. « Coordinateur d’intimité » : le plus beau métier du monde !

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Savez-vous ce qu’est un « coordinateur d’intimité » ? Ce nouveau métier de cinéma créé dans le sillage de #MeToo n’est pas banal. Le Dauphiné libéré a interrogé une certaine Sara Kamidian, « coordinateur(rice) d’intimité » non-binaire, qui présente sa mission.

Trêve de grimaces. Oubliez notre vie politique indigente, la guerre au Moyen-Orient et les dessous cracras de l’affaire Epstein. En direct du pays réel, la presse régionale nous apporte une bonne nouvelle : des emplois se créent pour la bonne cause.

Fin février, Le Dauphiné libéré interrogeait une petite main de l’industrie cinématographique : le « coordinateur(rice) d’intimité » Sara Kamidian. Créé après les scandales #MeTooet #BalanceTonPorc (merci Weinstein !), ce nouveau métier consiste à encadrer le tournage de scènes olé-olé en laissant la morale sauve. L’occasion fait le larron : la première édition du festival ardéchois queers et féministes « Les Chatte.eignes » met à l’honneur ce nouveau métier en pleine extension.

Avec un sérieux papal, Kamidian présente sa mission : devenir le Rémy Julienne de l’alcôve. « Je suis comme une personne qui fait de la coordination de cascade. Moi je fais la coordination des cascades d’intimité ». La syntaxe est hésitante mais le propos assuré. Avis aux béotiens : en dehors des films naturalistes aux rapports sexuels non-simulés, il paraît que la majeure partie des productions utilisent des prothèses pour simuler une étreinte sans risque d’attouchements. « La chorégraphie des scènes d’intimité », dixit Sara, doit donc être réglée au cordeau. Quand Bourdieu rencontre l’intermittence du spectacle, cela donne ce galimatias : « Mon but tout au long du processus de production, c’est de m’assurer du consentement de tout le monde, mais surtout que les interprètes sont le plus libres possibles. Et pour faire ça, on prend en compte les dynamiques de pouvoir, qui se jouent dans le processus. » Minute. Comme s’en inquiétait Blanche Gardin, une actrice moyenne pourra-t-elle coucher avec le producteur pour décrocher un rôle ? Voire, se rapprocher d’un camarade de jeu pour accélérer sa carrière ? Mêmes questions pour nos amis les z’hommes… Dans les années 2000, on a vu plus d’une dessalée au bras de Harvey Weinstein, le magnat de Hollywood à l’air porcin.

Le coordinateur d’intimité n’en dit goutte. Elle (ou il, suspense…) préfère se raconter. Après une « école de montage » (sic), Sara Kamidian a écumé les plateaux de tournage, ayant très vite eu vent des « violences sexistes, sexuelles, racistes, validistes, etc. ». Un p’tit truc en plusJoséphine, ange gardienQu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? : inclusion, que de navets on commet en ton nom ! Tiraillée par des questionnements « éthiques », Kamidian s’est lancée.

Un travail à « 80% en préparation avant le tournage » dont l’objectif « est qu’il n’y ait pas d’improvisation » et que « tout soit déjà établi en amont ». Pour la faire courte, chacun connaît les limites de l’autre (« j’embrasse pas… ») et doit répéter un ballet établi d’avance. Pas d’impro mais « la priorité est donnée au jeu et c’est beaucoup plus fun pour tout le monde ». Si Kamidian le dit…

Dans toute cette panade, Le Dauphiné libéré glisse un zeste d’humour british : « Quelle est la scène la plus challengeante de votre carrière ? ». Réponse : une scène de « cruising », autrement dit d’ébats homosexuels entre comédiens qui n’étaient pas au courant des détails du scénario. Comment se fait-ce ? Au milieu des années 70, sous la plume de Francis Veber, Georges Lautner avait imaginé l’adaptation d’un roman en film porno dans On aura tout vu ! Apparemment, certains directeurs d’acteurs réservent ce genre de surprise à leur distribution. Heureusement que Sara Kamidian veille désormais. Au fait, notre coordinateur(rice) d’intimité « se définit comme non-binaire, d’où l’utilisation d’adjectifs non-genrés » par Le Dauphiné libéré. Décidément, iel rejette le sexe. Même au pluriel.

Hélène Hecate, Revue Eléments

. Iran : le coup d’État silencieux des Gardiens de la révolution

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : La mort du Guide suprême Ali Khameneï n’a pas fait disparaître la République islamique d’Iran mais a rendu son centre de décision invisible. Tandis que Mojtaba Khamenei incarne une autorité incertaine, les Gardiens de la révolution pourraient avoir pris les rênes de la République islamique. L’assassinat du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, accroît encore leur emprise. Décryptage d’un coup d’État en coulisses.

Nourris d’idéologie khomeyniste, les Gardiens de la révolution iraniens ont comme livre de chevet le recueil des dits et sermons attribués à Ali, cousin et gendre de Mahomet qui occupe une place centrale dans l’islam chiite. Cet ouvrage, intitulé La Voie de l’éloquence (Nahj al-Balagha) est un peu Le Petit livre rouge des pasdarans, du reste pleinement immergés dans une économie dont ils contrôlent des pans entiers.

Aguirre ou la colère d’Allah

Qui sait, peut-être ont-ils préparé la guerre en visionnant Aguirre ou la colère de Dieu (1972). Klaus Kinski y campe un lieutenant paranoïaque parti en expédition sur l’Amazone. Il y fomente une mutinerie et nomme empereur d’Eldorado un homme de troupe dénué du moindre charisme. Aguirre a ainsi toute liberté d’exercer sa tyrannie en sous-main.

Cinq siècles séparent l’Amérique des conquistadors de l’Iran actuel. À moins qu’un Stetson ne rétrécisse son champ de vision, on observe un parallèle troublant entre les deux situations. Officiellement élu Guide par l’Assemblée des experts le 8 mars, Mojtaba Khameneï, 56 ans, a été imposé par les Gardiens de la révolution. Au moins quatorze des quatre-vingt-huit membres de l’Assemblée chargée de le désigner, auraient protesté contre les pressions des pasdarans. Depuis sa désignation, Khameneï junior ne s’est jamais montré, pas même en vidéo. Son intronisation a mis en scène un portrait officiel, obtenu par intelligence artificielle, que les dignitaires de la République islamique ont embrassé pour lui prêter symboliquement allégeance. Jeudi dernier, son premier message officiel a été lu par une journaliste de la télévision publique iranienne.

Portrait d’un inconnu

À dose homéopathique, les dirigeants de la République islamique et leur entourage distillent des éléments de langage parfois contradictoires : Mojtaba serait en parfaite santé (comme son père jusqu’à l’annonce officielle de son décès !), blessé, alité, dans le coma… Manifestement, le nouveau Guide se trouvait sur les lieux du bombardement du 28 février qui a coûté la vie à son père, son épouse, une grande partie de sa famille et décapité l’organigramme sécuritaire de l’Iran. Dès lors, les certitudes laissent place aux spéculations. Mojtaba Khameneï aurait peut-être survécu à d’autres attaques aériennes. Une rumeur persistante le dit exfiltré d’Iran vers la Russie, ou défiguré, comme l’a annoncé le secrétaire d’État américain à la Défense Pete Hegseth. Tout ce brouillard informationnel prouve que la propagande est la continuation de la guerre par d’autres moyens. Dans la guerre psychologique, services américains et israéliens font courir des bruits scabreux. Homosexualité, liaison avec son professeur, infertilité : tout y passe !

À l’heure de la postvérité générée par I.A., ces détails biographiques importent peu. Dans l’Iran à feu et à sang, les deux corps du Guide (Ernst Kantorowicz), le physique et le spirituel, se fondent en un avatar virtuel. Le pedigree religieux de Mojtaba n’est pas en cause : hojat-al-islam comme son père Ali, c’est-à-dire clerc de rang intermédiaire, et non ayatollah, sa promotion expresse répond à une urgence politique. Déjà, en 1989, Khameneï senior avait été préféré à l’ayatollah Montazeri et ses velléités réformatrices, pour perpétuer le statu quo.

Survivre à la décapitation                                                         

Trente-cinq ans plus tard, Mojtaba Khameneï a été élu contre la volonté du véritable maître du pays, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, assassiné mardi par une frappe israélienne. Clerc sur le tard, Khameneï junior n’a étudié la théologie à Qom qu’à l’âge de 30 ans. Comme le souligne le chercheur irakien Adel Bakawan, c’est en fait un Gardien de la révolution, qui a combattu pendant toute la guerre Iran-Irak. Cette expérience fait de lui le chaînon manquant entre les deuxième et troisième générations de pasdarans. Après ce baptême du feu, Mojtaba a rejoint sous l’égide de son père la Maison du guide (bayt-e-rahbari), une administration pléthorique et surpuissante qui compte quatre mille membres directs et quarante mille dans ses différentes ailes décentralisées.

Hélas, pour Donald Trump, rien n’est simple dans l’Iran compliqué. Le régime clérico-militaire qu’est la République islamique est conçu pour survivre à la décapitation. La sociologue Amélie Chelly l’a finement observé sur Le Figaro TV : ce système polycentrique, avec une quinzaine de services de renseignements, deux armées parallèles et une multiplicité d’agences concurrentes résiste au tapis de bombes américano-israélien. Telle une hydre dont les têtes repoussent sitôt coupées, cette arborescence quasi-soviétique ne dépend d’aucun culte de la personnalité. Loin de faire s’écrouler tout l’édifice politique comme la chute de Saddam Hussein ou de Bachar Al-Assad, la mort d’Ali Khameneï a révélé la nature décentralisée et militaro-religieuse du système répressif (32 000 manifestants assassinés en janvier).

Qui décide ?

Au sommet politique et militaire, chaque hiérarque a désigné un successeur et ainsi de suite jusqu’au quatrième échelon. Les scalps qu’exhibent les États-Unis et Israël rendent le lieu réel du pouvoir plus opaque que jamais. Depuis la guerre de juin dernier, l’appareil sécuritaire de la République islamique a décidé de changer de stratégie. « Nous sommes trop prévisibles », se seraient dit les décideurs iraniens, las de bombarder des bases américaines désertées en guise d’écran de fumée. La riposte inédite contre l’ensemble des pays du Golfe, Oman excepté, et le blocus de facto du détroit d’Ormuz, en sont les conséquences. Jusqu’à l’irrationalité ? Les stratèges de Téhéran prennent le risque de se mettre à dos tous leurs voisins car le jeu en vaut la chandelle : prendre en otage l’économie mondiale met la pression sur les États-Unis pour qu’ils arrêtent la guerre. Nul ne sait vraiment qui décide aujourd’hui des mesures à prendre, si tant est qu’un centre de pouvoir unique subsiste encore. La mort d’Ali Larijani a mis au jour certaines fissures au sommet du régime, le Conseil suprême de sécurité démentant des informations divulguées par la presse des pasdarans. Pareille cacophonie fait mauvais genre dans un système qui a le dos au mur et deux des plus puissantes armées du monde à ses trousses. Si Israël fait le pari d’un ébranlement du régime islamique, tandis que l’Amérique recherche désespérément un interlocuteur, leurs espoirs ont toutes les chances d’être douchés. Malgré l’incontestable ascendant militaire de Washington et Tel Aviv et la fragilité extérieure du régime iranien, désormais très isolé, les faits sont têtus. Depuis presque cinquante ans, les pasdarans se préparent au retour dans la clandestinité. Les milices populaires (bassidjis) ont formé des centaines de milliers d’Iraniens et mené la répression de ces dernières semaines. L’extension du domaine de la guerre de l’Iran au Liban ouvre également un champ d’incertitudes. Les affrontements terrestres entre Tsahal et un Hezbollah téléguidé par Téhéran mettent à mal le Levant. Si la Syrie d’Ahmed Al-Charaa attaquait également la milice chiite, l’ensemble du Moyen-Orient pourrait en pâtir. Décidément, Trump ne mesure pas les conséquences de ses actes.

Daoud Boughezala, Revue Eléments

. [MUNICIPALES] Macronisme ou union des droites ? À Nice, le choix fatal de Christian Estrosi

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Lâché par Bruno Retailleau, le maire sortant de Nice est soutenu par Xavier Bertrand et Gérard Larcher. Tout un symbole. À Nice, Christian Estrosi fait feu de tout bois pour rattraper son retard. Mais le maintien de la liste de gauche rend la remontada particulièrement ardue, alors qu’Éric Ciotti l’a devancé de plus de douze points au premier tour. Dans un des bastions traditionnels de la droite, Christian Estrosi a choisi, avec l’énergie du désespoir, de s’adresser aux « électeurs de gauche » et aux abstentionnistes. Celui qui dirigea Nissa la Bella durant 18 ans fait marcher à plein régime le « barrage contre l’extrême droite » pour éviter à « sa ville » de « plonger dans le précipice ». Son adversaire ? Pour en parler, il n’utilise plus que le sobriquet menaçant de « lieutenant de Madame Le Pen ».

Christian Estrosi a choisi son cheval depuis plusieurs années : le grand centrisme, incarné par Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Édouard Philippe. Après avoir été un des plus fervents supporters du premier, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a choisi de suivre Horizons, le parti du second. Dans cet âpre combat pour un quatrième mandat, Christian Estrosi avait même obtenu le soutien du parti LR. Mais coup de tonnerre, ce mercredi 18 mars : Bruno Retailleau a refusé de renouveler le soutien de son parti au maire sortant à cause des « appels à la gauche et au communautarisme » de celui-ci et du « climat délétère » de la campagne niçoise.

Le macronisme en cheval de bataille

Alors qu’Éric Ciotti s’engouffrait dans cette brèche, remerciant le président des LR de « retirer son soutien au candidat macroniste », c’est tout l’écosystème parisien qui s’est insurgé. Michel Barnier a pris l’exact contre-pied de l’ancien ministre de l’Intérieur pour réaffirmer, sur X, le soutien de sa « famille politique » à Christian Estrosi.  « Nous l’avons soutenu au premier tour, nous le soutenons sans ambiguïté au second tour », a écrit l’ancien Premier ministre. « Des repères fondamentaux disparaissent », s’est ému Gabriel Attal, alors que Jean-François Copé et Xavier Bertrand se sont empressés de voler au secours de l’homme que les Niçois appellent volontiers « Estro ». Le président de la région Hauts-de-France a reproché à Bruno Retailleau « d’apporter insidieusement son soutien à Éric Ciotti », pendant que Gérard Larcher, le président du Sénat, rappelait que « l’accord politique entre les familles de la droite et du centre doit être respecté ».

« Aujourd’hui, il y a un rejet important du macronisme, souligne, auprès de BV, le sénateur LR des Alpes-Maritimes Henri Leroy, je ne suis pas convaincu que les propos de Gérard Larcher ont un impact sur l’électeur. » Voilà certainement une des principales clefs de ce scrutin niçois. Et cela saute aux yeux dans cette séquence : tout ce qui s’apparente de près ou de loin à la Macronie vieillissante vole au secours de Christian Estrosi. Tout ce qui provoque, justement, un profond dégagisme chez les Français qui penchent, comme le démontrent les études d’opinion, de plus en plus à droite.

L’union des droites traditionnelle et nationale

Éric Ciotti a choisi la stratégie parfaitement inverse. Celle de s’allier à Marine Le Pen et au Rassemblement national en 2024, en affichant son souhait de créer une union des droites, dont il tirera le nom du parti politique qu’il fondait dans le même temps. En fédérant la droite traditionnelle et la droite nationale, Éric Ciotti a épousé une stratégie électorale en passe d’être gagnante. Et le succès est éclatant dans les Alpes-Maritimes, qui était la fédération LR la plus importante, en termes d’adhérents, après Paris et les Hauts-de-Seine. « À Nice, Éric Ciotti fédère l’électorat de droite traditionnelle qui votait Jacques Peyrat et celui du RN », analyse Henri Leroy. Au premier tour, Éric Ciotti a dépassé les 43 %.

Outre le positionnement politique, plusieurs dossiers compliqués sont venus perturber cette fin de campagne. Christian Estrosi et son épouse ont été entendus, ces derniers jours, comme témoins et victimes dans l’affaire de la tête de porc qui défraie la chronique dans la cité méditerranéenne. Il y a une semaine, Nice-Matin et Mediapart dévoilaient la désastreuse gestion du Grand Prix de France du Castellet épinglée par la chambre régionale des comptes. En quatre ans d’existence, le groupement d’intérêt public que présidait Christian Estrosi affiche 28 millions de pertes nettes, alors que 102,9 millions d’euros étaient engloutis dans le Grand Prix. Éric Ciotti, lui, se permet le luxe de décliner le débat du second tour. « Il est sur la bonne pente, inutile pour lui de s’exposer », nous explique un fin connaisseur des milieux politiques maralpins. Deux personnalités, deux stratégies politiques. Dans quatre jours, les Niçois trancheront.

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. Les politiciens qui ont gouverné sont tous les fossoyeurs de notre nation

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Ceux qui diabolisent LFI et feignent de s’alarmer de son succès, sont les mêmes qui ont rallié Mélenchon pour barrer le RN en 2024. Sans cet inique front républicain, PS et LR n’auraient obtenu que des miettes aux législatives. Mais la gamelle d’abord !

Sans ces magouilles mafieuses, le RN obtenait plus de 300 sièges et la France ne serait pas à la dérive, impuissante à relever les innombrables défis qui se succèdent.

Que personne ne s’étonne donc du fait que l’abstention soit devenue le premier parti de France. Vous avez tous mené la même politique de démolition de la nation, quel que soit le parti au pouvoir. La culture de l’échec ne peut que faire fuir les électeurs.

Vos magouilles incessantes, vos mensonges innombrables, vos trahisons en tous genres, votre incompétence dévastatrice, votre absence totale de patriotisme sincère, de morale  et de sens de l’Etat, ont fait de la France un pays en voie de sous développement avancé, le plus dangereux d’Europe, totalement ruiné pour plusieurs générations. Et le pire est que vous venez encore donner vos leçons et conseils sur les plateaux TV.

Le Général, qui se plaisait à dire que la France ne saurait se concevoir autrement que grande et belle, vous avait légué le pays le plus riche et le plus admiré d’Europe. 

Croissance à la chinoise, pas de chômage, pas d’insécurité, pas de dettes, un niveau de vie en ascension continue, les meilleures grandes écoles…Cette France des Trente Glorieuses restera sans doute la plus heureuse de toute son histoire.

Mais vous avez dilapidé l’héritage gaullien, vous conduisant comme des pillards et détruisant tout ce qui faisait la grandeur de la France. Et tout cela en un demi-siècle.

– Notre école si renommée n’est plus qu’une fabrique d’illettrés. Vous avez nivelé notre jeunesse par le bas au nom de l’égalité des chances. Plus aucun bachelier ne manie la langue française avec aisance. Nous fabriquons des bons à rien et des nuls en tout

– Notre système de santé, longtemps le meilleur d’Europe, est ruiné à vouloir soigner toute la planète sans aucune limitation de dépenses. Nous sommes le seul pays au monde où un sans papiers est mieux soigné qu’un citoyen français qui travaille et cotise

– Notre modèle social, envié de tous, est à l’agonie pour l’avoir partagé avec toute la misère du monde, qui occupe en masse nos logements sociaux alors que des millions de citoyens sont mal logés

– Et que dire de notre dette himalayenne et de nos déficits abyssaux que personne ne tente de maitriser. C’est le PS, qui a fait 2% à la présidentielle de 2022, qui impose sa loi, décide du budget de la France, augmente les impôts et interdit toute économie

Le résultat de ces municipales étale au grand jour le triomphe de LFI et la justesse de l’analyse de Mélenchon, qui sait très bien que le PS, du moins les débris qu’il en reste, vient lui manger dans la main lors de chaque élection.

Il sait aussi que la droite n’est plus qu’un ramassis d’hypocrites sans honneur, bien trop lâches pour défendre l’identité de la France et son patrimoine culturel. La créolisation du pays ? La droite s’y résigne sans jamais la dénoncer, acceptant le grand remplacement qu’elle a si longtemps nié pour ne pas marcher sur les plates bandes du RN et ne pas être taxée de lepénisme. Elle ne sait que trahir.

Cette droite sans éthique, qui avait confisqué au peuple son « non » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne, est en voie de disparition. Elle est sans intérêt pour un électeur patriote. Sa seule politique depuis le retour de Chirac en 1995, a été de combattre le FN. Avec Sarkozy, elle a même gouverné en appelant des socialistes à Matignon ! Elle a toujours mené une politique de gauche. Trahir son électorat est dans sa nature.

Le résultat de quarante années de lâchetés et de trahison de la pensée gaullienne ?

Il est devant nous. C’est LFI, le parti rebelle qui veut renverser la Ve République, le parti antisémite et immigrationniste qui appelle au changement de population, le parti qui a la haine de la police, le parti qui prétend combattre le racisme mais qui nie le racisme antiblanc, le parti qui combat un fascisme d’extrême droite inexistant tout en ignorant l’antisémitisme musulman, c’est ce parti qui est le faiseur de rois à chaque élection, en 2024 comme aujourd’hui.

Mélenchon se fait discret entre les deux tours mais intérieurement il jubile et il a raison. Il a vu juste en misant tout sur l’immigration et en pariant sur la lâcheté de ses adversaires.

On le disait fini après son positionnement sur l’attaque du 7 octobre 2023, on le diabolise pour ses propos sur le meurtre de Quentin, au point d’annoncer un front anti-LFI.

Mais au bout du compte, ce premier tour des municipales est un triomphe pour Mélenchon, qui impose son front antifasciste avec la bénédiction des écologistes, du PS et des LR, cette fausse droite toujours prête à torpiller toute union avec le camp patriote.  Pour Retailleau, la priorité reste de battre la gauche et le RN.

Depuis quarante ans, la droite s’attribue un label de virginité alors qu’elle a détruit le pays.

Finalement, le triomphe de Mélenchon est mérité, puisque la politique de renoncement et de soumission de la droite a été son tremplin.

A en juger par tous les ralliements du PS à LFI et au vu des contorsions de la droite qui préfère voter pour la gauche ou l’extrême gauche plutôt que pour un candidat RN, on peut affirmer que c’est Mélenchon qui a en mains l’avenir de la France. Des Roubaix, il y en aura beaucoup d’autres dans les vingt ans qui viennent. C’est inéluctable.

En attendant, nous verrons au deuxième tour si LFI transforme l’essai.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Là où LFI passera, l’économie trépassera, la preuve avec Airbus à Toulouse

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : L’information n’est pas une énième fake news – parce que c’est dur de dire « fausse nouvelle » ou tout simplement « mensonge » – mais provient de La Dépêche, organe de presse régionale qu’on ne saurait qualifier non plus d’officine crypto-fasciste, sauf à être un détraqué d’ultragauche pour qui le fascisme commence dès qu’on n’est pas d’accord avec lui.

Donc, La Dépêche rapporte une information qui pourrait – qui devrait ! – refroidir les ardeurs électorales des plus « modérés » du camp fanatique LFI. Et cette information n’est pas des moindres puisqu’elle promet une désertification économique des zones LFI, un parti qui s’y connaît autant en économie que Macron en stratégie militaire, c’est dire !

Ainsi, en apprenant la fusion de LFI et des socialistes – dont leur chef, Olivier Faure en gueule, avait juré qu’il ne voulait pas de ces alliances-là ! –, pour le second tour des municipales à Toulouse, le monde patronal local, par la voix du Medef de Haute-Garonne, a tiré la sonnette d’alarme, prévenant que « l’avenir de Toulouse ne peut se construire sans ses entreprises, et encore moins contre elles ».

Et d’ajouter ceci : « Face à un conseil métropolitain bordélisé et sous influence des insoumis, défavorables à l’aéronautique, les usines Airbus et les emplois fileront à Hambourg ou ailleurs. »

https://www.ladepeche.fr/2026/03/17/municipales-a-toulouse-face-a-la-bordelisation-des-insoumis-a-la-metropole-les-usines-airbus-et-les-emplois-aeronautiques-fileront-a-hambourg-ou-13275558.php

On rappellera que la filière aéronautique c’est quelque 83 000 employés en Occitanie, 40% des emplois du secteur aérospatial en France et plus de 800 entreprises, avec 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Mais de ça comme du reste, LFI s’en moque, qui préfère sans doute financer des mosquées cathédrales et autres gâteries islamiques plutôt que de se préoccuper de l’économie réelle, celle qui finance les émoluments de ses élus et les minarets dont il rêvent !

Toulouse n’est pas la seule ville en danger, car à Roubaix, où David Guiraud est en passe de l’emporter et très éprouvée par l’effondrement du secteur textile, abrite tout de même des entreprises des nouvelles technologies qui pourraient elles aussi filer à Hambourg ! Par exemple, le OVHcloud, une entreprise florissante spécialisée dans l’hébergement de serveurs, le cloud, la télécommunication d’entreprise et Internet, pourrait elle aussi aller voir si l’herbe est plus verte en Allemagne ou ailleurs. Déjà que Roubaix est la ville la plus pauvre de l’Hexagone, LFI pourrait en rajouter une couche.

De son côté, Saint-Denis, tombée dans l’escarcelle de LFI, voit depuis quelques années s’installer un grand nombre d’entreprises – parce que les loyers y sont moins chers que dans la capitale toute proche, entre autres –, ce qui représente une manne pour la ville. Mais avec un maire LFI, qui déteste la police, ça va devenir compliqué de travailler avec des dealers en bas des bureaux ! On voit ce qu’il est advenu avec les bureaux d’Orange à Marseille.

Et puis, sait-on jamais, les élus LFI pourraient exiger des entreprises de se plier à quelques prescriptions coraniques, avec salles de prière, cantine séparant les hommes et les femmes, congés Ramadan, etc. On aurait peut-être droit aussi à des quotas de migrant imposés aux entreprises, parce que les bouffées délirantes, chez LFI, c’est une énergie renouvelable ! Si c’est de l’ordre de la projection – plausible ou délirante, faites votre choix –, tout reste possible avec un parti ouvertement anti-France et pro-islamique.

En attendant, les Français qui triment dans ces régions pourraient voir leur gagne-pain disparaître au profit d’autres régions économiquement plus sécurisantes pour les entreprises. Ces pauvres Français seront à nouveau les dindons de la farce, comme du temps où les immigrés prenaient la place de leurs aînés, ainsi que le déplorait en 1981 le secrétaire général du Parti communiste Georges Marchais, déclarant dans un discours resté dans les mémoires : « Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. »

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/georges-marchais-immigration-analyse-pascal-perrineau

LFI c’est comme Attila, mais lui, au moins, c’est juste l’herbe qu’il empêchait de repousser, pas l’économie…

Cyrano, Riposte Laïque

. Chalon : le tribunal administratif impose la neutralité vestimentaire au conseil municipal, revers pour LFI qui voulait que ses conseillères municipales puissent y siéger voilées

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Que dirait LFI si un conseiller municipal venait avec des vêtements d’ecclésiastique croix autour du coup ? ou avec une kipa ? Autour d’une table quand on traite des affaires de la commune, on n’expose pas sa religion, ce n’est pas l’endroit pour ça. Autour de la table, on va discuter d’affaires de la commune en toute liberté, sans pression vestimentaire et sans faire du prosélytisme religieux. C’est comme ça en France et cela s’appelle la République Française. Liberté Egalité Fraternité. Liberté ne signifie pas que l’on fait ce que l’on veut, cela signifie qu’aucune pression (religion ou autre) ne doit polluer les débats.

À Chalon-sur-Saône, un contentieux juridique s’ouvre dès les premiers jours du nouveau mandat municipal. Deux conseillers municipaux élus sous l’étiquette La France insoumise ont saisi en urgence le tribunal administratif de Dijon afin de contester une disposition du règlement intérieur du conseil municipal.

Damien Saley et Lamia Sabrina Sari, cette dernière indiquant qu’elle « porte le foulard islamique par convictions religieuses », demandent la suspension d’un article encadrant la tenue vestimentaire des élus. Introduite le 14 janvier à l’initiative du maire Gilles Platret, réélu dès le premier tour, cette disposition impose une tenue « neutre » s’apparentant à une tenue de ville et exclut toute expression d’opinion à travers l’apparence.

À l’audience en référé liberté, organisée mercredi matin, le maire a défendu cette règle au nom de la laïcité. Selon lui, il s’agit d’éviter que le conseil municipal devienne un lieu de prosélytisme ou de défense d’intérêts communautaires.

La décision du tribunal administratif de Dijon est attendue à l’issue de cette procédure d’urgence.

Le Figaro

. La chanson du jour, I Should Live in Salt – The National

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Il y a quelque chose dans la voix de Matt Berninger qui transforme chaque regret en une sorte de monument. « I Should Live in Salt », c’est cette sensation d’avoir manqué un rendez-vous important avec quelqu’un qu’on aime, et de réaliser que le temps a filé. Est-ce qu’on peut parler de la section rythmique sur ce titre ? La batterie de Bryan Devendorf, en 9/8, crée ce sentiment d’instabilité, comme si la chanson cherchait son équilibre, tout comme la relation qu’elle décrit. C’est brillant, brut et ça reste en tête bien après la dernière note.

#webtube : There’s something about Matt Berninger’s voice that transforms every regret into something monumental. « I Should Live in Salt » captures that feeling of having missed an important opportunity with someone you love, and realizing how quickly time has slipped away. And what about the rhythm section on this track? Bryan Devendorf’s 9/8 drumming creates this sense of instability, as if the song is searching for its balance, much like the relationship it describes. It’s brilliant, raw, and stays with you long after the last note fades.

Source : Youtube – The National



. Carlos de Antonio Alcázar : « Renverser un régime tel que celui de l’Iran est en soi une entreprise complexe et pleine de risques »

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Carlos de Antonio Alcázar est un colonel à la retraite de l’armée espagnole. Au cours de sa carrière militaire, il a participé à de nombreuses opérations hors d’Espagne, notamment au Moyen-Orient, en Afrique et dans les Balkans. Notre confrère Álvaro Peñas l’a interviewé au sujet de la guerre en Iran.

Comment évaluez-vous les premiers jours de l’opération militaire contre l’Iran ?

Carlos de Antonio Alcázar : La mise en œuvre de cette opération contre l’Iran marque un nouveau tournant dont les conséquences structurelles s’étendent bien au-delà du domaine strictement militaire. Les Forces de défense israéliennes (FDI) opèrent à nouveau en parfaite synchronisation opérationnelle avec les États-Unis dans le cadre de l’opération « Lion rugissant » (aux États-Unis « Rage épique »). Dès le début, les efforts ont visé à affaiblir les capacités politiques et militaires du régime en déstabilisant son centre de décision.

Nous entrons dans le domaine de la guerre cognitive, dans la guerre hybride, qui intègre des éléments cinétiques conventionnels visant à détruire des cibles stratégiques de grande valeur liées au commandement du régime. Le premier jour, le guide suprême Ali Khamenei et au moins dix hauts responsables iraniens auraient été tués. Parallèlement, les efforts se concentrent sur la destruction des infrastructures militaires critiques afin de contraindre l’Iran non seulement à accepter un accord, mais aussi à capituler et à changer de régime.

Le déploiement militaire a été et reste exceptionnel : deux groupes aéronavals (un troisième est en route) et leur escorte, des avions de supériorité aérienne, des systèmes de défense aérienne, des ravitailleurs et des avions de transport, des sous-marins et d’autres moyens. L’Iran a exacerbé la situation en menant des attaques contre des bases américaines, des villes, des installations pétrolières et des aéroports en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Qatar, au Koweït et en Jordanie.

Cette opération devrait se poursuivre pendant plusieurs semaines et inclure des frappes de précision contre les autorités militaires, politiques et religieuses, les installations de sécurité iraniennes et l’infrastructure nucléaire.

Au cours de ces premiers jours, les capacités offensives iraniennes ont été considérablement réduites dans trois domaines militaires clés : la puissance de feu des missiles et des drones, le système de commandement et de contrôle, ainsi que l’infrastructure militaire, y compris la défense aérienne intégrée.

La supériorité aérienne est déjà acquise sur la quasi-totalité du territoire iranien. Tout cela témoigne du déroulement d’une campagne visant à neutraliser les capacités offensives iraniennes. Israël a lancé une attaque initiale avec environ 200 avions contre plus de 500 cibles en deux vagues successives. Ce premier jour, l’Iran a mené une attaque massive à l’aide de missiles et de drones, destinée à surcharger les systèmes de défense aérienne. Le deuxième jour, l’utilisation des drones a atteint son apogée, bien que les États-Unis et Israël aient commencé à cibler les lanceurs mobiles, les bases et les dépôts logistiques. À partir du troisième jour, une phase évidente d’épuisement s’est amorcée, marquée par une diminution des tirs iraniens.

Le quatrième jour a été marqué par un changement dans le contrôle de l’espace aérien, les États-Unis et Israël ayant atteint une supériorité aérienne localisée et étendu leurs opérations sur le territoire iranien. Le cinquième jour, le rythme des attaques iraniennes a ralenti, avec des salves moins coordonnées et un plus grand nombre de tirs isolés, ce qui indique généralement une perte de missiles opérationnels et une détérioration du commandement et du contrôle. Le sixième jour, cette détérioration s’est accentuée, avec des attaques de moindre envergure et plus de deux mille cibles militaires touchées par la campagne aérienne. À partir du septième jour, la capacité offensive iranienne a encore diminué, même si elle reste capable de causer des dégâts considérables.

Avant le conflit, l’Iran disposait de plus de deux mille missiles balistiques et de plusieurs centaines de lanceurs mobiles, ainsi que d’importantes réserves de drones d’attaque. Après plus d’une semaine d’opérations, plusieurs indicateurs confirment le déclin de la capacité offensive iranienne : une baisse de la cadence de tir, une dégradation du système de commandement et un glissement progressif vers des tactiques plus asymétriques. À l’avenir, le scénario le plus probable est celui d’un conflit d’intensité moyenne à faible, fondé sur des attaques sporadiques et des opérations d’usure. Il n’en reste pas moins que le conflit pourrait s’étendre avec la mobilisation des intermédiaires iraniens dans divers pays du Moyen-Orient ou, dans un scénario d’escalade plus importante, par des attaques contre les infrastructures énergétiques du golfe Persique, la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz ou les bases militaires occidentales de la région.

Marco Rubio a déclaré que l’opération avait été précipitée, car Israël avait l’intention d’attaquer les dirigeants iraniens, et certains analystes affirment que cela a conduit à une certaine improvisation du côté américain. Pensez-vous que ce soit le cas ?

Carlos de Antonio Alcázar : Non. La planification d’une opération conjointe est difficile, et sa mise en œuvre est encore plus complexe. Cette campagne militaire n’a pas été improvisée. Elle a nécessité une planification extrêmement complexe, menée en détail sur de longues périodes.

La préparation implique la collecte de renseignements sur plusieurs semaines ou mois, l’identification et la sélection précise d’objectifs militaires stratégiques, l’étude des couloirs aériens et des couloirs de sécurité, la planification des opérations de ravitaillement en vol et l’intégration des systèmes de défense antimissile dans toute la région. Elle exige également une coordination politique et militaire extrêmement étroite.

La planification opérationnelle comporte également une dimension logistique essentielle. Les moyens navals et aériens doivent être déployés à l’avance, les bases avancées préparées, les munitions précises stockées et les réseaux de communication et de renseignement activés pour le commandement et le contrôle. Tout cela nécessite du temps, de la préparation et une coordination entre les différentes structures militaires.

Ce qui peut arriver – et arrive souvent en période de tensions internationales – c’est que la décision politique de mettre en œuvre un plan existant soit reportée ou différée par rapport au calendrier initial. D’un point de vue militaro-analytique, il est important de faire la distinction entre l’improvisation et la mise en œuvre anticipée. La mise en œuvre anticipée signifie simplement que la planification était déjà achevée et que des considérations politiques ou stratégiques ont conduit à la décision de mettre en œuvre le plan plus tôt ou plus tard que prévu initialement.

Il ne s’agissait donc pas d’une opération improvisée. Il est beaucoup plus probable qu’un plan militaire ait déjà été élaboré et que l’évolution de la situation stratégique, conjuguée à une opportunité perçue, ait conduit à la décision d’accélérer sa mise en œuvre afin d’assurer une réponse coordonnée et de garder le contrôle sur l’évolution du conflit.

La riposte iranienne a surpris les observateurs par son ampleur et ses cibles, notamment les attaques contre la Turquie et l’Azerbaïdjan. N’est-ce pas une erreur d’attaquer autant de pays ? Que cherche le régime avec cette stratégie ?

Carlos de Antonio Alcázar : L’extension des attaques iraniennes à plusieurs pays – voire à la Turquie, à Chypre et à l’Azerbaïdjan – peut sembler surprenante. Elle semble aller à l’encontre de la logique militaire classique de concentration des forces et des efforts. D’un point de vue stratégique, cependant, un tel comportement représente une combinaison de dissuasion, de signalisation politique et de compensation d’une faiblesse militaire conventionnelle.

L’Iran poursuit trois objectifs principaux : l’extension du conflit afin d’accroître le coût politique et militaire d’une offensive contre lui, la création d’une incertitude stratégique pour les États-Unis, Israël et leurs alliés, ainsi que le renforcement du discours interne du régime.

L’un des épisodes les plus sensibles a été le tir d’un missile balistique dirigé vers l’espace aérien turc et intercepté en Méditerranée par le système de défense antimissile de l’OTAN. Cet incident est extrêmement délicat, car la Turquie est membre de l’OTAN. L’Alliance a condamné cette attaque et réaffirmé son engagement en faveur de la défense collective, bien que l’article 5 n’ait pas été invoqué. La stratégie iranienne repose sur ce que de nombreux analystes décrivent comme une « guerre régionale saturée », dont l’objectif est de vaincre la défense de l’adversaire et de multiplier les fronts simultanés. Cette stratégie comporte toutefois de sérieux risques. Attaquer un trop grand nombre de pays pourrait avoir l’effet inverse : le renforcement d’une coalition élargie contre l’Iran. Sur le plan militaire, plus le conflit est étendu, plus il sera difficile pour l’Iran de le soutenir face à des forces disposant d’une immense supériorité technologique et aérienne. En fin de compte, la stratégie iranienne repose sur une guerre régionale asymétrique intégrée. Son objectif n’est pas de vaincre militairement les États-Unis ou Israël dans une guerre conventionnelle, mais de les empêcher de remporter une victoire rapide et d’augmenter les coûts politiques, militaires et économiques du conflit.

Les attaques iraniennes diminuent en intensité, bien que la République islamique parle d’armes que nous n’avons pas encore vues. Existe-t-il des preuves de l’existence de telles « armes miracles » ? De quelles options l’Iran dispose-t-il si ses missiles sont épuisés ?

Carlos de Antonio Alcázar : En effet, les attaques iraniennes ont montré une tendance à la baisse en termes d’intensité. Il est peu probable que l’Iran dispose de systèmes miracles ou de technologies entièrement nouvelles qui n’auraient pas encore été documentées par les services de renseignement militaires occidentaux et les images satellites.

On sait que l’Iran dispose de vastes arsenaux qui ont été améliorés sur le plan technologique par rapport aux générations précédentes. Il s’agit notamment de missiles balistiques à moyenne et longue portée dotés de systèmes de guidage améliorés, d’ogives renforcées et de charges à fragmentation. Ces systèmes font l’objet d’études depuis des années par les agences de renseignement, les instituts d’analyse stratégique et la presse spécialisée dans les questions de défense. Du point de vue de l’analyse militaire occidentale, ils ne constituent pas une surprise. La rhétorique officielle du régime iranien, qui fait allusion à l’existence d’« armes secrètes », s’inscrit généralement dans un discours stratégique visant à créer de l’incertitude et à renforcer la cohésion interne.

Si l’Iran venait à manquer de missiles plus sophistiqués et de drones avancés, il pourrait intensifier le recours à des groupes intermédiaires. Ces forces peuvent mener des attaques indirectes, des sabotages ou des actions d’usure, étendant ainsi leur zone d’opérations au-delà du territoire iranien. L’Iran pourrait également réorienter ses efforts vers des cibles non strictement militaires, telles que les infrastructures énergétiques, les voies de communication maritimes, les systèmes de communication, les aéroports et les zones industrielles, afin d’exercer une pression politique et économique.

Dans ce contexte, les références à des armes invisibles ou «miraculeuses» doivent être interprétées davantage comme une tentative d’influencer la perception stratégique et psychologique du conflit que comme la preuve d’un arsenal caché susceptible de modifier de manière décisive le cours de la guerre. Néanmoins, l’Iran pourrait théoriquement utiliser environ 400 kilogrammes d’uranium enrichi pour fabriquer des « bombes sales » radiologiques, même si un tel acte serait extrêmement grave.

À quelles difficultés les États-Unis et Israël pourraient-ils être confrontés si la guerre durait plus de quatre semaines, comme l’a annoncé Donald Trump ?

Carlos de Antonio Alcázar : Une campagne militaire de longue durée implique une consommation constante de missiles de précision, de bombes guidées et de carburant pour les avions, les hélicoptères et les navires militaires. Les deux pays disposent de capacités industrielles et de réserves considérables pour soutenir des opérations de grande envergure pendant plus d’un mois ; cependant, l’épuisement logistique pourrait, à terme, les contraindre à adapter leur planification opérationnelle et limiter leur capacité à mener des frappes durables contre des cibles stratégiques.

En outre, cela augmenterait également la probabilité que d’autres acteurs régionaux s’impliquent directement ou indirectement dans le conflit. Cela pourrait inclure des attaques menées par des milices et des groupes intermédiaires liés à l’Iran, ainsi que la possibilité d’actes terroristes hybrides à l’échelle mondiale. Sur le plan intérieur, les États-Unis et Israël pourraient être confrontés à une pression interne croissante si la campagne militaire ne produisait pas de résultats rapides. Cela pourrait se traduire par des critiques de l’opinion publique et des partis d’opposition, des débats sur la nécessité d’envoyer des forces terrestres et, à terme, des doutes plus généraux quant à la stratégie et à la durée de la campagne.

Un conflit de longue durée pourrait également réduire la marge de manœuvre politique et influencer les décisions stratégiques futures. En outre, une guerre prolongée au Moyen-Orient pourrait avoir un impact significatif sur les marchés mondiaux de l’énergie et du commerce. D’éventuelles perturbations des livraisons de pétrole via le détroit d’Ormuz, la hausse des prix du pétrole brut et du gaz naturel, ainsi que la pression économique sur les pays dépendants des importations d’énergie ou des exportations industrielles, pourraient exercer une pression politique supplémentaire sur les gouvernements des États-Unis et d’Israël pour qu’ils s’efforcent de trouver une solution plus rapide.

 breizh-info.com

. Suffrage universel : quand la démocratie devient un formulaire

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : La commune était le berceau de la démocratie française. Elle risque d’en devenir le tombeau silencieux — non par la violence des régimes, mais par l’effacement du choix. Le premier tour des élections municipales s’est tenu ce dimanche 15 mars 2026. Partout en France, des millions de nos concitoyens se sont rendus aux urnes. Et pourtant, sur une grande partie du territoire, le résultat était connu d’avance.

Le suffrage universel est l’un des fondements de notre République. Depuis 1848, il repose sur un principe simple et puissant : chaque citoyen compte pour un, et personne ne compte pour plus d’un. C’est ce principe qui donne leur légitimité à nos institutions et qui fait de la politique autre chose qu’une simple administration des hommes.

Érosion du système

Mais comme beaucoup de grandes conquêtes démocratiques, le suffrage universel peut s’éroder sans être frontalement remis en cause. Il suffit pour cela de l’enfermer peu à peu dans la procédure, de le transformer en mécanique administrative, de remplacer la confiance dans les citoyens par la multiplication des règles.

Le scrutin du 15 mars en apporte une illustration saisissante. Car derrière les résultats, un fait majeur s’impose : dans près de 68 % des communes, une seule liste était en lice dès le premier tour. Autrement dit, dans une majorité de cas, les électeurs n’ont pas choisi — ils ont validé ou se sont abstenus.

Ce constat éclaire d’un jour nouveau les chiffres de participation. Si celle-ci devait mécaniquement remonter par rapport à 2020 — année marquée par la crise sanitaire —, elle reste profondément affectée par un phénomène plus silencieux : l’absence de choix.

Car la participation ne dépend pas seulement du civisme. Elle dépend aussi de l’utilité perçue du vote. Lorsque l’issue d’un scrutin est certaine, ce bénéfice tend vers zéro — et l’abstention progresse. Pendant longtemps, dans les petites communes françaises, la démocratie municipale reposait sur une mécanique simple et profondément démocratique : le panachage. L’électeur pouvait rayer un nom, en ajouter un autre, composer lui-même son conseil municipal. Même en présence d’une seule liste, le vote conservait un sens. L’électeur pouvait corriger, ajuster, sanctionner. Il participait réellement à la désignation des élus. Ce système avait une vertu essentielle : il faisait confiance aux citoyens.

À ce sujet — [ÉDITO] Cinquante ans après sa création, le RN réussit son implantation locale

La réforme du mode de scrutin issue de la loi du 21 mai 2025 a profondément modifié cet équilibre. Désormais, partout, il faut constituer des listes complètes, paritaires, administrativement conformes. Dans les grandes villes, cela ne pose guère de difficulté. Mais dans les villages — où l’engagement repose sur le bénévolat et le sens du devoir civique —, ces contraintes deviennent un obstacle.

Avertissement silencieux

Le résultat est sous nos yeux : moins de listes, moins de candidats et, mécaniquement, moins de choix. La numérisation devait simplifier l’État. Elle a souvent produit l’effet inverse. Pour se présenter, il faut aujourd’hui accumuler formulaires, justificatifs, signatures — alors même que l’administration détient déjà ces informations. La République des citoyens devient peu à peu la République des formulaires.

À cette complexité s’ajoute une inégalité silencieuse. Dans les grandes villes, les campagnes électorales bénéficient de financements publics et d’avantages fiscaux. Dans les petites communes, les candidats financent eux-mêmes leur engagement. Ainsi, plus la commune est petite, plus l’engagement est bénévole… et plus les contraintes sont fortes.

Or, ce sont précisément ces communes qui sont les plus touchées : la grande majorité des situations de liste unique concerne des communes de moins de 1.000 habitants. Le danger n’est pas seulement administratif. Il est profondément politique. Car la démocratie ne se mesure pas seulement au droit de vote. Elle se mesure à la possibilité réelle de choisir. Lorsque le choix disparaît, le vote perd de sa substance. Il devient un geste formel, parfois une simple validation, souvent une abstention. La démocratie ne manque pas d’électeurs. Elle commence à manquer de candidats. Et cela devrait nous inquiéter.

Car la vitalité de notre République repose sur ces milliers de femmes et d’hommes qui s’engagent dans leur commune, souvent sans rémunération, toujours avec dévouement. Décourager cet engagement serait une faute politique majeure.

Au XIXᵉ siècle, Alexis de Tocqueville écrivait : « Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science. » Encore faut-il que ces institutions restent vivantes. La démocratie ne s’améliore pas toujours en ajoutant des règles. Parfois, elle s’améliore en en retirant. Antoine de Saint-Exupéry le rappelait avec justesse : « La perfection est atteinte non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retrancher. »

Le suffrage universel n’est pas une procédure. C’est une confiance. Le scrutin du 15 mars 2026 nous adresse un avertissement silencieux : une démocratie sans choix est une démocratie qui s’éteint, non dans le fracas, mais dans l’indifférence. La commune fut le berceau de notre démocratie. Elle ne doit pas en devenir le lieu où elle s’efface à bas bruit.

Yves d’Amécourt, dans BV

. Municipales : un « Malien » élu à la mairie de Saint-Denis ?

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100069673161887 Twitter : https://twitter.com/OrtfNews Music 24/24 : http://DJMUSIC.fr

#webtube : Pour SeneNews, média sénégalais, la victoire de Bally Bagayoko est une « conquête » hautement symbolique. Une victoire aux allures de prise de guerre. Dimanche 15 mars, le candidat LFI Bally Bagayoko a remporté l’élection municipale à Saint-Denis avec 50,8 % des voix. Cet ex-basketteur de 52 ans est parvenu à ravir la ville au Parti socialiste dès le premier tour. Une performance qu’il s’était donnée comme objectif, quelques jours avant le scrutin : « Le 15 mars, nous pouvons gagner, et nous allons gagner ! », prédisait-il, mardi, à l’occasion d’un meeting avec Jean-Luc Mélenchon. Quelques instants après son sacre, le nouveau maire a été porté en triomphe dans l’une des salles de l’hôtel de ville sous les acclamations de ses soutiens.

La France insoumise a remporté la mise alors qu’elle affrontait quatre listes de gauche et d’extrême gauche. Deuxième au classement, le maire socialiste sortant Matthieu Hanotin n’a recueilli que 32,7 % des suffrages. Loin derrière suivent Elsa Marcel pour Révolution permanente avec 7,12 %, Pascal Kouppé de Kermartin (UDI) avec 3,54 %, le centriste Quentin Gutierrez avec 3,45 %, Lutte ouvrière représentée par Agnès Renaud avec 1,50 % et, enfin, Jérémie Daire (extrême gauche) avec 0,91 %.

Sans appel, la victoire de Bally Bagayoko ? Il faut nuancer. La participation à ce scrutin a été historiquement faible – 15 points sous la moyenne de participation à une élection municipale entre 1959 et 2014 – de manière générale en France, mais en particulier à Saint-Denis : 42,8 % de participants seulement. Le candidat d’extrême gauche a ainsi été élu par 13.500 résidents d’une ville qui se targue par ailleurs de compter plus de 150.000 habitants…

La victoire du communautarisme

Dans l’euphorie de la victoire, M. Bagayoko a tenu quelques propos fort instructifs. Il a vanté les mérites des populations immigrées vivant à Saint-Denis – « celles et ceux qui ont quitté des continents énormes pour pouvoir bâtir une société humaniste » – et a exclu toute « gentrification » de la population locale. Interrogé plus tard sur l’expression « nouvelle France » largement employée par des élus LFI, l’édile n’a pas tergiversé : « Ce sont celles et ceux qui sont héritiers de l’immigration », a-t-il affirmé, sur RMC, ce mardi matin. Est-ce donc le sens de cette élection ? La victoire des communautés importées sur le peuple historique ? Il faut croire que oui.

Certains médias étrangers vont même plus loin et voient dans le succès de Bally Bagayoko la prise de pouvoir d’un Africain en France. « Municipales à Saint-Denis : le Malien Bally Bagayoko élu maire dès le premier tour », titre ainsi SeneNews, média « n° 1 de l’actualité sur Mobile au Sénégal ». Dans l’article en question, le candidat LFI n’est pas présenté comme un Français mais comme un « Malien » dont la « conquête » de la plus grande ville d’Île-de-France derrière Paris représente « un symbole politique important ». On ne saurait mieux dire.

À ce sujet — [EDITO] « Nouvelle France » : le Grand Remplacement, c’est LFI qui en parle le mieux

Il est sûr que la dimension ethno-culturelle de sa candidature est difficile à ignorer. On se souvient du discours que Sébastien Delogu avait donné en décembre 2025, alors qu’il était venu spécialement à Saint-Denis pour appuyer la candidature de la tête de liste LFI locale. « Vous avez aujourd’hui une opportunité en or qu’enfin un racisé dirige cette ville et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici », avait-il lancé, devant un public acquis aux thèses racialistes.

Le fruit du basculement démographique

Face à cette nouvelle donne identitaire qui pèsera de manière croissante à chaque élection, certains préfèrent mettre la tête dans le sable. « Comment expliquer la percée historique de La France insoumise au premier tour des municipales ? », se demande, en vain, France Info, qui énumère à peu près toutes les explications secondaires (la multiplication des réunions publiques, la diabolisation de LFI après la mort de Quentin Deranque, une forte mobilisation des jeunes) mais évite soigneusement la raison première.

Et si les bons scores de LFI à Saint-Denis, Roubaix ou La Courneuve étaient liés à l’augmentation de la population d’origine étrangère qui y réside ? Et si le « Grand Remplacement » vanté par Jean-Luc Mélenchon était une réalité qui avait des conséquences, non seulement en matière d’insécurité, mais aussi sur le plan électoral ? Allez savoir.

Jean Kast, dans BV