– Soutien scolaire : l’intelligence artificielle peut-elle remplacer les cours particuliers ?

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#webtube : Un exercice qui bloque à 20 heures, un contrôle le lendemain, aucun adulte disponible pour réexpliquer. Pour une partie des élèves, la difficulté reste sans réponse avant le cours suivant, faute de moyens pour payer des heures de soutien scolaire. C’est sur ce créneau que se positionne StudentAI, une plateforme française de révision fondée sur l’intelligence artificielle, lancée en avril 2026.

Du collège au BTS

L’outil s’adresse aux élèves du collège jusqu’au BTS et au diplôme de comptabilité et de gestion (DCG). Il propose des QCM, des fiches et flashcards générées à partir des cours, des résumés audio en format podcast, un mode d’entraînement chronométré, et surtout un « Prof IA » qui interroge l’élève et corrige ses réponses. Selon l’entreprise, une partie essentielle des fonctions est gratuite. La plateforme est accessible sur internet, iPhone et Android, et comprend un mode adapté aux élèves dyslexiques ainsi qu’un suivi de progression pour les parents.

Le projet ne prétend pas remplacer les enseignants ou les professeurs particuliers. Il se présente comme un complément pour s’entraîner, poser une question ou vérifier ses connaissances quand aucune aide humaine n’est disponible. À la question de savoir si l’IA remplace un enseignant, le communiqué répond lui-même : « Elle ne le fait pas. »

3 878 inscrits en quelques mois

L’entreprise revendique 3 878 élèves inscrits, dont près de 1 000 actifs sur les 30 derniers jours, ainsi qu’une note de 4,6 sur 5 sur 98 avis. Elle affirme couvrir 23 niveaux et diplômes et plus de 2 100 chapitres.

Une version vocale et vidéo du professeur virtuel est en cours de test : l’élève révise à voix haute, l’IA l’interroge, l’écoute et lui répond. Les lycéens et étudiants peuvent candidater pour en faire partie.

Fiabilité et protection des mineurs

L’usage de l’IA par les élèves soulève plusieurs questions : la fiabilité des réponses, la protection des mineurs, et le risque de voir l’outil faire les devoirs à la place de l’élève. La société assure que ses cours sont vérifiés en continu, relus et contrôlés par des enseignants. Elle dit aussi vouloir anticiper les futures exigences de l’État en matière de transparence et de protection des mineurs.

Côté données, StudentAI a la possibilité de rejoindre le programme pour start-up de l’hébergeur français Scalingo, qualifié SecNumCloud, ce qui lui permettrait d’héberger ses données sur une infrastructure souveraine. En septembre 2026, elle a également engagé les démarches d’adhésion au Gestionnaire d’accès aux ressources (GAR), le dispositif du ministère de l’Éducation nationale qui donne accès aux ressources numériques depuis l’espace de travail des établissements. L’adhésion n’est pas encore effective.

Vers un abonnement payant

La société veut aussi proposer son outil aux collèges, lycées et centres de formation, avec un espace enseignant pour suivre la progression d’une classe. Elle envisage des partenariats avec des collectivités, des associations d’aide aux devoirs, des bibliothèques ou des centres de formation d’apprentis.

La gratuité a cependant un coût : l’intelligence artificielle, l’hébergement et le développement. StudentAI prévoit donc un abonnement donnant accès à certaines fonctions payantes, en complément de l’offre gratuite, sans calendrier ni tarif arrêtés à ce jour. Une levée de fonds d’amorçage est également envisagée.

 breizh-info.com

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