ENQUÊTE. L’assassinat d’Yvan Colonna pose une nouvelle fois la question de la gestion des détenus radicalisés. Et de la récidive.
(…) Malgré un parcours chaotique en détention (prise d’otage d’une interne en psychiatrie, incendie de sa cellule, tentatives de suicide…), il devait sortir en décembre 2023.
Yvan Colonna est mort. Le détenu corse, très grièvement blessé par un autre détenu qui s’était acharné sur lui à la prison d’Arles le 2 mars et qui se trouvait depuis dans le coma, est décédé ce lundi à Marseille, confirment au Parisien plusieurs sources concordantes. Il était en prison depuis 2003, pour l’assassinat du préfet Erignac.
16/03/2022
Le ministre de l’Intérieur estime sur BFMTV-RMC que l’agression dont a été victime le militant nationaliste corse en prison, et qui se trouve toujours entre la vie et la mort, est “un acte terroriste commis sur le sol français”
Gérald Darmanin (@GDarmanin) estime que l'agression d'Yvan Colonna est un "acte terroriste commis sur le sol français" pic.twitter.com/LVLDRZUNue
“Il s’agit manifestement d’un acte terroriste comme pour Samuel Paty. (…) Tout n’est pas comparable. Voilà un terroriste islamiste, radicalisé qui, c’est ce qu’il prétend, sous prétexte qu’Yvan Colonna aurait eu des propos qui releveraient du blasphème se serait vengé et aurait voulu tuer”, a appuyé le locataire de la Place Beauvau sur BFMTV-RMC ce mercredi matin.
Entre vols et violence gratuite, le secteur de la Timone est devenu la bête noire des étudiants marseillais. Ces derniers jours, des patrouilles de police plus fréquentes auraient abouti à quelques interpellations. Malgré tout, d’autres agressions se sont produites.
“C’était au bout de la rue Sainte-Cécile. Il était 20h30. Je sortais de la bibliothèque, je venais de finir de travailler quand j’ai été abordé par trois jeunes avec un couteau”, témoigne Victor, d’une voix grave et affirmée, à la sortie du campus de la Timone.
“Quand ils ont commencé à m’appeler de loin, j’ai directement compris ce qui se passait car cela est déjà arrivé à des amis à moi de se faire racketter. J’ai pris la fuite mais ils m’ont suivi sur 150 mètres”,
(…)
Deux semaines plus tôt, une jeune fille de sa promotion en médecine s’est pris deux coups de couteau dans le ventre.
Ethan, lui, regrette son impuissance : “ce sont des actes auxquels on ne peut pas forcément réagir. Ils sont souvent très rapides et violents ; soit un vol, soit de la violence gratuite. Il y a des jeunes qui tournent en trottinette qui sont là, juste pour nous cracher dessus.”
(…)
Cette insécurité est grandissante depuis des années, selon Sophie Panagias. La co-directrice de Sud Provence, une prépa de médecine, a eu vent de ces “vols à l’arracher” et autres délits.
“Il y a une petite bande qui traine ici depuis 15 jours à trois semaines. La police est venue et a fait des arrestations donc là, ça s’est calmé. Mais la dernière fois, une personne s’est introduite dans nos locaux, derrière un étudiant qui ne l’avait pas vu, pour voler un portable sur le bureau et repartir tranquillement”, lance-t-elle.
Si bien qu’ils sont obligés de fermer la prépa à 20h par mesure de sécurité. “Pour nous, c’est une énorme préoccupation. Ils doivent être rentrés chez eux avant la nuit”, poursuit-t-elle.
INFO FRANCE BLEU PROVENCE – Depuis plusieurs semaines, à Marseille, les étudiants en médecine sont victimes de multiples agressions de la part de jeunes à trottinette, près de l’hôpital de la Conception. La police aurait interpellé des suspects.
Depuis au moins trois semaines, les jeunes ont subi une recrudescence d’agressions en tout genre dans une rue de Marseille bien connue des étudiants en médecine, la rue Sainte-Cécile, là où ils révisent leur première année. Selon les informations de France Bleu Provence, un dispositif de police a été renforcé et il doit permettre au quartier de retrouver sa sérénité.
C’est une mamie, inquiète pour ses deux petits-enfants, qui nous a alertés. Il y a une semaine, trois étudiants en kiné ont été molestés et rackettés. À chaque fois, trois gamins sur une trottinette électrique sortent les couteaux et, sous la menace, rapinent bijoux, ordinateurs et téléphones.
La rue Sainte-Cécile, près de l’hôpital de la Conception, est la rue des “écuries” comme on nomme les classes préparatoires en médecine, où les étudiants en première année bûchent jusqu’à 23 heures. Souvent, ils sortent fumer, se détendre dans la rue et c’est là qu’ils sont agressés. Des proies faciles, à tel point que le doyen de la faculté de médecine a alerté la police. […]
ENTRETIEN EXCLUSIF – L’immigration de masse que vit la France depuis des décennies a créé des groupes culturels distincts dans notre pays, estime Pierre Brochand. Il juge que l’Europe est la seule partie du monde à nier l’importance de l’homogénéité culturelle, et plaide pour un changement de cap complet de nos politiques publiques.
Pierre Brochand a été directeur général de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de 2002 à 2008, ainsi qu’ambassadeur de France, notamment, en Hongrie et en Israël.
Pierre BROCHAND.- (…) Pour ma part, vous le savez, je tiens le type d’immigration, que nous subissons depuis un demi-siècle, pour un événement hors catégorie, sans précédent dans notre Histoire. Et, très honnêtement, j’avoue ne pas comprendre comment des esprits libres et éclairés peuvent encore sous-estimer sa gravité.
Pourquoi cet enjeu est-il, à vos yeux, particulièrement grave?
Il suffit pourtant d’en énumérer froidement les caractéristiques, pour mesurer l’impact de ce qui nous arrive: volume massif des flux, vocation de peuplement, absence de régulation politique et économique, majorité de civilisation extra-européenne et musulmane, esprit de revanche post-colonial, réticence à la mixité, préférence pour l’endogamie, cristallisation en diasporas, taux de fécondité supérieur à celui du peuple d’accueil, et surtout – novation inouïe – évolution non-convergente au fil des générations. A mes yeux, ce bouleversement progressif de la population française, s’il n’est pas l’unique défi auxquels nous sommes confrontés, est le seul qui menace directement la paix civile sur notre territoire.
Vous avez été ambassadeur, puis directeur général de la DGSE. Comment avez-vous été amené à formuler un jugement aussi sévère sur la question de l’immigration?
(…) En effet, au contact des milliers d’étrangers que j’ai côtoyés, j’ai pu vérifier la validité lancinante de constats, autrefois banals, aujourd’hui tabous. A savoir que, si la nature nous réunit, la culture impose entre les groupes que nous formons, une distance qui peut aller jusqu’à exclure leur cohabitation. De même, passée une masse critique, les interactions individuelles – jamais irréparables – cèdent la place à des forces collectives, qui n’obéissent en rien aux mêmes lois. Soit un effet de seuil, qui commande, entre autres, l’acculturation: possible en deçà, irréalisable au-delà. Si bien que ce que l’on dénonce avec horreur sous le nom d’amalgame n’est, au fond, que l’observation d’un fait, déterminé par le nombre. De sorte que le monde que dessinent ces «collectivités en action» n’est ni plaisant, ni souriant. D’un côté, ne nous le cachons pas, nul sentiment n’y est plus répandu que la xénophobie, en particulier au sein des pays dont nous recevons les immigrants. D’un autre côté, toutes – je dis bien toutes – les sociétés «multi» sont vouées à des déchirements plus ou moins profonds. Et dans ce cadre, il arrive que les minorités soient violentes et gagnantes, les majorités placides et perdantes, voire que les victimes n’en soient pas, car responsables de leurs malheurs.
Quelles conclusions en tirez-vous?
La première est que, si la coopération entre les civilisations est désirable, elle reste moins probable que leur rivalité, proportionnelle à leurs disparités culturelles, imbrications territoriales et conflits antérieurs. La deuxième est qu’il n’y a aucune raison que les désastres observés ailleurs ne se reproduisent pas chez nous, pour peu que les mêmes ingrédients y soient réunis: ne nous prétendons pas plus intelligents que les Libanais ou les Yougoslaves. La troisième est qu’il vaut mieux prévoir le pire pour avoir une chance de le prévenir et qu’au fond telle est la fonction du régalien, auquel j’ai consacré ma vie.
Nous n’avons d’autre choix, si nous voulons vraiment reprendre le contrôle de notre démographie, que d’opérer un renversement de cap à 180 degrés, c’est à dire envoyer le message, urbi et orbi, «loud and clear», que la France ne sera plus, pour l’avenir prévisible, une terre d’accueil. Ce qui suppose une approche globale du problème et une intransigeance de tous les instants pour la mettre en oeuvre. (…)
Il serait donc, selon vous, trop tard?
En tous cas, il est bien tard. Car voyons les choses en face. Nous avons désormais à faire non plus à des individus dispersés, soit autant de «cas particuliers», en quête chacun d’avenir meilleur, mais à des «diasporas», c’est à dire des réalités collectives, solidement ancrées dans notre sol, fermement décidées à y persévérer dans leur être et dont la dynamique holiste dépasse et emporte la destinée particulière de leurs membres. Pour moi, c’est une circonstance a priori banale – la rencontre de football France-Algérie en 2001, déjà bien oubliée – qui a marqué symboliquement ce basculement.
Pour être plus explicite, une «diaspora» est une entité, formée d’immigrés et de leurs descendants – y compris, fait capital, de nationalité française -, dont les effectifs, regroupés dans l’espace, atteignent une masse critique suffisante pour que la pression sociale y favorise la pérennisation des croyances et modes de vie des pays d’origine, avec lesquels les relations demeurent intenses: ainsi se forment spontanément des enclaves étrangères, plus ou moins fermées, tournant le dos au pays d’accueil et à ses mœurs. (…)
Vous dites que la société des individus, qui se veut ouverte, est paradoxalement celle qui a le plus besoin de fermeture. Pouvez-vous expliquer ce paradoxe?
En effet, nous ne nous interrogerons jamais assez, non seulement sur la radicale nouveauté de la Société des Individus, mais aussi sur l’arrogance de son ambition, qui prétend transférer la souveraineté – le pouvoir du «dernier mot» – aux milliards d’individus vivant sur la planète à un instant donné, chacun d’eux étant sommé de «choisir» sa vie, que cela lui plaise ou non. Le tout en jetant un voile pudique sur l’appartenance à des groupes circonscrits, en rivalité (ou en coopération) pour leur survie, leur indépendance et leur puissance. En d’autres termes, un modèle qui refuse de faire la différence entre les aspirations du comptable suédois et du guerrier pachtoun, du geek californien et du berger sahélien, du paysan béarnais et du jeune «harrag» algérien, comme si tous étaient interchangeables et disposés à jouer le même jeu.
(…) Pour faire court, une société «ouverte» qui a besoin d’être «fermée» pour rester «ouverte»: la quadrature du cercle. (…)
Êtes-vous optimiste?
(…) Pour conclure, tout en essayant d’éviter la paranoïa, j’avoue sans ambages être obsédé par la menace que l’immigration, telle que nous la connaissons, fait peser sur l’avenir de notre pays. Si rien n’est décidé pour la réduire à sa plus simple expression, toute mes expériences accumulées me font prévoir un futur sombre, et même très sombre, pour nos enfants et petits-enfants. Au mieux, s’achemineront-ils vers un effondrement insoupçonné de leur qualité de vie (l’implosion) ; au pire, c’est vers de terribles affrontements que nous les dirigeons (l’explosion). Le plus probable étant une combinaison des deux, dans une confusion croissante.
Tous nos gouvernants sans exception, mais aussi beaucoup de nos compatriotes, ont préféré regarder ailleurs. Les premiers par lâcheté, puisqu’ils n’en pensaient pas moins. Les seconds par naïveté, insouciance ou idéologie. Ce comportement d’autruche m’angoisse encore davantage qu’il ne m’exaspère.
Sarcelles bat régulièrement des records d’abstention : entre 30 et 80% en fonction des élections. À la veille du scrutin présidentiel et dans le cadre de Ma France 2022, nous avons sillonné cette ville métissée de 60 000 habitants, classée parmi les plus pauvres de France, pour comprendre les attentes et les craintes des électeurs.
(…) “Les élections ? Tout le monde s’en fout ! Ici, c’est la misère, le tiers-monde, c’est l’Afrique. Les gens ne pensent pas à voter mais à survivre !”, analyse Sélim entre deux cigarettes. Lui s’en sort en travaillant souvent 7 jours sur 7. Quand il ne vend pas au marché, il roule pour Uber.
(…) Selim ira peut-être voter, s’il a le temps… “Mais cela ne changera rien à mon quotidien”, conclut-il, résigné. Et même si Zemmour passe, je m’en fous. C’est une ville de non-droit, personne ne pourra y faire respecter des règles, même pas lui ! Sarcelles est une ville à part. Regardez sur le marché, il n’y a pas un seul blanc !”
(…) De l’espoir, d’autres candidats en suscitent dans le quartier juif.
Librairie hébraïque, restaurants casher, enfants courant avec une kipa sur la tête, ces quelques rues situées à cinq minutes du marché multicolore du Grand Ensemble sont surnommées “la petite Jérusalem.” Sarcelles est connue pour avoir, au fil des années, sectorisé ses habitants en fonction de leurs origines. Autour de la grande Synagogue habitent 10 à 15 000 Juifs, la plupart sépharades, dont les origines sont de l’autre côté de la Méditerranée. Et ici, pas de doute, Eric Zemmour fera son meilleur score de la ville.
“Il n’est pas raciste, il dit la vérité”, affirme ce commerçant qui préfère rester anonyme. “C’est vrai, les agressions, c’est souvent à cause des noirs et des Arabes. Les autres politiques n’osent pas le dire. Zemmour, lui, il dit tout haut ce que les autres pensent tout bas”.
(…) Marlène tempère : “Moi, ça fait 43 ans que je vis à Sarcelles, et il ne m’est jamais rien arrivé.” “Oui, mais avoue qu’on est plus en France !”, l’interrompt sa voisine de table Josiane qui détaille : “Dans ma copropriété, il y a 10 appartements. Avant, c’étaient des familles juives. Maintenant, je suis la seule blanche. Mes voisins sont Pakistanais, Haïtiens, Syriens… Ils ne parlent même pas français !”
“Ici c’est la place de Mélenchon”. @ZemmourEric pas le bienvenu ce matin lors de sa visite au “mur de la honte”, le paradis du crack Porte de la Villette à Paris. pic.twitter.com/bj7Eh4d2ME
« Voila, c’est ça Paris aujourd’hui. C’est ça la France aujourd’hui. » Éric Zemmour, après avoir été victime d’un jet de projectile alors que Samy, un habitant du quartier, le remerciait de sa visite. #ZemmourCollineDuCrack#Remigrationpic.twitter.com/aFFN1NAUsv
« Puisqu’on ne veut pas de frontières à l’extérieur de la France et de l’Europe, on a des murs à l’intérieur. Les frontières ont été inventées pour maintenir la paix. » Éric Zemmour, à propos du "mur de la honte" #ZemmourCollineDuCrack#Remigrationpic.twitter.com/vVGmXw6rnZ
« Après avoir vécu à Drancy, j’ai vécu pas loin d’ici. Tout cela n’existait pas. On est en plein Paris et il y a un campement comme si on était un pays du Tiers-monde. » Éric Zemmour #ZemmourCollineDuCrack#Remigrationpic.twitter.com/BtiLm2fnRg
«Il y a une solution simple, il faut que la police reprenne possession de cet endroit, puis il faut renvoyer tous les étrangers et les trafiquants», Éric Zemmour à la Porte de la Villette, à Paris dans @morandini_live. pic.twitter.com/J4XIvvf4Up
Cette femme face à #Zemmour : « Hier encore, une femme s’est fait attraper le sein en rentrant à 19h30, ce n’est pas une heure tardive. » Cette précision sur l’heure, c’est vraiment la culpabilité inversée… Tout ceci ne peut plus durer !#ZemmourCollineDuCrack#Remigrationpic.twitter.com/k1otb19fJs
« La plupart des vendeurs de crack sont des clandestins. Nous les renverrons chez eux: c’est l’un des objectifs de mon ministère de la #Remigration. 65 % des Français sont d’accord avec ce mot et ce qu’il recouvre. »#ZemmourCollineDuCrackpic.twitter.com/k7IwRVGAdg
« L’adhésion de l’Ukraine à l’UE signifierait une alliance de fait des pays européens avec l’Ukraine dans le cadre de l’OTAN. Cela veut dire la guerre entre la France et la Russie. Est-ce ce que nous voulons ? » Éric Zemmour sur france bleu.
Notre allié Zelensky entreprendrait-il l’anéantissement de ce qu’il reste de l’économie française ?
Renault vient d’être rayé de la liste des fabricants automobiles du 21e siècle, sur un simple tweet d’un des collaborateurs de Zelensky.
Renault refuse de se retirer de la Russie. Cela ne devrait surprendre personne que Renault soutienne une guerre d’agression brutale en Europe. Mais les erreurs doivent avoir un prix, surtout lorsqu’elles sont répétées. J’appelle les clients et les entreprises du monde entier à boycotter le Groupe Renault.
Renault refuses to pull out of Russia. Not that it should surprise anyone when Renault supports a brutal war of aggression in Europe. But mistakes must come with a price, especially when repeated. I call on customers and businesses around the globe to boycott Group Renault. pic.twitter.com/STFeafnCoi
Renault suspend ses activités industrielles en Russie. 1er constructeur en Russie, 40% de son résultat opérationnel. Une catastrophe économique made in Macron/UE. Odieux https://t.co/l4juen50ti
Il est toujours plus chaudement applaudi par la classe démocratique française à chaque fois qu’il nous pousse un peu plus dans l’abîme.
Regardez bien ces élus qui ovationnent #Zelensky Le parlement français est à l'agonie : "Ils sont venus, ils sont tous là, elle va mourir la Douma🇫🇷 Je n'oublie pas tous les votes liberticides passés à 3h du mat avec 3 pelés et 4tondus, ils étaient où alors ces Ploucs ? Honte ! pic.twitter.com/UPPuPb7HGs
L’embargo énergétique contre la Russie sera décrété par l’Américaine pour s’assurer que l’Europe soit rayée de la carte mondiale plutôt que de la laisser commercer avec la Russie et la Chine.
La phase suivante, ce sera d’ailleurs l’embargo sur les échanges avec la Chine.
Il ne restera rien de l’Europe. Désindustrialisée, ruinée […]
Comment ne pas aimer ce morceau. Retour 20 ans en arrière. Superbes riffs à la guitare, de bonne harmonies tout cela sent bon le début des années 2000. Grosse nostalgie pour ceux qui étaient jeunes à cette époque. Alors montez le volume de votre enceinte connectée….et oui les temps ont changé.
Selon un antique adage, gouverner consisterait avant tout à prévoir. Pour les instances européennes, le compte n’y est pas. Et là, il ne s’agit plus de société inclusive et autres gadgets bienveillants : juste de savoir ce qu’il y aura dans nos assiettes – ou pas – demain.
Ainsi la Commission européenne vient-elle enfin de comprendre que le Vieux Continent était désormais dépendant des céréales russes et ukrainiennes. Tout comme il aura fallu attendre le Covid-19 pour s’apercevoir que nous n’étions même plus capables de fabriquer de l’aspirine et que nos voitures peinaient à rouler sans ces micro-processeurs, eux aussi usinés en Chine.
Il y avait la fameuse « mondialisation heureuse », chère à Alain Minc ; on avait oublié ces mondialistes distraits, persuadés que l’empire du Milieu resterait à jamais l’usine du monde. Un mépris ethnique et civilisationnel mêlé à cette jobardise qui consiste à imaginer que ceux qui ont inventé papier et poudre à canon se contenteront pour l’éternité de mouler des Mickey™ en plastoc et des Barbie™ en Merdaflex™.
Aujourd’hui, le « cercle de la raison » (Alain Minc, toujours, et sa « bonne gouvernance ») commence à en rabattre. D’où ce plan pour revenir à ce qui fut jadis notre ordinaire : l’autosuffisance alimentaire. La France fut l’autre grenier à blé de l’Europe. Du passé. Désormais, les derniers de nos paysans jonglent avec les réglementations.
On les a naguère sommés de démembrer leurs champs et d’abattre les haies, au nom d’une rationalité toute technocratique, pour ensuite leur reprocher d’avoir dévasté l’environnement. On les a poussés à utiliser engrais et pesticides plus que de raison pour, désormais, les accuser d’écocide. On les a obligés à penser avant tout à l’exportation pour, aujourd’hui, les condamner aux circuits courts. Résultat ? Les enfants ne veulent plus reprendre la ferme familiale et ceux qui relèvent le défi caracolent en tête des taux de suicide.
On oublie pourtant que ce sont eux qui nous nourrissent quotidiennement et que sans eux, nous mourrions tous de faim. Cela mériterait peut-être un petit merci ou, tout au moins, un semblant de considération. Nous en sommes loin. La preuve en est ce caprice de gosses de riches ayant amené, ce 19 mars, certains enfants gâtés à arraisonner un train empli de blé aux alentours de Pontivy, en Bretagne, pour en jeter la cargaison aux quatre vents.
Certes, les motivations de ce collectif méritent aussi d’être entendues : « En déversant ces céréales destinées à l’alimentation d’une partie du cheptel breton, nous symbolisons le lien au sol à recréer dans notre agriculture, le lien à la terre bretonne, cette même terre qui ne peut pas supporter les incidences de l’élevage d’un si grand nombre d’animaux. »
Mais que font ces paysans, si ce n’est obéir aux injonctions successives et contradictoires d’instances, au début étatiques puis supranationales, leur expliquant comment pratiquer le métier de leurs ancêtres, instances dont les représentants ne sauraient même pas faire la différence entre un topinambour et un kiwi ?
Si l’on suit l’actuelle logique gouvernementale, Emmanuel Macron ne devrait pas tarder à demander conseil à d’autres experts. Ceux de McKinsey, peut-être ?