#webtube : Crise migratoire de Ceuta : au moins 15 viols ou agressions sexuelles recensés – Jussy (02) : un homme soupçonné d’une vaste escroquerie à la MaPrimeRénov a été interpellé – Marseille (13) : Une femme de 40 ans égorgée au cutter par son ex-conjoint – Angers (49) : Il déclenche un incendie de 2 000 m² sur un site classé à l’Unesco en fêtant sa sortie de prison – Villeurbanne (69) : un adolescent de 17 ans grièvement blessé par balles par deux individus en trottinette – La Fondation de l’islam de France perd son statut d’utilité publique – GB : Jason Arday, star indigéniste et woke de l’université de Cambridge retrouvé mort chez lui
Crise migratoire de Ceuta : au moins 15 viols ou agressions sexuelles recensés, la dernière victime connue est une fillette de 10 ans. L’insécurité marquée aussi par des affrontements communautaires entre Marocains et Subsahariens
Jussy (02) : un homme soupçonné d’une vaste escroquerie à la MaPrimeRénov a été interpellé. Un préjudice estimé entre 500 000 et un million d’euros
Marseille (13) : Une femme de 40 ans égorgée au cutter par son ex-conjoint ; un homme sous OQTF activement recherché
Angers (49) : Il déclenche un incendie de 2 000 m² sur un site classé à l’Unesco en fêtant sa sortie de prison et ses 20 ans avec des feux d’artifice ; il est condamné à 140 heures de TIG
Claye-Souilly (77) : Après des violences conjugales répétées, Bilel* est condamné malgré le retrait de plainte de sa femme Aina*, qui voulait privilégier une médiation religieuse
Villeurbanne (69) : un adolescent de 17 ans grièvement blessé par balles par deux individus en trottinette. Touché à l’abdomen et à un mollet, son pronostic vital est engagé
Toulouse (31) : Assis sur un banc, un homme poignardé à deux reprises et dépouillé de sa sacoche par deux agresseurs
La Turbie (06) : Un violoniste français de renom, d’origine Albanaise et membre d’un orchestre symphonique interpellé avec 38,3 kg de cocaïne, 6 armes et 88 900 € en liquide
La Fondation de l’islam de France perd son statut d’utilité publique. Réclamant la subvention de 10 millions d’euros promise, Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon, dénonce « l’échec d’une promesse républicaine »
GB : Jason Arday, la star indigéniste et woke de l’université de Cambridge, accusé d’être un affabulateur (MàJ : Suite à sa démission, il est retrouvé mort chez lui)
#webtube : Portée par une ambiance cinématographique inspirée des classiques de James Bond, « I Belong To You » de Caro Emerald combine le jazz rétro, le pop-lounge et un tango dramatique. Thèmes & Ambiance : La chanson explore l’intensité d’un amour obsessionnel, passionné et presque dangeureux, souligné par une orchestration cuivrée et dramatique.
#webtube : Evoking a cinematic atmosphere inspired by James Bond classics, Caro Emerald’s « I Belong To You » blends retro jazz, lounge-pop, and dramatic tango. Themes & Mood: The song explores the intensity of an obsessive, passionate, and almost dangerous love, underscored by dramatic, brass-heavy orchestration.
#webtube : François Asselineau, président de l’UPR, reçoit son ami de longue date Paul-Marie Coûteau pour une conversation à la fois historique et philosophique. De l’Appel du 18 juin 1940 à la libération de Paris, les deux hommes reviennent sur le rôle réel des anglo-saxons durant la Seconde Guerre mondiale, sur l’hostilité de Roosevelt et de Churchill envers de Gaulle, et sur les projets américains de démembrement de la France. La discussion se prolonge sur la première encyclique du pape Léon XIV, Magnifica Humanitas, qui interroge une civilisation remodelée par la technique et l’intelligence artificielle, et sur ce que Paul-Marie Coûteau nomme la seule querelle qui vaille, celle de l’homme.
#webtube : Économiste et auteur de La France au bord de l’abîme, André-Victor Robert dresse ici un constat sans appel : la France dépense toujours plus, sans obtenir de meilleurs résultats. Services publics dégradés, bureaucratie pléthorique, priorités contestables : ce texte très clair démonte, chiffres à l’appui, les dérives d’un État devenu trop lourd et trop coûteux.
La France, championne des dépenses publiques… sans résultats à la hauteur
C’est maintenant bien connu : au sein de l’Union européenne et même au sein de l’OCDE, c’est en France et en Finlande que les dépenses publiques sont les plus élevées, en pourcentage du PIB : 57,0 et 57,7 % du PIB respectivement, en 2024. Pour l’UE à 27 pays, la moyenne est à 49,1 %. Et en matière de prélèvements obligatoires, c’est-à-dire en matière d’impôts et de cotisations sociales, c’est avec le Danemark et non plus la Finlande que nous faisons la course en tête. Le niveau élevé des dépenses publiques conduit Franz-Olivier Giesbert, dans son dernier opus, à se demander si la France n’est pas devenue un pays communiste. L’interrogation n’est pas illégitime a priori : 57 % de dépenses publiques, cela signifie que l’État pèse davantage dans la décision d’affectation du produit de l’activité économique que les entreprises et les ménages réunis.
Tableau 1 : dépenses publiques en 2024 par fonction et par pays, en % du PIB
Certes, les dépenses de protection sociale expliquent une part importante des écarts en matière de dépenses publiques entre la France et les autres pays développés. Dans certains pays, comme aux États-Unis, l’assurance maladie relève d’entreprises privées. En matière de retraites, le dosage entre régimes par répartition et régimes par capitalisation varie de manière assez sensible entre pays, y compris au sein du continent européen. Le poids de l’enseignement privé varie aussi d’un pays à un autre. Pour autant qu’on considérerait comme « inévitable » une socialisation des dépenses d’éducation, de santé ou d’assurance retraite dès lors qu’un pays a atteint un niveau minimal de développement, les comparaisons internationales en matière de dépenses publiques doivent en conséquence être maniées avec précaution.
La question est alors celle de l’efficacité comparée du secteur public et du secteur privé pour rendre le service attendu, et la comparaison n’est pas toujours au détriment du secteur public : le poids des dépenses de santé dans le PIB, publiques et privées, est ainsi aux États-Unis bien supérieur à ce qu’il est en Europe de l’Ouest, sans que la supériorité du modèle américain, en matière sanitaire, ne saute aux yeux : l’espérance de vie n’est pas plus élevée chez l’Oncle Sam qu’elle ne l’est en Europe occidentale ; elle est en outre en baisse notable aux USA pour certaines franges de la population, comme les hommes blancs. Des régimes de retraite par répartition, plutôt que par capitalisation, peuvent aussi se justifier au motif que des assureurs privés sont susceptibles de faire faillite, ce qui expose les épargnants à un risque de perte en capital aux conséquences humaines potentiellement dramatiques, un risque que seule la collectivité serait en mesure de mutualiser correctement.
Telle est l’argumentation – non dénuée de fondements – habituellement développée par les partisans de dépenses publiques élevées, en particulier par ceux qui souhaitent cautionner l’exception française en la matière. Mais dans ce cas, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pourquoi ne pas aller jusqu’à 80 ou 90 % comme certains pays communistes ?
Eh bien, justement, si l’on en croit le FMI, les dépenses publiques représentent seulement 32,9 % du PIB en République populaire de Chine (c’est quasiment le même niveau qu’en Suisse), 19,1 % au Vietnam, 27,1 % au Nicaragua sandiniste, 17,6 % au Venezuela : peut-être conviendrait-il d’informer M. Mélenchon que ce dernier pays, qu’il a pris pour modèle, est un enfer néolibéral ! En réalité, le poids de l’État dans les décisions de dépense et d’affectation de la production n’atteint nulle part un niveau aussi élevé que dans l’Union européenne de Mme von der Leyen et de ses affidés.
Pour autant, avec toutes les dépenses publiques qui sont mises à leur charge par le biais des impôts, les Français en ont-ils pour leur argent ? Au sein de l’Europe, c’est en France, certes, que la dépense publique est la plus élevée, mais c’est en France aussi que le niveau de satisfaction vis-à-vis des services publics est le plus faible – à l’exception notable de l’Italie et de l’Espagne, si l’on croit les résultats de l’Eurobaromètre.
En matière d’éducation, par exemple, la France accomplit le triple et triste exploit de dépenser davantage – en % du PIB – que la moyenne européenne, tout en sombrant dans les profondeurs des classements internationaux et en payant ses enseignants au lance-pierre : à expérience et niveau d’enseignement comparables, les enseignants français sont en effet à peine mieux rémunérés que leurs homologues italiens ou portugais, un peu moins bien payés que leurs homologues espagnols, et nettement moins bien rémunérés que leurs collègues allemands, suisses, néerlandais ou scandinaves (figure 1).
On peut dresser un constat similaire dans bien d’autres domaines, par exemple en matière de santé ou encore de sécurité intérieure : dans ces deux domaines, nous dépensons davantage que la moyenne européenne, alors que les niveaux de rémunération des infirmières, policiers et gardiens de prison dans les pays voisins du nôtre font pâlir d’envie leurs homologues français. Et dans ces deux domaines également, les résultats de la France sont déplorables, si l’on en juge par exemple par le taux de mortalité infantile, comme le révèle le récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales sur ce sujet, ou par le taux de commission de crimes et délits (tableau 2).
Figure 1 : salaires annuels statutaires bruts de départ pour les enseignants à temps complet dans les établissements publics 2019/2020, en euros
La situation financière de la France est déplorable, c’est le résultat cumulé de plusieurs décennies de gabegie. Il n’y a plus de marge pour augmenter les impôts, et, si elle veut échapper à la tutelle du FMI, la France a tout intérêt à maîtriser strictement ses dépenses dans les plus brefs délais. L’effort à accomplir est une réduction pérenne des dépenses publiques annuelles de l’ordre de 120 à 150 Md€, ce qui représente environ quatre points de PIB (cf. d’Arvisenet et alii, 2025).
L’argent public est mal dépensé et l’on peut légitimement s’interroger sur certaines priorités implicites ou explicites de nos responsables politiques. Une fraction importante des élèves entrant en classe de sixième est incapable d’effectuer une multiplication ou une division, mais bientôt, grâce aux enseignements sur la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), ils seront incollables sur la transsexualité ou l’anulingus ! L’actualité récente a aussi mis en lumière l’exemple des services de gendarmerie et de justice d’un département du Sud-Ouest de la France manifestement plus empressés de mater les agriculteurs de la Coordination rurale, aux revendications somme toute légitimes, que de mettre hors d’état de nuire des pédophiles récidivistes.
On pourrait évoquer aussi le cas des aides au logement (AL et APL), versées aux ménages pour les aider à se loger, qui représentent en France un pourcentage du PIB plus élevé que partout ailleurs en Europe. La brochure du ministère du Logement qui en détaille le mode de calcul comporte pas moins de 80 pages : en maîtriser toutes les subtilités est évidemment hors de portée du profane, mais aussi de tout parlementaire normalement constitué, qui a à connaître d’une foultitude d’autres sujets. Au motif de traiter finement toutes les situations possibles et imaginables dans toute leur diversité, tout semble se passer comme si l’administration s’efforçait, par le biais d’une sophistication toujours plus poussée de la réglementation, de justifier sa propre existence ainsi que les moyens financiers et humains placés sous son contrôle.
Si l’on veut réduire la dépense publique sans porter atteinte au socle des fonctions régaliennes ni à la protection sociale dont bénéficient les citoyens français, deux voies – complémentaires – devront être empruntées : la première consistera à recentrer chaque département ministériel sur ce que devraient être ses priorités, et à s’assurer que chaque euro est dépensé de manière efficiente.
Avec plus d’un étudiant sur deux qui quitte l’université sans avoir obtenu sa licence, le secteur de l’enseignement supérieur constitue un bon exemple de secteur où l’argent est mal dépensé (Robert, 2024). L’instauration d’une sélection à l’entrée à l’université constituerait à n’en pas douter un premier pas vers une meilleure utilisation de l’argent public dans ce secteur. On pourrait aussi imaginer réduire en partie les crédits dans les filières et disciplines offrant peu de perspectives professionnelles et présentant peu d’enjeux pour l’économie française, pour les réorienter vers les filières à plus fort enjeu, notamment les sciences de l’ingénieur et les disciplines scientifiques. L’instauration de la sélection à l’université sera d’autant mieux acceptée que l’on fera en parallèle l’effort de recentrer sur l’enseignement secondaire – au bénéfice de filières professionnelles et techniques – les crédits à l’apprentissage, plutôt que d’arroser l’enseignement supérieur comme c’est le cas à présent. On pourrait aussi évoquer, comme sources d’inefficience dans le secteur public, le personnel administratif pléthorique dans les hôpitaux ou dans l’Éducation nationale.
Où réduire les dépenses ? Le choix des priorités
La seconde voie consistera à s’attaquer aux gros volumes de dépenses dont l’utilité est contestable, soit qu’elles ne relèvent pas du socle régalien ou de la protection sociale, soit que, bien qu’en relevant, elles ne permettent pas d’atteindre les objectifs qui leur sont assignés à un coût raisonnable. En la matière, ce ne sont pas les exemples de dépenses inutiles ou peu utiles qui manquent : les dizaines de milliards consacrés chaque année à l’énergie éolienne ou photovoltaïque, ou encore à la voiture électrique, pour un impact quasi nul sur les émissions de CO2 ; l’aide au développement au bénéfice de pays qui ne sont plus sous-développés (comme la Chine) ou qui passent leur temps à dénigrer la France (comme l’Algérie) ; la fraude aux prestations sociales ; les aides sociales non contributives versées aux étrangers qui n’ont plus les moyens d’assurer leur subsistance sur le sol français en travaillant ; les subventions aux associations pro-immigrationnistes… Il ne serait pas illégitime aussi de s’interroger sur les plus de quinze milliards de contribution nette que nous versons chaque année à l’UE.
La tâche s’annonce certes politiquement difficile, mais nous n’avons plus le choix qu’entre le sursaut ou le chaos. Le chaos n’est du reste pas forcément le scénario le plus probable, car la situation dans laquelle nous nous trouvons est avant tout le résultat d’une perte de bon sens et d’une déresponsabilisation des décideurs publics : commençons par arrêter de marcher sur la tête, et tout ira mieux.
André-Victor Robert, Polémia
Références
D’Arvisenet Philippe, Gallois Charles-Henri et Robert André-Victor (2025), « Stabiliser la dette publique : les étranges partis-pris du Conseil d’analyse économique », Causeur, 7 novembre 2025 ; Giesbert Franz-Olivier (2026) : « La France est-elle un pays communiste ? », éditions Plon ; Inspection générale des affaires sociales (2026) : « Organisation de la périnatalité dans les territoires : affirmer une logique de santé publique », rapport IGAS n° 2025-012R ; Longuet Gérard (2022) : « Comparaison européenne des conditions de travail et de rémunération des enseignants », rapport d’information du Sénat ; Ministère du Logement (2023) : « Les aides personnelles au logement – Éléments de calcul » ; Robert André-Victor (2024) : « Université française : la grande garderie », Causeur, 3 septembre 2024.
#webtube : En mars de cette année, le Japon a supprimé le 104, son service de renseignements téléphoniques. Pour la famille de Mikan Oshidari, qui n’utilise ni internet ni smartphone, c’était le dernier fil. Elle raconte les voir encore composer le numéro, dans l’espoir qu’il finisse par sonner. Essayiste, âgée de 32 ans, elle s’occupe depuis l’enfance de proches âgés et handicapés. Elle a fait de cette situation le point de départ d’une campagne pour ce qu’elle appelle le « droit à une vie analogique ».
« L’analogique est une aide sociale, le numérique est une commodité »
C’est le titre de la pétition qu’elle a déposée devant l’assemblée métropolitaine de Tokyo. Le texte n’exige pas l’arrêt de la numérisation : il demande le maintien d’une option papier et humaine à côté de l’option numérique. Formulaires imprimés, guichets, téléphone, courrier. Sa comparaison est nette : pour ceux qui ne peuvent pas suivre, ces outils sont l’équivalent d’un fauteuil roulant ou d’une canne.
Son cas personnel illustre l’effet en cascade. Ses proches ne peuvent pas apprendre à utiliser une tablette ; elle a essayé, ils n’ont pas retenu les étapes, se sont découragés et se sont refermés. C’est donc elle qui accomplit les démarches, imprime, cherche. Elle voudrait se marier, mais son futur époux vit loin et partir signifierait les laisser sans intermédiaire. Il y a 20 ans, écrit-elle, elle aurait pu s’en aller.
Une pétition jugée « trop vaste » pour être débattue
L’assemblée de Tokyo n’a pas rejeté sa demande sur le fond. Elle ne l’a pas examinée du tout. Le motif tient en une ligne : le sujet ne se prêtait pas à une délibération en commission, parce qu’il touchait trop de services différents pour qu’une seule commission puisse trancher. Autrement dit, plus un problème est transversal, moins il trouve d’interlocuteur.
Sur l’ensemble des élus de l’assemblée qu’elle a contactés par courriel, 2 ont répondu. L’un l’a aidée à monter son dossier. L’autre l’a invitée à un événement, puis a cessé de répondre une fois la manifestation terminée.
Les exemples étrangers d’un retour en arrière
Elle s’appuie sur des précédents. La Suède, pionnière du paiement dématérialisé, a adopté fin mai une loi imposant aux supermarchés et aux pharmacies d’accepter les espèces, et renforçant l’obligation des banques d’assurer un service de dépôt sur tout le territoire. Le texte a été voté par l’ensemble des partis, au nom de l’inclusion — un demi-million de Suédois vivent en situation d’exclusion numérique — mais aussi de la sécurité nationale : quand le courant ou le réseau tombent, les espèces fonctionnent encore. San Diego a de son côté adopté une ordonnance obligeant les commerces qui proposent des bons de réduction numériques à en fournir également une version papier. L’Oregon étudie une garantie équivalente pour les dossiers de location.
Au Japon, la liste des démarches basculées s’allonge : prendre rendez-vous au centre des impôts passe par LINE, l’application municipale de Tokyo exige l’enregistrement de la carte My Number pour accéder aux points, et des commerçants qui prenaient les commandes par téléphone ne fonctionnent plus qu’en ligne. Mikan Oshidari a rejoint à Tachikawa un groupe de plaignants qui contestent le caractère discriminatoire de l’obligation de passer par l’application et la carte My Number pour bénéficier d’aides contre l’inflation. Elle prévoit de nouvelles pétitions devant les assemblées de Chiba et de Saitama en septembre, puis à Tokyo en décembre.
Le Défenseur des droits alerte depuis des années sur les effets de la dématérialisation des services publics français : suppression des accueils physiques, procédures accessibles uniquement en ligne, usagers renvoyés vers un formulaire quand ils cherchaient un agent. Les dispositifs de médiation numérique et les maisons France Services répondent en partie à la difficulté, sans lever l’obligation de fond. Ce que décrit l’essayiste japonaise vaut à peu près mot pour mot pour un retraité rural en Bretagne confronté à la déclaration d’impôts ou au renouvellement d’un titre.
Son argument n’est pas technophobe. Elle relève que certaines personnes handicapées écrivent difficilement à la main et préfèrent l’ordinateur : ce qu’elle réclame, c’est la coexistence des deux voies, pas la supériorité de l’une.
#webtube : Le maire a défendu ceux qui veulent seulement continuer à vivre comme ils ont toujours vécu. On pourra dire ce qu’on voudra sur Robert Ménard, mais on ne pourra pas lui enlever un vrai courage. Quand il exprime ses idées, on ne peut pas dire que ça manque de clarté, d’honnêteté ou de cran. Pour preuve, son discours du 13 août au soir, en ouverture des ferias de Béziers, qui est un modèle d’honnêteté intellectuelle sur le fond et de faconde du Midi dans la forme.
« Un moment de chez nous »
Devant une foule de festayres heureux d’être là, le maire de Béziers a tout assumé, tout revendiqué, tout mis sur la table. Les meilleurs moments de son discours, relayés par le Midi Libre, qui n’est pourtant pas un journal d’extrême droite, sont délicieux. Cela mériterait presque qu’on se les repasse en boucle.
« Un moment de chez nous », a-t-il dit de cette feria sur le point de commencer. Puis il a précisé : « un moment où nous n’avons besoin de demander la permission à personne ». Il a exalté le Sud, « le Midi, la Méditerranée », citant involontairement (ou non) le trajet des oies sauvages dans Le Chasseur de Michel Delpech, ce nouveau tube de la France fière d’elle-même et de son terroir. « Tant pis, de vous à moi, si ça emmerde ». Quel plaisir…
S’est-il arrêté en si bon chemin ? Non! Il n’avait pas précisé qui « ça emmerde », les célébrations populaires, les fêtes françaises, la simple joie d’être ensemble depuis des temps immémoriaux. Alors il va en parler. Et il en avait, des choses à dire. D’abord, pour enfoncer le clou sur le respect des traditions : « la Vierge, la Sainte Vierge, continuera d’être portée en procession ». Même chose pour la corrida, qui « vivra dans nos arènes », dit encore Robert Ménard, « quoi qu’en pensent les sinistres animalistes », assène-t-il sous les applaudissements. Ici, enchaîne-t-il en grande forme, « on continuera à faire la fête », sans égards pour ceux qui veulent « une vie grisâtre, réglementée […] on n’en veut pas ». Au moins, c’est clair.
Un petit mot sur l’injonction migratoire? Robert Ménard a encore des munitions. « Ici, je marie les gens qui sont en situation régulière, et les OQTF, on les renvoie chez eux ». Ovation dans les rangs biterrois. On sent le caractère presque palpable de l’écrasante popularité dont jouit le maire réélu triomphalement.
Une incise sur la galanterie ? « Mesdames, mesdemoiselles », dit Ménard, oubliant qu’on n’a plus le droit, en France, de s’adresser aux demoiselles comme on le devrait, « on aime le corps des femmes, le regard des femmes, à notre façon et n’en déplaise aux féministes à deux balles ». Voilà qui est bien dit !
« Vive les ferias, vive Béziers, vive la France »
« Je continuerai à appeler un chat un chat, un délinquant un délinquant, un salaud un salaud », annonce-t-il encore. On n’en doutait pas trop jusqu’ici, et ce n’est pas son discours qui va le faire passer pour un tiède…
En conclusion, le maire de Béziers se fend, toujours sous les vivats, d’un « vive les ferias, vive Béziers, vive la France » et déclare ouvertes les festivités. On quitte cette courte vidéo le cœur léger. Robert Ménard dit ce que tout le monde pense. Il défend ceux qui veulent simplement continuer à vivre comme ils ont toujours vécu. Et on peut dire qu’il fait cela très bien. Des édiles comme lui, dans le Sud, il y en a de plus en plus. Et il en faut de plus en plus. L’élection de 2027 portera aussi sur le mode de vie que nous voulons et les libertés que nous sommes prêts à défendre…
#webtube : Le sujet a rapidement pris une dimension politique., Ce vendredi 14 août, la directrice générale de l’administration fiscale, Amélie Verdier, a présenté ses excuses aux contribuables, lors d’un brief organisé pour la presse au sujet d’un piratage massif des données qui a visé le système informatique de son service. Amélie Verdier a confirmé le vol de données qui concerne 678.000 particuliers et professionnels et appelé les personnes touchées à la prudence.
Parlant d’un événement « grave », elle a précisé que c’est en juin dernier que l’administration fiscale a détecté la « compromission d’un compte d’un agent »: un ou plusieurs individus ont récupéré l’email et le mot de passe d’un employé de la DGFiP et l’ont utilisé pour accéder à son compte. Le pirate en a alors profité pour aspirer des informations sensibles – dont des « données d’identification personnelle », des informations fiscales comme le taux de prélèvement à la source, le quotient familial ou l’adresse, le revenu fiscal de référence – qui concernent donc plus de 600.000 comptes de contribuables, particuliers et professionnels.
Selon elle, le hacker a ainsi pu « passer à travers les mailles du filet », et lorsque l’administration a repéré la compromission du compte, c’était déjà trop tard : « L’attaquant avait opéré avant, en procédant de manière sophistiquée, en testant, en opérant par petits volumes », avec des explorations manuelles et ponctuelles, a expliqué la directrice.
Le vol de données n’a été repéré que plusieurs semaines plus tard, ce 12 août, lorsque le pirate l’a revendiqué en ligne. L’administration estime donc avoir rempli ses obligations, en signalant à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ce méfait dès qu’elle l’a identifié, comme la loi l’y oblige. « Nous avons très fortement conscience de notre responsabilité, les Français nous confient leurs données personnelles. […] C’est grave, la Cnil est déjà saisie », a commenté Amélie Verdier.
Les chiffres sont cependant considérables : 678.000 comptes de particuliers et professionnels, dont un peu plus du second groupe. Les données cadastrales d’environ 200.000 comptes auraient aussi été compromises.
L’administration va contacter chaque contribuable concerné, dès le début de semaine prochaine, pour les informer, présenter ses excuses et leur « faire des recommandations, surtout sur la très grande prudence à avoir ».
Le sujet a rapidement pris une dimension politique : l’ancienne candidate à la mairie de Paris, Sarah Knafo, a dénoncé « un scandale d’État ».
Nous venons d’apprendre que la DGFiP a subi une cyberattaque d'une ampleur ampleur inédite. Près de 700 000 dossiers fiscaux volés. C’est le 2ème piratage des impôts en 2026 et c’est un scandale d’État.
Le député RN de la Somme Matthias Renault, membre de la commission des finances, a réagi à travers deux messages sur X suite au communiqué de la DGFIP publié le 12 août. « L’administration en ligne est décidément une passoire. 700 000 contribuables potentiellement concernés par le piratage de la #DGFIP. Le piratage ayant eu lieu fin juin, pourquoi avoir attendu autant de temps pour communiquer ? La DGFIP souhaitait-elle ne pas faire de vagues ? ».
L’administration en ligne est décidément une passoire.
700 000 contribuables potentiellement concernés par le piratage de la #DGFIP.
Le piratage ayant eu lieu fin juin, pourquoi avoir attendu autant de temps pour communiquer ?
#webtube : La communauté Valencienne, qui compte plus de 5,5 millions d’habitants, soit la 4e région d’Espagne, a été reprise aux socialistes espagnols en 2023. Le Parti populaire avec ses 40 sièges, a besoin des 13 députés de Vox pour gouverner, la majorité absolue étant fixé à 50 sièges. Malgré la rupture de Vox en 2024, du gouvernement régional, pour avoir refusé la répartition des migrants mineurs non accompagnés imposée par Pedro Sánchez, l’entente des deux partis s’est maintenue au Parlement local, et Vox a voté tous les budgets. En effet, en 2023, Vox était passé de 10 à 13 sièges, mais surtout le parti centriste Ciudadanos (18 députés) avait disparu du Parlement, laissant le PP seul avec Vox, alors que de l’autre côté de l’échiquier, l’extrême gauche Podemos avait perdu ses 8 élus, le PSOE avec un autre parti régionaliste de gauche ne pouvant obtenir la majorité.
C’est ainsi que pour s’assurer la gouvernance de la région, le PP a accepté plusieurs propositions de Vox : « La priorité nationale », intégrée dans la loi budgétaire de la Communauté ; cette mesure restreint l’accès aux aides et services sociaux pour les personnes en situation administrative irrégulière, ou qui n’ont pas la longévité requise. La restriction de la burqa : une disposition a été adoptée pour prohiber le port des vêtements dissimulant le visage dans les transports publics, les hôpitaux, les centres éducatifs, les administrations et les lieux de spectacles. La mémoire historique : la loi régionale sur la mémoire liberticide historique a été abrogée, et remplacée par une loi de « concorde nationale ».
La Communauté Valencienne est très dynamique d’un point de vue économique, avec des villes comme Valence, Alicante, Elche, Castellón, en pleine expansion. Mais un fait très important vient de se produire. La Communauté valencienne vient de décider que dans toutes les cantines scolaires, il sera désormais impossible de proposer des menus contenant des aliments carnés, dont les animaux n’auraient pas été abattus sans être étourdis préalablement, reprenant les prescriptions du bien-être animal de la législation espagnole, ce qui exclut de facto tous les menus halal qui exigent que les bêtes soient égorgées vivantes pour être vidées de leur sang. Pour blinder encore plus ce dossier, il a aussi été décidé que toutes les cantines scolaires seront dans l’obligation de posséder des appareils de réchauffage des aliments et des réfrigérateurs, là encore en se fondant sur une loi de l’État. Ainsi les familles concernées qui refuseraient que leurs enfants consomment des viandes non halal pourront apporter leur propre nourriture, qui pourra être conservée puis réchauffée sur place.
Cette politique est salutaire, car l’on sait notamment depuis les travaux de l’anthropologue et chercheuse du CNRS, Madame Florence Bergeaud-Blackler, que l’idéologie du halal est la porte d’entrée du frèrisme et de l’islamisme, leur cheval de Troie en quelque sorte, qui permet d’investir nos sociétés (1). On soulignera que cette politique valencienne s’inscrit totalement à contre-courant des directives de Pedro Sánchez, dont le gouvernement exige au contraire que les repas servis dans les cantines scolaires soient essentiellement halal, une sorte de « halal pour tous », imposé. Les seules exceptions retenues d’un « menu spécial », que le gouvernement de Valence autorise, seront pour ceux et celles qui présenteront un certificat médical attestant de l’impossibilité de consommer certains aliments, en cas d’allergies ou d’intolérances alimentaires particulières. Vox s’est montré très en pointe sur ce dossier, et cela faisait partie de l’une de ses principales revendications.
Autre décision emblématique de cette coalition qui pourrait être amenée dans les mois qui suivent à gouverner l’Espagne, c’est le gravissime problème des squatteurs, des okupas, comme on le dit en espagnol, véritable plaie outre-Pyrénées. La législation socialo-communiste espagnole sur les okupas est l’une des plus permissives d’Europe. Dans le cadre du vote du budget 2026, la Région de Valence vient d’instaurer, au regard de la « priorité nationale », que l’accès aux logements sociaux soit interdit aux squatters condamnés par la justice pour occupation illégale. C’est un virage à 180° par rapport à l’ancienne politique socialiste de cette même région. Cela fait aussi partie de la volonté de Vox d’aller de l’avant sur ce thème prégnant en Espagne, et cela a scellé un accord entre Juan francisco Pérez Llorca, le président PP de la Communauté et le chef de Vox aux Cortès valenciens, José María Llanos, étant précisé que le président du Parlement valencien est aussi membre de Vox, Llanos Massó. Pérez Llorca a été investi avec les voix de Vox, en novembre 2025, suite à la démission de l’ancien président PP, Carlos Mazón, après les terribles inondations de 2024.
Avec la baisse des impôts régionaux, notamment pour les familles, toutes ces mesures que je viens de décliner forment un ensemble cohérent et salutaire pour une nouvelle politique qui se veut prendre le contre-pied des dogmes socialo-communistes. De plus, désormais, pour pouvoir bénéficier de l’aide sociale régionale, il faudra être établi dans la région depuis 3 ans et non plus 15 mois. Pour bénéficier d’un logement social, l’administration locale pourra exiger un historique locatif rétroactif sur 15 années, quel que soit l’établissement précédent en Espagne, pour vérifier que les conditions d’attributions soient bien remplies. On peut le constater, grâce à Vox, le PP se montre audacieux, il perd cette audace dès qu’il se retrouve en situation de gouverner seul.
Toutes ces mesures ne sont que l’application du simple bon sens du quotidien. Serait-ce trop en demander à nos hommes politiques de chez nous ? Le principe de la priorité nationale a été adopté dans les régions espagnoles gouvernées par le PP et Vox, comme en Estrémadure, en Castille et León, en Aragon, régions qui disposent aussi d’un accord de gouvernement régional. Espérons que ce soit généralisé en Espagne, après les prochaines législatives, et en France aussi, si le bloc central et ses alliés comme les LR, mordent la poussière en 2027, ce que l’on ne peut que souhaiter.
Michel Festivi, Riposte Laïque
(1) Florence Bergeaud-Blackler a publié plusieurs ouvrages sur ce thème : Comprendre le halal en 2010 ; Le sens du halal : une norme dans un marché mondial en 2015 ; Le marché halal ou l’invention d’une tradition en 2016 ; Le djihad par le marché : ou comment l’islam radical s’empare du marché halal en 2025.