. À LFI, Jean-Luc Mélenchon déjà poussé vers la sortie ?

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#webtube : Le « Grand remplacement » vanté par le leader insoumis finira-t-il par toucher son propre parti ? Un vent de dégagisme souffle-t-il à l’extrême gauche ? Ce mardi 9 juin, Nadège Abomangoli, députée LFI de Seine-Saint-Denis, était de passage sur le plateau de France 24. Elle y a défendu le slogan « On est chez nous », jadis taxé de xénophobie lorsqu’il était porté par des électeurs du FN et désormais scandé en toute impunité par des militants LFI. « C’est une manière de dire que la France accueille d’égale manière ses enfants, son peuple et qu’on est effectivement chez nous », a ainsi expliqué la première vice-présidente de l’Assemblée nationale. Quel est ce « peuple » qui est désormais « chez lui » en France ? Quel est le sort réservé à ceux qui n’ont pas été « accueillis » ici, mais qui y ont toujours vécu ? L’élue d’extrême gauche n’en dira pas davantage.

La discussion s’est ensuite portée sur le phénomène de remplacement qui touche spécifiquement la classe politique. « Est-ce que LFI ne donne pas encore assez de place aux gens issus de l’immigration ? », a ainsi interrogé le journaliste Frédéric Rivière. « Oui, nous assumons que la prise en charge de responsabilités, et pas seulement politiques, doit être partagée parce que la France d’aujourd’hui c’est pas la France d’hier », a répondu Mme Abomangoli, assurant que son parti mettra ce principe en pratique lors « des scrutins qui sont devant nous ». Est-ce à dire que Jean-Luc Mélenchon, vieux mâle blanc hétérosexuel, est appelé, lui aussi, à être prochainement grand-remplacé par sa « nouvelle France » chérie ? « On a cette figure tutélaire qui est Jean-Luc Mélenchon, nous pensons que c’est le meilleur candidat… mais nous avons aussi une équipe à mettre en avant et qui incarne cette nouvelle France », a répondu la députée, ménageant la chèvre et le chou.

Entre les lignes, doit-on comprend que « l’équipe » en question ronge son frein et attend impatiemment la fin de l’élection présidentielle pour éjecter la vieille « figure tutélaire » et prendre les rênes de l’extrême gauche française ? On peut se poser la question. « On l’avait largement prédit qu’ils allaient tous se faire remplacer dans leur propre parti politique », a ainsi écrit un internaute, en commentaire de l’interview de Mme Abomangoli. « Qu’elle soit patiente, 2027 et le départ définitif de Mélenchon va bientôt arriver. Elle pourra s’étriller avec Panot, Bompard, Guetté pour remplacer le Gourou », a ajouté un autre. « J’ai hâte de les voir dans les cordes. Bientôt « la guerre de succession d’Espagne » en France… », a ajouté un troisième.

À ce sujet — La Nouvelle France scande « On est chez nous » devant les tombeaux des rois de France

La guerre a déjà commencé

Chacun garde en mémoire les propos tenus par Rima Hassan en juin 2024, lors d’un meeting du Nouveau Front populaire, tenu à Montreuil. « L’époque du porte-parolat est révolue », avait-elle alors lancé, devant une Mathilde Panot sidérée. L’eurodéputée poursuivie pour apologie du terrorisme a remis le couvert en avril dernier, affirmant que les « personnes issues de l’immigration » n’étaient pas encore assez présentes dans le champ politique et qu’elle essayait « en interne de pousser pour que cette dynamique s’enclenche complètement »« Ça y est, maintenant il faut faire de la place ! », avait-elle affirmé.

Souvenez-vous aussi des déclarations de cet autre élu LFI, le sympathique Aly Diouara, qui reconnaissait sans complexe avoir refusé de prendre le moindre « Blanc » dans son équipe de campagne. « Non, c’est pas comme ça que ça marche. C’est fini, ça », avait-il rétorqué à ceux qui lui suggéraient de prendre au moins un Blanc sur sa liste. L’aboutissement de cette politique racialiste a pu être observé au soir du second tour des dernières élections municipales : des responsables de gauche et du centre, très favorables à l’immigration mais non moins violemment expulsés de leurs mairies par les hordes de la fameuse « nouvelle France ».

L’alibi des origines étrangères

Mais, face au risque de connaître pareil sort, certains à gauche pensent avoir trouver la parade : la mise en avant d’origines non-françaises. « Je suis héritier de l’immigration, mais je suis pas racisé », a ainsi fait valoir Antoine Léaument, dans le cadre de l’émission Les Lundis insoumis. Ses racines prétendument belges et italiennes seront-elles cependant assez exotiques pour lui permettre d’éviter la purge à venir ? Pas sûr.

Avant lui, son collègue Sébastien Delogu s’y était essayé et avait affirmé avoir ses « racines » en Algérie. « Son grand-père est juste né en Algérie, c’était un colon (…) il ne faut pas mentir aux gens », l’avait rapidement recadré l’adjointe au maire de Marseille Samia Ghali. Bien conscient de ne pas incarner le moins du monde la « créolisation » dont il vante les mérites, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi tenté de s’inventer des origines étrangères. « Je suis un Maghrébin européen », a-t-il ainsi prétendu le 6 janvier dernier, causant l’hilarité sur les réseaux sociaux. Il a encore juré ses parents avaient été « enterrés à la fosse commune ». Le leader « insoumis » se sent-il tellement en danger dans son propre mouvement qu’il en est réduit à s’inventer des origines étrangères et des oppressions coloniales ?

Jean Kast, dans BV

. Lyhanna : la petite phrase de Macron qui ne passe pas

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#webtube : Macron est décidément un président déconnecté et adepte du deux poids deux mesures. « On ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur ». Ainsi s’est exprimé Emmanuel Macron mercredi, lors du conseil des ministres, au sujet des réactions populaires au meurtre de la petite Lyhanna. L’opinion, scandalisée par les dysfonctionnements de la justice dans cette affaire et l’écart entre les paroles du gouvernement et du Président et la réalité sur les violences visant les enfants, a manifesté sa colère lors de rassemblements devants les tribunaux et dans de nombreux sondages. L’exécutif macroniste, renvoyé à son incurie, multiplie les contre-feux depuis une semaine : Darmanin se démène dans les médias, Lecormu enchaîne les réunions, Braun-Pivet défend une « loi intégrale » et Macron… parle. Pensant que l’heure était venue d’endosser son costume de président au-dessus de la mêlée, il a donc eu cette phrase. Malheureuse. Et à ajouter à la trop longue anthologie de ce président décidément déconnecté.

Un président déconnecté

Alors que la France était toujours sous le choc de la disparition de la petite Lyhanna et qu’elle n’était pas encore inhumée (c’était ce vendredi 12 juin, et la colère était toujours là lors des obsèques, comme le montre le reportage de BFMTV), le Président s’est donc permis cette phrase : « On ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur ». La première erreur du président est une erreur de timing. L’heure était à la colère, aux cris justement, à l’indignation. Sinon, les pierres crieront. La seconde est une méconnaissance de ce drame absolu qu’est la mort d’un enfant innocent pour une mère, qui n’a plus que le cri. Et à ce cri-là on doit le respect, fût-on président, et ce cri fût-il repris par des millions de mères dans le pays. Darmanin et Braun-Pivet, qui sont des parents, tout autant à la manoeuvre pour éteindre l’incendie, l’ont quelque part mieux compris que leur chef. C’est dire sa déconnection.

À ce sujet — Lyhanna : Darmanin présente ses « excuses » mais continue sa petite carrière

Macron pris en flagrant délit de deux poids-deux mesures

Mais cette phrase de Macron devient choquante quand on la compare à sa propre réaction à la mort de Nahel. Là, les cris de la mère et de ceux qui criaient avec elle, y compris dans l’arène politique, y compris contre une institution (la police) étaient pleinement justifiés ; là le Président (et son exécutif) avaient parlé avec « précipitaton et démagogie ». Souvenez-vous : ce décès était un acte « inexplicable et inexcusable », avait-il déclaré, ajoutant : « Rien, rien ne justifie la mort d’un jeune », allant jusqu’à exprimer « l’émotion de la Nation toute entière ». Le ministre de l’Intérieur, un certain Gérald Darmanin, avait évoqué des « images extrêmement choquantes » et Élisabeth Borne avait immédiatement décidé que l’intervention du policier n’était « manifestement pas conforme aux règles »… avant évidemment les résultats de l’enquête. Or, mercredi, Macron a justement appelé à attendre le résultat des inspections, le 19 juin, pour agir « avec méthode » et « renforcer tout ce qui doit l’être à la lumière des faits »… La démagogie du Président  lors de l’affaire Nahel n’avait pas permis d’épargner à la France une semaine d’émeutes, des milliards d’euros de dégâts et des dizaines de policiers blessés. Déjà, sur BV, Gabrielle Cluzel dénonçait le deux poids deux mesures de Macron dans ses réactions à la mort de Nahel et à celle de la petite Lola…

Curieusement, cette phrase déplacée du Président n’a suscité que peu de réactions. Chez les people, il est vrai happés par l’affaire Bruel, il n’y a que quelques seconds rôles qui l’ont épinglée. L’humoriste Alex Lutz par exemple, sur Instagram lui a répliqué : « Sérieusement ? Les mots ont un sens monsieur le Président. » parlant d’une phrase « aussi creuse que péremptoire ». Il dénonçait aussi le « manque de cœur » de Darmanin dans son refus de laisser le rassemblement se dérouler devant le ministère de la justice. Si même des people de gauche s’indignent devant un président aussi déconnecté…

Pour le moment, la mort révoltante de la petite Lyhanna – et de tant d’autres enfants de France – ne se traduit que par des cris, dignes et rentrés. Un président de la république devrait saluer cela. Et agir. Mais surtout pas faire la leçon.

Frédéric Sirgant, dans BV

. La chanson du jour, Supertramp – From Now On

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#webtube : S’il y a bien un morceau qui résume la magie de l’album Even in the Quietest Moments…, c’est celui-ci. Souvent éclipsé par les mastodontes Give a Little Bit ou Fool’s Overture, From Now On est pourtant l’un des sommets absolus de l’écriture de Rick Davies. C’est l’histoire d’un homme qui rêve d’une vie plus simple, fatigué par la routine et les faux-semblants, qui décide que « s’évader dans ses rêves » sera sa nouvelle réalité.

Source : Supertramp

. Que suis-je venu faire dans cette galère avec une remorque « camper » ?

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#webtube : L’appel de l’aventure, c’est parfois savoir repousser ses limites. Mais parfois, c’est juste de l’inconscience. Dans cet épisode de Buckskin Drifter, j’ai voulu suivre cette piste. Une décision que j’ai regrettée dès les premiers kilomètres. Traîner une remorque dans ces conditions, c’était chercher les ennuis… et je les ai trouvés. Aujourd’hui, je vous raconte comment je me suis mis tout seul dans une situation impossible, et surtout, comment j’ai essayé de m’en sortir. Bienvenue dans l’épisode.

Source : Buckskin Drifter

. Chateau Poséidon : Adieu l’horrible ancienne salle de bain… et bien d’autres petits moments d’émotion.

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#webtube : Salut tout le monde, bienvenue dans l’épisode 47 ! Bon… on ne va pas se mentir : quand on a quitté le Canada pour acheter un château en France, on s’attendait à de la vieille pierre, des poutres magnifiques et beaucoup de charme. Ce qu’on n’avait pas mesuré, c’est le niveau de détresse esthétique des salles de bains. [Rires] Aujourd’hui, c’est un grand jour au Château Poséidon : on dit officiellement Goodbye Ugly Bathrooms. On sort les outils, on oublie le carrelage vintage (mais pas le bon vintage) et on vous embarque dans la transformation de ces pièces qui en ont bien besoin. C’est parti !

Source : Château Poséidon

. Le laxisme judiciaire est-il un ressenti ? Les chiffres à apprendre par coeur

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#webtube : Le « prétendu laxisme judiciaire » a longtemps été balayé d’un revers de mains tel un vieux fantasme d’extrême droite. Mais face au meurtre de Lyhanna, énième drame évitable, face à une chaîne toujours plus longue de ratés judiciaires, le sentiment d’impunité des criminels n’est plus une simple vue de l’esprit, mais une réalité palpable qui pousse nos concitoyens à exiger des comptes à l’État. Une réalité palpable et chiffrable.

Comme après chaque drame, un sondage vient consacrer la perte de confiance quasi totale des Français en l’institution judiciaire (1), preuve qu’il devient chaque jour plus manifeste à nos concitoyens que les décisions des magistrats – injustes pour les victimes et pousse-au-crime pour les délinquants – sont à la base de l’insécurité qui nous afflige.

Manque de moyens réel mais qui n’explique pas tout

L’excuse du manque de moyens, empoignée par une corporation qui se sent désormais mis en accusation, passe de plus en plus mal. Si les la justice manque certainement de moyens, plusieurs informations récemment relayées ont aussi mis en évidence un problème majeur de discernement dans la priorisation des affaires :

  • Accusé du viol d’une enfant de 10 ans, Jérôme Barella n’a jamais été auditionné en neuf mois. Pendant que le prédateur présumé restait libre, la justice convoquait, pour des compléments d’enquête, deux fois la mère de la victime qui a frôlé l’accusation de harcèlement.
  • Le parquet d’Auch invoque le manque de moyens pour auditionner Jêrome Barella, visé par de multiples signalements pour agressions sur mineurs, mais a pourtant trouvé les ressources et 90 heures de temps pour auditionner les agriculteurs après les manifestations dans le Gers, durant la même période.

Ces éléments démontrent qu’il s’agit avant tout d’une question de choix politiques et de priorités institutionnelles, et non d’une simple pénurie de moyens.

Les trois stades du laxisme judiciaire

Alors que depuis 2007 l’insécurité augmente, le nombre de condamnations baisse. C’est Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la Justice qui nous en informe et nous explique les trois stades du laxisme judiciaire :

1. Le stade des poursuites. Un procureur peut classer sans suite des affaires graves :

73 % des plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs sont classées sans suite ;

2. Le prononcé des peines. La peine prononcée peut être dérisoire par rapport à la peine prévue par la loi :

Les juges ne condamnent qu’à 19 % de la peine prévue par le code pénal ;

3. L’exécution des peines. L’individu a été poursuivi et condamné à une peine de prison, mais il ne sera jamais incarcéré :

41 % des personnes condamnées à de la prison ferme ne vont pas en prison.

Selon l’Institut pour la Justice, notre système judiciaire ne condamne les délinquants qu’à 19% de la peine prévue par la loi.

Les conséquences de cet ultra-laxisme rongent notre société en livrant les honnêtes Français aux délinquants prédateurs récidivistes.

2027 doit être l’occasion d’une grande dégauchisation de la Justice….See more

Ces chiffres édifiants donnent la mesure d’un laxisme judiciaire qui peut de moins en moins être considéré comme le fantasme d’une droite réactionnaire. Le diagnostic est maintenant posé, il est temps de refondre complètement cet aberrant système judiciaire pourri d’idéologie.

Une idéologie qui refuse de juger la gravité des crimes pour ne se focaliser que sur la personnalité des délinquants, une idéologie qui excuse et finit par remplir nos rues de délinquants et autres assassins.

Les juges laxistes tuent nos enfants.

Audrey D’Aguanno

(1) Après que le juge des libertés décide de remettre le motard assassin de Kamyla, une fillette de 7 ans en liberté sous contrôle judiciaire, bien 80 % d’entre eux qui considéraient la justice trop laxiste. Après le viol et le meurtre de Philippine par un récidiviste remis en liberté par un juge des libertés, 63 % des Français estimaient que la justice protégeait davantage les coupables que les victimes, et 84 % réclamaient l’incarcération systématique des délinquants sous le coup d’une OQTF. Cette fois, trois Français sur quatre approuvent la création d’une cour disciplinaire de la magistrature chargée de sanctionner les juges défaillants.

Audrey

breizh-info.com

. Éric Zemmour partage ses conseils pour bien vivre ensemble… jusqu’à en mourir

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#webtube : Derrière ce post très drôle, parce que très vrai, il y a une certitude : les assassins n’auront pas notre haine. L’affaire Nowak, du nom de ce pauvre jeune homme britannique assassiné par un Sikh, puis menotté par les bobbies alors qu’il étouffait dans son propre sang, est décidément bien emblématique d’un Occident lui-même à l’agonie. Alors que George Floyd, en 2020, toxico et délinquant multirécidiviste, était mort aux États-Unis lors de son interpellation en criant « I can’t breathe », provoquant genoux à terre et émeutes raciales, Nowak a dit exactement les mêmes mots, et il est interdit de s’émouvoir de cet atroce scandale. Dans la même veine, la tentative de décapitation d’un Irlandais du Nord par un migrant soudanais, il y a quelques jours, a donné lieu à une révolte des Irlandais, mais la police a été chargée de les réprimer. Il ne fait pas bon vouloir vivre, face à l’enrichissement culturel, quand on est Européen de souche.

Puisque l’heure est au vivre ensemble, quitte à en mourir, selon la très juste expression de l’écrivain Renaud Camus (« Entre vivre ensemble, il faut choisir »), Éric Zemmour a décidé de donner dans l’humour noir pour attirer l’attention de l’opinion publique. Dans un post publié sur X, il pose avec une fiche de consignes parodique à la main. Rédigée en anglais et probablement générée par intelligence artificielle, cette feuille de papier donne une petite liste de choses essentielles à faire, en cas de tentative d’assassinat. « Que faire si vous commencez à être décapité : 1. Ne soyez pas raciste, 2. Ne soyez pas islamophobe, 3. Attendre patiemment que la police arrive et vous arrête, 4. Utilisez cet incident pour que nous nous rassemblions tous ensemble. »

Dans sa crudité, sa cruauté et surtout sa vérité, cette petite fiche rappelle les plaisanteries très sombres qu’affectionnaient les Russes, sous l’ère soviétique. Elle nous montre que nous vivons dans une dictature absurde, que nous sommes menacés de mort… et que, cependant, nous trouvons encore collectivement le moyen d’en rire.

Délicieusement infantilisant

D’où vient ce document ? Est-ce un flyer rédigé par les partisans de Tommy Robinson ? Est-ce un internaute anonyme, un de ces génies inconnus de la punchline comme savent en produire les réseaux sociaux, qui est à l’origine de cette création ? Est-ce un travail dû aux équipes de Zemmour elles-mêmes ? On ne sait pas, pour l’instant. Toujours est-il que, dans le fond comme dans la forme, c’est parfait. La forme, d’abord : décalquée de ces feuilles A4 infantilisantes que l’on voit fleurir pour tout et n’importe quoi (incendie, prise d’otages, Covid-19…), la fiche du « bien mourir ensemble », pour ainsi dire, imite les codes de notre époque, qui fait de l’État une mère abusive et tyrannique, et des citoyens de gros bébés apeurés. Le fond, ensuite : il n’y a presque pas de second degré. L’État nous demande effectivement, en Grande-Bretagne comme en France, comme en Allemagne ou en Belgique ou ailleurs, de ne pas être islamophobe quand les attentats islamistes se multiplient, de ne pas passer pour des racistes quand on montre la réalité statistique des chiffres de la criminalité extra-européenne, de ne pas expliquer aux forces de l’ordre (ni même au gouvernement des juges !) que le bon sens n’est pas une idée d’extrême droite, et de multiplier les petites manifestations ridicules, à grands coups de boîtes à musique, doudous, bougies et autres jérémiades sous-préfectorales, afin que la nation se rassemble, afin que l’on « fasse nation ».

Derrière ce post objectivement très drôle, parce que très vrai, il y a une certitude : c’est vrai, les assassins n’auront pas notre haine. La police et la justice feront tout pour nous mettre en prison ou nous faire taire avant. Ils n’auront pas notre haine, c’est pire : ils auront notre peau.

Arnaud Florac, dans BV

. Top 10 de vos articles préférés (8 Juin – 13 Juin)

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#webtube : trois grandes tendances cette semaine : l’identité/la souveraineté, la liberté individuelle face au système, et l’évasion brute. Le sport comme prisme politique – Le focus régional/national – La défiance numérique – L’inquiétude économique – Le fait divers local à fort impact émotionnel – La bouffée d’oxygène vers l’aventure

Petite analyse rapide :

1. Le positionnement éditorial : « Souveraineté, Enjeux Nationaux et Identité »

Vous avez été très réceptifs aux sujets qui touchent à l’enracinement, à la nation et à la critique de la mondialisation/standardisation.

2. Le réflexe « Anti-Système » et Protection des Libertés

Vous avez partagé une forme de scepticisme (ou du moins une vigilance aiguë) envers les institutions financières, étatiques et numériques.

  • La défiance numérique : L’article « Vous devrez bientôt vous identifier partout… » touche à une peur contemporaine majeure : la perte d’anonymat, le contrôle numérique et la surveillance. C’est un sujet hautement « générateur de clics » car il implique directement le quotidien du lecteur. . Vous devrez bientôt vous identifier partout… Que faire ? 
  • L’inquiétude économique : L’interview ou le focus sur Jacques de Larosière et Tom Benoit montre que vous cherchez des clés de compréhension face à une potentielle crise financière, auprès de figures perçues comme lucides ou dissidentes. . La faillite du système bancaire ? Jacques de Larosière et Tom Benoit

3. Les deux extrêmes : Le « Grand Fait Divers » et la « Grande Évasion »

Pour compléter ce mix, deux formats radicalement opposés mais très efficaces fonctionnent bien :

En résumé :

Vous êtes des lecteurs engagés, plutôt branchés actualité alternative, souverainisme, défense des libertés individuelles et faits de société marquants. Vous aimez notre angle critique sur le monde actuel (qu’il soit sportif, financier ou technologique). Merci à tous.

Analyse : Gémini

. Hiver démographique de la France : les chiffres qui font froid dans le dos

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#webtube : L’horloge biologique de la France tourne vite, très vite. 2070, c’est demain, c’est-à-dire aujourd’hui. On le sait, la démographie de la France n’est pas brillante : BV fait d’ailleurs régulièrement écho de cette situation préoccupante pour l’avenir et même la survie de notre nation. En dix ans, à peine, la France a connu une dégringolade démographique qu’elle n’avait pas connue depuis des décennies. L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) vient de publier une étude qui va même jusqu’à envisager une diminution de la population française. « Projections de population à l’horizon 2070 : une population plus âgée qu’en 2026, et probablement moins nombreuse » : tel est le titre de cette étude.

L’hiver démographique de la France fait froid dans le dos. D’abord, une proportion de « vieux » plus importante : « D’ici 2070, le nombre d’habitants de moins de 45 ans baisserait de 8,9 millions, tandis que celui des personnes âgées de 45 à 64 ans serait quasi stable et que celui de 65 ans ou plus augmenterait de 5,8 millions », prédit l’INSEE. Pire : l’INSEE estime qu’« en 2070, si les tendances démographiques récentes se prolongeaient, la France compterait 65,9 millions d’habitants, soit 3,2 millions de moins qu’en 2026 ».

Une France à moins de 55 millions d’habitants ?

2070, c’est dans 44 ans, c’est donc dans longtemps, direz-vous. Pas vraiment, au regard de l’histoire millénaire de notre pays. Les enfants qui ne seront pas nés en 2026 ne seront pas ces hommes et femmes dans la force de l’âge dont la France aura besoin, en 2070, pour faire tourner le pays et, accessoirement, payer les retraites des personnes (si tant est qu’en 2070, le système de retraite par répartition existe encore, 125 ans après sa création en France) qui, aujourd’hui, terminent leurs études ou viennent juste d’entrer dans la vie active.

On peut mesurer cette dégringolade en lisant l’étude que l’INSEE avait réalisée sur le même thème en 2016, c’est-à-dire la projection à 2070. L’institut de statistique estimait, à l’époque, que « si les tendances démographiques récentes se poursuivaient, la France compterait 76,5 millions d’habitants au 1er janvier 2070 ». C’était ce que l’INSEE appelait le « scénario central » parmi plusieurs scénarii prenant en compte les hypothèses concernant la fécondité, l’espérance de vie et le solde migratoire, qui sont les trois composantes des variations du nombre d’habitants d’une année à l’autre. En dix ans, le « scénario central » de l’INSEE est donc passé de 76,5 à 65,9 millions d’habitants, soit une différence négative de 10,6 millions d’habitants : l’équivalent de la population suédoise ! C’est vertigineux.

À ce sujet — [CHRONIQUE] Natalité : l’effondrement

L’INSEE ne s’est pas trompé et n’a rien inventé : il part des chiffres du moment et fait ses projections. Ainsi, en 2015, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF), qu’on appelle communément le taux de fécondité, était en France de 1,96 enfant par femme. En 2025, il est tombé à 1,53. Le « scénario central » envisagé par l’INSEE part de l’hypothèse que le taux de fécondité se stabiliserait à 1,45 à partir de 2028. Or, le seuil de remplacement des générations est de 2,05 enfants par femme. Même le solde migratoire, que l’INSEE évalue à 150.000 personnes (?), ne suffirait pas à enrayer la dégringolade. Et l’on vous épargne le scénario décrit par l’INSEE où tous les facteurs défavorables à la croissance de la population se conjugueraient pour que la population française tombe à 54,6 millions d’habitants, soit son niveau de 1981…

Tout est fichu ?

Que déduire de ces chiffres alarmants ? Que les boosters vont probablement être mis dans les mois (élections…) et années à venir pour promouvoir toujours plus d’immigration. Voir les discours de Gabriel Attal, Édouard Philippe sur « l’immigration choisie », sans parler de celui sur la « nouvelle France » de Mélenchon. Sans, bien entendu, évaluer les conséquences sociétales, sociales et sécuritaires avec les coûts induits par une immigration de masse…

Que déduire, encore ? Qu’alors la France est fichue, condamnée à se recroqueviller, se ratatiner, à devenir un pays de vieux ou bien (les deux n’étant pas exclusifs) à se laisser « grand-remplacer » car, vous comprenez, il faut bien faire tourner l’économie ? Peut-être pas. Comme le faisait remarquer un sénateur LR, dans une question adressée en février dernier au ministre de la Santé et des Familles, « le désir d’enfant des Français reste élevé, s’établissant à 2,27 enfants en moyenne, selon l’enquête de l’Union nationale des associations familiales ».

Tout a sans doute été dit, écrit sur le sujet, ces derniers mois, notamment avec un rapport parlementaire et ses propositions pour relancer la natalité. À l’évidence, ce sujet mériterait d’être un des grands thèmes de la prochaine élection présidentielle, car il en va de la survie de notre nation, de son identité aussi. Le sera-t-il ? Rien, en tout cas, n’est irrémédiable : preuve en sont les rapports de l’INSEE à dix ans de distance sur le même thème. Mais l’horloge biologique de la France tourne vite, très vite. 2070, c’est demain, c’est-à-dire aujourd’hui.

Georges Michel, dans BV

. 2 900 euros par an par foyer : ce scandale de la fiscalité routière que l’État camoufle

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#webtube : Notre fisc a inventé une fiscalité routière ruineuse pour les Français, qui finance surtout le désendettement de l’État. On savait déjà l’automobiliste vache à lait préférée du fisc français. Mais on ne se doutait pas à quel point, et surtout quel trésor d’ingéniosité l’État déploie pour entretenir cette affection, sans en avoir l’air, en émiettant ses prélèvements en de multiples petites taxes afin de mieux endormir le plus vigilant des contribuables.

C’est incohérent, mais on ne change surtout rien

Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), organisme lié à la Cour des comptes, s’est fendu d’un rapport sur la fiscalité de l’énergie, bienvenu en ces temps de crise du pétrole. Mais comme l’a fait remarquer la revue spécialisée Transitions & Énergies, ce rapport se contente d’une critique « subliminale » et ne fait guère d’effort pour nous éclairer sur la légitimité de l’édifice fiscal routier, et moins, encore, pour corriger certaines de ses plus évidentes anomalies. Un chiffrage nous est tout de même proposé : la fiscalité énergétique se monterait à un total de 56,7 milliards d’euros (2 % de notre PIB), principalement alimenté par l’accise sur les produits énergétiques (39,5 milliards d’euros) et la TVA (17,5 milliards d’euros). Ces recettes proviennent pour un tiers de l’électricité et pour les deux tiers des produits pétroliers. Une lecture attentive permet tout de même d’apprendre que ces diverses ponctions de l’État sur le carburant vendu aux particuliers (accises et taxes) sont « incohérentes avec les objectifs de la transition énergétique ». Voilà qui est instructif, même si le CPO s’empresse de nous expliquer qu’il ne faudrait surtout rien y changer avant… 2030 – surendettement de l’État oblige. Le contribuable motorisé, lui, peut bien payer.

Une vache à lait qui pèse 90 milliards

L’association Contribuables associés s’est penchée sur la question et en a tiré une étude autrement plus détaillée et dont le titre annonce d’emblée la corrosivité : « Quand l’impôt prend le volant ». Au bout du voyage, c’est entre 85 et 90 milliards d’euros de recettes publiques liées aux véhicules motorisés qui atterrissent dans les poches de l’État, « dont 47 milliards provenant des seules taxes sur les carburants ». Et contrairement à nos voisins européens, dont la fiscalité se résume à « une taxe annuelle de détention visible et lisible, la France a fragmenté la ponction en une cinquantaine de prélèvements distincts ». Un détail, apparemment, mais qui rend le montage si opaque que l’automobiliste ne sait, en fait, pas combien lui coûte sa mobilité et n’a pas, non plus, la moindre idée des évolutions de tarifs qu’on lui impose en douce.

Parmi la cinquantaine de ces petites douceurs fiscales, Contribuables associés cite notamment « carte grise, malus CO2 (jusqu’à 80.000 euros, pour les véhicules les plus émetteurs), malus masse [pour les véhicules de plus de 1.950 kg], accises sur les carburants, TVA sur l’accise elle-même, taxes sur les assurances, péages, stationnement, contrôle technique, ZFE, amendes automatisées »

2.900 euros par foyer fiscal !

Pris isolément, chacun de ces prélèvements semble raisonnable, mais ramenée « aux 31 millions de ménages français, cette masse fiscale représente une facture moyenne d’environ 2.900 euros par an et par foyer ». Cette ponction, qui ne concerne que la mobilité, est à confronter au revenu disponible moyen par foyer des Français, qui dépasse à peine les 4.800 euros en net mensuel. Mais il faut aussi, note l’étude, compter avec des écarts considérables, puisqu’un « citadin sans voiture s’en tire à 400 euros, quand un ménage provincial équipé de deux véhicules atteint 4.000 à 4.200 euros, un montant qui pourrait franchir les 5.000 euros en 2026 avec le choc géopolitique lié au conflit iranien, qui a propulsé le gazole au-delà de 2 euros le litre ».

Ces chiffres expliquent parfaitement la mise en tension provoquée par la polémique sur le maintien forcé des ZFE par Sébastien Lecornu. S’agissant d’une foule de Français modestes, dont le véhicule est un outil indispensable au quotidien, il y a des punitions qui passent d’autant moins que leur légitimité n’est guère perceptible.

À ce sujet — Nouvelles taxes sur l’automobile : c’est encore Nicolas qui paie

Il faut en effet avoir l’esprit large pour admettre le principe d’une TVA appliquée sur le montant de l’accise, qui n’est pas autre chose qu’une « taxe sur la taxe », et en l’occurrence une de ces exclusivités fiscales mondiales dont le fisc français a le secret. À ce petit jeu, ce dernier réussit à imposer à l’automobiliste une fiscalité sur son carburant dépassant désormais 55 % du prix payé à la pompe !

Le radar, cette poule aux œufs d’or

L’État ne s’oublie pas, non plus, sur l’assurance automobile. En France, « le taux de taxe appliqué à la responsabilité civile obligatoire atteint 33 %, contre 12 % au Royaume-Uni, 19 % en Allemagne et 8 % en Espagne », nous indique Contribuables associés.

Et que dire des amendes routières, « issues d’un parc de 4.753 radars automatiques », qui ont généré « 27,6 millions d’infractions en 2024 pour près de deux milliards d’euros de recettes » et dont « une part significative sert au désendettement de l’État plutôt qu’à la sécurité routière ».

Arrêtons-nous, un instant, sur cet instructif exemple : une annexe au projet de loi de finances pour 2024 nous indique en effet que 78,1 % de ces recettes servaient effectivement, cette année-là, à financer des actions favorisant la sécurité routière. Ce qui signifie que près de 22 % de ce total a servi au désendettement de l’État (avec le succès que l’on sait). 22 % dont il n’est évidemment jamais question dans le discours officiel. Mais personne ne nous a non plus informés qu’au fil des ans, la part du magot des radars consacrée à la sécurité sur nos routes a fondu comme neige au soleil. « Plus de 91 % des recettes des radars ont financé la sécurité routière en 2017 », confirmait, à l’époque, la Banque des territoires. Quand il s’agit de gratter chaque année un peu plus, l’État ne manque pas de grattoir.

Dans la même veine, il faut rappeler qu’un bonus automobile avait été instauré, au départ, pour inciter les automobilistes à rouler plus propre en se débarrassant de leur ancien véhicule pour acheter, neuf, un véhicule moins polluant et moins émissif en gaz carbonique. Puis sont apparus des malus pour les véhicules lourds et pour ceux très émetteurs en gaz carbonique, alors que le bonus disparaissait du paysage. Meilleur indicateur possible du passage progressif d’une politique de l’incitatif, qui restait compréhensible et admissible, à une politique exclusivement punitive, qui ne l’est plus du tout pour la plupart des Français.

Et au risque d’effrayer un peu ceux d’entre nous (en ayant les moyens) qui ont investi récemment dans une voiture électrique afin d’échapper à la fois à la flambée du prix du carburant et à sa fiscalité honteuse, il convient de les prévenir que si, dans quelque temps, la bascule du marché vers le tout électrique devient effective, la fiscalité y basculera elle aussi.


Etienne Lombard
, dans BV