Moscou au lieu de s’exécuter sous les ordres de Washington, et qui refuse de sacrifier sa prospérité sur l’autel d’intérêts étrangers. Tant que cette vision gaullienne ne sera pas restaurée, le continent restera le dindon de la farce de la grande politique mondiale.

L’Europe a tout raté à la chute de l’URSS. En s’alliant avec la Russie et sans immigration extra-européenne, elle aurait dominé le monde dans tous les domaines.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

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