. Drones russes en Pologne : cela ressemble à une manipulation de Kiev


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#webtube : Hystérie collective en Occident après que deux dizaines de drones russes ont survolé le territoire de la Pologne. C’est la surenchère dans toutes les chancelleries et les médias, qui agitent le spectre de l’article 5 de l’Otan, véritable passeport pour la troisième guerre mondiale. Rien n’arrête les fous furieux russophobes. Tous les leaders européens sont prêts à en découdre et le Conseil de sécurité de l’ONU s’est déjà réuni. Tant d’agitation avant toute enquête, cela devient grotesque.

Chacun sait que cette guerre est l’assurance-vie de Zelensky. Le jour du cessez-le-feu, le Churchill ukrainien sera éjecté du pouvoir et jugé responsable du désastre.

Après plus de trois ans de promesses de victoire, les Ukrainiens le rendront comptable des deux millions de morts et blessés. Ni les Américains, ni les Européens ne porteront le chapeau. Il ne faut donc pas s’étonner que cet illuminé qui a conduit son peuple au massacre, cherche à entraîner coûte que coûte l’Otan dans la guerre. Il joue sa survie.

Mais soyons sérieux. Quel intérêt aurait Poutine à provoquer l’Otan et à pousser Trump à s’engager davantage dans la guerre, alors que dans 6 mois tout au plus, l’Ukraine sera vaincue ? Car l’effondrement du front n’est plus très loin. Et ce ne sont ni les armes occidentales, ni le 19e train de sanctions qui freineront l’armée du Tsar, qui avance de jour en jour, contrairement aux âneries prononcées par Macron.

Cette intrusion dans le ciel polonais, jugée délibérée par les Occidentaux, est récusée par Moscou. Diaboliser Poutine est le sport favori de nos va-t-en-guerre, mais il se trouve que si nos politiques s’agitent comme un essaim d’abeilles, les experts militaires de l’Otan sont plutôt perplexes en menant leur enquête.

Brailler que c’est une agression délibérée de la Russie ne suffit pas. Il faut le prouver.

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/intrusion-de-drones-en-pologne-pourquoi-les-enqueteurs-restent-prudents-sur-la-responsabilite-de-la-russie_7486174.html

19 drones dont le vol est programmé ont donc survolé le territoire polonais. Trois auraient été abattus par la défense antiaérienne, les autres auraient fini leur course dans les champs, à court de carburant.

Une attaque délibérée paraissant totalement insensée, l’hypothèse la plus probable est un brouillage opéré par les Ukrainiens lors du survol de leur territoire.

Privés de leur plan de vol programmé, les drones ont poursuivi leur vol tout droit jusqu’à épuisement de leur carburant. La guerre électronique reste essentielle dans la lutte anti-drones.

« Et c’est bien ce qu’on a retrouvé en Pologne : 16 drones Gerbera quasi intacts, la plupart en pleine nature, manifestement contraints à l’atterrissage forcé, sans doute faute de carburant. Une maison et une voiture ont été endommagées dans l’est du pays. »

Ce ne serait pas la première fois que les Ukrainiens manipulent l’opinion occidentale par des actions criminelles accusant les Russes ou leur portant préjudice. Massacre de Boucha découvert trois jours après le départ des soldats russes ou destruction de NordStream2.

Propagande ou actes de sabotage sous faux drapeau font partie de tous les conflits.

En attendant, la prudence est de mise. Espérons que nous aurons une enquête honnête qui aboutira à la vérité, quelle qu’elle soit. Mais la question majeure est :

Quel intérêt aurait Poutine à enflammer un peu plus les russophobes ?

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Nos anciens Premiers ministres coûtent de plus en plus cher à Nicolas


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#webtube : Ce système « est aberrant et insupportable pour les Français à qui on demande plus d’efforts », pour N. Dupont-Aignan. Si c’était un jeu, nous aurions pu l’intituler « Qui a coûté des millions ? » Mais ce n’est pas un jeu, plutôt une maladie ; laquelle s’aggrave. L’ancien Premier ministre est une espèce en pleine croissance et dont l’entretien est donc logiquement de plus en plus coûteux. L’an passé, BV relayait les informations contenues dans le rapport de Marie-Christine Dalloz, député Les Républicains (LR), qui faisait état, pour l’exercice 2023, d’un budget de dépenses pour les frais des anciens Premiers ministres de 1,42 million d’euros. Ce chiffre, qui n’inclut que les frais de personnel et les dépenses automobiles, était déjà en augmentation de 11 % par rapport aux dépenses de 2022, qui s’élevaient à 1,28 million d’euros.

La valse de Matignon

Mais depuis, la valse des locataires de Matignon s’est accélérée et, avec elle, le coût pour le contribuable. Car à l’arrivée, c’est toujours Nicolas qui paie. En janvier 2025, Matthieu Marchio, député Rassemblement national (RN) du Nord, par une question écrite au ministère de l’Économie, s’enquérait des chiffres pour 2024. La réponse, publiée en mai au Journal officiel, a été donnée par les services du Premier ministre (précisons qu’il s’agissait alors de François Bayrou, car on s’y perd) et elle fait état d’une nouvelle hausse – ce qui n’a rien d’étonnant,- du fait des passages plus ou moins brefs de Gabriel Attal, Élisabeth Borne et Michel Barnier à Matignon. Le budget total était passé à 1,58 million d’euros, soit une hausse de 20 % depuis le début du second quinquennat d’Emmanuel Macron !

Intéressons-nous un instant aux bénéficiaires des largesses imposées « à l’insu de son plein gré » à Nicolas pour constater que le vainqueur de 2023, Bernard Cazeneuve (201.387 euros), a été coiffé au poteau en 2024 (198.290 euros) par Dominique de Villepin (207.072 euros). Suivent, dans ce dernier classement, Jean-Pierre Raffarin (158.208 euros), Lionel Jospin (157.657 euros), Édith Cresson (157.223 euros) et François Fillon (149.089 euros). N’y figurent en revanche pas, du fait des avantages dont leur statut les faisait bénéficier en 2024 : Laurent Fabius (qui était encore président du Conseil constitutionnel), Édouard Philippe (maire du Havre), Jean Castex (président de la RATP), Élisabeth Borne et Gabriel Attal (députés).

Insupportable pour les Français

Interrogé par BV sur un sujet qui fait polémique depuis que François Bayrou a notamment envisagé de supprimer deux jours fériés afin de boucler un budget faisant 44 milliards d’économie, Nicolas Dupont-Aignan fait remarquer que « ce n’est pas tant le montant que cela représente que le signal que cela envoie qui choque ». Et avec trois Premiers ministres sur la seule année 2024, cela commence à se voir. « Ce qui pouvait se concevoir à une époque quand il y avait peu de Premiers ministres ne se conçoit plus quand ils tournent tous les six mois », estime le président de Debout la France, pour qui ce système « est aberrant et insupportable pour les Français à qui on demande toujours plus d’efforts et qui n’en peuvent plus ».

À ce sujet — Dépenses publiques : Villepin et Cazeneuve appelés à un « souci d’exemplarité »

Alors que Michel Barnier avait demandé (en vain) aux anciens Premiers ministres de faire un geste lors de la discussion du budget 2025, le cabinet de François Bayrou a ensuite émis un refus catégorique sur le sujet, indiquant qu’« il n’est pas envisagé de nouvelle réduction des dispositifs » au prétexte qu’en 2024, cette dépense « correspond à moins de 0,2 % de celles exécutées en 2024 sur le programme de coordination du travail gouvernemental ». L’argument n’est-il finalement pas hors sujet ? « On ne peut pas demander des efforts aux Français si, au sommet, les anciens Premiers ministres gardent des privilèges complètement induits », fait remarquer Nicolas Dupont-Aignan, car pour que la demande d’un effort soit comprise et acceptée de tous, « l’exemple doit venir d’en haut, c’est tout. C’est pour ça que je demande aussi un peu de diminution des indemnités parlementaires. Il faut qu’on fasse tous un effort. C’est, pour moi, une affaire symbolique. »

Et « c’est la même chose dans les grandes entreprises. Je trouve scandaleux les salaires et les stock-options que se distribuent certains grands patrons. J’ai vu que Luca de Meo a pris 22 millions d’euros, à son départ de chez Renault. On est chez les fous. » Mais la position de Nicolas Dupont-Aignan est-elle soutenue par des responsables politiques ? « Pas du tout, et je me souviens qu’un jour, lors d’une discussion budgétaire, j’avais demandé une diminution des indemnités parlementaires de 10 %, et un haut responsable politique, que je ne citerai pas, m’a dit « c’est lamentable ». Tout est dit. » Les Gueux et Nicolas ont dû capter le message, en effet.

Etienne Lombard, dans BV

. 10 septembre : les images d’un mouvement perverti par l’extrême gauche


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#webtube : Violences, revendications LGBT, pro-migrants, pro-Gaza… la journée du 10 septembre a viré au fourre-tout mélenchoniste. La grande kermesse de l’ultra-gauche. Comme prévu, la journée de mobilisation du 10 septembre a rapidement viré, en certains coins de France, à l’AG mélenchoniste. Ce qui devait être au départ un cri de colère contre les taxes et les prélèvements confiscatoires s’est mué en un mouvement post-adolescent à tendance woke et anticapitaliste.

Des militants violents et intolérants

La journée a commencé sur les chapeaux de roue avec près de 100 interpellations effectuées sur le territoire par les forces de l’ordre, avant même 10 heures du matin. Peu après avoir annoncé ce chiffre en direct sur CNews, Pascal Praud profite de la présence d’un envoyé spécial à proximité d’un lycée parisien pour donner la parole à un groupe de jeunes gens qui traînent aux alentours et leur demander leurs revendications. La réponse fuse, brillante et argumentée : « Facho ! Facho ! Facho ! Siamo tutti antifascisti ! » De futurs diplômés de Sciences Po, assurément.

Au même moment, les images de policiers caillassés devant le ministère de l’Intérieur par des groupes de nervis d’extrême gauche font le tour des réseaux sociaux. « Déjà des images terribles de chaos. L’ultra-gauche transforme la rue en terrain de bordélisation. Le mouvement #NicolasQuiPaie a été phagocyté », commente alors, dépitée, l’essayiste Naïma M’Faddel.

« France du saccage face à la France du courage des policiers et gendarmes, admiration totale, ajoute, de son côté, le député RN Matthieu Valet, lui-même ancien gardien de la paix. Voilà le résultat de l’appel au chaos de La France insoumise, vont-ils assumer ? » Ironie de l’histoire : quelques instants avant ce tweet, la députée de Paris du groupe écologiste Danielle Simonnet a été filmée alors qu’elle s’opposait à l’évacuation d’un café à Montreuil.

La responsable politique était-elle dans son bon droit ? A-t-elle réellement été « poursuivie » par la Brav-M tandis qu’elle sirotait tranquillement un innocent café ? Pas sûr. « Certains députés LFI préfèrent nous mettre des bâtons dans les roues ! Quand il faudrait nous soutenir, ils tentent de nous fragiliser ! », s’est indigné le syndicat Alliance.

Entres autres destructions et violences gratuites, il faut également évoquer l’agression dont a été victime une militante du collectif Némésis, place de la République à Paris. Elle aurait été attrapée par les cheveux et projetée au sol par une femme d’origine maghrébine. On attend toujours les condamnations de la gauche dite féministe…

Une récupération tous azimuts

Toutes les marottes de l’extrême gauche ont pu être entendues, lors de cette journée de mobilisation. Même celles sans lien aucun avec les revendications de départ. Certains ont ainsi eu la surprise d’apercevoir dans les cortèges une pancarte de soutien au mouvement LGBT. « Vive les trans ! », y était-il inscrit. Ailleurs, dans Paris, c’est une grande banderole proclamant « Wallah, c’est nous le peuple » qui a été brandie par des manifestants.

Tandis que les rares groupes arborant des drapeaux français ont été pris à partie ou traités de « fachos », on a vu fleurir de nombreux drapeaux palestiniens. Quel rapport y a-t-il entre le ras-le-bol fiscal des Français et ce territoire lointain, gouverné par des islamistes ? Inutile de chercher, il n’en existe pas. Mais cette incohérence n’a pas empêché France 3 de tendre le micro à une manifestante arborant un keffieh et posant non loin du fameux drapeau. Si la dame n’a pas prononcé un mot sur la guerre à Gaza, le message subliminal est néanmoins parfaitement passé à l’écran. Merci le service public.

Pendant sa courte interview, la manifestante pro-palestinienne a néanmoins trouvé le temps de prendre la défense des « migrants ». Il se trouve pourtant que ces illégaux coûtent un pognon de dingue à la collectivité – hébergement, santé, frais de justice, frais de bouche, etc. – et contribuent ainsi très activement au ras-le-bol fiscal des Nicolas.

Au grand dam des Français surtaxés, cette date du 10 septembre restera donc celle d’un mouvement récupéré, puis retourné contre ceux qui l’avaient lancé. Un cas d’école.

. Et si la véritable menace pour l’Europe, c’était Trump ?


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#webtube : « Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts », disait de Gaulle. Mais en ce qui concerne l’Amérique de Trump, c’est bien pire. Non seulement il n’a pas d’amis, mais il traite ses alliés en ennemis, maniant plus facilement le bâton que la carotte, en se prenant pour le chef d’orchestre de la planète.

« Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts », disait de Gaulle.

Mais en ce qui concerne l’Amérique de Trump, c’est bien pire. Non seulement il n’a pas d’amis, mais il traite ses alliés en ennemis, maniant plus facilement le bâton que la carotte, en se prenant pour le chef d’orchestre de la planète.

Sa dernière rodomontade ne manque pas de sel. En décidant de faire du secrétariat d’État à la Défense un ministère de la Guerre, Trump vient de déclarer que l’Amérique avait gagné les deux guerres mondiales ! Certes, depuis 1945 les Américains se prennent encore pour le centre du monde et les sauveurs de l’humanité, mais balayer d’un revers de la main le sacrifice des Européens en 14-18 et en 39-45, c’est afficher un mépris et une indécence sans limite envers ses alliés. Et c’est aussi se montrer vraiment ignare des réalités historiques. Il est vrai que Trump ne connait qu’une seule histoire, la sienne, à la gloire de l’Amérique.

En 1917, quand les premiers soldats américains ont débarqué en France, il a fallu les équiper de A à Z, fusils, canons, chars, etc. Sur les 5,7 millions de soldats alliés tués, les États-Unis en ont perdu 117 000. La France, deux fois moins peuplée que l’Amérique de l’époque, totalise quant à elle 1,4 million de soldats tués.

En 1945, les pertes militaires de tous les belligérants sont estimées à 25 millions de militaires tués, dont 10 millions de soldats russes. Ces Russes qu’on diabolise à outrance, mais qui sont les grands vainqueurs de cette guerre, pour avoir liquidé 80 % des armées hitlériennes. Sans leur sacrifice, aucun navire allié n’aurait pu débarquer le 6 juin 44 en Normandie.

Dans ce second conflit mondial, les Américaines ont perdu environ 200 000 soldats en Europe et autant durant la guerre du Pacifique. Soit 417 000 tués sur les deux fronts.

Mais sans les deux bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki, qui ont vitrifié instantanément 200 000 civils, hommes, femmes, enfants et vieillards, jamais les Américains n’auraient pu débarquer sur le sol japonais. Rappelons que toute la population de l’archipel avait été préparée pour faire face à l’invasion, y compris les femmes et les enfants.

Trump devrait savoir que ce que Koubilai Khan n’a pas réussi à faire au XIIIe siècle avec ses hordes mongoles, ce n’est pas Mac Arthur qui y serait parvenu avec ses légions. C’est uniquement la terrifiante arme atomique qui a mis fin à cette guerre.

L’arrivée de Trump2 était un espoir pour tous les conservateurs et patriotes européens. Le pourfendeur du mondialisme, du wokisme et des délires LGBT, le défenseur des valeurs conservatrices et de la famille traditionnelle allait enfin reprendre en mains cet Occident décadent qui semble bien décidé à s’autodétruire.

Mais si cette politique a bien été mise en œuvre aux États-Unis, elle s’est aussi accompagnée d’une guerre commerciale avec toute la planète. La loi du plus fort et l’appât du gain sont devenus les piliers de la politique américaine. Tout le monde doit se plier aux diktats de Washington, y compris ses alliés européens, considérés comme des vassaux que l’on peut soumettre et plumer à volonté. Tout se résume à l’argent.

Trump ne conçoit la diplomatie ou la guerre qu’en fonction des dollars qu’il y a à ramasser.

Dès son retour aux affaires, ses annonces aussi fracassantes que menaçantes sur la prise de contrôle du canal de Panama et l’annexion du Groenland et du Canada voisin ont eu l’effet d’une douche froide. Trump n’a pas d’amis, c’est clair.

En Ukraine, il a fini par comprendre que la Russie n’était pas le Panama et que la guerre n’était pas un simple litige frontalier qu’on pouvait régler en 24 heures.

Mais surtout, il a vite compris qu’il y avait de l’argent à se faire avec les terres rares en Ukraine, tout en caressant l’Ours russe dans le sens du poil, en lorgnant sur l’immense trésor géologique de Sibérie et, pourquoi pas, sur celui de l’Arctique en partenariat avec la Russie.

Tout en tapant sur la table de temps en temps, mais pas trop fort, Trump voit bien que cette guerre enrichit les lobbys américains de l’armement et du pétrole sur le dos des Européens, assez naïfs pour gober la fable de l’ogre russe qui veut dévorer non seulement l’Ukraine mais toute l’Europe. Non contents de se ruiner en armant l’Ukraine avec du matériel acheté aux Américains, les Européens visent un budget Défense égal à 5 % du PIB, conformément aux diktats de Trump. Plus l’Europe est en récession, plus elle engloutit des centaines de milliards en Ukraine.

Et croyant naïvement être protégés par l’article 5, les vassaux de Washington achètent des F-35 comme on contracte une assurance-vie. Ils veulent jouer les Rambo face à Poutine, mais tremblent comme une feuille face à Trump.

Nos génies de la géostratégie achètent le gaz liquéfié américain, trois fois plus cher que le gaz russe, tandis que la Chine et l’Inde profitent d’une énergie à bas coût avec Moscou.

Et ce sont les mêmes qui se sabordent volontairement, qui se plaignent de la concurrence déloyale de Pékin !

Mais le pire est que sans armée, sans matières premières, surendettés et en pleine récession, nos guignols ont la prétention d’envoyer des troupes en Ukraine.

Et pour couronner le tout et nous saigner un peu plus, Trump a obtenu d’Ursula von der Leyen, modèle de nullité absolue dans tous les domaines, un accord catastrophique qui impose 15 % de droits de douane pour nos exportations en Amérique, ainsi qu’un engagement de l’UE à acheter 750 milliards de dollars d’énergie américaine et à investir 600 milliards de dollars supplémentaires outre-Atlantique.

Il y a 25 ans, les grands prêtres de la construction européenne nous promettaient paix et prospérité économique. Aujourd’hui, l’UE s’effondre, dominée par les puissances du Sud global qui refusent l’ordre mondial issu de 1945 et entendent ne plus courber l’échine devant les États-Unis.

L’avenir appartient aux BRICS et le récent sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai, OCS, vient de le confirmer. Le trio Xi Jinping, Poutine et Modi n’a que faire des menaces de Trump. Un autre monde, multipolaire, se prépare.

Un monde où les partenaires se respectent et coopèrent, pas le monde de Trump, où seul le plus fort a tous les droits.

Trump peut pavoiser d’avoir asservi l’Europe et de la juger taillable et corvéable à merci. Mais les grands pays du Sud global ne sont pas ses vassaux. L’OCS représente la moitié de l’humanité et le quart du PIB mondial de 110 000 milliards de dollars.

Dans cette course mondiale sans merci, l’Europe est hors-jeu depuis longtemps. Et au sein de la classe européenne, le cancre c’est la France, qui se fait distancer par l’Italie de Giorgia Meloni.

Quand les Français ont porté Macron à l’Élysée, ils ont creusé leur tombe. C’est leur choix assumé, car rien ne les obligeait à le réélire en 2022.

Le salut de la France passe par le retour de notre souveraineté, loin des délires mondialistes et du paradis diversitaire qui nous ruine. Quittons l’UE et l’Otan. Fermons nos frontières et portons au pouvoir un vrai patriote comme Philippe de Villiers, malheureusement toujours réticent à s’engager.

Il est le seul à pouvoir restaurer la France souveraine qui décide seule de son destin. Il aura le soutien du peuple, comme aucun autre candidat. Aucun sauvetage n’est possible sans passer par l’Élysée.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Il a fallu 80 000 policiers pour empêcher 200 000 dégénérés de bloquer la France


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#webtube : On les connaît par coeur. Ils ne nous surprennent plus. Leurs mots d’ordre sont sans toujours les mêmes. Leurs méthodes aussi. Ils avaient annoncé un mouvement de type « Gilets jaunes » et on a eu dans trop d’endroits en France des initiatives de type « Nuit Debout ».

Des jeunes crétins, souvent fils de famille, qui ne connaissent rien de la vie, tapent dans les mains en se disant antifascistes, mais agressent physiquement et verbalement ceux qui ne pensent pas comme eux.

Les journalistes de Frontières sont obligés d’avoir recours à un service de sécurité pour pouvoir faire leur travail sans finir à l’hôpital, comme on peut le constater sur quelques scènes filmées à l’occasion du lancement de la nouvelle radio de la chaîne.

Des militants professionnels proches des LFI essaient de récupérer le mouvement, et surfent sur le rejet de plus en plus profond de Macron – qu’ils ont contribué à faire élire – pour s’autoproclamer porte-parole du peuple.

La plupart de ces branleurs sont des permanents syndicaux, associatifs ou politiques, des assistés sociaux ou des fonctionnaires. Ils ne vivent que par le travail d’une France qu’ils méprisent, les agriculteurs, les travailleurs indépendants et les salariés du privé.

Ils ne parlent que de la Palestine, et laissent éclater leur haine des Juifs, masquée derrière l’antisionisme, alors qu’ils ne connaissent rien à l’histoire de cette région.

Ils se disent démocrates, mais agressent les femmes de Némésis et les journalistes de Frontières et CNews.

Ils qualifient de fachos tous ceux qui ne pensent pas comme eux et qui osent afficher un drapeau français.

Leurs punks à chiens ressemblent au lumpen-prolétariat que Marx qualifiait de lie de la société, demandant aux ouvriers de les combattre sans concession.

Il a fallu mobiliser 80.000 policiers pour empêcher ces dégénérés de bloquer la France.

Ces abrutis sont l’armée de réserve des mondialistes qui veulent détruire les Nations pour imposer un Nouvel Ordre Mondial au service des prétendues élites.

Ils défendent l’immigration et l’islamisation de la France, sans comprendre qu’ils seront les prochains égorgés et les prochaines violées prostituées dans des bordels à migrants.

Ils n’étaient ce jour que 200 000, mais ce sont 200 000 de trop, qui menacent notre pays, notre démocratie et nos libertés les plus fondamentales. Nous ne pouvons que féliciter les forces de l’ordre qui leur ont fait face, en remarquant qu’il n’y a aucun blessé chez les fouteurs de merde, seulement 500 arrestations dans toute la France, alors que les Gilets jaunes avaient eu droit à un autre traitement, avec des éborgnés et des mains arrachées.

Deux France vont se faire face, celle de la rue et du bordel, et celle du travail et de l’ordre. La première tient la rue, avec l’appui de la racaille musulmane, la seconde vaincra par les urnes.

De la capacité d’imposer la victoire des urnes dépendra l’avenir de notre pays et celui des Français.

Cyrano, Riposte Laïque

. 10 septembre : 80.000 policiers mobilisés face à l’extrême gauche factieuse


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#webtube : La journée pourrait bien servir d’exutoire aux Black Blocs et autres militants de l’ultra-gauche anticapitaliste. Une menace prise très au sérieux. Lundi soir, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a dévoilé le dispositif prévu pour la journée du 10 septembre, ne cachant rien de son appréhension. « Je ne prends pas du tout cette date à la légère parce qu’au départ, il y a eu une mobilisation citoyenne. Celle-ci a été, depuis, confisquée et détournée. Elle n’a plus rien de citoyen.

Cela a été une radicalisation puisque c’est Monsieur Mélenchon qui a voulu la préempter, a expliqué le locataire de la place Beauvau, sur le plateau du 20 Heures de France 2. Ce sera la mouvance d’extrême-gauche et d’ultra-gauche. On sait que ces groupuscules sont déterminés et organisés. L’ultra-gauche est ultra-violente. Nous allons mobiliser beaucoup de forces, gendarmes et policiers, 80.000. »

Aux abords des Champs-Élysées, des commerçants se préparent déjà au pire et comptent se barricader pour défendre leurs biens. Mais les dégâts pourraient potentiellement s’étendre bien au-delà de la capitale puisqu’une vingtaine d’opérations de blocage sont prévues, principalement dans des dépôts pétroliers et les plates-formes logistiques comme les aéroports et les voies ferroviaires. Des sabotages contre des sites stratégiques, notamment dans le domaine de l’énergie ou encore l’industrie de Défense, sont également redoutés. Selon une note des services de renseignement territorial, consultée par CNews« des initiatives désorganisées et difficilement anticipables » seraient à prévoir, avec un « risque d’actions par des groupes radicaux et violents »« Nous serons là. Nous n’avons pas peur. Nous protégerons le droit, la loi, les Françaises et les Français et la République, a d’ores et déjà averti le ministre, à l’attention des factieux d’ultra-gauche. On ne tolérera aucun blocage, aucune violence ».

Un dispositif XXL

Il faut comparer cette mobilisation de 80.000 forces de l’ordre à des dispositifs précédents pour prendre la juste mesure de la menace. Le 1er mai 2023, 12.000 agents avaient été déployés pour sécuriser les manifestations dans tout le pays. Pour les Jeux Olympiques de 2024, c’était une moyenne de 30.000 agents par jour pour toute la région Ile-de-France. Et le 14 juillet dernier, 65.000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés en France afin de sécuriser des festivités devenues le prétexte aux défoulements barbares de la « nouvelle France ».

Les fameux « jeunes » issus des quartiers ne sont cependant pas les seuls capables de violence. Lors des mouvements sociaux, les black blocs prennent leur relai, s’attaquant eux aussi autant aux biens qu’aux personnes.

Ce mouvement – qui va très probablement s’inviter aux mobilisations du 10 septembre – s’est installé en tête des cortèges depuis les manifestations contre la « loi travail », en 2016. Il s’est notamment illustré lors de l’épisode des Gilets jaunes dont chacune des journées d’action s’était retrouvée infiltrée par ces factieux cagoulés et vêtus de noir.

Une violence tolérée

Que fait le gouvernement contre ces Black Blocs dont l’identité est souvent connue des forces de police ? Rien, ou si peu. « Nous ne pouvons pas interpeller un certain nombre de gens qui arrivent comme vous et moi en civil, et qui tout à coup s’habillent en black bloc, se mettent au milieu de la foule », s’était défendu l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, en 2018. Il faut dire aussi que l’État n’est pas aidé dans sa volonté de lutte contre l’extrême gauche. En 2016, lors d’un défilé contre la loi travail, la participation de dizaines de militants identifiés comme dangereux avait été empêchée par des contrôles d’identité aux points d’entrée stratégique et la mesure avait à l’époque suscité l’indignation des ONG

Les médias de gauche sont globalement sur la même ligne et voient dans les black blocs le bras armé d’une lutte anti-capitaliste fort légitime. En juin 2023, France Inter avait ainsi invité ses auditeurs à poser sur ces militants un regard plus indulgent, estimant que « le gouvernement les pointe du doigt pour justifier des dispositifs de plus en plus musclés »« Ces Black Blocs sont-ils devenus un fléau ou un mal nécessaire ? Comment les arrêter, et le faut-il seulement ? », ajoutait encore la radio publique. Des questions qu’il faudrait sans doute poser aux centaines de policiers blessés ou handicapés à vie chaque année par ces milices d’ultra gauche.

. Matignon : Lecornu sort vainqueur du casting de l’horreur politique


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#webtube : La France ne manque pas de candidats pour diriger un pays en faillite. Suspect… a France sait. Le ministre de la Défense Sébastien Lecornu devient le septième Premier ministre d’Emmanuel Macron. Enfermé à l’Elysée, le président de la République a livré son choix dans un délai record. Et pour cause, sans fusible, sans bouclier, soumis aux appels croissants à la démission, il était dangereusement exposé. 

Il a choisi un proche, fiable, presque un garde du corps, dans un réflexe de défense et de crispation face au danger imminent. « Un macroniste qui sera tenu en rênes serrées par Macron », analyse Marine Le Pen. La principale opposante au pouvoir n’est pas dupe : « Le président tire la dernière cartouche du macronisme, bunkerisé avec son petit carré de fidèles. Après les inéluctables futures élections législatives, le Premier ministre s’appellera Jordan Bardella ». Bien considéré par l’armée, Lecornu rappelle Charles Hernu, le fidèle ministre de la Défense de Mitterrand qui passait pour un homme énergique au tempérament droito-compatible avant que l’on ne découvre qu’il avait été rémunéré durant des années par le KGB soviétique… Faute de KGB, Lecornu ne court pas ce risque. Il court le risque d’être considéré pour ce qu’il est, soit l’ombre de Macron. L’homme qui hurlait en meeting « parce que c’est notre projet !» n’en a plus. Pour Lecornu, le principal défi consiste donc à gouverner auprès d’un président usé politiquement, décrédibilisé et qui ne parvient pas à écarter l’idée qu’il est en sursis… court. Le contexte n’est donc pas idéalement porteur pour rassembler et constituer une majorité à la chambre.

La France ne manquait pas de candidats. Pour reprendre les rênes d’un pays plombé par 3.400 milliards d’euros de dettes, ingouvernable car divisé en trois grands pôles (extrême gauche, centre et droite nationale), entravé par l’Europe, menacé socialement par la poussée de l’islam fruit d’une immigration sans limite, on se bouscule au portillon. C’est en soi assez curieux, voire suspect. Car ce n’est pas un lit de rose qui attend l’heureux élu s’il veut faire vraiment son travail, c’est-à-dire redresser la France après huit ans de macronisme. Les banlieues sont une poudrière, les agriculteurs, les policiers, les profs, les ouvriers, les patrons, les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux « boomers », la droite et la gauche, tous les compartiments de la société sont à bout. La France a fait le chemin de l’horreur économique vers l’horreur politique et sociétale. « Que ceux qui veulent mourir lèvent le doigt », lançait le Cyrano de Rostand, épée en main. Les doigts levés sont nombreux…

Les fantômes d’une maison hantée

Plus personne heureusement n’a parlé de Lucie Castets, objet d’une intense campagne de communication orchestrée par la France insoumise et son baryton Jean-Luc Mélenchon qui a fait flop. Cette étoile sans la moindre expérience pour occuper un poste éjectable est passée dans l’oubli sans provoquer de regrets excessifs de part et d’autre de l’échiquier politique.

À ce sujet — L’affaire du poulailler de Yaël Braun-Pivet rebondit

Mais certains noms sont revenus comme les fantômes d’une maison hantée. Pas de prévisions sans entendre le nom de Gérald Darmanin dont le bilan après des années passées au service de la macronie à l’intérieur puis à la justice ne brille pas par des résultats spectaculaires en matière de sécurité, d’ordre public, de lutte contre l’islamisme ou de maîtrise de l’immigration…. Au grand dam de Kevin et Matteo accusés à tort de dévaliser les spectateurs de foot anglais…

Autre personnalité citée un temps pour Matignon, Catherine Vautrin, ministre du Travail et de la Santé. En 2022, Macron lui avait préféré la très sectaire et ancienne socialiste Elisabeth Borne qui cumulera les 49.3 pour faire passer ses mesures. Un choix judicieux salué avec enthousiasme et perspicacité sur Twitter à l’époque par… Catherine Vautrin : « Enfin une femme à Matignon ! Bravo à @Elisabeth_Borne et plein succès à la France. » Chacun peut aujourd’hui constater que le vœu de « plein succès à la France » n’a pas été suivi d’effet sous le mandat de Borne… Troisième possibilité écartée, Xavier Bertrand, président LR de la région des Hauts-de-France, dont la grande qualité aux yeux du centre, de la gauche et sans doute du président Macron est sa haine anti-RN réflexe, technique et viscérale. Eternel candidat à Matignon, Bertrand aura tout fait pour décrocher la timbale, sans négliger aucune compromission ni aucune bassesse, déclarant volontiers préférer les communistes aux « identitaires du RN ». Lorsqu’il reconnut son appartenance au Grand Orient de France dans une interview, en 2008, François Fillon aurait eu ce mot rapporté par le Canard enchaîné : « Maçon, je le savais, en revanche franc… »

Mer démontée

La journée du 9 septembre avait même amené une nouvelle candidate, Yael Braun-Pivet. Macroniste sans nuances, la présidente de l’Assemblée nationale, qui aura réussi à confier ses poules à d’autres qu’aux policiers chargés de sa protection, se sentait appelée à un destin qui la porte au-dessus du perchoir.

« Chacun peut gouverner lorsque la mer est belle », disait Publius Syrus. La mer démontée appelle des qualités et un courage exceptionnels. Lecornu sera-t-il la personnalité sacrificielle destinée à devenir l’homme ou la femme providentiels dont la France a un besoin aujourd’hui vital ? Emmanuel Macron qui avait pris 51 jours pour nommer Michel Barnier, avec le succès que l’on sait, a décidé vite pour nommer… son double. Avec Lecornu, le macronisme bégaye mais ne change en rien.

Marc Baudriller, dans BV

. Règlement Chat Control : vers une surveillance de masse des communications privées en Europe ?


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#webtube : L’Union européenne s’apprête à franchir une étape décisive dans l’adoption de la législation controversée surnommée « Chat Control ». Officiellement appelé Règlement visant à prévenir et à combattre les abus sexuels sur enfants, est une proposition législative de l’Union européenne qui vise à lutter contre l’exploitation sexuelle en ligne des mineurs.

Proposé par la Commission européenne en mai 2022, ce texte obligerait les fournisseurs de services de messagerie et de courrier électronique à analyser les communications pour détecter du matériel pédopornographique (connu ou nouveau). Il prévoit également la création d’un Centre européen pour la prévention des abus sexuels sur enfants, qui serait chargé de coordonner les efforts et de gérer une base de données de contenus illégaux.

Les principales mesures et les controverses

Ce règlement soulève un débat majeur entre la protection de l’enfance et le respect de la vie privée. Voici un aperçu des mesures clés et des points de friction :

  • Détection obligatoire sur les plateformes « à haut risque » : Le règlement imposerait un balayage côté client, c’est-à-dire une analyse des messages directement sur l’appareil de l’utilisateur, même pour les services chiffrés comme WhatsApp ou Signal.
  • Analyse du grooming : Le texte prévoit également la détection des tentatives de sollicitation sexuelle via l’analyse de textes, d’images et de vidéos, avec des rapports automatiques aux autorités.
  • Risque pour la vie privée : De nombreux experts en cybersécurité et des ONG alertent sur le fait que l’analyse côté client pourrait compromettre le chiffrement de bout en bout, une protection essentielle pour la vie privée et la sécurité en ligne. Pour eux, cela pourrait ouvrir la voie à une surveillance de masse.

En septembre 2025, le règlement n’a pas encore été adopté, mais les discussions avancent. Le Conseil de l’Union européenne devrait voter au plus tôt le 14 octobre 2025, bien que l’opposition de certains pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas se fasse de plus en plus forte. Des modifications ont été proposées pour atténuer les critiques, mais la mobilisation citoyenne et des entreprises tech comme Proton reste très forte pour amender ou bloquer le texte. Le Parlement européen doit également se prononcer, et si le texte est adopté, son application pourrait débuter dès la fin de l’année 2025 ou le début de l’année 2026.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le texte officiel de la proposition (en anglais) sur le site d’EUR-Lex 

« Une trahison de l’image de l’Europe »

Pour Yaël Ossowski, directeur adjoint du Consumer Choice Center, cette législation va à l’encontre de l’identité que l’Union aime à se donner : « Chat Control, tel qu’il est conçu actuellement, trahit l’image que l’Europe aime se donner de protecteur des droits humains et de la vie privée ».

En d’autres termes, au lieu d’incarner un modèle face aux excès sécuritaires d’autres puissances, Bruxelles risquerait de suivre un chemin déjà emprunté par des régimes autoritaires. « Forcer le scan des messageries chiffrées s’apparente davantage au modèle chinois de surveillance d’État qu’à celui d’une société libre », avertit Ossowski.

La fin du chiffrement de bout en bout

Le cœur du problème se résume en une formule : le chiffrement de bout en bout serait vidé de son sens. Actuellement, les échanges sécurisés reposent sur un système de clés privées et publiques qui garantissent que seul le destinataire prévu peut lire le message. Or, avec le « client-side scanning », chaque contenu serait d’abord transféré vers une base de données pour être analysé, avant même d’être livré.

« Cela revient à imposer une attaque de type “homme du milieu”, qui rend inutile l’existence même du chiffrement », explique Ossowski. Et d’ajouter : « Une fois Chat Control mis en place, cela signifiera qu’il existe un processus légal obligeant à ce que toutes les informations soient rendues disponibles aux autorités, en permanence ».

La justification de la protection des enfants

Les partisans de la mesure invoquent la nécessité de protéger les mineurs. Mais pour Ossowski, il s’agit d’un alibi : « Encore une fois, on se sert d’un exemple odieux que toute personne rationnelle abhorre — les images d’enfants abusés — pour justifier de nouveaux pouvoirs de surveillance policière ».

En réalité, la police dispose déjà d’outils juridiques pour accéder aux appareils ou demander des données, souligne-t-il. Le danger, selon lui, est d’ouvrir une brèche qui sera tôt ou tard utilisée pour d’autres motifs : discours jugés offensants, débats sur les vaccins, contestations politiques, voire opinions légales mais dérangeantes pour le pouvoir.

Journalistes, dissidents, citoyens : tous menacés

L’une des inquiétudes majeures réside dans les risques pour ceux qui dépendent de communications sûres. Ossowski prend un exemple concret : « Si un gouvernement autoritaire veut identifier qui organise des manifestations via ces applications, il lui suffit d’ajuster les filtres pour repérer les participants et obtenir les identifiants de leurs appareils. L’arrestation devient facile ».

Cette perspective ne relève pas de la science-fiction : de nombreux États dans le monde utilisent déjà ces techniques pour surveiller les opposants.

Une Europe qui perd son modèle

Au-delà des libertés individuelles, le projet menace aussi la crédibilité du continent. « Le génie de l’innovation et du chiffrement ne peut pas être remis dans sa bouteille. Il a permis à des centaines de millions d’Européens, et à des milliards d’autres dans le monde, de communiquer librement et en sécurité », rappelle Ossowski.

En s’engageant dans cette voie, l’Europe prend le risque d’affaiblir son propre écosystème numérique, de faire fuir les talents et les entreprises, et de rendre ses communications plus vulnérables aux attaques informatiques. « Introduire des obstacles, c’est affaiblir toutes nos interactions en ligne et les rendre exploitables par des hackers », ajoute-t-il.

Autre risque évoqué par les experts : celui du « function creep », soit l’extension progressive des outils à d’autres usages que ceux initialement prévus. Ossowski constate que les précédentes réglementations numériques européennes (Digital Services Act, Digital Markets Act) ont déjà ouvert la voie à un contrôle toujours plus étendu des communications et des contenus.

« Le danger n’est pas que l’Europe devienne brutalement totalitaire, mais que nous laissions nos droits s’éroder, loi après loi, jusqu’à donner à n’importe quel gouvernement les outils de l’oppression », alerte-t-il.

Enfin, ce projet illustre une impasse géopolitique. L’Europe, coincée entre la domination des géants technologiques américains et le modèle chinois de surveillance totale, semble incapable de tracer une voie autonome. « On peut seulement imaginer ce qu’auraient fait les services de la Stasi avec de telles règles si la technologie avait existé à leur époque », souligne Ossowski.

Une Europe à la croisée des chemins

L’habeas corpus numérique, c’est-à-dire le droit de communiquer sans surveillance préalable, risque de disparaître avec Chat Control. L’Europe, qui se targue de protéger les droits fondamentaux, se retrouve accusée de renier son propre héritage.

Au moment où le Conseil européen doit formaliser sa position (12 septembre) avant un vote crucial prévu le 14 octobre, les critiques se multiplient. Le choix est clair : protéger réellement les citoyens en utilisant les outils juridiques déjà existants, ou basculer dans une ère où chaque message privé sera suspect et potentiellement scanné.

Comme le conclut Ossowski : « Nous n’avons pas besoin de casser le chiffrement pour avoir une société avec loi et ordre. Nous avons besoin d’outils légaux efficaces pour poursuivre les criminels, pas de transformer les citoyens ordinaires en suspects permanents ».

Breizh-info.com

. La chanson du jour, The War On Drugs – Thinking Of A Place *


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#webtube : « Thinking of a Place » de The War on Drugs est une pépite introspective et envoûtante. Cette chanson, avec ses 11 minutes de voyage sonore, tisse une ambiance hypnotique grâce à ses guitares aériennes et ses synthés qui évoquent une douce nostalgie. Un bijou du rock moderne !

#webtube : The War on Drugs’ « Thinking of a Place » is an introspective and captivating gem. This song, with its 11-minute sonic journey, weaves a hypnotic atmosphere thanks to its airy guitars and synths that evoke sweet nostalgia. A modern rock gem !