– Vrai ! Rien pour les pompiers, tout pour l’Afrique et l’Ukraine

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#webtube : La colère de nos soldats du feu est donc la conséquence d’une gestion irresponsable. Dans ce bras de fer qui s’intensifie entre l’Etat et les pompiers, il convient d’avoir une idée claire sur le financement total de la Sécurité civile. Car le nerf de la guerre contre le feu, c’est l’argent comme toujours.

Par conséquent, quand Laurent Nuñez  vante un doublement du budget de l’Etat en faveur de la Sécurité civile depuis 2017, ce ne sont que 879 petits millions qui vont soutenir nos soldats du feu pour les équiper. Le reste provient des collectivités locales.

À titre de comparaison, notre généreux pays distribue :

  • 1,4 milliard par an pour soigner les sans-papiers
  • 2 milliards par an pour gérer les 40 000 mineurs isolés (à la charge des départements)
  • 8 milliards en aide bilatérale à l’Ukraine depuis 2022 (+ 40 milliards engagés avec l’UE). Ce qui représente 50 milliards partis en fumée dans une guerre ingagnable qui n’est pas la nôtre
  • 14 milliards par an pour l’Aide au développement (APD) dont 5 pour l’Afrique

Quand un pompier voit les chiffres ci-dessus, il voit rouge.

Voici le détail du financement de la Sécurité civile

Le financement global repose à 86 % sur le local et à 14 % sur l’État.

FinanceurMontant verséCe que cela finance concrètement
Départements3,3 milliards €Salaires des pompiers locaux, casernes de terrain, camions
Intercommunalités & Mairies2,3 milliards €Part locale obligatoire (plafonnée par la loi)
L’État (Gouvernement)880 millions €Flotte de Canadair, hélicoptères nationaux, renforts de crise
TOTAL~6,5 milliards €Le coût annuel global des secours en France

Dans les faits, le seul payeur final, c’est bien entendu le contribuable, qui aimerait bien en donner un peu moins à l’international et aux étrangers, pour le redistribuer à ses pompiers, dont le professionnalisme et le dévouement nous ont une fois de plus sauvés de l’enfer, avec l’aide précieuse de nos paysans que je salue au passage.

Deux corporations auxquelles nous devons énormément mais que l’Etat oublie.

La colère des pompiers est donc légitime. Ils sont les derniers servis. Suite à leur rencontre avec le ministre de l’Intérieur, ils n’ont rien obtenu de concret, à part un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile pour le 8 septembre.

https://valeursactuelles.com/societe/largent-va-a-lafrique-lukraine-apres-la-rencontre-avec-laurent-nunez-les-pompiers-haussent-le-ton

« C’est un foutage de gueule ! On nous prend pour des cons ! »

« C’est un jeu de dupe depuis dix ans »

« Le manque de budget, on ne veut pas en entendre parler. L’argent va à l’Afrique, l’Ukraine… On leur octroie des millions d’euros alors qu’on ne dispose d’aucun moyen supplémentaire au titre de la sécurité civile. Emmanuel Macron joue un jeu dangereux »

Les raisons de la colère :

  • Crise des effectifs : Les syndicats réclament le recrutement massif d’au moins 21 000 sapeurs-pompiers professionnels pour épauler les 44 000 agents actuels. 200 000 volontaires appuient les professionnels.
  • Épuisement significatif avec les mégafeux de cet été, qui ont interdit repos et rotations des effectifs suffisants. Surcharge qui n’encourage pas les vocations chez les volontaires.
  • Manque de matériel, de plus obsolète. Equipements inadaptés, protections insuffisantes, manque de masques et de cagoules filtrantes contre les fumées toxiques porteuses de cancers
  • Surcharge opérationnelle par les transports sanitaires non urgents
  • Financement pour revaloriser salaires et retraites

Face à ces revendications justifiées, Laurent Nuñez botte en touche

Le ministre a explicitement déclaré qu’il ne pouvait pas « s’engager sur des chiffres » de recrutements de pompiers professionnels ou sur des investissements matériels précis dans les casernes. Il invoque le principe de libre administration des collectivités : l’État ne peut pas forcer juridiquement un Conseil départemental à embaucher 50 ou 100 pompiers si celui-ci n’a pas l’argent pour le faire.

Comme on le voit, l’austérité, cela touche d’abord pompiers et citoyens mais surtout pas l’Ukraine ni la politique migratoire de plus en plus ruineuse.

Par conséquent, une manifestation nationale intense est déjà planifiée pour le 29 septembre 2026 à Paris, précédée d’un rassemblement statique Place de la République dès le 26 septembre.

Les finances des départements sont dans le rouge.

L’Etat s’est toujours déchargé sur les départements pour financer des secteurs trop coûteux. Or, ceux-ci sont déjà écrasés de charges, lesquelles explosent tandis que les recettes s’effondrent.

Récapitulatif des principales charges financières des Départements

Poste de dépense / CompétenceCoût global annuel estimé (Toutes collectivités)Réalité financière / Reste à charge pour le Département
Aide Sociale à l’Enfance (ASE)
(Dont l’accueil des MNA)
~11,7 à 12 milliards €Dépenses en hausse de +6,7 %. L’État ne finance qu’une infime partie de la mise à l’abri initiale des MNA. Le coût d’un jeune (50k€ à 60k€/an) repose à plus de 80% sur les départements.
Revenu de Solidarité Active (RSA)~11,5 milliards €Lors de sa création, l’État devait compenser à 100%. Aujourd’hui, en raison de l’inflation et des revalorisations successives, le reste à charge départemental s’est massivement creusé.
Aide sociale aux Personnes Handicapées (PCH…)~10,9 milliards €Dépenses en hausse spectaculaire de +10,5 % en raison du vieillissement de la population handicapée et du relèvement des tarifs planchers de l’aide à domicile.
Aide sociale aux Personnes Âgées (APA…)~9,2 milliards €Géré par les départements pour faire face au choc démographique du grand âge. Le coût du maintien à domicile explose.
Entretien et gestion des Routes~4 à 5 milliards €Concerne la gestion de 380 000 km de routes (80% de l’ancien réseau d’État). La compensation historique via la taxe sur les carburants (TICPE) ne couvre plus la flambée du prix des matériaux (bitume).
Revalorisations salariales imposées (Ségur, point d’indice)~5,5 milliards €
(Cumulé récent)
Décidées de manière unilatérale par l’État pour revaloriser les métiers du social et du médico-social, mais appliquées directement sur la masse salariale des budgets départementaux.

Dans ces conditions insoutenables, dont l’Etat est 100 % responsable, on voit mal comment les départements peuvent augmenter les salaires des pompiers sans recettes supplémentaires.

Encore une fois, on ne le dira jamais assez, la France est plombée par deux boulets qui l’entraînent par le fond, l’immigration massive de gens sous-qualifiés largement assistés et qui de plus ne s’intègrent plus, ainsi que le gouffre ukrainien qui nous saigne depuis 54 mois.

Les pénuries en tout genre que subissent les pompiers, toute la France va les subir. Nos élus nous ont ruinés et ne savent plus comment masquer leurs mensonges, leurs trahisons à l’égard du peuple et leur gestion irresponsable. Emprunter et augmenter la dette est la pire des solutions, mais ils ne savent faire que cela et augmenter les impôts.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Chateau Poséidon : We Flew a Hot Air Balloon From Our Château in France

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#webtube : Il y a des journées qui restent gravées plus que d’autres… Pour cet épisode 54, le temps s’est arrêté. On vous embarque avec nous à bord d’une montgolfière, au départ même du Château Poséidon, pour une traversée céleste au-dessus de la France. Un moment hors du temps qu’on avait tellement hâte de partager avec vous.

Source : Château Poséidon

– Ce qu’on vous cache, journée du 15 août 2026

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#webtube : Cestas (33) : Un pillard filmé dans le jardin d’une habitation évacuée lors des incendies – Savigny-sur-Orge (91) : un policier blessé à une jambe après un refus d’obtempérer – Le Conseil constitutionnel censure l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans – Échirolles (38) : un locataire prévient la police que son logement est devenu un appartement « nourrice », Il est retrouvé mort

Retrouvez le détail de ces articles ICI : https://webtube.fr/index.php/ce-quon-vous-cache/

  • Cestas (33) : Un pillard filmé dans le jardin d’une habitation évacuée lors des incendies (MàJ : C’est Hakim H, Algérien de 28 ans, sous OQTF ; connu de la police pour exhibitionnisme ; il doit déjà exécuter deux peines de prison)
  • Savigny-sur-Orge (91) : un policier blessé à une jambe après un refus d’obtempérer. Au moment de l’interpellation de l’auteur du rodéo, les policiers ont été pris à partie par une quarantaine d’individus
  • Isère : Après avoir mangé au refuge, un randonneur agresse et menace une salariée avec un couteau avant de repartir sans payer ; le refuge appelle à éviter tout propos « classiste ou raciste »
  • Anvers (Bel.) : un magasin d’ameublement réputé servait de couverture pour un trafic de haschich. La drogue était placée dans des meubles traditionnels importés du Maroc
  • Le Conseil constitutionnel censure l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
  • Échirolles (38) : un locataire prévient la police que son logement est devenu un appartement « nourrice » pour stocker des stupéfiants. Il est retrouvé mort le lendemain dans un parc
  • Angers (49) : Un Russe condamné, à 18 mois de prison ferme et une ITF de deux ans, pour avoir dépouillé dix personnes vulnérables, dont plusieurs octogénaires et nonagénaires. Son avocat a plaidé « sa précarité extrême »
  • Attaque homophobe dans l’écoquartier de la Duchère à Lyon (69) : « On s’est produit dans des pays où l’homosexualité est peu acceptée, et les gens nous remerciaient ! Ici, nos simples costumes ont suffi à provoquer une telle violence, c’est dingue » (MàJ)
  • Paris XVIIIe : un Algérien, en France depuis 20 jours et déjà récidiviste, écope d’une peine de 6 mois de prison avec sursis pour avoir arraché une chaîne. Une peine de prison ferme avec mandat de dépôt avait été requise
  • Attaque au couteau à Toulouse : l’assaillant qui a bien hurlé « Allah Akbar » serait Italien de souche et catholique. Affirmant « entendre des voix », il a tout de même été mis en examen et incarcéré. Le caractère islamiste non retenu à ce stade (MàJ)

Source : FDS

– Météo du Samedi 15 au Vendredi 21 Août 2026

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#webtube : Chaleur très lourde et parfois orageuses ce week-end. Encore très chaud les jours suivants.

– Les Rues De San Francisco ! « Trente Ans De Service » Avec Karl Malden et Michael Douglas !

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#webtube : Nouvel épisode, « Trente ans de service ». L’épisode s’ouvre sur un événement tragique : Un policier vétéran et ami de très longue date de Mike Stone, est grièvement blessé par balle lors d’une intervention. Il est transporté d’urgence à l’hôpital, où Stone l’accompagne, visiblement bouleversé et marqué par l’impuissance de voir son ami entre la vie et la mort. Il exige des résultats immédiats pour retrouver le tireur. Il pousse ses hommes dans leurs retranchements, ne tolérant aucune erreur. Son implication personnelle rend l’enquête électrique, montrant une facette plus sombre et impitoyable du personnage pour protéger « les siens ».

Source : DD MIX RESTORED MOVIES

– États-Unis : quand la politique s’invite sur les terrains de basket…

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#webtube : Le sport professionnel américain est un grand spectacle de divertissement et – sans doute avant tout d’ailleurs – un gigantesque « business » générant des sommes d’argent astronomiques. Ainsi, l’équipe de basket des Los Angeles Lakers vient-elle d’être rachetée pour pas moins de 12,5 milliards de dollars par deux hommes d’affaires, Josh Kushner, un proche de Donald Trump, et Bob Iger. Mais les terrains de sport outre-atlantique sont également parfois le reflet des problématiques politico-sociales qui traversent la société. C’est ce que révèle « l’affaire Sophie Cunningham », joueuse de la WNBA (la ligue féminine de basket) devenue en quelques semaines la nouvelle égérie du camp MAGA et la cible des attaques de tous les milieux libéraux et « progressistes ».

Grande (forcément), blonde, originaire du Missouri, Sophie Cunningham est en effet passée, en l’espace de quelques semaines, du rang de joueuse de basket relativement anonyme à « superstar » des médias et des réseaux sociaux, considérée comme l’une des personnalités les plus « clivantes » du sport professionnel américain. A l’origine de cette explosion de notoriété, une entrevue sur ESPN durant laquelle elle affirme son opposition à la présence d’athlètes « trans » dans le sport féminin.

«Je veux protéger les jeunes filles dans un vestiaire, les jeunes filles dans le sport… Elles ne devraient pas avoir à affronter des hommes biologiques. » déclare-t-elle notamment, suscitant une véritable tempête médiatique et d’innombrables réactions aussi bien parmi les sportifs que les journalistes et les politiciens.

Suite à ces propos, bien que s’affirmant « très peu politique », elle devient l’héroïne du camp conservateur, surnommée « MAGA Barbie » par ses contempteurs, et la cible numéro un des libéraux l’accusant de « transphobie », le syndicat des joueuses (WNBPA) allant jusqu’à publier un communiqué dénonçant la « haine, les abus et la démonisation de la communauté transgenre ». Des heurts ont même éclaté dans plusieurs salles entre supporters défendant les prises de position de Sophie Cunningham et « promoteurs de la cause LGBT », démontrant une nouvelle fois l’extrême polarisation et la radicalisation du débat outre-atlantique.

Un climat de tensions raciales

Ce « drama » médiatique, qui pourrait sembler anecdotique, s’inscrit dans un contexte plus vaste de tensions communautaires se révélant dans les enceintes sportives d’une Amérique toujours hantée par les problématiques raciales. Ainsi, la coéquipière de Sophie Cunningham au sein des Indiana Fever, Caitlin Clark, considérée comme la meilleure joueuse de basket au monde actuellement, est-elle victime d’un « traitement spécial », particulièrement physique voir violent, de la part de nombreuses joueuses afro-américaines lui reprochant sa trop grande notoriété, ses contrats publicitaires somptuaires et un exposition médiatique jugée excessive pour une « blanche » dans une ligue majoritairement noire (environ 70 % des joueuses). Des parlementaires républicains ont même écrit à la WNBA en 2026 pour demander pour elle une protection contre d’éventuelles attaques « racially motivated ». A l’opposé, la journaliste Jamele Hill n’a pas hésité pour sa part à déclarer qu’il serait « naïf de nier que la race et la sexualité de Clark (blanche et hétérosexuelle) jouent un rôle dans sa popularité dans une ligue majoritairement noire et avec beaucoup de joueuses lesbiennes. »

Autre exemple du climat délétère régnant sur les parquets, le 8 août 2026, après avoir été expulsée pour une faute flagrante particulièrement « appuyée » sur Sophie Cunninghman, la joueuse noire DiJonai Carrington s’est empressée de twitter « White privilege ! », accusant implicitement l’arbitrage de favoritisme et de racisme.

Au-delà des performances sportives, les parquets de la WNBA sont ainsi devenus un nouveau théâtre des fractures américaines. Entre questions de genre, tensions raciales et polarisation politique, le basket féminin illustre une fois de plus comment le sport, loin d’être un simple divertissement, reflète et amplifie les clivages d’une société de plus en plus divisée et fragmentée.

Xavier Eman, Revue Eléments

– Ingérences et propagandes … 2027 est lancée !

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#webtube : À huit mois de l’élection présidentielle de 2027, le thème des « ingérences russes » s’installe brutalement dans le débat public. Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal ont successivement dénoncé des opérations de désinformation les visant, pourtant décrites comme ayant eu une diffusion très limitée, au point que Viginum recommande précisément de ne pas leur donner davantage d’écho. Dans le même temps, gouvernement et Parlement travaillent à renforcer l’arsenal contre les ingérences et la désinformation, alimentant les inquiétudes sur les conséquences possibles pour la liberté d’expression. Pour Jean-Yves Le Gallou, cette disproportion entre l’ampleur réelle des opérations et leur retentissement médiatique n’a rien d’anodin : elle révèle une mécanique politique et médiatique déjà à l’œuvre à l’approche de 2027.

Une mécanique de propagande bien rodée

L’affaire des « ingérences russes » dans la campagne présidentielle est étrange : comment diable quelques posts grossiers vus par quelques milliers de personnes ont généré des dizaines de dépêches AFP, des centaines, voire des milliers, d’articles de presse, des dizaines d’heures d’émissions de radio et de télévision ? Comment ? Par le miracle de la propagande !

https://www.polemia.com/la-societe-de-propagande-le-nouvel-ouvrage-de-jean-yves-le-gallou

Dans les années 1960, le philosophe et essayiste Jean-Marie Domenach (père et grand-père de deux journalistes contemporains…) avait décrit les règles de la propagande : déformation et amplification, répétition, orchestration, transfusion. Tout y est !

L’amplification ? Avec la mise au cœur de l’actualité de campagnes de dénigrement si discrètes que leurs victimes ne les ont pas découvertes par elles-mêmes, mais grâce au zèle d’officines gouvernementales. Trop fort !

L’orchestration : toutes les grosses causes du cirque médiatique s’y sont mises.

La répétition ? Tour à tour, Édouard Philippe, Raphaël Glucksman et Raphaël Attal ont été ainsi placés sous les feux de la médiatisation et de la victimisation.

L’orchestration ? Tout le monde participe au tintamarre médiatique.

La transfusion : c’est le plus important, face à la manœuvre des méchants Russes, il faut être solidaire des gentils candidats de l’Extrême Centre, se défier de la vilaine Marine (qu’on rediabolise au passage) et surtout voter en octobre prochain une nouvelle loi liberticide régissant la vérité de l’information. Orwell revient !

Une campagne présidentielle placée sous le signe de la diversion

Le tout dans un contexte d’emballement où chacun se croit obligé de faire chorus sous peine d’être dénoncé, lui aussi, comme un suppôt de l’ogre Poutine.

La campagne présidentielle est ainsi bien lancée : on peut faire confiance aux grands médias pour qu’ils écartent tout traitement des sujets réels et sérieux grâce à des opérations de diversion. Si on voulait voler l’élection aux Français, on ne s’y prendrait pas autrement… C’est d’ailleurs le but.

Jean-Yves Le Gallou, Polémia

– Quand la censure atteint aussi les libéraux

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#webtube : Après avoir toléré, et souvent approuvé, la réduction au silence de leurs adversaires, les libéraux découvrent les périls de la « régulation » au moment où celle-ci commence à les frapper. L’affaire Franz-Olivier Giesbert révèle moins une dérive nouvelle qu’un changement dans le choix de ses victimes.

Roubaix, judaïsme et délit d’opinion

L’affaire Franz-Olivier Giesbert pourrait n’être qu’une péripétie supplémentaire dans la longue chronique des démêlés entre CNews et l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Elle possède pourtant une vertu particulière : elle révèle l’extrême fragilité de la conception libérale de la liberté d’expression dès lors que celle-ci cesse de bénéficier aux seuls représentants du cercle de la raison autorisée.

Au soir du second tour des élections municipales, le 22 mars 2026, Franz-Olivier Giesbert déclara sur le plateau de Laurence Ferrari qu’il « n’aimerait pas être juif à Roubaix » et que les derniers membres de la communauté juive locale seraient probablement « obligés de partir ». David Guiraud venait de conquérir la ville sous les couleurs de La France insoumise. Saisie par des téléspectateurs, l’Arcom estima que ces propos, demeurés « non contredits ou mis en perspective en plateau », ne reposaient sur « aucun élément sourcé ou étayé ». Elle rappela donc CNews à l’ordre pour manquement aux exigences d’honnêteté, de rigueur et de maîtrise de l’antenne.

La mesure ne constitue pas, juridiquement, une condamnation de Franz-Olivier Giesbert. Elle vise la chaîne qui lui a permis de s’exprimer sans lui opposer immédiatement la contradiction prescrite. La distinction est importante, sans être rassurante. L’autorité administrative ne se borne plus à sanctionner une diffamation, un appel à la violence ou une donnée matériellement fausse. Elle reproche à un média de n’avoir pas assorti une appréciation politique de son contre-discours réglementaire.

Le précédent est considérable. Une opinion prononcée à l’antenne ne serait désormais admissible que si le présentateur, transformé en commissaire politique du contradictoire, la corrigeait sur-le-champ ou la diluait dans une « mise en perspective ». La liberté de parole subsisterait formellement, à la condition que chaque proposition dissidente fût immédiatement escortée par sa réfutation conforme.

Le réveil tardif du libéralisme médiatique

La réaction fut vive. Franz-Olivier Giesbert remercia ironiquement l’Arcom pour cette « décoration » qui l’honorait, accusa l’autorité de se substituer à la justice et conclut : « Vive la liberté d’expression ! À bas la police de la pensée ! » Alexandre Jardin dénonça une « ligne rouge » franchie par une institution publique prétendant soumettre les journalistes à une vérité administrative. Dans Le Figaro, Luc Ferry consacra une chronique à la « police de la pensée », tandis que Jean-Éric Schoettl, ancien directeur général du Conseil supérieur de l’audiovisuel, mettait en garde contre une régulation devenue « muselière ».

Ces protestations sont fondées. Elles n’en arrivent pas moins fort tard.

Les libéraux médiatiques ne découvrent les périls de la censure qu’au moment où celle-ci s’approche de leur propre domaine. Tant que les restrictions à la liberté d’expression frappaient des militants identitaires, des écrivains réputés sulfureux, des polémistes de droite radicale ou de modestes utilisateurs des réseaux sociaux, elles leur paraissaient relever de l’hygiène démocratique. Les fermetures de comptes, les interdictions de réunion, les poursuites judiciaires, les exclusions professionnelles et les campagnes de dénonciation étaient présentées comme autant de mesures nécessaires pour protéger la société contre la « haine ».

La vieille liberté politique se trouvait ainsi remplacée par une liberté conditionnelle, accordée aux seules opinions préalablement déclarées inoffensives. Ceux qui subissaient la répression étaient censés l’avoir cherchée. Leur inquiétude passait pour une obsession victimaire ; leurs protestations, pour une preuve supplémentaire de leur dangerosité. Le libéral pouvait donc applaudir la restriction sans cesser de se croire fidèle aux droits de l’homme : il lui suffisait de rebaptiser la censure « modération », « responsabilité », « vigilance » ou « régulation ».

L’originalité de l’affaire Giesbert tient au fait que la mécanique atteint désormais les membres honorables de la bourgeoisie intellectuelle. La police de la pensée ne s’arrête plus à la périphérie proscrite. Elle s’avance vers le centre et demande à des journalistes installés, à des philosophes académiques et à d’anciens hauts fonctionnaires de rendre compte de leurs propos. C’est alors que le libéralisme redécouvre brusquement la violence du pouvoir administratif.

La mésaventure rappelle une évidence formulée par Julien Freund : le politique ne disparaît pas parce que l’on prétend le remplacer par la morale, la technique ou le droit. La décision demeure ; seul change le langage qui la dissimule. Une autorité dite indépendante reste un pouvoir composé d’hommes qui possèdent des préférences, une sociologie, une conception du bien et une représentation de l’ordre désirable. Son indépendance organique ne lui confère ni l’infaillibilité ni la neutralité métaphysique.

La neutralité comme arme politique

Jean-Éric Schoettl souligne à juste titre la différence entre le pluralisme externe et le pluralisme interne. Le premier consiste à assurer l’existence de médias différents, porteurs de sensibilités distinctes. Le second prétend imposer à chaque chaîne, à chaque émission et bientôt à chaque séquence une représentation instantanée de tous les points de vue autorisés.

Le pluralisme externe permet le désaccord. Le pluralisme interne obligatoire le neutralise. Chaque média perd sa physionomie propre et devient un « robinet d’eau tiède », selon l’expression employée par Schoettl. L’équilibre général des voix cède la place à une surveillance minutieuse de chacune d’entre elles.

Alain de Benoist a souvent relevé que le libéralisme rêve d’une société où la confrontation politique serait remplacée par la procédure, le marché et la discussion raisonnable entre individus abstraits. L’affaire Giesbert montre le terme de cette évolution. Lorsque le consensus ne se produit plus spontanément, l’administration intervient afin de rétablir artificiellement les conditions du débat réputé convenable. La discussion demeure libre, pourvu que ses conclusions possibles aient été préalablement circonscrites.

Carl Schmitt avait montré que la neutralisation des conflits ne supprime jamais la décision politique. Elle déplace simplement le pouvoir vers ceux qui définissent les catégories du permis et de l’interdit. Celui qui décide qu’un propos doit être contredit exerce déjà une souveraineté sur le langage public. Il détermine non seulement ce qui peut être dit, mais encore la manière dont la parole doit être reçue.

L’Arcom ne proclame naturellement aucune doctrine officielle. Elle ne publie ni catéchisme ni index. Elle agit par mises en garde, rappels à l’ordre, obligations de « maîtrise de l’antenne » et appréciations de la « rigueur ». Ce vocabulaire administratif est d’autant plus efficace qu’il masque le caractère politique de ses décisions. Régis Debray a décrit la manière dont les appareils de transmission façonnent les croyances collectives sans avoir besoin de formuler une idéologie explicite. La médiacratie ne règne pas seulement par ce qu’elle affirme, mais par ce qu’elle rend dicible, visible et répétable.

Pierre Bourdieu, que l’on ne saurait soupçonner de proximité avec la Nouvelle Droite, avait lui-même analysé le pouvoir de consécration exercé par les institutions culturelles et médiatiques. La censure moderne prend rarement la forme grossière d’une interdiction générale. Elle agit par sélection, disqualification et imposition des catégories légitimes. Elle décide qui peut parler, en quel lieu, avec quel statut et sous la surveillance de quel contradicteur.

Une hypothèse que les faits permettent de discuter

Le plus singulier est que le propos de Franz-Olivier Giesbert ne relevait nullement d’une fiction sans rapport avec la réalité locale. Une communauté juive s’était établie à Roubaix après la guerre de 1870 et l’annexion d’une partie de l’Alsace et de la Lorraine. Une synagogue fut ouverte rue des Champs, puis le culte se poursuivit dans un oratoire privé jusqu’au début des années 1990. Le rouleau de la Torah fut alors remis à la communauté juive de Lille. En 2015, le président régional du Conseil représentatif des institutions juives de France estimait qu’il ne demeurait plus à Roubaix que cinq ou six familles juives.

Ces éléments ne permettent pas d’attribuer le départ de chaque famille à une cause unique. Les évolutions démographiques, les mobilités résidentielles et la disparition progressive des institutions communautaires constituent des phénomènes complexes. Ils suffisent cependant à rendre plausible la question posée par Giesbert : quel avenir reste-t-il à une minorité religieuse dans une ville dont l’équilibre démographique, culturel et politique a profondément changé ?

Le rôle d’un débat public libre consisterait précisément à examiner cette hypothèse, à la confirmer, à la nuancer ou à la réfuter. L’Arcom choisit une autre voie : faute d’avoir été immédiatement contredite, l’affirmation devient en elle-même un manquement de la chaîne. La question de fond s’efface devant la discipline du discours. Ce qui importe n’est plus de savoir si des Juifs ont quitté Roubaix, si la synagogue a fermé et si la communauté organisée a disparu, mais de vérifier que nul ne tire publiquement de ces faits une conclusion non homologuée.

Le réel devient ainsi secondaire. Jacques Ellul avait montré combien la société technicienne tend à substituer l’efficacité des dispositifs à la délibération sur leurs fins. Dans le domaine médiatique, le mécanisme de régulation acquiert sa logique propre : puisqu’une institution existe pour contrôler, elle doit toujours découvrir quelque chose à contrôler. Sa survie dépend de l’extension continue de son objet.

Le monstre ne reconnaît pas ses créateurs

La contradiction actuelle des libéraux pourrait se résumer simplement. Ils ont accepté que la liberté d’expression fût subordonnée à la protection de groupes, à la prévention de risques indéfinis et au maintien d’un espace public réputé pacifié. Ils ont consenti à ce que des institutions administratives, des plateformes privées et des associations militantes définissent les limites toujours mouvantes de la parole admissible. Ils s’étaient seulement persuadés que ces limites ne les concerneraient jamais.

Cette certitude reposait sur une conception sociale, et non juridique, de l’impunité. Appartenant au cercle de la modération, de la compétence et de la respectabilité, ils se croyaient naturellement protégés contre les instruments destinés aux « extrêmes ». Ils avaient oublié qu’un appareil de contrôle ne demeure pas éternellement au service de ceux qui l’ont légitimé. Toute institution cherche à étendre ses attributions, toute norme appelle son interprétation extensive et toute police finit par découvrir de nouveaux suspects.

Guillaume Faye avait perçu, dès les années 1980, le rôle décisif du champ culturel et médiatique dans la formation de l’hégémonie politique. Le pouvoir ne réside pas seulement dans l’État ni dans la propriété économique ; il appartient aussi à ceux qui imposent les mots, distribuent les qualifications et déterminent les opinions qui relèvent encore de la discussion. En abandonnant ce pouvoir à des instances prétendument neutres, les libéraux ont préparé leur propre mise sous tutelle.

Leur indignation présente demeure néanmoins instructive. Elle peut marquer soit un simple réflexe corporatiste, soit le commencement d’une prise de conscience. Dans le premier cas, ils réclameront une exception pour Franz-Olivier Giesbert, Luc Ferry et leurs semblables, tout en laissant la machine poursuivre son œuvre contre les moins recommandables. Dans le second, ils comprendront que la liberté d’expression ne se divise pas selon le rang social, le brevet de respectabilité ou la position occupée sur l’échiquier politique.

Raymond Aron rappelait que la démocratie libérale repose moins sur la vertu supposée des gouvernants que sur l’organisation de leur contestation. Cette contestation devient impossible si une autorité administrative peut décider qu’une opinion doit être immédiatement rectifiée avant même que le public ait eu le temps de la juger. Le citoyen est alors traité comme un mineur intellectuel, incapable de distinguer un fait d’une appréciation ou de confronter lui-même plusieurs sources.

La leçon de l’affaire Giesbert ne tient donc pas seulement à l’Arcom. Elle réside dans l’effondrement d’une illusion : celle d’une censure qui demeurerait sagement cantonnée aux marges, ne frappant que les individus désignés à l’avance comme dangereux. La censure est un pouvoir, non un service à la carte. Lorsqu’on l’installe, on ignore toujours qui en héritera et contre qui elle sera employée.

Les libéraux avaient applaudi le monstre parce qu’il dévorait leurs adversaires. Ils découvrent avec effroi qu’il ne connaît ni leurs titres, ni leurs états de service, ni leur ancienne fidélité au régime. La créature qu’ils ont nourrie s’approche maintenant de leur table. Leurs protestations sont légitimes ; leur étonnement l’est beaucoup moins.

Balbino Katz , Breizh-Info & Polémia

– Belgique : 45 % des détenus sont étrangers, près d’un sur trois sans droit de séjour

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#webtube : Près d’un détenu sur deux dans les prisons belges n’a pas la nationalité du pays. Au 1er janvier 2026, la Belgique comptait 13 439 personnes incarcérées, dont 6 100 ressortissants étrangers, soit environ 45 % de la population carcérale. Plus frappant encore : 4 198 détenus, soit 31 % du total, étaient sans droit de séjour en Belgique. Ces chiffres ont été communiqués par le ministre de la Justice Annelies Verlinden en réponse à une question écrite de la députée Francesca Van Belleghem (Vlaams Belang). Parmi les nationalités étrangères les plus représentées figurent le Maroc, l’Algérie, les Pays-Bas, la Roumanie et l’Albanie, sans que les données publiées permettent d’établir un classement détaillé entre ces pays.

Une surreprésentation qui ne peut être balayée d’un revers de main

À titre de comparaison, les personnes de nationalité étrangère représentaient 13,8 % de la population résidant en Belgique au 1er janvier 2026, selon Statbel. Le rapprochement avec les 45 % observés en prison doit être manié avec prudence : les populations comparées n’ont pas la même structure d’âge et une partie des détenus sans droit de séjour n’appartient pas nécessairement à la population résidente. L’écart demeure néanmoins considérable.

La criminologue Sonja Snacken, de la Vrije Universiteit Brussel, estime que cette forte proportion s’explique « principalement » par les modalités d’exécution des peines. Les étrangers sans séjour légal ou sans domicile stable seraient davantage placés en détention provisoire et disposeraient de moins de possibilités d’aménagement de peine. Elle considère ainsi que la composition de la population carcérale n’aurait « pas tant que cela à voir » avec le fait que les étrangers commettraient davantage de délits.

Cette analyse invite utilement à ne pas confondre automatiquement population carcérale et niveau de délinquance. Mais les chiffres publiés ne permettent pas davantage, à eux seuls, de mesurer la part respective de l’exécution des peines et d’éventuelles différences de délinquance dans cette surreprésentation.

Près d’un détenu sur trois sans droit de séjour

Reste un fait politique difficile à contourner : près d’un tiers des personnes incarcérées en Belgique n’ont pas de droit de séjour dans le pays. Le Vlaams Belang réclame que les détenus étrangers, en particulier ceux en situation irrégulière, purgent leur peine dans leur pays d’origine.

La question intervient alors que les prisons belges sont déjà fortement surpeuplées : le Conseil de l’Europe relevait en janvier 2025 un taux de 114 détenus pour 100 places.

Sonja Snacken souligne également les difficultés d’identification et de retour, certains pays refusant de reprendre leurs ressortissants tandis que les juges peuvent exiger différentes garanties avant une libération en vue d’un éloignement. Avec 4 198 détenus concernés, le problème n’a plus rien de marginal : il pose directement la question de l’efficacité des politiques de retour et de la capacité d’un État à faire exécuter ses décisions.

Arthur Keraudren , breizh-info.com

– AfD : portée par des sondages record, la droite allemande en pleine ascension

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#webtube : Une ascension qui ne semble plus connaître de véritable coup d’arrêt. Élection après élection, sondage après sondage, l’Alternative für Deutschland (AfD), le parti patriote dirigé par Alice Weidel et Tino Chrupalla, s’impose davantage comme la première force politique d’Allemagne. Cette dynamique est suivie avec une attention particulière, à quelques semaines des élections régionales du 6 septembre en Saxe-Anhalt, où le parti est donné largement en tête et pourrait réaliser un score historique.

De nouveaux sondages prometteurs

Les derniers sondages publiés début août confirment cette tendance spectaculaire. Selon le dernier DeutschlandTrend réalisé par l’institut Infratest dimap, l’AfD atteint 28 % des intentions de vote, soit le meilleur score jamais enregistré pour le parti dans cette enquête. La CDU/CSU du chancelier Friedrich Merz recule à 21 %, tandis que le SPD stagne à 12 %, les Verts à 15 %, Die Linke à 11 % et les libéraux du FDP restent sous le seuil des 5 %. À titre de comparaison, lors des élections fédérales de février 2025, l’AfD avait recueilli 20,8 % des suffrages. En un an et demi, le parti gagne donc près de huit points. Plus spectaculaire, encore, en Saxe-Anhalt, où les électeurs seront appelés aux urnes le 6 septembre prochain, plusieurs enquêtes attribuent désormais à l’AfD entre 41 et 43 % des intentions de vote, loin devant la CDU. Un tel résultat placerait le parti dans une position de force inédite.

Rappelons que l’AfD était devenue, pour la première fois de son histoire, le premier parti d’Allemagne dans les sondages, au printemps 2025, quelques semaines seulement après les élections fédérales remportées par la CDU/CSU de Friedrich Merz. Depuis, loin de s’essouffler, cette dynamique n’a cessé de s’amplifier, le parti creusant désormais un écart de près de sept points avec les conservateurs dans plusieurs enquêtes d’opinion.

Ces résultats ont naturellement provoqué une vague d’enthousiasme, au sein de l’AfD. Sur le réseau X, Alice Weidel s’est réjouie de voir son parti crédité de 43 % en Saxe-Anhalt, estimant qu’« un gouvernement d’un seul parti se rapproche » et que « tout est possible ». Le député Johann Martel a salué un « record historique » à 28 % au niveau fédéral, voyant dans ces chiffres la preuve que « les citoyens veulent un changement politique et non un cordon sanitaire ». De nombreux cadres et fédérations régionales de l’AfD ont également célébré ces résultats, estimant qu’ils traduisaient le rejet croissant du « Brandmauer », le sacro-saint « cordon sanitaire » version allemande.

À ce sujet — Sondage : l’AfD premier parti d’Allemagne

En France, ces chiffres ont également suscité des réactions favorables dans les milieux souverainistes ou conservateurs. Le start-uppeur français Brivaël Le Pogam a ainsi résumé l’espoir de certains en écrivant : « Si l’Allemagne tombe, la France tombe, l’UE tombe, puis le globalisme [mondialisme, NDLR] tombe, puis le wokisme tombe. » Si les dirigeants du Rassemblement national ne se sont pas exprimés publiquement sur cette nouvelle enquête, l’évolution de l’AfD est observée avec attention dans plusieurs formations de droite européennes qui y voient le signe d’un rééquilibrage durable du paysage politique du continent.

Le « cordon sanitaire » contre le peuple

À l’inverse, les réactions des adversaires de l’AfD demeurent toujours aussi virulentes. Les dirigeants écologistes continuent d’appeler à maintenir le « Brandmauer » contre un parti qu’ils qualifient d’extrême droite. Le coprésident des Verts, Felix Banaszak, a récemment plaidé pour un large rassemblement des « forces démocratiques » afin d’empêcher l’AfD d’accéder au pouvoir dans les prochains scrutins régionaux. Du côté de la CDU, le ministre-président de Saxe-Anhalt, Sven Schulze, a de nouveau exclu toute coopération avec l’AfD, tout en reconnaissant que certaines préoccupations exprimées par ses électeurs méritaient d’être entendues. Les grands médias allemands soulignent, eux aussi, le caractère inédit de cette poussée, alors même qu’ils continuent, pour la plupart, de diaboliser l’AfD en la classant à « l’extrême droite » et en l’associant régulièrement aux milieux « néonazis ».

Reste que cette progression ne sort pas de nulle part. Depuis plusieurs années, les enquêtes d’opinion montrent que l’immigration est devenue la première préoccupation politique des Allemands, tandis qu’une majorité juge que les flux migratoires ont été bien trop importants. Dans le même temps, le gouvernement de Friedrich Merz traverse une période de profonde impopularité, plusieurs sondages indiquant que près des trois quarts des Allemands se déclarent insatisfaits de son action. Dans ce contexte, l’AfD apparaît à une partie croissante de l’électorat comme l’alternative la plus crédible sur les questions migratoires et sécuritaires. Les élections régionales de Saxe-Anhalt constitueront ainsi un premier test, grandeur nature, de cette dynamique.

Jean Kast, dans BV