Alors que Valérie Pécresse part en vrille dans les sondages, souvent devancée par Mélenchon, elle ne trouve rien de mieux que d’accuser ses adversaires de poutinite aiguë, pour masquer son incompétence abyssale sur le sujet. Elle se ridiculise encore un peu plus.
Elle prétend que Zemmour est disqualifié pour avoir annoncé un peu vite que Poutine ne se lancerait pas dans une invasion de l’Ukraine. Mais ce qu’elle ne dit pas, c’est que le président Zelensky lui-même, la veille de l’offensive russe, déclarait lui aussi qu’il n’y croyait pas. Zelensky serait donc disqualifié par madame Pécresse sur le dossier ukrainien ! Grotesque !
En attendant, disqualifié ou pas, Éric Zemmour ne reste pas inactif.
Il demande à Macron de nommer Nicolas Sarkozy et Hubert Védrine « émissaires pour la paix », car il est temps que la France fasse entendre sa voix afin de négocier un cessez-le-feu. Deux personnalités parfaitement crédibles, connues et respectées par Poutine et les Ukrainiens.
Nicolas Sarkozy en tant qu’artisan du cessez-le-feu en Géorgie en 2008, et Hubert Védrine en tant que ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2002.
Il est clair que la paix ne passe pas par l’envoi d’armes en Ukraine ou par des sanctions antirusses qui ne font qu’attiser les braises et pénaliser l’Europe.
Zemmour a raison et seules les initiatives visant à amener les belligérants à la table des négociations méritent tout notre soutien. Le peuple ukrainien en est le premier demandeur.
🗣"Il y a une formule qui dit, attention, nous sommes des herbivores géopolitiques dans un monde de carnivores géopolitiques. Les européens ne veulent pas devenir une puissance ils espèrent régner par leurs valeurs"
🗣"Les Européens restent accrochés à l'idée qu'il vaudrait mieux continuer à être protégé par les États-Unis. Il n'est pas exclu que Vladimir #Poutine engendre une réaction dans la tête des Européens"
🗣"Vladimir #Poutine est un nationaliste viscéral. À l'époque de ses deux premiers mandats, on pouvait dire qu'il était un patriote. Il a réveillé le patriotisme russe. Là, il va trop loin, il s'est laissé emporter"
🗣"Les sanctions à l'égard de la #Russie doivent être ciblées, elles ne doivent pas pénaliser le peuple russe et il ne faut pas non plus que ça nous pénalise nous"
L’Autriche aidera les États voisins à faire face à l’afflux attendu en provenance d’Ukraine après l’attaque militaire de la Russie contre le pays, en admettant des réfugiés ukrainiens malgré sa politique générale restrictive en matière de migration.
De nombreux pays de l’UE voisins de l’Ukraine ont déjà fait part de leur volonté d’accueillir des réfugiés en provenance de l’Ukraine déchirée par la guerre et se préparent à recevoir des milliers de migrants.
« La pression s’accentue sur les frontières slovaques, mais aussi hongroises et polonaises. Nous devons maintenant soutenir ces pays par solidarité », a déclaré jeudi le chancelier autrichien Karl Nehammer. « Nous sommes une famille européenne et les familles se soutiennent les unes les autres », a-t-il ajouté.
Alors que l’Autriche s’est longtemps prononcée contre l’admission de davantage de réfugiés dans l’Union européenne et n’a cessé de réclamer des contrôles plus stricts aux frontières, Vienne s’est montrée disposée à accueillir des réfugiés en provenance d’Ukraine.
Après l’annexion de la Crimée en 2014, l’Autriche n’a pas fait partie des pays d’accueil des réfugiés ukrainiens et ne compte pas de communauté ukrainienne notable. Cependant, l’Autriche est prête à accueillir des réfugiés de la « famille européenne. »
Dans un entretien exclusif pour RECONQUÊTE!, Arnaud Le Guiffant, dirigeant d’une société dans l’industrie aéronautique et spatiale, nous confie de manière exclusive sa pensée sur Éric Zemmour et l’état de la France.
Echappons nous un peu de cette ambiance de guerre et de larmes pour nous réfugier dans le musique qui elle ne nous trahit jamais. Adèle vous connaissez bien sûr. Alors en cette fin de week-end ne prenons aucun risque et passons un merveilleux moment à l’écoute de « Water under the bridge » Quelle voix et quelle chanteuse !
Emmanuel Macron, président […] craint pour sa réélection. Il avait espéré que l’épidémie de Covid lui donnerait l’opportunité d’une élection présidentielle organisée à sa guise [1]. Las, Omicron vient de balayer cet espoir. Mais voilà que la Russie engage des opérations militaires en Ukraine. Quelle aubaine pour la macronie !
Un blanc-seing pour Macron ?
D’abord, l’inquiétude provoquée par la décision du président russe efface tout d’un coup, en effet, les fiascos diplomatiques à répétition d’Emmanuel Macron. Voire le bilan catastrophique de son quinquennat. Et puisque Vladimir Poutine endosse la posture de l’agresseur, cela démontre qu’Emmanuel Macron ne pouvait réussir à imposer une médiation diplomatique. Il n’y est donc pour rien, le pauvre. C.Q.F.D. !
Ensuite, le spectre d’une guerre en Europe, comme le titre Le Figaro du 25 février, renvoie au second plan les inquiétudes provoquées par le chaos migratoire européen. Au contraire même, puisqu’on nous annonce déjà qu’il faudra accueillir des réfugiés ukrainiens.
Mieux encore : dans cette période si dangereuse pour la paix en Europe, ne faut-il pas resserrer les rangs autour de l’Union européenne, de l’OTAN et bien sûr du président de la République ? Le maire de Béziers, Robert Ménard vient d’ailleurs de déclarer qu’il fallait se ranger « derrière le chef de l’État, quand l’intérêt français est en danger ».
En d’autres termes, la tentation sera grande de nous rejouer le coup de l’union nationale face au barbare Poutine. Ne faut-il pas « faire bloc » contre lui ? Et donc… autour de Jupiter ! Faut-il vraiment changer de président quand la guerre est ad portas ?
Du même coup, ceux qui mettaient en cause le positionnement atlantiste et européiste d’Emmanuel Macron deviennent suspects.
Ne feraient-ils pas par hasard le jeu de Poutine ? Et comme le hasard fait bien les choses, il se trouve que justement les partisans d’une révision de nos relations avec l’OTAN se trouvent parmi les opposants présidentiels à Emmanuel Macron les plus dynamiques : Mélenchon, Zemmour, Le Pen. Super, non ? Comme le titre avec une satisfaction mal contenue le quotidien Le Monde, «Éric Zemmour et Marine Le Pen fragilisés par l’attaque de Vladimir Poutine en Ukraine[3] ». Génial, non ?
Faire le jeu de Poutine, voilà une accusation bien commode pour faire taire les opposants à la macronie et pour neutraliser les dissidents. Mieux encore que l’accusation, éculée, de racisme.
L’heure du bourrage de crânes
Car, derrière l’union nationale, il y a toujours le bourrage de crânes et la censure.
Le bourrage de crânes, nous connaissons déjà. Car cela fait au moins vingt ans que l’on nous abreuve de propagande antirusse et singulièrement anti-Poutine : que ce soit dans les médias mainstream ou sur grand écran hollywoodien où le Russe est systématiquement placé dans le rôle du méchant : mafieux, violent, alcoolique, terroriste d’ultra-droite, on a le choix !
Mais la guerre en Ukraine ne valide-t-elle pas a posteriori toutes ces bêtises, diront les esprits simples ? Poutine n’est-il pas le nouvel Hitler, devant qui il ne faudrait rien céder ? Pas de nouveau Munich, tonnent déjà les stratèges de plateau télé qui ont pris la place des médecins sur nos écrans, avec la même conviction au front de taureau.
Et l’on n’oubliera pas tous ces vieux réacs à qui l’on donne curieusement la parole car ils analysent la situation à l’aune de leur anticommunisme des années 50, preuve qu’ils n’ont rien oublié ni rien appris, comme disait Chateaubriand.
Dans un courrier adressé à Roch-Olivier Maistre, le président de l’Arcom (ex-CSA), le sénateur Laurent Lafon (Union centriste) estime que la chaîne et le site Internet Russia Today relaient « quotidiennement » les « actions de propagande » du Kremlin, « sans véritable contradiction » et qu’il faut faire cesser ce scandale[4].
Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?
Pourquoi ne pas faire taire aussi tous ceux qui ne partagent pas le point de vue va-t-en-guerre de Bernard-Henri Lévy, et les accuser de faire le jeu de la « propagande de Poutine » ? Pourquoi ne pas accuser tous ceux qui vont analyser les choses différemment de ce que pense le département d’État américain de collaborer avec Poutine ?
Dans les rédactions et les officines, on se prépare déjà à une fructueuse chasse aux collabos, comme au bon vieux temps. Au profit de qui, finalement ?
Chouette, la peur est de retour !
Enfin, la guerre en Ukraine permet une nouvelle fois de diffuser la peur dans l’électorat. Et la peur, on le sait, est mauvaise conseillère.
La peur, c’est bon pour l’audimat coco ! Donc c’est bon pour orienter le temps de cerveau disponible des électeurs.
Ce n’est pas pour rien si l’oligarchie, depuis des années, instille la peur dans l’opinion occidentale : peur des virus, peur du sida, peur de la grippe aviaire ou de la vache folle, peur climatique, peur de tout. Mais la peur de la guerre, nucléaire au surplus, alors là c’est le summum !
La peur permet de rassembler le troupeau tremblant autour de son berger, même si celui-ci est mauvais. Elle permet d’effacer tous les vieux griefs, ce qui est bien commode quand on présente un bilan catastrophique à la veille d’une élection.
Le futur candidat Emmanuel Macron ne peut souhaiter qu’une chose : que le conflit en Ukraine dure, voire qu’il s’étende, pour sidérer l’électorat à son profit.
Malheureusement, Vladimir Poutine, qui est le vrai maître des horloges, espère manifestement l’inverse.
Michel Geoffroy, dans Polemia
[1] Avec, par exemple, le passe vaccinal exigé dans les bureaux de vote, une perspective écartée par le porte-parole du gouvernement, ce qui prouve a contrario que le sujet était bien sur la table… [2] « Matinale » de CNews le 24 février 2022. [3]Le Monde du 25 février 2022. [4] lefigaro.fr, 24 février 2022.
François Asselineau, toujours dans le respect du droit international, vous propose quelque rappels historiques pour bien comprendre la situation en Ukraine.
Erratum : 11min 27s : La tournée de George W.Bush a lieu « en 2001 » et non « 1991 » 27min 02s : « Des bases militaires RUSSES » et non « américaines ».
C’est un beau roman, c’est une belle histoire. Les communicants se sont affairés, ces derniers temps, pour en optimiser les éléments de langage. Car rien n’y fait, malgré bien des efforts pour y échapper, la sécurité et l’identité feront partie des principaux thèmes de la campagne présidentielle.
Alors, Marlène Schiappa s’est chargée, le 6 février dernier, sur le plateau de CNews, de nous en résumer l’intrigue et de nous dévoiler son héros : « Jamais un Président ne s’était attaqué à l’islamisme comme l’a fait Emmanuel Macron. » Du danger, des vrais méchants, un sauveur. Vous n’avez pas fini de l’entendre.
Pour ceux d’entre vous qui seraient cependant du genre (Gaulois) réfractaires aux jolis contes du marchand de sable, je vous propose une autre version.
Nous sommes en octobre 2016, Macron n’est pas encore candidat. Dans Marianne, il dénonce les dangers d’une « laïcité revencharde ». Il fait référence à la polémique de l’été précédent au sujet du burkini qui avait conduit Manuel Valls à inviter les musulmans à la « discrétion » dans l’espace public. Au mois de juillet venaient, en effet, d’avoir lieu l’attentat islamiste de Nice et l’assassinat du père Hamel. Valls mesurait le danger.
Macron, à l’inverse, y voit l’occasion de se démarquer : « Je dénonce les considérations qui demandent à des citoyens d’être “discrets”. » Il indique alors être « contre l’interdiction du voile à l’université ». Parce que, au nom de cette « laïcité revencharde », on en viendrait « à sortir des citoyens des lieux de la République et à les confiner à l’écart ». Tout s’inverse, ici. C’est la République qui, finalement, pratique le séparatisme. Il le dira plus clairement, quelques semaines après, dans Challenges : « La laïcité revancharde construit du communautarisme. »
Macron prend également l’exemple de l’école. Bien sûr, la religion « ne doit pas être présente à l’école » mais, « quand certains réclament des menus dans les écoles sans aucun accommodement et veulent que tous les enfants mangent du porc, ils pratiquent une laïcité revancharde dangereuse ».
Les « accommodements » : le terme est lâché mais il ne sera pas relevé. Macron brouille les pistes, comme d’habitude, mais cette référence au modèle multiculturel canadien reviendra tout au long du quinquennat.
L’idée est la suivante. Si vous voulez éviter la radicalisation, acceptez de faire des « accommodements raisonnables » : sur le voile à l’université, sur le porc à la cantine ou, autre exemple plus récent, sur le voile lors des manifestations sportives.
Élisabeth Moreno a récemment tenu ce discours à propos des hijabeuses : « Si elles veulent jouer au foot en étant voilées, en quoi c’est impossible ? […] Très souvent, les filles ont l’impossibilité de sortir de chez elles pour faire des choses, la fameuse assignation à résidence. »
Bien sûr, elle a été rabrouée, mais pour « erreur de com’ », pas sur le fond car l’amendement a bien été rejeté. Les réseaux islamistes qui sont derrière les « hijabeuses » ont ainsi gagné.
Revenons alors à la belle histoire. Celle qui voudrait que la loi contre le séparatisme constitue, de la part de Macron, « un tournant ».
En septembre 2020, alors que la loi est en préparation, les journalistes notent un « virage lexical ». Plus question, pour Macron, de parler de « communautarisme ». Le problème, c’est désormais le « séparatisme ».
C’est, en réalité, quelques mois avant, en février 2020, à Mulhouse, que Macron, lors d’un discours, avait amorcé son glissement sémantique : « Je ne suis pas à l’aise avec le mot de “communautarisme”. Je vais vous dire pourquoi. Parce que nous pouvons avoir dans la République française des communautés. »
Derrière le double langage et les manipulations, il y a une cohérence : dénoncer le modèle français de laïcité et d’assimilation.
Ce qui a alors réellement contraint Macron à se confronter à l’islamisme ? « Le travail de la police, les remontées des ministres de l’Intérieur, les tentatives d’attentats : tout ça s’est imposé au président de la République », analyse Manuel Valls, dans un article de Marianne du 18 février dernier.
Et, le plus important, il répète ce qu’il analysait dès 2016 chez Macron : « Une forme de culture américaine, anglo-saxonne, de libéralisme qui ne correspond pas à nos traditions. »
La séquence des hijabeuses en est l’illustration qui devrait servir d’avertissement quant à la duplicité de Macron en la matière.