Cinéma : Tendre et saignant, éloge vibrant de la boucherie, du père et du terroir français

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Enfin un film à la gloire du terroir et du savoir-faire français !Avec Tendre et saignant, sorti le 19 janvier dans les salles de cinéma, le réalisateur Christopher Thompson plonge dans un univers méconnu du grand écran, celui de la boucherie. La sémillante Charly Fleury (Géraldine Pailhas) hérite de manière imprévue de la boutique de son père. Une bonne nouvelle, mais voilà, Charly est directrice d’un grand magazine de mode, plus habituée à fréquenter les soirées parisiennes que les éleveurs français pour choisir la meilleure viande pour ses clients. Alors, Charly décide de vendre l’entreprise. Mais Martial Toussaint, le bras droit de feu son père (interprété par le souriant Arnaud Ducret), va tout faire pour convaincre Charly de laisser le magasin ouvert le temps des fêtes.

Le réalisateur Christopher Thompson a trouvé l’inspiration à deux pas de chez lui. Client régulier de sa boucherie de quartier, il a écrit son scénario en s’inspirant de ses achats quotidiens. « Une boucherie, c’est des souvenirs d’enfance, c’est une promesse de bons repas, de préparation de fêtes », confie-t-il à nos confrères de LCI. Pour se plonger au cœur de la corporation des bouchers, il a passé plusieurs mois dans l’arrière-boutique à observer méticuleusement chaque geste. « J’ai pris des vrais bouchers dans le film pour jouer les petits rôles autour de mes acteurs principaux. Je voulais qu’il y ait la vérité du lieu. » 

Sur le tournage, les acteurs Arnaud Ducret, Stéphane de Groodt, Alison Wheeler et Géraldine Pailhas ont reçu les conseils d’un expert : Hugo Desnoyer. « On avait avec nous de vrais bouchers. On s’est formé avant pour faire attention à comment manier le couteau le plus précisément possible pour avoir de la crédibilité », explique Arnaud Ducret à BFMTV.

Le film s’ouvre avec de magnifiques plans du Paris moderne où travaille Charly, journaliste de mode menant la vie d’une femme branchée aux côtés du gratin parisien. Des images d’antan de la boucherie familiale sont intercalées comme si le réalisateur souhaitait montrer que l’actrice n’était pas à sa place. Dès les premières secondes, on veut nous faire sentir que l’héritage, la transmission seront au cœur de l’histoire.

Le bras droit du père de Charly, Martial, va faire des pieds et des mains pour maintenir la boutique ouverte et livrer les commandes des clients pour la période de Noël. Petit à petit, l’actrice va se reconnecter à ses racines. Elle se remémore les souvenirs d’enfance avec son père. Dans l’arrière-boutique de la boucherie, elle découvre d’anciens articles de presse, des objets ayant appartenu à ce père.

C’est un véritable déclic, Charly va mettre ses compétences au service de la boucherie. Elle  veut allier la modernité à la tradition. La modernité avec les codes de la publicité et des réseaux sociaux que Géraldine Pailhas maitrise parfaitement et la tradition du savoir-faire du boucher traditionnel. La recette de Charly fonctionne tellement bien que la clientèle afflue, de même que la notoriété et l’argent pour Martial. Le réalisateur invite le spectateur à réfléchir sur la perversion de l’argent qui éloigne des valeurs fondamentales. Arrêtons-nous la !

Ce film insuffle des valeurs précieuses. Tendre et saignant chante la France des oubliés, un peu comme l’avait fait Edouard Bergeon avec son film magnifique Au nom de la terre.

Kevin Tanguy, Boulevard Voltaire

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Macron humilié à Strasbourg par des euro-députés étrangers… Il y a des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre.

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Cette vidéo n’a pas fait la Une des médias français. Et pour cause, on y voit un président qui se fait malmener sans ménagement, des images humiliantes qui font le tour du monde.

Macron est incontestablement le président de la Ve République le plus haï à l’étranger. On le sait arrogant et prétentieux, mais sur cette vidéo, ce sont de belles claques que ramasse publiquement Macron. Il est de plus jugé incompétent.

Représentant croate

« Il y a en France des atteintes à l’Etat de droit et aux droits de l’homme, et vous nous promettez, au cours de votre présidence exactement l’inverse de ce que vous avez fait en France. Vous êtes fier qu’il n’y ait plus de peine de mort en Europe aujourd’hui, mais il y a des dizaines de milliers de morts des conséquences de la vaccination. Le vaccin est une peine de mort. Le vaccin doit être le choix dans la liberté de chacun des citoyens. Sinon, c’est un meurtre, c’est un assassinat. Un meurtre, c’est un meurtre, et vous pouvez lire les compte-rendu de l’OMS. »

Représentante allemande

« Nous n’allons pas transmettre un héritage empoisonné aux générations futures, mais nous devons considérer l’aspect financier. Il ne s’agit pas de laisser les dettes aux générations futures. Plus de 115% d’endettement de la France, je pense que c’est un des plus élevés de la zone euro. Il est indispensable dans la zone euro, de revenir à des règles budgétaires solides. Effectivement, le Pacte de stabilité a été mis entre parenthèses, mais il ne faut pas que ce soient nos enfants qui en supportent les conséquences. »

Représentant allemand

« Vous souhaitez un plus grand endettement et une meilleur répartition de la dette entre les Etats. Vous souhaitez ainsi nous endetter davantage et nous débarrasser de la règle de la dette zéro. Et ça, c’est une erreur au plan économique, et je pense qu’avec des projets de ce type, vous ne contribuerez pas à la croissance et au progrès, mais au contraire vous nous préparez une belle crise financière ! »

Représentant estonien

« Troisièmement, si on s’attaque à l’Etat de droit comme en Pologne ou en Hongrie... Vous avez dit que vous alliez emmerder tous ceux qui ne sont pas vaccinés. Moi je pensais que la vaccination était un choix libre. Personne ne peut vous licencier, vous accuser, vous soupçonner, si vous n’êtes pas vacciné. C’est une liberté de choix et nous ne sommes pas la Chine ! »

Conclusion

Cet échantillon nous montre combien Macron est détesté de cette Europe qu’il entend façonner à sa main. Son orgueil démesuré l’aveugle et il pense asservir les peuples européens comme il le fait par l’insulte et la peur avec le peuple français.

Mais les Européens ne sont pas dupes. Ils le jugent économiquement incompétent et socialement tyrannique.

Une fois de plus, ce président immature nous aura fait honte aux yeux du monde.

Il est grand temps que les citoyens lui signent son congé définitif. Il ne sait plus ce qu’il fait.

Avec nos 3000 milliards de dettes, il ose proposer l’endettement perpétuel illimité aux Européens !

Jacques Guillemain, dans Riposte Laïque

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Zone Interdite ce dimanche: «Face au danger de l’Islam radical, les réponses de l’État»

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Nantes : Torches en main et en présence de l’adjoint au maire EELV Tristan Riom, les antifas défilent contre l’extrême-droite et détruisent des magasins

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Gilbert Collard se rallie à Eric Zemmour

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Immigration : avec Gérald Darmanin, on allait voir ce qu’on allait voir ! eh bien on voit…

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Dans l’attelage improbable de la carpe et du lapin, dans le Janus ministériel de l’Intérieur et de la justice, Gérald Darmanin devait incarner la fermeté. Avec lui, en matière d’immigration, attention, roulements de tambour, il fallait le retenir ou il allait faire un malheur. On allait voir ce qu’on allait voir. Eh bien on voit : L+les chiffres de l’immigration 2021 sont tombés, et ils sont très mauvais. 

Les premières demandes d’asile (104.000) ont augmenté de 30 % comparées à 2020. La faute à la crise afghane, nous explique-t-on, comme s’il n’y avait plus rien à rajouter. Mais que ces demandeurs d’asile redoutent le nouveau pouvoir ne fait pas pour autant d’eux de doux agneaux, des citoyens du monde éclairés ayant lu les œuvres complètes de Marlène Schiappa et aspirant à une société plus inclusive. Des groupes islamistes rivaux des talibans craignaient aussi leur accession au pouvoir. 

Les titres de séjour accordés pour la première fois sont au nombre de 270.000 (hausse de près de 22 %). Peu ou prou la ville de Bordeaux. La faute au Brexit, nous assure-t-on. La perfide Albion a bon dos.  

Les naturalisations sont en hausse de 50 % en un an (94.000). La faute à un rattrapage (on n’a pas pu instruire les dossiers pendant le COVID explique l’Intérieur, on ne doit pas y connaître le télé-travail), et à la volonté de naturaliser rapidement les étrangers qui avaient été en première ligne pendant ce même COVID. Qui pourrait être assez méchant, avoir l’âme assez noire pour moufter ? 

Et seulement 17.000 expulsions, soit la moitié de 2019, année déjà désastreuse. La faute aux pays du Maghreb, qui délivrent très peu de laisser-passer consulaires, et en particulier l’Algérie qui n’en délivre aucun, ou presque, et que l’on n’a pas su convaincre. De ce fait, beaucoup d’expulsés inexpulsables se déclarent Algériens… 

Bref, il y a une explication à tout. Et peut-être encore une que l’on pourrait rajouter, d’ordre gestionnaire et organisationnel, si l’on voulait être mauvaise langue : si Gérald Darmanin perdait moins de temps à traquer les néo-nazis qui tapent dans les mains, il en aurait un peu plus pour se pencher sur ces divers dossiers. 

Emblème tragique de cette gestion ubuesque de l’immigration, la tentative, sous les fenêtres de Anne Hidalgo, d’immolation par le feu d’une femme modeste, ayant hérité avec sa fratrie d’un petit studio à Paris qu’elle ne peut ni occuper, ni vendre parce qu’il est squatté depuis des années. On apprend que le père de famille impossible à déloger vient d’être… naturalisé. 

Bien sûr, tout n’est pas à mettre sur le dos de Gérald Darmanin. Sa principale responsabilité est sans doute d’avoir accepté d’être ministre de l’Intérieur d’un président n’ayant aucune envie, sauf quelques jours avant les élections, de faire montre d’une réelle volonté dans ce domaine. Ne se dit-il pas que Gérald Darmanin, après l’interview du cardinal Sarah sur Europe 1 par Sonia Mabrouk – au cours de laquelle il a été question sans langue de buis d’immigration -, a manifesté son intérêt pour le prélat, louant son esprit brillant et ses paroles courageuses… ? La politique migratoire n’est plus affaire de réforme mais de rupture. Seul un changement de paradigme au sommet de l’État peut faire changer de cap, la seule volonté d’un seul ministre n’y peut suffire. À méditer par Patrick Stéfanini, auteur de Immigration, ces réalités qu’on nous cache, et directeur de campagne de Valérie Pécresse, qui ce vendredi matin sur CNews, interrogé par Laurence Ferrari fustigeait « l’échec complet de la politique migratoire ».

Gabrielle Cluzel, Boulevard Voltaire

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Paris : Agression d’un chauffeur de bus sur la place de la Bastille, la RATP porte plainte

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Commentaire R : Elle est belle notre nouvelle France de la diversité et de la tolérance… On s’injurie à tous les coins de rue, on ne supporte plus son prochain, tout est prétexte à l’injure et à la bagarre. C’est une véritable hystérie collective. Et attendez vous n’avez encore rien vu… La prochaine génération ce sera encore bien pire…..Pauvre France !

21/01/22

Alors qu’il travaillait sur la ligne 91, un conducteur de bus de la RATP a été violemment agressé par un homme avec qui il venait d’avoir un accrochage place de la Bastille à Paris. La RATP a annoncé porter plainte.

Les faits se sont déroulés jeudi, sans que l’on sache dans quelles circonstances le différend a débuté. Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir un homme – conducteur d’un Range Rover gris immatriculé à Paris – prendre violemment à partie le conducteur du bus, alors que leurs deux véhicules semblent être entrés en collision.

Sur les images, l’agresseur prénommé Sofiane – qui est clairement sorti de sa voiture pour en venir aux mains – assène d’abord plusieurs coups de poing au conducteur RATP depuis l’extérieur du bus 91 (qui relie la gare Montparnasse à la place de la Bastille), puis réussi à monter dans le bus, où il le frappe à nouveau à plusieurs reprises.

(…)

Ce vendredi, Laurent Probst, le directeur général d’Ile-de-France Mobilités (autorité organisatrice des transports en commun dans la région) a témoigné de son «total soutien au conducteur de bus», expliquant que «le service de sécurité de la RATP était heureusement intervenu rapidement».

Il a également annoncé qu’une plainte allait être déposée, et que «tous les moyens juridiques» allaient être déployés «pour que cet homme soit sévèrement puni».

Cnews

20/01/22

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Sondage Ifop. Marine Le Pen en tête des intentions de vote dans « les quartiers populaires » pour la présidentielle 2022

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Marine Le Pen en tête des intentions de vote dans « les quartiers populaires » pour la présidentielle 2022.

C’est ce qu’il ressort entre autres d’un sondage commandé par la revue mensuelle du site GlobalWatchAnalysis, qui a commandé à l’Ifop une enquête dans les villes de banlieues les plus populaires. Un sondage qui témoigne aussi d’un fossé qui se creuse entre les lubies sociétales portées par la gauche et les aspirations principales des « banlieues populaires ».

Pour télécharger le sondage c’est ici

Réalisée auprès d’un échantillon national représentatif des 10% des banlieues les plus pauvres de France, cette étude montre que la gauche a perdu une grande partie du vote des « banlieues populaires » sauf au sein des quartiers concentrant le plus de difficultés (« quartiers prioritaires ») où des candidats de la gauche radicale comme Jean-Luc Mélenchon dominent encore les intentions de vote. Quant aux ressorts du vote de ces banlieues, ils apparaissent davantage portés par des demandes « matérielles » d’ordre socio-économique que par des questions de société comme la lutte contre les discriminations, le racisme ou le sexisme, signe là encore d’un mirage imposé par la gauche sur certaines questions dites « sociétales ».

(« Étude Ifop pour Ecran de Veille réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 13 au 16 décembre 2021 auprès d’un échantillon de 1 003 personnes, représentatif de la population adulte résidant dans les 10% des « banlieues les plus pauvres » de France métropolitaine. »)

Les banlieues populaires : la définition

Par « banlieues pauvres », l’Ifop entend les communes situées en périphérie d’une agglomération qui affichent un niveau de vie médian annuel par habitant (RMUC) qui les classent parmi les 10% des « banlieues » les plus pauvres de France. Ce champ d’enquête n’intègre donc pas seulement les quartiers prioritaires (QPV) définis par la politique de la Ville mais l’ensemble des habitants des villes périphériques les plus pauvres de France. Cette délimitation est volontairement plus large que celle des quartiers prioritaires (QPV) qui n’intègre pas les quartiers de moins de 1 000 habitants et les agglomérations de moins de 10 000 habitants. Par ailleurs, le critère adopté par l’Ifop pour repérer les zones de concentration urbaine à bas revenu repose sur un critère unique de revenu à la fois plus strict (les 10% les plus pauvres) et plus global (le même pour toutes les communes) que celui adopté pour les QPV.

2012-2022 : comment la gauche a perdu le vote des banlieues populaires

Des banlieues populaires qui votent de moins en moins à gauche…

En une dizaine d’années, la gauche a perdu une grande part de l’assise électorale qu’elle détenait historiquement dans les banlieues populaires, et ceci principalement au profit de la droite « nationale populiste ».

  • Les divers candidats de gauche rallient aujourd’hui à peine plus d’un tiers (36%) des suffrages dans les villes périphériques les plus pauvres de France alors qu’ils en captaient plus de la moitié (54%) en 2012. Et au sein de la gauche, l’inversion du rapport de force déjà observé en 2012 se confirme. Avec 26% des voix (dont 20% rien que pour Jean-Luc Mélenchon), les candidats de la gauche radicale (Mélenchon, Roussel…) dominent largement les représentants d’une gauche modérée (Jadot, Hidalgo…) qui y captent aujourd’hui trois fois moins de voix (10%) qu’il y a dix ans (36,4% en 2012).
  • A l’inverse, les droites dans leur ensemble y attirent désormais la moitié des suffrages (49% aujourd’hui, contre 40% en 2012) mais cette « droitisation » est surtout le fruit d’une hausse continue des voix en faveur de la droite radicale : les trois principaux candidats nationalistes (Eric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen) – alliés en 2017 au second tour dans la « grande alliance patriote et républicaine » – y attirent aujourd’hui plus d’un tiers des intentions de vote : 35%, contre 28,4% il y a cinq ans (2017) et à peine 21,9% il y a dix ans (2012).
  • Dans ces villes sociologiquement défavorables au macronisme comme à la droite classique, Emmanuel Macron affiche quant à lui des intentions de vote très en deçà (15%) de leur niveau national (26%) mais leur étiage n’en reste pas moins trois fois plus élevé que ce que pouvait y capter un candidat centriste traditionnel (François Bayrou) il y a dix ans (5,8% en 2012). De même, Valérie Pécresse y obtient un niveau d’intentions de vote légèrement inférieur (14%) à sa moyenne nationale (18%) mais qui est légèrement plus haut que le score obtenu dans ces communes par François Fillon en 2017 (+ 3 points).

RAPPORT DE FORCE DANS LES BANLIEUES POPULAIRES A L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

– Evolution du vote dans les banlieues populaires depuis 2012 par grand bloc politique –

Contrairement aux idées reçues, les « banlieues populaires » ne sont plus des fiefs acquis à la gauche, notamment les communes paupérisées (ex : Nord-est de la France, périphéries des villes du bassin méditerranéen) ne correspondant pas au cliché de « cité » à forte proportion d’habitants d’origine immigrée. Dans ces territoires marqués par des niveaux élevés de chômage et de pauvreté, mais aussi d’insécurité et déficit des services publics, les sirènes des candidats aux discours identitaires ou sécuritaires portent de manière notable, empêchant les « gauches » d’y retrouver l’attrait qui fut leur pendant longtemps. Ces résultats mettent donc en lumière un certain hiatus entre la réalité de leurs comportements politiques et les représentations du corps électoral de ces banlieues souvent produites à l’usage des candidats.

… sauf dans les quartiers prioritaires où persiste un net sur-vote pour Jean-Luc Mélenchon  

Ce vote de l’ensemble des « banlieues pauvres » masque toutefois un profond clivage entre les quartiers prioritaires (QPV) de la politique de la ville – où dominent des candidats de la gauche radicale comme Jean-Luc Mélenchon – et les autres quartiers beaucoup plus sensibles aux sirènes des droites radicale ou modérée.

  • Au sein de ces villes périphériques très pauvres, les quartiers prioritaires (QPV) – qui contiennent généralement une forte proportion de population issue de l’immigration – se distinguent par un vote majoritairement ancré à gauche : 56% des électeurs y votent pour un candidat de gauche, dont 37% pour Jean-Luc Mélenchon (contre 11% dans les autres quartiers), 6% pour Anne Hidalgo (contre 3% dans les autres quartiers) et 5% pour Fabien Roussel (contre 3% dans les autres quartiers). Seul le candidat d’EELV, Yannick Jadot, y fait un score (3%) largement inférieur à sa moyenne nationale (7,5%).
  • A l’inverse, les autres quartiers situés dans ces « banlieues pauvres » penchent nettement plus à droite, voire l’extrême-droite : les trois candidats représentant la droite « nationale populiste » (Le Pen, Dupont-Aignan, Zemmour) y attirent un peu moins de la moitié (42%) des suffrages, soit deux fois plus que dans les quartiers prioritaires (QPV). Et en leur sein, les intentions de vote en faveur de Marine Le Pen y sont nettement supérieures (26%) à celle d’Eric Zemmour (15%), ce qui est logique compte tenu du caractère globalement très populaire de ces populations.
  • Le bon score obtenu par Jean-Luc Mélenchon dans l’ensemble des « banlieues pauvres » (20%, contre une moyenne nationale à 9,5%) tient donc à un sur-vote dans les quartiers prioritaires (37%) et, plus largement, chez les électeurs les plus jeunes (44% des moins de 35 ans) et les plus discriminés en raison de leurs origines géographiques, ethniques ou religieuses (33% chez les électeurs en ayant déjà été victimes). Il obtient d’ailleurs un score élevé dans les minorités ethnico-culturelles comme les musulmans (32%) ou les électeurs « racisés » estimant être perçus par les autres comme une minorité ethnique (47%).

Ce clivage vient confirmer « l’effet de lisière » (Karim vote à gauche et son voisin vote FN, 2016) en faveur du FN observé dans les quartiers limitrophes des quartiers HLM à forte populations d’origine maghrébine ou sub-saharienne. A partir des résultats des élections de 2012 et de 2014, Jérôme Fourquet a en effet noté que c’était dans les bureaux de vote à faible proportion de personnes issues de l’immigration – mais jouxtant souvent les bureaux de vote où résidait majoritairement une population issue de l’immigration – que le FN obtenait ses scores les plus importants.

LES INTENTIONS DE VOTE AU PREMIER TOUR DANS LES BANLIEUES POPULAIRES

– Comparaison avec les résultats observés à l’échelle nationale (France métropolitaine) –

Les banlieues populaires voteront avant tout en fonction de questions exprimant des besoins d’ordre matériel et sécuritaire

Qu’ils résident ou non dans les quartiers prioritaires, l’analyse des motivations des électeurs de ces banlieues fait ressortir de fortes attentes à l’égard des services publics (santé, éducation, sécurité des biens et des personnes) et de besoins très matérialistes et socioéconomiques (pouvoir d’achat, précarité, chômage).

  • Si l’on relativise les enjeux de santé qui ont pu être boostés par la crise sanitaire (80%), le premier enjeu du vote des banlieues populaires à cette élection exprime un besoin de base d’ordre très matériel : le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat, cité nettement plus dans ces banlieues (76%) – et notamment dans les quartiers prioritaires (à 80%) – que par l’ensemble des Français (65%). Et parmi les dix principaux enjeux déterminant leur vote, on trouve aussi des enjeux comme la lutte contre le chômage (62%) et la précarité (60%), l’éducation (68%) ou la sauvegarde des services publics (51%).
  • Dans ces villes comme dans le reste du pays, les votants détermineront aussi beaucoup leur vote en fonction d’enjeux identitaires ou sécuritaires comme la lutte contre l’insécurité (3ème, à 74%), le terrorisme (4ème, à 70%) ou l’immigration clandestine (9ème, à 56%). Mais on note sur ce plan des différences entre les quartiers prioritaires (QPV) et les autres quartiers : les électeurs des quartiers situés en dehors des QPV accordant sensiblement plus d’importance dans leur vote aux questions de sécurité (77% contre 70%), d’immigration (58%, contre 51%) ou de laïcité (51%, contre 45%)
  • Enfin, des questions de société comme la lutte contre le sexisme, le racisme ou la haine contre les LGBT n’y apparaissent pas très porteuses sur le plan électoral. La proportion d’électeurs de ces banlieues qui détermineront leur vote en fonction de la lutte contre le sexisme est inférieure à la moyenne nationale (47%, contre 52%), tout comme la lutte contre la LGBTphobie (31%, contre 36%). Malgré une plus forte exposition aux discriminations (50%, contre une moyenne nationale de 24%), les habitants des QPV ne seront pas plus nombreux (45%) à le prendre en compte dans leur vote que l’ensemble des Français (47%).

LES ENJEUX DÉTERMINANTS DU VOTE À L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

– Comparaison entre les banlieues populaires et l’ensemble des Français –

L’analyse des motivations des électeurs des banlieues populaires va dans le même sens que ceux d’une récente enquête auprès des ouvriers américains, étude qui montrait que ces derniers étaient moins sensibles aux thématiques progressistes (ex : genre, antiracisme…) qu’aux enjeux économiques et sociaux permettant d’améliorer leurs conditions de vie matérielles. L’absence de sensibilité des banlieues à ces thématiques progressistes contredit ainsi la thèse dite « Terra nova » (2011) qui incitait alors le PS à constituer un nouvel électorat urbain comprenant « les diplômés », « les jeunes », « les minorités des quartiers populaires » et « les femmes » autour des « des valeurs culturelles, progressistes ». Car le moins qu’on puisse dire, c’est que ces combats progressistes ne sont pas les plus porteurs chez les habitants des banlieues populaires

Breizh-info.com

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Enfants handicapés. Après la polémique sur les propositions d’Éric Zemmour, Reconquête 44 réagit

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Élu de Saint-Herblain, dans l’agglomération de Nantes, Matthieu Annereau (En marche) avait réagi très violemment aux propositions d’Éric Zemmour concernant les enfants handicapés. Selon lui « l’exclusion des 12 millions de personnes handicapées en France, évoquée par Eric Zemmour, est profondément nauséabonde (…) L’inclusion est un droit fondamental sacralisé par notre histoire et la Convention internationale des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées » ; avant de conclure que « c’est l’idée même de faire société une et indivisible qui est remise en cause » par Éric Zemmour.

Cette prise de position très polémique n’a pas manqué de faire réagir Reconquête 44, le parti du candidat à la présidentielle. Dans un communiqué, ce dernier rappelle que «  bien loin de ce qu’avance Matthieu Annereau, Eric Zemmour ne souhaite pas arrêter l’inclusion des enfants en situation de handicap. Il veut au contraire, apporter une réponse adaptée aux problèmes auxquels les enfants, les parents et les enseignants font face au quotidien dans la scolarisation. »

Pour Reconquête, « la réalité, c’est qu’il existe seulement 125 000 AESH (personnel accompagnant les élèves handicapés) pour 385 000 enfants handicapés scolarisés et 67 000 en établissement hospitalier et médico-social, soit une assistance pour trois élèves. Ce constat est partagé par les associations, qui estimant que c’est insuffisant.»

Le parti d’Éric Zemmour précise la pensée du candidat, selon lequel « il faut mieux intégrer les élèves pouvant suivre une formation classique, en formant les enseignants qui se sentent parfois démunis face à des situations auxquelles il n’ont pas été préparés. Mais force est de constater que l’école n’est pas toujours adaptée pour accompagner au mieux les enfants en situation de handicap, il est nécessaire qu’il y ait plus d’établissements spécialisés pour mieux prendre en charge des problématiques spécifiques. Il prône donc une meilleure instruction qui soit adaptée aux 412 000 élèves en situation de handicap. ».
 Breizh-info.com

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Le prix des carburants flambe, et que fait l’État ?

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La hausse du prix des carburants continue. Cette semaine, d’après les chiffres publiés par le ministère de la Transition écologique, le prix du gazole est de 1,62 euro (rappelons qu’en octobre 2018, début de la crise des gilets jaunes, le prix était de 1,53) et le prix du SP95 de 1,68 euro (hausse de 2 centimes par rapport à la semaine précédente). Et la hausse est bien partie pour se poursuivre, nous avertit le ministère de l’Économie.

Pour faire face aux problèmes de pouvoir d’achat engendrés par cette hausse des prix, le gouvernement a, depuis le mois d’octobre, réfléchi à la question et, après avoir planché sur plusieurs éventualités, notamment une baisse de la fiscalité, il a choisi le chèque inflation. Ainsi, depuis décembre, 38 millions de Français ont reçu ou vont recevoir un virement de 100 euros.

Un cadeau pour les Français qui continueront à avoir un carburant toujours aussi cher. Mais, au moins, ce cadeau a le mérite d’être visible ! Et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, ne prend même pas la peine de cacher le clientélisme de cette mesure : « Un centime de baisse sur le litre de carburant représente un demi-milliard d’euros, donc c’est très coûteux pour un résultat que les Français ne verront pas. Il vaut mieux préférer l’option du chèque carburant. » Si on se réfère à ce calcul, baisser de 10 centimes reviendrait à 5 milliards d’euros ! Il est donc beaucoup plus intéressant de débourser 3,8 milliards pour 38 millions de Français qui pourront dire merci. À quelle occasion ?

Notons aussi que si la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) est gelée depuis la crise des gilets jaunes, la hausse du prix des carburants n’a pas empêché la hausse de la TVA sur les carburants estimée à « 1 milliard d’euros supplémentaires dans les caisses de Bercy. » La question demeure : qui en paiera les frais ?

Renaud de Bourleuf, Boulevard Voltaire

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