Le Canard enchaîné a révélé, ce 9 mars, des informations surprenantes sur les coulisses de la campagne du Président sortant.
L’agression d’Yvan Colonna, l’indépendantiste corse emprisonné pour l’assassinat du préfet Claude Érignac, a été l’occasion de mettre en lumière des dossiers inattendus sur les relations entre Emmanuel Macron et la Corse. Le Canard enchaîné, dans sa parution du 9 mars, dévoile ainsi l’existence de négociations entre l’Élysée et Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse : l’objet était, d’une part, le « rapatriement » des détenus dans une prison corse et, d’autre part, une « autonomie de plein droit » de l’île. En échange, le nationaliste corse s’engagerait à voter Macron. Yvan Colonna aurait reçu, il y a deux semaines, la visite de deux députés de la majorité présidentielle, lesquels sont ensuite allés rencontrer deux complices emprisonnés à Poissy. Au moment où Yvan Colonna a été agressé dans sa prison, Simeoni a alors parlé de « logique de vengeance de l’État ». Les négociations semblent désormais compromises.
Nos confrères du Canard enchaîné assurent que rien n’a été démenti par l’Élysée
À cette heure, les révélations du Canard enchaîné n’ont pas été démenties par l’Élysée, provoquant un déferlement de réactions sur les réseaux sociaux : « La vie d’un homme vaut bien quelques bulletins de vote, même s’ils sont tachés de sang », ou encore « La Macronie marchande la République pour des bulletins de vote ? »
La vie d'un homme vaut bien quelques bulletins de vote, même s'ils sont tachés de sang. https://t.co/136wbsyyXu
Ou encore celle du député européen Gilbert Collard.
Selon le Canard Enchainé, Emmanuel Macron était en train de négocier l'autonomie de la Corse et le retour d'Yvan Colona sur l'île contre le soutien des « nationalistes » à la présidentielle : la macronie marchande la République pour des bulletins de vote, à vomir ! pic.twitter.com/Qr6BqzTcvH
La tentative de meurtre commise par le djihadiste franco-camerounais Franck Elong Abé contre Yvan Colonna, figure du nationalisme corse purgeant une peine de prison à perpétuité dans la maison centrale d’Arles (Bouches-du-Rhône) pour l’assassinat du préfet Claude Érignac, le 6 février 1998, n’en finit plus de faire des vagues dans l’administration pénitentiaire. Une enquête vient de s’ouvrir ; elle pose les questions qui fâchent.
Tout d’abord, la place des islamistes radicalisés en prison. Les soigner ? Mais on ne « soigne » pas une idéologie, fût-elle radicale ou simplement tenue pour telle. Les regrouper n’aboutit, le plus souvent, qu’à les radicaliser davantage. On se souvient que les fondateurs de l’État islamique s’étaient monté entre eux turban et bourrichon dans les prisons américaines de Bagram et d’Abou Ghraib. Les mettre à l’isolement, alors ? Lors de l’élection présidentielle de 2017, le candidat Emmanuel Macron s’était engagé à construire 1.500 places « étanches ». Seules 350 l’ont été. Nous sommes loin du compte.
Ensuite, comment expliquer qu’un Franck Elong Abé, ayant fait ses classes à Bagram, puisse être employé à ces tâches ménagères généralement réservées aux prisonniers modèles, comme Yvan Colonna ? Pis, comment expliquer encore qu’on puisse laisser le Corse seul avec Elong Abé huit minutes durant, même dans une pièce filmée en permanence par des caméras de vidéosurveillance, sans qu’aucun gardien ne s’alarme de la tragédie en train de se jouer ?
Nul doute qu’à l’instar de toute administration incriminée, la pénitentiaire fera patte douce, profil bas et dos rond. En effet, avant même de répondre aux questions de Yaël Braun-Pivet, président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, elle a déjà discrètement exfiltré un autre islamiste de poids, Ali Aït Belkacem, artificier des attentats du RER parisiens de Saint-Michel, en 1995. Motif officieux évoqué à demi-mot par Le Figaro du 9 mars : « Prévenir des représailles sanglantes de la part des autres détenus du milieu corse ou marseillais. »
Nous en sommes là. Au lieu de résoudre les problèmes, l’État en est réduit à gérer la crise, les plans quinquennaux de jadis laissant la place à la politique de l’urgence au doigt mouillé. En revanche, il est de plus en plus à craindre que les compatriotes de la victime fassent preuve de moins de circonvolutions et de bienveillance…
D’où un Jean Castex, le Triboulet d’Emmanuel Macron, d’annoncer à la hâte le possible rapatriement d’Yvan Colonna dans une prison corse. Ce que demandent, en vain, ses proches et ses avocats depuis maintenant des années. Non point en raison d’une politique raisonnable et raisonnée entre Paris et l’île de Beauté, mais juste pour parer au plus pressé. Stratégie de gribouille, une fois de plus.
Car là-bas, la colère gronde et les manifestations se multiplient, à tel point que l’évêque local, cité par Le Parisien d’hier, prend la peine de pondre un communiqué rappelant que « l’esprit de vengeance et de violence engendre la barbarie », tandis que Gilles Siméoni, président du Conseil exécutif de Corse, déplore de voir l’île arriver à une sorte de « point de bascule ». Dans la foulée, les plastiquages de villas appartenant aux « pinesutes », soit les « Français du continent », reprennent de plus belle, tandis que le Front de libération nationale corse menace de revenir à la lutte armée.
Le préfet Amaury de Saint-Quentin a été d’urgence envoyé à Ajaccio afin d’y éteindre l’incendie qui couve. Il assurait, lors de sa prise de fonction : « Je peux comprendre la colère et la douleur mais l’urgence est de retrouver la voie de l’apaisement. Je ne viens pas en Corse comme un proconsul ou un gouverneur. » Fort bien. Mais si l’État français commençait par ramener ce même « apaisement » dans les prisons et dans le reste de la société, sa parole n’en serait que plus convaincante… Voilà qui n’est pas gagné, dirons-nous.
Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avait prédit un massacre, mercredi sur Sud Radio. « Il y a un truc qui ne faut pas faire, c’est aller se présenter sur le terrain d’un polémiste qui fait ça depuis dix ans, matin, midi et soir à la télévision. C’est comme si vous mettiez un étudiant en médecine face à un neuro-chirurgien en disant quel est le meilleur pour ouvrir le crâne de votre patient. Eh bien, elle va se faire massacrer ». Alors, Valérie Pécresse s’est-elle fait massacrer par Eric Zemmour, ce jeudi soir sur LCI ? Non.
Visiblement, Valérie Pécresse avait bouffé du lion avant ce débat, considéré comme celui de « la dernière chance » par le journal Le Monde, pour la candidate de LR. Valérie Pécresse excelle plus dans le face à face que dans un meeting. De son côté, Eric Zemmour était tout à son aise dans un exercice qu’il maîtrise à la perfection. Débat de la dernière chance pour Valérie Pécresse. Il s’agissait de stopper l’hémorragie qu’elle subit depuis plusieurs semaines. Partie au tournant de l’année pour accéder au second tour, les sondages la donnent aujourd’hui, au mieux en troisième position, voire en quatrième position derrière Mélenchon. Si l’on s’en tient à ces sondages, on pouvait d’ailleurs considérer ce débat comme une sorte de petite finale avant l’heure entre deux candidats qui se disputent, dans le meilleur des cas, la troisième place du podium. Le problème est qu’il n’y a que deux places ! Débat de la dernière chance aussi, d’une certaine façon, pour Eric Zemmour, afin d’achever de capter l’électorat Fillon resté fidèle jusqu’à maintenant à Valérie Pécresse. Objectif : se rapprocher de Marine Le Pen pour ensuite tenter de la doubler en grattant sur son électorat.
Que dire de ce débat ? Qu’il a été un duel acharné, rugueux, incisif mais aussi, il faut bien le dire, assez cacophonique, un peu à la manière des débats d’autrefois qui plaisaient aux Français des années 70-80. Est-ce ce genre de match de catch que veulent les Français d’aujourd’hui ? La question mérite d’être posée. Néanmoins, il faut reconnaître que l’on avait devant nous des candidats qui savent de quoi ils parlent, qui connaissent leur projet, leurs dossiers, leurs chiffres.
Dans ce match, on retiendra que Valérie Pécresse a tenté des prises très classiques, conventionnelles, voire scolaires, jadis utilisées contre Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen : Eric Zemmour est un homme profondément inhumain – la preuve son refus d’accueillir les réfugiés ukrainiens en France -, un homme sous influence de Poutine. Donc, Zemmour est disqualifié pour être président de la République. Le syllogisme est impeccable, implacable. Convaincant ? Ça, c’est une autre histoire.
De son côté, Eric Zemmour est resté sur ses fondamentaux et a porté les coups qui, finalement, nous ramènent à l’enjeu de cette élection qui n’est pas celle d’une région où l’on gère les trains et l’entretien des lycées. Vous êtes la dame du faire, dite-vous, Madame ? Mais pour quoi faire ? Vous ne savez pas quoi faire. Vous n’êtes qu’une technocrate, qu’une gestionnaire, vous n’avez pas de conviction. Et il est vrai que les postures de « Madame-je-sais-tout » (« Ne faites pas la maline », lâcha à un moment le candidat de Reconquête!) ne suffisent peut-être pas pour se ciseler une stature présidentielle.
Finalement, à travers cette cacophonie, plus que le fond, c’est peut-être les attitudes, les postures, les mimiques de l’un et l’autre qu’il fallait observer. Un Eric Zemmour qui, s’il n’était pas aussi flamboyant qu’à son habitude, était calme et posé. Fidèle à lui-même. Une Valérie Pécresse, à qui le coach avait dû dire, avant de monter sur le ring, qu’il fallait lui rentrer dedans au Z, ne pouvait se départir, lorsque ce dernier s’exprimait, de ce sourire en coin révélant le sentiment de supériorité de la caste qui sait tout.
Zemmour n’a pas triomphé, Pécresse ne s’est pas fait massacrer. Les vainqueurs de ce débat n’étaient peut-être pas autour de la table…
Le sketch ne s’arrête jamais. Bienvenue en « Fronsse ». Une impression de déjà vu. Ils viennent d’où exactement les réfugiés ukrainien ??
Enregistrement des réfugiés originaires d'Ukraine par l'association France Terre d'asile Comme une impression qu'on nous prend pour des cons une fois de plus en voyant les têtes pic.twitter.com/rdxrz603n7
Yvan Colonna, le tueur du préfet Erignac en 1998, est tombé dans un coma profond suite à une agression acharnée par un de ses co-détenus de la prison d’Arles. Retour sur les dessous d’une affaire dont vous n’avez pas entendu tous les détails dans la presse française.
Ukraine : la vérité première victime de la guerre
Les médias occidentaux relaient la propagande de guerre ukrainienne sans y apporter contradiction ou vérification. Jean-Yves Le Gallou vous réinforme sur le conflit sur 4 sujets majeurs de cette semaine : le témoignage d’Anne-Laure Bonnel, la visite du premier ministre israélien à Poutine, les laboratoires biochimiques américains en Ukraine et l’arrivée de réfugiés « ukrainiens » en France.
Macron : théâtre et magouilles
Emmanuel est candidat à l’élection présidentielle. Il refuse de débattre avec ses pairs et dit préférer le dialogue direct avec les français. Jean-Yves Le Gallou revient sur le dialogue télévisé bidonné de Poissy et sur les casseroles que traîne le président sortant, pourtant toujours choyé par la caste médiatique.
Une guerre peut en cacher tout plein d’autres. Il y a la guerre, la vraie, bien sale, qui fait rage en Ukraine et qui ne fait pas sourire du tout. Et puis, il y a celles qui en découlent plus ou moins directement ou indirectement, qui feront sans doute plus de cocus que de morts et qui peuvent prêter à rire.
Ainsi, sur le front des économies d’énergie, on est en train d’expliquer qu’il va peut-être falloir penser à baisser un peu le chauffage, rouler moins vite ou faire du vélo. Ce mardi matin, sur RTL, une dame expliquait doctement que réduire la vitesse de 10 km/h sur l’autoroute permettrait de se libérer de la dépendance du pétrole russe. Un acte de solidarité, en quelque sorte, avec le peuple ukrainien, tout en faisant des économies (ou, tout du moins, en essayant d’atténuer la hausse du prix des carburants) et en sauvant la planète. Mettre un pull de plus dans son appart’ ou ne plus s’y promener à poil, c’est un peu comme si l’on revêtait un gilet pare-balles et qu’on se coiffait d’un casque lourd. Il est vrai que la France a acquis un solide savoir-faire en matière de résistance depuis la dernière guerre (celle du Covid) et qu’elle a découvert que l’on pouvait lutter contre le virus en restant avachi sur son canapé et calfeutré dans son petit chez-soi.
Cette guerre loin de chez nous est aussi l’occasion de se remettre en cause. De remettre en question ce modèle de société où chacun veut son chez-soi à lui, son pavillon, son petit jardin et sa petite bagnole. En cela, Mme Wargon était précurseur lorsqu’elle déclarait que la maison individuelle était « un non-sens écologique, économique et social ». Elle avait d’ailleurs fait un tabac !
Dans la même veine, Jean-Sébastien Catier, président de l’association Paris en selle, tweetait, il y deux jours : « Quand on parle du prix de l’essence, rappelons qu’on n’a jamais obligé personne à habiter en grande banlieue ou à la campagne. Avoir un jardin et plus d’espace, c’est bien, mais ne pas en rejeter les conséquences sur les autres, c’est mieux. » C’est vrai, ça, c’est quand même mieux d’habiter un appartement hausmannien en plein cœur de Paris que dans une zone pavillonnaire loin de tout. Inutile de dire que cette déclaration a déclenché une bataille dans les tranchées de Twitter. Le président de Paris en selle a, depuis, rétropédalé en retirant son tweet et a publié son mea culpa : « Hier soir, j’ai fait un tweet. Mal foutu, et bien trop court pour exprimer clairement le fond de ma pensée. Il a suscité énormément de réactions [Tu m’étonnes !], d’insultes et quelques échanges. Je le supprime donc et m’excuse auprès de ceux que ça a choqué. »
Hier soir j'ai fait un tweet. Mal foutu, et bien trop court pour exprimer clairement le fond de ma pensée. Il a suscité énormément de réactions, d'insultes, et quelques échanges. Je supprime donc et m'excuse auprès de ceux que ça a choqué.
Déjà, c’est bien de reconnaître qu’on a peut-être un peu merdé sur les bords. Ce n’est pas donné à tout le monde. Cela dit, ces excuses ne sont pas sans nous rappeler la déclaration de Gilles Le Gendre, en décembre 2018, qui expliquait doctement qu’une erreur avait été faite par le gouvernement et la majorité : celle « d’avoir probablement été trop intelligent, trop subtil, trop technique dans les mesures de pouvoir d’achat ». On n’avait retenu que le « trop intelligent » et « trop subtil ». Depuis, les Français ont oublié.
Mais pour revenir à ce tweet malheureux, et notamment à sa première phrase, c’est vrai, ça : on n’a jamais obligé personne à habiter en grande banlieue ou à la campagne. D’ailleurs, il y a tout plein de choses, dans la vie, qu’on n’est pas obligé de faire. Le seul problème, c’est que la plupart du temps, on n’a pas le choix.
Les petits drapeaux ukrainiens dans les bios Twitter et Facebook vont avoir un prix.
Bruno Le Maire avertit les paysans que l’économie française déjà moribonde depuis la pandémie de Grippe19 […] est condamnée à la dépression suite au Great Reset énergétique lié aux sanctions antirusses.
C’est une comparaison faite pour intoxiquer la plèbe.
En 1973, les pays arabes avaient artificiellement augmenté les prix du pétrole pour sanctionner l’Occident pour son soutien à la colonie juive israélienne.
En 2022, c’est l’Occident qui suspend artificiellement ses approvisionnements en gaz et en pétrole russes dans l’espoir d’étouffer économiquement la Russie, sur ordre des financiers […] new yorkais.
D’abord avec la suspension de NordStream 2, puis ensuite avec son soutien au gouvernement […] ukrainien par où passent un certain nombre de gazoducs.
La comparaison que fait Bruno Le Maire vise à accuser la Russie d’avoir déclenché la cataclysme économique qui arrive pour détourner l’attention des sanctions fomentées par Les US pour détruire l’alliance énergétique euro-russe.
Les paysans savourent déjà les timides débuts du véritable Great Reset.
Premier point, le monde en général et l’Europe en particulier sont en train de rentrer dans une période de pénurie énergétique globale et durable. L’Allemagne en particulier est dans une situation impossible après avoir fermé toutes ses centrales nucléaires au moment où il aurait fallu en bâtir d’autres.
Deuxième point, la zone Euro a un énorme déficit énergétique avec la Russie qui lui vend du gaz, du pétrole et du charbon, facturés au moins en partie en Euro, ce qui est une bonne nouvelle pour la zone euro.
Comme la Russie a des comptes courants excédentaires avec la zone Euro, elle se retrouve donc avec trop d’euros, qu’elle investissait en obligations allemandes et françaises, ce qui est la façon normale de procéder entre un client et son fournisseur de matières premières. Dans le fond, la Russie nous faisait crédit et donc nous permettait de vivre au-dessus des moyens, ce qui était bien aimable de sa part.
Mais la décision a été prise (par qui ? et pourquoi ?) de geler ces réserves de changes qui constituaient environ un quart des réserves de change russes.
Nous venons donc de dire à la Russie : Allez-vous faire voir, nous n’avons que faire de votre crédit ! Ce qui est bien stupide quand on a besoin de pétrole pour faire tourner son économie et qu’il n’y en a pas ailleurs.
Dans la pratique, qu’est que cela veut dire ? La Russie ne peut plus tirer sur ses réserves en cas de besoin, ce qui est bien sûr le but recherché.
Mais, comme l’Europe ne peut survivre sans acheter de l’énergie en Russie, la question qui ne va pas manquer de se poser est la suivante : dans quelle monnaie les Russes vont-ils demander à être payés ?
En Dollar ? Pour se les faire piquer par les américains ?
En Euro ? Comme le précisent les contrats, mais pour les déposer où et dans quelle banque ?
En Or ? Mais la Bundesbank va écumer si on la force à vendre son or au profit du reste de la zone euro.
En Yuan ? Mais la Chine est tres excédentaire vis-à-vis de l’Europe, et nous n’avons pas beaucoup de yuans dans nos réserves de change.
En Rouble ? Mais personne n’a des Roubles dans ses réserves de change. Et je ne vois pas Poutine ouvrir une ligne de crédit aux pays européens qui viennent de lui voler ses réserves de change.
Et donc, nous nous trouvons dans une situation complètement ubuesque : Les Européens ont besoin de l’énergie russe, ceux-ci sont prêts à leur en fournir, mais on ne sait pas comment solder la transaction.
Et du coup, nous nous retrouvons avec d’un côté du pétrole Russe que personne ne peut acheter et de l’autre une pénurie de pétrole ou de gaz qui fait monter les prix de façon gigantesque.
Et bravo encore une fois aux génies qui nous gouvernent. Il est difficile de se tirer une balle dans le pied avec plus de précision.
Je connais déjà la réponse, le capitalisme restant le capitalisme : une grande société de trading Japonaise ou Singapourienne va acheter la production Russe et la revendre à l’Allemagne, la France ou l’Italie (en prenant une marge, bien sûr) mais rien ne garantit que la Russie va accepter le paiement en Euro. Elle va peut-être exiger d’être payée en Yen ou en dollar de Singapour, ce qui financera les déficits budgétaires Japonais ou Singapouriens, ce qui ne va pas nous aider à financer les nôtres.
Élargissons le débat et essayons de réfléchir à ce que cela veut dire pour le financement du commerce international.
Comment ce dernier se finançait -il ?
Facile. Tous les produits internationaux (énergie transport, matières premières industrielles ou alimentaires etc…) étaient étiquetés en dollar US, ou parfois en Euro dans le cas du commerce Euro-Russe.
Les pays consommateurs de ces biens ou services payaient en dollar, ce qui voulait dire qu’ils avaient des réserves de change en dollar, et ces réserves étaient investies en obligations du trésor américain.
Ce qui fait que les producteurs avaient eux aussi des réserves de change en dollar, souvent pour acheter les autres matières premières et voilà qui finançait le déficit budgétaire américain et constituait ce que Rueff avait appelé « le privilège impérial des Etats-Unis ».
Mais si les USA et les Européens décident de vous piquer vos réserves de change quand il leur semble bon, alors là, tout change.
Le pays producteur de matières premières n’a plus de raison de vendre en dollar et de conserver des réserves de change en dollar puisque ses réserves peuvent être volées à tout moment si son gouvernement venait à déplaire aux USA.
Quant au pays consommateur de matières premières avoir des dollars en réserve ne veut plus du tout dire qu’il aura accès aux matières premières dont il a besoin surtout s’il venait lui aussi à se fâcher avec les USA.
Et, à mon avis, les USA vont avoir tendance à se fâcher avec tous les pays auxquels ils doivent beaucoup d’argent, se fâcher coûtant moins cher que de rembourser sa dette.
Les réserves en dollar ou en euro déposées auprès des banques centrales des USA ou de l’Europe sont donc devenues un investissement sur lequel je peux tirer, à condition que mon débiteur soit d’accord, ce qui est inattendu.
Ce qui m’amène à une conclusion stupéfiante :
Avec la Crise Russo-Ukrainienne , le système des paiements internationaux qui existait depuis 1945 vient de voler en éclats, puisque les réserves de change ne servent plus à rien.
Et donc, les USA et l’Europe viennent de détruire le mécanisme qui leur permettait de vivre au-dessus de leurs moyens, ce qui veut dire que leur niveau de vie va baisser à partir de maintenant.
Il faut encore préciser que l’économie française covidiste est une économie dirigée taxée à 60% où les bars, restaurants et cinémas sont remplis par l’Etat grâce à des centaines de milliards d’euros imprimés à partir de rien qui s’ajoutent à des milliers de milliards d’euros imprimés à partir de rien.
La bonne nouvelle, c’est que d’ici 2030, il y aura 21 millions de boomers inactifs à nourrir en France contre 17 millions actuellement.
Sans parler des 17 millions d’allogènes établis en France.
Quand Le Maire parlait de « détruire l’économie russe », il parlait en fait de l’économie française. Le Maire restera certainement comme le ministre de l’économie français qui a réussi à détruire la France en moins de trois ans.
La Russie passera en économie de guerre, la France passera aux émeutes raciales une fois la CAF plantée par sa politique antirusse.
Donc les gueux devraient soutenir à fond la guerre en Ukraine au vu du prix du billet qu’ils ont payé pour participer au spectacle.
[…]
Pour les nantis et manipulateurs en tout genre, Ces gens n’auront pas froid l’hiver et leurs jets privés continueront de voler librement.
Aujourd’hui, comme hier et demain, les pays occidentaux verseront 700 millions de dollars à la machine de guerre russe. Le temps est venu de mettre fin aux importations d’hydrocarbures russes. Nous ne ferons pas la guerre, mais nous pouvons arrêter de financer celle de Poutine.
J’ai hâte de voir la rhétorique antirusse des zombies lobotomisés par BFM Drahi se heurter de plein fouet à leur fin de mois.
Cela va arriver très vite.
Et c’est avant que la dette souveraine française ne s’effondre sur elle-même, faute d’acheteurs.
L’économie européenne est virtuellement anéantie et l’économie française est vouée à la destruction finale après 20 ans de désindustrialisation générale.
Mais oui, les ahuris ont des drapeaux ukrainiens dans leur bio Twitter pour bien montrer à Poutine qu’ils n’ont pas peur de lui.
Notez bien ceux qui ont refusé de suivre bêtement les analyses distillées par les intérêts de l’OTAN dans cette guerre, parce qu’ils auront été les rares à annoncer le désastre succédant à celui du covidisme.
Macron à 33,5 % ? Le pire serait de baisser les bras.
On peut dire qu’Emmanuel Macron est le grand gagnant de cette guerre en Ukraine, du moins dans les sondages, où sa cote ne cesse de monter.
Une aubaine, qui lui permet d’éviter tout débat sur son bilan calamiteux, le pire de la Ve République, puisque nous sommes ruinés et que la France est passée en cinq ans du 5e au 7e rang mondial.
600 milliards de dettes supplémentaires. Ce qui représente la bagatelle de 328 millions de dette par jour ! Macron a dilapidé les caisses, ruiné la France pour plusieurs décennies.
Les seuls intérêts coûtent 40 milliards par an, soit 200 milliards sur un quinquennat. C’est davantage que la croissance moyenne de 1 à 1,5% par an. C’est criminel.
Chaque famille de 4 personnes est dorénavant endettée de 180 000 euros et Macron ose nous dire que le pouvoir d’achat a augmenté ! Mais il pourra invoquer les Gilets jaunes, le Covid et la guerre pour se dédouaner.
Macron n’est ni coupable ni responsable du désastre.
Encore un quinquennat et nous finirons au rang du Zimbabwe, ce qui n’aurait rien d’étonnant si Bruno Le Maire continue de tenir la caisse.
La France ne fait pas partie des belligérants mais le simple fait d’assurer la présidence de l’UE et de traiter régulièrement avec Biden, Poutine et Zelenski confère au fossoyeur de la France une aura internationale soudaine, que ses adversaires politiques subissent de plein fouet. Depuis 15 jours, la campagne présidentielle est passée à la trappe.
Effrayés par le son du canon, les Français qui ont été bercés au son du violon depuis la fin de la guerre froide voient en Macron le Père de la Nation, le chef de guerre seul capable de nous éviter l’Apocalypse.
Qu’a-t-il fait de si méritant ? Il a gardé le contact avec Poutine, devenu le pestiféré de la planète aux yeux des Occidentaux. Qu’a-t-il obtenu du maître du Kremlin ? Rien. Mais ce contact permanent doit être maintenu, dans l’espoir d’obtenir un cessez-le-feu en vue des négociations de paix.
Sondages
La dernière étude Elabe donne :
Macron à 33,5 %, un bond de 8 points en quelques jours
Marine à 15 %
Mélenchon à 13 %
Zemmour à 11 %
Pécresse à 10 %
Ne nous voilons pas la face, c’est très décevant quand on se souvient que Zemmour était à 18-19 % en novembre 2021. Mais pas de quoi capituler.
1 Tout d’abord, le passé récent nous montre que les sondages se sont souvent trompés, sciemment ou pas
2 Quand l’intéressé lui-même se bat sur tous les fronts, meetings, plateaux TV, réunions, on le soutient
3 Quand Marion rejoint Zemmour par conviction, c’est que le combat du rassemblement des droites est juste
4 Si Macron se détache du peloton, la course à la deuxième place reste ouverte, dans la marge d’erreur.
5 Devant les urnes, les Français voteront pour l’avenir de la France, pas pour celui de l’Ukraine
6 La crise économique et le litre d’essence à plus de 2 euros vont se retourner contre Macron
7 La guerre à l’extérieur qu’on croyait impossible montre que la guerre à l’intérieur est une réelle menace
8 Si 84 % des Français ne veulent plus de Macron, comment peut-il caracoler à 33,5 % ?
Par conséquent, rien n’est joué. Zemmour, attaqué de toutes parts parce qu’il est le plus dangereux pour le Système, n’a pas dit son dernier mot.
Il reste 30 jours pour convaincre les électeurs que la guerre en Ukraine ne doit pas faire oublier que Macron n’a cessé d’affaiblir la France, de la livrer à une immigration démentielle, de l’abandonner à une islamisation de masse, de saborder notre industrie et notre agriculture en les exposant à une concurrence déloyale, de faire le jeu des voyous jamais condamnés.
Macron a abandonné la France. Son credo, c’est l’Europe d’abord.
Et aujourd’hui, les sanctions contre Moscou, totalement irresponsables alors que nous sommes ruinés avec 3000 milliards de dettes, vont faire exploser l’inflation et tuer la croissance.
Ce sera la stagflation, le pire des fléaux économiques.
Enfin, pour vous prouver que rien n’est perdu, voici le bilan de l’Intelligence artificielle en potentiel électoral, au 9 mars 2022.
Macron 23 %
Zemmour 18 %
Marine 16,1 %
Mélenchon 9,7 %
Pécresse 8,3 %
Pour ma part, je mise davantage sur l’IA que sur les sondages
Je pense que le second tour se jouera entre Marine et Zemmour et que Pécresse et Mélenchon se battent pour la 4e place. A suivre, car nul n’est devin.
Les 30 jours qui viennent sont décisifs pour Éric.
On apprend dans le Canard enchainé de ce jour qu'Emmanuel Macron était en train de négocier avec les assassins du préfet Erignac afin d'obtenir le soutien des « nationalistes » de Corse pour l'élection présidentielle ; je suis – littéralement – tombé de ma chaise en le lisant. pic.twitter.com/wNTKhw5h5u