. Matt Pokora en visite chez le pape Léon XIV

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#webtube : Avec sa femme Christina Milian, ils ont profité de vacances romaines pour faire bénir leurs chapelets par le pape. « On se retourne vers Dieu quand ça tourne mal » chantait déjà M. Pokora en 2010 dans sa chanson « En attendant la fin ». Nul besoin d’attendre que « ça tourne mal », manifestement, puisque le chanteur, qui a commencé sa tournée « Adrénaline Tour » depuis le mois de novembre 2025, s’est offert une pause en compagnie de son épouse l’actrice américaine Christina Milian dans la ville éternelle et tout particulièrement au Vatican où, tous deux, ont été reçus par le pape Léon XIV.

Un moment qui restera gravé en nous pour l’éternité, dans la ville éternelle.

Au Vatican avec le pape Léon XIV

« Un moment qui restera gravé en nous pour l’éternité, dans la ville éternelle » explique le chanteur sous la photo qu’il a publiée sur les réseaux sociaux le 27 mars dernier. Son épouse Christina Milian, elle, évoque « un moment magnifique et plein d’humilité pour [eux] de rencontrer le pape Léon XIV » et elle ajoute : « Nous sommes infiniment reconnaissants d’avoir reçu cette bénédiction ensemble. » Sur la photo partagée par M. Pokora, on voit le pape bénir les chapelets que le couple lui présente. De leur voyage à Rome, il n’y a pas que leur passage au Vatican que le couple a partagé, et cette visite dans la capitale italienne a été aussi l’occasion pour le chanteur de rappeler l’importance de l’Histoire, du patrimoine comme témoignage de ce que nos ancêtres ont construit : « Rome, la ville éternelle où chaque pierre raconte une histoire, glorieuse ou non. Toujours autant fasciné par ce que l’humain a pu bâtir il y a 2000 ans (et +) de ses propres mains… La mémoire/l’histoire est un bien précieux. Merci la vie de nous permettre d’en apprendre un peu plus tous les jours » publie-t-il en effet sur ses réseaux sociaux.

D’après Sud Info.be, même si M. Pokora, « […] n’a jamais caché qu’il était croyant et pratiquant, sans préciser quelle religion il pratiquait » puisqu’il expliquait à Télé Loisirs en 2013 qu’« Il [lui] arrive d’aller à l’église et de prier. Mais pour ce qui est du nouveau pape, ça ne change pas [sa] vie », pour le média belge « visiblement son rapport au chef spirituel de l’Église catholique a changé, se rapprochant peut-être des convictions de son épouse, qui a été élevée dans le catholicisme par ses parents d’origine cubaine. » Peut-être, qui sait, est-ce sa femme qui l’a entraîné jusqu’à la place Saint-Pierre ? En attendant, le chanteur français n’a pas eu honte, au contraire, d’afficher sa foi sur ses réseaux.

Simplicité et sincérité : les raisons de sa popularité ?

Peut-être est-ce aussi la raison de son succès, cette sincérité et cette simplicité ? D’ailleurs, le chanteur, qui s’appelle en réalité Matthieu Tota et dont la famille est d’origine polonaise, ne peut pas avoir choisi innocemment « Pokora » qui signifie « humilité » en polonais, comme nom de scène. Et cela lui réussit, puisque, depuis 2003 année de sa victoire à la saison du télécrochet de M6 Popstars, le chanteur enchaîne les succès, les albums, les récompenses et les émissions, comme le détaille TF1 : « Danse avec les stars et comédies musicales : un artiste complet », « coach emblématique de The Voice et The Voice Kids », « Records aux NRJ Music Awards et doublage cinéma » mais surtout, conclut la page du site TF1+ qui lui est consacrée : « Au-delà de ses performances scéniques, sa vie de père et son engagement constant auprès des enfants et des familles renforcent aujourd’hui son image d’artiste accessible, bienveillant et profondément proche de son public ».

Une proximité encore renforcée sans doute encore par le succès des audiences de son émission sur Gulli : « Sur la route avec Matt Pokora » qui a rassemblé six jeunes adultes porteurs de trisomie 21 pour un voyage au Québec avec le chanteur. « En compagnie de Matt Pokora, ils vont vivre un dépaysement total, se dépasser et offrir à tous une grande leçon de vie, de tolérance et de courage. Cette aventure extraordinaire changera à jamais le parcours de tous les participants et le regard sur la trisomie » explique la page de description.

Et si les Français apprécient le chanteur, il le leur rend bien et se dit même « fier de payer ses impôts en France » auprès de Libération auquel il avoue avoir un temps pensé intégrer l’armée française comme son grand-père parce que « C’est beau, putain… ils ont une rigueur, une discipline… ». Alors, même si sa femme l’affirme sur ses réseaux, ils reviendront à Rome « c’est certain », que les Français se rassurent, pour s’installer définitivement, plutôt que LA, ils ont « choisi Paris ». « La France me manquait trop, moi je suis un gros chauvin ! », expliquait-il en 2025 sur le plateau de C à vous.

Victoire Riquetti, dans BV

. Cette photo dont Catherine Pégard ne se souvient pas…

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#webtube : Jeffrey Epstein provoque bien des amnésies, chez ceux qui l’ont côtoyé. Catherine Pégard est notre ministre de la Culture. Vous l’ignoriez peut-être, tant il est vrai que succéder à Rachida Dati n’est pas une mince affaire, en termes de retentissement médiatique. Pourtant, cette dame est loin d’être une inconnue dans le monde des arts et des lettres. Journaliste de formation, ancienne rédactrice en chef du Point, elle a été conseillère de Nicolas Sarkozy, puis directrice du château de Versailles. Après un détour par l’Arabie saoudite, elle est devenue conseillère d’Emmanuel Macron en charge de la Culture… et la voilà.

À ce sujet — Le ministre de la Culture attaque la commission d’enquête de Charles Alloncle

On se doute qu’avec une carrière si médiatique et si bien remplie, Catherine Pégard a dû croiser beaucoup de monde et ne se souvient plus de tous les prénoms. Ni des visages, semble-t-il, puisqu’une photo embarrassante vient de refaire surface grâce au journal Le Monde, mais qu’elle dit n’en avoir aucun souvenir. Sur ce cliché, qui date de 2013, on voit notre actuel ministre, alors directrice du château de Versailles, en pleine visite privée, tout sourire, aux côtés de Jeffrey Epstein. Ce qu’on appelle, sans doute, l’égalité. La République, décidément, c’est le pire de l’Ancien Régime, et tout ça sans même avoir l’excuse du panache… Notons, pour la petite histoire, que cette délégation de privilégiés, sur la photo, se compose non seulement de Jeffrey Epstein, mais aussi de Woody Allen et de Caroline Lang – oui, la fille de qui vous savez, le Voldemort aux cheveux teints des festivités vulgaires. Jolie brochette.

Trou noir

Évidemment, les journalistes ne pouvaient pas faire moins que d’interroger le tout nouveau ministre sur sa proximité avec le prédateur sexuel. Il faut tout de même, de temps à autre, que la presse quitte son combat de longue haleine contre l’extrême droite pour s’intéresser à des sujets annexes… Eh bien, vous ne le croirez jamais : Catherine Pégard n’a aucun souvenir de cette photo. Le trou noir, le black-out. Interrogée sur France Inter, ce lundi 30 mars, elle a offert une réponse désarmante : « Je ne conteste pas que cette photo existe, ce serait stupide, mais je n’ai aucun souvenir de ce moment. » Bon. Pourtant, une visite privée de Versailles en compagnie de Woody Allen et de la fille de son illustre prédécesseur au ministère de la Culture, voilà qui aurait dû la marquer un tout petit peu, même si Jeffrey Epstein, pourtant déjà condamné à l’époque, était moins connu qu’il ne l’est aujourd’hui.

Au cours de la même interview, le nouveau ministre de la Culture a commenté, d’une manière assez choquante, le déroulement de la commission d’enquête sur le service public, en critiquant notamment la violence supposée des échanges. Elle a embrayé sur les accusations grotesques de racisme à l’encontre de CNews, concernant le maire de Saint-Denis, accusations auxquelles, à titre personnel, elle semble accorder un déraisonnable crédit.

Voilà un profil qui ressemble bien davantage à ce dont on avait l’habitude, rue de Valois, qu’à celui de sa volcanique prédécesseur. Catherine Pégard n’aime pas CNews, elle se prosterne devant la gauche hurlante, elle a une longue expérience des visites privées et de la connivence avec le monde politico-médiatique… et quand on lui pose des questions gênantes, elle n’a aucun souvenir de rien. On peut dire qu’elle a tout compris. Jack Lang lui-même n’aurait pas renié de tels éléments de langage.

Au crépuscule d’une longue carrière dans la courtisanerie, comme l’a dit – plus gentiment – notre amie Clémence de Longraye dans son récent article, Catherine Pégard connaît tous les trucs qui vous font durer. Et en cas de tuile, il reste toujours l’amnésie.

Arnaud Florac, dans BV

. Marseille : Benoît Payan nomme trente-trois adjoints, pas tous exemplaires

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#webtube : Le maire de Marseille, toujours prêt à donner des leçons d’exemplarité, choisit des adjoints aux profils douteux. Les élus ont-ils un devoir d’exemplarité ? Cette question revient sur le tapis à chaque élection. Et, force est de constater que la réponse est toujours la même : ils devraient être exemplaires, mais ils ne le sont pas forcément. En témoignent la composition du conseil municipal marseillais et plus particulièrement les adjoints de Benoît Payan.

Si les deux premiers adjoints du maire du Printemps marseillais n’ont apparemment pas de casserole, il n’en est pas de même pour Samia Ghali, 3ᵉ adjointe qui bénéficie, sans que quiconque ne sache pourquoi, du titre de maire adjointe. Une question de rémunération, sans doute… Toujours est-il que la figure emblématique des quartiers nord qui a remporté la mairie de secteur des 15ᵉ et 16ᵉ arrondissements le dimanche 22 mars a été entendue dans une affaire de procurations frauduleuses. En 2020, deux de ses colistiers qui étaient en outre ses bras droits, Roland Cazzola et Marguerite Pasquini, ont été condamnés à de la prison avec sursis (tous deux ont fait appel) pour avoir collecté et apporté des procurations au commissariat du 15ᵉ arrondissement sans que les donneurs d’ordre ne soient présents. La principale intéressée n’a pas été condamnée, mais sa proximité avec les coupables pose question. Benoît Payan ne lui en a pas tenu rigueur. À noter également, Samia Ghali a été chargée de mener la campagne d’Abdelmadjid Tebboune à Marseille, à l’occasion des dernières élections présidentielles algériennes. Un rôle qui soulève quelques interrogations quant à une possible ingérence fennec au sein de la politique phocéenne par son entremise.

Affaires en cours

Pierre Huguet est le huitième adjoint de la majorité municipale. Lors du mandat précédent, il était adjoint à l’Éducation et, dans ce cadre, il était, avec Pierre-Marie Ganozzi, 16ᵉ adjoint, responsable du Plan école. Un plan auquel la justice s’intéresse de près. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête consécutivement à un signalement envoyé par l’ancien préfet Georges-François Leclerc dénonçant des faits « susceptibles d’être constitutifs d’infractions à la loi pénale et notamment de délits de favoritisme ». Des soupçons de manipulations dans les marchés publics ainsi que des pressions politiques et des dissimulations sont quelques-unes des pistes étudiées dans cette affaire qui n’a pas encore été élucidée.

À ce sujet — « Les enfants de l’Algérie » : l’Algérie soupçonnée d’ingérence auprès d’élus locaux

Juste après Pierre Huguet dans le classement des adjoints vient Hanifa Taguelmint. Cette militante antiraciste pourrait être à l’origine de fausses accusations. Le 17 février dernier, à quelques jours du premier tour des élections, elle s’est plainte à la presse d’avoir été traitée de « sale bougnoule » par des militants du Rassemblement national alors qu’elle tractait seule dans le 13ᵉ arrondissement. Chose démentie très vite par le RN qui a fait savoir qu’à l’heure dite, tous les militants de Franck Allisio étaient auprès de lui, en meeting, à l’autre bout de la ville. Depuis, plus personne n’a entendu parler de cette affaire. Plus étonnant, alors que, s’ils sont avérés, les faits sont graves, la principale intéressée n’a pas déposé plainte. Bizarre…

Mauvaises fréquentations

Le 24ᵉ adjoint de Benoît Payan est un dénommé Hassan Guenfici. Comme Samia Ghali, il est proche du régime algérien. Il est président du Forum franco-algérien et semble considérer que ce titre l’autorise à glorifier l’Algérie et à cracher sur la France. Selon lui, les Français seraient, entre autres, coupables de « réflexes condescendants » vis-à-vis du peuple algérien. Hassan Guenfici est également connu pour avoir été proche de Dieudonné et d’Alain Soral, à l’époque où il était suppléant de Salim Laïbi, un blogueur conspirationniste, à l’occasion des législatives de 2012. Que du beau monde !

Comble de l’ironie, le dimanche 28 mars, juste après avoir été investi, Benoît Payan a fait signer une charte déontologique à ses adjoints. Elle se découpe en 15 points et vise à « restaurer la confiance des citoyens envers leurs élus  ». Au menu : la lutte contre les conflits d’intérêts et une tolérance zéro vis-à-vis des manquements à la probité. Deux sujets qui pourraient concerner directement l’édile. Benoît Payan donne des leçons d’exemplarité alors même qu’il est impliqué dans deux affaires judiciaires, l’une sur fond de prise illégale d’intérêts, l’autre de délits de favoritisme. Il est présumé innocent, mais contribue-t-il à « restaurer la confiance des citoyens » ?

Sarah-Louise Guille, dans BV

. « Tribal », « grands singes » : des propos anodins récupérés par les anti-CNews

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#webtube : Est-il possible d’émettre la moindre critique de Bally Bagayoko sans se faire taxer de « racisme » ? C’est à croire qu’ils ont des employés dont la seule mission est de regarder CNews toute la journée. Vendredi 27 mars, des militants LFI ont dénoncé en masse une courte séquence de la chaîne privée dans laquelle ils avaient voulu entendre des propos « racistes ». Le psychologue Jean Doridot y commentait les agissements de Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis. « C’est important de rappeler que nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu – nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribus –, il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité, a déclaré le spécialiste. Et là, ce qui se révèle avec l’élection de M. Bally Bagayoko à Saint-Denis, c’est que ça rappelle quand même qu’un maire dans une commune a énormément de pouvoir. »

Un peu plus tard dans l’émission, la parole a été redonnée à l’intervenant afin qu’il précise ses propos et éteigne la fausse polémique qui était déjà en train de monter sur les réseaux sociaux. « Nous avons tous deux bras, deux jambes, 23 paires de chromosomes par cellule. Et c’est ça que j’ai voulu dire, s’est défendu le psychologue, contestant toute intention raciste. J’ai voulu universaliser mon propos. J’ai la conviction que nous sommes tous semblables et nous partageons tous un lien de parenté universelle. » Difficile de faire plus universaliste.

Un antiracisme dévoyé

La défense du darwinisme relève-t-elle désormais du délit d’opinion ? Il faut croire que oui. Sourds aux explications pourtant claires du psychologue, plusieurs parlementaires LFI ont annoncé, samedi 28 mars, saisir l’Arcom pour cette séquence. Bally Bagayoko a également confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) avoir déposé plainte et en a profité pour annoncer l’organisation d’un événement militant. « Il y aura dépôt de plainte. […] Je prendrai très prochainement l’initiative d’un grand rassemblement et je voudrais que tout le monde soit là […] contre le racisme et contre le fascisme », a-t-il déclaré, désireux de surfer sur la vague. Sans surprise, la presse de grand chemin s’est jointe à la meute, à l’image de RTL ou du média public France Info, qui a évoqué sans la moindre précaution une séquence « raciste »

À ce sujet — Bally Bagayoko : polémique sur ses origines

Ce vendredi 27 mars, toujours, une autre émission de CNews a fortement déplu à l’extrême gauche. Il s’agissait, cette fois, de Face à Michel Onfray. Ce dernier y commentait la déclaration de M. Bagayoko dans laquelle l’élu demandait à ses fonctionnaires de faire « allégeance » au nouveau pouvoir en place. « Ça, c’est très tribal, a analysé le philosophe. Mais on n’est pas dans une tribu primitive. » Et le fondateur de la revue Front populaire d’appeler à « dire à ce monsieur qu’on n’est pas dans une théocratie » et qu’il « n’est pas devenu le roi divin du village », tout en admettant qu’« on n’est pas dans cette configuration-là » à Saint-Denis.

Sans chercher à comprendre les propos tenus, Mathilde Panot a immédiatement dénoncé, sur X, un racisme « crasse et décomplexé » envers l’édile d’origine malienne« Sur CNews, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, est comparé à un singe et à un « chef de tribu » », s’est-elle étouffée. Michel Onfray a eu beau dénoncer un « un faux procès » et rappeler que ses propos se référaient à un « concept d’éthologie », science examinant les comportements animaux dont l’humain, rien n’y a fait. La polémique était lancée et rien ne devait l’arrêter. Toute la gauche a emboîté le pas des chefs LFI, des communistes aux écologistes, en passant par les socialistes et jusqu’au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui s’est ému de « dérapages inacceptables ».

Tout ce petit monde se rejoint sur de nombreux combats, notamment dans sa lutte contre CNews. L’objectif est d’obtenir la fermeture de la seule chaîne qui apporte un tant soit peu de pluralisme sur nos écrans et il ne s’en cache pas. « Dans une démocratie normale, cet organe de propagande raciste devrait être fermé immédiatement », a ainsi tweeté le coordinateur « insoumis » Manuel Bompard. Une telle décision n’est heureusement pas du ressort des élus LFI. Elle revient à l’Arcom ainsi qu’au Conseil d’État, deux organes dirigés par… des socialistes. Autant dire que la liberté d’expression de tous est loin d’être pleinement garantie dans notre pays.

Jean Kast dans BV

. Après les municipales, plusieurs élus retirent les drapeaux européens de leur mairie

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : « Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français », lance Christophe Barthès à Carcassonne (Aude) Petit à petit, les maires élus au second tour des municipales, le dimanche 22 mars dernier, prennent leurs fonctions. Bien qu’ils aient sept ans pour appliquer leur programme, certains veulent imprimer leur style dès les premiers jours de mandat. C’est le cas, notamment, de Christophe Barthès à Carcassonne (Aude).

Le maire du Rassemblement national n’a pas tardé à faire parler de lui. Ce dimanche 29 mars, l’édile a été filmé en train de retirer le drapeau européen du fronton de sa mairie. La séquence a été diffusée sur les réseaux sociaux. Elle a pour légende : « Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français. » Le message est on ne peut plus clair.

Le patriotisme en étendard

Même chose à Harnes, dans le Pas-de-Calais. Anthony Garénaux-Glinkowski, le nouveau maire RN de cette commune d’un peu plus de 12.000 habitants, a récemment fait savoir qu’il considère « qu’un seul drapeau doit flotter sur les bâtiments publics » : le drapeau français. Ni une ni deux : ce week-end, il a fait disparaître la bannière aux douze étoiles qui ornait le fronton de son hôtel de ville. Un nettoyage de printemps des plus efficaces, puisque le drapeau ukrainien que son prédécesseur avait installé lors de l’éclatement du conflit russo-ukrainien a été mis au placard dans le même temps.

Autre parti, même action. Anne Père-Brillault, le nouveau maire Les Républicains du Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), a fait retirer les étendards ukrainiens et européens de la façade de sa mairie, aussitôt après avoir été investie par le conseil municipal.

À ce sujet — L’Assemblée vote pour l’obligation du drapeau européen devant les mairies

Ces édiles remettent la France au milieu de la mairie. Et, contrairement à ce qui peut se dire çà et là, rien ne les en empêche. La loi votée en mai 2023 par l’Assemblée nationale concernant l’obligation des communes de plus de 1.500 habitants de pavoiser aux couleurs de l’Europe n’est jamais entrée en vigueur. Le texte, bien qu’arrivé au Sénat dès le lendemain du vote au sein de l’Hémicycle, n’a pas été examiné par la chambre haute. Il est en suspens depuis un peu plus de deux ans. Christophe Barthès, Anthony Garénaux-Glinkowski et Anne Père-Brillault sont dans leur bon droit.

Ils pourraient être imités par d’autres édiles patriotes et/ou souverainistes. Les mairies conquises par des candidats RN sont évidemment particulièrement scrutées : Vauvert, Montargis, La Flèche, Tarascon, Montauban… Là, les mairies sont habillées des couleurs européennes, et il se pourrait que cela ne dure pas. Les élus du Rassemblement national ne sont pas nécessairement anti-Europe mais, sans doute plus que d’autres, ils souhaitent que la France passe au premier plan. Ils tiennent également à la neutralité des institutions publiques, une chose que certains maires ont tendance à oublier.

La neutralité en boussole

C’est le cas à Elne, dans les Pyrénées-Orientales, où le maire sortant, Nicolas Garcia, avait fait installer un drapeau LGBTQIA+ en façade. Steve Fortel (sans étiquette), investi par le conseil municipal de sa commune ce dimanche 29 mars, compte bien remédier à cela. Il confie à BV : « Le drapeau européen, on ne va pas l’enlever pour l’instant, mais je ne m’interdis pas de le faire si l’Union européenne nous entraîne dans un conflit international. En revanche, le drapeau LGBT, on va l’enlever parce que c’est de la politique politicienne. C’est entraîner des divisions que d’afficher ce drapeau-là. Une mairie doit être neutre. »

Tout est dit. Les mairies doivent être neutres et ne devraient en aucun cas être utilisées pour défendre telle ou telle cause ou pour prendre parti pour tel ou tel peuple. Partout où il y a eu des drapeaux autres que celui de la France, des tensions et des divisions sont nées. Seul l’étendard tricolore fait l’union.

Sarah-Louise Guille, dans BV

. Record battu : La France n’a jamais autant accordé l’asile qu’en 2025

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#webtube : Personne n’en parle, mais ça y est, c’est confirmé : la France n’a jamais autant accordé l’asile qu’en 2025 ! 2025 est une année RECORD tant en termes de volume total que de taux de reconnaissance de l’asile.

Source : FDS