Articles : Oct 2026 – Sep 2026 – Aou 2026 – Juil. 2026 – Juin 2026 –
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Notre Président a la mémoire courte. Les forces de l’ordre, il leur doit tout. Le 8 décembre 2018, au plus fort de la crise des Gilets jaunes, les services de renseignement redoutaient une tentative de prise d’assaut du palais présidentiel. Le dispositif de protection directe et indirecte de l’Élysée était hors norme : 8000 policiers et gendarmes étaient déployés dans Paris, dont le tiers protégeaient l’Elysée, le ministère de l’Intérieur et les zones alentour.
Et aujourd’hui, non seulement Macron se joint à la meute en jugeant que les forces de l’ordre sont trop brutales, mais il décide de les désarmer en capitulant misérablement devant les casseurs. Honte à ce pouvoir incapable de gérer une simple crise sociale et de rétablir l’ordre républicain.
Et c’est ce même pouvoir désemparé devant des casseurs cagoulés qui prétend aller casser du Russe en Ukraine ! Ce régime est pitoyable.
Depuis la fin du mois de septembre 2026, notre pays traverse une crise d’une violence inouïe. Sous couvert de blocus lycéens, les abords de nos établissements scolaires se sont transformés en scènes de guérilla urbaine. Pourtant, face à ce déchaînement, l’opinion publique assiste à un étrange renversement des valeurs : le procès est presque exclusivement fait aux forces de l’ordre, tandis que les véritables fauteurs de troubles bénéficient d’une complaisance médiatique et politique révoltante.
Nos forces de l’ordre subissent un lynchage permanent
La meute enragée se déchaîne chaque jour davantage, les médias les accablent avec des images à charge, tandis que le pouvoir les lâche, donnant ainsi raison à LFI qui ne reconnait que l’autorité de la rue et clame que la police tue.
La solitude de nos policiers et gendarmes est totale. Personne ne les défend. Tous ces illuminés qui les haïssent et leur crachent dessus seront les premiers à les supplier de les protéger quand la France, qui n’est plus gouvernée, sera livrée à la loi des insurgés. Car c’est l’anarchie qui se profile, avec son cortège de violences qui accompagne toute insurrection.
Quand les médias ne cessent de décrire le « déchaînement des violences policières », quand le sommet du pouvoir lui-même semble douter de la légitimité de l’action policière face aux émeutiers, cela prouve que notre démocratie est mûre pour basculer dans le chaos et l’anarchie.
Mais le plus douloureux reste le silence d’une large partie du peuple français, qui assiste à ce lynchage médiatique sans réagir, oubliant que la police est le dernier rempart de sa propre sécurité.
Le bilan humain est lourd
761 policiers et gendarmes ont été blessés au total depuis le début des blocages le 28 septembre, dont plusieurs centaines pour la seule journée de mardi. Du côté des manifestants, Matignon recense 215 élèves blessés, tout en précisant immédiatement que l’immense majorité d’entre eux l’ont été lors d’accidents ou du fait d’individus cagoulés présents autour des lycées. Les forces de l’ordre font face à une accumulation quotidienne de violences et ont dû procéder à 6629 interpellations pour tenter de maintenir un semblant d’ordre républicain.
Policiers et gendarmes sont présumés coupables avant d’être entendus
En 2026, tout policier qui fait usage de la force « légitime » est aussitôt jeté en pâture aux médias et à la vindicte populaire. 18 enquêtes de l’IGPN sont en cours. À Lens, un adolescent a eu la main arrachée. Bien que les premières pistes policières indiquent que ce jeune garçon a été blessé en tentant de ramasser une grenade pour la relancer sur les forces de l’ordre, les oppositions politiques ont immédiatement dénoncé cette thèse avant les conclusions officielles de l’enquête. Cette présomption de culpabilité paralyse l’action publique au plus haut niveau.
Le mercredi 7 octobre au matin, cédant à la panique politique après un recadrage de l’Élysée, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a aussitôt annoncé la suspension provisoire de ces grenades assourdissantes pour le mouvement lycéen. Comme si le fait de désarmer les policiers en signe d’apaisement allait calmer les casseurs cagoulés et autres professionnels des émeutes. À chaque manifestation, on désarme.
| Date de retrait | Équipement supprimé / suspendu | Contexte politique et médiatique du retrait | Conséquences concrètes pour le terrain |
|---|---|---|---|
| 2014 – 2017 | Grenade offensive F1 (à effet de souffle) | Suspendue en 2014 par B. Cazeneuve, puis interdite définitivement par décret en 2017. | Perte du principal outil d’impact psychologique à distance pour repousser les assauts de foule radicalisée. |
| 2016 – 2017 | Flash-Ball Superpro (calibre 44 mm) | Supprimé progressivement sous F. Hollande en raison de son manque de précision à moyenne distance. | Remplacé par le LBD 40, dont l’usage reste aujourd’hui soumis à un harcèlement juridique permanent. |
| 2020 | Grenade GLI-F4 (contenant 25g de TNT) | Interdite par Ch. Castaner après les polémiques sur les blessures graves survenues pendant les Gilets jaunes. | Retrait d’une munition de triple action (son, souffle, gaz) indispensable pour briser les encerclements. |
| Octobre 2026 | Grenade assourdissante (GM2L / ASSD) | Suspendue par L. Nuñez face aux émeutes lycéennes, à la suite du drame de Lens et d’un recadrage de l’Élysée. | Les policiers sont privés d’une arme de dispersion intermédiaire et se retrouvent poussés au corps-à-corps direct avec les casseurs. |
La légitime colère des syndicats de police
L’annonce du ministre de l’Intérieur a provoqué une onde de choc, d’incompréhension et de colère légitime parmi les syndicats de police (Alliance, Unité SGP). Ils dénoncent une capitulation en rase campagne du pouvoir. Retirer les grenades GM2L des mains des CRS et des gendarmes mobiles en pleine crise revient à les priver d’une arme de dispersion essentielle face à des émeutiers armés de pavés et de mortiers. Sans ces grenades, les policiers seront au contact direct avec les émeutiers, comme si 12 000 policiers et gendarmes blessés chaque année en mission opérationnelle ne suffisaient pas.
Le mouvement étudiant est confisqué par les professionnels du chaos
Ce n’est pas nouveau. La violence crapuleuse est systématiquement passée sous silence pour mieux dénoncer des brutalités policières sur les étudiants. Ces derniers se font voler leur mouvement pacifique par des casseurs cagoulés dont on n’évoque jamais les violences contre les policiers mais aussi contre les étudiants.
À Belfort, un commandant de police a été jeté au sol et roué de coups de pied à la tête ; à Paris, une policière isolée a été pourchassée et frappée à terre. Les projectiles utilisés ne laissent aucun doute sur la volonté de tuer ou de mutiler : pavés, cocktails Molotov, barrières de chantier et mortiers d’artifice. Ce sont eux qu’il faudrait désarmer avec des peines sévères et dissuasives.
Il ne faut donc pas s’étonner de la grave crise de recrutement
Qui veut encore être policier pour se faire cracher dessus dans l’indifférence totale de la hiérarchie et du pouvoir ? Voir les policiers traînés dans la boue, entendre les cortèges clamer « la police tue », ne suscite pas les vocations. Un jour viendra où le « 17 » ne répondra plus. Et ce sera mérité par une majorité de citoyens incapables de comprendre que sans police il n’y a plus d’Etat mais l’anarchie.
12 000 policiers et 15 000 gendarmes quittent l’uniforme chaque année. Les deux institutions ne parviennent pas à combler ces pertes. Des centaines de jeunes quittent les écoles de formation avant même d’être envoyés en unité. Et selon la Cour des comptes l’hémorragie s’accélère.
Est-ce vraiment le chaos que veulent les parents ?
Le jour où les forces de l’ordre poseront casque et bouclier, la rue appartiendra aux plus violents. Il sera inutile d’appeler le 17. Épuisés, blessés, écœurés, visés par l’IGPN au moindre geste de défense, de nombreux agents appliquent désormais le principe du « pas de zèle superflu ».
Le pouvoir, les médias, les citoyens, les parents veulent-ils le chaos ? C’est la question que chacun doit aujourd’hui se poser. Soutenir nos forces de l’ordre n’est pas un choix partisan, c’est une nécessité vitale pour la survie de notre démocratie.
Que chaque citoyen comprenne que le jour où nos écoles de police et de gendarmerie seront désertées, l’anarchie sera reine.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
