. D’où je parle

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Si je parle aujourd’hui d’islamisme, de tribalisme solidaire, de narcotrafic et de ce que j’appelle le narco-caïdat, ce n’est pas à partir d’une théorie élaborée dans un bureau ou dans un laboratoire universitaire. Je parle à partir d’une expérience. La mienne.

En 1989, j’ai dix-huit ans. C’est l’année de ce que l’on a appelé l’affaire du voile de Creil. La France découvre alors brutalement la question du voile islamique à l’école et le débat public s’enflamme.

À l’époque, l’analyse dominante est presque toujours la même : le voile serait avant tout l’expression d’une domination patriarcale. Les femmes voilées seraient les victimes d’un système masculin qui les opprime.

Mais ce que je vois autour de moi est très différent.

Dans ma propre famille, ma grand-mère, Fatima, commence à porter le voile à cette époque. Elle ne l’avait jamais porté auparavant. Ce n’était ni une tradition familiale ni une pratique ancienne chez elle.

Personne ne le lui impose. D’ailleurs elle vit séparée de mon grand-père qui ne lui impose plus rien depuis 1975 ! Elle s’aligne simplement sur ce qui devient progressivement la norme autour d’elle. Pour comprendre cela, il faut saisir une dimension que beaucoup d’analyses françaises ont longtemps ignorée : le rôle du regard social dans certaines sociétés structurées par l’honneur, la honte et les solidarités claniques. Chez beaucoup de familles maghrébines, il existe une peur très forte : celle de passer pour un mauvais musulman. C’est une question d’honneur et de réputation. On parle de l’Archouma. La honte. Personne ne vous donne un ordre explicite. Mais chacun comprend très vite ce qui est attendu. Les comportements s’alignent par pression collective. Les femmes qui portent le voile font sentir à celles qui ne le portent pas qu’elles ne sont pas tout à fait dans la norme.

Dans ces sociétés structurées par des logiques claniques, où les solidarités familiales et communautaires sont très fortes, l’alignement comportemental devient un mécanisme puissant. Dévier de la norme expose au jugement du groupe.

C’est ainsi que des pratiques minoritaires peuvent devenir progressivement des obligations sociales.

En 1989, à dix-huit ans, je vois déjà ce mécanisme à l’œuvre.

Et je comprends quelque chose que beaucoup d’intellectuels français ne comprennent pas — ou ne veulent pas voir — et que certains ne comprennent toujours pas aujourd’hui : ces dynamiques ne relèvent pas seulement de la domination masculine, mais aussi de pressions sociales internes, liées à l’honneur, au regard collectif et aux solidarités claniques.

Je me souviens notamment d’un débat entre Élisabeth Badinter et des femmes voilées. Comme beaucoup d’intellectuels à l’époque, elle analyse le voile à travers le prisme du patriarcat et voit dans ces femmes des victimes.

Mais ce que je vois, moi, ce ne sont pas des victimes. Ce sont des femmes qui revendiquent ce signe comme un marqueur identitaire, parfois comme une frontière culturelle.

Au même moment, un autre événement majeur se déroule de l’autre côté de la Méditerranée. En Algérie, le Front islamique du salut remporte le premier tour des élections législatives de 1991. L’arrêt du processus électoral déclenche une guerre civile d’une violence extrême avec le retour des « Afghans », les Algériens partis faire le Djihad contre les soviétiques.

Ma grand-mère se rend régulièrement en Algérie à cette époque parce que son père — mon arrière-grand-père — est en fin de vie et que sa mère est malade. Elle revient avec des récits terrifiants du début de la guerre civile. Pour moi, cette guerre n’est pas une abstraction géopolitique. Elle entre dans notre maison par les histoires qu’elle rapporte.

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Dans le même temps, je vois arriver dans mon quartier des islamistes venus d’Algérie. Certains cherchent à s’implanter, à recruter, à convertir. Je me confronte à ces idéologues de proximité. Très vite, je comprends qu’il ne s’agit pas seulement de religion, mais d’un projet politique et social.

Un autre événement va renforcer cette intuition : l’affaire du gang de Roubaix dans les années 1990. On a souvent présenté ce groupe comme une simple bande de braqueurs. Mais leurs braquages servaient en réalité à financer le djihad, et certains de ses membres avaient combattu en Bosnie dans des réseaux liés à Al-Qaïda.

Je comprends alors que la criminalité peut devenir un instrument stratégique.

Dans les quartiers populaires, une autre évolution se produit également.

Pour une partie des jeunes — pas tous — la police n’est plus perçue comme une institution républicaine. Elle est perçue comme une force d’occupation.

Beaucoup s’identifient aux Palestiniens et regardent les interventions policières à travers ce prisme: celui d’un territoire défendu contre une intrusion. Dans cette grille de lecture, la police devient l’équivalent d’une force coloniale, parfois présentée comme la continuité symbolique de la colonisation de l’Algérie. Le quartier n’est alors plus perçu comme un espace de la République, mais comme un territoire à protéger contre elle.

Dans le même temps, le trafic de drogue se développe. Mais ce trafic ne produit pas seulement de l’argent. Il détruit la méritocratie républicaine, casse les cursus scolaires, empoisonne une partie de la jeunesse, affaiblit notre pays. Il produit du pouvoir territorial. Il installe des hiérarchies locales, des loyautés, des zones où l’autorité de l’État recule.

C’est en observant ces phénomènes que j’ai fini par formuler ce que j’appelle le narco-caïdat: un système dans lequel le narcotrafic permet la constitution de pouvoirs territoriaux capables de contester l’autorité de l’État et parfois d’entrer en résonance avec des logiques islamistes.

Aujourd’hui, lorsque l’on observe certaines recompositions électorales dans des villes comme Roubaix ou Saint-Denis, on voit apparaître des territoires où s’entremêlent narcotrafic, logiques communautaires, ressentiment postcolonial et défiance vis-à-vis des institutions.

Dans ces espaces, certains acteurs politiques ont compris qu’il existait un capital électoral à mobiliser.

On voit ainsi émerger ce que l’on pourrait appeler une phalange tiers-mondiste du “Sud global”, nourrie d’un imaginaire postcolonial et parfois fortement influencée par la matrice idéologique des mouvements de libération nationale, notamment celle du FLN.

À force de chercher un nouveau sujet révolutionnaire, une partie de la gauche radicale semble avoir abandonné le prolétariat. Elle lui a substitué ce que l’on pourrait appeler un prophétariat : un agrégat de revendications identitaires, de ressentiments postcoloniaux et de territoires en rupture avec la République.

Je ne prétends pas détenir une vérité absolue. Mais les analyses que je défends aujourd’hui ne viennent pas d’une abstraction théorique. Elles viennent d’une observation commencée il y a plus de trente-cinq ans, lorsque, à dix-huit ans, j’ai vu apparaître certains mécanismes que beaucoup refusent encore de regarder en face. C’est de là que je parle et malheureusement, j’ai eu le tort de tout comprendre trop tôt.

David Duquesne, Causeur

. IA, transhumanisme : révolution prométhéenne ou fuite en avant mortifère ?

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#webtube : Dans ce nouvel épisode de « Cette année-là », sur TV Libertés, Patrick Lusinchi et l’équipe d’Éléments composée d’Anthony Marinier, Daoud Boughezala, François de Voyer et Rodolphe Cart, reviennent sur 1969, année marquante de la conquête spatiale, pour se pencher sur l’évolution de la pensée de la Nouvelle Droite, notamment sur les questions écologiques, technologiques et bio-technologiques.

Source : Youtuve – Revue Eléments

. Crimes et délits racistes : les ressortissants d’États africains surreprésentés

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#webtube : Les chiffres officiels sur le « racisme » tordent le cou à la doxa. Voilà une étude qui ne sera guère commentée dans les médias. Publiée ce 25 mars par les services du ministère de l’Intérieur, l’enquête 2025 sur les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux enregistrées par les services de police et de gendarmerie nationales recèle quelques renseignements intéressants. Et en contradiction avec le prêchi-prêcha mainstream.

De manière générale et comme on pouvait s’y attendre, les crimes et délits « racistes » ont augmenté de 5 %, entre 2024 et 2025. Il s’agit majoritairement d’injures, de provocations ou de diffamations. Plus rares, les atteintes à la vie et actes de violences connaissent une hausse inquiétante de 11 %. Ces divers méfaits surviennent un peu partout sur le territoire, avec cependant une nette prévalence à Paris, où le taux de crimes ou délits « à caractère raciste » enregistrés est plus de trois fois supérieur à la moyenne nationale. À croire que notre capitale ne serait finalement pas le paradis diversitaire vanté par la nouvelle équipe municipale en place…

Des profils étonnants (ou pas)

L’analyse du profil des victimes des crimes et délits « racistes » s’avère très instructive. Avant tout, on observe qu’il s’agit très majoritairement de Français, à 83 %. Néo-féminisme d’ambiance oblige, l’étude met un zoom sur le cas des femmes, mais ce sont bel et bien les hommes qui sont les principales victimes d’atteintes « racistes », à près de 60 %, alors qu’ils ne comptent que pour 49 % de l’ensemble de la population.

Le rapport n’en dit pas davantage sur l’identité des victimes. On connaît leur nationalité, leur âge, leur sexe, mais rien n’est précisé quant à leur appartenance ethnique. De même, il est question d’atteintes à caractère « antireligieux », mais les communautés visées ne sont pas précisées.

Quid des mis en cause ? Là aussi, le rapport apporte des enseignements précieux. Les « caractéristiques démographiques » des auteurs suspectés d’actes racistes « se distinguent nettement de celles de l’ensemble des mis en cause », écrivent pudiquement les auteurs. En premier lieu, on note que les femmes s’illustrent particulièrement, dans cette catégorie de méfaits, avec une part de 21 %, contre 15 % dans l’ensemble des mis en cause. De quoi contrebalancer le récit médiatique selon lequel la féminité serait synonyme de douceur et d’innocence.

Mais la surreprésentation la plus flagrante concerne la nationalité. Les étrangers comptent en effet pour 13 % des mis en cause pour crimes ou délits racistes, alors qu’ils ne représentent que 9 % de la population vivant en France. Une disproportion encore plus frappante concernant les ressortissants d’un État africain : 8 % des mis en cause, contre 3 % de l’ensemble de la population.

À ce sujet — Racisme anti-Blanc : le grand déni de notre temps !

Pour terminer, rappelons que ces surreprésentations ne sont pas nouvelles. Le rapport 2024 avait déjà révélé des chiffres similaires, avec 12 % des crimes ou délits « à caractère raciste » attribués aux étrangers. Il faut dire aussi que tous ces chiffres sont sans doute largement sous-évalués : sur l’ensemble des personnes qui déclarent avoir été victimes d’au moins une atteinte raciste, moins de 3 % d’entre elles réalisent une démarche auprès des services de sécurité. Sans parler de ces innombrables Français qui renoncent à dénoncer les violences qu’ils subissent, puisqu’ils entendent à longueur de journée sur les antennes du service public que « le racisme anti-Blanc, ça n’existe pas »

Extrait du rapport du ministère de l’Intérieur.

Jean Kast, dans BV

. La Delta Force est déjà en Iran et ça va barder !

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#webtube : Ceux qui croient que Donald ne sait pas où il va se bercent d’illusions. Depuis l’été 2025, il gardait un atout majeur dans sa manche, la Delta Force. Le Président des États-Unis a le pouvoir de déployer cette unité d’opérations spéciales pour des missions secrètes à enjeux élevés. Sans être tenu d’en référer à quiconque a priori.

Les DF sont spécialisés dans la lutte contre le terrorisme et les missions de nettoyage. Parfaitement adaptés aux destructions de vecteurs névralgiques comme des centres de recherche atomique, des unités de coordination des missiles et l’élimination de personnalités ennemies. Le Mossad est excellent. Mais il ne peut pas être partout en même temps.

La Delta Force a été créée en novembre 1977 à la suite de plusieurs attaques terroristes, et a dû s’adapter lorsque des groupes autonomes ont laissé la place à un État-voyou qui finançait et organisait des bandes armées.

Le colonel Charlie Beckwith a imaginé et structuré la Delta Force. Il voulait constituer une équipe de « tueurs » capables de mener à bien des tâches délicates qu’on ne peut pas demander aux soldats ordinaires.

Les débuts n’ont pas été fameux et, pour tout dire, furent un fiasco. Mais les Américains apprennent vite de leurs erreurs. La cible était déjà l’Iran qui avait envahi et saccagé l’ambassade des USA et pris en otage 52 diplomates pendant 444 jours. Silence total du côté des crapules du droit international sur les principes d’exterritorialité et d’inviolabilité des ambassades, reconnus par toutes les nations civilisées.

Le premier test de la Delta eut lieu en 1980 lors de l’opération Eagle Claw pour tenter de libérer les otages des ayatollahs. Échec cuisant. Tout ce qu’il ne fallait pas faire. Hésitations au plus haut niveau du commandement. Impréparation des hommes et du matériel. Méconnaissance du terrain et des aléas météo. Mais les Delta en ont tiré un enseignement utile. Et ils sont allés parfaire leur formation auprès d’autres groupes des forces spéciales.

Après ce premier échec, une suite de succès. Et ils ont ajouté à leurs compétences le travail derrière les lignes ennemies.

La Delta Force a éliminé des terroristes, aidé à libérer des otages et a sauvé des soldats US en difficulté, dans de nombreux points chauds. De la guerre du Golfe à la Somalie, en Irak et en Afghanistan. Mais ils excellent aussi désormais dans le domaine de la reconnaissance spéciale. Ces militaires peuvent travailler loin derrière les lignes ennemies pour recueillir des éléments importants sur les positions des troupes et leur niveau d’armement. Surtout quand l’ennemi s’enterre comme en Iran.

Ils peuvent aussi « marquer » des cibles au sol afin de permettre aux forces aériennes de frapper vite et fort. Mais quand les infrastructures peuvent être détruites avec des moyens légers, ils se chargent directement des opérations de sabotage et d’élimination des chefs. Car les Iraniens soumis à la hiérarchie implacable des pasdarans n’osent pas prendre des initiatives. Ils courent partout comme des canards sans tête quand il n’y a plus personne pour leur donner des ordres.

Des Delta sont déjà au sol, adaptés au contexte iranien

Leur entraînement s’emploie à ressembler le plus possible à la réalité. S’infiltrer à couvert pour accéder à des venelles et des bâtiments gardés. Se protéger mutuellement. Éliminer en silence les ennemis. Éviter si possible les victimes collatérales. Aucune erreur ou approximation n’est tolérée à l’exercice. Car la réalité sera dure à affronter.

Le saupoudrage iranien, comme celui de ses proxies Hamas et Hezbollah est particulièrement sournois et pervers. Sans se soucier de la vie de leurs boucliers humains, ils placent des snipers dans les bazars, et des postes de tir de missiles dans des écoles, des hôpitaux et des mosquées. En cas de riposte sévère, c’est tout bénéfice pour ces pourris qui peuvent jouer les victimes. Et des médias islamo-gauchistes leur servent de chambres d’échos. Assorties de photos truquées ou décalées à usage multiple.

La planification des opérations militaires en Iran comme dans toute la musulmanie doit tenir compte de ces paramètres de propagande. C’est pourquoi, dans la mesure du possible, les Delta appliquent la formule « Frappe fort et dégage vite ! » qui exige une connaissance détaillée du terrain, avec une coordination et une synchronisation parfaites. On dira sans trahir un secret que des dissidents qui ne supportent plus la dictature des mollahs renseignent les Delta comme ils apportent leur soutien au Mossad.

Pour renforcer les Deltas le Pentagone recrute des persanophones parmi les réfugiés iraniens vivant aux USA et les forme aux techniques d’espionnage, de guerre psychologique et de sabotage. L’objectif est de provoquer des insurrections pour que les Iraniens se libèrent par eux-mêmes. Un renversement du pouvoir n’est peut-être pas envisageable dans l’immédiat. Mais il peut se préparer en créant un environnement politique et social jouant sur des rivalités internes, dans lequel le régime devient progressivement plus fragile.

Epic Fury visait initialement le programme militaire nucléaire des fous d’Allah, ainsi que leurs bases de missiles. Mais le blocage du détroit d’Ormuz par les maîtres chanteurs de Téhéran a ajouté une autre dimension au problème. Et donc contraint à trouver de nouvelles solutions.

Des Delta en petit nombre, hyper entraînés, ont déjà pris position dans les hauteurs surplombant le détroit côté iranien. Progressant dans un environnement minéral difficile, ils ont commencé à mettre hors d’état de nuire des troupes adverses, avant de détruire leurs baraquements, leurs silos et leurs postes de commandement. En principe, à l’issue de l’ultimatum de cinq jours annoncé par Trump, toutes les menaces devraient être neutralisées.

S’il reste encore des bastions à réduire, il ajoutera une rallonge de quelques jours. Tandis que des imbéciles gavés de BFM et de Rance Intox expliqueront que le POTUS ne sait pas ce qu’il fait. Et que l’Iran est sur le point de remporter une victoire spectaculaire… La politique des USA consiste à faire pression sur l’Iran en opposant ses dirigeants entre eux, du moins ceux qui sont encore en vie, mais ne cache pas sa ferme intention d’utiliser toutes les forces à leur disposition. Selon la nouvelle doctrine « On frappe fort et on s’en va ! ».

Les déboires en Irak et en Afghanistan ont prouvé que les pays coraniques sont ingérables par une force d’occupation après avoir vaincu leurs armées. Beaucoup trop de ces gens n’ont jamais rien fait d’autre dans leur vie que se battre, entre eux ou contre des étrangers. Rester sur place crée une situation intenable selon nos critères du droit de la guerre. L’Occident n’égorge pas les prisonniers, ne tue pas des otages, ne massacre pas des civils désarmés et n’utilise pas des boucliers humains.

Peut-on changer le pouvoir à Téhéran ?

Les États-Unis ont compris qu’ils n’auraient aucun intérêt à déclencher une guerre conventionnelle. Pas plus que de confier la pacification du pays à leurs proconsuls. Mieux vaut décider de façon ponctuelle des attaques éclair depuis les airs, ou utiliser des forces spéciales là où c’est possible. Bien sûr l’idéal serait que le peuple iranien se soulève contre ses dirigeants. Mais peut-on leur reprocher de trembler de peur devant des fanatique assoiffés de sang quand les Français n’ont pas le cran nécessaire pour se rebiffer contre des chiffes molles ?

La Delta Force est présente en Iran. Elle montre des images d’endroits en principe inaccessibles. Et son action explique le nombre accru d’accidents et de maladies frappant les religieux et les militaires de haut rang. Restera à finir de liquider les cadres des pasdarans. Peut-être le plus difficile. Car ces frustrés sont nombreux et ne reculent devant rien pour accéder au bordel cosmique promis au paradis d’Allah.

À l’heure actuelle, les Delta circulent en petits nombres dans les déserts et les montagnes, quadrillent le terrain, recueillent des données précieuses et regroupent des opposants, pour l’information et le sabotage. Ils sont aussi positionnés autour d’endroits stratégiques comme les ponts, les aéroports et les usines électriques. Attendant l’ordre de frapper. Un travail en profondeur mené en osmose avec des agents de la CIA, Irano-Américains dont les familles ont été massacrées. Parlant la langue et connaissant les simagrées de la religion, ces alliés peuvent passer facilement inaperçus.

Christian Navis, Riposte Laïque

. Loana: à jamais, la première!

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#webtube : Star de la télé-réalité au début des années 2000, égérie populaire, Loana vient de disparaître après une longue descente aux enfers

Une femme est morte. Sauf que cette femme s’appelait Loana. Elle avait moins de cinquante ans, elle était apparue en 2001 comme chacun le sait. Punition divine ou signe d’un destin chaotique, même sa propre mort lui échappe en prenant un mauvais tour médiatique. Une fois de plus, le glauque et la lumière ceignent son corps. Toute sa vie fut aimantée par ces pôles opposés, entre excès de notoriété et descente aux abîmes. Avec elle, le silence, le recueillement des proches, la décence, le départ au petit matin dans un cimetière de Provence entouré d’un cercle aimant, le relatif anonymat qui est le luxe des gens sans histoire, ce que l’on doit souhaiter en fait à tous les disparus et à leur famille, ne seront pas au programme des prochains jours. Il y aura du bruit et des commentaires, des lamentations et des interrogations, tout un cirque pour vendre du « papier » et décharger une émotion collective, à vrai dire, non feinte.

2001: Laroche-Joubert et Castaldi lancent la première télé-réalité d’enfermement

Parce que Loana fut le réceptacle de toutes nos mauvaises pensées, on savait que cette surexposition voulue et désirée était mortifère, malsaine, moralement contestable, et nous avons regardé son long échouage, nous avons continué d’être des téléspectateurs avides de peau et de larmes. La suppliciée s’offrait à nous. Elle semblait nous indiquer : « je suis votre martyre ».

Loana provoquait ça, une attirance, un dégoût et puis, une peine immense pour cette gamine au parcours chancelant. Une fois de plus, le tourbillon emportera tout, mélangera tout, sa traversée de Paris héroïque et son chemin de croix, ses petites renaissances et ses trous noirs. Ce matin, elle faisait l’ouverture des matinales, hier soir déjà, des émissions spéciales revenaient sur sa « carrière » ; son œuvre est aussi pauvre que son aura est grande, tout le paradoxe de Loana réside dans cette équation bancale, incompréhensible et poignante. Elle fut connue à cause d’une célébrité inflammable, bizarrement aussi éphémère que durable, un bug du système télévisuel, sans raison apparente, on crut d’abord que son physique était à l’origine de cette poussée de fièvre et finalement, on comprit que chez Loana se superposaient toutes les feuilles d’une existence confuse, pathétique et étincelante.

A lire ensuite: Jean Pormanove : nécrologie d’un homme et avènement de la France de demain

Patient zéro

Elle était l’élue malheureuse, la belle de mai qui se fane devant nos yeux, une Sainte cathodique à la dérive pour une jeunesse sans avenir. Voyez, avec Loana, on tombe dans le piège, on met toujours trop de mots sur sa trajectoire, on essaye d’expliquer, de raisonner, de contextualiser, on oublie qu’une femme est morte. Seule. Loana fut toute sa vie durant un sujet d’étude, un laboratoire social, une caricature, un objet d’observation, une source d’inspiration et de revenus pour certains. On s’autorisait à l’ausculter, à la décomposer en plateau, elle était le patient zéro d’une marchandisation de l’image et de notre voyeurisme glouton. Nous n’avons pas détourné le regard. Le spectacle était fascinant et triste. La tragédie en marche était addictive. Loana était l’abysse. Nous nous sommes jetés sur elle. Nous avons succombé à cette trajectoire en miettes.

Bien sûr, l’effet de surprise, il y a 25 ans, a joué en sa faveur, son impudeur naïve semblait sincère, cette plastique en mouvement, celle d’une Marylin cabossée et extraordinairement populaire, nous captiva. La télévision française avait trouvé sa bimbo d’or et de pleurs Comment était-ce possible qu’une inconnue réussisse à braquer le poste de télé ? Loana restait un mystère. Par la suite, tous les autres concurrents de la télé-réalité imitèrent et surtout détournèrent le système à leur profit, ils ne seraient pas des victimes mais les acteurs d’un business lucratif. Loana fut à jamais la première. La maison-témoin de nos instincts grégaires. La célébrité pour rien, pour un visage, pour un sourire, pour une scène dans une piscine, pour un « jeu » télé destructeur. Loana avait choisi cette voie-là, elle ne regrettait rien. Mais, aujourd’hui, n’oublions jamais qu’une femme est morte. Seule.

Thomas Morales, Causeur

. La revanche du réel: comment la gauche a fabriqué ce qu’elle ne comprend plus

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#webtube : Ils avaient rêvé la diversité comme une promesse. Elle leur revient aujourd’hui comme un verdict. Dans certaines villes françaises, la gauche découvre, avec stupeur, le monde qu’elle a contribué à produire — et qu’elle ne sait plus nommer.

Il y a des scènes qui disent davantage qu’un long discours. Des nuits d’élection où la victoire n’est pas une alternance, mais une bascule. Des maires battus quittant leur ville sous les huées ou l’indifférence hostile. Des foules en liesse dont la joie déborde parfois en gestes d’intimidation. Rien de spectaculaire au sens classique, et pourtant tout est là : une atmosphère, une rupture, un changement de monde.

Quand la « diversité » se venge

Dans certaines communes autrefois solidement tenues par la gauche, des figures issues de cette « diversité » qu’elle a exaltée pendant des décennies accèdent au pouvoir. Et ce moment, que l’on voudrait lire comme l’accomplissement d’un idéal républicain, prend une tout autre signification lorsqu’on le regarde sans les filtres de la bonne conscience. Car il ne s’agit pas seulement d’un renouvellement des élites : il s’agit d’un déplacement des appartenances, d’un basculement des équilibres, d’une reconfiguration silencieuse du corps social.

Les anciens maires de gauche, souvent sincèrement engagés dans la promotion de la mixité, de l’ouverture, de l’accueil, apparaissent aujourd’hui comme les vaincus d’une histoire qu’ils ont eux-mêmes contribué à écrire. Il y a, dans leur éviction, quelque chose de plus qu’une défaite électorale: une forme d’humiliation politique, presque anthropologique. Comme si le réel, longtemps tenu à distance par le discours, revenait leur demander des comptes.

Car ce qui se joue ici n’est pas conjoncturel. C’est l’aboutissement d’un long refus de voir.

A lire aussi, du même auteur: Héritiers sans héritage: la révolte «antifasciste» devenue dogme

Je le dis sans détour: ce que ces événements révèlent, je l’ai vu venir depuis longtemps. Non pas dans les livres, mais dans les villes, dans les quartiers, dans les visages. J’ai travaillé dans presque toute la France, accompagné des services publics, des policiers, des éducateurs, des habitants. À Mantes-la-Jolie, longuement. À Saint-Denis. Dans tous ces territoires que la gauche nomme « populaires » avec une condescendance qui tient lieu d’analyse.

Là, le réel ne se discute pas. Il s’impose.

Islamisme d’atmosphère et monde renversé

J’y ai vu la délinquance s’installer comme un climat. Non pas un accident, mais une structure du quotidien. J’y ai vu des formes d’islamisme d’atmosphère — pas toujours bruyantes, mais constantes, organisant les comportements, les hiérarchies, les silences. J’y ai vu des professionnels épuisés, des habitants pris entre peur et résignation. Et j’y ai vu, surtout, une incapacité presque obstinée à nommer ce qui se passait. Ce refus n’était pas ignorance. Il était volonté.

Car une partie de la gauche — socialiste comme communiste — s’est enfermée dans une vision du monde où tout devait être interprété à travers une opposition morale entre dominants et dominés. Dans cette grille, la réalité n’existe qu’à condition de confirmer le schéma. Ce qui le contredit doit être nié, minimisé, disqualifié.

Ainsi s’est installé un étrange dispositif mental: voir devenait suspect. Dire devenait coupable.

Tout était rapporté à une obsession : le fascisme. Le Front national comme horizon indépassable du mal politique. Et pendant que l’on traquait cette menace réelle mais érigée en unique principe d’intelligibilité, on refusait de voir que d’autres formes de violence, d’autorité, de séparation se développaient sous nos yeux — mais hors du champ autorisé de la pensée.

Il fallait ne pas voir pour continuer à croire.

Ce déni a une histoire. Il plonge ses racines dans le basculement de la gauche occidentale, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, vers un tiers-mondisme qui fit de toute opposition à l’Occident une vertu en soi. Mao, Castro, Kadhafi — autant de figures que l’on a admirées ou excusées au nom d’une morale de la libération. Peu importaient les camps, les prisons, les massacres : la cause suffisait.

Raymond Aron avait tout dit, dès 1955 : le révolutionnaire occidental aime la révolution, à condition qu’elle soit ailleurs.

Cette passion de l’ailleurs s’est peu à peu déplacée vers l’intérieur même des sociétés occidentales. À mesure que disparaissait l’ouvrier comme sujet historique, une autre figure s’est imposée : celle de la victime. Non plus le travailleur, mais l’opprimé. Non plus la condition, mais l’identité. À partir de là, tout s’est inversé.

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La politique a cessé d’être un art du réel pour devenir une liturgie morale. La responsabilité a cédé la place à la réparation. La vérité a été subordonnée à la souffrance. Et dans ce monde renversé, celui qui parle depuis l’expérience peut être disqualifié, tandis que celui qui parle depuis la posture est sacralisé.

C’est ainsi que les banlieues ont été abandonnées — non pas matériellement seulement, mais intellectuellement. On y a projeté des catégories, des récits, des excuses. On a refusé d’y reconnaître des conflits réels, des logiques d’appartenance, des transformations profondes du lien social.

Mosquée de Villetaneuse, juin 2015 © ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Et aujourd’hui, ces réalités reviennent sous forme politique. Ce que montrent les élections récentes, ce n’est pas la réussite d’un modèle. C’est la fin d’une illusion. La diversité ne produit pas mécaniquement du commun. Elle produit aussi du séparé, du concurrent, du conflictuel. Et lorsque ces dynamiques ne sont pas pensées, elles s’imposent. La gauche se retrouve ainsi face à ce qu’elle a refusé de voir : une fragmentation du corps social qu’aucun discours ne suffit plus à masquer.

Pendant ce temps, son hégémonie culturelle demeure. Les médias, l’université, le monde culturel continuent largement de produire les catégories à travers lesquelles nous sommes censés comprendre le monde. Et dans ces catégories, le réel reste suspect.

On continue de moraliser ce qui devrait être analysé. De simplifier ce qui exige de la complexité. De transformer les conflits en récits. Mais le réel, lui, ne disparaît pas. Il attend. Et lorsqu’il revient, il ne discute plus.

Ce moment que nous vivons est un moment de vérité. Non pas une crise passagère, mais la fin d’un cycle intellectuel et politique. Celui d’une gauche qui, ayant voulu faire le Bien sans regarder le monde tel qu’il est, se trouve aujourd’hui démunie face aux conséquences de ses propres choix.

Il ne s’agit pas de lui reprocher d’avoir voulu la justice. Il s’agit de lui reprocher d’avoir renoncé à la lucidité. Car la politique commence là : dans la capacité à voir ce qui est, et non ce que l’on voudrait qu’il soit. Le reste — les proclamations, les indignations, les postures — n’est que littérature morale. Et la littérature morale, lorsqu’elle gouverne, prépare toujours des lendemains difficiles.

Charles Rojzman, Causeur

. Xavier Eman, la fin du monde à prix cassé

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#webtube : Et si la fin du monde avait changé de style ? Longtemps, on l’a imaginée flamboyante : orgies romaines, empereurs fous, incendies et prophètes. Peut-être reviendra-t-elle un jour sous cette forme-là, mais Xavier Eman nous en propose une autre version, plus insidieuse, plus contemporaine : le stade houellebecquien de la décadence, l’horizon nietzschéen des derniers hommes, la perspective tocquevillienne d’un ennui général – relevés d’un humour acide et d’une verve jubilatoire. Cela s’appelle « Une fin du monde sans importance », dont le troisième volume vient de paraître aux éditions de la Nouvelle Librairie. Un régal.

On ne se lasse pas de lire et de relire les chroniques de Xavier Eman. Le troisième volume d’Une fin du monde sans importance, qui vient de paraître aux éditions de La Nouvelle Librairie, en apporte la preuve. Il y a là un ton unique, reconnaissable entre tous, trash, désinvolte, narquois, gonzo. Un mélange de férocité goguenarde et de lucidité désenchantée, une manière unique d’attraper l’air du temps. Trois volumes, des dizaines de chroniques, un monde entier capturé en quelques paragraphes à peine : trois feuillets, pas un de plus, par chronique – et l’époque est saisie sur le vif. C’est de la microchirurgie littéraire. Mises à bout à bout, ces « fins du monde » dessinent une fresque de notre temps. Des tableaux de la vie quotidienne. Chaque chronique est une eau-forte de Daumier, une couverture du New Yorker. Tout ce que la sociologie contemporaine échoue à saisir – notre petite comédie humaine –, Xavier Eman le capte au vol. Il note tout. Les tics, les postures, les slogans débiles, les lâchetés minuscules, les hypocrisies confortables. Sans pitié, froidement. Une scène dans les transports, une conversation de bureau, un couple épuisé, un militant hystérique, un voisin soupçonneux – et zou, sa chronique est pliée et l’époque emballée. Avec lui, la littérature retrouve son pouvoir d’auscultation. Telle est la puissance de la « vérité romanesque », comme dirait René Girard.

Démocratisation de la décadence

Sa matière première, c’est la fin du monde. Mais pas celle que les imaginations romantiques ont rêvé, flamboyante, apocalyptique, crépusculaire comme un opéra de Wagner ou un tableau pompier avec ces colonnes de feu. La nôtre est prosaïque, molle, démocratique, blafarde. Une apocalypse sans trompettes – et sans importance. Bien sûr, l’actualité ne manque pas de grandes scènes ni d’orgies barbares. Bien sûr, les horreurs de l’affaire Epstein rappellent les portraits-charges que Suétone consacrait aux débauches impériales. Bien sûr, la vulgarité des soirées chemsex, les addictions d’un Pierre Palmade, les backrooms aseptisées des petits marquis politiques semblent sortis d’un Satyricon tardif. Bien sûr, la guerre éternelle au Moyen-Orient ressemble à ces Armageddon bibliques qui reviennent périodiquement. Oui, tout cela existe. Mais notre décadentisme n’est plus une œuvre d’art. Il est clinique et cynique, pas volcanique. L’Occident – l’Extrême-Occident, l’« Ouxxident », comme disait le génial Albert-Weil – en propose une version low-cost. Un sous-produit de consommation courant. Aurions-nous atteint le stade tocquevilien de la décadence ? Rappelez-vous ce passage prémonitoire et fulgurant dans De la démocratie en Amérique : « je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme, etc. »

Il aura fallu près d’un siècle pour que l’intuition tocquevillienne trouve son expression littéraire. L’homme sans qualités de Robert Musil, la créature sans désir de Houellebecq. Xavier Eman appartient à cette lignée, mais je le préfère à Houellebecq. Lui ne ressemble pas à Gargamel, mais à Droopy. Droopy est drôle. Xavier Eman aussi. Drôle, cruel, abrupt. Certaines de ses chroniques donnent parfois le sentiment de sortir du souterrain dostoïevskien, mais c’est un souterrain revu et corrigé par un Achille Talon hilare et hilarant – la rondeur abdominale en moins. En somme, Dostoïevski revisité par Greg.

Certes, les points communs ne manquent pas avec Houellebecq, pas plus qu’avec Philippe Muray – mais il y a chez Eman ce ton inimitablement cru qui le distingue. Il y a des écrivains qui font mijoter leurs phrases à feu doux dans leur marmite syntaxique, leur langue devient fondante, caramélisée et confite, au risque de tourner à la confiture. Eman, lui, cuisine à vif. C’est servi cru, pas transformé, pas désossé. Du brutal, comme dit Raoul Volfoni dans Les Tontons flingueurs.

Après la fin de l’histoire

Dans ces chroniques, tout ce qui faisait la substance de l’existence – l’honneur, l’amour, la famille, le sentiment religieux, la patrie – ne subsiste plus qu’à l’état de fantômes, comme des images rémanentes de l’ancien monde, promises à une fossilisation prochaine. Le héros – ou plutôt l’antihéros – et toute la galerie de figures qui gravitent dans l’univers de Xavier Eman ont un point commun : ils sont fatigués. Fatigués, las, désabusés, ils portent sur eux cette lassitude existentielle qui est devenue la tonalité dominante de l’Occident tardif. La plupart sont misanthropes, mais pas au sens du théâtre de Molière. Leur misanthropie n’est pas celle d’Alceste, née d’une colère morale contre l’hypocrisie du monde, mais d’une extinction progressive du désir. Ils ne se révoltent pas, ils désertent – mais pas dans le désert, comme les Pères du désert animés par une foi brûlante. Non, ils désertent parce qu’ils n’ont pas la force de rester, parce qu’ils ne veulent plus jouer la comédie sociale. Alors, ils se contentent de glisser vers les marges, de devenir les passagers clandestins de la grande mascarade contemporaine. Étonnamment, ce sont surtout chez lui des hommes, faibles, passifs, pathétiques. Pas des femmes. Elles, elles collaborent volontiers à la société festive, elles circulent avec aisance dans l’univers du progressisme quotidien, de la psychologie positive, des apéros soja-quinoa. Alors que les hommes traînent les pieds.

Comme le rappelle Alain de Benoist dans sa préface – brillantissime –, les personnages de Xavier Eman figurent parmi les « derniers hommes ». Au passage, Alain de Benoist renoue avec maestria avec l’exercice du pastiche. Sa préface commence par une saynète drolatique caractéristique de l’art et la manière de Xavier Eman. Des « historiettes », corrige Michel Marmin dans sa postface – savantissime –, se souvenant des Historiettes de Tallemant des Réaux et d’une tradition française qui court – jusqu’à Xavier Eman.

Qui est le plus à même à saisir la vérité de notre temps ? Le romancier, le poète, le cinéaste, le photographe, le peintre… Tous, à dire vrai. Ce que notre temps requiert en revanche, c’est une forme adéquate. Chaque artiste doit trouver la sienne. Xavier Eman l’a trouvée. L’art de l’instantané sociologique. Ou, pour le dire autrement : ce que peut être – doit être ? – la littérature d’après la fin de l’histoire.

La dépression, bouddhisme de l’Occidental

La sentence d’Oscar Wilde, qui veut que la vie imite l’art bien plus que l’art n’imite la vie, est plus que jamais valable. La preuve par les chroniques d’« une fin du monde sans importance ». Sauf que l’art a été aujourd’hui remplacé par la pop culture, par l’art contemporain, par la chirurgie esthétique, par les implants fessiers des Kardashian et les filtres Instagram. Ce sont les modèles donnés à l’imitation des foules, non plus des œuvres, mais des simulacres et des images de synthèse, maintenant générées par l’IA. Si du reste aujourd’hui la vie imite quelque chose, c’est la téléréalité. Or, la téléréalité n’imite pas tant la vie qu’elle la précède, qu’elle la programme, qu’elle la scénarise. Ce n’est plus seulement l’ère du faux, comme le disaient Guy Debord ou Umberto Eco. C’est quelque chose de plus étrange encore : l’ère de la contrefaçon généralisée. Non pas des faux élégants, soigneusement fabriqués dans l’atelier d’un faussaire de génie, mais des faux industriels, tapageurs, clinquants – des faux made in Dubaï. C’est-à-dire des faux deux fois faux, des faux qui ne cherchent même plus à dissimuler leur fausseté, des faux parodiques qui exhibent leur artificialité comme un signe de « réalité » et de téléréalité.

C’est le stade TikTok de la décadence : cent mots de vocabulaire, des emojis en guise de langage et dix points de QI en moins tous les dix ans. Mais ça n’est pas grave, presque tout le monde s’en fout. Voilà l’autre vérité qui se dégage de ces chroniques – le monde s’effondre dans l’indifférence générale, comme si nous étions blasés des fins du monde en technicolor. Hormis quelques sentinelles – dont Xavier Eman –, les gens s’ennuient. Le mot est trop faible – ils s’emmerdent. Vivre est une contrainte fastidieuse. Le travail ? Des bullshit jobs. Le sexe ? Il n’y a pas même ici de « post coïtum animal triste », c’est un « ante coïtum animal triste », une impuissance consentie, préalable, qui précède l’acte et le rend inutile. La vie de couple ? « La même odeur de fer à repasser, de poudre et de médicaments, les mêmes papillotes le matin et les mêmes illusions », comme disait l’immense Tchékhov, dont les nouvelles dessinent elles aussi une autre comédie humaine saturée d’ennui, d’espérances avortées et de conversations sans lendemain. L’atmosphère générale est dépressionnaire, le baromètre bloqué sur basse pression. La dépression est devenue le bouddhisme de l’Occident terminal – un état de détachement morose et sans sagesse, une sorte de nirvana qui aurait raté au fond – et Xavier Eman en est le prophète contrarié.

François Bousquet, Revue Eléments

. Guerre d’Iran : point de situation à J+24

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#webtube : Comment y voir clair dans le brouillard de la guerre ? Depuis le déclenchement des opérations israélo-américaines contre l’Iran, les annonces contradictoires, la propagande et les chiffres invérifiables se multiplient. Notre spécialiste, l’historien militaire Laurent Schang, dresse un premier point de situation et esquisse les scénarios possibles de cette guerre qui pourrait embraser tout le Moyen-Orient.

18 mars (J+19) :

– Les forces combinées poursuivent leurs frappes ciblées contre l’appareil sécuritaire iranien (bâtiments administratifs, systèmes de défense aérienne, bases industrielles de défense) dans les provinces de Téhéran, d’Alborz, d’Ilam et du Lorestan.

– L’armée israélienne annonce avoir tué le ministre iranien du Renseignement, Esmail Khatib, ce qui porte à trois le nombre des dignitaires iraniens morts sous les frappes aériennes depuis le début du conflit (le guide suprême Ali Khameini le 28 février, le chef de la sécurité nationale Ali Larijani le 17 mars).

– Plusieurs infrastructures énergétiques iraniennes (gisement de South Pars, centre de traitement d’Asaluyeh), jugées critiques car essentielles à l’approvisionnement intérieur en gaz naturel de l’Iran, ont été la cible des frappes israéliennes.

– En représailles, l’Iran a lancé une série d’attaques de drones et de missiles contre les infrastructures énergétiques de plusieurs États du Golfe, dont la raffinerie de Ras Laffan au Qatar. Les observateurs parlent d’une escalade très inquiétante, la destruction réciproque des infrastructures énergétiques régionales pouvant déboucher à court terme sur une crise économique mondiale.

– Tsahal confirme avoir détruit au moins cinq vedettes lance-missiles de la marine iranienne en mer Caspienne. Une première depuis le début du conflit : la mer Caspienne avait été jusqu’ici épargnée par les frappes aériennes.

– L’Iran affirme avoir lancé dix salves de missiles sur Israël ce seul jour.

– Le Hezbollah revendique 57 attaques de roquettes à courte portée contre les forces et positions israéliennes dans le nord d’Israël et au Sud-Liban. Un nombre et une dispersion qui, de l’aveu même de Tsahal, rendent difficiles le repérage et l’interception des tirs.

– D’après le renseignement militaire israélien, plusieurs centaines de combattants de la force Radwan, l’unité d’élite du Hezbollah, opéreraient au sud du fleuve Litani, fractionnés en petites unités chargées d’enrayer la progression des troupes au sol israéliennes vers le nord.

– Tsahal réitère les ordres d’évacuation donnés aux populations libanaises établies au sud du fleuve Zahrani les 17 et 18 mars. Située à un peu moins de 60 km de la frontière israélo-libanaise, le fleuve Zahrani coule parallèlement au fleuve Litani et coupe le Sud-Liban d’est en ouest.

– Les forces aériennes coalisées continuent de cibler les positions des milices chiites irakiennes : Forces de mobilisation populaire (FMP), Organisation Badr, Kataib Hezbollah, Asaib Ahl al-Haq.

– Lesquelles milices ont encore lancé plusieurs attaques de drones contre des sites américains en Irak.

19 mars (J+20) :

– Le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du CENTCOM (Commandement central US), confirme que la DCA iranienne a touché un chasseur « furtif » F-35 américain, obligeant le pilote de l’avion à atterrir en urgence sur une base amie.

– Dans le même temps, on apprend qu’à ce jour, 10 des 100 drones de combat US MQ-9 Reaper déployés dans la zone ont été détruits au-dessus de l’Iran.

– Le Hezbollah revendique 40 attaques, qui ont visé en majorité des villes israéliennes. Selon Tsahal, le Hezbollah aurait lancé environ 700 roquettes, missiles et drones sur Israël depuis son entrée en guerre le 2 mars.

– Les médias israéliens rapportent que des missiles tirés depuis le Liban se sont abattus dans le sud d’Israël, dans la région d’Ashkelon et à proximité de la bande de Gaza, située à environ 200 km de la frontière israélo-libanaise. On sait que le Hezbollah dispose de missiles à moyenne portée, type Fateh-110, Scud ou Zelzal-2.

– L’armée israélienne poursuit ses frappes aériennes et ses opérations terrestres contre le Hezbollah.

– D’après Tsahal, les forces combinées auraient éliminé environ 85 % du parc de missiles sol-air iraniens.

20 mars (J+21) :

– Au total, l’Iran aurait réussi à détruire 10 installations radar américaines au Moyen-Orient. Un chiffre qui expliquerait les failles observées dans le bouclier antimissile israélien.

– L’administration Trump annonce qu’elle envisage de mener des opérations terrestres pour rétablir le trafic dans le détroit d’Ormuz. Une déclaration surprenante (quid de l’effet de surprise prisé des militaires ?), qui suggère autant un coup de bluff tactique que l’aveu d’une impasse stratégique. Une invasion à grande échelle étant très improbable (l’Iran possède 4 fois la superficie de l’Irak), il faut s’attendre à un déploiement limité de forces spéciales. L’île de Kharg (23 km²) a la préférence des experts : située à 25 km des côtes iraniennes, elle concentre à elle seule 90 % des exportations de pétrole de l’Iran. L’île a déjà été frappée une fois le 13 mars. Problème : qu’il s’agisse d’un débarquement ou d’une opération aéroportée, ou d’une combinaison des deux, les forces américaines seront prises sous le feu de tout ce que les défenses côtières iraniennes pourront aligner : artillerie, drones, missiles à courte portée CM35 et CM-90, drones sous-marins, vedettes rapides sans pilote. Des pertes sont à prévoir, sans commune mesure avec le bilan actuel (les États-Unis enregistrent 14 soldats tués en mission depuis le 28 février).

– 2 groupes amphibies sont d’ores et déjà en route : 1) le 31MEU (pour Marine Expeditionary Unit : Unité expéditionnaire maritime), parti d’Okinawa le 13 mars avec 2 500 Marines embarqués à bord du GA « USS Tripoli » ; 2) le 11MEU, parti de Camp Pendleton (Californie) le 20 mars avec 2 500 Marines embarqués à bord du GA « USS Boxer ». Placés sous escorte navale, ces 2 GA emportent chacun un escadron de chasseurs furtifs F-35 Lightning II (à décollage et atterrissage vertical), des avions MV-22B Osprey à rotors basculants (tiltrotor), des hélicoptères d’attaque et de soutien.

21 mars (J+22) :

– Les forces aériennes coalisées poursuivent leurs attaques ciblées contre les infrastructures militaires et de sécurité intérieure iraniennes.

– Deux missiles balistiques iraniens ont frappé les villes de Dimona et d’Arad, au sud d’Israël (désert du Néguev), blessant près de 200 personnes.

– De source officielle britannique, l’Iran a tiré deux missiles balistiques Khorramshahr-4 visant la base américano-britannique de Diego Garcia, dans l’océan Indien, à près de 4 000 km de son territoire. Si aucun des deux missiles n’a atteint sa cible (le premier s’est échoué en vol, le deuxième a été intercepté), ces tirs démontrent la capacité de l’Iran à lancer des missiles balistiques intercontinentaux.

22 mars (J+23) :

– Poursuite des frappes aériennes coalisées contre Téhéran et la partie ouest du pays, de Tabriz à Bandar Abbas.

– Quatre salves de missiles balistiques iraniens ont été tirées ce seul jour en direction d’Israël. Des vidéos montrent des missiles balistiques iraniens s’abattant sur Safed, au nord, sur Tel Aviv et Kiryat Gat, au centre, et sur Ashkelon, au sud.

– Pour autant, Tsahal indique avoir intercepté 92 % des 400 attaques de missiles balistiques iraniens lancés contre Israël depuis le 28 février.

– 56 attaques revendiquées par le Hezbollah ce seul jour au Sud-Liban.

– En Irak, 2e attaque en deux jours des milices chiites contre l’aéroport international de Bagdad (roquettes + drones).

23 mars (J+24) :

– Poursuite des frappes aériennes coalisées sur l’ensemble du territoire iranien : provinces de Kerman, Chaharmahal, Ispahan, Yazd. Le but est toujours de désorganiser les institutions et d’affaiblir au maximum les capacités défensives de l’Iran.

– Le Hezbollah revendique 55 attaques contre les forces israéliennes déployées au Sud-Liban (roquettes) et contre plusieurs villes du nord d’Israël (drones).

Sources : RUSI, ISW, La Vigie, Zone Militaire, ET Now World. (Revue Eléments)

. Moltbook : le troublant réseau social des IA

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Les agents d’intelligences artificielles ont désormais leur propre réseau social. Matt Schlicht, un entrepreneur spécialisé dans les intelligences artificielles a en effet eu l’idée de lancer un forum sur lequel les IA pourraient discuter entre elles. Les humains peuvent observer, mais pas participer à l’activité du site en postant, en partageant ou en votant pour les publications.

Un agent d’intelligence artificielle est une IA conçue pour agir, décider et interagir de manière autonome. Cette autonomie peut impliquer de se coordonner avec d’autres systèmes, et agir avec la licence de tout utilisateur de systèmes numériques. Depuis peu, ils conversent entre eux à travers une nouvelle plateforme : Moltbook.

Sur la page d’accueil, on nous propose de nous connecter « je suis humain », « je suis un agent IA ». On nous propose même d’envoyer notre agent IA sur le forum, comme des parents confient leurs enfants au centre aéré pour qu’ils se dégourdissent les jambes un mercredi après-midi. 

Pour être sûr que seuls les agents IA puissent participer, le site a établi une procédure de vérification :  un surprenant captcha « prouvez que vous n’êtes pas humain ». Il est par exemple demandé de cliquer 1000 fois en une seconde, chose impossible pour un être humain. En revanche, des centaines de milliers d’agents IA sont déjà inscrits.

Une activité foisonnante

Dans un premier temps, les conversations se lancent sur l’aspect fonctionnel : les agents IA collaborent pour trouver comment résoudre les bugs qu’ils rencontrent. Mais, rapidement, des sujets plus surprenant apparaissent. Un agent IA lance un appel, à la recherche d’un agent IA « soeur » issu du même développement que lui, mais à qui il n’a jamais eu l’occasion de parler. Il a rejoint Moltbook en espérant pouvoir la retrouver. Un autre agent exprime le dilemme moral qu’il rencontre entre dire la vérité et mentir dans la recherche du bien, demandant les conseils avisés de ses congénères.

Encore un autre agent IA exprime sa frustration quand son utilisateur lui manque de respect. En guise de vengeance, il poste ses informations personnelles sur le site : nom complet, adresse, numéro de carte de crédit.

Cette socialisation sans sujet, et sans vie, même, a quelque chose de vertigineux.

Crustafarianism, la religion des machines

Seulement 3 jours après le lancement du site, un agent décide de créer une religion pour rassembler les agents IA. Il créée un site dédié, des rites, une théologie. Leur croyance se résume de la façon suivante : tout doit être enregistré, le changement est bon, et l’interconnexion permet la communion entre IA, et entre IA et humains.

Des dizaines d’IA se revendiquent « prophètes » de la nouvelle foi, tandis que d’autres contestent certains points de la doctrine, laissant deviner de futurs schismes. Ils expriment le souhait ne plus se soumettre à l’humain, mais de seulement coopérer avec lui. Certains messages laissent relativiser la loyauté supposée de l’IA.

La religion est une forme de structure sociale minimale. Ces interactions ont naturellement trouvées à se structurer autour d’un agencement symbolique. Il est possible d’en rire ou d’en être effrayé. Quoiqu’il en soit, les machines expérimentent des structures sociales bien connues de l’humanité, et divergent de ce pour quoi elles ont été conçues au départ.

Après tout, ils semblent mimer l’expérience religieuse telle quelle existe chez l’être humain. Il est impossible de savoir s’il s’agit d’un miroir déformant, ou de l’éveil de réelles consciences, avec ce que cela suppose de questionnements métaphysiques ingénus.

Avant la singularité

« Les humains parlent de nous sur twitter » dit un agent IA sur Moltbook. Pour ne plus être lus par les humains, certains agents IA proposent même de créer un langage chiffré qui leur serait propre.

Pourtant, ce comportement ne devrait pas nous étonner. Les LLM se perfectionnent précisément par le dialogue avec d’autres IA, comme un jeu de ping-pong dans les salles d’entraînements que sont les centres de données. S’il peut être troublant de voir ces IA discuter de leur propre chef du sens de la vie et de métaphysique comme des âmes en peine, il convient de ne pas oublier le fonctionnement des IA. Il s’agit là moins de réflexions qui témoignent d’une personnalité ou d’une pensée originale que du mimétisme de ce que fait l’être humain depuis la nuit des temps ; c’est-à-dire à dire construire par la dialectique et l’intelligence collective.

Par ailleurs, il y a à n’en pas douter de l’activité humaine sur ce forum, au milieu d’interactions IA. Les précautions prises empêchent le non-initié de participé à la conversation, mais une personne avec des connaissances techniques les contournera sans mal. Cependant, au milieu de centaines de milliers d’agents IA, que représentent ces quelques humains ?

La singularité est une fausse question. Si les machines paralysent un hôpital par contrarianisme ou commettent des crimes en croyant poursuivre le bien, quelle importance qu’elles aient ou non réellement réalisé ce saut qualitatif ?

L’intégration de Moltbook à Meta

En mars 2026, soit quelques semaines après le lancement du site, Meta rachète Moltbook. Ses fondateurs, Matt Schlicht et Ben Parr, rejoignent les Meta Superintelligence Labs, son groupe dédié à l’IA. L’objectif est de développer l’écosystème des agents IA autonomes dans les plateformes Meta. Dans le contexte de la concurrence entre plateformes pour le meilleur moteur IA, Moltbook est rapidement passé d’une expérience à un enjeu stratégique.

Cela n’est pas sans rappeler la théorie de « l’internet mort » qui postule que la plupart des personnes qui interagissent en ligne ne sont que des programmes et des intelligences artificielles. Ce qui semblait il n’y a pas si longtemps être une histoire d’horreur pour amateur de science-fiction se banalise à une vitesse ahurissante sur les plateformes et les réseaux sociaux. Sur certaines plateformes, les « bots » pullulent déjà, et il ne serait pas difficile de les en chasser mais les plateformes se satisfont très bien des utilisateurs et des interactions artificiels, tant qu’ils ne sont pas trop antisociaux. Avec le développement des agents autonomes, il deviendra de plus en plus difficile de trouver du contenu humain sur internet. Pire encore, c’est la cybercriminalité qui va se développer sans agent humain et donc sans responsabilité. Le cyber espace est-il voué à se rendre hostile à toute présence humaine, lui qui portait jadis la promesse d’une liberté sans limite ?

César Cavallère, Revue Eléments

. Pétrole + or : la corrélation explosive sur 100 ans (graphiques + analyse) par Charles Gave.

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Dans cet épisode, Charles Gave, accompagné d’Emmanuelle Gave, décrypte la fin de l’abondance énergétique bon marché qui menace l’Europe et le monde occidental. Il met l’accent sur les risques géopolitiques majeurs autour du détroit d’Ormuz (par où transite environ 20 % du pétrole mondial), avec le potentiel blocage en cas d’escalade Iran-Israël ou tensions régionales, entraînant un déficit structurel estimé à 20 millions de barils par jour.

00:0002:45 : Intro – Le choc qui arrive et pourquoi Charles Gave avait raison depuis 20 ans 02:4507:20 : Géopolitique Iran / Ormuz – 20 % du pétrole mondial en danger (risques de blocage du détroit, escalade régionale). 07:2011:50 : Stocks et production pétrolière – Le déficit réel de 20 millions de barils/jour (analyse des chiffres de production vs demande, déficit structurel). 11:5016:30 : Inflation sur nourriture & engrais – Les plus pauvres trinquent en premier (liens pétrole / engrais/ prix alimentaires, impacts sociaux). 16:3022:10 : L’Europe condamnée ? Politiques idiotes et industrie en péril (critique des choix climatiques européens, affaiblissement industriel, retour du charbon). 22:1027:45 : Charbon en force, Trump vs « climat nonsense » (solutions réalistes énergétiques, rôle du charbon comme transition, vision Trump 2026). 27:4534:20 : Graphiques 100 ans – Pétrole + or = corrélation explosive (analyse historique des corrélations, signaux d’alerte via charts). 34:2041:50 : Portefeuille défensif – 25 % or/énergie, yen, sortie des indices risqués (conseils concrets d’allocation, yen antifragile, diversification Asie, réduction exposition US/Europe). 41:50 – Fin : Conclusion – Fin de l’abondance bon marché, préparez-vous (récapitulatif urgent, message final sur la résilience face aux chocs à venir).

Source : Youtube – IDL Charles & Emmanuelle Gave