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Le 18 août, sous la plume de Katia Julienne et de Jérôme Salomon, la Direction générale de la Santé a fait parvenir à tous les médecins une note pour les informer de la mise à disposition du corps médical d’une bithérapie d’anticorps monoclonaux, le ronapreve, des laboratoires Roche, destinée aux adultes et enfants de plus de 12 ans non répondeurs à la vaccination et/ou appartenant à un des groupes pouvant développer des formes sévères de Covid, comme les receveurs de greffe ou les porteurs d’hémopathie lymphoïde, par exemple, afin de les protéger des formes sévères de Covid. Ces traitements peuvent entraîner des réactions de type allergique lors de leur administration en perfusion et doivent donc être administrés en milieu hospitalier.
Les anticorps monoclonaux sont des anticorps qui sont produits par des cellules en culture pour traiter des maladies spécifiques ; ce sont des protéines de défense que notre système immunitaire produit normalement lorsqu’il est exposé à des cellules étrangères, à des virus ou à des bactéries.
Ces anticorps de synthèse intéressent beaucoup les laboratoires pharmaceutiques (et pas uniquement le laboratoire Roche), qui y voient des possibilités de traitement pour le Covid. Le laboratoire AstraZeneca, pour sa part, utilise deux de ces anticorps dans un produit appelé AZD7442, qui n’avait pas montré d’efficacité probante à titre curatif sur des personnes récemment infectées par le virus lors d’un précédente étude, mais qui, d’après le laboratoire, présente des résultats encourageants en prophylaxie pour les personnes n’ayant pas été exposées au virus. Dans le dernier essai randomisé, en double aveugle, portant sur plus de 5.000 participants, dont 75 % présentant des comorbidités, ce produit aurait permis de réduire le risque de développer un Covid symptomatique dans 77 % des cas, par comparaison avec le placebo.
L’AZD7442 permettrait, d’après le laboratoire Astra, d’offrir une protection de 12 mois contre le Covid-19 après une seule administration. Ce traitement serait donc complémentaire du vaccin auquel il ne se substitue pas, mais il pourrait être une alternative pour les personnes chez qui le vaccin n’est pas indiqué ou chez qui il ne provoque pas de réaction immunitaire suffisante. Espérons que ces deux médicaments à base d’anticorps monoclonaux ne subiront pas le même sort que le remdesivir, médicament hors de prix que nous avons acheté en grande quantité, qui n’est plus utilisé en raison de ses effets secondaires graves et de sa faible activité thérapeutique.
Par ailleurs, les études se multiplient pour essayer de connaître les facteurs de gravité intervenant chez les patients qui développent une forme grave de Covid-19. Le journal Les Échos rapporte les conclusions tirées d’un article paru dans Science Immunology qui tendraient à prouver que les patients qui présentent des formes graves ont un déficit de production d’une protéine appartenant au groupe des interférons, qui intervient dans la lutte contre le coronavirus. Ce déficit serait lié à la production d’auto-anticorps qui empêchent ces interférons d’agir correctement dans la lutte contre le virus. La production de ces auto-anticorps, qui perturbent les processus de défense, est 10 à 15 fois plus importante chez les sujets âgés que chez les moins de 65 ans, sans que l’on sache pourquoi, mais cela pourrait expliquer que les personnes âgées sont plus à risque que les jeunes.
En attendant la généralisation de ces traitements ou d’autres à venir comme le « molnupiravir », qui peut s’administrer par voie orale mais qui ne semble pas dépourvu d’effets secondaires néfastes, le « XAV-19 », qui semble plus prometteur, ou le « tocilizumab », qui pourrait être intéressant dans les formes graves, nous devrons continuer à utiliser des traitements, certes moins spécifiques, mais qui, s’ils sont prescrits en tout début de maladie, permettent souvent d’éviter une aggravation parfois fatale.
Dr. Jacques Michel Lacroix, Boulevard Voltaire
Dans la Cité des Marronniers à Marseille, les guetteurs sont souvent des migrants mineurs venus principalement du Maghreb (MàJ : « Pas de zone de non-droit » pour la Préfète)
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La préfète de police des Bouches-du-Rhône assure qu'il n'y a "pas de zone de non-droit" à Marseille pic.twitter.com/Biwa0o2SED
— BFMTV (@BFMTV) August 24, 2021
Yvelines (78) : la justice suspend l’arrêté du préfet sur le pass sanitaire dans les centres commerciaux
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Le tribunal administratif de Versailles a suspendu ce mardi un arrêté du préfet des Yvelines rendant obligatoire le pass sanitaire dans les centres commerciaux ⤵ pic.twitter.com/x8IBf7VXju
— BFM Paris (@BFMParis) August 25, 2021
Le tribunal administratif de Versailles a suspendu l’arrêté préfectoral imposant de présenter un pass sanitaire à l’entrée des quatorze plus grands centres commerciaux du département. La raison : il ne prévoit rien pour les personnes n’en disposant pas de se procurer des produits de première nécessité.
Un recours avait été déposé ce dimanche par deux avocats du barreau de Versailles, maître Yoann Sibille et maître Tarek Koraitem. Pour le tribunal administratif, cet arrêté ne prévoit pas « les conditions garantissant l’accès des personnes ne disposant pas de pass sanitaire aux établissements commercialisant des biens de première nécessité situés dans l’enceinte de ces magasins et centres ».
En clair, l’arrêté s’applique de façon générale et absolue à l’ensemble des commerces de ces centres. Il ne prévoit aucun aménagement pour les personnes ne disposant pas du pass sanitaire si elles souhaitent acheter des biens de première nécessité dans les supermarchés des centres commerciaux concernés par la mesure. Dans ces conditions, « l’arrêté litigieux porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d’aller et venir », estime le tribunal administratif.
Contactée, la préfecture des Yvelines « prend acte du jugement du tribunal administratif et indique que le pass sanitaire ne sera plus exigé à l’entrée des 14 centres commerciaux et ce jusqu’à nouvel ordre ».
23/08/2021
22/08/2021
#PassSanitaire | À compter de ce lundi 23 août 2021, un #pass sanitaire sera obligatoire pour accéder à certains grands magasins et centres commerciaux des Yvelines.
— Préfet des Yvelines (@Prefet78) August 19, 2021
👉Pour plus d'informations, le communiqué de presse est accessible via ce lien : https://t.co/mfNLsYkPrs pic.twitter.com/JqRpOJscld

L’Afghanistan éternel « tombeau des empires ». Par Philippe Conrad
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L’humiliation des Américains à Kaboul n’est en rien une surprise. Ils n’ont rien voulu apprendre ni comprendre de ce « pays des Cavaliers » (Kessel), ni des expériences passées. Les flux et reflux de l’histoire permettent pourtant d’y voir plus clair dans la situation présente. Récit et explication.
« Combattre en Afghanistan est très dur pour des raisons géographiques, nationales et religieuses. Avant de lancer une opération militaire, il faut tenir compte de nombreux éléments et prendre une décision mûrement réfléchie, la tête froide. » Auteur de ces lignes, le général Boris Gromov commandait, en février 1989, le retrait soviétique d’Afghanistan. En 2001, au moment où, en réponse aux attentats du 11 septembre, l’Amérique chassait le pouvoir taliban de Kaboul, il avertissait les responsables américains des difficultés qu’ils allaient rencontrer face au régime islamiste installé depuis 1996.
Ces hautes terres enclavées forment une région difficile que les envahisseurs successifs n’ont jamais pu maîtriser totalement. Voie d’invasion en direction du subcontinent indien et carrefour placé aux périphéries de plusieurs grands espaces de civilisation – l’Inde au sud-est, le monde des steppes d’Asie centrale au nord, le plateau iranien à l’ouest – l’Afghanistan a été convoité par tous les grands empires qui tentèrent de contrôler l’Asie centrale et méridionale.
Le pays ne fut généralement conquis que de manière éphémère. Les puissances mondiales qu’étaient l’Angleterre au XIXe siècle, l’URSS au XXe et les États-Unis au XXIe y ont même subi de sanglants échecs.
Une voie de passage et d’invasions depuis la nuit des temps
Quinze siècles avant notre ère, les Aryens ouvrent la voie. Ils seront suivis par les Perses, les Macédoniens d’Alexandre, les Saces, les Huns hephtalites, les Arabes, les Mongols de Gengis Khan, les Turco-mongols de Tamerlan puis de Bâbur…
L’Himalaya et les jungles de Birmanie barrant au nord et à l’est l’accès terrestre à l’Inde, c’est par l’ouest que les envahisseurs, les marchands ou les pèlerins bouddhistes chinois se dirigeaient vers les grandes et riches cités du bassin indo-gangétique. À certaines époques, la région – où se développera, au IVe siècle, le royaume d’Avagana (qui donnera leur nom aux Afghans) – apparaît même comme le centre de gravité de la puissance dominante du moment.
Voie de passage, le pays sera aussi une base de départ pour les envahisseurs qui constitueront, à partir d’elle, des empires plus ou moins durables. Le sultan Mahmoud fait ainsi de Ghazni, au début du XIe siècle, une capitale musulmane rivale de Bagdad. Il peut ainsi lancer depuis l’Afghanistan des razzias répétées et dévastatrices vers l’Inde toute proche.
Après lui, Bâbur se prétend l’héritier de Gengis Khan et de Tamerlan : il s’empare de Kaboul en 1504 avant de se lancer sur l’Inde pour y anéantir le royaume de Delhi. Repliés un temps sur leur refuge afghan, ses descendants bâtissent le brillant empire moghol. Au XVIIIe siècle, quand s’effondre la puissance de la Perse safavide, c’est Ahmed Shah qui construit le « grand Afghanistan » étendu de l’Iran à l’Inde.
Vaincre par la terreur et le massacre
Ce monde difficile fut le théâtre de l’un des épisodes les plus remarquables de l’épopée d’Alexandre. Parvenu dans la région de Kaboul, le conquérant macédonien fait remonter à son armée la haute vallée du Panshir jusqu’au col de Khawak (3548 m). Il le franchit en taillant son chemin dans la glace. En Transoxiane, six jours sont nécessaires pour traverser l’Oxus (l’actuel Amou Daria) en crue. Lors de la marche vers Maracanda (Samarcande), la capitale de la Sogdiane, Alexandre réussit la « pacification » par le massacre systématique des populations rebelles. Faute de pouvoir livrer des batailles rangées, les Macédoniens s’organisent en colonnes mobiles qui traquent et affament l’adversaire pour éradiquer la guérilla. Quand Alexandre marche vers l’Indus en juillet 327, il « nettoie » tout ce qui peut constituer une menace pour ses arrières.
Seize siècles plus tard, Gengis Khan établit sa domination avec les mêmes méthodes. Balkh, Bamyan, Ghazni et Hérat sont alors rasées. Toute leur population est méthodiquement massacrée. Isolées, les formidables forteresses qui se dressent à proximité de Bamyan sont finalement prises en 1222. Elles étaient pourtant jugées inexpugnables. Un siècle et demi plus tard, Tamerlan sera le digne successeur du conquérant des steppes. Envahi en 1380, l’Afghanistan sort exsangue de ce nouveau cataclysme.
Échec anglais puis russe aux XIXe et XXe siècles
Solidement installés aux Indes au XVIIIe siècle, les Britanniques entendent protéger l’ensemble du subcontinent de toute menace venant du nord-ouest et doivent pour cela contrôler la passe de Khaïber (Khyber). Inquiets des visées russes sur la région et soucieux d’interdire aux tsars l’accès aux mers chaudes, les Anglais installent l’un de leurs protégés à Kaboul en 1839, mais une grande révolte éclate deux ans plus tard et le général Elphinstone doit négocier une humiliante retraite.
L’Armée anglaise va connaître, une semaine durant, un véritable calvaire. Dans l’impossibilité de manœuvrer, elle subit le feu d’adversaires embusqués sur les hauteurs des points de passage obligés. Les pertes sont terribles : sur les seize mille cinq cents hommes (dont douze mille auxiliaires indigènes indiens) partis de Kaboul le 4 janvier 1842, un seul, le chirurgien Brydon, arrivera à Djalalabad une semaine plus tard ! La lenteur de la progression dans la neige épaisse, le froid terrible et les embuscades à répétition des Afghans ont eu raison de l’armée anglaise d’Afghanistan. Les Britanniques reviendront à Kaboul à la fin de la même année mais l’échec reste cuisant. Ils n’en ont pas fini avec les Afghans. Deux autres guerres les opposeront en 1878-1892 et en 1919.
En décembre 1979, l’intervention soviétique a pour objectif la liquidation d’une fraction du parti communiste local au profit d’une autre, jugée plus apte à maîtriser l’insurrection islamiste qui gagnait de nombreuses régions. L’opération « Bourrasque 333 » va en réalité déboucher sur un terrible enlisement, annonciateur de l’effondrement de l’empire soviétique.
L’Armée rouge avait choisi de ne contrôler que l’Afghanistan « utile » soit 20% du territoire correspondant aux zones les plus riches et les plus peuplées : les régions du nord frontalières de l’URSS (qui exploitait le gaz naturel local pour financer « l’aide » fournie aux Afghans), le tunnel de Salang, la région de Kaboul et les principales autres villes de la route contournant la masse d l’Hindou Kouch et conduisant de Kandahar à Hérat. Des régions entières furent donc abandonnées à l’ennemi. Ce choix facilita la vie et les déplacements de la résistance. Les occupants russes commirent aussi l’erreur de vouloir occuper le terrain avec un contingent permanent de cent vingt mille hommes (environ six cent mille furent ainsi, au fil des années, engagés en Afghanistan). Après dix ans d’occupation, ils auront perdu quatorze mille hommes et compteront trente cinq mille blessés.
Plusieurs offensives lancées dans la vallée du Panshir contre les troupes du commandant Massoud échouèrent, les unités blindées et mécanisées soviétiques se révélant mal adaptées au combat en montagne. L’emploi des hélicoptères pour contrôler les hauteurs et y déposer des unités d’élite et pour appuyer les colonnes blindées dans les vallées ne connut pas plus de succès. Les bombes à effet de souffle, le napalm, les munitions chimiques, la dispersion massive de mines antipersonnel ne vinrent pas davantage à bout des moudjahidines. La répression mise en œuvre par le Khad (la police politique du régime de Kaboul) dressa encore davantage la population contre les envahisseurs et leurs collaborateurs locaux. L’aide américaine (quinze milliards de dollars d’armements) acheva l’Armée rouge, grâce notamment aux redoutables missiles sol-air Stinger.
Et les Américains pour finir…
L’échec subi à l’époque par les Soviétiques aurait dû donner à réfléchir aux responsables américains quand ils décidèrent d’intervenir au sol en 2001 pour favoriser l’émergence locale d’un système démocratique des plus hypothétiques.
Pour parvenir à leurs fins, ils auraient dû se garder de s’installer au sol pour une longue durée. Ils savaient qu’ils avaient intérêt à faire combattre les Afghans par d’autres Afghans et à tenter de rallier certains chefs de tribus pachtounes pour s’opposer au pouvoir taliban, largement perçu comme étranger par certaines populations.
Une connaissance insuffisante du terrain et des réalités afghanes, tout comme les illusions entretenues par le projet de nation building auront eu raison des plans concoctés par les officines néo-conservatrices de Washington. Dès 2001, le colonel russe Franz Klintsevitch – qui avait combattu en Afghanistan de 1986 à 1988 – prévenait : « En cas d’intervention des troupes terrestres, qu’il faut retarder le plus longtemps possible, les États-Unis doivent s’attendre à une guerre de plusieurs décennies, sauf à supprimer toute la population… »
N’ayant rien voulu comprendre ni apprendre, comme toujours, les États-Unis subissent aujourd’hui une humiliation majeure.
Vae victis.
Philippe Conrad
Nota : Ce texte est une version actualisée de l’article « Afghanistan – Comment combattre dans ce pays ? » publié dans Valeurs actuelles le 9 novembre 2001.
Breizh-Info
BAC Nord : un film plébiscité par les Français
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Après une semaine d’exploitation, BAC Nord est déjà l’un des films préférés des Français, caracolant dans les premières places du box-office. Un succès mérité pour ce western urbain percutant comme un direct à la face de ceux qui débinent la police. C’est l’histoire de trois visages pâles, des hommes de la brigade anticriminalité, qui luttent contre les trafics de drogue en territoire ennemi, les cités Nord de Marseille, où les Indiens ne disent pas « Hugh » mais « nique ta m… » et « fils de p… » – ce qui a facilité la tâche du dialoguiste.
Pour obtenir des résultats, que le ministère de l’Intérieur réclame aux policiers sans jamais leur en donner les moyens, les trois flics emploient en terre musulmane des méthodes pas très orthodoxes ; ils font leur la religion voulant que pour faire tomber des voyous, on ne joue pas les enfants de chœur. Mais lâchés par leur hiérarchie, ils finissent à la prison des Baumettes… Bref, un film à voir, que la presse bobo-bobards, qui n’a jamais mis les pieds dans une cité, estime à revoir : elle dénonce la caricature qui serait faite des racailles de banlieue qui interprètent la loi comme ils lisent le Coran – de droite à gauche. Au festival de Cannes, où le film a été présenté, un critique irlandais, confondant sans doute la Croisette avec la promenade des Anglais, s’est montré perfide comme l’Albion, en avançant que la mauvaise image donnée des caïds des cités ferait le jeu de l’extrême droite : « On est dans une année d’élection. Moi, j’ai vu ça avec l’œil d’un étranger et je me dis : peut-être que je vais voter Le Pen après ça. » Rigolo, quand on se rappelle que l’acteur Gilles Lellouche, qui incarne avec conviction l’un des trois flics de BAC Nord, avait, en 2017, lors de l’élection présidentielle, insulté Nicolas Dupont-Aignan lorsque ce dernier avait annoncé son ralliement à Marine Le Pen. Pour sa prestation à l’écran, Gilles mérite cependant des compliments à la louche.
Pour revenir au film, il est efficace, car très documenté. De fait, le réalisateur, Cédric Jimenez, un Marseillais pur jus, s’appuie sur une histoire vraie. En 2012 éclatait le scandale des « pourris » de la BAC Nord de Marseille. La presse et le ministre de l’Intérieur, à l’époque le Catalan Manuel Valls, n’avaient pas eu de mots assez durs pour condamner les agissements de ces policiers, alors mis en examen, certains obtenant bac plus prison préventive.
Le 22 avril dernier, après neuf ans d’instruction, le tribunal correctionnel de Marseille a relaxé 7 des 18 policiers poursuivis, condamnant les autres à des peines de prison avec sursis, allant de deux mois à un an, sans inscription au casier. Ils sont sortis du tribunal sous les applaudissements d’une centaine de collègues et du sénateur RN Stéphane Ravier. Une satisfaction de courte durée. Le parquet, placé sous l’autorité du garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, a estimé le verdict trop clément et fait appel : 12 policiers seront donc rejugés. Lors de cette seconde séance, il serait pertinent de projeter dans la salle d’audience BAC Nord. La Justice comprendrait enfin que, dans certains quartiers, on ne fait pas la police avec le Code de procédure pénale sous le bras.
Olivier Annichini, Boulevard Voltaire
Les Hongrois intéressés par “Macron, le pire fossoyeur de la France”
Articles : Aout 2021 – Juil.2021 – Juin 2021 – Mai 2021 – Avr. 2021 – Mar.2021


Un journal conservateur hongrois, “Magyar Nemzet”, m’a récemment sollicité pour une interview à propos de mon livre “Macron le pire fossoyeur de la France”.
En voici l’intégralité, ainsi que le lien de l’article en hongrois.

https://magyarnemzet.hu/kulfold/2021/08/franciaorszag-sajat-kisebbsegeinek-a-tusza-lett
“La France est devenue otage de ses minorités”
1). Vous étiez en uniforme comme pilote de l’armée de l’air, vous avez combattu pour la République, mais vous avez maintenant publié un livre très critique sur le président de la République. Est-ce une révolte de ceux en uniforme ? Ou quelque chose d’autre ?
Tout d’abord je vous remercie de m’accorder cette interview.
Non, ce n’est pas une révolte de ceux en uniforme, mais un “coup de gueule” personnel pour dénoncer la politique d’Emmanuel Macron qui nous mène au naufrage identitaire et au chaos racial, en faisant de la France le déversoir de toute la misère du monde. Quand on a servi son pays pendant 25 ans et qu’on voit l’état de délabrement dans lequel il se trouve, on ne peut que s’insurger contre ceux qui détruisent notre nation millénaire. En Hongrie, vous avez la chance d’avoir un leader lucide qui sait parfaitement où peut mener une immigration de masse, totalement étrangère à notre culture et à nos racines judéo-chrétiennes.
Cela dit, votre question met le doigt sur un problème bien réel. J’ai écrit ce livre en avril 2021, “un coup de gueule” qui s’est révélé prémonitoire, puisque quelques jours plus tard, une “tribune de généraux” interpellait le gouvernement sur le désastre immigrationniste que connaît le pays et qui nous mène vers l’abîme si rien ne change. Cette magnifique tribune signée par 60 généraux et des milliers de militaires, retraités, fit grand bruit et indisposa profondément le pouvoir. Oui, l’armée s’inquiète et le dit haut et fort, aussi bien par la voix des militaires retraités que par celle de nombreux cadres d’active, s’exprimant anonymement.
2) Quels sont les plus grands problèmes de la France aujourd’hui et qui en sont responsables ? Vous appelez Macron le pire fossoyeur. Qui sont les autres ? Et quelles solutions conseillez-vous pour la France ?
Notre problème majeur, qui menace la survie même de la France, c’est cette immigration extra-européenne ininterrompue depuis des décennies, qui se traduit par une fracture identitaire béante et par une islamisation conquérante conduisant peu à peu à une partition du pays. Des quartiers entiers sont devenus des mini-califats, comme le disent certains policiers. Cette immigration démentielle nous ruine et nivelle le pays par le bas. Le niveau scolaire s’effondre. Un bon nombre de musulmans ne veulent plus s’intégrer et entendent nous imposer leur mode vie. Sachez que les 3/4 de nos jeunes musulmans placent la religion au-dessus de la République. Donc la charia au-dessus de la Constitution ! Il n’existe pas de pire danger pour la France.
Quant à l’insécurité, elle a quintuplé en un demi-siècle, faisant de la France, havre de paix en 1960, un des pays les plus dangereux d’Europe. Nous subissons 1000 agressions gratuites par jour, 120 attaques au couteau quotidiennes et vivons sous la menace terroriste permanente.
Les responsables sont les dirigeants et les élites, de droite comme de gauche, qui ont ouvert les vannes de l’immigration au point de perdre le contrôle de la situation. Tous les présidents qui ont succédé au général de Gaulle sont coupables d’avoir bradé notre pays. Il sont tous les fossoyeurs de la France, mais c’est Macron qui a ouvert les vannes comme jamais. Tous les chiffres de l’immigration ont explosé et ce sont 500 000 immigrés qui arrivent chaque année, réguliers et clandestins. Les déboutés de l’asile ne sont jamais reconduits. Le solde naturel des naissances étant inférieur à 200 000 enfants par an, nous subissons bien un changement de population. Le Grand Remplacement n’est pas un fantasme d’extrême droite mais une réalité incontestable.
Les solutions ? Expulser les clandestins, fermer les frontières, supprimer le regroupement familial, le droit du sol, la double nationalité et réserver les prestations sociales aux seuls Français. Il faut en finir avec la préférence étrangère et la discrimination positive. Quant à l’islam, il faut le reconduire dans la sphère privée et être intraitable avec le discours islamiste anti-républicain. Enfin, il est vital de redonner aux policiers l’autorité qui leur a été retirée et mettre au pas les rebelles de la société qui font la loi dans les cités. Ce n’est ni aux caïds, ni aux imams d’imposer leur propre loi, avec la complicité d’un pouvoir qui a capitulé. Une tâche colossale qui exige courage et volonté.
3) “Si nous avions écouté Jean-Marie Le Pen il y a 40 ans, au lieu de le diaboliser, la France ne serait pas au bord de l’abîme”, vous le dîtes récemment à un journal français. Qu’est-ce que vous entendez vraiment par là ?
Jean-Marie Le Pen tirait la sonnette d’alarme dès les années 80. Il a eu raison avant tout le monde mais les élites en place refusent de le reconnaître. Son cri du cœur ? “La Patrie en danger” et “Les Français d’abord”. Vous, amis Hongrois, êtes pleinement conscients du bien-fondé de ces messages. Ne cédez jamais aux diktats immigrationnistes de Bruxelles.
Mais en France, le terrorisme intellectuel est tel que c’est une mécanique totalitaire qui s’est mise en place pour le diaboliser au nom du vivre-ensemble et de l’antiracisme. Le résultat est devant nous. 40 ans plus tard, la France est en état de décomposition avancée et elle est devenue otage de ses minorités.
Comme je viens de le souligner, la France s’effondre peu à peu sous le poids des communautarismes. Partout, la République recule. Nos policiers ont ordre de ne pas intervenir dans certains quartiers par peur des émeutes. Un simple contrôle d’identité peut conduire à un embrasement du quartier, avec voitures brûlées et saccage du mobilier urbain. Nos immigrés ne craignent aucunement la police, totalement paralysée par un pouvoir lâche et poltron. Un ex-ministre de l’Intérieur, en quittant son poste il y a deux ans, déclarait à propos des minorités des quartiers : “Nous vivons côte à côte, avant le face-à-face”. Et nos élites osent nous vanter une intégration réussie !
4) Une introduction à votre livre explique que vous vous décrivez comme un “lépreux populiste”. Qu’est-ce que cela signifie exactement dans le contexte politique actuel en France ?
C’est une référence au discours d’Emmanuel Macron qui dénonce la lèpre populiste comme étant le cancer du pays. Pour lui, la Nation, la Patrie, ne sont que valeurs ringardes vouées à la disparition au nom du mondialisme et du multiculturalisme. Macron est européen avant d’être français. La France d’abord, cela lui est odieux.
Donc, pour Macron, en tant que patriote défendant mes racines judéo-chrétiennes et ma culture gréco-latine, je ne suis qu’un lépreux populiste qu’il faut combattre. Macron n’a rien d’un patriote. D’ailleurs il se dit patriote français et européen ! Comme si le patriotisme pouvait se partager entre 27 nations !
5) Qui va gagner les élections présidentielles ? Mme Le Pen a-t-elle une chance ? Qui soutenez-vous ? Pourquoi ?
Question difficile, mais gardons espoir. Nous avons à relever un immense défi civilisationnel et peu de candidats en sont conscients. 40 années de lavage de cerveau au nom du politiquement correct ont fait des dégâts irréversibles chez nos élites. Les candidats se bousculent, à droite comme à gauche, presque tous issus de la même clique au pouvoir depuis 45 ans. Ce sont eux qui ont détruit le pays et qui l’ont livré aux diktats de l’UE. Ils sont tous disqualifiés.
Marine Le Pen a fait illusion durant la campagne présidentielle de 2017. Hélas, elle s’est effondrée lors du débat face à Macron, dévoilant au grand jour ses dramatiques insuffisances. Ce fut un désastre, à mon avis irréparable. Nul n’est devin, mais face à Macron je pense qu’elle sera à nouveau laminée. De plus, elle s’est largement recentrée, oubliant les fondamentaux historiques du RN, à savoir l’immigration et l’insécurité. À force de dédiaboliser son parti, elle est rentrée dans le moule bien-pensant. Alors qui d’autre ?
Mon champion devrait se déclarer bientôt et s’il gagne, je peux vous affirmer que vous ne reconnaîtrez plus la France dans quelques années. C’est un homme brillant, courageux, volontaire, qui connaît à la perfection les problèmes du pays et qui sait ce qu’il faut faire. Avec lui, la France sera sauvée, j’en suis persuadé. Il est le parfait contre-modèle de Macron. Son nom ? Éric Zemmour, brillant journaliste, fin connaisseur de la géopolitique et des problèmes de ce monde, grand amoureux de la France. Or, pour sauver notre pays, il faut avant tout l’aimer profondément. Macron en est bien incapable. Zemmour, il est l’âme et le cœur de la France à lui tout seul !
C’est un combat existentiel que notre pays va devoir mener. Le berceau de notre civilisation ce n’est pas la Mecque, c’est Rome et la Grèce antique. Les peuples qui refusent de voir la menace de l’islam s’exposent à des lendemains tragiques.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
Afghanistan : la France va-t-elle répéter les mêmes erreurs que lors de la crise migratoire de 2015 ?
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Alors que les islamistes ont conquis une grande partie du territoire afghan et la capitale Kaboul, plusieurs voix s’élèvent en France pour que notre pays accueille toujours plus de migrants issus d’Afghanistan.
Si ces pressions bénéficient d’une large et bienveillante couverture médiatique, ceux qui les exercent ne représentent pas l’opinion majoritaire des Français. Dans l’emballement actuel sur ce sujet, plusieurs problèmes liés à l’accueil massif des migrants sont passés sous silence. Ils sont pourtant lourds d’enjeux pour les Français et nécessitent d’être rappelés. Le risque de répéter les mêmes erreurs que lors de la crise migratoire de 2015 est bien réel.
Une campagne d’opinion circonscrite à la gauche
Depuis quelques jours, les partisans d’un large accueil de migrants afghans multiplient les appels et les tribunes dans la presse. Plusieurs maires ont fait part de leur souhait d’accueillir en plus ou moins grand nombre des Afghans dans la ville qu’ils dirigent. Ils sont très majoritairement à gauche (Nantes, Lille, Strasbourg, Tours, etc.), plus rarement à droite (Saint Etienne).
Les partis politiques de gauche et les associations pro-migrants subventionnées donnent également de la voix pour que de nombreux Afghans puissent s’installer dans notre pays. Une pétition signée par quelques artistes et femmes politiques parue le 20 août appelle sans aucune retenue à « l’ouverture de nos frontières et l’accueil inconditionnel de nos sœurs (les femmes afghanes NDLR) et de leur famille ».
L’Union européenne n’est pas en reste. La commissaire aux affaires intérieures, Ylva Johansson, a demandé le 18 août aux pays membres de l’Union européenne de revoir à la hausse leurs promesses d’accueil de ressortissants afghans. Le porte-parole du gouvernement français s’est immédiatement cru obligé de déclarer que « la France accueillera comme chaque année des milliers d’Afghans ».
En donnant une réponse favorable à ces injonctions, le gouvernement français pourrait intensifier considérablement l’immigration, ce qui correspond à son objectif politique de longue date. Une nouvelle crise des migrants, à l’image de celle de 2015, qui a vu arriver près de 1,5 million de clandestins en Europe, est-elle sur le point de se répéter ? La France doit-elle en faire plus pour l’accueil des migrants, comme le souhaitent les partis politiques de gauche, les associations pro-migrants et la commission européenne ? Quelques éléments peuvent être utilement rappelés à ce sujet.
L’Afghanistan, un pays musulman pauvre et traversé par les conflits
L’Afghanistan est un pays de 38 millions d’habitants, qui sont presque exclusivement de religion musulmane. C’est l’un des pays les plus pauvres du monde, à la natalité très élevée. Le nombre moyen d’enfants par femme afghane est de 4,3. La production et la vente d’opium sont une importante source de revenus que les Talibans souhaitent depuis longtemps s’accaparer.
Les motivations politico-religieuses n’expliquent pas tous les départs des Afghans de leur pays. Elles sont souvent intimement liées à des raisons économiques. La piètre administration du pays pendant le régime taliban de 1996 à 2001 laisse augurer une aggravation de la pauvreté. La récente suspension du versement de liquidités par le FMI risque de plonger le pays dans le marasme économique. La démographie galopante du pays conjuguée à un manque d’emplois ne fait qu’empirer la situation.
L’immigration afghane en France, un phénomène en hausse constante
L’immigration afghane en France est en augmentation constante depuis quelques années. Alors que les Afghans étaient en 2014 au 31e rang en nombre de demandeurs d’asile dans notre pays, ils sont depuis 2019 la nationalité la plus représentée. Le directeur de l’OFPRA affirmait récemment que « beaucoup n’écrivent et ne lisent pas leur langue ».
L’OFPRA évalue à près de 40 000 le nombre d’Afghans qui bénéficient du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire en France. Les Afghans seraient, selon une responsable de l’association France Terre d’asile citée par Le Monde le 20 août, près de 100 000 à vivre dans notre pays. L’importance du nombre d’Afghans bénéficiaires de la protection internationale en France est un phénomène exponentiel. En plus de tous les migrants qui arrivent actuellement, près de 35 000 Afghans peuvent prétendre au regroupement familial, selon une responsable de la Cimade interrogée par le Figaro.
La charia plébiscitée par les Afghans
Une enquête menée en 2013 par le think tank américain Pew research center a tenté de cerner les convictions et les croyances religieuses des Afghans. Il en ressort notamment que :
-La charia doit pour 99% des Afghans musulmans sondés être la loi officielle dans le pays.
-La charia doit s’appliquer aux musulmans et aux non musulmans pour 61% des Afghans musulmans sondés.
-La lapidation doit être appliquée pour punir l’adultère selon 85% des Afghans musulmans sondés.
-La peine de mort devrait être appliquée pour ceux qui quittent l’islam selon 79% des Afghans musulmans sondés.
-La violence contre les civils par commando suicide peut être parfois justifiée pour 39% des Afghans musulmans sondés.
On peut à ce stade s’interroger sur les raisons pour lesquelles une telle pression est mise sur les pays de l’ouest de l’Europe pour accueillir des ressortissants d’un pays très lointain (plus de 7 000 km) à la culture très éloignée de la nôtre, alors que l’Afghanistan a des pays voisins de la même aire civilisationnelle.
Plusieurs raisons plaident pour une restriction et non une amplification de l’immigration
D’autres arguments plaident pour ne pas céder au lobby pro-migrants :
- L’Europe fait face depuis la fin des restrictions de circulation liées à la crise sanitaire à une très forte pression migratoire. Un député hongrois du Fidesz indiquait récemment que près de 100 000 migrants étaient sur la route de Balkans et que d’autres arrivées étaient à prévoir. Le ministre de l’intérieur italien déclarait quant à lui le 18 août, selon le site d’information Breitbart, que son pays a fait face pendant les 7 premiers mois de l’année à une augmentation de 128% du nombre de migrants arrivés sur les côtes italiennes par rapport à 2020, un nombre qui atteint 50 000. Plus globalement, l’agence Frontex a observé à fin juillet une hausse de 59% du nombre d’entrées illégales en Europe depuis le début de l’année par rapport à 2020.
- La France est confrontée à un nombre croissant de demandes d’asile. En dépit de l’augmentation considérable du nombre de places d’hébergement qui leur sont dédiées, qui dépassent les 110 000, près de 50 % des demandeurs d’asile n’ont pas pu bénéficier d’une prise en charge au sein du dispositif national d’accueil en 2019. Les nouvelles places créées sont immédiatement occupées par de nouveaux arrivants. Une étude réalisée en 2018 mettait en avant le fait que 40% des personnes sans logement en France sont immigrées.
- Les risques d’infiltration en Europe de terroristes et de mercenaires parmi le flux de migrants qui arrive est souligné notamment par un ancien membre des Frères musulmans. Le placement sous « surveillance accrue », révélé par le journal Valeurs actuelles lundi 23 août, de 5 Afghans à peine débarqués à Paris pour suspicion d’accointance avec les Talibans témoigne qu’il ne s’agit pas de fantasmes. Un journaliste de la chaine américaine NBC a diffusé des images montrant des prisonniers afghans libérés par les Talibans. Voudrait-on répéter les erreurs commises en 2015, quand l’absence de contrôle et de filtrage strict des entrées en Allemagne a permis à toute une population interlope d’entrer dans le pays : délinquants, salafistes, fraudeurs, etc. ?
On peut également s’interroger sur la pertinence de l’initiative de la Commission européenne annoncée le 18 août visant à créer de « nouvelles voies d’immigration légale » d’Afghans vers l’Europe. Car il y a fort à craindre qu’au lieu de tarir l’immigration clandestine, ces déplacements de population qui seraient organisés par quelques pays européens s’ajoutent à ceux existant et augmentent considérablement l’immigration extra-européenne.
Alors que les demandeurs d’asile bénéficient en France d’un droit de tirage illimité, la décision prise par plusieurs pays européens, dont la France, de ne plus renvoyer les Afghans déboutés de l’asile est également lourde de conséquences. Le droit des étrangers, de l’asile et de l’action sociale (asile, regroupement familial, Mineurs Non Accompagnés, etc.) ne permet pas aux autorités françaises de fixer le nombre d’immigrés qui arrivent en France chaque année. Se fixer des contraintes supplémentaires apparait totalement déraisonnable.
En 2018, face aux exactions commises par les islamistes et aux risques d’exode des populations chrétiennes d’Orient, le premier ministre de l’époque déclarait : « La France ne se dérobera pas à son devoir d’hospitalité. Mais l’avenir des Chrétiens d’Orient doit être en Orient ». Un ancien chef de la mission française auprès de l’ONU, Dominique Trinquand a tenu récemment le même raisonnement concernant les Afghans. Il insistait sur l’importance que « l’Afghanistan ne se vide pas de ses forces vives ». Il concluait : « le problème du poids des Talibans en Afghanistan, c’est avant tout le problème des Afghans ». Nos dirigeants seraient bien avisés de méditer de tels propos.
Paul Tormenen
Joséphine Baker au Panthéon : pas de surprise sur la feuille de match
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C’est désormais certain : Joséphine Baker fera son entrée au Panthéon, le 30 novembre prochain. Un collectif (un de plus), ainsi qu’une pétition de 40.000 signataires ont eu raison des hésitations du président de la République. L’artiste reposera aux côtés de Marceau (génocidaire), Voltaire (esclavagiste et antisémite), Simone Veil (qui œuvra pour que la mortalité prénatale retrouve un niveau médiéval) et autres amis du genre humain. Il n’est pas certain qu’elle aurait choisi elle-même ses compagnons de cellule, mais enfin, les vacances en lotissement, fussent-elles éternelles, vous savez ce que c’est : on n’a pas son mot à dire sur ses voisins.
Née dans le sud des États-Unis, elle devint, après une jeunesse misérable, une très grande artiste, repérée par des notables qui virent en elle le symbole de la modernité de l’entre-deux-guerres : jazz, cubisme, érotisme, art déco, une certaine forme de fascination pour les mondes exotiques. Tout cela très morandien – il est d’ailleurs possible que Paul Morand l’ait prise comme modèle pour le personnage de Congo, l’héroïne d’une des nouvelles de Magie noire.
Elle multiplia les mariages, les amants (et les maîtresses), les concerts, les tournées. Elle servit la France libre comme agent de renseignement, fut couverte d’honneurs et de décorations. Elle adopta douze enfants qu’elle éleva dans son château périgourdin. Elle milita pour les droits civiques des Noirs américains. Elle perdit tout, fut sauvée de la misère par Grace Kelly et finit ses jours à Monaco munie, selon une vieille formule, des sacrements de notre Mère la sainte Église.
Cette vie romanesque mérite un documentaire, un roman, un « biopic » peut-être. Le Panthéon ? Après tout, pourquoi pas. Si vous regardez les noms de celles-et-ceux qui y sont toutes-et-tous enterré.e.s, il y a un peu de tout.
Le plus intéressant, dans tout ça, sera l’angle d’attaque du discours d’Emmanuel Macron. Il faudra d’abord, bien sûr, faire abstraction de la forme. Chacune de ses interventions crispe son peuple jusqu’à la limite de l’AVC. Passons plutôt au fond du discours.
Va-t-il rappeler que Joséphine, de son propre aveu, trouva, en France, l’accueil chaleureux que l’Amérique raciste lui refusa jusqu’au bout ? Va-t-il se souvenir qu’elle défila au premier rang, en mai 1968, pour soutenir de Gaulle contre les gauchistes ? Que la “fasciste” Brigitte Bardot lui fit un chèque, quoiqu’elle ne l’eût jamais rencontrée, pour qu’elle tente de sauver son château ? Qu’elle finit ses jours dans un paradis fiscal, sauvée par une princesse, et mourut dans la foi catholique ? Ce serait courageux.
Je pense au contraire, pour ma part, qu’il va enfoncer toutes les portes ouvertes de la bêtise contemporaine : femme, noire, bisexuelle, Joséphine Baker était une militante intersectionnelle avant l’heure, dans un monde forcément patriarcal, raciste, hétéronormé et méchant ; elle était la preuve qu’on peut avoir « deux amours/[son] pays et Paris » et, donc, logiquement, qu’on n’est pas obligé de faire des efforts pour s’assimiler ; elle lutta pour la France libre, donc contre la Bête immonde ; elle fut initiée à la franc-maçonnerie ; elle adopta des enfants de toutes les couleurs et lutta avec la LICA (future LICRA) ; elle fut longtemps mariée à un Juif que le régime, comme de bien entendu, persécuta pendant la guerre. Tout cela est bien plus respectable, bien plus dans l’air du temps. On ajoutera un peu de repentance (« On s’escuse pour le pagne en bananes, hein, désolé, c’est parce que les Blancs sont des cons… ») et ça ira bien.
Rendez-vous le 30 novembre, donc, pour savoir comment ça va se passer. À ce propos, y aura-t-il un événement, le 20 décembre, pour les 20 ans de la mort de Senghor ? Pas sûr. Son apport au patrimoine francophone est autrement plus important, mais bon, il ne coche pas toutes les cases. C’est comme ça.
Arnaud Florac, Boulevard Voltaire
La Grèce construit un mur de 40 km pour se protéger du prochain flux migratoire… Que fait la France ?
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La prise de contrôle rapide de l’Afghanistan par les talibans a alimenté les inquiétudes au sein de l’Union européenne quant à une répétition de la crise des réfugiés de 2015, lorsque près d’un million de personnes fuyant la guerre en Syrie ont débarqué avec des millions d’autres n’ayant fui ni la guerre ni la famine. C’est dans ce contexte que la Grèce vient d’ériger une clôture métallique de 40 kilomètres à ses frontières avec la Turquie et d’installer un nouveau système de surveillance en prévision d’un afflux de réfugiés afghans qui devraient tenter de rejoindre l’Europe dans les prochains mois.
Voici la situation dans laquelle nous plonge ce rêve de monde sans frontières, sans races, sans conflits, tel qu’imposé par les idéologues progressistes qui souhaitent faire de notre planète un gigantesque marché de travailleurs mis en concurrence et de consommateurs impulsifs. Dans la réalité, les identités des peuples millénaires ne s’effacent pas à coups de directives européennes ni de programmes inclusifs. Selon une étude de l’Institut des migrations internationales, le monde compte aujourd’hui entre 500 et 700 millions de candidats potentiels à la migration. Autant dire que la source est intarissable et que l’Europe vieillissante perdrait son âme à accueillir toujours plus de migrants. Que serait l’Europe sans les Européens ? Un territoire de souvenirs, muséifié, habité par des Barbares, au sens hellénique du terme, survivant dans l’ombre de leur grandeur civilisationnelle, s’enfonçant dans les conflits interethniques, le marasme économique et la servilité technologique.
Certains pays ont bien compris que l’on ne peut assimiler des fragments de peuples s’imposant avec violence dans la cité sans y avoir été invités. La Grèce en fait partie. Et pour cause : elle doit défendre des frontières communes avec son ennemi historique turc, d’autant plus menaçant qu’il devient un véritable centre d’aiguillage des migrations internationales vers les pays de l’Union européenne. La Turquie accueille environ 4 millions de migrants et menace régulièrement de rouvrir la route des migrants en provenance du Moyen-Orient. Alors que la Grèce se protège physiquement d’un nouvel afflux de migrants, quelle sera l’attitude de la France malgré les déclarations audacieuses du Président Macron appelant à « anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants » ? Sans mesures rapides et concrètes contre la menace migratoire, la situation sera rapidement hors de contrôle.
Grégory Roose, Boulevard Voltaire
Gigantesque rallye de Trump en Alabama au cri de USA, USA !
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Trump est de retour en Alabama, ovationné avec des “USA, USA” enthousiastes, clamés par la foule.
C’est avec ce nouveau slogan “Save America” que Trump a fait un discours offensif de deux heures, devant une foule à perte de vue, galvanisée comme jamais. On se croirait revenu aux plus beaux jours de la campagne électorale de l’an dernier. Du Trump pur jus !
https://www.c-span.org/video/?514187-1/president-trump-holds-rally-cullman-alabama&live ( anglais )
Certes, le discours est répétitif, décousu, avec de nombreuses digressions, des retours en arrière. Trump, qui ne prépare pas ses discours, se disperse souvent mais son patriotisme et son amour de l’Amérique transpirent dans chacune de ses phrases, ce qui explique l’extrême fidélité de ses fans, 10 mois après l’injuste défaite.
https://www.youtube.com/watch?v=haJUts9MVuU ( français )
Plusieurs intervenants chauffent d’abord l’atmosphère, dont le président du parti républicain en Alabama.
“Êtes-vous prêts pour le rallye ?” lance-t-il devant la foule en liesse.
Le pouvoir actuel transforme l’âme de ce pays en socialisme. Ils s’appellent démocrates mais ce sont des communistes. Il faut se battre pour sauver notre pays. Se battre pour gagner en 2022 ( élections de mi-mandat )
Il faut se battre pour des élections honnêtes, pour le droit au port d’arme, pour des frontières sécurisées, contre l’avortement. Que Dieu bénisse l’Amérique et Donald Trump !
Et la foule de scander USA, USA ! Une foule de patriotes enthousiastes qu’Obama traitait de déplorables et Hillary Clinton d’irrécupérables.
Puis Trump arrive, distribuant les emblématiques casquettes rouges MAGA, en les jetant à la foule comme une star du rock à ses fans.
Il attaque sur les élections truquées, sur le désastre de la politique de Biden. Les frontières, l’Afghanistan.
“Nous allons virer Biden et redonner sa grandeur à l’Amérique.”
On a laissé 83 milliards d’équipements aux talibans, les militaires sont partis avant les civils ! Il n’y a plus de prison pour les criminels.
Le virus repart et nous allons vers la faillite économique. Nous avions notre indépendance énergétique, mais Biden détruit tout, il a échoué. Il n’y a plus de frontières.
Avez-vous peur du changement climatique ? Non, la Chine est plus dangereuse que le réchauffement.
Ce qui se passe en Afghanistan illustre l’incompétence de Biden. Il fallait garder des soldats, détruire toutes nos bases et nos armements. L’Amérique a capitulé. Moi, j’avais signé un accord avec plusieurs conditions.
Mais à cause d’une élection truquée, Biden a gagné et maintenant il capitule. C’est une grave défaite, la pire que les États-Unis aient connue.
Il a tout abandonné, l’ambassade, les armes, les bases, les citoyens américains. Biden ne pense qu’à ses vacances. Il est faible.
Moi, j’ai lancé 55 missiles sur la Syrie, toutes les cibles ont été atteintes.
Sous ma présidence, le monde entier savait qu’il ne fallait pas toucher à l’Amérique. Nous étions respectés.
Il fallait que les soldats partent les derniers. Le drapeau taliban flotte sur l’ambassade américaine. C’est pitoyable.
Sous ma présidence, on a écrasé l’État Islamique, les chefs d’Al Qaïda, le général iranien Soleimani.
Mais ce clown de Biden a tout gâché.
Vous savez ce que c’est un “woke” ? C’est un loser. Tout ce qu’ils touchent devient de la merde.
Et la foule en délire de scander USA, USA !
Être woke, c’est échouer. Ils veulent démonter nos statues, notre culture, notre héritage. Nous avons de grands généraux, une grande armée que j’ai reconstruite.
Le Président afghan s’est sauvé avec tout l’argent. Faudra-t-il retourner en Afghanistan à cause de Biden ?
Il fallait respecter mon plan de paix, il fallait continuer la construction du mur. 83 milliards d’armements abandonnés. Je n’ai jamais rien vu d’aussi stupide. Les talibans n’ont eu qu’à marcher sans se battre. Il fallait évacuer les civils avant les soldats. Biden a détruit un bon plan.
Quand Kim Jong Un m’a dit “Moi, j’ai sur mon bureau un gros bouton rouge, je lui ai répondu que j’en avais un encore plus gros” !
Sur le Covid, j’ai donné à Biden 3 vaccins fabriqués en 3 mois. je recommande le vaccin. Je pense que c’est bien. Moi j’ai été vacciné. Le vaccin est efficace. Mais gardez votre liberté.
Il fallait évacuer les civils avant les militaires. Avec moi, les talibans ne paraderaient pas avec des armes américaines.
J’ai exigé des pays membres de l’Otan qu’ils paient leur quote-part. J’ai sauvé la Corée du Sud de la Corée du Nord.
Biden est le président le plus pathétique. Il ne sait jamais dans quel État il se trouve pour faire ses discours. Il est tombé trois fois dans l’escalier d’Air Force One. Vous imaginez le tollé si c’était moi ?
Je lui ai donné la frontière la plus sécurisée qui soit. Nous avons mis fin aux frontières passoires. Ces pays d’Amérique centrale vident leurs prisons dans les États-Unis. Avec Biden, l’Amérique est devenue le sanctuaire de tous les criminels étrangers porteurs du Covid.
Je défends l’Amérique d’abord ! La sécurité nationale est une priorité. On ne veut pas de terroristes.
“Avec des élections malhonnêtes, vous obtenez la destruction du pays”.
On gagnait partout au soir des élections. Mais ce fut l’élection la plus corrompue, avec une fraude monumentale.
Dans le Wisconsin, 200 000 voix frauduleuses ont été reconnues après coup. J’avais largement gagné cet État.
Au Nevada, en Arizona et ailleurs, il y a eu plus de votes que d’inscrits. Les signatures n’ont pas été vérifiées.
8 millions de voix m’ont été volées au profit de Biden. Et comment ai-je pu perdre alors que j’ai fait 12 millions de voix de plus qu’en 2016 ?
On a gagné 90 % des comtés. Tous les parlementaires républicains ont été réélus.
“J’essaie de sauver la démocratie américaine”.
55 % des Américains veulent un audit sur les élections.
88 % réclament une vérification des identités.
“We love you” chante la foule.
Joe Biden a échoué. Nous étions le leader mondial de l’énergie. Nous n’allons pas laisser les démocrates détruire l’Amérique. Ce sont des êtres vicieux, on n’a pas le choix il faut se battre !
J’ai défendu le “Made in USA”. Ce pays appartient au peuple, pas aux démocrates.
Marchons sur les pas des héros qui ont bâti l’Amérique. Il faut combattre le fascisme et le communisme. Il faut croire au futur de l’Amérique. Il n’y a aucun défi que nous ne puissions relever.
Nous sommes la risée du monde, mais cela ne va pas durer. Nous n’allons pas nous rendre, le combat ne fait que commencer.
En 2020, nous avons fait mieux qu’en 2016, mais on nous a volé la victoire.
Notre mouvement MAGA, le plus grand mouvement de l’histoire de l’humanité ne fait que commencer.
Nous allons rendre sa force à l’Amérique, sa grandeur, sa fierté, sa sûreté, sa richesse. “Make America great again“ !
Vous l’avez compris, Trump est de retour, plus combatif que jamais.
Les élections de mi-mandat de 2022 seront sans doute aussi passionnantes qu’en 2020.
Mais espérons que cette fois, les juges républicains ne trahiront pas leur camp en fermant les yeux sur les fraudes et que les Républicains seront moins naïfs.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
