#webtube : Strasbourg (67) : Des drones utilisés pour alimenter les trafics de la prison de l’Elsau empêchent les hélicoptères de secours d’atterrir de nuit à l’hôpital – Nice (06) : une personne poignardée à trois reprises par un homme qui tentait de la violer – Bondy (93) : un jeune homme tué par arme blanche, la piste d’un « très probable narchomicide » privilégiée – Montpellier (34) : Un Sétois de 19 ans abattu d’une balle dans la tête sur le parking d’une discothèque, le tireur en fuite – Angoulême (16) : Deux Tunisiens en situation irrégulière, qui buvaient de l’alcool ensemble, en viennent aux coups de ciseaux – Paris. Vente à la sauvette par des clandestins, épiceries de nuit, barbiers, garagistes, primeurs… – Paris (75) : Des brouteurs Ivoiriens escroquent un homme de 84 ans de près d’un million d’euros en se faisant passer pour sa « fille »
Saint-Tropez (83) : Un Marocain sans papiers condamné à 2 ans ferme et une ITF de 5 ans après le vol d’une Patek Philippe à 120 000 € sur un ancien cycliste professionnel norvégien
Strasbourg (67) : Des drones utilisés pour alimenter les trafics de la prison de l’Elsau empêchent les hélicoptères de secours d’atterrir de nuit à l’hôpital de Hautepierre
Nice (06) : une personne poignardée à trois reprises par un homme qui tentait de la violer dans les parties communes de l’immeuble, son pronostic vital engagé
Bondy (93) : un jeune homme tué par arme blanche, la piste d’un « très probable narchomicide » privilégiée
Montpellier (34) : Un Sétois de 19 ans abattu d’une balle dans la tête sur le parking d’une discothèque, le tireur en fuite
Angoulême (16) : Deux Tunisiens en situation irrégulière, qui buvaient de l’alcool ensemble, en viennent aux coups de ciseaux ; l’un est éviscéré, l’autre interpellé en tentant de fuir
Paris. Vente à la sauvette par des clandestins, épiceries de nuit, barbiers, garagistes, primeurs… : le marché illicite des cigarettes à 5 euros s’est imposé comme une économie parallèle bien rodée
Pas de la Casa (Andorre) : Une vidéo de contrebandiers présumés, de cigarettes, armés de couteaux et d’une machette suscite l’émoi des résidents
Paris (75) : Des brouteurs Ivoiriens escroquent un homme de 84 ans de près d’un million d’euros en se faisant passer pour sa « fille », un faux notaire et un faux banquier ; procès en septembre
Gruissan (11) : Attouchements sexuels sur une vacancière de 18 ans, un Malien de 28 ans condamné à six mois de prison avec sursis
#webtube : On a pris la route jusqu’aux forêts de séquoias de Californie et on a passé quelques jours à camper et à explorer la côte avec ma chienne Stella. Les paysages étaient dingues : des arbres millénaires, des vues imprenables sur l’océan et des coins qu’on n’aurait probablement pas dû trouver, mais qu’on a dénichés quand même. C’est exactement pour ça qu’on a adopté ce mode de vie en camion. Si vous voulez voir à quoi ça ressemble vraiment, cette expérience résume tout.
#webtube : Drove the truck up to California’s redwoods and spent a few days camping and exploring the coast with my dog Stella. The scenery was insane – ancient trees, endless ocean views, and some spots we probably shouldn’t have found but did anyway. This is exactly why we do truck life. If you want to see what it’s really like, this one’s got it all.
#webtube : Sorti au tout début de leur carrière (en face B de leur single Liberty Belle en 2018), It’s Amazing To Be Young capture l’énergie brute, l’urgence post-punk et l’ironie mâtinée de nostalgie des débuts du groupe dublinois. Le titre joue sur le contraste entre une formule apparemment célébratoire et la réalité plus sombre, désillusionnée et chaotique de la jeunesse moderne. « It’s amazing to be young It’s amazing to be young And to feel like you’ve been done »— Fontaines D.C.
#webtube: Released at the very beginning of their career (as the B-side to their 2018 single « Liberty Belle »), « It’s Amazing To Be Young » captures the raw energy, post-punk urgency, and nostalgia-tinged irony of the Dublin band’s early days. The track plays on the contrast between a seemingly celebratory phrase and the darker, disillusioned, and chaotic reality of modern youth. « It’s amazing to be young / And to feel like you’ve been done » — Fontaines D.C.
#webtube : L’affaire avait fait la Une des médias britanniques et a été abondamment commentée par la presse anglo-saxonne. Jason Arday, ancien professeur de sociologie de l’éducation à l’université de Cambridge, a été retrouvé mort vendredi à Londres, quelques jours après avoir annoncé sa démission dans un contexte de controverse autour de son parcours universitaire.
Âgé de 41 ans, il a été découvert «sans vie» dans un logement du quartier de Battersea, dans le sud de la capitale britannique. Les secours ont été alertés à 15h12, avant que son décès ne soit constaté sur place.
La police londonienne a précisé que la mort était pour l’heure considérée comme «inattendue», mais qu’elle ne semblait pas suspecte. «Malheureusement, un homme de 41 ans a été déclaré mort sur les lieux. Ses proches ont été informés et bénéficient du soutien de policiers», a indiqué un porte-parole de la police britannique.
«Nous sommes profondément attristés d’apprendre cette tragique nouvelle», a réagi l’administratrice en chef de l’Université de Cambridge, Deborah Prentice, dans un communiqué. «Nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille et aux amis de Jason Arday en ces moments extrêmement difficiles».
La disparition du professeur intervient alors que son nom était depuis plusieurs semaines au cœur d’une polémique à Cambridge. Jason Arday avait annoncé le 5 août avec fracas son départ «avec effet immédiat» de son poste d’enseignant ainsi que du Jesus College – une composante de la prestigieuse université britannique. Quelques heures auparavant, l’université avait annoncé l’ouverture d’une nouvelle enquête portant sur ses «qualifications universitaires et les nominations honorifiques», alors que plusieurs plaintes pour inconduite académique étaient déjà examinées.
Dans la foulée, la famille de l’ex-professeur de Cambridge a confirmé vendredi soir sa mort et dénoncé une «campagne de harcèlement» à son encontre depuis sa nomination à la prestigieuse université britannique. «Jason a été la cible d’une campagne de harcèlement continu pendant plus de trois ans après avoir accepté son poste de professeur à l’université de Cambridge, menée par ceux qui étaient prêts à tout pour le discréditer», a écrit sa famille dans un communiqué diffusé par son éditeur Simon & Schuster. «Cette campagne de désinformation a été insupportable pour Jason», a-t-elle ajouté.
Nommé professeur à Cambridge en 2023, à l’âge de 37 ans, Jason Arday avait alors été présenté comme le plus jeune professeur noir de l’histoire de l’établissement. Son parcours a ensuite été contesté, notamment par le chercheur américain Nathan Cofnas, qui l’a accusé d’avoir plagié certains passages de sa thèse de doctorat. Jason Arday a toujours rejeté ces accusations. Des interrogations ont également été soulevées au sujet de plusieurs réalisations qu’il revendiquait, dont celle d’avoir couru 30 marathons en 35 jours.
Selon Nathan Cofnas, lui-même renvoyé de Cambridge en 2024 après avoir été accusé de racisme, une véritable méritocratie entraînerait la «disparition des personnes noires de la quasi-totalité des postes à haute responsabilité, en dehors du sport et du spectacle».
Dans une lettre publiée au moment de sa démission, l’universitaire avait expliqué que partir constituait «le seul moyen» de mettre fin à une «période difficile», tout en refusant que sa décision soit considérée comme une reconnaissance des accusations portées contre lui. «C’est simplement la décision de quelqu’un qui a atteint les limites de ce que l’on peut raisonnablement attendre d’une personne qu’elle endure», écrivait-il.
L’affaire avait suscité de nombreuses réactions au Royaume-Uni. Une pétition en soutien à Jason Arday avait recueilli environ 15.500 signatures, parmi lesquelles celles d’universitaires de Cambridge, de députés et du chef des Verts britanniques, Zack Polanski. Ses soutiens estimaient notamment que les critiques dont il faisait l’objet pouvaient être liées au racisme et à son parcours atypique.
Cambridge avait de son côté annoncé vouloir examiner l’affaire de manière approfondie. Sa vice-chancelière, Deborah Prentice, avait qualifié jeudi le cas de Jason Arday d’«aberration» et promis une enquête «indépendante», menée par des universitaires de Cambridge et d’autres établissements. Elle avait également rejeté toute tentative de généraliser les accusations visant l’ancien professeur aux autres universitaires issus de minorités ethniques.
Jason Arday devait par ailleurs publier fin août au Royaume-Uni ses mémoires, Great and Unfortunate Things, consacrées à son parcours personnel et universitaire. Son éditeur britannique, Simon & Schuster, avait maintenu la publication, affirmant être fier de publier son ouvrage et témoignant de «l’intégrité» dont il aurait fait preuve au cours du processus éditorial.
Dans ces mémoires, Great and Unfortunate Things, Jason Arday retrace son parcours: diagnostiqué autiste enfant et atteint d’un retard global du développement, il n’a parlé qu’à 11 ans et appris à lire et écrire qu’à 18 ans. La maison d’édition indique qu’aucune accusation de plagiat n’a été formulée à l’encontre du livre. Elle cite aussi un précédent communiqué de Cambridge, indiquant avoir enquêté sur les accusations et «exonéré M. Arday de tout acte répréhensible». L’université disait aussi soutenir le professeur «victime d’une ignoble campagne visant à saper sa crédibilité».
Cette crédibilité est morte avec Arday.
L’accusation principale concerne sa thèse de doctorat de 2015, soutenue à Liverpool John Moores University. Des passages de sa thèse ont été copiés de la thèse de Paula Zwozdiak-Myers, soutenue à Brunel University en 2009, soit six ans auparavant. Nathan Cofnas, cité plus haut, a identifié des dizaines de passages repris presque textuellement.
Times Higher Education avait de son côté constitué en 2025 un dossier de 63 pages de comparaisons de textes. David Sanders, biochimiste spécialisé dans l’examen de problèmes d’intégrité scientifique, a examiné le dossier et a déclaré que le plagiat était massif.
Mais le scandale ne concernait pas seulement sa thèse. Un article de 2018 posait déjà un problème du même ordre : certains passages et même certaines citations présentées comme provenant des participants interrogés par Arday était en fait du matériel publié auparavant dans une autre étude.
L’ampleur de la crise vient du fait qu’Arday était un pur produit de la “discrimination positive” — au sein de l’université anglaise.
Cambridge cherchait activement à accroître la diversité de son corps enseignant. Lors du recrutement d’Arday, l’université ne comptait que cinq professeurs noirs. En 2020, 152 étudiants et anciens de la Faculty of Education avaient demandé à la faculté de se « décoloniser » et critiqué notamment son manque de diversité raciale dans le recrutement. Arday a été recruté dans cette faculté deux ans plus tard.
Cambridge a elle-même présenté sa nomination en mettant très fortement en avant le fait qu’il devenait le “plus jeune professeur noir de son histoire”, ainsi que son engagement pour l’accès des “minorités raciales” (de plus en plus majoritaires) à l’université. Hélas pour la direction de l’université, elle a misé sur le mauvais cheval comme les révélations l’ont ensuite démontré.
Cambridge a donc lancé une enquête indépendante sur les circonstances exactes de sa nomination de 2022, qui doit notamment permettre de comprendre comment son dossier a été évalué. Bref, d’identifier les coupables.
Las, sa mort permet à la gauche radicale et aux allogènes de victimiser Arday et de déplacer le débat vers le terrain du “harcèlement” raciste. Car tout, même dans cette affaire, est de la faute de l’homme blanc.
Si Jason Arday avait été un universitaire blanc issu de la classe moyenne, il n’aurait pas été pris pour cible par la presse britannique comme il l’a été.
Mes pensées vont à ses proches. Qu’il repose en paix.
If Jason Arday were a white middle-class academic, he would not have been hounded by the British press in the way he was.
My thoughts are with his loved ones. May he rest in peace.
Parmi les mensonges les plus grotesques qu’il a tenu et que l’université et les médias ont fait semblant de croire… , voici un résumé :
Participation à la série documentaire Seven Up alors qu’il est né après le début de la série.
Affirmation d’avoir couru 966 km en 6 jours.
Affirmation d’avoir couru 483 km en 3 jours.
Affirmation d’avoir couru 30 marathons en 35 jours.
Affirmation d’avoir terminé plusieurs marathons avec une jambe fracturée.
Affirmation d’avoir récolté personnellement plus de £5,5 millions pour des œuvres caritatives.
Affirmation d’avoir publié un livre chez Palgrave Macmillan, publication démentie par l’éditeur.
Affirmations concernant certaines fonctions et affiliations universitaires, démenties notamment par Ohio State, Glasgow ou Birkbeck.
Affirmations concernant son travail humanitaire avec WaterAid, contestées par l’organisation.
Affirmation concernant son passage dans les équipes de jeunes de Crystal Palace.
Affirmation concernant l’envoi d’une tête de porc à son domicile familial, pour laquelle les vérifications journalistiques n’ont pas retrouvé la confirmation policière alléguée.
Inutile de s’illusionner : l’université anglaise ne changera pas sa méthode de recrutement malgré cette affaire. Le scandale oublié, les dispositifs de promotion positive resteront en place, mais avec quels »garde-fous » ?
#webtube : La récente invasion de l’enclave par des milliers de migrants clandestins marocains a suscité de vives tensions au sein de l’Union Européenne. Pour évoquer cette nouvelle, et énième, crise migratoire et ses conséquences, Omerta reçoit notre collaborateur Lionel Baland, spécialiste des mouvements patriotes et nationalistes européens. (Vidéo)
#webtube : Dans « Les deux patries », Jean de Viguerie oppose la France révolutionnaire, abstraite et juridique, à la France chrétienne, monarchique et historique. Mais au-delà de ces deux patries rivales existe une réalité plus ancienne et plus intime : la « Douce France ». Ni construction politique ni programme idéologique, elle est la France des paysages, des provinces, des coutumes et des mémoires, celle que l’on reconnaît avant de la définir. De La Chanson de Roland à Charles Trenet, elle traverse les siècles comme un palimpseste vivant: gauloise par ses racines, romaine par ses cités, chrétienne par son âme, médiévale par ses communautés. Cette France précède l’État et survit aux régimes. Elle rappelle que la patrie est d’abord une terre habitée, une continuité charnelle, bien plus qu’un ensemble de principes ou de lois.
La force des Deux Patries de Jean de Viguerie est de ne pas réduire 1789 à un changement de régime. Une patrie révolutionnaire, fondée sur la souveraineté nationale, l’égalité juridique et la sacralisation de la République, aurait recouvert l’ancienne France chrétienne, monarchique, historique et charnelle. La distinction est juste, mais incomplète. Sous ces deux patries demeure une France plus ancienne qu’elles : la « Douce France ».
Elle apparaît dans La Chanson de Roland, au sein d’un univers carolingien, impérial et chrétien antérieur au royaume capétien. Elle reparaît en 1943 chez Charles Trenet, sous les traits des villages, des paysages et de l’enfance. Entre Roland et Trenet, les frontières, les institutions et les régimes ont changé. Une même France reste pourtant reconnaissable.
La Douce France précède donc l’État. Elle ne se confond ni avec la monarchie ni avec la République. Elle est le fonds historique que les régimes ont successivement incarné, ordonné ou refondu. Sa première forme politique se trouve dans la communitas regni, communauté du royaume composée de droits, de coutumes, de provinces et de fidélités emboîtées. L’Ancien Régime en conserve une part malgré la centralisation, jusqu’à la suppression des provinces en 1789 et à l’uniformisation juridique du Code civil.
Compléter Viguerie revient ainsi à retrouver une France palimpseste, gauloise, romaine, chrétienne, médiévale, provinciale et royale, jamais réductible à Paris. Cette profondeur reste particulièrement sensible dans le Grand Ouest, où se superposent les héritages gallo-romain, normand, breton, angevin et plantagenêt.
Une France aimée avant d’être définie
Dans La Chanson de Roland, la « douce France » n’est pas encore une nation moderne. Roland sert Charlemagne, souverain d’un ensemble impérial et chrétien plus vaste que le futur royaume capétien. La France peut désigner la terre des Francs, le pays natal, le domaine du souverain ou la communauté des compagnons. Elle est donc aimée avant d’être précisément délimitée. Roland pense à Charlemagne, à sa parenté, à ses compagnons et aux terres quittées. La patrie n’est pas une souveraineté abstraite appliquée à un territoire uniforme. Elle est un ordre de fidélités reliant le prince, la famille, l’honneur, la foi, la mémoire et le sol.
Viguerie saisit cette France comme une personne morale, tour à tour douce, noble, miséricordieuse, humiliée, coupable ou relevée. Sa valeur dépend moins de sa puissance que de ses vertus. La clergie unit les livres, les écoles, la mémoire antique et la sagesse chrétienne. La chevalerie soumet la force à l’honneur, au courage, à la fidélité et à la protection du faible. La douceur française désigne ainsi une civilisation de la mesure, où la puissance sert la justice, le savoir la morale et l’autorité le bien commun. Pendant la guerre de Cent Ans, cette France est blessée, mais non déclarée innocente. Les auteurs dénoncent ses divisions, ses mauvais gouvernants, son orgueil et sa perte de vertu. La défaite extérieure révèle un désordre intérieur. La Douce France n’est donc pas une essence confortable, mais une exigence morale.
Trenet reprend cette intuition dans une langue sécularisée. Sa France n’est définie ni par le droit divin ni par la souveraineté populaire. Elle est faite de chemins, de villages, de paysages et de souvenirs. On ne l’aime pas pour son programme, mais parce qu’on la reconnaît. La continuité entre Roland et Trenet révèle la limite des Deux Patries. Les deux patries de Viguerie sont des constructions politiques et spirituelles rivales. La Douce France est le sol qui leur préexiste. La monarchie l’a incarnée sans l’épuiser. La République peut en hériter sans l’avoir créée.
Elle la menace lorsqu’elle prétend que la France commence en 1789 ou se confond avec ses principes. La critique barrésienne de la République déracinante prend ici son sens. Une patrie suppose une terre, des paysages, des habitudes, des générations et des morts, non la seule adhésion à des valeurs. La citoyenneté permet d’entrer juridiquement dans la communauté politique. Elle ne transmet pas mécaniquement une civilisation. La Douce France peut être adoptée par celui qui ne l’a pas reçue à la naissance, mais cette adoption exige l’entrée dans une continuité historique, non son effacement.
La communitas regni et les trois France hors de Paris
La Douce France trouve une première forme politique dans la communitas regni. Avant l’État moderne, le royaume n’est ni la propriété personnelle du roi ni une juxtaposition anarchique de fiefs. Il est une communauté de communautés. Le roi en est la tête, non le propriétaire absolu. Il doit maintenir la paix, rendre la justice, protéger les églises, arbitrer les conflits et servir le bien commun. Il gouverne donc un ordre qu’il reçoit autant qu’il le dirige. Cet ordre rassemble princes, évêques, abbayes, seigneuries, villes, métiers, paroisses et pays coutumiers. Le droit combine héritage romain, droit canonique, coutumes, droit féodal, ordonnances royales et jugement prudentiel. Cette pluralité repose sur une justice supérieure à la volonté du souverain.
La France se construit ainsi par emboîtement. L’homme appartient à une famille, une paroisse, une ville, un pays coutumier, une province, un royaume et à la chrétienté. La monarchie se renforce lorsqu’elle ordonne ces appartenances sans les abolir. L’Ancien Régime conserve cette architecture. Les provinces gardent leurs institutions, leurs coutumes, leurs fiscalités, leurs privilèges et leurs mémoires. Même sous Louis XIV, l’absolutisme reste limité par les parlements, les offices, les pays d’états, les corps et les droits locaux. La souveraineté est une, mais la société demeure composée. Cette France forme un palimpseste organisé autour de trois grands ensembles hors de Paris.
Le Midi est romano-occitan. Les cités antiques, le droit écrit, les langues d’oc, les échanges méditerranéens et l’empreinte urbaine de Rome y demeurent particulièrement visibles. Sa continuité est plus directement romaine que celle du domaine capétien du Nord. L’Est est une France de contact avec le monde germanique et impérial. Marches, villes, principautés et évêchés vivent dans la proximité du Saint-Empire. La frontière y est une zone de circulations, de fidélités croisées et de souverainetés superposées. Cette France se construit face à un autre héritage de Charlemagne. L’Ouest est atlantique et plantagenêt. Normandie, Bretagne, Anjou, Maine, Touraine, Poitou et Aquitaine ne sont pas des marges dépendantes de Paris, mais des centres politiques, juridiques, aristocratiques et littéraires.
Le Grand Ouest relie la Loire, la Manche, l’Angleterre et les routes atlantiques. Il transmet les matières bretonne et arthurienne, projette le français dans les îles Britanniques par les voies normandes et anglo-normandes et porte des dynasties capables de rivaliser avec les Capétiens à l’échelle européenne. La France médiévale n’est donc pas née d’une expansion régulière de Paris vers des périphéries passives. Elle est un volume polycentrique progressivement royalisé. Les Capétiens lui donnent un axe, une justice supérieure et une continuité dynastique, mais n’en créent pas seuls la substance. Le Grand Ouest les oblige à composer avec des droits, des coutumes et des puissances antérieurs à leur administration. Il ralentit la centralisation tout en donnant à la France profondeur territoriale, ouverture maritime, culture aristocratique et projection insulaire. Cette histoire explique la persistance des identités bretonne, normande, angevine, mancelle, poitevine et vendéenne. Elles ne sont pas plus françaises que les autres. Elles rendent seulement plus visible l’existence de sociétés antérieures à l’administration centrale.
Sous cette couche médiévale apparaît un fond plus ancien. La Gaule romanisée n’était pas une matière informe. Des cités, des sanctuaires, des territoires et des réseaux politiques existaient avant la conquête. Rome les a transformés et intégrés, non créés à partir du néant. La France palimpseste plonge donc dans les cités gauloises, leur romanisation et leur christianisation, bien avant Clovis et les Capétiens.
De l’unité capétienne à l’abstraction jacobine
La seconde limite de Viguerie concerne la chronologie de la rupture. La Révolution supprime les provinces et les corps, remplace les pays historiques par les départements et impose l’uniformité de la loi. Le Code civil prolonge cette tabula rasa par un cadre juridique commun. Cette mutation ne surgit pourtant pas dans un royaume étranger à la centralisation. Le jacobinisme n’est pas le prolongement direct du capétianisme, mais une généalogie relie les deux. La monarchie capétienne attire vers le roi la justice, la guerre, la fiscalité et la définition du bien commun. Cette concentration sert d’abord la communitas regni. Le roi protège les communautés, limite les violences privées et fournit un recours supérieur. Mais le centre peut cesser d’ordonner la pluralité pour vouloir la remplacer. Ce risque précède 1789, sans que l’on puisse projeter l’État jacobin sur les premiers Capétiens.
Le tournant s’affirme avec les Bourbons, à partir d’Henri IV. Après les guerres de Religion, la reconstruction du royaume renforce un pouvoir central placé au-dessus des appartenances particulières. Le gallicanisme accompagne ce mouvement. Il défend l’autonomie de l’Église de France face à Rome, mais accroît sa dépendance envers le souverain. Le royaume tend ainsi à nationaliser le christianisme et à rapprocher le sacré du centre politique. Louis XIV pousse cette logique sans atteindre l’uniformité jacobine. Provinces, coutumes, parlements, privilèges fiscaux et corps intermédiaires subsistent. La souveraineté est indivisible, mais le royaume reste composé. La Révolution reprend cette unité et la retourne contre les médiations historiques. Elle substitue la nation au roi, l’individu aux corps, les départements aux provinces et la loi générale aux coutumes. L’appareil centralisateur devient égalitaire, abstrait et impersonnel. La deuxième patrie de Viguerie apparaît ainsi comme la sécularisation radicale d’une tendance monarchique. La royauté avait concentré la souveraineté. La Révolution la transfère à la nation et refuse tout corps durable entre le citoyen et l’État.
La France risque alors d’être réduite à la République. Être français ne signifie plus d’abord recevoir une langue, des paysages, une mémoire et une civilisation, mais appartenir juridiquement à une communauté définie par le droit civil et administratif. Cette conception possède une force d’intégration réelle. On peut devenir français sans appartenir à un lignage ou à une province ancienne. La citoyenneté n’est pas réservée au sang. Elle devrait toutefois fonctionner comme l’entrée dans le catholicisme romain. Par le baptême, le converti rejoint une Église qui lui préexiste. Il ne la refonde pas. De même, le nouveau citoyen entre par le droit dans une continuité déjà constituée. La République devient déracinante lorsqu’elle nie cette antériorité et prétend que l’adhésion à quelques principes suffit à produire la France.
C’est le cœur de la critique de Barrès. Toute construction politique exige un sol humain. La volonté ne remplace pas la transmission. Une nation réduite aux droits individuels, aux procédures et aux valeurs déclarées perd la matière qui les rend habitables. Compléter Viguerie ne revient donc pas à réfuter les Deux Patries. La monarchie chrétienne et la République révolutionnaire sont deux interprétations rivales d’une France qui les précède. La première a conservé la Douce France tout en préparant la centralisation qui la menacerait. La seconde a ouvert juridiquement la citoyenneté tout en réduisant souvent la patrie à sa forme administrative.
Le dépôt du Grand Ouest
Au-delà des deux patries de Jean de Viguerie subsiste une patrie plus ancienne : la Douce France. Ni régime ni idéologie, elle est une continuité de paysages, de langues, de provinces, de rites et de mémoires. Elle précède l’État dans l’univers carolingien de Roland, la monarchie capétienne dans les communautés dont le royaume est issu, et la République, puisque la citoyenneté hérite d’une histoire qu’aucun décret ne crée. La retrouver suppose moins la nostalgie que la redécouverte de la communitas regni, des libertés provinciales, des coutumes et des corps intermédiaires. La chanson de Trenet pourrait en devenir l’hymne. La Marseillaise exprime la guerre révolutionnaire et la souveraineté populaire. « Douce France » nomme ce qu’elles prétendent défendre : une terre familière, une mémoire et une manière d’habiter le monde.
L’attrait pour le Grand Ouest ne tient peut-être pas seulement à l’océan ou aux vacances. Bretagne, Normandie, Anjou, Maine, Poitou et Vendée conservent l’image d’une France où la province n’a pas entièrement disparu sous l’administration. Bocages, manoirs, clochers, ports et chemins creux portent un inconscient chouan : non un projet de restauration, mais l’intuition qu’une société peut être française sans être fabriquée par Paris, qu’une fidélité locale renforce l’appartenance nationale et que la liberté peut aussi résider dans l’enracinement.
Cette profondeur plonge enfin sous le Moyen Âge. Lyon fut Lugdunum, capitale des Trois Gaules, mémoire encore portée par le titre de « primat des Gaules ». Dans La Cité des druides, publié chez Gallimard, comme dans son entretien avec Pierre Coutelle, Jean-Louis Brunaux montre une Gaule déjà structurée par des cités, des institutions, des sanctuaires et des réseaux territoriaux. Rome n’a pas civilisé un vide. Elle a intégré un monde organisé.
La Douce France est le nom de cette sédimentation : gauloise par ses cités, romaine par ses villes et son droit, chrétienne par ses institutions, carolingienne par sa mémoire, médiévale par la communitas regni, plantagenêt par son Grand Ouest et capétienne par son unité royale.
#webtube : Malgré l’aridité du sujet, La longue dérive de la dette française — Histoire budgétaire de la Vᵉ République (Éditions PUF, 670 pages, 28 euros) se lit très agréablement. Partisans d’une politique d’équilibre budgétaire et de stabilité financière, Julien Dubertret (conseiller du Premier ministre pour le budget en 2007 et directeur du Budget en 2011) et Nicolas Ragache (anciennement administrateur au ministère de l’Économie et des Finances et conseiller ministériel) ont cherché à « comprendre les dynamiques structurantes derrière la longue dérive des finances publiques en France ». Des surprises attendent le lecteur, préviennent-ils, car « pas mal d’idées convenues résistent plutôt mal à un examen attentif ». Cette première partie de la recension du livre couvre les années qui précèdent l’arrivée au pouvoir des socialistes en 1981. Deux autres volets suivront pour traiter le sujet jusqu’à la période actuelle.
Préambule : les années 1950
La France connaît alors un essor économique rapide, lié notamment à la reconstruction et au rattrapage de la croissance perdue pendant la guerre, mais des difficultés sérieuses demeurent du fait de la persistance de déséquilibres importants.
En 1952, le plan de lutte contre l’inflation d’Antoine Pinay constitue un « beau succès », mais il n’est pas suffisant pour réduire le déficit de l’État qui s’accentue avec les événements d’Algérie. En 1956, l’inflation repart doucement à la hausse et, l’année suivante, « faute de trouver des prêteurs, la moitié de l’augmentation de la dette publique doit être couverte par de la création monétaire ».
Deux facteurs institutionnels pèsent sur la conduite des politiques publiques. En premier lieu, « l’instabilité gouvernementale chronique » de la IVᵉ République — malgré la stabilité du personnel administratif qui permet d’éviter le pire —, qui ne permet « pas de construire de façon satisfaisante des politiques publiques ambitieuses qui nécessiteraient un appui politique dans la durée ». En second lieu, « l’absence de cadre organique pour le budget jusqu’en 1956 », qui rend difficile la mise en œuvre de politique d’investissement. Faute de vote en temps et en heure, chaque nouvelle année s’engage ainsi sans budget.
Ce désordre budgétaire n’est pas sans conséquences sur la souveraineté du pays car il favorise la tutelle extérieure croissante d’un pays prêteur comme les États-Unis.
1958-1965
L’arrivée au pouvoir du général de Gaulle voit s’ouvrir « une période économique déterminante pour l’avenir, basée sur une nouvelle stratégie monétaire et budgétaire dont l’influence se fera sentir pendant plus de vingt ans ». Lors de son investiture, « le Parlement adopte la loi relative aux pleins pouvoirs, avec une habilitation très large », comprenant les finances publiques qui relèvent traditionnellement de la compétence parlementaire.
À la tête d’un « comité restreint et quasi secret », l’économiste libéral Jacques Rueff propose au chef de l’État une stratégie d’ensemble visant à réduire la dépense publique, supprimer les indexations (notamment celles des prix agricoles), augmenter les impôts, emprunter à long terme et dévaluer pour rétablir la stabilité financière. De Gaulle met tout son poids politique pour faire adopter ce « plan Pinay-Rueff de réduction des dépenses publiques ». Un nouveau franc est créé « pour marquer l’entrée dans une nouvelle époque de confiance et d’inflation maîtrisée ».
« Dans ce contexte assaini, qui voit les besoins d’emprunt de la sphère publique se réduire et qui fait anticiper un rétablissement durable des grands équilibres de l’économie française, la balance des paiements redevient excédentaire et les financements internationaux se rouvrent. » Le général de Gaulle dira plus tard : « Le Marché commun n’a été possible que grâce au redressement de la France en 1958. »
En 1962, le ministre des Finances, Valéry Giscard d’Estaing, « taille dans les dépenses » pour lutter contre l’inflation, nourrie par les prêts et avances de l’État financés par l’emprunt.
Cette politique diffère de celle que souhaiterait le Premier ministre, Georges Pompidou, qui préconise plutôt de laisser courir le déficit pour financer des dépenses d’investissement. Ce dernier considère en effet que l’augmentation des moyens de production doit être profitable dans un second temps, y compris pour les finances publiques.
En 1964, pour la première fois depuis 1931, le budget est présenté en équilibre.
1965-1974
Cette décennie fait « la démonstration que les finances publiques peuvent être à l’équilibre et la croissance forte simultanément ».
L’État, qui fait face à l’augmentation rapide de la population issue du baby-boom, développe l’investissement public et privé destinés aux constructions scolaires, aux routes et autoroutes, au remembrement agricole, à la santé, etc.
Par ailleurs, le budget national se doit de « venir à la rescousse » du déséquilibre des comptes sociaux, car « la Sécurité sociale, au sens large, est affectée par une dynamique sociale forte, à la fois mal analysée et mal maîtrisée budgétairement […] en raison d’une perte de lien progressive entre les recettes et les dépenses ». Cette situation est encore aggravée dans les années 1970 du fait de la montée régulière du chômage.
Le gouvernement poursuit néanmoins une politique de stabilité budgétaire, malgré des pressions politiques en faveur d’un soutien « keynésien » à la croissance.
Dans la foulée des événements de mai 1968, les accords de Grenelle entérinent une série de mesures de grande ampleur concernant les salariés et les entreprises. « Ces décisions, après vingt années de développement économique rapide, répondent au souhait de la population d’un rééquilibrage du partage des fruits de la croissance. » La hausse des dépenses publiques, pour l’essentiel pérenne, représente 1 point de PIB.
En 1969, le budget de l’État est excédentaire et les finances publiques reviennent quasiment à l’équilibre, ce qui s’explique par la reprise mondiale de la croissance et une ferme politique gouvernementale de lutte contre l’inflation.
Cette séquence, qui voit un retour à la normale sans difficulté apparente, contribue à ancrer « l’idée fausse qu’il serait possible (et même souhaitable, en vue de soutenir la croissance) d’augmenter les dépenses ». « Il n’est pas abusif de voir dans cet épisode l’une des causes du manque de discipline de nombreux gouvernements ultérieurs. »
Dans un contexte monétaire international incertain, le volet salarial des accords de Grenelle, qui soutient la demande, conduit « à une hausse asymétrique des coûts de production par rapport à ceux des pays voisins et concurrents ».
Au lieu de mener un plan de rigueur monétaire, le gouvernement « choisit la voie de la facilité » : une dévaluation du franc de 11,1 %. « Dès lors, sans surprise, l’inflation s’installe pour de bon », alors que la croissance repart à un rythme soutenu.
En 1972, le Premier ministre, Pierre Messmer, confirme les choix interventionnistes pour lutter contre l’inflation, qui atteint plus de 6 % et « frôle les 14 % avec le choc pétrolier de 1974 ».
1974-1980
Après la victoire électorale de Giscard d’Estaing en 1974, le ministre de l’Économie, Jean-Pierre Fourcade, met en œuvre un « plan de refroidissement » destiné à contrer l’inflation et le déséquilibre du commerce extérieur.
Cette politique, « qui passe assez largement à côté du contexte créé par le choc pétrolier », « cherche donc à réduire la consommation par une ponction fiscale exceptionnelle sur les ménages ». Une mesure similaire est prise concernant les entreprises qui voient l’impôt sur les sociétés majoré.
Ce plan, qui produit un ralentissement de la croissance française, « arrive au plus mauvais moment » compte tenu de la conjoncture internationale. « La contraction de la demande extérieure se cumule à l’inflation forte. » En 1975, l’économie française entre en récession, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, tandis que le chômage atteint 2,8 % (ce qui paraît élevé à l’époque).
Le Premier ministre, Jacques Chirac, opte alors pour un « virage à 180 degrés », en stimulant la croissance par un plan de relance de la demande, financé par des déficits volontaires.
« Cette initiative qui déséquilibre fortement les comptes publics fait par contraste ressortir l’équilibre de 1974, qui reste dans les mémoires comme la dernière année d’équilibre budgétaire ». Le gouvernement ne prône pourtant aucune rupture structurelle et vise l’équilibre des finances publiques (qui sera objectivement atteint en 1979 et 1980).
« Le plan de relance de 1975 n’en est pas moins un échec de politique économique, à plusieurs titres ». Son impact sur l’inflation est à peine perceptible et le chômage atteint 4 % en 1976. « Un plan macroéconomique de relance d’inspiration keynésienne était tout à fait inadapté à la situation résultant du premier choc pétrolier. […] Une politique ferme de lutte contre l’inflation, qui aurait constitué un signal économique clair invitant les entreprises à maîtriser leurs coûts et aurait sans doute impliqué plus la politique monétaire que la politique budgétaire, aurait été nettement plus adaptée, préservant la compétitivité et donc l’emploi. »
En 1976, Raymond Barre, qui cumule les fonctions de Premier ministre et de ministre de l’Économie et des Finances pour la première fois dans l’histoire de la Vᵉ République, se donne comme priorité « la lutte contre l’inflation, et à cette fin le retour à l’équilibre des finances publiques ».
Malgré des efforts de maîtrise des dépenses jusqu’en 1980, le « freinage n’est pas suffisant face au ralentissement parallèle de la croissance », d’autant que les dépenses sociales (santé et retraites) progressent rapidement.
« Le retour à l’équilibre des finances publiques dans la seconde moitié des années 1970 s’est fait indéniablement en partie par la maîtrise de la dépense, mais aussi et pour beaucoup par une hausse massive des prélèvements obligatoires et spécialement des cotisations sociales employeur, c’est-à-dire par un renchérissement important du coût du travail, et donc par une dégradation forte et rapide de la compétitivité de la main-d’œuvre française. »
« C’est incontestablement dans la période 1976-1980 que cette singularité française des prélèvements pesant fortement sur le travail trouve son origine ». La gestion paritaire des régimes de protection sociale (comptablement hors du budget de l’État) n’y est pas étrangère du fait que les syndicats ont « toujours marqué un attachement particulier au financement de la Sécurité sociale par des cotisations assises sur la masse salariale » et non par les impôts.
#webtube : Après Cathelineau, Cadoudal et La Rochejaquelein, une nouvelle bande dessinée exalte un autre héros des guerres de Vendée : Charette. En 1783, le jeune lieutenant de vaisseau François Athanase Charette de la Contrie rentre à Brest, auréolé de la guerre d’indépendance américaine. Mais en 1793, la Vendée se soulève contre la jeune République.
Les paysans sont exaspérés par le remplacement des prêtres réfractaires par d’autres ayant juré fidélité à la République, ainsi que par la levée en masse de 300.000 hommes pour l’armée. Le 14 mars, les paysans de la Garnache, armés de faux et de fourches, viennent chercher Charette, retiré dans ses terres de Fonteclose, pour le prendre comme chef. Charette avec sa petite troupe s’empare de Pornic. Après la reprise de Machecoul, il établit son quartier général à Legé. Mais les Vendéens ne parviennent pas à prendre Nantes. Contrairement aux autres chefs vendéens, il mène alors une longue guérilla de chemins creux. Fin stratège, il tire ainsi profit de l’avantage que lui procure la connaissance du bocage. Mais le 23 mars 1796, lors d’une bataille dans le bois de la Chabotterie, entre Nantes et la Roche-sur-Yon, les troupes républicaines parviennent à blesser Charette. Il est capturé, jugé et condamné à être fusillé à Nantes, le 29 mars 1796.
Ce scénario est écrit par Coline Dupuy, née en 1976 en Vendée, actrice bénévole à la Cinéscénie du Puy du Fou pendant vingt ans. Ses choix de scenarios sont cohérents : Cathelineau, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Elisabeth de France, Thérèse de Lisieux, La Pérouse, Richelieu, Jehanne d’Arc, Clovis, Clodoald, Richelieu, Louis-Marie Grignion de Montfort, Frédéric Ozanam… De grands personnages de l’Histoire de France portant un idéal national ou catholique. Elle a également, pour les enfants, écrit des récits historiques originaux ayant pour décor les attractions du Puy du Fou.
Après Cathelineau, généralissime de l’armée vendéenne catholique et royale, Coline Dupuy crée aujourd’hui un scenario exhaustif sur le général Charette. Tout ce qui décrit sur les trois années pendant lesquelles il met en échec les armées de la République est authentique.
Andrea Mutti, né en 1973 à Brescia (Italie du nord), commence par réaliser des études de géomètre. Puis il suit pendant trois ans les cours de l’école de bande dessinée de Brescia. Il commence par dessiner des récits de super-héros (DNAction), d’horreur, et de science-fiction (Hell’s Patrol, Hammer). En France, il dessine la série Campus Stellae sur les chemins de Compostelle, puis Section financière, SAS, Le Syndrome de Caïn… Aux États-Unis, il travaille pour DC Comics (Batman), Marvel (X-Men) et Star Wars. Il participe également au superbe album Rebels, avec le scénariste Brian Wood, sur la Guerre d’Indépendance américaine.
Pour la scénariste Coline Dupuy, Andrea Mutti a déjà dessiné les albums sur La Pérouse, Clovis et Richelieu. Dans ce nouvel album consacré à Charette, on retrouve son dessin réaliste qui restitue fidèlement les uniformes et décors de l’époque. La couverture de l’album s’inspire astucieusement du tableau de Paulin Guérin, conservé au musée d’Art et d’Histoire de Cholet.
breizh-info.com
Charette : Rien ne se perd jamais, 48 pages, 15,90 euros. Editions Plein Vent.
#webtube : Notre magicien de la finance n’a visiblement aucun problème avec notre surendettement. Voici ce qu’il vient de déclarer pour annuler les 18 % de notre dette publique détenus par la BCE, ni vu ni connu.
« Les titres de créance, vous les mettez au frigo, à la cave, vous pouvez les accrocher au plafond ! Peu importe : CET ARGENT N’EXISTE PAS. Je refuse de le payer ! Il suffit d’aller à la Banque de France, de prendre les titres de créance et de les jeter au feu, et il n’y en aura plus… Et personne ne s’en apercevra ! »
Avec Mélenchon, plus besoin de rigueur budgétaire, plus besoin d’économies, pas d’impôts supplémentaires. Il suffit d’annuler la dette et la France pourra emprunter à nouveau pour financer le social et les services publics. Un matelas de 600 milliards tombés du ciel.
On voit bien que son modèle économique est celui de son ami Maduro, qui faisait tourner la planche à billets à tout va, provoquant une inflation au Venezuela de 130 000 % en 2018. Un délire digne de la République de Weimar, quand il fallait une brouette de marks pour acheter une baguette de pain.
Pour ratisser toujours plus large, Mélenchon n’hésite pas à faire miroiter à son électorat une annulation pure et simple de notre dette publique. Pas en totalité, mais la part détenue par la BCE, soit 636 milliards sur les 3536 milliards de notre dette.
Son raisonnement est des plus simplistes. Quand la BCE a décidé de soulager la dette des pays européens après la crise Covid, elle a émis des euros pour racheter les créances des banques centrales nationales. Que dit Mélenchon ?
Les créanciers privés de la Banque de France ayant été payés par la BCE, il suffit de brûler les créances de cette dette due dorénavant à la BCE, qui peut émettre des euros à volonté. Mais vu le tollé des économistes, il propose finalement que ces 636 milliards soient transformés en une dette à taux zéro, éternellement reconductible, ce qui ne changera rien au bilan de la BCE, laquelle détiendra toujours 636 milliards de créances auprès de la Banque de France.
Pour Mélenchon, que la BCE possède dans son bilan des créances qui ne seront jamais remboursées ne pose aucun problème, puisque la Banque centrale émet autant d’euros qu’elle le souhaite.
Mélenchon ignore visiblement ce qu’est une monnaie.Nous subirons :
– une perte de confiance immédiate des marchés financiers
– une hausse dramatique des taux qui limitera nos emprunts futurs
– un alourdissement de la charge des 2900 milliards de dettes restants
– une dégradation immédiate de notre note souveraine
– un conflit avec les institutions européennes
– une rupture gravissime avec nos partenaires
– un choc sur l’euro qui nous mettra nos voisins à dos
– une fuite massive de capitaux
– une fragilisation de notre système bancaire
– un choc sur l’assurance-vie et les comptes en euros
– un resserrement du crédit
– une chute des emprunts et donc de l’immobilier, ainsi que des investissements
Ce serait un passeport pour la banqueroute
Car la monnaie européenne repose sur les PIB des partenaires de la zone et sur la confiance planétaire qu’elle inspire aux investisseurs et aux financiers. Or, une dette perpétuelle, c’est une dette sans contrepartie donc perdue. Nous sommes déjà l’incorrigible cigale parmi les 21 membres de la zone euro, nous en serons le vilain mouton noir.
En conclusion, cette proposition s’apparente à un grand suicide collectif. Notre crédibilité internationale serait anéantie et nous finirions totalement isolés des échanges financiers mondiaux.