. « Tribal », « grands singes » : des propos anodins récupérés par les anti-CNews

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Est-il possible d’émettre la moindre critique de Bally Bagayoko sans se faire taxer de « racisme » ? C’est à croire qu’ils ont des employés dont la seule mission est de regarder CNews toute la journée. Vendredi 27 mars, des militants LFI ont dénoncé en masse une courte séquence de la chaîne privée dans laquelle ils avaient voulu entendre des propos « racistes ». Le psychologue Jean Doridot y commentait les agissements de Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis. « C’est important de rappeler que nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu – nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribus –, il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité, a déclaré le spécialiste. Et là, ce qui se révèle avec l’élection de M. Bally Bagayoko à Saint-Denis, c’est que ça rappelle quand même qu’un maire dans une commune a énormément de pouvoir. »

Un peu plus tard dans l’émission, la parole a été redonnée à l’intervenant afin qu’il précise ses propos et éteigne la fausse polémique qui était déjà en train de monter sur les réseaux sociaux. « Nous avons tous deux bras, deux jambes, 23 paires de chromosomes par cellule. Et c’est ça que j’ai voulu dire, s’est défendu le psychologue, contestant toute intention raciste. J’ai voulu universaliser mon propos. J’ai la conviction que nous sommes tous semblables et nous partageons tous un lien de parenté universelle. » Difficile de faire plus universaliste.

Un antiracisme dévoyé

La défense du darwinisme relève-t-elle désormais du délit d’opinion ? Il faut croire que oui. Sourds aux explications pourtant claires du psychologue, plusieurs parlementaires LFI ont annoncé, samedi 28 mars, saisir l’Arcom pour cette séquence. Bally Bagayoko a également confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) avoir déposé plainte et en a profité pour annoncer l’organisation d’un événement militant. « Il y aura dépôt de plainte. […] Je prendrai très prochainement l’initiative d’un grand rassemblement et je voudrais que tout le monde soit là […] contre le racisme et contre le fascisme », a-t-il déclaré, désireux de surfer sur la vague. Sans surprise, la presse de grand chemin s’est jointe à la meute, à l’image de RTL ou du média public France Info, qui a évoqué sans la moindre précaution une séquence « raciste »

À ce sujet — Bally Bagayoko : polémique sur ses origines

Ce vendredi 27 mars, toujours, une autre émission de CNews a fortement déplu à l’extrême gauche. Il s’agissait, cette fois, de Face à Michel Onfray. Ce dernier y commentait la déclaration de M. Bagayoko dans laquelle l’élu demandait à ses fonctionnaires de faire « allégeance » au nouveau pouvoir en place. « Ça, c’est très tribal, a analysé le philosophe. Mais on n’est pas dans une tribu primitive. » Et le fondateur de la revue Front populaire d’appeler à « dire à ce monsieur qu’on n’est pas dans une théocratie » et qu’il « n’est pas devenu le roi divin du village », tout en admettant qu’« on n’est pas dans cette configuration-là » à Saint-Denis.

Sans chercher à comprendre les propos tenus, Mathilde Panot a immédiatement dénoncé, sur X, un racisme « crasse et décomplexé » envers l’édile d’origine malienne« Sur CNews, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, est comparé à un singe et à un « chef de tribu » », s’est-elle étouffée. Michel Onfray a eu beau dénoncer un « un faux procès » et rappeler que ses propos se référaient à un « concept d’éthologie », science examinant les comportements animaux dont l’humain, rien n’y a fait. La polémique était lancée et rien ne devait l’arrêter. Toute la gauche a emboîté le pas des chefs LFI, des communistes aux écologistes, en passant par les socialistes et jusqu’au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui s’est ému de « dérapages inacceptables ».

Tout ce petit monde se rejoint sur de nombreux combats, notamment dans sa lutte contre CNews. L’objectif est d’obtenir la fermeture de la seule chaîne qui apporte un tant soit peu de pluralisme sur nos écrans et il ne s’en cache pas. « Dans une démocratie normale, cet organe de propagande raciste devrait être fermé immédiatement », a ainsi tweeté le coordinateur « insoumis » Manuel Bompard. Une telle décision n’est heureusement pas du ressort des élus LFI. Elle revient à l’Arcom ainsi qu’au Conseil d’État, deux organes dirigés par… des socialistes. Autant dire que la liberté d’expression de tous est loin d’être pleinement garantie dans notre pays.

Jean Kast dans BV

. Après les municipales, plusieurs élus retirent les drapeaux européens de leur mairie

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : « Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français », lance Christophe Barthès à Carcassonne (Aude) Petit à petit, les maires élus au second tour des municipales, le dimanche 22 mars dernier, prennent leurs fonctions. Bien qu’ils aient sept ans pour appliquer leur programme, certains veulent imprimer leur style dès les premiers jours de mandat. C’est le cas, notamment, de Christophe Barthès à Carcassonne (Aude).

Le maire du Rassemblement national n’a pas tardé à faire parler de lui. Ce dimanche 29 mars, l’édile a été filmé en train de retirer le drapeau européen du fronton de sa mairie. La séquence a été diffusée sur les réseaux sociaux. Elle a pour légende : « Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français. » Le message est on ne peut plus clair.

Le patriotisme en étendard

Même chose à Harnes, dans le Pas-de-Calais. Anthony Garénaux-Glinkowski, le nouveau maire RN de cette commune d’un peu plus de 12.000 habitants, a récemment fait savoir qu’il considère « qu’un seul drapeau doit flotter sur les bâtiments publics » : le drapeau français. Ni une ni deux : ce week-end, il a fait disparaître la bannière aux douze étoiles qui ornait le fronton de son hôtel de ville. Un nettoyage de printemps des plus efficaces, puisque le drapeau ukrainien que son prédécesseur avait installé lors de l’éclatement du conflit russo-ukrainien a été mis au placard dans le même temps.

Autre parti, même action. Anne Père-Brillault, le nouveau maire Les Républicains du Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), a fait retirer les étendards ukrainiens et européens de la façade de sa mairie, aussitôt après avoir été investie par le conseil municipal.

À ce sujet — L’Assemblée vote pour l’obligation du drapeau européen devant les mairies

Ces édiles remettent la France au milieu de la mairie. Et, contrairement à ce qui peut se dire çà et là, rien ne les en empêche. La loi votée en mai 2023 par l’Assemblée nationale concernant l’obligation des communes de plus de 1.500 habitants de pavoiser aux couleurs de l’Europe n’est jamais entrée en vigueur. Le texte, bien qu’arrivé au Sénat dès le lendemain du vote au sein de l’Hémicycle, n’a pas été examiné par la chambre haute. Il est en suspens depuis un peu plus de deux ans. Christophe Barthès, Anthony Garénaux-Glinkowski et Anne Père-Brillault sont dans leur bon droit.

Ils pourraient être imités par d’autres édiles patriotes et/ou souverainistes. Les mairies conquises par des candidats RN sont évidemment particulièrement scrutées : Vauvert, Montargis, La Flèche, Tarascon, Montauban… Là, les mairies sont habillées des couleurs européennes, et il se pourrait que cela ne dure pas. Les élus du Rassemblement national ne sont pas nécessairement anti-Europe mais, sans doute plus que d’autres, ils souhaitent que la France passe au premier plan. Ils tiennent également à la neutralité des institutions publiques, une chose que certains maires ont tendance à oublier.

La neutralité en boussole

C’est le cas à Elne, dans les Pyrénées-Orientales, où le maire sortant, Nicolas Garcia, avait fait installer un drapeau LGBTQIA+ en façade. Steve Fortel (sans étiquette), investi par le conseil municipal de sa commune ce dimanche 29 mars, compte bien remédier à cela. Il confie à BV : « Le drapeau européen, on ne va pas l’enlever pour l’instant, mais je ne m’interdis pas de le faire si l’Union européenne nous entraîne dans un conflit international. En revanche, le drapeau LGBT, on va l’enlever parce que c’est de la politique politicienne. C’est entraîner des divisions que d’afficher ce drapeau-là. Une mairie doit être neutre. »

Tout est dit. Les mairies doivent être neutres et ne devraient en aucun cas être utilisées pour défendre telle ou telle cause ou pour prendre parti pour tel ou tel peuple. Partout où il y a eu des drapeaux autres que celui de la France, des tensions et des divisions sont nées. Seul l’étendard tricolore fait l’union.

Sarah-Louise Guille, dans BV

. Record battu : La France n’a jamais autant accordé l’asile qu’en 2025

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Personne n’en parle, mais ça y est, c’est confirmé : la France n’a jamais autant accordé l’asile qu’en 2025 ! 2025 est une année RECORD tant en termes de volume total que de taux de reconnaissance de l’asile.

Source : FDS

. La flambée des prix à la pompe, carburant d’une colère qui gronde

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Matignon donne quelques millions aux transporteurs, alors que la question se pose d’une baisse des taxes. Environ 70 camions et 110 cars étaient attendus sur le boulevard périphérique parisien ce lundi 30 mars au matin, pour une opération escargot à l’appel de la branche francilienne de l’Organisation des Transporteurs Européens (OTRE). Prévenus, les Franciliens ont été nombreux à anticiper en délaissant leur véhicule personnel, limitant ainsi ce qui n’aurait pas manqué de provoquer un bouchon monstre à Paris et sur les grands axes.

Mais l’opération a fait parler des revendications des professionnels, lesquels devaient être reçus dans la journée par leur ministre de tutelle, Philippe Tabarot.

Quelques millions qui ne satisfont personne

Ce mouvement fait suite à des annonces gouvernementales jugées très insuffisantes.

Depuis un peu plus d’un mois maintenant, en réaction aux frappes israélo-américaines, l’Iran a mis en place un barrage filtrant du détroit d’Ormuz qui, bloquant les approvisionnements occidentaux, a déclenché une flambée du prix du brut et une augmentation de plus de 30% des tarifs de carburant à la pompe.

Vendredi 27 mars, le gouvernement avait annoncé une enveloppe d’urgence de 50 millions d’euros destinée aux entreprises de transport les plus durement touchées : TPE et PME pouvant justifier « de difficultés de trésorerie majeures liées à la crise ». Pour ces dernières, l’aide prévue consiste en un forfait correspondant à une baisse de 20 centimes par litre, calculé sur la base de leur kilométrage mensuel. Le coup de pouce gouvernemental inclut aussi un report de cotisations sociales et un étalement des échéances fiscales.

Cette aide, limitée au seul mois d’avril et à un petit nombre d’entreprises, n’a pas été bien reçue par l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens. Avant même le début de l’opération escargot parisienne, Philippe Tabarot est donc intervenu ce 30 mars pour faire baisser la tension, indiquant que les mesures annoncées seraient « peut-être reconductibles si la situation perdure, en mai, en juin ».

Les « Français fragiles » frappés de plein fouet

Pour Alexandre Jardin, Interrogé par BV, ce que propose le gouvernement « s’appelle une farce », et «les entreprises éligibles aux aides sont loin d’être les seules gravement touchées par la hausse des carburants ». L’écrivain et porte-parole des Gueux constate que « personne ne veut le voir dans Paris, mais les gens qui habitent à côté de chez moi et qui doivent aller travailler à Narbonne, en horaire décalé, quand il n’y a pas de train, ils n’ont pas le choix, et c’est invivable ». Il ajoute que cela l’est tout autant « pour toutes les petites retraites, c’est-à-dire pour toute la France populaire qui est fragile ».

Et Alexandre Jardin de s’interroger : « Que représentent ces quelques dizaines de millions d’aides alors que, dans le même temps, c’est à coups de milliards que l’on subventionne des opérateurs d’éoliennes qui ne servent à rien ? » Pour lui, « il faut arrêter de « subventionner » et « d’aider ». Il faut juste cesser de surtaxer ». Mais pour le porte-parole des Gueux, les calculs politiciens ne sont jamais loin : « Est-ce que, pour un petit accord avec le PS et les Verts, on va étrangler un peuple ? » demande-t-il…  « C’est cher payé ».

Cette baisse des taxes, que le gouvernement rejette d’emblée en invoquant des raisons budgétaires, est réclamée par le RN. Mais cela reste aussi la seule solution viable à court et long terme, selon les organisations représentatives directement concernées et notamment 40 millions d’automobilistes qui a lancé dès le début de la hausse des carburants l’opération « Balance ton plein ». Elle invite les automobilistes à prendre en photo et publier l’affichage du tarif de leurs pleins à la pompe. « Bloquer les prix, par exemple à deux euros, comme le proposent certains, n’est pas possible », répond son délégué général Philippe Chasseray à BV, puisque « les petites stations-service, avec qui nous avons lancé l’opération « Transparence », achètent le carburant 2,25 euros le litre ». Pour lui, il faut en finir avec « notre toxicomanie de la taxe. Quand on surtaxe, plus personne ne peut se déplacer, plus personne ne peut aller au boulot. C’est alors l’économie qui s’arrête et l’État a tout à y perdre ». Vieux principe du « trop d’impôt tue l’impôt ».

Le poisson d’avril de S. Lecornu

Pour lui, c’est donc bien sur les taxes qu’il faut agir, « mais à un niveau qui soit audible, disons celui des directives européennes », précise Philippe Chasseray. Concrètement, cela signifie que l’UE préconise de « baisser le taux de TVA à 15% alors qu’il est de 20% en France aujourd’hui. Elle recommande aussi de limiter à 30 centimes d’euro l’assise sur chaque litre d’essence, alors que nous sommes à 60. Et elle ne prévoit pas de certificat d’énergie ». Pour Philippe Chasseray, le simple alignement sur ces mesures permettrait de générer « 50 à 60 centimes de baisse du prix à la pompe ».

Mais là encore, le gouvernement semble bien décidé à communiquer à outrance pour mieux gagner du temps et s’accrocher à son dogme du « pas de baisse de taxes ». « Dans un contexte d’augmentation des prix des carburants, » a osé Sébastien Lecornu ce lundi 30 mars sur son compte X« 3,8 millions de foyers – soit plus de 6 millions de Français – recevront automatiquement, dès cette semaine, le chèque énergie ».

Il fallait oser, en effet, faire passer une mesure annuelle pour un antidote à une crise des carburants avec laquelle elle n’est liée en rien, sourit Philippe Chasseray. Pour lui, « le chèque énergie ne permet même pas de faire un plein d’essence ». Pas sûr que ce poisson d’avril fasse longtemps rire les Français.

Etienne Lombard, dans BV

. Dans le métro de Santiago, l’Argentine de Milei reprend son souffle et fait trembler l’ancien monde

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Je suis revenu au Chili comme on revient dans une maison que l’on aurait quittée trop longtemps, avec cette appréhension sourde de ne plus reconnaître les lieux, et cette joie secrète de constater que rien, au fond, n’a véritablement changé. Trente-cinq années ont passé, une vie presque entière, et pourtant Santiago m’est apparue d’emblée avec cette familiarité tranquille que seules certaines villes savent offrir à ceux qui les ont aimées une première fois.

Le Chili demeure ce qu’il était déjà à mes yeux de jeune homme, une république tenue d’une main ferme et régulière, façonnée par un esprit que l’on pourrait dire portaliano. Il faut entendre par là l’héritage de Diego Portales, ministre du XIXe siècle, qui imposa à ce pays une conception sévère de l’État, centralisé, hiérarchique, jaloux de son autorité, et persuadé que l’ordre précède toute liberté durable. Ce legs invisible traverse encore les institutions chiliennes, comme une ossature silencieuse qui empêche l’édifice de se disloquer.

À quelques centaines de lieues de là, l’Argentine poursuit son tumulte, vaste théâtre de passions et de désordres, livré à l’humeur d’un chef que les uns disent visionnaire et les autres fantasque. Entre ces deux pays, la Cordillère n’est pas seulement une frontière géographique, elle est une ligne de partage des tempéraments.

Je logeais à Providencia, quartier vif, animé, lumineux même à la nuit tombée, où la ville moderne s’étire avec une certaine élégance. Les soirées y sont pleines de monde, de circulation, de terrasses, d’une activité continue qui donne au quartier un air de prospérité tranquille. Le métro de Santiago, qui serpente sous la ville avec une précision d’horloger, m’avait frappé dès les premiers jours par sa propreté et sa ponctualité, signes discrets mais sûrs d’un État qui fonctionne encore.

Ce soir-là, je rentrais des Archives nationales chiliennes, où j’avais passé une nouvelle journée à faire des recherches, lorsque, dans une rame à demi pleine, j’entendis deux voix évoquer l’Argentine. Je ne saisis pas tout, le castillan chilien a ses inflexions propres, mais un nom surgissait avec insistance, celui de Milei, accompagné de mots que je compris sans peine, victoria, Estados Unidos, justicia. À cet instant, je pressentis que quelque chose d’inhabituel venait de se produire.

Quelques minutes plus tard, dans la solitude feutrée de ma chambre d’hôtel, la télévision confirma ce que ces bribes avaient laissé deviner. L’Argentine venait d’obtenir, devant une cour d’appel américaine, un succès judiciaire d’ampleur, évitant une condamnation colossale dans l’affaire de la nationalisation d’YPF. Cette décision revenait sur un jugement antérieur qui exposait le pays à une indemnisation de plus de 16,1 milliards de dollars, somme gigantesque qui pesait comme une menace permanente sur ses finances publiques .

Il faut ici rappeler brièvement les faits, car la mémoire  politique, en ces contrées, a la fâcheuse habitude de se dissoudre dans le vacarme des jours. En 2012, sous l’impulsion d’Axel Kicillof, l’État argentin avait procédé à l’expropriation de 51 % des actions d’YPF détenues par Repsol. En 2014, un accord de compensation fut conclu avec la société espagnole, pour un montant de 5 milliards de dollars en bons, mais le contentieux ouvert par d’autres actionnaires demeura pendant des années comme une épée suspendue au-dessus de Buenos Aires .

Politique

Que la justice américaine, en seconde instance, ait estimé que le droit argentin avait été mal interprété en première instance, et qu’elle ait ainsi annulé la condamnation, voilà qui confère à cette affaire une dimension presque théâtrale. La cour d’appel a considéré, en substance, que les statuts d’YPF ne pouvaient être traités comme un contrat bilatéral ordinaire, générateur d’obligations contractuelles directement exigibles par des actionnaires individuels, et que la voie choisie par les demandeurs n’était donc pas juridiquement recevable sous l’angle retenu jusque-là .

L’Argentine, si souvent acculée à la défensive sur la scène internationale, se voyait soudain délivrée du pire scénario, celui d’une sentence immédiatement exécutoire et proprement écrasante. Il ne s’agit pas d’une absolution morale, car la cour rappelle aussi que l’État avait violé de manière flagrante certains engagements envers les investisseurs, mais elle ferme, pour l’heure, la meilleure voie qu’avaient trouvée les fonds demandeurs, au premier rang desquels Burford Capital .

Le président Milei ne s’y trompa point. À l’heure dite, avec cette emphase qui lui est propre, il se présenta devant la nation pour proclamer la victoire. Le ton était rude, presque pamphlétaire, dénonçant les errements de Cristina Kirchner et d’Axel Kicillof avec cette verdeur qui choque les âmes délicates mais appartient, au fond, à une vieille tradition plébéienne du Río de la Plata. Il parla d’une « sentencia histórica » obtenue par son administration, tout en annonçant un projet de réforme de la loi sur les expropriations, afin que la propriété privée ne puisse plus être livrée aux caprices de la politique .

Je versais alors un verre de vin chilien, sombre et généreux, en songeant à cette étrange ironie de l’histoire. Tandis que je me trouvais dans ce pays ordonné, fidèle à une certaine discipline héritée de Portales, l’Argentine, elle, retrouvait un souffle dans l’épreuve même où elle avait été convoquée comme accusée. Comme si le désordre, poussé à son paroxysme, finissait parfois par engendrer une forme imprévue de redressement.

Oswald Spengler écrivait que les peuples jeunes vivent dans l’histoire comme dans une tempête, tandis que les peuples anciens s’y meuvent comme dans un jardin. L’Argentine appartient sans doute à la première catégorie, toujours emportée, toujours excessive, capable des pires fautes comme des sursauts les plus inattendus. Le Chili, lui, avance avec cette retenue presque minérale qui caractérise les nations ayant choisi la durée plutôt que l’éclat.

En quittant Santiago, une dernière pensée s’impose. L’arrivée au pouvoir de José Antonio Kast, et la proximité qu’on lui prête avec Javier Milei, sinon dans les recettes exactes, du moins dans l’instinct de rupture, donne à cet épisode une résonance supplémentaire. D’un côté comme de l’autre de la Cordillère, les droites sud-américaines cherchent à sortir du ton pénitent qu’on voulait leur imposer depuis tant d’années. Elles n’ont ni les mêmes traditions, ni les mêmes électorats, ni les mêmes styles. Elles semblent pourtant participer d’un même moment, celui d’une réaffirmation.

Rien ne dit encore ce que cette inflexion produira. Pourtant, à observer ces deux versants de l’Amérique australe, il me semble que quelque chose se met en mouvement, lentement, comme ces forces profondes qui travaillent longtemps sous la roche avant de modifier, un beau jour, jusqu’à la forme du paysage.

Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
balbino.katz@pm.me

Breizh-info.com

. Transport aérien : flambée des prix, tensions au Moyen-Orient… ce que les compagnies peuvent (ou non) vous imposer

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Le conflit au Moyen-Orient continue de produire ses effets bien au-delà de la région. Le transport aérien mondial se retrouve en première ligne, pris en étau entre l’explosion du prix du carburant et les perturbations logistiques.

Avec un baril de pétrole ayant dépassé les 200 dollars, les compagnies aériennes font face à une hausse brutale de leurs coûts. Résultat : augmentation des prix des billets, annulations en cascade, réorganisations de vols… et inquiétude croissante chez les voyageurs.

Les billets déjà achetés sont-ils concernés ?

C’est la question que se posent aujourd’hui de nombreux passagers. Peuvent-ils être contraints de payer un supplément après avoir déjà réservé ?

La réponse est claire : non. Une fois le billet acheté, le prix est juridiquement verrouillé. Le contrat de transport est considéré comme conclu, et la compagnie ne peut pas modifier unilatéralement le tarif, même en cas de flambée du carburant.

Selon les éléments communiqués par Flightright, le droit français protège explicitement les consommateurs sur ce point. Une hausse rétroactive est donc exclue dans la grande majorité des cas.

Des exceptions très encadrées

Il existe toutefois une nuance importante dans le cas des voyages à forfait (vol + hôtel, par exemple). Dans cette configuration, une augmentation peut être appliquée… mais uniquement si elle est prévue contractuellement et directement liée à l’évolution du coût du carburant.

Même dans ce cas, le cadre reste strict : si la hausse dépasse 8 % du prix total, le voyageur peut annuler sans frais.

Annuler son voyage : une mauvaise idée

Face aux tensions actuelles, certains voyageurs envisagent d’annuler par précaution, notamment pour des vols passant par des hubs du Golfe.

C’est pourtant une erreur stratégique. En cas d’annulation à l’initiative du passager, les possibilités de remboursement sont extrêmement limitées, souvent réduites aux seules taxes d’aéroport.

À l’inverse, si la compagnie annule elle-même le vol — ce qui peut arriver dans un contexte de conflit considéré comme « circonstance extraordinaire » — le remboursement est alors possible.

Un impact réel… mais inégal

Si la hausse du kérosène est indéniable, son impact immédiat varie fortement selon les compagnies. Beaucoup d’acteurs européens ont anticipé ces fluctuations grâce à des mécanismes financiers permettant de bloquer à l’avance le prix du carburant.

C’est notamment le cas de Air France-KLM, qui aurait sécurisé une large part de ses besoins pour les deux années à venir. Une stratégie qui amortit, au moins temporairement, le choc actuel.

Une crise… mais aussi des opportunités

Paradoxalement, cette situation pourrait redistribuer les cartes du transport aérien mondial. Les compagnies américaines, moins couvertes contre la hausse des prix, apparaissent plus exposées.

Dans le même temps, les compagnies du Golfe, directement impactées par les tensions régionales, voient leur activité perturbée. Une configuration qui pourrait profiter aux transporteurs européens, en particulier sur les liaisons vers l’Asie.

Autre effet indirect : la raréfaction de l’offre de sièges permet déjà aux compagnies d’augmenter fortement les prix des nouveaux billets, compensant ainsi les marges réduites sur les réservations anciennes.

Une situation encore instable

Entre flambée énergétique, tensions géopolitiques et réorganisation du trafic aérien, le secteur reste suspendu à l’évolution du conflit.

Pour les voyageurs, une certitude demeure : mieux vaut attendre que les compagnies prennent l’initiative en cas de perturbation, plutôt que d’agir dans la précipitation.

Dans un contexte aussi incertain, la prudence reste le meilleur réflexe.

Breizh-info.com

. La chanson du jour, Madonna – Frozen

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Laissez-vous transporter par la mélancolie magnétique de « Frozen ». Entre mysticisme et sonorités électroniques, ce titre de Madonna reste une leçon de production signée William Orbit. Parfait pour une écoute nocturne ou un moment d’introspection.

#webtube : Let yourself be swept away by the magnetic melancholy of « Frozen. » Blending mysticism and electronic sounds, this Madonna track remains a masterclass in production by William Orbit. Perfect for a nighttime listen or a moment of introspection.

Source : Youtube – NPDT Process – The Way To Natural Sound

. « Road trip » d’un jeune américain en Alaska… l’arrivée dans l’univers blanc.

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#webtube : Dans la vidéo de cette semaine, Saucy arrive enfin en Alaska ! Il passe du temps avec @TruckHouseLife et @EdenOutThere, il fait du snowboard, de la motoneige et récupère son amie Megan ! J’espère que vous apprécierez l’Alaska.

#webtube : In this week’s video, we finally make it all the way to Alaska! We hangout with ‪@TruckHouseLife‬ and ‪@EdenOutThere‬ go snowboarding, snowmobiling and pickup my friend Megan! Hope yall enjoy, Thanks for watching

Source : Youtube – Saucy Seth

. Iran : la fin de la guerre approche ?

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Une opération au sol pour sécuriser le détroit d’Ormuz semble se préparer. Depuis quelques jours, en dépit des rumeurs de négociations entre Américains et les mollahs iraniens, l’hypothèse de l’envoi de troupes américaines au sol semble se préciser, et ce, en dépit des craintes des Européens qui refusent toujours, pour l’instant, d’aider leur allié américain à rouvrir le détroit d’Ormuz. Cela veut-il dire pour autant que la fin de la guerre approche ?

Des troupes au sol pour quoi faire ?

Comme nous l’avions écrit la semaine dernière, une planification est actuellement en cours au CENTCOM à Tampa (en Floride), regroupant les US Marines américains et Royal Marines britanniques. Cette planification vise à rouvrir, par la force, le détroit d’Ormuz avec une force minimale et, ensuite, le tenir afin d’y rétablir la circulation maritime des navires pétroliers et des porte-conteneurs. Pour ce faire, il faut s’emparer de points clés, sans doute aussi de l’île de Kharg où se trouve ce que des spécialistes appellent « le point de faiblesse majeur du régime iranien ». Cette prise de gage, de par les effets qu’elle aurait sur l’économie iranienne et le financement du régime, pourrait forcer ce dernier à négocier. Une opération amphibie est toujours risquée, car la coordination entre les éléments des trois dimensions (aérienne, navale et terrestre) y est par définition délicate.

Les forces navales, aéronavales et amphibies américaines et britanniques y sont rompues, contrairement à celles d’autres pays, y compris le nôtre, où leurs unités appartiennent à différentes armées. Ainsi, nos troupes dites de marine n’ont de naval que leur insigne, depuis leur fait d’armes créateur à Bazeilles, en septembre 1870. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, Tripoli et Trafalgar évoquent bien des opérations navales et le personnel afférent appartient bien aux marines des deux pays et pas à leurs armées de terre respectives. Le corps des US Marines dispose, de surcroît, de toute l’aviation, légère ou pas, de soutien pour à la fois les appuyer par le feu et par le transport. Cette prise de gage nécessiterait ensuite une relève sur place par d’autres troupes, peut-être européennes ou arabes, une fois la situation stabilisée.

L’appui à un changement de régime politique en Iran

Des forces, cette fois-ci aéroterrestres, spéciales et parachutistes pourraient être simultanément engagées sur certains points sensibles des institutions iraniennes à Téhéran et ailleurs. Souvenons-nous qu’en Afghanistan, en novembre 2001, une fois Kaboul occupée, le régime des talibans s’était ensuite évaporé dans la nature, certains étant restés sur place, mais la barbe rasée (comme l’officier de police de faction au carrefour devant l’ambassade de France, selon M. Eric Lavertu, alors conseiller culturel de l’ambassade et qui le connaissait d’avant). Cela voudra dire qu’au-delà des protestations de fanatisme proférées sur les ondes, les mollahs auront perdu auparavant tout contrôle sur leurs séides : gardiens de la révolution et bassidji (miliciens ou policiers) qui, à l’instar des talibans, se seront auparavant rasé de près et auront jeté aux orties leurs uniformes. Ces terroristes pourraient aussi soit « résister jusqu’aux derniers » soit être « aidés » dans leur exfiltration vers d’autres cieux plus cléments. Certains pourraient même choisir l’Europe comme terre d’accueil, même si cette dernière les a, il y a quelque temps, qualifiés d’organisation terroriste. Ce changement de régime, avec l’arrivée ou non de Reza Pahlavi à la tête d’une autorité de transition, matérialiserait de fait une victoire définitive du camp américano-israélien. Mais nous n’en sommes pas encore là.

La durée et le coût humain des opérations

Comme le disait Helmuth von Moltke l’Ancien (celui qui nous a vaincus en 1870), lors de son dernier discours au Reichstag le 14 mai 1890, « celui qui a ouvert le premier le tonneau de poudre ne pourra jamais savoir combien de temps la guerre durera, sept ans ou trente ans ? » Cette même question se pose aujourd’hui au président Trump et au Premier ministre Netanyahou. Beaucoup disent que la résistance iranienne avait été sous-estimée. Cela est bien sûr possible, mais le même Moltke disait aussi que « la première victime de la guerre est le plan d’opérations ».

À ce sujet — Guerre en Iran : qui perd gagne ?

Le coût humain des opérations pour les Américains se chiffrerait, pour l’instant, à 13 militaires, mais la perspective d’une opération au sol pourrait logiquement augmenter le nombre de pertes. Ce bilan très triste semble encore supportable à l’opinion publique américaine, mais comme le disait, il y a quelques jours, le vice-président J.D. Vance, qui a reconnu que « la guerre se poursuivrait encore un peu », il pourrait très vite devenir beaucoup plus lourd du fait de la résistance de combattants fanatisés prêts au sacrifice suprême. Ce coût humain ne pourrait ainsi devenir, pour les Américains, un facteur décisif, quant à la fin de l’opération en cours, que s’il s’alourdissait terriblement et provoquait des manifestations massives ou des réactions politiques très négatives, y compris dans le camp présidentiel. Mais nul n’imagine encore que le pouvoir américain puisse se laisser influencer par son adversaire iranien avant de l’avoir vaincu sur le champ de bataille.

Ainsi, l’opération militaire américano-israélienne ne pourra se terminer qu’une fois les objectifs atteints, notamment un changement de régime de l’intérieur ou de l’extérieur qui assure à Israël une reconnaissance de son existence et une soumission du gouvernement des mollahs aux trois conditions fixées depuis le début de la guerre, il y a cinq semaines. Si ces derniers continuent à refuser d’arrêter l’enrichissement de leur uranium, la cessation de la fabrication de missiles balistiques et la fin de leur soutien aux organisations terroristes chiites en Irak, au Liban et au Yémen, alors la guerre continuera for sure.

Vincent Arbarétier, dans BV

. [LIVRE] « La liberté d’expression est menacée » : le cri d’alarme de Georges Fenech

Articles : Mar. 2026Fev 2026Jan 2026Dec. 2025
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#webtube : Dans son dernier livre, le célèbre chroniqueur de CNews revient sur son parcours et alerte sur le débat public. Il y a des livres qui racontent un parcours. Et puis il y a ceux qui sonnent comme un avertissement. Avec Ne dites pas à mère que je suis chroniqueur à CNews, elle me croit toujours juge à Hazebrouck, publié aux Éditions Fayard, Georges Fenech, ancien magistrat et député, aujourd’hui chroniqueur à CNews et Europe 1, livre un texte à la fois personnel et profondément politique. Un récit traversé par une inquiétude centrale : celle d’une liberté d’expression qu’il juge désormais menacée.

« C’est un cri d’alerte, d’alarme sur cette menace qui pèse aujourd’hui sur la liberté d’expression », confie-t-il à BV. Le ton est donné. Dès les premières pages, dans cette scène de TGV où l’auteur hésite à écrire librement, Fenech décrit une société où « le soupir devient soupçon », où l’on s’autocensure presque instinctivement.

Justice et politique : les impasses du système

Le livre revient d’abord sur ses années de magistrat, marquées par une certaine idée de la justice : ferme, protectrice, au service de la société. À rebours de ce qu’il décrit comme une dérive idéologique, Fenech dénonce une « culture de l’excuse » qui, selon lui, a progressivement affaibli l’institution judiciaire. Son combat contre le Syndicat de la magistrature, les pressions subies, les entraves à sa carrière : autant d’épisodes qui nourrissent la vision critique d’une Justice qu’il juge politisée.

Georges Fenech s’est confié à Boulevard Voltaire. Retrouvez son entretien sur YouTube :

Le passage par la vie politique n’apparaît pas comme une solution. Bien au contraire. À l’Assemblée, Georges Fenech découvre un pouvoir contraint, parfois impuissant, dominé par l’exécutif. Là encore, le constat est sévère : la décision publique semble freinée, diluée, entravée. De cette double expérience émerge une conviction simple : « On peut agir avec intégrité, avec honneur. Il faut juste le vouloir. » Mais encore faut-il que cette volonté existe réellement dans les sphères de pouvoir.

CNews ou la reconquête de la parole

C’est dans ce contexte qu’intervient son basculement vers les médias. Et c’est sans doute le cœur du livre. Sur CNews, Georges Fenech dit avoir retrouvé ce qu’il avait perdu : une parole. Une capacité à intervenir dans le débat public, à porter des idées qu’il estime partagées par une partie des Français. « CNews, c’est une bouffée d’oxygène dans le paysage audiovisuel », affirme-t-il. Une formule qui résume sa vision d’une chaîne devenue, selon lui, un espace d’expression alternatif, face à des médias qu’il juge plus contraints.

Il insiste également sur l’adhésion du public : « Les Français se sont approprié cette chaîne. C’est la leur et on ne doit pas y toucher. » Mais cette liberté revendiquée s’accompagne d’une pression constante. Régulateurs, critiques médiatiques, accusations politiques : Georges Fenech décrit dans son livre un environnement hostile où la parole reste possible, mais sous surveillance. Une « épée de Damoclès » permanente qui nourrit, selon lui, un climat d’autocensure.

Au fil des pages, une autre dimension affleure : plus intime, presque existentielle. Celle d’un homme confronté à la perte de sa parole publique après 2017, puis à sa reconquête par les médias. « Cette parole publique, pour moi, elle est très précieuse », explique-t-il encore. Ce n’est plus seulement un témoignage, mais un engagement. Celui d’un homme qui entend continuer à « agir par la parole ».

Enfin, le livre se referme sur une réflexion plus large, presque civilisationnelle. À travers la citation d’Ernest Renan – « Une patrie n’existe que si chacun consent à l’habiter » – où Georges Fenech interroge ce qui fait encore nation. Son combat, dit-il, n’est pas abstrait. Il est concret, presque familial : transmettre une société encore vivable « à ses enfants et petits-enfants ».

On pourra discuter ses analyses, contester ses positions, mais une chose est certaine : ce livre n’est pas neutre. Il est écrit depuis un point de tension, là où l’expérience personnelle rencontre le débat public.

Et dans une époque où la parole devient suspecte, Georges Fenech, dans son ouvrage, pose une question simple : qui, demain, osera encore parler librement ?

Yann Montero, dans BV