. Radio France flashée par l’Arcom en pleine manipulation anti-RN durant les municipales

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : C’est un sport largement pratiqué à gauche : on accuse volontiers du péché suprême, de la faute mortelle, « faire monter le Rassemblement national ». France Inter et France Info ont peu de chances de subir cet épouvantable grief, qui secoua TF1 après l’affaire Papy Voise, en 2002. L’Arcom (ex-CSA) a publié, ce 11 juin, une sanction, une « mise en demeure » destinée à Radio France pour manquement grave aux règles du pluralisme politique, « dont le respect s’impose au service public avec une exigence particulière, compte tenu de son devoir d’exemplarité et d’impartialité », écrit l’Arcom.

Un simple constat qui en dit long et prête même à sourire, tant il confirme ce que chaque Français sait depuis longtemps. « L’analyse des temps de parole des personnalités politiques diffusés sur les antennes de France Inter et de France Info entre le 1er janvier et le 31 mars 2026 fait apparaître que les prises de parole du Rassemblement national sont très majoritairement diffusées la nuit et se traduisent par une sous-représentation de ce parti à l’antenne le jour », constate, benoîtement, l’Arcom. Sur le papier, les équilibres sont donc respectés. En réalité, le temps de parole du principal parti d’opposition au pouvoir en France est majoritairement diffusé aux heures où… plus personne n’écoute. « Ainsi, près de 60 % du temps de parole accordé aux représentants du Rassemblement national sur France Inter a été diffusé entre minuit et 5 h 59, détaille l’Arcom. Cette proportion dépasse 70 % sur France Info. À l’inverse, les représentants de ce parti sont, au regard de sa représentativité, insuffisamment présents dans les programmes diffusés en journée, entre 6 heures et 23 h 59. » C’est tellement simple : on diffuse la parole du pouvoir et de l’ultra-gauche quand la salle est pleine et celle de l’opposition lorsqu’elle est vide. Et le gentil contribuable RN finance sa propre désinformation, Radio France pesant pour 666,2 millions d’euros annuels sur le budget de l’État. Que demande le peuple ?

Le RN étudie « toutes les possibilités » de réactions

Évidemment, le RN s’émeut : « Ce comportement n’est plus supportable », écrit Marine Le Pen, sur X. Jordan Bardella pose avec raison la question démocratique : « Entre janvier et mars 2026, le temps de parole du RN en journée était inférieur à 10 % sur ces deux médias (France Info et France Inter). Censé faire preuve de pluralisme politique et d’impartialité, le service public de l’audiovisuel a donc sciemment mis à l’écart le premier parti de France et ses millions d’électeurs : sommes-nous encore dans une démocratie fonctionnelle ? », interroge-t-il, sur X.

Contacté par BV, le RN précise qu’il étudie « toutes les possibilités » de réactions. Posera-t-il une question au gouvernement à ce sujet, mardi prochain ? Intentera-t-il une action judiciaire à l’encontre de Radio France ? Exigera-t-il des réparations ? Le rattrapage des audiences manquées, quitte à déséquilibrer les temps de parole à son avantage dans les mois à venir ? « À l’approche de la campagne présidentielle, nous appelons l’ensemble des dirigeants du service public de l’audiovisuel ainsi que le gouvernement à mesurer la gravité de cette atteinte démocratique », écrit le RN, évoquant « une volonté manifeste de restreindre la parole du Rassemblement national, premier parti de France. »

De son côté, Radio France plaide la simple « erreur technique ». Le groupe a changé, en janvier dernier, son logiciel pour comptabiliser les temps de parole et ce fichu logiciel ne distingue pas le jour de la nuit. Si même le logiciel s’y met ! « L’erreur est corrigée », assure Radio France, flashée en pleine récidive. Car l’Arcom précise que « ces constats avaient déjà donné lieu, en 2025 et en 2026, à un rappel de Radio France à ses obligations »Perseverare diabolicum ! On a apparemment l’erreur technique chevillée au corps, à Radio France. En attendant, ce déséquilibre a faussé le jeu démocratique des municipales et de ce début de campagne présidentielle. L’État français, si soucieux de donner des leçons de démocratie en Hongrie, en Russie et ailleurs, ira-t-il à Canossa ? L’Union européenne, qui a la sanction si facile envers les régimes dits « illibéraux » parce qu’ils ne respecteraient pas les droits de l’opposition, sanctionnera-t-elle la France ? Le cas est intéressant…

À ce sujet — [INFO BV] Delphine Ernotte accusée de parjure : Charles Alloncle va déposer un article 40

Verrouillage

Cet épisode supplémentaire dans le long feuilleton de la manipulation, digne d’une république bananière en pleine forme, ressemble bien moins à une erreur technique qu’à un système de verrouillage invisible et bien huilé. Un système que de nombreux Français devinent et que Charles Alloncle a mis au jour avec le succès qu’on connaît.

Reste que les Français semblent mithridatisés, vaccinés contre cette manipulation qu’ils connaissent désormais par cœur et contournent allègrement – en venant lire BV, par exemple. Leur réponse aux manips de Radio France apparaît clairement dans un sondage Cluster 17-Le Point qui paraît ce jeudi : « Pour la première fois dans un baromètre, le Top 5 des personnalités les plus populaires est entièrement composé de personnalités du RN, de ses alliés et de Reconquête. Bardella (38 %), Le Pen (37 %) devancent Ciotti et Maréchal (26 %) et Knafo (25 %). » Où en serait-on, si Radio France jouait le jeu ?

Marc Baudriller, dans BV

. Belfast brûle, la prochaine ville sera-t-elle la vôtre ?

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Belfast, lundi soir. Un homme est assis à califourchon sur sa victime dans une rue du nord de la ville. Il la taillade au visage, au cou, au dos. Plusieurs coups. Sous les yeux des passants. La vidéo part en viral en quelques heures. La victime s’appelle Stephen Ogilvie. Il a perdu un œil. L’agresseur s’appelle Hadi Alodid. Il a trente ans. Il est soudanais. Il était légalement installé au Royaume-Uni avec un statut de réfugié valide jusqu’en 2028. Il a été arrêté et inculpé pour tentative de meurtre, possession d’arme blanche et menaces de mort.

Mais voilà le détail que les grands médias ont mis du temps à lâcher. Hadi Alodid est entré en Irlande du Nord en 2023 depuis la République d’Irlande. En provenance de Paris. La France comme sas de transit. Ce pays qui accueille, qui héberge, qui nourrit, qui loge, qui donne des papiers — et qui exporte ensuite le problème chez ses voisins. Comme par hasard.

Ce qui s’est passé ensuite, les médias officiels appellent ça des « émeutes anti-immigrés. » Traduction honnête : des dizaines de milliers d’habitants ont explosé. Des quartiers entiers de Belfast se sont embrasés. Des foyers incendiés par dizaines. Des commerces détruits. Un bus calciné. Des familles déplacées dans la nuit, dont un bébé de deux mois. Les forces de l’ordre ont priorisé l’évacuation des civils plutôt que les interpellations — ce qui en dit long sur l’ampleur du chaos.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dénoncé des violences « choquantes et complètement inacceptables. » Il a ajouté qu’il était « clair que des personnes avaient été ciblées en raison de leur origine » et qu’il ne le « tolérerait pas. » Formule creuse, rituelle, prononcée depuis un bureau par un homme qui n’a pas regardé la vidéo dans les yeux d’un père de famille de Belfast. Les cinq principaux partis politiques d’Irlande du Nord ont publié une déclaration commune appelant au calme. Même rituel. Même vacuité. Les dirigeants parlent. La rue brûle. Ces deux réalités ne se rencontreront pas.

Pendant ce temps, les habitants de ces quartiers défavorisés où l’on entasse les migrants depuis des années regardaient leurs rues brûler. Ils ne brûlaient pas par idéologie. Ils brûlaient parce qu’un homme avait failli se faire égorger dans leur rue par quelqu’un que l’État avait installé parmi eux, et que cet État leur demandait maintenant d’être raisonnables. Il y a un mot pour ce que vivent ces gens. Ce mot, c’est l’abandon.

Stephen Ogilvie a perdu un œil. Sa famille appelle au calme et salue « la contribution essentielle des migrants à la société. » Réaction courageuse, ou réaction conditionnée par des années de matraquage idéologique ? Ce qui est certain, c’est que Stephen Ogilvie ne reverra plus jamais le monde qu’avec un seul œil. Et que l’homme qui le lui a arraché avait été accueilli, hébergé et protégé par l’État — d’abord en France, ensuite au Royaume-Uni.

Ce n’est pas la première fois que Belfast s’embrase. Émeutes en 2024, émeutes en 2025, et maintenant ceci. À chaque fois, le même cycle. Un drame. Une vidéo. Une explosion populaire. Des élus qui condamnent. Des experts qui expliquent. Et le lendemain, rien ne change. Les mêmes populations continuent d’être entassées dans les mêmes quartiers. Les mêmes alertes continuent d’être ignorées. La même cocotte-minute continue de chauffer. Et nous approchons du 12 juillet, la période des défilés orangistes, historiquement la plus explosive de l’année en Irlande du Nord. Le timing est parfait pour que tout dérape.

Ce mercredi, Belfast se préparait déjà à une nouvelle nuit. Écoles fermées dès la mi-journée. Bus et trains à l’arrêt. Renforts de police mobilisés en urgence, d’autres attendus depuis le reste du Royaume-Uni pour jeudi. Trois arrestations à ce stade, « d’autres suivront » selon les autorités. La ville retient son souffle. Ou plutôt, elle ne le retient plus.

Un système qui importe massivement une population étrangère sans se demander si la greffe prend. Un système qui installe ces populations dans des quartiers déjà fragiles et appelle ça de l’intégration. Un système qui fait transiter les indésirables de pays en pays, de Paris à Belfast, en tamponnant des papiers au passage. Et quand la cocotte-minute explose, ce même système sort ses experts et ses éditorialistes pour expliquer que la vraie violence, c’est celle des gens qui ont craqué. Pas celle qui les a fait craquer.

Les peuples d’Europe sont en train d’apprendre une leçon que leurs gouvernants refusent de leur enseigner. Quand l’État cesse de vous protéger, vous vous protégez vous-même. Quand l’État ignore vos alertes pendant des décennies, un soir de juin, une vidéo suffit à mettre une ville à feu.

Belfast brûle. Et cette nuit, elle risque de brûler encore.

Jérôme Viguès, Riposte Laïque

. Belfast : deuxième nuit d’émeutes, une liste de cibles circule — Dublin aussi descend dans la rue

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : La situation en Irlande du Nord ne s’est pas calmée avec le lever du jour. Mercredi soir 10 juin, une deuxième nuit d’émeutes a éclaté à Belfast, tandis qu’à Dublin, quelque 400 manifestants anti-immigration défilaient du centre-ville vers le parlement irlandais. L’onde de choc de la tentative de décapitation de lundi s’étend désormais à l’ensemble de l’île d’Irlande.

Des émeutes sont en cours actuellement à ##Belfast pic.twitter.com/kNBKJ56feL

— Breizh-Info (@Breizh_Info) June 10, 2026

Deuxième nuit de violences à Belfast : canons à eau et liste de cibles

Situation actuelle au rond-point de Sandyknowes, dans l’agglomération de Belfast. Une foule immense s’est rassemblée devant l’hôtel Chimney Corner, qui héberge des demandeurs d’asile. Une très forte présence policière a pour l’instant repoussé la foule. L’hôtel a déjà été le… pic.twitter.com/BKzctgDVWo

— Breizh-Info (@Breizh_Info) June 10, 2026


Dès 19h45 mercredi soir, des groupes masqués se rassemblaient à nouveau sur le rond-point de Sandyknowes dans le nord de Belfast, en direction de l’hôtel Chimney Corner à Newtownabbey — établissement soupçonné d’héberger des demandeurs d’asile. Des briques, des bouteilles et des feux d’artifice ont été lancés sur les lignes de police antiémeutes. Des clôtures en bois ont été arrachées pour servir de projectiles contre les véhicules blindés de la PSNI positionnés en travers de la route.

À 20h15, pour la première fois depuis le début des troubles, la police a utilisé un canon à eau pour repousser la foule. Des explosions ont été entendues dans le secteur. Un camion-citerne a été incendié à proximité.

Parallèlement, une liste sinistre circulait sur le réseau social X : des adresses résidentielles de Belfast, présentées comme celles de foyers de migrants, avec une invitation implicite à les cibler. Une élue locale, Kate Nicholl, a publiquement alerté la police et appelé les riverains à prendre contact avec leurs voisins pour s’assurer de leur sécurité. La PSNI a annoncé des patrouilles renforcées dans les secteurs concernés.

Les dégâts de la première nuit : familles sans abri, commerces détruits

Le bilan humain de la nuit du mardi commence à se préciser. Une famille africaine installée à Belfast depuis vingt ans a dû quitter son domicile après que sa maison a été incendiée. Une adolescente ukrainienne a fui après que la porte d’entrée de son foyer a pris feu. Un nourrisson de deux mois a dû être évacué par la police. Jamie Corry, habitant depuis treize ans la rue Lendrick dans l’est de la ville, a regardé sa maison brûler entièrement, perdant également des effets personnels ayant appartenu à son père décédé.

Un supermarché moyen-oriental a été spécifiquement visé dans Belfast. Un salon de coiffure turc a été saccagé dans le comté d’Antrim, à une trentaine de kilomètres. Anselme Shima, ressortissant congolais vivant dans le quartier avec sa femme et ses trois enfants, a témoigné de sa terreur : « Je me demande si ma maison sera la prochaine à être attaquée. »

La ministre de la Justice d’Irlande du Nord, Naomi Long, a décrit des familles avec de jeunes enfants laissées sans domicile — « complètement innocentes » de l’attaque qui a déclenché les troubles.

La presse de son côté, a totalement balayé l’horreur du lundi soir, pour condamner les émeutes, sans chercher à comprendre pourquoi elles ont lieu. Dans la rue pourtant, les riverains ne sont pas dupes.

🇬🇧 This Belfast local just said what everyone’s thinking: “It’s the government’s fault.

They’ve ignored immigration concerns for 20 years.

People aren’t being listened to… then something like Monday night happens and people react.”

He called the crimes completely avoidable:… https://t.co/Yr8z9YVyNT pic.twitter.com/V7BjrIjdKj

— Mario Nawfal (@MarioNawfal) June 10, 2026

Premières comparutions devant la justice

Deux hommes ont été inculpés mercredi pour leur participation aux émeutes. Un homme de 42 ans, est accusé d’émeute, de tentative de destruction d’un véhicule blindé de police, d’agression sur un agent de détention et d’incitation à la foule — il aurait notamment grimpé sur le toit d’un véhicule de police en tentant d’en ouvrir la portière. Un autre, 39 ans, fait face à une accusation d’émeute pour des faits survenus à Newtownabbey. Les deux hommes ont été placés en détention provisoire. Le juge chargé de l’affaire a prévenu que quiconque envisagerait de participer à de nouveaux troubles devait « être prêt à aller en prison ».

Rappelons que l’agresseur principal qui a provoqué toutes ces émeutes, le Soudanais Hadi Alodid, 30 ans, est lui aussi placé en détention provisoire après sa comparution mercredi matin. Stephen Ogilvie, la victime, a perdu son œil gauche dans l’attaque et souffre de profondes lacérations au visage, à la tête et dans le dos.

Dublin : 400 manifestants marchent sur le parlement irlandais

L’onde de choc a franchi la frontière. Mercredi après-midi, quelque 400 manifestants se sont rassemblés devant le GPO — le Bureau général des postes sur O’Connell Street, lieu hautement symbolique de l’histoire irlandaise — avant de marcher vers Leinster House, le parlement de la République d’Irlande. Les organisateurs affichaient comme revendication principale le refus du Pacte européen sur la migration et l’asile, mais de nombreuses pancartes faisaient directement référence à l’attaque au couteau de Belfast.

Une légère friction a opposé manifestants et gardaí — la police irlandaise — lorsque certains ont tenté de déplacer des barrières à l’angle de Kildare Street. Plusieurs lignes de tramway ont été perturbées. La manifestation s’est finalement dispersée sans incident majeur.

A Dublin aussi, les manifestants demandent la remigration ce 10 juin au soir, en solidarité avec les manifestants de Belfast et d’Irlande du Nord. Incroyable que des points de vue convergent des deux côtés de la frontière. @jylgallou pic.twitter.com/WziFr2rC45

— Breizh-Info (@Breizh_Info) June 10, 2026

Une île entière sous tension

Ce qui se passe cette semaine en Irlande dépasse le seul drame de Kinnaird Avenue. C’est toute l’île qui révèle une fracture profonde sur la question migratoire — une fracture que Belfast et Dublin ont en commun, par-delà la frontière, par-delà les différences confessionnelles et politiques historiques. Les réponses politiques de part et d’autre continuent de se concentrer sur la condamnation des violences sans aborder frontalement les défaillances du système d’accueil et de contrôle qui ont permis à un individu n’ayant rien à faire dans ce pays d’entrer librement, d’obtenir un visa et de finir par laisser un homme borgne dans une rue du nord de Belfast.

breizh-info.com

. Couac chez Doctolib : Le Canard jette un pavé dans la mare !

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Le journal satirique accuse Doctolib de livrer ses infos à des géants américains. La plate-forme conteste. Quel est le lecteur de Boulevard Voltaire qui ne connaît pas Doctolib ? Cette start-up a été créée en 2013 par Stanislas Niox-Château qui est, d’après Le Canard enchaîné, « copain comme cochon » avec Emmanuel Macron. C’est, à l’origine, une plate-forme informatique de gestion de rendez-vous médicaux. Son utilisation présente des avantages : par exemple, si vous recherchez une consultation dans un délai court pour une spécialité tendue comme la dermatologie, vous serez averti si un créneau se libère et, comme dans un jeu vidéo, c’est le plus rapide qui gagne. La réception d’un SMS de rappel, la veille de votre consultation, vous permettra d’éviter de poser le fameux « lapin » qui fait tant pester votre médecin.

Doctolib, de la prise de rendez-vous à l’intelligence artificielle

Depuis ses débuts, l’activité de Doctolib s’est étendue pour devenir aujourd’hui un acteur majeur de la gestion informatisée du cabinet médical. Après les médecins libéraux, il s’est ouvert aux établissements de soins. Son activité de télémédecine a explosé au moment du Covid-19. En 2022, il a créé un logiciel complet de gestion du dossier, ce que l’on appelle le « logiciel métier ». Dernière trouvaille datant de 2024 : l’assistant de consultation qui, par le biais de l’intelligence artificielle, est capable de retranscrire et de synthétiser automatiquement les échanges verbaux entre le médecin et son patient et de rédiger l’observation médicale, évitant ainsi au médecin de garder les yeux rivés sur son écran.

Les accusations du Canard

Mais qui dit logiciel dit données, et qui dit données dit non seulement hébergement mais également exploitation… Et là, il n’y a pas de petits profits. Le palmipède satirique qui cancane le mercredi est venu y fourrer son bec ! Il accuse l’assistant de consultation d’utiliser les contenus recueillis pour entraîner des modèles d’intelligence artificielle. Il reproche également à Doctolib de stocker ses données dans des serveurs d’entreprises américaines, certes dans l’Union européenne, mais pouvant être accessibles à la Justice américaine, selon les dispositions du Cloud Act. Par ailleurs, notre start-up est aussi accusée de faire du lobbying sonnant et trébuchant auprès de parlementaires tricolores pour « promouvoir une politique d’hébergement de protection et de portabilité des données favorable à l’activité de Doctolib »Le Canard voit un risque important que ces données puissent être, un jour ou l’autre, accessibles aux compagnies d’assurances, la pseudonymisation ou l’anonymisation des données étant faciles à contourner.

À ce sujet — [SANTE] Rendez-vous non honorés : revoilà la taxe lapin !

La réponse de Doctolib

Bien entendu, la plate-forme conteste les accusations du volatile ! Elle a indiqué que les entreprises Google, Microsoft et Anthropic fournissent simplement les capacités de traitement du langage, mais dans un cadre contractuel qui leur interdit de conserver ou d’exploiter les données pour leur propre compte. L’utilisation des données de l’assistant de consultation, pour l’amélioration des produits de Doctolib ou l’entraînement de ses algorithmes, est conditionnée à un consentement du praticien et du patient, les deux étant révocables à tout moment. Concernant les dispositions du Cloud Act, les données médicales stockées chez un hébergeur américain dans l’Union européenne sont chiffrées et les clés de déchiffrement sont détenues par une entreprise française. Une décision de Justice américaine ne pourrait permettre plus que l’obtention de données chiffrées inexploitables.

Le Canard a-t-il eu raison d’en faire un fromage ?

Bien difficile de répondre avec certitude pour celui qui n’est pas expert en informatique. Il y a, bien entendu, des risques si les garde-fous techniques ou contractuels ne sont pas très stricts. Le respect du règlement général sur la protection des données (RGPD), qui interdit par défaut l’utilisation des données médicales, minimise théoriquement les risques de fuite ou d’exploitation illégale de ces dernières.

À propos des techniques utilisées par Doctolib, des études récentes ont quand même relativisé la performance de l’assistant de consultation avec des résultats pouvant être erronés à cause de biais et d’hallucinations de l’intelligence artificielle. On peut également souligner le risque général de piratage des données de tout stockage informatique, qu’il soit local ou sur le cloud. Cela demande une certaine technicité, mais on entend régulièrement parler de cyberattaques visant des serveurs gouvernementaux théoriquement bien protégés.

Doit-on pour cela revenir aux vieux tiroirs métalliques et aux petites fiches cartonnées ? La protection des données y était excellente, en particulier à cause de la fameuse écriture illisible des médecins !

Dr Philippe de Geofroy, dans BV

. Agression de Belfast : colère du peuple, déni des médias

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Il n’y a pas de différence entre la ligne éditoriale des médias français et la ligne politique de LFI. La colère gronde, au Royaume-Uni, après l’agression barbare qui s’est déroulée à Belfast et que vous décrivait Clémence de Longraye, dans BV, ce 9 juin. En pleine rue, un migrant soudanais a poignardé un passant, lui a crevé les yeux et a tenté de le décapiter. La victime est hospitalisée dans un état grave. Mais tout ce que la presse française trouve à dire, c’est que les manifestations sont le fait de « l’extrême droite ».

Une ligne éditoriale d’extrême gauche

Florilège. France 24, média public, traite l’affaire sous l’angle des « violences anti-immigrés », soulignant que « des personnalités d’extrême droite britanniques avaient appelé à des manifestations anti-immigration »L’Humanité, qui est presque un média public à force de vivre sous perfusion de subventions, signale les « émeutes et incendies après les appels à manifester de l’extrême droite sur fond d’instrumentalisation d’une attaque au couteau »Le Parisien et Le Monde sont sur la même ligne : des manifestations menées par « des figures d’extrême droite »« l’extrême droite britannique ».

Les médias auraient-il parlé de l’agression s’il n’avait pas été possible d’y mêler « l’extrême droite » ? Sans doute non. Il en a été de même avec le meurtre d’Henry Nowak. Si BV vous a parlé de ce drame dès le 15 mai 2026, les médias français mainstream ont attendu… le 3 juin pour le faire, et au prétexte que les manifestations d’indignation étaient « menées par l’extrême droite britannique » (Le Parisien) ou qu’elles étaient instrumentalisées par « l’extrême droite » (Le Monde). Pas de différence entre la ligne éditoriale des médias français et la ligne politique de LFI exprimée par le député Thomas Portes : « À Belfast, les amis politiques de Le Pen et du Rassemblement national mettent le feu à des immeubles car susceptibles « d’accueillir des migrants ». »

Parler des émeutes en Irlande du Nord en en omettant totalement la cause : une tentative de décapitation en pleine rue par un migrant somalien.

Très fort @Portes_Thomas https://t.co/tU16HXwfhA

— Régis Le Sommier (@LeSommierRgis) June 10, 2026

À ce sujet — Attaque « barbare » en Irlande du Nord : « Le peuple britannique en a assez ! »

Pas de marche blanche à Belfast

Car oui, à Belfast, mardi 9 juin au soir, les manifestations ont été violentes, mais pas aussi violentes que ce qu’a vécu la victime. Elles ont été à la hauteur de l’horreur ressentie en voyant un « réfugié » s’acharner au couteau sur sa victime désemparée. Des centaines de manifestants masqués ont sillonné la ville, incendiant plusieurs maisons suspectées d’héberger des migrants aux frais des contribuables. Ne parlez pas de marche blanche aux Irlandais, ça n’est pas dans leur culture. À Londres, les manifestations ont été plus pacifiques, comme a pu le constater notre reporter sur place, Jean Bexon.

Il est tellement plus simple de dénoncer cette fichue « extrême droite » que d’enquêter sur ce « réfugié soudanais »Selon le ministère de l’Intérieur britannique, le barbare est arrivé en République d’Irlande en provenance de la France. Puis il est passé en Irlande du Nord en bus, en 2023. Là, il a obtenu un titre de séjour valable jusqu’en 2028. Est-il arrivé en Europe avant ou après la guerre civile soudanaise qui a débuté en avril 2023 ? Est-il un « réfugié climatique » ? En tout cas, la gratitude pour son pays d’accueil ne l’étouffe pas.

Menaces sur les manifestants

Alors que le scandale des grooming gangs est maintenu vaille que vaille sous le boisseau par les responsables politiques – « responsables » étant, ici, une façon de parler –, il y a eu un meurtre commis par un Sikh contre un étudiant qui rentrait chez lui. Et, maintenant, cette tentative de décapitation d’un passant par un Soudanais. Chez les Britanniques, elle réveille le traumatisme de la quasi-décapitation du soldat Lee Rigby, en 2013, par deux islamistes d’ascendance nigériane. Les motifs de colère s’accumulent, au Royaume-Uni.

Les institutions se sont brièvement émues de l’agression barbare, mais leur fermeté est tout entière tournée vers les manifestants. Le chef de la police nord-irlandaise « promet d’arrêter les émeutiers »écrit le Belfast Telegraph. Ce chef les menace même : « Leur vie sera changée à jamais. » Et la vie de la victime de Belfast, si elle survit, ne sera-t-elle pas changée à jamais ? N’est-ce pas toute la politique migratoire européenne, en fait, qui est bonne « à changer à jamais » ?

Samuel Martin, dans BV

. Avec sa nouvelle appli, Alexandre Jardin redonne la parole aux citoyens

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : L’application est déjà en tête des téléchargements sur les plates-formes Apple et Android. L’écrivain et cinéaste Alexandre Jardin franchit une nouvelle étape dans son combat pour la démocratie directe. Après avoir fédéré des milliers de Français autour du mouvement des Gueux contre les zones à faibles émissions (ZFE), il lance, ce 11 juin, une application de référendum citoyen disponible sur les plates-formes Apple et Android. Son ambition est claire : permettre aux Français de voter directement sur des sujets concrets et peser sur les décisions publiques.

À ce sujet — ZFE : Alexandre Jardin nous raconte comment il a soulevé Les Gueux

Quatre premières consultations sont proposées dès le lancement : la suppression des ZFE, la suppression des certificats d’économie d’énergie (CEE) afin de réduire le prix du carburant, l’arrêt des subventions à l’éolien pour alléger la facture d’électricité et une profonde réforme du système de santé visant à redonner davantage de pouvoir aux territoires.

« Faire débarquer la démocratie dans le smartphone »

Pour Alexandre Jardin, l’enjeu dépasse largement ces premières questions. Il s’agit de transformer durablement le rapport des citoyens à la politique. « On redonne véritablement le pouvoir au citoyen », affirme-t-il à Boulevard Voltaire. Selon lui, le système actuel réduit trop souvent les Français à un simple vote tous les cinq ans, avant de les écarter des décisions.

L’originalité de l’application repose sur un système d’identification sécurisé permettant de garantir un seul vote par personne. L’utilisateur doit scanner sa pièce d’identité, tandis que la technologie dite « Zero Knowledge » garantit qu’aucune donnée personnelle n’est stockée sur un serveur central. Les votes sont enregistrés via une blockchain afin d’assurer leur traçabilité et leur fiabilité.

Mais Alexandre Jardin voit plus loin qu’un simple outil numérique. « Jusqu’à présent, la démocratie n’était pas dans la poche des gens », explique-t-il. Avant d’ajouter : « Tout à coup, on fait débarquer la démocratie dans le smartphone. » Une formule qui résume sa vision d’une citoyenneté adaptée aux usages contemporains et qui permettrait de lutter contre l’abstention. « On va faire en sorte que la démocratie rejoigne les gens dans leur mode de vie », insiste-t-il encore.

La Suisse comme modèle

L’idée n’est pas nouvelle. La Suisse pratique depuis plus d’un siècle les votations populaires, qui permettent aux citoyens de se prononcer régulièrement sur des sujets nationaux ou locaux. Plus largement, une quarantaine de pays disposent de mécanismes de référendum d’initiative populaire ou citoyenne à des degrés divers.

En France, la situation est bien différente. La Constitution prévoit, certes, un référendum d’initiative partagée (RIP), mais son déclenchement nécessite le soutien préalable d’un cinquième des parlementaires puis d’un dixième du corps électoral, soit plusieurs millions de signatures. Un mécanisme si complexe qu’il n’a jamais véritablement abouti à une consultation nationale.

Une attente démocratique forte

Le lancement de cette application intervient alors que la question référendaire revient régulièrement dans le débat public. Lors de ses vœux pour l’année 2025, Emmanuel Macron avait promis de recourir davantage au référendum afin de redonner la parole aux Français. Une promesse qui, à ce jour, n’a pas été suivie d’effet.

Depuis 1958, seuls neuf référendums ont été organisés sous la Ve République. Un chiffre modeste au regard des attentes exprimées dans l’opinion. Selon un sondage IFOP, 73 % des Français se déclarent favorables à l’instauration d’un référendum constitutionnel d’initiative citoyenne.

Alexandre Jardin entend précisément s’appuyer sur cette aspiration démocratique. « On est en train de rebâtir la démocratie à partir du citoyen », affirme-t-il. Plus qu’un outil numérique, il présente son application comme « une véritable révolution tranquille démocratique ». Reste désormais à savoir combien de Français accepteront de glisser cette nouvelle forme de citoyenneté dans leur smartphone. Pour l’heure, l’application est en tête des téléchargements sur les deux plates-formes.

Yann Montero, dans BV

. Le SCAF définitivement enterré : un projet franco-allemand qui ne servait que Berlin

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : « Le président français et le chancelier allemand sont arrivés au constat partagé que les entreprises (Airbus et Dassault Aviation, ndlr) ne parvenaient pas à s’entendre sur la construction d’un avion de combat commun »

https://www.challenges.fr/entreprise/defense/le-scaf-est-mort-et-personne-ne-le-regrettera_643997

Lancé en 2017 par Angela Merkel et Emmanuel Macron, le projet de Système de combat aérien du futur, SCAF, était avant tout un projet politique décidé sans l’avis des industriels.

Airbus côté allemand et Dassault Aviation côté français. Une coopération explosive quand on sait qu’Airbus avait tenté d’absorber Dassault dans les années 1990. Une tentative qui a échoué mais que l’avionneur français n’a pas oubliée.

Les programmes d’armement européens sont déjà sujets à de multiples frictions dans la répartition des tâches, mais quand il s’agit d’un avion de combat de 6e génération, qui synthétise tout un ensemble de technologies les plus complexes, les rivalités entre industriels deviennent vite insurmontables. Au bout de neuf ans, les désaccords dominaient encore.

Car si les Allemands ont l’argent, c’est Dassault qui possède le savoir-faire après 70 ans d’expérience mondialement reconnue dans le développement des avions de combat. Les Allemands, quant à eux, n’ont plus construit un seul avion de chasse depuis 1945. Ils arrivent mains dans les poches mais  veulent tout diriger au prétexte que leurs poches sont pleines. Petit rappel :

En 1960, les Allemands ont choisi le F104 américain Starfighter, un avion raté aux ailes trop courtes, à la place du Mirage III de Dassault ou du Saab Drakken suédois. Un choix catastrophique. Ils viennent de récidiver avec le F35 américain à la place du Rafale. Curieuse Europe de la Défense !

Sur plus de 916 Starfighter commandés par la Luftwaffe, on compte 292 crashs et plus de 116 morts parmi les pilotes allemands ! Ce cercueil volant sera baptisé « le faiseur de veuves ».

Et les différentes modifications apportées à cet avion d’interception haute altitude, afin de  l’adapter aux misions d’attaque au sol, portant sur l’armement, le radar et le siège éjectable, n’ont fait qu’alourdir l’appareil déjà peu manœuvrable et instable aux « basses » vitesses. 

Problèmes majeurs sur le partage de la propriété intellectuelle et la gouvernance industrielle du projet SCAF

Le sinistre épisode du Starfighter montre bien qu’un avion de combat exige un savoir-faire qui ne s’acquiert pas avec les seuls moyens financiers. On comprend donc que Dassault n’ait pas souhaité partager ses secrets industriels, connaissant la complexité du défi à relever.

Au départ, le partage de la charge de travail du SCAF était de 50/50, Dassault étant le maître d’œuvre du projet, ce qui n’était pas forcément du goût des Allemands, qui refusaient d’être considérés comme de simples sous-traitants. Pour peser davantage sur le dossier, les industriels allemands ont donc décidé d’y associer Airbus Espagne, ne laissant ainsi que 33 % de la charge à Dassault, resté néanmoins le maître d’œuvre ! 

Estimant qu’il lui était impossible de piloter le projet en étant minoritaire en termes de charge de travail, Dassault s’est déclaré capable de relever seul le défi de l’avion futur. 

De fil en aiguille, de brouille en brouille et de blocage en blocage, le dossier s’est enlisé pour finir abandonné, Berlin se lançant dans un projet national avec plusieurs entreprises allemandes de l’armement. Un projet sans doute dans les tuyaux depuis plusieurs mois. Et nul doute que les études préliminaires du SCAF serviront aux Allemands, qui se posent dorénavant en rivaux de Dassault.

En fait, rien ne va plus entre Paris et Berlin. On est loin de l’époque où de Gaulle tendait la main à Adenauer, quand la planète entière détestait le pays responsable de l’Holocauste.

La réunification allemande est passée par là. Berlin a retrouvé sa puissance économique et son arrogance, prenant le contrôle de l’Europe. En face, la France cigale, totalement ruinée, est considérée comme un boulet qui ne mérite plus ses derniers atouts, comme son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, son arme nucléaire et son industrie de l’armement. 

Chacun soupçonne l’autre de privilégier ses seuls intérêts.

« À Berlin, un sentiment souvent exprimé en coulisses est que Paris souhaite avant tout que l’Allemagne finance ses avionsLes Français estiment, quant à eux, que l’Allemagne  tente de s’approprier leur propriété intellectuelle, et leurs parts de marché dans le secteur de la défense », expliquait en décembre Ulrike Franke, chercheuse au think tank ECFR.

À l’heure où l’Europe veut se doter d’une défense puissante et indépendante de la tutelle américaine, l’enterrement du SCAF fait tache.

Mais c’est bien la preuve que l’Europe, qui rassemble 27 nations qui n’ont pas les mêmes intérêts, ni les mêmes mentalités, ni les mêmes règles de fonctionnement, ne sera jamais une grande puissance militaire et politique. Divisées, trop souvent rivales, les nations européennes ne peuvent pas s’entendre. Le traité Mercosur en est un exemple, le SCAF en est un autre. Et que dire du méga contrat des sous-marins australiens torpillé par nos « amis » anglais et américains, dans notre dos. 

Comme le disait de Gaulle, les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.

L’Allemagne réunifiée n’est plus notre amie. Elle veut devenir la première puissance militaire d’Europe. Pour la France, cela n’augure rien de bon, car il y a des revanchards en Allemagne. D’abord contre la Russie, mais ensuite, qui sait ? Et il est quand même étonnant que Berlin renforce sa coopération militaire avec Tokyo. Macron est vraiment irresponsable de vouloir partager notre dissuasion nucléaire avec ce pays. Quittons l’UE, l’Otan et chacun pour soi !

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Rennes : condamné à deux ans ferme pour avoir poussé au suicide un chef d’entreprise breton, le marabout prend la fuite pendant le délibéré

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Le tribunal correctionnel de Rennes a vécu, lundi 8 juin, un coup de théâtre judiciaire rare : au moment où les juges s’apprêtaient à prononcer leur verdict, le prévenu avait disparu. M’Bemba Guirassy, alias Barry, marabout domicilié à Avignon, a profité de la pause de délibéré pour quitter la cité judiciaire rennaise sans que les trois policiers venus l’escorter vers la prison de Vezin-le-Coquet n’aient pu l’en empêcher. Les juges ont prononcé la peine — deux ans de prison ferme — devant une barre vide, avant de délivrer un mandat d’arrêt à son encontre. L’homme est en fuite.

166 000 euros soutirés à un homme en détresse

L’affaire jugée ce lundi retrace la spirale dans laquelle a été précipité un chef d’entreprise du pays de Saint-Malo, père d’un enfant de neuf ans, âgé de 43 ans, après une séparation sentimentale survenue en 2021. Désespéré, il avait fait appel aux services du marabout, lequel avait fait du « retour de l’être aimé » son fonds de commerce.

Sur plus d’un an, les deux hommes ont échangé quelque 1 200 messages WhatsApp, dont une large partie entre 22 heures et 6 heures du matin — un enquêteur de la répression des fraudes ayant établi que 30 % des échanges se déroulaient la nuit, empêchant la victime de dormir et l’entretenant dans un état de vulnérabilité permanente. Pour financer les prestations du marabout — consultations à distance, rencontres facturées plusieurs milliers d’euros, talismans, lectures de versets du Coran, et jusqu’à 6 790 euros pour un supposé sacrifice de crocodile effectué « par correspondance » en Afrique — l’entrepreneur avait épuisé ses économies personnelles, vidé les comptes de son entreprise de charpente, emprunté à ses proches, et fabriqué de faux documents pour retirer de l’argent. Au total : 166 600 euros versés.

En août 2022, il s’est donné la mort. Dans sa lettre d’adieu, il indiquait explicitement avoir mis fin à ses jours en raison de la faillite dans laquelle cette relation l’avait conduit.

Un prévenu sans remords, déjà condamné deux fois

Devant les juges, M’Bemba Guirassy n’a manifesté aucun regret. Revendiquant un « travail positif », il a présenté sa relation avec la victime comme une amitié ordinaire. Il a pourtant reconnu avoir reçu des messages dans lesquels l’homme lui montrait des photos de cordes et évoquait l’idée de se tirer une balle. À aucun moment il n’a alerté les secours.

L’homme n’en est pas à sa première condamnation. Il avait déjà été jugé en 2012 à Avignon pour travail dissimulé et escroquerie, puis en 2017 à Nîmes pour abus de faiblesse. À Rennes, il était poursuivi pour pratique commerciale agressive — qualification retenue par le parquet — dont le quantum maximal est précisément de deux ans de prison ferme, peine que les juges ont prononcée dans son intégralité.

Le procureur n’avait requis que dix-huit mois. La juridiction est allée au-delà de la demande du parquet, signe de la gravité des faits retenus.

La fuite : un symptôme de plus

Que le prévenu ait pu quitter librement le palais de justice rennais entre 17h30 et 18h, pendant que les juges délibéraient et que les policiers l’attendaient, pose une question de sécurité procédurale sur laquelle le tribunal n’a pas encore communiqué. Un mandat d’arrêt a été émis. L’homme, qui n’a pas de domicile stable connu en dehors d’Avignon, est activement recherché.

Coïncidence du calendrier : au même moment, devant le palais de justice de Rennes, une manifestation se tenait en mémoire de la petite Lyhanna, pour dénoncer les défaillances institutionnelles ayant précédé sa mort. Deux affaires, deux registres différents — mais dans les deux cas, la même question qui revient : celle de la capacité de l’institution judiciaire à protéger les victimes et à répondre de ses actes.

breizh-info.com

. Bruel, respecté « quand il combattait l’extrême droite », est aujourd’hui en garde à vue

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Le chanteur a fait du Front national puis du Rassemblement national sa bête noire. Depuis plusieurs semaines que tombaient les plaintes et les accusations de viols et agressions sexuelles, la chose est logiquement advenue : Patrick Bruel a été placé en garde à vue, ce lundi matin. Il y a, à ce jour, treize victimes présumées, annonce le parquet du tribunal de Nanterre, pour des faits commis entre 1997 et 2001. On apprend que la liste s’allonge d’une accusation de viol commis à Dinard en 2012, le procureur de Saint-Malo s’étant dessaisi de l’affaire fin mai au profit de Nanterre. De même, Patrick Bruel doit être interrogé à la suite d’« une dénonciation officielle émanant des autorités belges le 1er juin 2026 et portant sur des faits de viol et agression sexuelle commis en 2010 à Bruxelles ». Précisons, bien sûr, que le chanteur est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés tant qu’il n’a pas été condamné pour cela.

La moraline ne préserve pas de tout

L’Histoire se répète. Celle-ci est bien grasse, bien glauque, et nos médias s’interrogent sur ce si gentil garçon. Disons plutôt qu’ils ne s’interrogent guère. Ainsi, France Info s’est livré à une longue enquête dont il ressort – refrain connu – que « tout le monde savait », et « depuis des décennies ». On égrène les histoires, celles des stagiaires que l’on mettait en garde – jamais seule avec lui dans un ascenseur –, son « regard de bête, de prédateur », ses déambulations backstage dans le plus simple appareil et les surnoms qui circulaient, plus parlants qu’un discours.

L’une des rares à demeurer dans une position de bon sens, Marine Le Pen a refusé de hurler avec les louves. Et si elle a qualifié de « véritable honte tous ces gens qui se comportent comme des porcs avec les femmes », elle a tenu à rappeler qu’« il y a un principe fondamental dans le droit, c’est la présomption d’innocence » : « Tant que vous n’êtes pas définitivement condamné, vous êtes présumé innocent. » Aussi, rappelait-elle, obliger Bruel à renoncer à ses concerts, « c’est condamner quelqu’un à la mort professionnelle ou à la mort sociale avant que la Justice se soit prononcée ».

Marine Le Pen n’est pas rancunière, c’est le moins qu’on puisse dire, car Patrick Bruel n’a pas eu les mêmes égards pour son mouvement, faisant depuis toujours du Front national, puis du Rassemblement national, sa bête noire.

On peut en effet se demander pourquoi, si tout le monde était parfaitement au courant de ses comportements de rustre, on n’en a rien dit ?  Eh bien, c’est parce que Patrick Bruel était « une figure respectée quand il prenait position contre l’extrême droite », selon Closer.

Tandis qu’il s’enfonce, le RN, lui, continue de monter

Pour le média « jeunes » Melty, « Patrick Bruel, par son franc-parler et ses positions politiques, a marqué l’opinion par des prises de position citoyennes très tranchées ». Et de rappeler : « En avril 2014, dans le cadre d’un entretien exclusif accordé au magazine Technikart, Patrick Bruel avait exprimé un refus catégorique et sans concession de se produire sur scène dans les villes fraîchement conquises par le Front national lors des dernières élections municipales. »

Pas de bruelmania, donc, à Béziers, Fréjus ou Hénin-Beaumont car, disait-il, « même si je peux comprendre que des électeurs désespérés répondent à un discours populiste, je ne veux pas me produire devant une institution dont je méprise l’idéologie ». Et de rappeler qu’il avait déjà annulé en 1995, pour les mêmes raisons, des concerts programmés à Orange et Toulon, qualifiant le parti de « xénophobe et raciste ».

C’était son image de marque, jamais revue au fil des décennies. Pour mieux cerner le personnage, à moins que ce ne soit pour trouver de quoi plaider en sa faveur, France Télévisions a exhumé, dans son reportage La Culture sous pression, une vidéo de 1991.

C’est alors l’artiste qui monte. Invité de 7 sur 7, Patrick Bruel est reçu par les yeux bleus d’Anne Sinclair. Il vient de vendre deux millions de disques, fait une tournée devant des salles combles qui hurlent « Patriiiiiiick », au bord de l’hystérie. La journaliste, qui rassemble tous les dimanches soir les Français devant leur télé, brosse un portrait dithyrambique : « Son public, pour beaucoup féminin, le célèbre comme James Dean ou comme Claude François hier. Alors qu’il ne peut même plus manger tranquillement une pizza sur les Champs-Élysées, on s’interroge : que se passe-t-il entre Bruel et les jeunes d’aujourd’hui ? »

Il se passe qu’il leur donne des leçons de vie. Surtout, il leur « dit d’aller voter ! Car ne pas aller voter, c’est donner sa voix à celui qui va gagner, c’est favoriser la progression du Front national », ce qui est « extrêmement dangereux et extrêmement irresponsable ». Il explique que le FN « ne résoudra jamais aucun problème ». Voter pour lui, « c’est comme un jeune qui se drogue car il a des problèmes. Le FN, c’est comme la drogue ; c’est une drogue dure, en plus. » Il ajoute : « Le FN ratisse large, il essaie d’aller réveiller les instincts les plus bas chez les gens. ». Alors, il est droit dans ses bottes : « Ma mobilisation à moi, elle est claire : c’est que je n’irai jamais chanter dans une région, un département où il y a une ville dirigée officiellement par des gens du Front national. »

Si l’on en croit les plaintes qui s’amoncellent, la drogue dure de Patrick Bruel serait à chercher du côté de ses bas instincts. Tandis qu’il s’enfonce, le RN, lui, continue de monter. Il se pourrait qu’en 2027, l’un soit au pouvoir et l’autre… la Justice le dira.


Marie Delarue
, dans BV

. Attaque « barbare » en Irlande du Nord : « Le peuple britannique en a assez ! »

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Ce 8 juin, un homme d’origine soudanaise a été arrêté à Belfast alors qu’il aurait tenté d’égorger un individu. Vive émotion au Royaume-Uni. Alors que la colère n’est pas encore retombée outre-Manche suite à la mort du jeune Henry Nowak et au procès de son meurtrier, une nouvelle scène d’une violence inédite relance le débat sur l’immigration. Ce 8 juin au soir, un homme d’origine africaine a été filmé dans les rues de Belfast en train de poignarder et de tenter de décapiter un autre individu gisant au sol. Une « attaque horrible », selon Keir Starmer, le Premier ministre britannique, qui promet n’avoir « aucune tolérance pour les scènes de violence abominables comme celles-ci ».

Blessé au visage, au cou et au dos

Ce 8 juin, peu après 22 heures, la police est appelée au nord de Belfast (Irlande du Nord). Un homme, « âgé d’une quarantaine d’années », est transporté d’urgence à l’hôpital dans un état « grave ». Il présente « d’importantes blessures au visage, au cou et au dos », précisent les forces de l’ordre. Peu après, un individu d’une trentaine d’années d’origine africaine, désarmé par de courageux passants, est arrêté pour suspicion de tentative de meurtre. Il est aujourd’hui placé en garde à vue. Une enquête est en cours pour tenter d’établir le mobile de l’attaque. Au fil de l’enquête, il apparaît finalement que le suspect est « soudanais et non somalien, comme on le croyait initialement. »

« Je tiens à rassurer la communauté locale que nous traitons cette attaque avec le plus grand sérieux. Notre enquête se poursuit à un rythme soutenu » assure la police locale qui « exhorte fortement les membres du public à ne pas partager ou à republier les images [de l’attaque qui circulent en ligne] ». « Cela risque de causer d’autres traumatismes aux proches de l’homme blessé et peut avoir un impact sur l’enquête en cours », ajoutent les forces de l’ordre.

Des appels à la fermeté migratoire

Les images de cette violente et choquante agression, déjà visionnées des dizaines de milliers de fois, n’ont pas manqué de déclencher une vague de contestation au Royaume-Uni. « Assez » a ainsi d’abord commenté Rupert Lowe, député et membre du parti Restore Britain, avant de demander officiellement au Premier ministre de rendre publics « tous les détails concernant la nationalité, le statut migratoire et la religion de ce sauvage ». « Nous devons cesser d’héberger ceux qui souhaitent décapiter des enfants, poursuit l’homme politique. Un grand nombre de personnes doivent être expulsées de notre pays. […] Le peuple britannique en a assez ! ».

Nigel Farage, chef de file de Reform UK, appelle lui aussi les « autorités à révéler immédiatement l’identité et le statut de l’assaillant ». Le militant anti-immigration Tommy Robinson exige de son côté la démission du gouvernement actuel : « Assez, c’est assez ». « Les images vidéo qui circulent en ligne semblent montrer une tentative de décapitation. Si cela est confirmé, il s’agirait d’un acte de violence barbare qui n’a sa place nulle part en Irlande, abonde Kenn O’Flynn, membre du Parlement irlandais. Il existe un grave problème d’ordre public et de sécurité en Irlande, qui doit être traité. » Enfin, la chef de file du Parti conservateur, Kemi Badenoch, s’est dit « absolument horrifiée » par l’attaque survenue à Belfast. « S’agit-il de quelqu’un qui n’aurait pas dû se trouver dans notre pays ? Y a-t-il eu des défaillances dans le contrôle de nos frontières ? » s’est-elle ensuite interrogée à propos du profil de l’agresseur.

L’agression de Belfast entraîne des réactions au-delà même des frontières du Royaume-Uni. Santiago Abascal, leader du parti espagnol Vox, a ainsi écrit sur ses réseaux sociaux : « L’Europe n’est pas condamnée à coexister passivement avec ceux qui la poignardent, l’égorgent et la violent en pleine rue tous les jours. Il existe un autre chemin. Il existe un autre avenir. Intolérance totale face à cette barbarie, et expulsions immédiates. » Elon Musk, également, a commenté d’un mot qui dit tout : « Assez ».

Clémence de Longraye, dans BV