. Émeutes « afrophobes » en Afrique du Sud, qu’en est-il ?

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#webtube : Dans un monde où les élites mondialistes martèlent que les frontières sont obsolètes et que toute défense de l’identité nationale relève du crime, un peuple africain ose dire qu’il n’est pas d’accord. Les Zoulous, descendants des fiers guerriers de Chaka, les Zoulous qui s’estiment sur leur terre en Afrique du Sud, se dressent contre l’invasion migratoire qui ravage leur pays. Tandis que les médias occidentaux n’osent pas parler d’ « afrophobie », les Sud-Africains noirs, dans leurs townships, vivent la réalité brute : chômage massif, criminalité importée, services publics saturés. Ce qu’on croyait être un mal caractéristique de la blanchitude, à savoir le racisme et la xénophobie, se rencontre aussi sur le continent noir. 

« I have a dream », pourrait-on dire en paraphrasant le célèbre discours de Martin Luther King. Le rêve des Zoulous ? Reprendre leur terre, protéger leur peuple et refuser d’être les victimes d’une africanisation chaotique qu’ils n’ont pas choisie. Ces indigènes, avec leurs sagaies et leurs boucliers traditionnels, montrent la voie à l’Europe endormie.

Avant de chatouiller un Zoulou, regardez-y à deux fois

Les Zoulous constituent environ 20 % de la population sud-africaine, le plus important groupe ethnique du pays. Issus des migrations bantoues (Nigeria jusqu’en Afrique australe sur 3000-4000 ans), ils appartiennent au rameau Nguni. Agriculteurs et éleveurs maîtrisant le fer, les Nguni se divisèrent après le Drakensberg : les Zoulous s’installèrent à l’est, dans l’actuel KwaZulu-Natal.

En 1818, Shaka, le « Napoléon noir », transforme une petite tribu en royaume puissant. Il réorganise l’armée (impi) en régiments par âge, avec une tactique en « cornes de buffle » (centre fixe, ailes enveloppantes). En dix ans, il conquiert un vaste territoire du Drakensberg à l’océan Indien avant d’être assassiné par ses demi-frères.

Au XIXe siècle, les Zoulous résistent farouchement aux Boers et aux Britanniques. En 1879, ils infligent une cuisante défaite à ces derniers à Isandhlwana, avec de simples sagaies et boucliers. Sous la domination des Afrikaners, ils se plient aux lois de l’apartheid. Avec les Xhosas, ils sont la principale ethnie à combattre le pouvoir blanc, qu’ils mettent finalement à bas, s’appuyant sur la mauvaise conscience de l’élite mondialisée (vous suivez mon regard ?).

Depuis le début des années 2000, les émeutes anti-migrants secouent régulièrement l’Afrique du Sud

Les pics les plus sanglants remontent à 2008 : à Alexandra, près de Johannesburg, puis dans tout le pays, des attaques ciblent Mozambicains, Zimbabwéens, Somalis et Nigérians. Bilan : au moins 62 morts, des milliers de blessés, des dizaines de milliers de déplacés. Les boutiques étrangères sont pillées, les « amakwerekwere » (les étrangers, terme péjoratif en langue zoulou, l’équivalent en français de métèques, négros, bougnoules et autres horreurs inqualifiables) sont chassés par dizaines de milliers. Des vagues similaires éclatent en 2015 à Durban et Johannesburg, en 2019, puis de manière récurrente. En 2021 émerge Operation Dudula (« expulser » en zoulou), mouvement populaire qui bloque écoles et cliniques aux clandestins, dénonce la criminalité et la concurrence déloyale sur le marché du travail. En 2026, les manifestations de March and March, menées notamment par Jacinta Ngobese-Zuma, avec un ultimatum au 30 juin : les illégaux dehors ! Depuis cette date fatidique, les violences « afrophobes » continuent. Des dizaines milliers de migrants fuient, laissant plus de 270 morts sur le terrain. Le gouvernement déploie la police, sans zèle particulier.

Les causes sont criantes : un chômage officiel dépassant les 30 % (40 % chez les jeunes), une population sud-africaine de 63 millions (ou 58… Les recensements sont très aléatoires) face à 3 à 5 millions de migrants (souvent illégaux), une criminalité endémique où les étrangers sont surreprésentés dans les trafics et les prisons. Les Zoulous, majoritaires dans le Kwazulu-Natal, sont le fer de lance de la contestation. Ce peuple noir, qui a incarné la résistance contre le pouvoir blanc, refuse aujourd’hui d’être colonisé par d’autres Noirs. Ironie tragique pour ceux qui, en Occident, nient toute notion de peuple indigène quand il s’agit des Blancs d’Europe.

Le parallèle avec l’Europe saute aux yeux

En Grande-Bretagne, les émeutes de 2024 suite à l’attaque de Southport, puis celles de 2025 en Irlande du Nord (Ballymena) et en République d’Irlande (Dublin, Coolock), révèlent la même colère populaire. Des meurtres commis par des « allogènes de couleur » et les rues s’embrasent contre l’immigration de masse, les hôtels réquisitionnés pour migrants et la délinquance importée. Des maisons et voitures brûlent, la police est débordée. En Irlande, longtemps préservée, les protestations contre les centres d’accueil explosent. Les peuples celtiques et anglo-saxons se réveillent : halte au grand remplacement !

En Allemagne, l’AfD caracole en tête des sondages, entre autres dans les Länder de l’Est et est en passe de remporter de nombreuses majorités régionales. En France, le Rassemblement National s’impose et de loin comme première force d’opposition, porté par la lassitude de l’opinion face à l’insécurité et à l’immigration de masse. Partout, les gauches et les centristes crient au « populisme » et à la « xénophobie », mais les peuples votent avec leurs pieds et leurs peurs légitimes. Les statistiques – délinquance, coût social, tensions culturelles – confirment ce que le bon sens populaire sait depuis longtemps : l’immigration de masse, inassimilable, détruit la cohésion et la confiance nationale.

L’afrophobie ? Très banale en Afrique…

Face à la mobilisation zouloue, Cyril Ramaphosa, président de l’ANC, tente vainement d’éteindre l’incendie. Il dénonce les « violences » et l’ « afrophobie » des manifestants, promet des tribunaux spéciaux, renforce la police. Des Africains atteints d’afrophobie… Autrement dit de racisme involutif…

Afrophobie ! Le comble pour un dirigeant dont le parti, l’ANC, doit une grande partie de son histoire et de son implantation au Kwazulu-Natal aux Zoulous. Jacob Zuma lui-même, ex-président zoulou, incarnait cette base. Ramaphosa flatte l’unité africaine de façade tout en sachant que ses compatriotes distinguent parfaitement le Zoulou du Xhosa, du Shona zimbabwéen ou du Nigérian. Les Africains ne s’y trompent pas : tribus, ethnies, langues et cultures diffèrent radicalement. À côté du racisme africain, le racisme des Blancs, c’est vraiment peanuts. Seuls les Européens, biberonnés au droits-de-l’hommisme, et abreuvés de propagande « diversitaire », sont sommés de croire qu’un Noir est interchangeable avec un autre Noir, et qu’une France à majorité africaine continuera à être la France. L’Europe du 20e siècle, sous la coupe des élites cosmopolites, a poussé jusqu’au suicide la négation de son vouloir-vivre en tant que race.

Sur le terrain, à Johannesburg ou Durban, on identifie vite l’étranger par l’accent, les pratiques, les réseaux. L’ironie est mordante : en Afrique, l’ethnicité est une réalité vécue quotidiennement ; en Europe, la nier relève de la 17e chambre. Les juifs de gauche ont fait, comme dirait Fabius sur un autre registre, « du bon boulot ».

Rappelons que Zoulous et Xhosas sont deux sous-groupes du groupe ethnique des Nguni bantou. Ces deux peuples, bien que cousins linguistiques et culturels sont distincts, avec des histoires, royaumes et rivalités politiques séparés (notamment sous l’apartheid et durant les violences des années 1980-1990 entre l’ANC à dominante xhosa et l’Inkatha zoulou).

Dans le contexte des tensions actuelles entre Zoulous et migrants, cette distinction ethnique reste très pertinente en Afrique du Sud, où l’identité tribale prime absolument sur une identité « noire » totalement fantasmagorique. Les Noirs ne forment un bloc racialement homogène que face aux Blancs et aux Asiatiques. La présence croissante de Chinois en Afrique a créé un racisme totalement inconnu auparavant. Voir la vidéo ci-dessous à partir de 2 min :

Les Zoulous rappellent une vérité universelle oubliée par l’Occident post-moderne : un peuple a le droit sacré de défendre sa terre, sa culture et son avenir démographique. L’Afrique du Sud post-apartheid, célébrée comme la « Rainbow nation » par Mandela – un Xhosa – s’enfonce dans la violence et la misère en partie parce qu’elle a ouvert grand ses portes sans contrôle. Les Blancs afrikaners, premières cibles d’une criminalité record et de discours racialistes (« Kill the Boer »), l’avaient pressenti. Aujourd’hui, ce sont les Noirs sud-africains eux-mêmes qui disent « stop ».

Les médias ne savent pas sur quel pied danser

Pas évident quand on est un journaliste français bien propre sur lui, qui n’a raté aucune heure de cours à l’Ecole française du journalisme bien gaucho à souhait, de rendre compte des émeutes « afrophobes » en Afrique du Sud. Mettez-vous à sa place. Il a passé son temps à dire que les émeutes en Irlande étaient dues à d’affreux Blancs, forcément xénophobes, raciaux, fascistes et nazis, et là, ils voient les mêmes scènes d’émeutes, commises par des Noirs contre d’autres Noirs. Ça crée ce qu’on appelle une « distorsion cognitive ». C’est très courant chez des gens habitués à ne penser que dans une seule direction. Dans la vidéo ci-dessous, on entend la journaleuse dire en conclusion (vers 44 min 45 sec) que dans cette affaire pas claire, « comparaison n’est pas raison » :

Autrement dit, surtout ne pas appliquer à la réalité africaine une grille de lecture d’événements en tous points semblables survenant sous nos latitudes. Ça n’a rien à voir : c’est pareil, mais c’est pas la même chose, vu ?

Que l’Europe regarde ce miroir africain. Les Zoulous en tenue traditionnelle en tête des cortèges ne mendient pas l’aide internationale ni ne pleurent le « racisme ». Ils agissent. Comme les patriotes français du RN, allemands de l’AfD, ou encore britanniques de Reform UK ? Juste un peu plus, peut-être, mais patience… Le rêve n’est pas l’utopie multiculturelle imposée d’en haut. Il est celui de la souveraineté retrouvée, des frontières respectées et des peuples maîtres chez eux.

Les Zoulous nous montrent le chemin. L’histoire des nations indigènes qui se réveillent ne fait que commencer.

Henri Dubost, dans Riposte Laïque

. En ces temps de météo chahotique, qu’est-ce donc que le GIEC ?

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#webtube : À chaque fois que la météo s’emballe, on reparle du GIEC. Mais ce machin est assez nébuleux. Qu’est-ce que c’est que le GIEC ? Comment fonctionne-t-il ? Qu’est-ce qu’il dit du climat ? Fait-il l’unanimité chez les scientifiques ? On essaiera ici de répondre, objectivement et impartialement à ces questions, en laissant chacun conclure pour ou contre ce GIEC qui suscite tant de passions.

D’où vient le GIEC ?

L’effet de serre a été découvert par Joseph Fourier en 1824 : certains gaz atmosphériques empêchent la chaleur du sol de s’évacuer dans l’espace. Des études scientifiques vont alors se multiplier pour examiner si la combustion d’hydrocarbures de la révolution industrielle (charbon, gaz et pétrole) augmente les quantités de CO2 de l’atmosphère, et si cela pourrait perturber significativement le climat. Les États, inquiets des possibles conséquences économiques, s’en mêlent et créent en 1972 le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) pour accélérer la recherche scientifique sur le climat.

Quelques années plus tard, en 1988, le GIEC est créé par le G7, sous la houlette de Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Pourquoi ? Parce que le PNUE, résolument écologique, devenait de plus en plus anticapitaliste. Le GIEC a donc à l’origine une double mission : étudier le changement climatique et ses impacts socio-économiques ; mais aussi assurer une mainmise de la politique et de l’économie sur cette expertise. Les dirigeants du GIEC sont nommés par les politiques et les rapports essentiels, les « résumés pour les décideurs », doivent être approuvés ligne par ligne par une assemblée où chaque pays dispose de ses émissaires.

Pour une fois, les scientifiques ont réussi à museler les politiques. En effet, si les États peuvent intervenir dans les résumés pour décideurs, ceux-ci ne peuvent rien contenir qui ne soit déjà dans les rapports complets originels. Ces rapports complets sont élaborés uniquement par des scientifiques, et publiés avant l’élaboration des résumés pour décideurs. Si un État voulait modifier les conclusions scientifiques, cela se verrait donc immédiatement – et de fait, jamais un État n’a osé voter contre la moindre ligne proposée par les scientifiques du GIEC, pas même Bush.

Comment fonctionne-t-il ?

Contrairement à une idée reçue, le GIEC ne produit pas d’études ni de théories, pas plus qu’il ne fait de préconisations ni ne donne de directives. Il prétend uniquement faire la synthèse des études scientifiques consacrées au climat. Comme de nouvelles études paraissent souvent, le GIEC publie tous les 10 ans environ un nouveau rapport, qui se veut l’état des lieux actualisé de la recherche sur le climat.

Le dernier rapport du GIEC (2023) a ainsi fait la synthèse de 66 000 études. 782 scientifiques ont été mobilisés pour cela. Cette première synthèse a ensuite été soumise à la relecture critique d’une armée de spécialistes qui ont émis pas moins de 200 000 commentaires qui ont dû être pris en compte, puis on a publié le rapport complet définitif (total : 10 838 pages), avant d’élaborer les indispensables résumés.

Qu’est-ce qu’il dit ?

Le rapport du GIEC se compose de trois volets différents : 1/ l’état des lieux physique du climat, 2/ les impacts actuels et prévisibles du réchauffement climatique, 3/ les stratégies d’atténuation.

Le premier groupe parvient à deux conclusions essentielles. D’une part, il y a une hausse brutale et inédite du CO2 dans l’atmosphère. D’autre part, cette hausse est « sans équivoque », sans aucun doute, liée à l’activité humaine, d’abord et avant tout la combustion des énergies fossiles caractéristiques de la révolution industrielle.

La conclusion centrale du deuxième groupe, qui se penche sur les impacts, est simple : ça va faire mal. Le GIEC établit différents scénarios servant à évaluer ce qu’il se passerait si on suivait telle ou telle trajectoire : quel réchauffement si l’on avait telles émissions de CO2. C’est pour cela qu’il y a plusieurs scénarios : cela permet de couvrir l’ensemble des possibles. Le scénario qui correspond à notre situation actuelle, où les émissions mondiales de CO2 ne baissent pas, est le scénario SSP5-8.5 : + 4,4 degrés en moyenne seront atteints entre 2080 et 2100. Personne n’a envie de vivre dans un tel monde. Les températures et les événements climatiques extrêmes vont augmenter au-delà de ce que les corps, les sociétés et l’environnement – donc l’agriculture – peuvent supporter. Les canicules ou les inondations que nous avons connues cette année, alors que le réchauffement n’est encore « que » de +1,4° environ, sont insignifiantes par rapport à ce qu’anticipe le GIEC à +4,4°.

Les conclusions du troisième groupe, qui se penche sur les atténuations possibles, ne sont guère réjouissantes. Les techniques pour capter et enfouir les gaz à effet de serre n’existent pas encore et rien n’indique qu’elles seront mises au point et mises en place à temps. Quoi qu’il en soit, toutes les innovations et toutes les transitions seront insuffisantes sans un changement radical de notre manière de vivre et de produire, ce qui n’est pas en vue.

Le GIEC fait-il l’unanimité chez les scientifiques ?

            Bref, le dernier rapport du GIEC confirme les précédents : le réchauffement climatique est d’origine humaine ; et il ajoute que c’est plus rapide et plus brutal que prévu. L’objectif des +1,5° des accord de Paris en 2015 est désormais totalement illusoire, alors qu’il est déjà certain que les canicules vont bientôt dépasser 50° à Paris. Les rapports du GIEC sont donc globalement inquiétants, alarmistes, pessimistes.

On peut même se demander si ce n’est pas exagérément pessimiste. Il convient d’envisager d’un œil critique cet organisme qui dès sa création est mêlé à la politique et à l’économie. En effet, le réchauffement climatique est une affaire juteuse, et d’autant plus juteuse que les rapports sont alarmants. Il est ainsi bien des États, en particulier du Sud, qui en profitent pour réclamer des indemnités astronomiques aux pays du Nord, davantage responsables des émissions de CO2. Le réchauffement climatique est également instrumentalisé pour mettre en place de nouvelles normes, de nouvelles taxes, de nouveaux contrôles, de nouvelles migrations. Enfin, le réchauffement rend possible les formidables profits de l’économie verte, de la transition énergétique et de l’argent public qui s’y déverse.

            Il est donc possible de se demander s’il n’y aurait pas une corruption plus ou moins généralisée au sein du GIEC, ou du moins un lobbying puissant. Le scandale du Climate Gate – la divulgation en 2009 de courriels de responsables du GIEC – a semble-t-il accouché d’une souris : ces mails ne contenaient rien de répréhensible. Mais il est possible que, compte-tenu des enjeux, certains dirigeants ou experts du GIEC soient corrompus.

            Faut-il en déduire que les rapports du GIEC sont suspects ? La défense du GIEC a toujours été la même : les analyses sont fiables parce qu’elles sont validées par l’ensemble de la communauté scientifique mondiale. Est-ce réellement le cas ?

La recherche moderne, très coûteuse en matériel, s’effectue toujours dans des laboratoires et des instituts de recherche, privés ou publics, comme le CNRS, l’INRAE, l’IRD… Tous les laboratoires, tous les instituts, et toutes les revues scientifiques valident les analyses du GIEC. Pourtant, il y a des scientifiques qui ne les acceptent pas. En 2022 un manifeste climatosceptique fut signé par 1200 scientifiques et professionnels, emmenés par Ivar Giaever, prix Nobel de physique en 1973. Parmi les signataires du monde entier on trouvait de tout, dont un marin-pêcheur et un cardiologue, mais aussi plusieurs authentiques scientifiques et même un climatologue – difficile de savoir exactement combien de chercheurs, sans doute plusieurs centaines. Ces scientifiques climatosceptiques restent très minoritaires, comparés aux 330 000 chercheurs français ou aux 9 millions de chercheurs dans le monde. De même, il y avait un seul prix Nobel, sur les centaines encore vivants.

Des études ont été réalisées pour quantifier ce phénomène. En 2016, une étude de John Cook (University of Queensland, Australia) a montré que 97 % des études scientifiques validaient les analyses du GIEC. En 2021, une étude similaire menée par Krishna Ramanujan (Cornell University, USA) a porté ce chiffre à 99,9 %, après un passage en revue de 88 125 études sur les évolutions du climat. Il y a donc un consensus très large et croissant, la quasi-totalité de la communauté scientifique actuelle valide les analyses du GIEC.

Le GIEC, malgré ses liens troubles avec la politique et l’économie, est effectivement la voix de la science sur le climat, validée et confirmée par tous les instituts et toutes les revues de recherche ainsi que par tous les chercheurs, à quelques rarissimes exceptions près. Pour rejeter les analyses du GIEC, il faut donc soutenir que la quasi-totalité de la communauté scientifique se trompe ou nous trompe depuis 40 ans.

Nicolas Degroote, Revue Eléments

. Comprendre la complexité de l’Iran : un impératif en pleine guerre

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#webtube : Docteur en architecture et chercheur-enseignant, Sina Abedi est né en Iran et vit en France. Dans un livre agréable à lire et joliment illustré, Târof : l’art de la guerre à l’iranienne (Gondishapour Éditions, 156 pages, 16 euros), préfacé par la maîtresse de conférences à l’Inalco Leili Anvar, il propose aux lecteurs francophones, à travers la description d’un concept-clef, une analyse de la complexité culturelle d’un pays trop méconnu en Occident. Faute de comprendre cette notion subtile, les Occidentaux s’exposent à un risque particulièrement élevé de malentendus lors de leurs échanges avec des Iraniens.

Le « Târof »

La préfacière souligne que ce terme difficilement traduisible recèle de multiples significations, parfois contradictoires. Elle hésite souvent, suivant le contexte, à le traduire par « manières », « obséquiosité », « politesse », « délicatesse », « art de la guerre » ou encore « chorégraphie ».

En lisant le livre de Sina Abedi, elle s’est rendue compte à quel point la pratique sociale liée au Târof « est inséparable d’un rapport au monde dont on peut retrouver les manifestations dans tous les aspects de l’existence en Iran ». Dans un pays où « l’art du non-dit et de l’allusion » est particulièrement cultivé, la transparence « est considérée comme brutale, obscène, vulgaire » car elle réduit « l’être à une surface » qui « annihile sa profondeur et sa complexité ».

« Tout, en persan, doit être compris au deuxième, troisième ou quatrième degré ». De fait, la langue « structure la pensée et les émotions ».

Le fruit d’une histoire millénaire

L’Iran est « un carrefour bouillonnant où les civilisations se sont croisées, heurtées, mélangées » et « où se sont succédés les empires et les conquérants, des Assyriens aux Mongols, en passant par l’ombre immense d’Alexandre le Grand, la vague des conquêtes arabes, ou encore, plus près de nous, les soubresauts politiques menant à l’instauration de la République islamique et l’arrivée des ayatollahs ».

À chaque époque, le peuple iranien a su « préserver une identité culturelle riche, complexe, parfois insaisissable pour l’observateur extérieur », dont l’un des piliers est « un instrument social et stratégique d’une subtilité inouïe : le Târof ».

La langue persanne, riche de nuances et de métaphores poétiques, « valorise la subtilité et l’élégance verbale ». Bien davantage qu’une politesse exagérée, le Târof constitue « une véritable arme sociale et culturelle […] tissée de mots, de silences, de gestes et de refus calculés ».

Shéhérazade, la conteuse des Mille et Une Nuits (dont le noyau originel est persan), incarne magnifiquement « cet art de survie par la parole » : « Parfois, souvent même, l’art de la nuance, la maîtrise du récit et la patience triomphent là où la confrontation directe et les armes échouent. »

« Dans une culture où l’honneur, la réputation et le respect de la “face” (la sienne et celle de l’autre) sont primordiaux, le Târof agit comme un lubrifiant social et un bouclier protecteur ».

Sous des dehors aimables, il peut aussi être utilisé « comme un outil d’influence, de négociation, voire de domination subtile », car « le sens littéral des mots est souvent secondaire ». Il faut donc savoir « lire entre les lignes » pour saisir la véritable intention, tout en étant attentif au langage corporel (gestes de la main, positions de la tête et du buste, regards…).

« Biroun » et « Daroun »

« Ces deux termes, que l’on peut traduire approximativement par “extérieur” et “intérieur”, ne désignent pas seulement des lieux physiques, mais aussi et surtout des sphères sociales, psychologiques et symboliques distinctes, chacune avec ses propres règles de comportement et de communication. »

Dans le Biroun, la scène publique, « le Târof est roi » ; dans le Daroun, l’espace privé, « le besoin de représentation sociale diminue considérablement ».

Des invités, s’ils ne sont pas des intimes, seront traités selon les règles du Biroun.

« Abérou »

Ce concept, qui est au cœur du Târof, se traduit par l’« honneur », dans un sens large « qui englobe la réputation, la dignité, le respect que l’on inspire, la crédibilité, l’image publique, la “face” ». Dans chaque échange, l’Abérou des participants est en jeu.

En l’absence de sincérité, divers « masques » feignant l’humilité, la générosité ou l’indifférence peuvent ainsi constituer une manière subtile de préserver son statut social.

Les compliments, « souvent fleuris et hyperboliques », doivent être retournés sous peine de passer pour une personne froide ou impolie.

Ces réflexes culturels profondément intégrés obligent chacun à être constamment attentif au statut social et aux réactions de son interlocuteur, ainsi qu’à la nature d’une offre et à celle de la réponse convenable. Ceux qui maîtrisent parfaitement ces codes peuvent d’ailleurs y trouver une dimension ludique.

Le refus et l’insistance

« Le jeu de l’offre et de l’acceptation passe par un rituel quasi obligé de refus initiaux suivis d’insistances répétées. Un “non” répété n’est donc pas nécessairement un refus définitif. C’est souvent le contraire : un premier “non merci” est la réponse attendue par politesse. »

Celui qui veut offrir un cadeau sincèrement devra donc insister poliment mais avec conviction, tandis qu’une acceptation trop rapide ou un rejet exprimé de manière directe seront vécus « comme un véritable camouflet, une agression verbale ».

La négociation à l’iranienne

« La préférence occidentale pour la clarté, les engagements fermes et les réponses sans ambiguïté contrastent avec la culture de l’indirect, de l’allusion et du non-dit propre au Târof. »

À l’instar de Sun Tzu, le négociateur iranien excelle dans l’art de vaincre son ennemi sans affrontement direct, en l’enveloppant par la politesse et en le complimentant avec un respect appuyé. Il cherche ainsi à obliger son interlocuteur à faire des concessions, dans un cadre où la relation personnelle est capitale.

Doté d’une grande patience considérée comme une arme stratégique, l’adepte du Târof pratique les « arts » de l’esquive (« dire non sans dire non »), de la ruse et de la dissimulation, avant de porter en douceur le coup décisif afin que l’autre partie trouve tout naturel d’accepter ses conditions. C’est tout le sens de l’expression « couper la tête avec de la soie »…

Johan Hardoy, Polémia

. France-Maroc: victoire des Bleus logique mais soporifique

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Le sélectionneur Deschamps félicite Mbappé après la victoire contre le Maroc, Boston, 9 juillet 2026 © Matt Slocum/AP/SIPA

#webtube : Avec son maillot vert menthe rappelant la statue de la Liberté, l’équipe de France se qualifie pour les demi-finales de la Coupe du monde. Elle affrontera l’Espagne ou la Belgique le 14 juillet, jour de la fête nationale. Les Lions de l’Atlas sont renvoyés chez eux.

« Nous sommes là où nous voulions être », a dit Didier Deschamps, sans manifester un grand enthousiasme, au micro de M6 qui retransmet cette Coupe du monde, à la fin du match France-Maroc à Boston, jeudi. Les Bleus se sont imposés face aux Lions de l’Atlas par un 2 à 0 logique, mais à l’issue d’une rencontre soporifique, qui les qualifie néanmoins pour les demi-finales. Ils seront opposés au vainqueur d’Espagne-Belgique, qui se disputera vendredi à Los Angeles, à 21 heures (heure de Paris).

Pour l’emporter, le onze tricolore a dû attendre la 60e minute, et un tir de Mbappé dans la lucarne gauche. Six minutes plus tard, Dembélé remettait ça. En dehors de ces deux buts, jamais les Bleus n’ont mis en péril le gardien chérifien, Yassine Bounou. En revanche, le seul fait saillant de cette rencontre que Le Parisien annonçait comme un « choc royal » à sa Une lui revient : il a arrêté à la 28e un penalty tiré par Mbappé, qui avait été fauché dans la surface de réparation.

A lire aussi: Coupe du monde de football: entre fléau social et peste émotionnelle

À partir de ce moment, la confrontation entre ces deux pays, aux allures de derby en raison des liens historiques entre eux (notamment migratoires dans les deux sens – retraités français dans l’un, main-d’œuvre marocaine dans l’autre), a ronronné. Les Marocains, qui ambitionnaient de prendre leur revanche sur leur élimination en demi-finale en 2022 au Mondial du Qatar sur le même score de 2 à 0, se sont montrés appliqués, sans plus, et les Français poussifs, ayant, eux, oublié leur superbe au vestiaire.

Quant à la troisième mi-temps « explosive » dans les rues de Paris et d’autres villes, à laquelle on s’attendait, à 2 heures du matin, elle semblait être aux abonnés absents. Après quelques scènes de liesse, Paris s’est endormie en attendant 5 heures du matin où elle s’éveille, comme le chantait Jacques Dutronc il y a des lustres.

Avec cette sortie de la seule équipe africaine ayant atteint ce stade, cette Coupe du monde devient une affaire européenne. Hormis l’Argentine qui affrontera la Suisse dimanche, toutes les autres appartiennent au Vieux Continent. Vendredi, ce sera Espagne-Belgique à Los Angeles à 21 heures, samedi Angleterre-Norvège à Miami et dimanche Argentine-Suisse.

La qualification de la France pour la finale — qu’elle se retrouve opposée à l’Espagne, contre laquelle elle s’est inclinée en demi-finale de l’Euro 2024 par un 2 à 1, ou à la Belgique — est en conséquence loin d’être assurée si elle déploie le même jeu que face au Maroc.

Ricardo Uztarroz, Causeur

. Climat : entre fatalisme et culpabilité, qui a raison ?

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#webtube : Climat : entre fatalisme et culpabilité, qui a raison ?
Le réchauffement climatique divise toujours. Pour les uns, l’homme n’y est pour rien, la Terre a toujours évolué ainsi. Pour les autres, l’activité humaine accélère un dérèglement sans précédent depuis l’ère préindustrielle. Les premiers pointent les cycles historiques, les seconds, les records de canicules et les catastrophes en série. La France, elle, subit déjà les conséquences : incendies, surmortalité, infrastructures en crise. Alors, phénomène naturel… ou crime contre l’avenir ?
Autre sujet, Brexit, Frexit : Indépendance ou sécurité, quel choix pour la France ? Le Brexit a permis au Royaume-Uni de retrouver sa souveraineté mais au prix d’un bilan économique contrasté. Pour la France, un Frexit promettrait une libération des contraintes européennes, mais avec des risques importants : dette explosive, hausse du chômage et isolement diplomatique. Entre indépendance et stabilité, quel est le prix à payer ?

Source : Chaîne officielle TVL

. Ce que l’on met vraiment dans nos assiettes : épidémie de salmonelle et kebabs frelatés

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Contexte L’Europe est censée disposer des normes de sécurité alimentaire les plus strictes au monde. Le consommateur attend, légitimement, que ce qu’il pose sur sa table soit de qualité et sans danger — et qu’il sache ce qu’il mange. Deux affaires récentes, l’une sur le continent, l’autre au Royaume-Uni, viennent pourtant rappeler que l’exigence de traçabilité n’est pas toujours respectée, avec pour résultat des consommateurs tantôt malades, tantôt trompés, parfois les deux.

  • Les sources

Une épidémie de salmonelle venue de nouilles instantanées

Selon un rapport d’Euronews, des nouilles instantanées aromatisées ont été identifiées comme la source probable d’une épidémie de salmonellose. Le bilan communiqué par les autorités sanitaires européennes est loin d’être anodin : au moins 106 personnes touchées dans quatorze pays, majoritairement des enfants et de jeunes adultes, et pas moins de 49 hospitalisations.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ont relié les cas à des produits d’une même marque, recensés en Autriche, au Royaume-Uni, en Tchéquie, au Danemark, en Estonie, en France, en Allemagne, en Hongrie, en Lettonie, en Lituanie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Pologne et en Suède. Les souches bactériennes en cause pointaient vers un producteur ukrainien. La marque Reeva, propriété de la société vietnamienne Uniben, a fini par reconnaître la « détection alléguée » de Salmonella Stanley dans un lot de nouilles distribué sur le marché balte et fabriqué par Euro Food Service, un industriel ukrainien. Les lots concernés ont depuis été retirés, l’entreprise assurant avoir pris les mesures nécessaires.

  • Que s’est-il passé et pourquoi ?

Le maillon faible de la traçabilité

Reprenons le fil : une entreprise vietnamienne sous-traite sa production à l’Ukraine, pays en guerre et État non membre de l’Union. Pourquoi pas, dira-t-on. Sauf que ni le Vietnam ni l’Ukraine ne sont tenus de se plier aux standards exigeants imposés aux producteurs européens. Et ces produits finissent malgré tout dans les rayons des supermarchés locaux, où le consommateur, de bonne foi, présume que tout ce qui est mis en vente est propre à la consommation.

Cette faille en dit long sur une contradiction plus large. Dans le même temps, Bruxelles s’emploie à signer des accords comme le Mercosur, qui autorisent l’afflux de produits agricoles issus de pays où les normes environnementales et sanitaires diffèrent de celles de l’Union — au risque de fragiliser des milliers d’exploitations européennes. Le tout sur fond de ce que les agriculteurs dénoncent comme un étouffement de la Politique agricole commune, entre coupes budgétaires et surcharge de règles environnementales. D’un côté, on asphyxie le producteur local sous les contraintes ; de l’autre, on ouvre grand la porte à des importations échappant à ces mêmes exigences.

Des kebabs « à l’agneau »… à la chèvre et au gras

Le second dossier, révélé par la BBC, nous mène outre-Manche. Kismet Kebabs, qui se présente comme l’un des plus gros fabricants de döner kebabs du Royaume-Uni, trompait ses clients depuis des années. Des tests ADN menés par les services de contrôle en 2020 et 2021 ont montré que des kebabs censés contenir « 70 % d’agneau » affichaient en réalité « moins de 10 % de mouton ». L’essentiel était en fait composé de peau, de graisse et de chèvre.

Une descente dans l’usine, en mai 2021, a levé le voile sur la recette : aucune livraison d’agneau n’y parvenait. Un enquêteur cité par la BBC décrit des palettes de chèvre, des chutes à forte teneur en graisse, des cartons de gras et de peau, des morceaux de mouton — le tout passé dans un gigantesque hachoir jusqu’à ressembler à de la pâte à modeler. L’entreprise a écopé le mois dernier d’une amende de 500 000 livres après avoir reconnu une fraude remontant à 2021.

  • Que faire ?

Deux affaires, un même constat : derrière les promesses d’un modèle sanitaire irréprochable, la réalité de ce que nous mettons dans nos assiettes mérite, plus que jamais, d’être regardée de près.

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. Allemagne : Friedrich Merz dévoile un plan de réformes en 34 points pour relancer l’économie

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#webtube : ContexteAprès sept heures de négociations, la coalition au pouvoir en Allemagne a présenté le 2 juillet un vaste ensemble de réformes en 34 points, censé relancer la première économie d’Europe. Fiscalité, retraites, arrêts maladie, bureaucratie : le chancelier Friedrich Merz entend faire adopter les principaux éléments de ce plan par le Parlement d’ici la fin de l’année. « Nous voulons remettre l’Allemagne sur les rails », a-t-il déclaré à Berlin.

Le paquet réunit les conservateurs de la CDU/CSU et les sociaux-démocrates du SPD, qui gouvernent ensemble. Son volet fiscal, le plus disputé entre les deux camps, prévoit environ 10 milliards d’euros d’allégements annuels, principalement au bénéfice des familles à revenus faibles et moyens — un gain estimé à quelque 600 euros par an pour un ménage moyen.

  • QUI EST CONCERNE ?

Un barème réaménagé pour les hauts revenus

Le compromis trouvé introduit une progressivité accrue en haut de l’échelle. Le seuil d’application du taux de 42 % serait relevé aux revenus supérieurs à 70 000 euros. Au-delà, un taux de 45 % s’appliquerait dès 250 000 euros de revenu annuel, et de 47 % à partir de 280 000 euros. La coalition évoque un « partage équitable de la charge » via une hausse modérée de l’imposition des plus aisés — une exigence portée par le SPD, quand la CDU/CSU avait initialement écarté toute augmentation. Les sources de presse divergent toutefois sur le détail de ce barème, certaines évoquant plus simplement un passage du taux supérieur de 45 à 47 %.

Arrêts maladie : la fin des déclarations sans médecin

Le durcissement des règles sur les congés maladie constitue l’une des mesures les plus commentées. Merz s’était plaint à plusieurs reprises d’un absentéisme jugé trop élevé, nuisible à la productivité. À l’avenir, les employeurs pourraient exiger un certificat médical dès le premier jour d’absence, contre le quatrième aujourd’hui, mettant fin à la possibilité de se déclarer malade quelques jours sans consulter, ou d’obtenir un arrêt par téléphone.

Le plan prévoit aussi d’élargir le recours aux contrats à durée déterminée, d’allonger les horaires d’ouverture dominicaux, d’interdire la nationalisation des sociétés de logement pour rassurer les investisseurs, et de réduire les effectifs des ministères de 8 % grâce à la numérisation. Plusieurs dispositifs administratifs seraient par ailleurs limités dans le temps par des clauses d’extinction.

Une retraite alignée sur l’espérance de vie

Le volet retraites prévoit un relèvement progressif de l’âge de départ — aujourd’hui compris entre 65 et 67 ans selon la durée de cotisation — en l’indexant sur l’espérance de vie, donc potentiellement au-delà de 67 ans. La coalition entend suivre les recommandations d’un groupe d’experts mandaté pour stabiliser un système à bout de souffle, avec l’objectif d’éviter à la fois une baisse des pensions et une forte hausse durable des cotisations. La ministre du Travail Bärbel Bas (SPD) a salué un « chef-d’œuvre ».

Un plan salué par le patronat, contesté par l’AfD

L’accueil a été largement favorable du côté patronal et bancaire. Le président de l’Association des employeurs y a vu un « changement de cap attendu depuis longtemps », tandis que plusieurs analystes, chez ING comme à la Deutsche Bank, ont salué l’un des plans de réformes les plus substantiels depuis des décennies. Le principal syndicat, IG Metall, s’est réjoui des allégements fiscaux tout en dénonçant l’extension des contrats précaires, qualifiée d’« attaque contre les droits des travailleurs ».

  • QUE RISQUE-T-IL DE SE PASSER ?

Ce calendrier n’est pas neutre : des élections régionales se tiennent en septembre en Saxe-Anhalt, à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) figure en tête des sondages dans plusieurs Länder — et au niveau national depuis des mois. Sa coprésidente Alice Weidel a tourné le plan en dérision, y voyant une « redistribution encore plus à gauche » et des « compromis minimaux qui ne méritent pas d’être appelés des réformes ». Le contexte économique reste lourd : après deux années de récession et une stagnation en 2025, l’Allemagne compose avec la perte du gaz russe bon marché, les difficultés de son industrie automobile et la concurrence chinoise, sur fond de prévisions de croissance revues à la baisse.

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. Quel que soit le verdict, un RN gagnant

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#webtube : Marine Le Pen finalement éligible, ou Jordan Bardella candidat-successeur : deux scénarios dont le RN pourra tirer profit. « Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place ». A Liévin (62) sur ses terres de corons, Marine Le Pen donne le ton. Ce 4 juillet, en reprenant ces paroles du Chant des partisans devant les militants du RN, la députée du Pas-de-Calais se présente résolument combative à trois jours du verdict qui pourrait guillotiner son parcours politique. « Voilà un petit message à destination de ceux qui pensent qu’il suffit de nous mettre des obstacles devant nous pour nous décourager » précise-t-elle lors d’un banquet qui avait comme but premier d’afficher l’unité entre les deux têtes du mouvement.

Les embrassades chaleureuses avec Jordan Bardella peuvent apparaître comme une passation de flambeau avant l’heure. « Jordan et moi nous travaillons ensemble, nous avons une amitié l’un pour l’autre » affirme la chef de file des députés RN qui prévient ses adversaires :  « Nous ne nous découragerons jamais, nous lutterons toujours, nous irons jusqu’à la victoire ».

  • Contexte :

Ce mardi 7 juillet, l’ancienne présidente du Rassemblement national connaîtra son sort. Tout est prêt. Avec ses avocats et ses conseillers, tous les scénarios ont été passés au crible, de telle sorte qu’à la prononciation du verdict, Marine Le Pen saura si elle est en mesure de se présenter. Le 20h de TF1 a été réservé. Les Français découvriront, le soir même, s’ils pourront glisser une neuvième fois le bulletin Le Pen dans l’urne d’un scrutin présidentiel. Un jour tant attendu qui sonne déjà comme une délivrance au RN. Depuis un an, impossible de structurer véritablement une campagne et un programme tant que la tête de file n’est pas connue.

  • Analyse :

Le « Phénix » peut-il renaître ?

« Si je ne peux pas être candidate, je serai une militante » lance à Liévin celle qu’on surnomme en interne « la patronne ».   Au RN, à l’image de cette dernière,  l’esprit est combatif. « Je ne suis pas madame Irma » soupire toutefois un député RN à BV, témoignant de l’incertitude totale qui règne. « Moi je crois toujours que Marine Le Pen pourra être candidate, affirme auprès de BV, Caroline Parmentier, amie proche de celle qui prit la présidence du RN en 2011, les Le Pen ont toujours eu la baraka.»

« Colère, stress et espoir ». L’eurodéputé Gilles Pennelle dépeint auprès de BV le sentiment qui règne au sein du parti à la flamme. « Colère parce que c’est les juges qui décident maintenant qui est candidat, c’est un grand pas vers le totalitarisme ; stress car c’est une situation incroyable qu’on n’a jamais vue dans l’histoire politique française, cette décision conditionne toute la campagne électorale à venir ». Mais… face je gagne, pile tu perds. Au Rassemblement national, cette tension trouvera deux issues qui pourront lui être favorables. Si Marine Le Pen est, contre toute attente, en mesure de se présenter, alors la fille de Jean-Marie Le Pen renaîtra tel le « Phénix » comme l’a indiqué le député de Marseille Franck Allisio sur Europe 1 ; « elle sera invincible », lance Caroline Parmentier.

  • QUE RISQUE-T-IL DE SE PASSER ?

« Nous vivons un moment historique »

Dans la seconde hypothèse où elle devrait être empêchée de concourir, le RN pourrait capitaliser sur deux phénomènes : la grande frustration qui animera militants et sympathisants qui auront à cœur de venger dans les urnes celle qui porte le combat national dans le cœur de millions de Français depuis 15 ans. « On priverait les Français de leur candidat » explique Caroline Parmentier qui croit que le « sentiment cruel d’injustice » sera un moteur puissant dans la campagne.

Ensuite « l’espoir » qu’incarne le président du RN, qui est prêt à remplir sa mission au pied levé. « Même si Marine Le Pen était dans l’incapacité de se présenter, nous avons un excellent candidat qui s’appelle Jordan Bardella » rappelle Gilles Pennelle. Une situation d’autant plus gagnante que « Marine Le Pen fera campagne avec lui », s’enthousiasme Caroline Parmentier.

« Nous vivons un moment historique », commente un parlementaire RN contacté par BV. En cette veille de verdict fatidique, les nerfs sont éprouvés. « C’est dure, que cette journée est longue », glisse l’élu.

Yves-Marie Sévillia, dans BV

. Brevet : la farce continue !

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#webtube : Jusqu’où descendre pour que les élèves puissent faire les exercices ? Je pense que la question essentielle que se posent maintenant les concepteurs des épreuves du brevet est : jusqu’où descendre pour que les élèves puissent faire les exercices ? Cette année, les épreuves étaient d’un bon niveau de CM1. Enfin, d’un vrai CM1, pas le CM1 de la maîtresse écolo-midinetto-influenceuse qui développe des trésors d’imagination niaise pour enseigner trois notions simples.

Tant de difficultés !

En français, le texte était, comme de coutume depuis dix ans, consacré à la guerre. Blaise Cendrars est un grand écrivain ; le texte était beau. Sur ce texte, on leur a posé des questions d’une difficulté effarante. « Quel sentiment ou quelle émotion (on a visiblement renoncé à distinguer entre les deux…) éprouve le narrateur dans [la] première partie du texte ? » On regarde le texte : « J’aurais crié de frayeur » (l.5). Dur ! Question suivante. On isole un passage du texte : « Mais si…J’entends comme un bruit d’herbe froissée… On s’approche en rampant… » Question terrible : « Recopiez les verbes conjugués. Indiquez le mode et le temps de ces verbes. » On leur demande donc d’identifier du présent de l’indicatif, le premier temps que l’on apprend en classe de CP. Question suivante ? Décomposer le mot (tout le sujet utilise le terme « mot » sans jamais être plus précis, de peur que les élèves ne connaissent plus le sens des termes « adjectif », « nom »…) « invisible », en expliquer le sens et donner un mot de la même famille. Seigneur ! Comment ose-t-on confronter nos enfants à de telles difficultés ?

Il suffit de recopier le titre…

Épuisés par l’épreuve de français, les candidats ont eu un week-end (une dominique ?) pour se reposer. Puis ils ont vaillamment abordé l’épreuve d’histoire-géographie. Le premier document était une publicité mettant en scène un randonneur avec un slogan percutant : « Pour tous les joggeurs du métro, option fitness « escalators », venez aussi user vos baskets dans le Morvan ! » Le titre du document était : « Une campagne publicitaire du Morvan (région Bourgogne-Franche-Comté) dans le métro parisien en mars 2019 ». La première question posée aux candidats : « Nommez l’espace de faible densité présenté dans ce document et la région à laquelle il appartient. Une réponse courte est attendue. » Nous sommes bien d’accord, il suffit de recopier le titre ! Juste de le recopier, car on leur demande une « réponse courte » et le sujet nous rappelle, quelques lignes au-dessus, de quoi il s’agit : « On entend par « réponse courte » : un mot, une expression ou une citation de texte. » Voilà, voilà, faire une phrase n’est même plus nécessaire, citer quelques mots suffit. Je suppose que les correcteurs perdaient un temps fou à essayer de déchiffrer des phrases mal construites. Ils ont dû se dire que des réponses constituées de deux ou trois mots feraient tout aussi bien l’affaire et seraient bien plus rapides à corriger. La frise chronologique ? On leur demande ça : « À l’intérieur de la frise, coloriez la période de la Première Guerre mondiale en précisant les dates de début et de fin. »

L’épreuve de mathématiques sauvera-t-elle l’honneur ? En partie. Disons que le sujet en est moins honteux que les autres, même s’il ne présente absolument aucune difficulté. On prend quand même les élèves pour des buses : « Parmi les propositions suivantes, laquelle est le périmètre de la figure ci-contre ? » La figure est un rectangle de 10 mm sur 5 mm, et on leur propose quatre réponses : 30 mm, 50 mm, 30 mm2, 50 mm2. Ah, les coquins qui tendent un piège aux élèves pour vérifier qu’ils savent bien distinguer un périmètre d’une aire ! C’était le programme de CE2 !

À ce sujet — [TÉMOIGNAGE] Dépénalisation du brevet

40 % de réussite aux épreuves écrites

Exercice témoin donné par l’État pour le programme de CE1 : « Dans mes deux coffres, j’ai 227 billes. J’en ai 113 dans mon coffre vert. Combien en ai-je dans mon coffre rouge ? »

Exercice du brevet 2026 : « L’Australie a obtenu au total 63 médailles : 17 d’argent et 28 de bronze. Calculer le nombre de médailles d’or obtenues par l’Australie. »

Malgré la facilité scandaleuse des sujets et les consignes de bienveillance et de cécité sélective que reçoivent les correcteurs, seuls 40 % des élèves obtiennent, chaque année, la moyenne aux épreuves écrites. Mazette !

Notre directeur s’est réjoui hier : quatre de nos élèves ne se sont même pas présentés aux épreuves. Ouf ! Ils ne seront pas dans les statistiques. Pour la direction, ce sont surtout ces statistiques qui comptent, car d’elles dépendent nos crédits, nos heures, nos moyens de fonctionnement. C’est ça, le choc des savoirs !

Virginie Fontcalel, dans BV

. Bally Bagayoko dévoile l’ambition de LFI : « régulariser tous les sans-papiers »

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Au nom d’une prétendue « fraternité », Bally Bagayoko plaide pour un accueil illimité des clandestins en France. Une ambition parfaitement assumée. Au cours d’un entretien accordé à Darius Rochebin et diffusé ce dimanche sur LCI, Bally Bagayoko, le sulfureux maire de Saint-Denis, n’a pas fait mystère de son idéologie immigrationniste. Hors de question pour lui de renvoyer les clandestins qui zonent dans nos rues. « Nous considérons que la France doit être sur le chemin de la promesse : l’égalité, la liberté, la fraternité. Et donc, c’est cette main de la fraternité que nous devons tendre en toutes circonstances », a déclaré l’élu, au sujet de ceux qui prennent « le chemin de l’aventure ». Ne faudrait-il pas plutôt expulser ces étrangers présents illégalement sur notre sol ? « Notre question à nous, est de pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions, le plus possible, pour celles et ceux qui souhaitent s’établir durablement. La France doit être un pays de fraternité et donc, accueillir, a encore ajouté M. Bagayoko. Nous sommes clairs : toutes les populations qui sont sur le territoire français doivent être accompagnées ». Et l’élu LFI de marteler : « La régularisation de tous les sans-papiers, c’est l’ambition que nous incarnons, parce que c’est principalement la promesse de la France ».

Durant l’entretien, Darius Rochebin a fait valoir à son invité que toutes les gauches ne partageaient pas sa position, à commencer par les sociaux-démocrates danois qui n’ont pas hésité à mettre en place des centres de départ en dehors de l’Europe afin de mieux expulser les clandestins. « J’observe l’Espagne qui a fait un choix extrêmement important », a alors objecté Bally Bagayoko, prenant ses distances avec l’approche danoise. Il faisait là référence au plan lancé au printemps dernier par le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez. Présenté d’abord pour 500.000 clandestins, ce plan devrait donner lieu au final à la régularisation de plus d’un million d’illégaux ! Autant d’individus qui seront dès lors autorisés à se déplacer dans les pays voisins…

Le retournement des valeurs françaises… contre la France

A plusieurs reprises, Bally Bagayoko a défendu la régularisation de l’ensemble des clandestins – rebaptisés « sans-papiers » afin de mieux nous attendrir – au nom de « la promesse de la France ». Mais à quel moment notre pays a-t-il « promis » d’accueillir sur son territoire toute la misère du monde ? Jamais. De même, l’élu d’extrême gauche explique que « la fraternité » dont s’enorgueillit la France lui commande d’ouvrir ses frontières et de prendre en charge « en toutes circonstances » ceux qui veulent s’y installer. Il fait mine d’ignorer que le triptyque républicain « liberté, égalité, fraternité » vaut pour les citoyens français, et ne concerne nullement les habitants d’autres contrées. A tout prendre, la responsabilité « fraternelle » de l’État français vis-à-vis de ses administrés lui commanderait plutôt d’expulser au plus vite ces illégaux qui représentent bien souvent une menace pour notre sécurité.

À ce sujet — Bally Bagayoko : polémique sur ses origines

Mis en cause par Radio France pour ses liens avec une famille lourdement impliquée dans le trafic de drogue, Bally Bagayoko ne semble guère s’inquiéter du profil des clandestins qu’il souhaite régulariser, ni de l’impact qu’aurait une telle politique sur la société française en général. Les électeurs de gauche, eux-mêmes, souhaitent majoritairement une immigration « négative » et le renvoi des indésirables, mais le maire de Saint-Denis voit les choses autrement : l’accueil et la « fraternité » avant tout. L’entrée en France érigée en droit de l’Homme.

Une volonté affirmée de remplacer le peuple français

Ce n’est pas la première fois que le nouveau maire de Saint-Denis tient ces propos. En avril dernier, l’édile avait déjà appelé à la régularisation de tous les clandestins. « En France, c’est entre 600 000 et 800 000 étrangers, c’est à peu près 1 % de la population, c’est-à-dire quasi rien ! », avait-il alors prétendu.

Un « quasi rien » qui pourrait néanmoins avoir un effet « dynamisant sur un pays dont la démographie s’affaisse », comme l’a avancé Bally Bagayoko, face à Darius Rochebin. Cherchez l’erreur… Cette volonté de remplacer la population de souche, ces Français « tout blancs, tout moches », par du sang neuf venu d’Afrique est au cœur du projet migratoire de LFI. Elle est bien entendu défendue avec encore plus de force par un élu qui se présente comme « un homme noir »d’origine malienne, et qui prône la fraternité envers ses « semblables ».

Jean Kast, dans BV