. Industrie automobile européenne : le suicide par la vertu


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#webtube : Les normes de plus en plus sévères fragilisent la compétitivité des voitures thermiques. Les deux principaux motoristes français (Renault et PSA devenu Stellantis) s’étaient livrés à la fin des années 2010 une guerre fratricide par l’entremise de leurs présidents respectifs, Carlos Ghosn et Carlos Tavares. Alors que Ghosn encourageait le tout électrique, Tavares le regardait « comme une folie ». La pression des écologistes et le travail de sape du Parlement européen adoubèrent en 2022 la vision de Ghosn : l’UE votait l’interdiction de la vente de voitures thermiques neuves à l’horizon 2035. Même si, comme plusieurs autres constructeurs, Tavares dénonça ce choix comme « idéologique », la loi fût actée début 2023 et les motoristes commencèrent malgré eux à transformer leurs chaînes de montage. Un choix qui va rapidement s’avérer catastrophique.

Au troisième trimestre 2024, Volkswagen enregistra une baisse de 60 % de son bénéfice net ce qui l’obligea à suspendre la production de plusieurs usines allemandes. Le cancer dépassa largement le « fleuron » de l’industrie allemande. Début 2025, les métastases ont atteint les marques italiennes de Stellantis avant de s’étendre à la France : le constructeur vient d’annoncer la mise au chômage technique, durant trois semaines, des 2.000 salariés de l’usine de Poissy.

Un Green Deal mortifère

Au bord de l’asphyxie, l’industrie automobile européenne est en train de suicider ses quinze millions de salariés sur « l’autel de la vertu climatique » ! En cause, un Green Deal mortifère assorti de normes de plus en plus sévères fragilisant d’un côté la compétitivité des voitures thermiques et promouvant de l’autre des voitures électriques onéreuses inaccessibles aux classes populaires.

À ce sujet — Pacte vert automobile européen : Stellantis contre-attaque

Pourtant, l’un des rares domaines où l’Europe conservait un avantage compétitif sur la Chine, restait le moteur thermique : si la Formule 1 était présente aux JO, l’Europe empocherait toutes les médailles tandis que la Chine ferait de la figuration. Cependant, ayant anticipé l’absence de stratégie européenne, la Chine a pris dans le domaine de l’électrique quinze ans d’avance : avance technologique, mais aussi avance économique grâce à un coût du travail deux fois moindre.

Un marché de l’occasion thermique prospère

Le résultat est sans appel : le marché de l’électrique ne décolle pas, la vente de voitures thermiques neuves est en berne tandis que le marché de l’occasion thermique ne s’est jamais aussi bien porté.

Une voie alternative (celle de Tavares !) existait pour réduire les émissions de GES dans la mobilité : diminuer la consommation des voitures thermiques. Nous disposons en effet, notamment grâce au numérique, de tous les leviers pour passer d’une moyenne de 6 l/100km aux 3 l /100km. Mais une telle mesure déplaisait aux prêtres de la religion carbo-centrée préférant le symbole au pragmatisme.

La transition des usages du thermique vers l’électrique se fera à dose homéopathique et le mix énergétique 2050 contiendra encore au moins 50 % de fossiles. Est-il encore temps pour inverser les chaînes automobiles européennes : Porsche vient de décider d’arrêter l’électrification de sa gamme et de retourner au moteur thermique ! Même cause mêmes effets : Stellantis a abandonné la prometteuse Fiat 500 électrique au profit de l’historique 500 thermique. La responsabilité des écologistes et du Parlement européen dans le saccage de l’industrie automobile est gigantesque.

. Nouveau gouvernement : le mépris


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#webtube : Soyons clair : un tel gouvernement tient de la provocation, de la gifle envoyée aux électeurs. La maison France menace ruine. La dette, abyssale, galope chaque mois vers de nouveaux sommets. L’immigration dissout le corps national au rythme de 500.000 arrivées par an. La violence et le trafic de drogue atteignent des proportions folles, au-delà de tout contrôle. La France se désindustrialise à vue d’œil. Le marché immobilier est bloqué. L’agriculture, qui exportait lorsque Macron est arrivé au pouvoir, est devenue déficitaire : elle agonise sous l’effet des accords inspirés du mondialisme sans-frontiériste.

L’urgence ne crie plus, elle hurle à tous ceux qui aiment ce pays qu’il faut changer de route, abandonner les vieilles recettes qui nous ont menés au désastre, condamner vite et sévèrement ceux qui les ont appliquées et donner à la France un gouvernement qui cesse de la détruire pour reconstruire, enfin.

Que fait Macron ? Après huit ans au pouvoir, après huit ans d’échecs pathétiques, il nomme, par l’intermédiaire de Lecornu… les mêmes ! Sanctionné dans les urnes, renversé à l’Assemblée nationale, le macronisme poursuit sa route comme si de rien n’était. Fidèle entre les fidèles, discipliné, obéissant, le Premier ministre Lecornu franchit un pas de plus dans une idéologie que les Français repoussent. Après trois semaines de suspense, de négociations, d’écoute des différents partis – trois semaines ! -, il reconduit au gouvernement, aux mêmes fonctions, Bruno Retailleau à l’Intérieur, Gérald Darmanin à la Justice, l’effarante Élisabeth Borne à l’Éducation nationale, le désastreux Jean-Noël Barrot aux Affaires étrangères, Manuel Valls aux Outre-mer, Rachida Dati à la Culture, Annie Genevard à l’Agriculture, Agnès Pannier-Runacher à la Transition écologique, Philippe Tabarot aux Transports. Au total, treize ministres sont reconduits. Pour les nouveautés, il faut signaler le retour d’un petit nouveau qui a fait ses preuves : Bruno Le Maire. L’homme qui a su si bien endetter la France débarque aux Armées.

Commando suicidaire

Soyons clair : un tel gouvernement tient de la provocation, de la gifle envoyée aux électeurs. Qu’importe les dernières législatives, les sondages, les chiffres, les peines, les cris, les manifestations. Cause toujours, nous ne changerons pas, nous ne changerons rien, expliquent d’une seule voix Macron et Lecornu. Éric Ciotti l’exprime clairement, sur X : « Ce gouvernement est un bras d’honneur aux Français. On prend les mêmes et on recommence. En prime, le retour de l’homme aux 1.000 milliards de dette. Le dernier quarteron du macronisme est tout, sauf la rupture demandée par les Français. Cette provocation ne sera pas sans conséquence. »

À ce sujet — Lecornu, Premier ministre « le plus faible » de la Ve : on en est donc là !

Persévérer, tenir la barre du navire jusqu’à l’iceberg, abîmer, noyer le pays qui vous a porté un jour au pouvoir et qui s’est aperçu trop tard qu’un commando suicidaire avait saisi les commandes et n’entendait les lâcher sous aucun prétexte, même démocratique. Empêcher à tout prix l’alternance, coûte que coûte. Macron prend des allures de forcené retranché. Devant le spectacle du désastre, le Président s’enferme dans le cockpit avec quelques fidèles, enfonce la manette de gaz et fonce droit sur la falaise. Mais on ne méprise pas impunément le pays. La déception populaire risque de fissurer et de dissoudre très vite ce qui restait du macronisme. La question se pose, chaque jour, avec davantage de force : combien de temps l’homme de l’Élysée peut-il piétiner le pays ? Sur CNews, l’avocat ancien député RN Gilbert Collard résume le sentiment de ceux qui aiment leur pays. Il voit la France en « salle de soins intensifs : on essaie de faire durer des institutions à bout de souffle. La seule solution, c’est de redonner la parole au peuple… […] On vit l’agonie de nos institutions dans une espèce de théâtralisation ratée. »

Des mesures d’urgence signées Philippe de Villiers

Un appel à une Sixième République. Pourtant, les hommes sont plus forts que les institutions et le même syndicat destructeur parviendrait à dissoudre le pays, quel que soit le cadre institutionnel, VIe République comprise. C’est aux oppositions de saisir le pouvoir. Ce dimanche soir, Jordan Bardella ne semblait pas disposé à laisser un répit à ce gouvernement provocateur. « Nous l’avions dit clairement au Premier ministre : c’est la rupture ou la censure, écrit-il, sur le réseau X. Le gouvernement annoncé ce soir, composé des derniers macronistes agrippés au radeau de la Méduse, a décidément tout de la continuité, absolument rien de la rupture que les Français attendent. »

Barbey d’Aurevilly disait : « Le mépris outrage plus que la haine et la haine le sait bien. » Dans un pays prompt à la révolte et à bout de patience, le pouvoir devrait éviter d’amplifier l’exaspération et la colère. Macron, apparemment, n’en a cure. Gilbert Collard, sur CNews, franchit un pas : « On est arrivés à un moment où le choc avec Macron va avoir lieu », estime-t-il.

La balle est chez les électeurs. Elle est aussi chez les dirigeants de l’opposition. Vendredi, Philippe de Villiers traçait leur route et énumérait quelques mesures d’urgence. Celles qui s’imposent à ceux qui aiment encore ce magnifique et vieux pays : bloquer l’immigration, sortir de Schengen, rétablir les frontières, renvoyer les prisonniers et délinquants étrangers, interdire les tchadors et autres vêtures du VIIe siècle, tourner la justice vers les victimes, rendre la loi française supérieure à la loi européenne, couper dans les dépenses inutiles ou nocives et, surtout, rétablir dans l’enseignement l’amour de la France. Des mesures qui nécessitent un peu de courage politique mais peuvent relancer le pays en quelques semaines tout au plus.

Dans cette période d’incertitude, une chose est certaine : ces mesures évidentes, urgentes, nécessaires, le nouveau gouvernement ne les prendra pas.

Marc Baudriller, dans BV

. David Betz : la guerre civile devient inévitable à terme


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#webtube : Deux pays sont en première ligne : le Royaume-Uni et la France Pendant que les fous furieux rêvent d’une guerre contre la Russie, guerre que Poutine ne veut pas, la véritable menace d’une guerre civile se précise. Guerre de religion, guerre raciale ou guerre civile, peu importe le nom qu’on lui donne.

Ce sera sans doute un cocktail de tout cela. Dès lors que les peuples ne sont plus écoutés, dès lors que des communautés ne partagent plus d’avenir commun pour de multiples raisons, ni les mêmes valeurs, l’éclatement de la nation est inéluctable. La volonté d’imposer une gouvernance mondiale postnationale contre la volonté des peuples ne peut que semer les germes d’un embrasement majeur.

Pour David Betz, professeur au King’s College de Londres, les facteurs d’insurrections violentes en Occident s’accumulent : affaiblissement de la légitimité politique, fracture identitaire et perte de cohésion nationale sont le terreau de l’explosion à venir.

Ce sont d’abord les élites biberonnées au mondialisme, qui se sont coupées du peuple natif, attaché à son patrimoine culturel et à son histoire. Ce choc des cultures nié par une classe dirigeante qui prêche la diversité heureuse contre l’avis des peuples disloque peu à peu la nation. Des millions de citoyens ne croient plus à l’utilité du vote, la démocratie étant quotidiennement bafouée. On l’a vu au Royaume-Uni, où le Brexit n’est pas vraiment effectif. On l’a vu en France avec le référendum sur la Constitution européenne, enterré par le pouvoir. Quelle confiance accorder à des élites qui méprisent le peuple et le persécutent sur le plan judiciaire ?

C’est ensuite l’échec de l’intégration de plus en plus flagrant avec les nouvelles générations d’immigrés. Le repli identitaire de communautés toujours plus nombreuses, qui se sentent étrangères à l’histoire du pays d’accueil et qui jugent que le pouvoir en place ne les représente aucunement, crée une ségrégation sociale à 180° de la mixité souhaitée. Les enclaves ethniques se multiplient, disloquant la cohésion nationale. Ce sentiment de cohabitation impossible se répand chez les natifs, qui pensent que l’immigration de masse est un ratage évident mais n’osent l’exprimer publiquement. Les mouvements politiques en vogue, que les élites cataloguent d’extrême droite, n’hésitant pas à les taxer de racisme, de xénophobie ou d’islamophobie, ne font en réalité qu’écouter les craintes de patriotes attachés à leur pays et que les mondialistes en place méprisent au plus haut point. En 2025, aimer son pays, défendre son histoire, ses traditions et sa culture devient suspect. L’accusation de racisme n’est pas loin. Les craintes des natifs sont pourtant justifiées. Gérard Collomb, particulièrement bien renseigné en tant que premier flic de France, ne disait-il pas en quittant ses fonctions : « Nous vivons côte à côte avant de vivre face à face » ?

Et si les deux pays d’Europe les plus menacés par un embrasement généralisé sont le Royaume-Uni et la France, la probabilité d’une contagion européenne est de 60 %.

Selon David Betz, « les théories sur les causes des guerres civiles sont claires : des sociétés polarisées, fracturées, avec des écarts d’attente massifs et une perte de confiance dans les mécanismes politiques classiques, ont toutes les caractéristiques propices au déclenchement d’un conflit. »

Cette réalité est de plus en plus évidente pour bon nombre de responsables, mais aucun gouvernement ne reconnait à ce jour la faillite de la mondialisation. Aucun gouvernement n’avoue que la société multiculturelle paradisiaque n’est qu’une grande illusion. Tout est mis sous le tapis parce que les élites n’ont pas de solution, ou plutôt n’ont ni le courage ni la volonté de traiter les causes du naufrage identitaire de l’Europe, qui va nous mener au pire.

Toutes les élites se sont trompées sur les bienfaits de la mondialisation au niveau des sociétés occidentales. Les peuples d’Europe n’ont récolté que la désintégration de leur nation, des nations parfois millénaires, comme l’Angleterre ou la France, qui sont en train de disparaîtreDavid Betz interroge :

« Si l’idée de « remplacement démographique » des Européens est aujourd’hui prise au sérieux jusque dans des segments modérés de la population, pourquoi les élites ne proposent-elles pas une interprétation alternative plus convaincante ? Et pourquoi les autorités semblent-elles privilégier la censure, au nom de la lutte contre la « désinformation », allant jusqu’à emprisonner certaines figures d’opposition ? »

La triste réalité est que la course au grand marché mondial voulue par les multinationales, considérant les humains comme de simples consommateurs interchangeables, en faisant fi de leur héritage culturel, a conduit l’Occident au naufrage absolu, au point qu’il n’est pas certain qu’il survive à ses propres délires mondialistes.

À la question : Existe-t-il un scénario dans lequel cette trajectoire pourrait être inversée ? David Betz répond :

« Non. Je ne vois aucun scénario plausible permettant, dans le cadre des règles actuelles, de modifier significativement cette trajectoire. Il n’y a aucune véritable issue politique. Les partis antisystèmes, tels que Reform au Royaume-Uni, Alternative für Deutschland (AfD) en Allemagne ou le Rassemblement National en France, verront leurs perspectives électorales considérablement réduites par des procédés de «guerre juridique», c’est-à-dire de judiciarisation délibérée de l’adversaire politique, ainsi que par toute une panoplie de techniques éprouvées de défense du statu quo. Et même s’ils parvenaient à être élus et se révélaient réellement déterminés à changer les choses en profondeur, ces formations politiques se heurteraient à un mur d’obstruction administrative, à un sabotage bureaucratique constant. »

Par conséquent, attendez-vous à payer au prix fort la déstructuration culturelle orchestrée par les fossoyeurs de la civilisation occidentale qui nous gouvernent. Les mondialistes se battront jusqu’au bout contre les peuples.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Indignation en Italie : une statue de Jean-Paul II à Rome dégradée par des manifestants de gauche lors d’une marche pro-Palestine – un tag « fasciste de merde » avec un symbole communiste découvert


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#webtube : Un acte honteux a précédé la manifestation de cet après-midi à Rome en soutien à la cause de Gaza.  La statue du pape Jean-Paul II, sur la Piazza dei Cinquecento, où s’est conclue la manifestation de soutien à la cause palestinienne du 26 septembre, a été profanée. 

Des carabiniers de la caserne de Macao ont trouvé les mots « fascista di merda » et le symbole de la faucille et du marteau sur la statue. Ils ont engagé des procédures pour effacer les graffitis et restaurer le site dans son état d’origine. (…)

SecoloDItalia

La Première ministre Giorgia Meloni : « À Rome, ils ont profané la statue de saint Jean-Paul II avec le slogan “Faciste de merde” et un dessin de faucille et de marteau. Ils prétendent descendre dans la rue pour la paix , mais ils insultent en réalité la mémoire d’un homme qui fut un véritable défenseur et bâtisseur de la paix. Un acte indigne commis par des personnes aveuglées par l’idéologie, témoignant d’une ignorance totale de l’histoire et de ses protagonistes. » De son côté, le vice-Premier ministre Matteo Salvini a commenté avec amertume sur les réseaux sociaux : « Nous avons désespérément besoin de cerveaux pour ces pauvres imbéciles. » (…)

Quotidiano

. Or : qui achète (vraiment) le métal roi en 2025 — et pourquoi ?


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#webtube : Le métal jaune vit une année historique. Le 30 septembre, l’once d’or au comptant a franchi un record absolu à 3 839,52 $, portée par un cocktail d’inflation persistante, de tensions géopolitiques et d’anticipations de baisses de taux aux États-Unis. Dans ce contexte, les banques centrales gardent le pied sur l’accélérateur : selon la filière, 95 % d’entre elles comptent encore renforcer leurs stocks d’ici un an. Mais derrière cet appétit global, qui achète le plus, et pour quelles raisons ?

La Pologne mène la danse

En Europe, Varsovie s’affirme comme le premier acheteur étatique de l’année. La Banque nationale de Pologne a déjà ajouté environ 67 tonnes depuis janvier. Avec 515 tonnes désormais au coffre (près de 21 % de ses réserves), la Pologne fait de l’or un pilier de sa sécurité financière, dans l’ombre portée de la guerre en Ukraine. Le message est autant monétaire que stratégique : se prémunir du risque de change et consolider la crédibilité de la banque centrale.

Autre accélérateur : l’Azerbaïdjan. Ce n’est pas la banque centrale mais le fonds pétrolier d’État (SOFAZ) qui a doper la demande, + 34,5 tonnes sur le semestre. Depuis 2012, Bakou traite l’or comme une jambe à part entière de son portefeuille de long terme, pour lisser la volatilité de la manne hydrocarbures. À la clé, 181 tonnes accumulées à ce jour.

Kazakhstan, Chine, Turquie : achats prudents mais réguliers

Le Kazakhstan a fait volte-face après des ventes l’an passé et a racheté environ 24,7 tonnes en 2025. La Chine, de son côté, poursuit son grignotage méthodique (+ 20,8 tonnes cette année, > 2 300 tonnes au total), signe que Pékin continue de diversifier ses réserves hors dollar. La Turquie reste acheteuse (+ 19,5 tonnes), à un rythme plus mesuré qu’en 2022, mais toujours orientée vers l’or comme actif de confiance en période d’instabilité des prix.

Le « peloton » des acheteurs

Derrière ces locomotives, plusieurs pays avancent à pas comptés : République tchèqueCambodgeQatarGhanaInde et Serbie figurent parmi les principaux acheteurs nets de 2025. Le Kirghizstan a ajouté 2,2 tonnes, loin des volumes de 2024, mais l’or pèse déjà plus de 60 % de ses réserves. L’Égypte continue aussi ses petits pas (+ 1,7 tonne), après sa grosse opération de 2022.

À noter, un mouvement symbolique : l’Inde a rapatrié environ 100 tonnes stockées au Royaume-Uni, signe d’une tendance lourde à « relocaliser » le métal dans les coffres nationaux pour réduire les risques juridiques et logistiques.

Des vendeurs qui prennent leurs gains

La flambée des cours incite, à l’inverse, certains à alléger. L’Ouzbékistan est le plus gros vendeur net de l’année (– 18,7 tonnes), dans le cadre d’arbitrages habituels mais profitant des prix hauts. Singapour a réduit ses avoirs d’environ – 15,8 tonnes, après deux ans de gestion active. La Russie a légèrement rogné (– 3,1 tonnes) après une longue phase d’accumulation, et l’Allemagne poursuit ses cessions homéopathiques (– 1,3 tonne). Mexique et Philippines ont procédé à de petits ajustements.

Trois moteurs expliquent la ruée : l’incertitude géopolitique (conflits et chocs d’approvisionnement), la défiance monétaire (inflation qui colle, dollar en reflux à l’approche d’un assouplissement de la Fed) et la diversification des réserves, alors que nombre d’États cherchent à réduire leur exposition au billet vert. Côté investisseurs, l’or rejoue son rôle d’assurance de portefeuille : l’ETF phare adossé au métal a gagné près de 46 % depuis janvier, reflet d’un flux massif d’épargne de précaution.

En stock absolu, le podium ne bouge pas : États-Unis (8 133 t), Allemagne (3 350 t), Italie (2 452 t), talonnés par la France (2 437 t), la Russie (≈2 330 t) et la Chine (>2 300 t). Mais la dynamique 2025 raconte autre chose : les acheteurs les plus actifs sont la Polognel’Azerbaïdjan (SOFAZ)le Kazakhstanla Chine et la Turquie — un quinté qui dit la montée des risques perçus et la volonté de désoccidentaliser une partie des réserves.

La suite dépendra des taux américains, du parcours du dollar et de l’actualité géopolitique. Une chose est sûre : tant que les banques centrales resteront au bid, l’or gardera un plancher solide. Et 2025 restera, pour elles, comme une année de grand retour au coffre.

Breizh-info.com, 2025

. « Des racines et des ailes » met le Tro Breiz à l’honneur : le pèlerinage breton retrouve ses chemins et ses gardiens


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#webtube : France 3 consacre un nouveau numéro de Des racines et des ailes au Tro Breiz, ce grand tour de Bretagne plusieurs fois centenaire, dont les itinéraires sont patiemment remis en lumière par des passionnés. L’émission, présentée par Carole Gaessler, a été programmée mercredi 1ᵉʳ octobre 2025 à 21h10 (rediffusion).

Un Compostelle breton, circulaire et profondément ancré dans le pays

Le Tro Breiz  littéralement « tour de Bretagne », est un pèlerinage catholique qui relie les sept cités épiscopales fondées, selon la tradition, par les saints venus des îles Britanniques aux Ve–VIe siècles : Saint-Malo (saint Malo), Dol-de-Bretagne (saint Samson), Saint-Brieuc (saint Brieuc), Tréguier (saint Tugdual), Saint-Pol-de-Léon (saint Paul Aurélien), Quimper (saint Corentin) et Vannes (saint Paterne).

Particularité majeure : le parcours circulaire renvoie le marcheur à son point de départ, à la manière des troménies, symbolisant l’accomplissement et la fidélité à un territoire.

Si l’on a longtemps fantasmé des foules médiévales compactes, les médiévistes rappellent une réalité plus discontinueet modeste : le Tro Breiz a vraisemblablement connu son apogée au XIIIᵉ siècle, avant de s’étioler à partir du XVIIᵉ. Des traces persistent pourtant, jusqu’aux récits de pèlerins « professionnels » au tournant du XXᵉ siècle. La renaissance contemporaine doit beaucoup aux associations bretonnes : à partir des années 1990, des itinéraires sont recomposés, des étapes annuelles relancées, et des chapelles-hospices rouvertes sur les chemins.

Brocéliande, monts d’Arrée, baie de Morlaix : un fil spirituel dans un paysage de granit

L’épisode de Des racines et des ailes prend le temps des lieux : Brocéliande et ses lisières, les crêtes austères des monts d’Arrée, la baie de Morlaix, mais aussi les enclos paroissiaux, calvaires, abbayes et manoirs qui jalonnent le parcours. À rebours d’un simple panorama touristique, le documentaire montre comment un itinéraire spirituel irrigue un patrimoine vivant, où restaurations, savoir-faire et transmission se répondent.

L’émission suit Arnaud et Laurine, couple de passionnés occupés à répertorier les richesses religieuses et naturelles du Tro Breiz pour en faire un guide : cartographier, vérifier l’accès, raconter, bref donner des clés pour marcher intelligemment.
À Dol-de-Bretagne, la maître-verrier Claire Babet s’attaque aux vitraux anciens de la cathédrale, travail d’orfèvre où l’on conjugue étude historique, techniques traditionnelles et exigences de conservation. À Quimper, l’architecte des Bâtiments de France Soizic Le Goff supervise la fabrication d’une cloche pour le campanile de Saint-Corentin : preuve que le patrimoine n’est pas qu’un legs figé, mais un chantier permanent, sonore et visible.

Né de la ferveur chrétienne, le Tro Breiz parle aujourd’hui à des publics pluriels. Comme pour Compostelle, on y vient pour la quête intérieure, la culture, la marche, la rencontre. Le documentaire assume ce spectre large : il relie les gestes des artisans aux pas des pèlerins, et les paysages aux cathédrales, sans opposer foi, patrimoine et tourisme.

u passage, il corrige quelques idées reçues : le Tro Breiz n’a jamais été un tracé unique gravé dans le marbre ; sa reconstruction contemporaine s’appuie sur des sources, des usages locaux et des contraintes d’accès. Long d’environ 600 à 1 000 km selon les variantes (et jusqu’à 1 500 km pour certains grands tours), il demeure un chemin évolutif, fidèle à l’esprit plus qu’à la lettre.

Ce que montre surtout Des racines et des ailes, c’est la cohérence d’un pays qui se réinvente sans renier ses racines. Le granite des cathédrales, les légendes de Brocéliande, les falaises et landes des monts d’Arrée, tout cela tient par un fil : la transmission. Le Tro Breiz sert ici de colonne vertébrale : il relie les sept sièges épiscopaux et leurs saints fondateurs, mais aussi les métiers, les bénévoles et les marcheurs qui, chacun à sa manière, re-font Bretagne.

Breizh-info.com, 2025

. Sondage : les Français rejettent le front anti-RN et veulent un front anti-LFI !


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#webtube : Pour les Français le front dit « républicain » a disqualifié la gauche et les macronistes. Et trahi la volonté populaire.

Sébastien Lecornu bat tous les records de lenteur pour former son gouvernement et pourtant les choses bougent vite dans une vie politique en pleine recomposition. Il vient de renoncer à utiliser le 49-3. Quoi qu’il advienne de cette promesse jetée dans la gamelle de la gauche, il est un autre instrument politique tellement usé qu’il est en train d’être rangé dans les cartons de déménagement du macronisme finissant : le front dit « républicain » anti-RN. Nouveau signe de la montée en puissance du RN et de sa force d’attraction, à la fois dans l’opinion et chez les autres partis, il vient de récupérer cette semaine les vice-présidences de l’Assemblée qui lui revenaient eu égard à son poids électoral. Or ce basculement des LR et des macronistes de la gauche vers le RN à l’Assemblée n’est certainement pas étranger au mouvement identique qui traverse l’opinion et que vient de confirmer un nouveau sondage.

Désormais, c’est à Mélenchon que les Français veulent faire barrage !

Selon le sondage Odoxa-Backbone  du Figaro publié jeudi, la stratégie de barrage a changé son fusil d’épaule. En effet, une majorité de Français (53 %) est désormais défavorable au front anti-RN ! Mieux, cette stratégie se retourne contre ses promoteurs historiques: la gauche, qui a pris en otage pendant quarante ans la droite et le centre pour les contraindre à tirer sur le FN puis le RN, malgré certaines proximités idéologiques et programmatiques. Une majorité de Français (58 %) souhaite une union contre les candidats Insoumis en cas de nouvelle dissolution, soit 12 points de plus que pour le RN ! Et le sondage montre que l’ostracisme anti-Mélenchon s’implante jusque dans l’électorat de la gauche dite modérée, où plus de la moitié (51 %) d’électeurs d’Anne Hidalgo (PS) ou de Yannick Jadot (EELV) encouragent ce «front anti-LFI». De même, le cordon sanitaire entre LR et RN continue de sauter : 54 % des électeurs LR (+6 points) choisiraient quant à eux le candidat RN plutôt que la gauche unie. Preuve qu’il s’agit d’un mouvement de fond : cette évolution se répercute aussi sur la présidentielle : « 51 % des Français se disent prêts à soutenir, même à contrecœur, l’adversaire de Mélenchon – et ce, quelle que soit son identité » ! Et Mélenchon « apparaît d’ailleurs comme plus repoussoir » qu’un candidat RN : 45 % des Français seulement s’opposeraient à Marine Le Pen ou à Jordan Bardella au second tour. Encore plus intéressant : la stratégie d’élimination barragiste se retourne aussi contre la Macronie puisque 41 % des Français pourraient faire barrage à un candidat du « bloc central » au second tour.

À ce sujet — Lecornu laisse son calibre 49-3 au vestiaire : coup de génie ou de Jarnac ?

Les raisons du basculement des Français

Ce mouvement de l’opinion n’est pas nouveau et certainement pas achevé – « la poutre bouge encore » , pour citer Édouard Philippe… Il avait spectaculairement surgi dans les premières semaines qui suivirent l’installation de l’Assemblée née de la dissolution à l’issue de ce qui apparaissait pour les 11 millions d’électeurs du RN comme une élection volée. Dès l’été 2024, le réveil des électeurs embarqués dans l’aventure folle du front républicain qui faillit donner le pouvoir à la gauche déchantaient, horrifiés par les outranches du clan Mélenchon, Tondelier, Faure. Chez les électeurs du centre et de la droite, le sentiment d’avoir été floué était grand. C’est ce sentiment qui n’a fait que grossir depuis plus d’un an qui a produit ce renversement. Et qui est renforcé par le nouveau bal des prétendants qui se joue depuis des semaines sur le budget autour de Bayrou et de Lecornu, avec les outrances de la gauche, l’affaiblissement de la macronie qui multiplie les concessions (l’abandon du 49-3, la sous-taxe zucman, etc.). Macron voulait gagner du temps. Or, plus il repousse une dissolution inéluctable, plus il accentue la débâcle prévisible de son camp.

En cas d’élections, une « boucherie » pour les macronistes !

Preuve que la perspective d’élections législatives anticipées est dans toutes les têtes : tous les partis l’anticipent, en commençant par LR et Bruno Retailleau, selon L’express. Fort de son retour au gouvernement, LR peut espérer améliorer son score historiquement bas de 2024 en capitalisant sur la débâche des macronistes. Car, de ce côté, c’est bien cette perspective qui prévaut. Le Figaro rapporte ces propos d’un proche d’Édouard Philippe : « S’il y a une dissolution, ce sera une boucherie électorale ». Il fonde lucidement son analyse sur le dépit des Français d’avoir été trompés par la stratégie de front républicain. Et il anticipe que le camp central reculerait sur ses deux fronts, gauche et droit. Quant à la gauche, l’autre artisan de l’arnaque du front républicain, elle pâtirait de la division PS-LFI. Gauche et macronie punis par où ils ont péché ? Il se pourrait donc qu’il y ait bien une « boucherie électorale » pour les deux. Mais d’abord une justice électorale.

Frédéric Sirgant, dans BV

. 17 décembre 1981 : les socialistes abrogent la loi « anti-casseurs » de Pompidou


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#webtube : Protéger la liberté d’expression exige aussi que les organisateurs répondent des violences qu’ils suscitent. Le 10 septembre 2025, les blocages et manifestations du mouvement « Bloquons tout » ont entraîné de nombreuses dégradations dans plusieurs villes de France, ravivant certaines questions : jusqu’où l’État peut-il restreindre les droits pour préserver l’ordre et garantir l’intégrité du bien d’autrui ? La loi dite « anti-casseurs » de 1970, promulguée sous Pompidou, puis abrogée en décembre 1981, avait apporté une réponse. Elle illustrait comment, en période de crise, le pouvoir peut se doter de moyens étendus et légitimes pour assurer la paix sociale.

Origine de la loi de 1970

Les événements de Mai 68 avaient installé cjez les gouvernants de l’époque un sentiment de fragilité : l’ordre public était parfois débordé et la législation existante semblait insuffisante pour réprimer ou prévenir les violences et les destructions matérielles. Le président Georges Pompidou, élu en 1969 après le départ de De Gaulle, avec Jacques Chaban-Delmas comme Premier ministre, hérite de cette atmosphère de contestation sociale et politique, et d’une demande populaire et institutionnelle de mieux encadrer les mouvements populaires.

La loi n° 70-480 du 8 juin 1970, dite loi « anti-casseurs », de son vrai nom « loi tendant à réprimer certaines formes nouvelles de délinquance », est adoptée dans ce contexte. Elle vise à sanctionner des actions collectives de violences contre les personnes ou les biens, y compris des atteintes aux forces de l’ordre. Surtout, elle introduit aussi la responsabilité collective, c’est-à-dire la possibilité de tenir pour responsables des manifestants ou organisateurs, même s’ils n’ont pas directement commis les violences, dès lors qu’ils étaient présents ou liés au mouvement de manière indirecte.

Fonctionnement et réaction

Après son adoption, la loi fut ainsi utilisée dans des cas où non seulement les auteurs directs de violences étaient poursuivis, mais aussi des organisateurs ou participants d’une manifestation dans laquelle des dégradations avaient eu lieu. Elle joua un rôle dissuasif : manifester dans un contexte potentiellement conflictuel exposait à des risques judiciaires, y compris pour des actes commis par autrui.

Les opposants reprochaient à cette loi de porter atteinte au principe selon lequel nul n’est responsable pénalement que de son propre fait. On craignait une dérive arbitraire. Selon les situations, les autorités pouvaient décider qu’une personne, même pacifique, soit tenue pour responsable des violences commises dans le cadre d’une manifestation, en raison de sa simple présence ou ou de son rôle, même minimal. Cela pouvait dissuader les citoyens de manifester et donc restreindre leur liberté d’expression.

Abrogation en 1981

Pendant la campagne présidentielle de 1981, François Mitterrand a fait de l’abrogation de la loi « anti-casseurs » une promesse forte. Après son élection, le débat s’engagea à l’Assemblée nationale, puis au Sénat. Le 17 décembre 1981, sept mois à peine après les présidentielles, Mitterrand fit voter l’abrogation des dispositions introduites par la loi de 1970 dans le code pénal, par 183 voix contre 96. Le ministre de la Justice, Robert Badinter, insista sur le fait que la loi faisait porter des charges pénales et pécuniaires non seulement sur les auteurs directs des dégradations, mais aussi, de façon injuste selon lui, sur des manifestants ou organisateurs, même si ces derniers avaient condamné les violences.

Vers un retour possible d’une loi « anti-casseurs » ?

Cependant, face aux dégradations massives observées lors des récents mouvements, dont certains encouragés ou soutenus par des formations politiques ou syndicalistes comme La France insoumise (LFI) ou la CGT, se pose aujourd’hui la question d’une relance possible d’une loi comparable à celle de 1970.

En effet, le mouvement du 10 septembre, dit « Bloquons tout », a rassemblé entre 175 000 et 250 000 manifestants sur l’ensemble du territoire. La manifestation a donné lieu à plusieurs centaines d’interpellations et gardes à vue, à la suite d’incendies de mobilier urbain, de perturbations dans les transports ou de façades endommagées.

Or, ces violences ne surgissent pas de nulle part : une partie des casseurs a répondu à des appels à la mobilisation relayés par des responsables politiques et syndicaux. Ces derniers, par leurs discours ou mots d’ordre, ont contribué à jeter leurs électeurs, parfois les plus radicaux, dans la rue, mais refusent d’assumer la responsabilité politique des débordements. Jean-Luc Mélenchon, par exemple, s’est défaussé en rejetant la faute sur les forces de l’ordre et en accusant Bruno Retailleau de « provocation ».

À ce sujet — #BloquonsTout : la jeunesse antifa en roue libre à Paris

L’objectif du rétablissement d’une loi « anti-casseurs » ne serait pas de brider la liberté d’expression et de manifestation, mais d’empêcher que des organisateurs et leaders politiques s’en servent comme d’un bouclier, refusant d’assumer les conséquences de leur influence et de leurs paroles. Une mesure urgente.

. UE : Bardella, Maréchal, Knafo tirent à boulets rouges sur Von der Leyen


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#webtube : « Vous prétendez défendre les peuples, vous les trahissez », s’est étranglée la macroniste Valérie Hayer Ce lundi 10 Septembre, le débat annuel sur l’état de l’Union Européenne a pris un tour particulièrement vif. Instauré depuis 2009 par le traité de Lisbonne, il donne lieu à un discours du président de la Commission européenne avant que les députés ne prennent ensuite la parole pour exprimer leur point de vue sur les orientations bruxelloises. Une occasion en or pour la droite nationale de voler dans les plumes d’Ursula von der Leyen, plus que jamais sur la défensive.

Jordan Bardella est le premier à sonner la charge. « Au nom de millions de Français, quels intérêts défendez-vous vraiment lorsque vous imposez contre l’avis de la France, deuxième économie européenne, un accord de libre-échange avec le Mercosur qui va aggraver la concurrence déloyale envers nos agriculteurs et entrainer l’importation dans nos assiettes de produits qui ne respectent aucune des normes drastiques que vous imposez à nos agriculteurs ? » Dans le viseur du président du RN bien sûr, le catastrophique traité que la présidente de la Commission fait avancer à marche forcée malgré les oppositions.  « Quels intérêts défendez-vous vraiment lorsque vous signez en notre nom un accord commercial avec les Etats-Unis qui entérine la reddition et la vassalisation économique de l’Europe ? », interroge le chef de file du groupe des Patriotes au Parlement européen. Il insiste sur le traité qui au cœur de l’été a vu les intérêts français piétinés.

Les accords commerciaux dans le viseur

« Vous actez la préférence américaine au détriment de la souveraineté et du patriotisme économique. La Défense, les vins, les spiritueux, les cosmétiques, le luxe ou les productions pharmaceutiques : nos filières d’excellence sont ainsi sacrifiées », poursuit Jordan Bardella qui accuse Von der Leyen d’avoir « cédé sur tout. Aucun chef d’entreprise responsable, aucune femme ni aucun homme d’Etat soucieux du bien commun n’aurait signé un tel accord ». Et de conclure : « […] vous engagez nos peuples sur le chemin de la disparition et du déclin. L’histoire vous jugera sévèrement, et notre peuple aussi » Un avertissement en forme d’espoir :  la vague de l’Europe des Nations, celle qui ne veut pas de la politique mondialiste et immigrationniste de la Commission Européenne, emportera un jour ou l’autre le temple des techno-bureaucrates.

Au nom de son groupe ECR (Conservateurs et réformistes européens), Marion Maréchal est elle aussi revenue sur les traités économiques  en accusant la présidente de la Commission de « contourner le vote des Etats » et de ne pas être « à la hauteur du tournant historique en cours ».

« Nous sommes entrés dans l’ère du césarisme politique et non plus de la techno-bureaucratie », constate Marion Maréchal. Pour l’eurodéputée, « l’ONU et les grandes organisations internationales sont impuissantes face aux conflits en cours. Partout, le rapport de force a remplacé le droit international ». Sans compter « le début de la crise migratoire ». Comme son grand-père avant elle, la nièce de Marine Le Pen tire la sonnette d’alarme sur les enjeux démographiques : « Le Nigéria connait chaque année plus de naissances que l’ensemble de nos 27 pays réunis », avant d’interpeller la présidente allemande sur son exposé d’1h15 : « et pourtant dans votre discours, vous consacrez seulement une minute à la question de l’immigration ».

Knafo ressort l’affaire Pfizer

Sarah Knafo a fermé le bal, ou cloué le cercueil. « Après l’explosion du coût de votre grand emprunt, nous attendions que vous reveniez à la raison. Mais vous proposez à l’instant un budget aberrant à 2000 milliards de dépenses. » L’eurodéputée n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde et revient sur le scandale non-élucidé qui éclabousse la Commission européenne et sa présidente :  «  Après vos leçons de morale sur l’Etat de droit, nous attendions que vous transmettiez vos SMS avec Pfizer comme la justice vous l’ordonne mais l’Etat de droit ce n’est pas pour vous, uniquement pour les autres. » La parlementaire va à la racine des blocages : « Vous ne changerez jamais. Une idéologie restera une idéologie, une technocrate restera une technocrate. La seule chose que les peuples européens attendent de vous désormais, c’est votre départ. »

À ce sujet — Droits de douane américains : le vin français sacrifié

La doxa européenne vacillera-t-elle ? Les discours des leaders de la droite patriote ont en tous cas fait mouche et provoqué une réaction compulsive de la présidente du groupe Renew (centristes macronistes). Valérie Hayer s’est insurgée contre « l’hypocrisie [de] l’extrême droite […] qui nous fait aujourd‘hui la leçon sur Donald Trump ».  « Vous avez été les premiers supporters de Donald Trump, vous êtes les premiers à relayer la propagande MAGA en Europe », lancé la fidèle d’Emmanuel Macron avant de s’étrangler rageusement « Commencez par arrêter d’être les porte-paroles de Vladimir Poutine et de Donald Trump ». Panique à bord du Titanic européiste.

. Assassinat du conservateur Charlie Kirk : les États-Unis au bord de l’embrasement


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#webtube : Charlie Kirk a été abattu dans l’Utah : la droite pleure un martyr, la gauche est accusée d’attiser la haine. Séisme politique aux États-Unis. Alors que l’un des influenceurs conservateurs les plus suivis du pays donnait une conférence ce mercredi 10 septembre 2025, dans une université de l’Utah, une balle de sniper s’est logée dans son cou, ne lui laissant aucune chance de survie. Père de deux petites filles, Charlie Kirk avait 31 ans. Fervent admirateur de Trump et fer de lance du conservatisme américain, l’homme était devenu une figure incontournable de la sphère MAGA (Make America Great Again).  Né en 1993 près de Chicago, fils d’un architecte ayant œuvré à la Trump Tower, Kirk a plongé tôt dans l’activisme, bercé par les idéaux du Tea Party (mouvement libertarien).

En 2012, à l’âge de 18 ans, il lâche ses études pour créer Turning Point USA, une association dédiée à la liberté économique et aux valeurs traditionnelles. Avec près de 300 chapitres sur les campus et 250.000 membres revendiqués, son organisation est devenue un géant qui a largement promu la politique de Donald Trump depuis 2016. Amoureux du débat et républicain convaincu, ce militant aimait la confrontation verbale – toujours dans le respect de l’adversaire – engendrant des dizaines de millions de vues sur les réseaux sociaux.

Un tribun de la jeunesse conservatrice

La politique est arrivée tôt dans la vie du jeune Charlie Kirk. Soutenant activement le camp républicain dès son plus jeune âge, l’adolescent écrit de nombreux articles pour le site d’information conservateur Breitbart News. La plume acérée du jeune homme est rapidement repérée et il atterrit sur les plateaux de Fox News où il dénonce ce qu’il appelle le « virus marxiste ». En cofondant Turning Point USA avec Bill Montgomery (activiste conservateur), le jeune homme est bien décidé à reconquérir les campus face au progressisme. Le succès est fulgurant et son mouvement explose, porté par des donateurs privés, passant de quelques milliers de dollars à 92 millions en 2023. Kirk sillonne alors l’Amérique, défiant les étudiants dans des débats ouverts. Son slogan « Prove Me Wrong » (« Prouvez moi que je me trompe ») en étendard, il remplit les salles. Sans jamais viser de mandat, il devient un rouage essentiel du mouvement MAGA, partageant la scène avec Trump lors de rassemblements ou à la Maison Blanche.

En parallèle, Charlie Kirk, chrétien évangélique, veut étendre sa sphère d’influence et rallier à lui un public chrétien. En 2019, il lance Turning Point Action pour peser dans les élections et Turning Point Faith pour rallier les évangéliques contre la sécularisation. Dans la foulée, il lance son podcast, « The Charlie Kirk Show », touche des millions d’oreilles chaque jour et se fait connaître à l’international. Agitateur d’idées et brillant entrepreneur, Charlie Kirk a su capter l’élan d’une génération pour défendre les marchés libres et les racines judéo-chrétiennes, loin des cénacles washingtoniens, avec une énergie qui forçait l’admiration, même de ses adversaires.

À ce sujet — « J’espère que la France se réveillera » : ainsi parlait Charlie Kirk

Une Amérique irréconciliable au bord de l’embrasement

La mort de Kirk secoue l’Amérique des deux bords, mais les réactions démocrates trahissent une certaine hypocrisie. Rapidement, de nombreuses voix issues des rangs démocrates se sont élevées avec une sobriété calculée. Sur X, Joe Biden a déclaré : « Cette violence n’a pas sa place chez nous. Mes pensées à la famille de Charlie. » Du côté de l’ancien président Obama, on parle d’un « acte odieux » qui menace la démocratie, tandis que Kamala Harris et Gavin Newsom, gouverneur de Californie, appellent à l’unité, qualifiant le crime d’« inacceptable ». Même chez le plus radical à gauche, Bernie Sanders, la condamnation d’un tel acte a été sans réserve.

Pourtant, au Congrès, des élus démocrates souillent cet élan d’apaisement en sabotant une minute de silence pour Charlie Kirk. faite à la demande d’élus républicains, cette dernière a trouvé une vive opposition à  coup de « Non ! » ou « Qu’en est-il des enfants du Colorado ? », allusion à une fusillade scolaire récente. Mais c’est Lauren Boebert qui a mis le feu aux poudres en demandant un moment de prière – chose courante aux États-Unis – pour Charlie Kirk déclenchant l’hystérie au sein des rangs démocrates.

Côté républicain, on pleure surtout un héraut idéologique. Donald Trump a ordonné que les drapeaux soient mis en berne jusqu’au 14 septembre, et a salué sur Truth Social un « patriote d’exception », pointant la « haine » de la gauche. Donald Trump Jr. confie : « Charlie était un frère. » Le vice-président JD Vance loue quant à lui son talent pour le dialogue. Eric Trump, second fils du milliardaire, promet un deuil dans les propriétés familiales. Des prières mormones aux silences dans les stades, la droite se recueille autour de celui dont les mots chocs demeurent (lire l’article de BV) et qui est déjà considéré comme un martyr.

Julien Tellier, dans BV