Paris : vue aérienne de la manifestation du 31 juillet 2021 contre le Pass sanitaire

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

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Nantes. Les fusillades reprennent de plus belle, un blessé grave au CHU

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

La nuit du 1er au 2 août a été marquée par trois règlements de comptes entre gangs de la drogue nantais, au cours desquels un blessé – grave, à la poitrine – a été transporté au CHU où il est toujours hospitalisé. Il s’agit des 28e, 29  et 30e fusillades de l’année.

Le premier épisode, sans surprise, a frappé les abords du Building aux Dervallières, cet immeuble de grande hauteur gangrené par le trafic de stupéfiants – et auprès duquel les balles ont déjà sifflé une dizaine de fois depuis le début de l’année. Il y a aussi eu un mort en janvier dernier, un adolescent de quinze ans – les commanditaires présumés de la fusillade, qui proviennent du quartier, viennent d’être mis sous les verrous, ce qui a provoqué une série d’incendie de véhicules aux abords de l’immeuble.

Le dernier épisode, le 4 juillet – 27e fusillade de l’année – s’était déjà déroulé aux Dervallières, au 38 rue Watteau. Cette fois, c’est à 23 heures au niveau du 8, rue Watteau, le 1er août, que les balles ont sifflé. Un étui a été retrouvé face à l’immeuble, une autre balle a perforé le chambranle d’une porte et un volet dans l’immeuble voisin. Deux autres étuis ont été retrouvé sur le bitume de la rue, un peu plus haut. Aucun blessé n’a été signalé.

Vers une heure du matin le 2 août, des détonations éclatent en série rue de la Mayenne à Bellevue. Un homme blessé a été signalé en train d’être mis dans une voiture – un blessé grave à la poitrine a été transporté au CHU par deux personnes qui ont confié qu’il avait été blessé par des coups de feu à Bellevue, avant de s’éclipser. Sur place, une voiture a été retrouvée criblée de huit impacts, et des tirs auraient visé des groupes de jeunes gens.

 Par ailleurs un échange de tirs a aussi été signalé vers 2h15 quai Emile Cormerais à Saint-Herblain – sur place, aucune trace de sang n’a été trouvée. Il s’agit de la 30e fusillade de l’année. Et le mois d’août commence à peine.

https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1fnAyUGvYmjBtzGEvEx-m_1ZNX9E&ll=47.21679335448751%2C-1.5696106000000087&z=12

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Passe sanitaire contesté dans son propre camp : la crédibilité d’Emmanuel Macron mise à mal

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

Passe voté, passe contesté, mais passe dépassé. Avant même son application officielle le 9 août ! Cette affaire du passe est bien mal engagée et l’on se demande quel conseiller a bien pu pousser Emmanuel Macron à monter dans cette galère. La liste des coûts de tous ordres s’allonge chaque jour : coût économique pour les secteurs concernés qui venaient juste de redémarrer leur activité, coût politique avec la montée en puissance d’un mouvement populaire attaché à la défense des libertés. Mouvement que ledit conseiller, sans doute en stage durant les deux ans de gilets jaunes, a clairement sous-estimé.
Pour Emmanuel Macron, c’est une crédibilité déjà abîmée qui risque d’en prendre un coup. Revenons donc sur le « coup » du 12 juillet : reniant sa promesse solennelle du mois de mai de ne pas étendre le passe sanitaire pour des actes de la vie quotidienne, le Président se dédit. Ce retournement n’est pas pour rien dans l’affluence lors des manifestations : la confiance dans la parole présidentielle est mise à mal. Mais Emmanuel Macron pouvait espérer compenser les pertes par des gains substantiels sur deux plans : celui de l’autorité (les Français aiment de plus en plus) et celui de l’efficacité sanitaire dans la lutte contre l’épidémie.
Or, le Président pourrait perdre sur les deux tableaux. Passé le succès médiatisé de la vaccination des millions de Français a priori récalcitrants mais poussés à coups de pied au derrière vers les « vaccinodromes » pour pouvoir continuer à travailler, pas sûr que ces vaccinés contraints se montrent très reconnaissants pour cet acte d’autorité qui les visait tout spécialement. Idem pour les réfractaires endurcis. Surtout quand les dernières nouvelles du variant montrent la protection toute relative conférée par les vaccins. En outre, le fait que 50 % des Français, selon un récent sondage, comprennent la mobilisation anti-passe et que 40 % la soutiennent montre que cet acte d’autorité n’a pas été plébiscité par l’opinion, contrairement aux assertions des petits macronistes qui font semblant de croire que la progression de la vaccination traduit celle de l’adhésion à ladite vaccination et encore moins à Emmanuel Macron. Vu leurs résultats aux dernières élections, on comprend qu’une marche vers les 90% les fasse fantasmer. Mais une vaccination n’est pas un vote.
Surtout, dès avant son application, l’efficacité du passe sanitaire est remise en cause, et dans le camp même des partisans de la vaccination et du Président qui pousse l’idée de la vaccination obligatoire. Certes, Emmanuel Macron avait lui-même pris la précaution d’ouvrir cette possibilité dans son allocution du 12 juillet. En gros, le passe ne suffira pas, il ne sera pas efficace. Dimanche, c’est le président de la Fédération hospitalière de France qui l’a dit : « Nous n’avons plus le luxe de prendre des demi-mesures. » Un camouflet pour le Président.
Visiblement, autour d’Emmanuel Macron, on a senti venir l’embrouille. Le JDD se fait l’écho des états d’âme de ce petit monde : « Aux yeux d’Emmanuel Macron, il [le passe] suppose donc une contrepartie : l’absence de restrictions nouvelles. “On va perdre les gens si on cumule passe sanitaire et mesures à l’ancienne” », a-t-il prévenu, mercredi, lors du Conseil des ministres. « C’est pour ça qu’on ne referme pas les discothèques, explique un membre du gouvernement. Que diraient les gens si on leur mettait le passe, puis on leur démontrait qu’il ne sert à rien en remettant des restrictions ? » Des restrictions qui, soit dit en passant, ont déjà été remises ici et là. Et que diraient-ils, les gens, si, après (avant ? Avec ?) le passe, on leur collait la vaccination obligatoire ?
La Macronie a réussi cet exploit en une semaine : démontrer elle-même l’inefficacité d’une mesure présentée comme LA solution, votée à la hussarde, impliquant des atteintes majeures aux principes de liberté et d’égalité et ayant réussi à mettre, en plein été, des centaines de milliers de Français dans les rues depuis trois semaines.
Par ailleurs, le Conseil constitutionnel pourrait censurer le texte en profondeur, comme l’y appellent de nombreux juristes. Et le « tsunami » annoncé par Gabriel Attal pourrait n’être, selon le JDD, qu’une vague ou une vaguelette en comparaison des trois premières.
Quoi qu’il advienne, la crédibilité d’Emmanuel Macron restera durablement abîmée par le passe sanitaire.

Frédéric Sirgant, Boulevard Voltaire

Apostrophé par un passant, Mélenchon le traite de « connard » et ordonne de lui « péter la gueule »

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

Samedi 10 juillet, place de l’Hôtel de ville de Paris, Jean-Luc Mélenchon a été apostrophé par un passant qui voulait prendre une photo avec lui. Face à l’insistance de ce dernier, le député LFI a demandé à son collaborateur de « lui péter la gueule ». Valeurs actuelles a pu se procurer les images de cette scène, qui a été filmée par le passant.

La scène se déroule samedi 10 juillet sur le parvis de l’Hôtel de Ville, dans le 1er arrondissement de Paris, aux abords du centre de vaccination éphémère, installé pour l’été. Un homme qui, d’après nos informations, rencontrait Jean-Luc-Mélenchon pour la première fois, a demandé au député de la France insoumise s’il pouvait prendre une photo avec lui, peu après être sorti comme lui du métro. Très vite la situation s’est tendue face au refus brutal de Jean-Luc Mélenchon, puis à l’insistance du passant, interloqué. Une première séquence montre le leader de la France insoumise, vêtu d’une veste et chemise noires, exprimer son refus, avant qu’un autre homme, qui l’accompagne et qui serait l’un de ses collaborateurs parlementaires, justifie ce refus par la crainte d’un « attroupement ».

Pas de quoi pour autant freiner l’ardeur du cameraman qui déclare qu’avec la police « il n’y a pas de problèmes pour faire des photos ». Un propos qu’il réitère à plusieurs reprises et qui, selon nos informations, fait allusion aux positions politiques du député, fervent défenseur du droit de filmer et de diffuser les visages des policiers sur les réseaux sociaux, même avec des intentions malveillantes. L’homme, qui filme la scène, surpris par la virulence de Jean-Luc Mélenchon, assure avoir voulu le mettre face à ses contradictions. Mais sans penser que la situation dégénérerait à ce point, comme le montrent les séquences qu’il a filmées et dans lesquelles son visage a été flouté et sa voix modifiée par nos soins afin de préserver son anonymat.

Face à l’insistance de l’inconnu, le député insoumis finit par répondre de plus en plus sèchement, jusqu’à le traiter de « connard » avant de lui demander de « dégager »« Ce n’est pas la peine de m’insulter ! », s’indigne l’auteur de la vidéo, qui se voit répondre sur un ton colérique et menaçant : « Ce n’est pas la peine de m’emmerder, t’as compris », puis encore « tu m’emmerdes ». 

Une seconde séquence, que nous avons pu nous procurer, montre la suite de l’échange. Celui-ci se déroule devant le centre de vaccination où Jean-Luc Mélenchon (qui s’est dit vacciné le 26 juillet dernier) a très probablement reçu une dose du vaccin Pfizer-Biontech, le seul injecté par ce centre. Cette deuxième séquence débute par un échange plus apaisé entre le collaborateur de Jean-Luc Mélenchon et l’auteur de la vidéo. Le premier, qui tente de faire barrage, déclare au second sur un ton pédagogue : « Si quelqu’un vient te demander une photo dans la rue, tu n’es pas obligé de dire oui. » Ce qui ne convainc pas le cameraman qui persiste à vouloir comprendre la raison de ce refus, d’autant que « c’est juste une photo, il n’y a rien de méchant ! ».  

Le passant n’a pas eu sa photo

Un nouvel accès de colère s’empare de Jean-Luc Mélenchon. Alors qu’il s’apprête à rentrer dans le centre de vaccination et qu’il répète « dégage ! » à deux reprises, le député LFI revient finalement vers l’auteur de la vidéo et lui déclare « qu’il ne lui doit rien » et « qu’il ne le connait pas » avant d’ordonner à son collaborateur qui tente de maîtriser la situation : « Pète-lui la gueule ! » « Me péter la gueule ? Me péter la gueule ? » s’indigne le passant, avant que la vidéo ne prenne brutalement fin.

VA

Massachusetts : 74% des cas de Covid concernent les double vaccinés qui doivent reporter le masque pour arrêter d’infecter leurs proches

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

CNBC :

Environ trois quarts des personnes infectées lors d’une épidémie de Covid-19 dans le Massachusetts étaient entièrement vaccinées contre le coronavirus, et quatre d’entre elles ont dû être hospitalisées, selon de nouvelles données publiées vendredi par les Centers for Disease Control and Prevention.

Ces nouvelles données, publiées dans le rapport hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité de l’agence américaine, montrent également que les personnes entièrement vaccinées qui sont infectées portent autant de virus dans leur nez que les personnes non vaccinées, et peuvent le transmettre à d’autres personnes.

« Cette découverte est inquiétante et a été déterminante pour la mise à jour de la recommandation des CDC concernant le port du masque », a déclaré le Dr Rochelle Walensky, directrice des CDC, dans un communiqué. « La recommandation sur le port du masque a été mise à jour pour s’assurer que le public vacciné ne transmette pas sans le savoir le virus à d’autres personnes, y compris à leurs proches non vaccinés ou immunodéprimés. »

Les vaccinés doivent maintenant porter le masque pour arrêter d’infecter les non-vaccinés.

Ils vont finir par produire une version résistante au vaccin comme c’est le plan de Bill Gates depuis le début avec sa pandémie artificiellement fabriquée.

Bizarrement, c’est de la faute des non-vaccinés.

Mardi, les CDC ont fait marche arrière par rapport à leurs directives antérieures et ont recommandé aux Américains entièrement vaccinés qui vivent dans des régions où les taux d’infection par le Covid sont élevés de recommencer à porter des masques à l’intérieur. Les directives couvrent environ deux tiers de la population américaine, selon une analyse de CNBC.

Alors que la variante delta continue de frapper le plus durement les personnes non vaccinées, certaines personnes vaccinées pourraient être porteuses de niveaux de virus plus élevés que ce que l’on avait compris jusqu’à présent et pourraient le transmettre à d’autres, a déclaré Mme Walensky lors d’une conférence téléphonique mardi. Elle a ajouté que la variante se comporte « de manière très différente des anciennes souches du virus ».

Un document du CDC examiné par CNBC indique que la variante delta qui se répand dans le pays est aussi contagieuse que la varicelle, a une fenêtre de transmission plus longue que la souche originale Covid et peut rendre les personnes âgées plus malades, même si elles ont été entièrement vaccinées.

Nous n’allons pas tarder à voir des annonces similaires en France.

Baromètre 2020 du prénom musulman : 21,7% des naissances en France, 55% dans le 93. Découvrez les chiffres de votre département

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

L’INSEE a publié comme chaque année les chiffres de l’État Civil relatifs aux prénoms attribués aux enfants nés en France depuis 1900, (fichiers téléchargeables ici)

Pour la 6ème année consécutive, Fdesouche publie en exclusivité le baromètre des naissances enregistrées en France sous prénom musulman.

Pour rappel, cette étude a été “validée” en 2019 Jérôme Fourquet (directeur de l’IFOP), dans son essai à succès L’Archipel français (Seuil,2019)…

L’analyse de l’octroi de prénoms musulmans pour les naissances France 2019 révèle :
• Un taux national qui atteint les 21,73%
• Un taux de croissance qui parait ralentir : une augmentation de 0,24 points au regard de 2019, cette croissance est en moyenne de 0,7 points depuis 2000,
• A noter cependant la nette augmentation des “prénoms rares”, c’est à dire ayant enregistré moins de 3 naissances au niveau national sur l’année, qui complexifient la mesure
• Les statistiques indiquent un taux de prénom musulman estimé à 1/3 des prénoms rares (essentiellement des variations orthographiques de prénoms ou des prénoms composés)
• Sur cette base, l’estimation du taux national d’octroi de prénom musulman en France corrigé serait environ de 25% mais en raison de son caractère incertain, nous en restons au chiffre ci-dessus.

Cliquer l’image pour l’agrandir

Au niveau départemental, les départements où le taux dépasse la moyenne nationale sont les plus fertiles, soit :
• L’ensemble des départements d’Île de France, avec le record pour la Seine Saint Denis qui dépasse les 55%
• Les départements du Sud de la France présentant de fortes densités de population : Rhône, Bouches du Rhône, Alpes Maritimes, Vaucluse, Gard, Hérault, Loire
• Deux départements à tradition industrielle : le Territoire de Belfort et le Loiret.

Forte poussée +10 points en 10 ans dans 5 départements : Val de Marne, Essonne, Territoire de Belfort.

A noter également la diminution de ce taux dans quelques départements à tendance rurale : Corse, Lot, Jura, Ariège, Doubs, Haute-Loire et Gers.

Edit : je suis contraint de ne plus suivre pour l’instant les chiffres des départements ultra-marins. On y observe un sur-représentation de prénoms mixtes fréquemment utilisés par des familles musulmanes en métropole tels : Jayden, Ayden, Kayden, Aliyah, Inayah, Layan…

La proximité, l’influence et un probable “débordement communautariste” des USA sur les Antilles doivent également être pris en compte : ces prénoms sont en effet probablement “hérités” de célébrités américaines musulmanes dont la religion est ignorée par les parents antillais…

Méthodologie
Afin de mener cette étude présentant la popularité spécifique des prénoms musulmans comparée aux autres prénoms aux niveaux national et départemental, il a été nécessaire de créer de toutes pièces un « référentiel » des prénoms musulmans.
Si le Coran indique que le prénom du musulman consiste en « une marque distinctive nécessaire pour faciliter la communication entre son porteur et les autres », il n’est pas évident de les identifier parmi les 35000 prénoms de la base de l’INSEE.
Plusieurs listings disponibles sur les sites communautaires suivants ont été passés au crible : www.halalbook.fr, www.prenommusulmanrare.com, www.pageshallal.com, www.katibin.fr.
Un référentiel des étudiants du monde, par pays d’origine www.studentsoftheworld.info a également été utilisé.
Plusieurs états civils de villes françaises ont enfin été examinés afin de valider l’association du prénom à des patronymes particuliers.
Certains prénoms sont systématiquement attribués à des enfants de familles musulmanes, ce sont les « prénoms musulmans certains ».
D’autres prénoms, majoritairement attribués à des enfants de familles musulmanes, peuvent parfois être attribués à d’autres enfants, nous les suivons comme « prénoms mixtes ».
Afin de disposer de chiffres indiscutables, nous ne décomptons les « prénoms mixtes » que pour moitié dans le décompte des prénoms musulmans.

Liste des 100 premiers prénoms identifiés mixtes ou muslims : ADAM, INES, EDEN, MOHAMED, SARAH, NAEL, RAYAN, SOAN, INAYA, YANIS, LINA, IMRAN, NOUR, YASMINE, AYDEN, AMINE, ALI, SOFIA, ELIA, ISMAEL, SOHAN, SOHAN, SARA, AMIR, ISSA, MANEL, IBRAHIM, KAIS, HAMZA, NASSIM, AYA, ILYES, YASSINE, ASSIA, MYRIAM, NAIM, HAYDEN, YOUNES, WASSIM, YOUSSEF, AYOUB, MOUSSA, MAISSA, ADEM, IMRANE, NAHIL, ANIS, SOFIANE, ALYA, RAYANE, MARYAM, YACINE, MALAK, ARYA, ANAS, LOUISA, IMANE, NAHEL, TASNIM, SELMA, SANA, KENZA, ZAKARIA, AYMEN, MEHDI, NORA, ISMAIL, LEILA, SWAN, AHMED, AICHA, NAELLE, ELIJAH, ALIYA, HANNA, AMINA, SAFA, FARAH, AMEL, NAILA, AMIRA, ILYANA, MINA, AIDEN, ALIYAH, RYAN, LILIA, ILYAS, FATIMA, JANA, SAMY, IDRISS, NELYA, HAJAR, MARWA, JAD, HAROUN, ASMA, MOHAMMED, ASSYA, NEYLA

Manif anti-passe sanitaire : la mémoire défaillante du reporter de BFM TV

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

Le fait est entendu : les reporters de BFM TV ne sont pas accueillis avec des colliers de fleurs dans les manifestations. Sur le plateau de la chaîne d’info, l’un d’entre eux, Igor Sahiri, est très mécontent. Alors qu’il se proposait de « couvrir » le rassemblement parisien anti-passe sanitaire, la foule l’a invité à quitter les lieux en compagnie de sa camerawoman, à grand renfort de noms d’oiseaux et d’insultes diverses. La frayeur de sa vie.

Par chance, il était accompagné de deux gardes du corps qui lui ont évité de finir mangé par les sauvages de la tribu complotiste. Ainsi va la vie du grand aventurier de l’info des temps modernes. Dans la jungle, terrible jungle de la contestation, son corps doit être gardé, tant le peuple reconnaît en lui le propagateur d’une idéologie qu’il est en train de combattre.

Mais qu’à cela ne tienne, la victime de la vindicte populaire est venu sur le plateau de la chaîne qui l’emploie pour conter sa terrible mésaventure. En préambule de son témoignage, la journaliste de service prévient que BFM va porter plainte contre les aborigènes qui ont bouté Igor Sahiri hors de leur territoire. Indignée elle est. Offusquée qu’il puisse exister de pareils énergumènes à quelques encablures du Temple de la vérité.

Après avoir précisé qu’il n’en était pas à sa première éjection de cortège (« Ça m’était déjà arrivé lors d’une manifestation de gilets jaunes »), l’homme décrit le « torrent de haine » dont il fut victime et la marche arrière qui s’ensuivit jusqu’à trouver enfin refuge auprès d’un fourgon de police. Ouf ! Un îlot d’humanité dans ce monde de brutes.

À deux reprises, le reporter indique en toute honnêteté ne pas avoir eu à subir d’agression physique : « Heureusement, il n’y a pas eu de coups », et, plus loin : « Encore une fois, on n’a rien physiquement », en omettant de préciser que le seul coup qui fut porté émanait de sa propre personne. Comme le montre une vidéo diffusée par Libération, excédé par un manifestant qui le filme d’un peu trop près, l’angelot de BFM TV donne un coup violent sur la main du gêneur, entraînant la chute à terre du smartphone.

« On nous reproche de ne pas dire la vérité », s’est-il indigné quelques secondes avant. Oui. Comment les manifestants peuvent-ils crier de telles énormités ? Comment expliquer que les journalistes de l’émission « Quotidien » soient, eux aussi, parfois refoulés ou malmenés lors d’événements organisés par des gens qu’ils s’emploient à présenter comme des crétins ? Comme c’est curieux… Que de haine en ce bas monde !

Tous ces complotistes bas de plafond, ces primitifs avinés pourraient se montrer un peu plus coopérants. Pousser quelques cris, sauter sur place, grimper aux arbres. En bref : faire la démonstration de leur simplicité d’esprit. « On m’a empêché de faire mon travail ! » s’insurge le reporter outragé. Dans la jungle, terrible jungle, le lion a le moral à zéro.

Jany Leroy, Boulevard Voltaire

« On ne dort plus, on dirait une armée ! » : des membres de la communauté cap-verdienne multiplient les fêtes sauvages à Nice

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

« Par inadvertance » il clique sur un site porno, croit reconnaître sa femme voilée dans une vidéo et va la tabasser, 31 jours d’ITT

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

Convaincu d’avoir reconnu sa femme sur un site porno, un homme de Lannion l’a tabassée. Au vu de détails anatomiques, une méprise. Mais une vraie plainte de la malheureuse. Les faits qui lui sont reprochés sont d’une gravité incontestable et d’une tristesse affligeante : une fois encore il s’agit de violences sur conjointe. Le couple installé à Lannion (22) ne parlant pas français, un interprète est chargé de la bonne compréhension des débats.[…]

Malgré le voile porté en permanence par la jeune femme, les traces de coups restent particulièrement visibles. La barrière de la langue est certes un problème, mais le constat de l’urgentiste sera éloquent :  les traces de coups, œdèmes et les marques de strangulations sont profondes et caractérisées. Elles justifieront  une ITT de 31 jours  signée par le médecin. A la barre le prévenu est consterné. C’est un jaloux, doublé d’un impulsif. Alors quand par inadvertance, au détour d’un clic de souris malencontreux, il reconnaît sa femme sur un site pornographique, toute souriante et dans des postures qui ne laissent planer aucun doute.[…]

La victime veut retirer sa plainte… en dépit de ce volte-face, « il y a matière à poursuivre et à condamner le prévenu. Le délit est bien caractérisé et en conséquence je requiers une peine de 10 mois de prison assortie d’un sursis probatoire de 5 ans, avec obligation de soins », conclut la procureure. Le tribunal de Saint-Brieuc a confirmé la peine requise.   

Actu

Passe sanitaire : ces jeunes prêts à tout pour contourner la loi

Articles : Juil.2021 – Juin 2021Mai 2021Avr. 2021Mar.2021Fev.2021

Ils ont moins de 30 ans, ils sont en bonne santé… Alors qu’ils étaient favorables au vaccin, son obligation soudaine leur laisse un goût amer. Agacés, ils ont déployé des trésors d’imagination : achat de faux passes, recherche d’un médecin complaisant qui proposerait des demi-doses, tests sérologiques avec l’espoir d’échapper à la deuxième dose et (encore plus surprenant) envie d’être contaminés par le virus lui-même.

Un climat qui ne porte pas à la confiance

Cela fait maintenant plus d’un an qu’ils sont cloîtrés chez eux. Le télétravail, les cours en ligne, l’interdiction de réunions, de sorties culturelles, d’activités de loisir sont devenus leur quotidien. Ces jeunes sont maintenant dans une impasse : poursuivre cette routine intenable ou se faire inoculer un vaccin encore en phase expérimentale pour combattre une maladie que la plupart ne redoutent pas pour eux-mêmes. La situation échauffe les esprits, d’autant plus que la tendance n’est pas à la confiance envers un gouvernement qui n’hésite pas à leur mentir (Macron affirmait, en décembre, que le vaccin ne serait jamais obligatoire !).

Difficile de ne pas donner raison à ces esprits méfiants, quand on sait que seulement 37 morts du Covid ont été recensés dans la tranche des 20-29 ans, en 2020, en France. Face à ce chiffre dérisoire, certains préfèrent prendre le risque d’attraper une maladie dont on commence à connaître les effets plutôt que faire partie des cobayes, conscients que le gouvernement ne fera pas amende honorable en cas d’éventuels effets secondaires.  On peut, en effet, souligner qu’aucune garantie n’est offerte, les laboratoires s’étant dédouanés de toute responsabilité lors d’un accord signé avec leurs acheteurs. Pour achever de les inquiéter, plusieurs injections vaccinales ont tourné au drame, comme celle de cet étudiant en médecine décédé dix jours après sa première injection à l’AstraZeneca à l’âge de 24 ans ou encore le cas de Maxime Beltra, mort 9 heures après une injection au Pfizer.

Les anticorps comme seule solution ?

Qu’ils l’envisagent comme une mesure liberticide ou comme une dangereuse expérimentation, une chose est sûre : certains jeunes veulent échapper à tout prix au vaccin, quitte à envisager des solutions extrêmes. Au programme : attraper le Covid. Une étude du Figaro évoque cette tendance nouvelle, animée par des raisons de santé – peur des effets secondaires ou volonté de conserver un système immunitaire vigoureux – ou encore par des raisons plus profondes – exaspération face à des restrictions de liberté inédites.

Interrogée par Le Figaro, Clémence, une étudiante en philosophie âgée de 20 ans, a ainsi expliqué : « Honnêtement, si une amie me dit qu’elle a le Covid et que je sais que je peux m’isoler pendant plusieurs semaines toute seule par la suite, j’irai peut-être la voir pour qu’elle me tousse dessus. Avoir un passe sanitaire est très important puisque sans, nous ne pouvons plus profiter des plaisirs de la vie. » On retrouve bien cette ambivalence. Entre une vaccination qui fait débat et des tests onéreux et à validité beaucoup trop éphémère, cette troisième solution a de quoi séduire la jeune génération puisqu’elle apparaît comme la plus convaincante dans la balance bénéfice-risque. Elle permet, en effet, de se voir délivrer un certificat de rétablissement au bout de onze jours de maladie, cette attestation ayant une durée de validité de six mois.

Reste à voir qui l’emportera dans la durée, mais quoi qu’il en soit, ce sursaut est réconfortant : les jeunes Français ne sont pas tous prêts à se laisser ballotter au gré des bons plaisirs d’un gouvernement versatile.

Marie-Camille Leconte, Boulevard Voltaire