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#webtube : François Piquemal n’est pas rejeté seulement en raison de son programme économique… Les Toulousains ont senti le vent du boulet. Selon les dernières estimations publiées ce dimanche soir, le parti LFI aurait échoué à remporter le second tour des municipales et à s’emparer de la Ville rose. Le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, serait ainsi parti pour un troisième mandat au Capitole, vainqueur avec 53 % des voix de la liste conduite par l’« insoumis » François Piquemal.
Municipales 2026 : à Toulouse, Jean-Luc Moudenc déjoue les pronostics face à François Piquemal et l’union de la gauche https://t.co/ZBjpXdROnN
— CNEWS (@CNEWS) March 22, 2026
L’issue du scrutin était pourtant loin d’être garantie. Dimanche 15 mars, le premier tour des municipales avait été marqué par la percée surprise de François Piquemal. Un accord noué ensuite en un temps record entre LFI et le PS avait rebattu les cartes et plongé la ville dans une grande incertitude. Vendredi 20 mars, un sondage Ifop-Fiducial pour La Dépêche du Midi et Sud Radio, plaçait Jean-Luc Moudenc et François Piquemal au coude à coude. L’extrême gauche a alors tenté de mobiliser les jeunes et les « quartiers » dans la dernière ligne droite, en vain.
Une ville très divisée… et inquiète
L’autre enseignement de l’enquête Ifop résidait dans les clivages générationnels et socioprofessionnels très nets. Piquemal dominait largement chez les jeunes : jusqu’à 70 % chez les 18-24 ans. Le candidat d’extrême gauche était également plébiscité par les chômeurs (62 %). À l’inverse, les seniors représentaient un bastion solide pour Moudenc (72 % chez les plus de 65 ans, 61 % chez les plus de 50 ans).
Les milieux économiques voyaient eux aussi d’un mauvais œil l’alliance entre LFI et le PS. Sortant de leur réserve habituelle, des dizaines de patrons, artisans et représentants des professions libérales ont appelé à faire barrage au candidat Insoumis François Piquemal. « La menace que fait peser l’extrême gauche sur Toulouse est inédite », ont ainsi signé quelque 350 personnalités toulousaines, mercredi 18 mars, dénonçant un programme LFI jugé « irréaliste, coûteux et dangereux pour l’économie, la sécurité et la cohésion de notre métropole ».
🔴🇫🇷 𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗜𝗡𝗙𝗢 — À Toulouse, PLUS DE 350 personnalités locales appellent à voter pour Jean-Luc Moudenc (DVD) à l’occasion du second tour des élections municipales pour battre LFI.
— Bastion (@BastionMediaFR) March 19, 2026
Parmi eux figurent notamment l’ancien joueur de rugby de l’équipe de France Vincent… pic.twitter.com/1YkIWy2AYz
Le Medef de Haute-Garonne était également monté au créneau, rappelant dans un communiqué que « l’avenir de Toulouse ne peut se construire sans ses entreprises, et encore moins contre elles ». Le lendemain, c’était au tour de la CPME 31, rassemblement de 1.500 PME locales, de sonner l’alerte, appelant ses membres à la mobilisation en faveur du maire sortant, Jean-Luc Moudenc.
Un candidat LFI controversé
François Piquemal n’était pas seulement rejeté en raison de son programme économique. À Toulouse, nombreux sont ceux qui restent encore marqués par les attentats islamistes commis par Mohamed Merah en 2012 et la façon dont Jean-Luc Mélenchon les avait présentés dans les médias. « Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012, ça a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs-Élysées [en 2017…]. Tout ça, c’est écrit d’avance », avait déclaré le leader Insoumis, en 2021. Un dérapage complotiste qui explique sans doute pourquoi M. Piquemal a été copieusement hué ce jeudi 19 mars à Toulouse, lors d’une cérémonie en hommage aux victimes des attentats de 2012.
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — « LFI fasciste », « antisémite » : le candidat LFI-PS François Piquemal à Toulouse a été copieusement hué et sifflé à son arrivée aux commémorations de l’attentat de l’école Ozar-Hatorah par Mohamed Merah. pic.twitter.com/ZAYstu4IFf
— Bastion (@BastionMediaFR) March 19, 2026
Entre autres polémiques, on accuse également François Piquemal d’avoir déclaré en 2025 ne pas vouloir de « babtous en tête de liste ». Des propos à teneur raciste que l’intéressé a juré n’avoir pas tenus. « On fait de moi la cible numéro une, parce que la droite toulousaine a compris que j’étais le favori », s’est-il défendu. Mais ce dimanche soir, les urnes lui ont heureusement donné tort.
Jean Kast, dans BV
