L’Algérie refuse de rapatrier ses clandestins : vers une nouvelle crise diplomatique avec la France ?

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Pour les raisons historiques qu’on sait, les relations entre Paris et Alger sont de longue date complexes, puisque fondées sur les non-dits, l’hypocrisie mutuelle et un passé mal digéré. La preuve en est la énième crise couvant entre les deux capitales, le gouvernement algérien refusant de récupérer ses ressortissants clandestins dont l’expulsion a pourtant été décidée par son homologue français.

Une fois n’est pas coutume, ce sont les sites Mediapart et StreetPress, pas tout à fait nostalgiques de l’Algérie française dira-t-on, qui lèvent le lièvre, ce jeudi 20 janvier. À l’origine de ce nouveau conflit ? L’actuelle pandémie, laquelle a décidément le dos large, puisque servant désormais de prétexte aux autorités algériennes pour contrôler ses frontières de la manière la plus vétilleuse qui soit, frontières se retrouvant donc fermées pour les immigrés clandestins. Sauf qu’en la circonstance, ces « immigrés » sont « clandestins » en France et non point en leur patrie d’origine, l’Algérie.

Toujours selon les mêmes sources, nous apprenons que « l’Algérie a donné pour ordre à ses représentations consulaires de ne délivrer aucun laissez-passer aux Algériens ». Mieux : il leur serait aussi interdit de reconnaître « une carte nationale algérienne valide […] pour laisser ces ressortissants sans papiers rentrer en Algérie ». Résultat ? À en croire la Cimade, association de confession protestante plus qu’impliquée dans la défense des immigrés clandestins, et citée par Mediapart : « Seulement 3 % des Algériens placés dans les huit centres de rétention ont pu être renvoyés en 2021. » Car en attendant que ce différend soit dénoué, ce sont des milliers de candidats au retour qui s’entassent dans ces mêmes centres.

De leur côté, les autorités françaises tentent vaille que vaille de réagir, ne serait-ce qu’en réduisant de moitié les visas accordés aux Algériens ; ce qui ne fait qu’envenimer des relations diplomatiques qui, jusque-là, n’étaient déjà pas au beau fixe. En guise de représailles, et toujours selon Mediapart« les autorités algériennes feraient automatiquement annuler les billets d’avion réservés par le ministère de l’Intérieur français » ; ce qui obligerait de fait les futurs expulsés à financer à leurs frais ceux de leur éventuel retour. C’est dire si l’affaire n’est pas gagnée.

En attendant, et ce non sans quelques raisons, Marine Le Pen tweete :

Au-delà des polémiques de circonstance, on en revient toujours à l’essentiel : cette relation de guingois remontant à 1962, année de l’indépendance algérienne dont certains s’apprêtent à fêter (ou pas) le soixantième anniversaire. Depuis, la France n’aura cessé de se comporter de la pire façon qui soit, entre condescendance et repentance ; soit deux erreurs pour le prix d’une. La première a consisté à toujours prendre l’Algérie de haut ; la seconde à s’agenouiller en permanence devant elle. Soit tout ce qui est tenu pour méprisable au sud de la Méditerranée : l’arrogance et la faiblesse. Côté algérien, ce n’est guère mieux, des autorités corrompues et incompétentes se servant du passé colonial pour masquer leurs propres errements, mettant leur incurie chronique sur le dos d’une France ayant regagné depuis belle lurette ses pénates. Car si cet État faible a transformé un peuple fier en nation de mendiants, l’ancien colonisateur n’y est pour rien.

Depuis, ce double malentendu persiste. Et il n’est malheureusement pas encore venu, le temps où ces deux nations, l’une multimillénaire, forte de son passé, et l’autre, née de plus fraîche date, mais ayant tout l’avenir devant elle, de se parler entre adultes responsables. Il n’est pas sûr que les actuels interlocuteurs soient à la hauteur de l’enjeu.

Nicolas Gauthier, Boulevard Voltaire

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Z a d’immenses réserves, il va siphonner l’électorat de ses rivales

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Le dernier sondage Cluster 17 pour Marianne montre qu’aucun candidat ne s’est encore détaché dans la course à la deuxième place.

Macron à 22 %, Marine à 15 %, Zemmour et Pécresse à 14 %

https://www.marianne.net/politique/presidentielle-2022-sondage-exclusif-des-intentions-de-vote-figees

Malgré l’odieuse diabolisation qui cible Éric Zemmour, orchestrée par les médias et ses adversaires, qui le présentent comme un monstre pour avoir dit quelques vérités dérangeantes sur le handicap, celui-ci se maintient autour de 14 %, donc dans la marge d’erreur.

Mais la dynamique étant clairement du côté d’Éric Zemmour, celui-ci devrait logiquement creuser l’écart dans les semaines qui viennent. 

Ses adversaires n’ont aucune réserve de voix, victimes toutes les deux des divisions de la droite. C’est Zemmour qui siphonne à tours de bras.

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/ces-nouveaux-cadres-rn-du-gard-qui-rejoignent-eric-zemmour_2166712.html

Marine gère l’hémorragie de son parti et ne parvient pas à colmater les brèches. Au point que d’autres noms de gros poissons circulent pour rejoindre Reconquête, comme Mariani ou la belle sirène Marion. Il est clair que les tractations vont bon train et que les téléphones crépitent nuit et jour au sein des partis. Attendons.

Le RN est un parti en quasi-faillite, avec un endettement de 20 millions. Victime d’un effondrement du nombre de ses adhérents depuis 2017, qui ne seraient plus que  20 000 aujourd’hui.

Bref, Marine semble condamnée à gérer à la fois l’hémorragie de ses cadres nationaux et régionaux, et la misère qui plombe l’avenir du parti.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/09/10/au-rassemblement-national-malaise-dans-les-federations_6094173_823448.html

Côté Pécresse, si celle-ci bénéficie de la sympathie des médias, qui se gardent bien de la diaboliser, elle est prise en étau entre la droite ciottiste de LR et les centristes.

Quand Zemmour est rejoint par Guillaume Peltier, Pécresse est ralliée par Morin et Lagarde, deux centristes plus proches de Macron que de Ciotti.

Lagarde avait d’ailleurs prévenu, lors des primaires LR : si Ciotti est choisi, ce sera sans nous.

https://www.nicematin.com/politique/primaire-lr-si-ciotti-est-choisi-ce-sera-sans-ludi-affirme-jean-christophe-lagarde-729937

Par conséquent, on voit mal comment Pécresse pourrait mener la politique de fermeté qu’attendent 70 % des Français. En godillant à droite et à gauche pour contenter tout le monde, elle ne fera rien, elle fera du « en même temps », comme son idole Macron, dont elle partage 90 % des idées.

Faire des risettes à Ciotti, c’est du pipeau.

Que les électeurs LR fans de Ciotti ne se fassent aucune illusion. Pécresse mènera une politique centriste. C’est une mondialiste immigrationniste et islamophile. Elle n’a pas de convictions. Elle a de l’ambition, mais pour elle, pas pour la France.

N’est pas Zemmour qui veut !

https://www.islamisation.fr/2022/01/25/pecresse-chez-les-islamistes-du-93-les-preuves-videos/

Si les ciottistes veulent rester fidèles à leurs convictions, ils doivent rallier Reconquête.

Il est donc clair que c’est Éric Zemmour qui a le vent en poupe, malgré les obstacles multiples que le Système lui oppose. Contrairement à Marine, que Macron est certain de battre, Zemmour fait peur à l’establishment, qui a compris que le candidat de Reconquête est éminemment sincère et courageux, donc bien décidé à mettre son programme en œuvre, contrairement aux mensonges des professionnels de la politique.

Zemmour ne plaisante pas et n’est pas là pour faire de la figuration. Il est là pour sauver la France.

Ce que fait Zemmour, en attirant les grosses pointures de LR et du RN, c’est jeter les bases de l’union des droites, majoritaires dans le pays.

Parti de 3 % en juin pour monter en flèche et se stabiliser autour de 14 %, Zemmour peut encore pêcher dans des eaux très poissonneuses. Et ça mord !

Il va siphonner le vivier ciottiste de LR, puis celui des déçus du RN, le parti qui se complaît dans la culture de l’échec.

Enfin, il va puiser dans le réservoir des millions d’abstentionnistes qui attendent un candidat sincère et crédible. Zemmour est celui qui révolutionne la présidentielle.

Le novice en politique, qu’on prenait pour le perdreau de l’année qui ferait moins bien qu’Hidalgo, bouscule tout sur son passage et fait peur à Macron.

Ajoutons que « les équipes d’Éric Zemmour estiment que ce dernier est « sous-estimé par les sondages, en raison de ses audiences à la télévision, de l’affluence à ses meetings, de sa puissance sur les réseaux sociaux et du nombre d’adhérents à Reconquête », comme l’explique Gauthier Le Bret ».

Il est vrai que Zemmour pulvérise tous les records d’affluence et d’audimat. À tel point qu’il est impossible que certains sondages placent Marine à 18 % et Zemmour à 12 %. Ce n’est ni crédible, ni sérieux.

Enfin, signalons que ceux qui doutent du succès de Reconquête et de l’état des finances de la campagne d’Éric Zemmour, comme Marine, pourront bientôt être rassurés. Éric va charger un huissier de justice de confirmer les faits.

https://www.europe1.fr/politique/info-europe-1-eric-zemmour-va-faire-constater-par-huissier-de-justice-ses-fichiers-adherents-et-donateurs-4089745

Reconquête totalise à ce jour 85 000 adhérents

La cagnotte de campagne totalise 9 millions, en dons et adhésions, sans le moindre emprunt, avec un objectif très supérieur, toujours sans emprunter.

Zemmour a donc tout pour l’emporter.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

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« Le XXIe siècle sera un siècle de fer, de feu et de sang où nous viendrons vous écraser parce que vous n’êtes que des occidentaux décadents. » Davos 1997 raconté par le vice-amiral Finaz

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A 18’30, à Davos en 1997 : « Le XXIe siècle sera un siècle de fer, de feu et de sang où nous viendrons vous écraser parce que vous n’êtes que des occidentaux décadents. »

A 15’00, description du dialogue mélien (NDFDS : la loi des plus forts) chez Thucydide :

A 57′ : « Le monde se réarme de manière colossale. (…) La Chine crée l’équivalent d’une marine militaire française tous les quatre ans. (…) La Chine a été une très grande puissance navale. »

A 1h04 : « La Chine a une vision globale du monde, les Etats- Unis n’en ont plus qu’une vision régionale. C’est un vrai problème. »

Thinkerview

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Sondage : les Français virent nettement à droite

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EXCLUSIF – Le baromètre de la confiance politique du Cevipof décrit une crise démocratique persistante sur fond de droitisation du pays.

Des Français intéressés mais méfiants face à la politique, une demande massive de respiration démocratique et d’autorité, sur fond de domination de l’électorat de droite. Tel est le paysage dans lequel évoluent les candidats à l’élection présidentielle d’avril selon le baromètre de la confiance politique, réalisé par le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) à partir d’un large panel de 10.500 personnes interrogées par OpinionWay, que Le Figaro publie en exclusivité.

Principal enseignement, le climat reste plombé par la défiance. Après deux ans de crise sanitaire, «lassitude» et «méfiance» sont les deux mots qui expriment le plus l’état d’esprit de la population. De mémoire de politologue – ce baromètre existe depuis 2009 -, les Français ne se sont jamais dits aussi méfiants (37 %, + 14 points par rapport à mai 2021).

(…)

(…) Le Figaro

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Agnès Evren, porte-parole de Valérie Pécresse, estime que les militants LR sont “très radicalisés” (MàJ : “On réserve d’habitude ce terme à des individus dangereux”, réagit Zemmour)

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Gabrielle Cluzel Vs Prisca Thévenot (LREM) : “Vous pensez qu’il n’y a pas de Grand remplacement à Roubaix, que c’est le Roubaix qu’ont connu nos grands-parents ?”

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Éric Zemmour, qui l’empêche d’avoir ses 500 signatures ? (1/2)

Articles  :  Jan. 2022 –   Dec. 2021 –   Nov. 2021 –   Oct. 2021Sep. Facebook : https://www.facebook.com/ORTF-News-107572991571884

L’élection présidentielle est devenue un jeu en trompe-l’œil où le candidat du Système gagne à tous les coups contre le candidat hors-système. Même avec ses 500 signatures, Éric Zemmour, quand bien même il se hisserait au second tour, ne pourrait gagner l’élection suprême. L’État-Macron et ses appareils d’hégémonie – médiatiques, culturels, universitaires, etc. – lui livreraient une guerre à mort. Ce qu’ils commencent du reste à faire. À l’inverse, un empêchement d’Éric Zemmour mettrait à nu les fragilités d’un Système à bout de souffle qui, faute de pouvoir choisir les électeurs, en est réduit à trier les candidats. Dans l’épreuve, Zemmour gagnerait une stature d’homme du recours et rouvrirait l’horizon des possibles. Première partie d’un scénario de politique qui n’est pas que de fiction.

Le ticket à la grande parade présidentielle coûte cher. Certains s’en plaignent, et pas des moindres. En effet, depuis plusieurs semaines, quelques candidats parmi les plus sérieux – en l’occurrence Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen – se plaignent de rencontrer des difficultés dans la récolte des fameux sésames. De peur d’être mis sur le carreau de la bacchanale républicaine qu’est l’élection présidentielle, chacun à tour de rôle relève une « situation de blocage », un « bluff » ou une « galère » du système qui permettraient, selon eux, d’opérer une épuration injuste des candidatures « hors système ».

Si ces jérémiades semblent faire partie de la guignolade victimaire et habituelle des candidats de La France insoumise ou du Rassemblement national, la chose paraît moins feinte dans le cas du candidat de Reconquête qui pourrait, possiblement, ne pas récolter ses 500 signatures. Cependant, au lieu de voir dans cette situation un déni de démocratie, ne pourrions-nous pas apercevoir, dans ce camouflet, la lueur d’une formidable opportunité d’émergence d’une opposition au système en place qui dépasserait, de loin, une candidature qui semble perdue d’avance ? Et est-ce que la mise au ban du candidat Zemmour ne pourrait-elle pas dépasser, et même décupler, les effets d’une candidature de témoignage censée préparer le terrain pour 2027 ou 2032 ? Penchons-nous sur cette possibilité.

État des lieux du paysage politique

Pour bien comprendre l’enjeu de ce moment politique, il nous faut revenir sur quelques chiffres. D’abord, les dernières élections régionales ont marqué une nouvelle étape dans l’absentionnisme, déjà croissant d’année en d’année, avec 66,72 % d’abstention lors du premier tour. Nous avons même une pointe chez les jeunes de 18 à 24 ans à 87 % et à peu près équivalente chez les bas-revenus. Rappelons aussi qu’aux dernières législatives, le taux d’abstention atteignait déjà des records avec 51,3 % au premier tour, puis 57,36 % au second. La fracture entre le pouvoir politique et des citoyens ne se sentant plus représentés ne datent par conséquent pas d’hier. Autre chiffre parlant, les trois principaux candidats opposés au président sortant, ceux qui rencontrent des difficultés pour les parrainages, représentent près de la moitié des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle actuelle. L’éviction de ces candidats pourrait donc renforcer cet écœurement légitime de l’opinion et porter, une fois de plus, un coup sérieux à cette pantomime qu’est la souveraineté populaire. Si même l’élection présidentielle voyait son taux de participation chuter en flèche, alors il est certain que l’empêchement et le refus de prise en compte de l’expression du peuple, consubstantiel au système actuel, seraient encore plus mis à jour et flagrants. La sous-représentation d’un bloc majoritaire et son effacement au moment de l’élection ne pourraient rester, encore longtemps, sans répercussions tangibles et sérieuses. Cet ersatz de démocratie fut déjà analysé par Christophe Guilluy lorsqu’il affirmait que « dans les stratégies électorales, les partis ne s’adressent plus qu’aux catégories supérieures et aux retraités ».

Le mythe de la représentation

Cette négation de la dimension populaire ne date pas d’aujourd’hui. En réalité, la République française, et cela dès son départ, s’appliqua à nier la moindre réclamation allant à l’encontre des dessins des élites bourgeoises. Elle se constitua comme l’ennemi du populisme dès son premier souffle. L’exclusion du peuple fut entérinée par la Convention de 1792 lorsqu’elle se constitua sur un corps électoral vierge de toute souche « prolétarienne ». Marx l’avait déjà constaté lorsqu’il analysait que la classe révolutionnaire par excellence était la bourgeoisie. De sorte que la Révolution n’aura été l’affaire que d’une minorité dont le Parti socialiste et les Républicains, lorsqu’ils votèrent en 2016 ensemble la modification de la loi durcissant l’accès à l’élection présidentielle, sont les dignes héritiers, tout comme le gouvernement Jacques Chirac, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, le fut aussi lorsqu’en 1976, il ouvrit la voie de la publicité des soutiens et de l’augmentation des signatures exigées de 100 à 500. Les lois de la République, depuis 1792 et jusqu’à aujourd’hui, n’ont jamais été que les desiderata d’une minorité agissante. Et le système républicain une machine excellemment pensée et instituée pour qu’elle puisse, selon la phrase de Paul Valéry, « empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde ».

La souveraineté du peuple est donc limitée au jour du vote. Chose dont Rousseau dira, évoquant le peuple anglais : il « pense être libre ; il se trompe fort, il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement ; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien ». La République n’a jamais défendu la souveraineté populaire. Bien au contraire, elle en a été plutôt le fossoyeur, lui préférant la souveraineté parlementaire dont Sieyès était le prophète. De ce point de vue, l’obstruction à la candidature d’Éric Zemmour, si elle devait s’avérer effective, ne ferait que raviver dans l’esprit des citoyens le souvenir d’un lien rompu depuis bien longtemps. Tant il est vrai que la scission des élites et du peuple n’a rien d’un phénomène nouveau, l’objectif premier des Républiques consistant à se perpétuer dans le sillage de cette démocratie libérale, trompeuse, oligarchique.

Seule peut-être la Ve du général de Gaulle, et uniquement à ses débuts (et non après ses nombreux travestissements constitutionnels), pourrait être considérée comme une rupture, en déphasage avec l’exclusion historique du peuple. L’élection présidentielle au suffrage universel pouvant alors être perçue comme la rencontre d’un homme et d’une majorité sous une forme plébiscitaire. Déjà à l’époque, les tenants du parlementarisme classique, les ancêtres de nos chers allergiques au peuple, percevaient cette onction du peuple comme la mort des libertés ou la possibilité de l’émergence de nouveaux Césars. Alors que quelques rares voix discordantes, comme celle de Maurice Duverger, y décelaient plutôt un ferment propice à la rénovation de nos institutions.

Comment libérer le « souverain captif »

Or, nous constatons, et cela même sous l’ère du suffrage universel, que des procédures d’exclusion et de neutralisation perdurent, alors que le vote censitaire a disparu. L’augmentation du nombre de signatures et la publicité qui en est donnée l’attestent ; elles ne peuvent être comprises que comme des modifications des règles du jeu aptes à toujours favoriser l’oligarchie et les partis complices du système. Si les régimes précédents, comme le Directoire, se fondaient sur un suffrage censitaire qui perdurera tout au long du XIXe siècle en excluant les « classes dangereuses » ; de nos jours, la combinaison du scrutin majoritaire et de l’abstention reproduit, en réalité, une situation similaire à celle des méthodes antérieures d’exclusion. Seule l’élection présidentielle résiste à cette désaffection croissante et à cette situation. Mais jusqu’à quand ?

L’exclusion du candidat Zemmour pourrait bien être le point de bascule. Celui qui ferait de l’élection présidentielle, à partir de cet empêchement, une élection comme les autres, dès lors discréditée aux yeux des Français. Une élection réduite, au même titre que les scrutins intermédiaires, au rassemblement en petit comité des inclus, des habitants des métropoles mondialisées, des bourgeoisies de droite et de gauche, des retraités et des fonctionnaires reproduisant une élection censitaire de fait. Le rappel des chiffres de la dernière élection présidentielle, celle de 2017, sont éloquents. Macron fit 15 % au premier tour des inscrits, ce qui ne l’empêcha pas d’avoir la majorité absolue lors de l’élection législative qui suivit. Pendant ce temps, Le Pen, Mélenchon et Dupont-Aignan récoltaient 45 % des votants quand, aux législatives, l’addition des trois ne représentait que 4 % de la représentation nationale.

L’élection présidentielle, par son haut taux de participation, demeure le dernier rituel de légitimation républicaine. Mais force est de constater que même ce dernier artifice, déjà si précaire comme les chiffres l’attestent, peine à dissimuler une démocratie-témoin qui tient dans les mains d’un petit nombre. Cette dernière et si fragile cérémonie de légitimation subira peut-être bientôt le même destin que les autres élections marquées par le désintérêt, l’indifférence et la dévalorisation – et l’éviction de Zemmour en serait alors l’accélérateur final. Si cette pente devait être suivie, la dernière « charpente républicaine », celle qui tient encore l’édifice républicain de cette « démocratie Potemkine » selon la formule de Patrick Buisson, pourrait ainsi se fracturer définitivement et dévoiler, à la vue de tout monde, l’incroyable supercherie qu’elle cache toujours plus périlleusement. L’ultime parade de l’apparence légale, derrière laquelle la classe dirigeante se cache pour asseoir son pouvoir, disparaîtrait pareil à un voile qui se lève. Le peuple serait directement confronté à la situation d’une captation minutieusement cachée : celle à laquelle une minorité se livre dans le seul but de privatiser les instruments de l’État au détriment du bien commun.

L’échec d’Éric Zemmour à recueillir ses 500 signatures pourrait fournir cette dynamite capable de faire exploser ce dernier rempart qui fait obstacle à une confrontation ouverte entre le peuple et les élites républicaines. Une telle explosion, un tel dynamitage signifierait la libération du « souverain captif », à savoir la majorité du peuple français. L’illusion du vote, celui mis en place par la classe dirigeante pour se protéger de la tyrannie de la majorité de Tocqueville, volerait en éclat et supprimerait cette technique du miracle républicain dont Coleridge a pu dire qu’elle est « une suspension de l’incrédulité ». Nerf contre nerf, l’ère d’un basculement politique pourrait être, plausiblement, pris en compte comme une hypothèse sérieuse.

La perte de légitimité

La classe dirigeante a très bien compris cette situation. Les évocations du vote obligatoire, de la prise en compte du vote blanc ou du rassemblement des scrutins nous démontrent que la minorité au pouvoir a bien saisi ce « coup de semonce ». Au-delà de ces différentes pistes, la voie qui semble avoir été prise est celle de la gestion de la peur. Si le peuple ne se sent pas représenté, il faut, afin de maintenir un sentiment de légitimité, au moins qu’il sente que le gouvernement actuel est le seul capable de le protéger. Qu’il tâche d’incarner le parti de l’Ordre.

Lors de la crise des Gilets jaunes, l’analogie entre Thiers et Macron fut particulièrement éclairante. À l’occasion d’une rencontre diplomatique organisée à Versailles, ce dernier n’hésita pas à prétendre que « Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée ». La République en revient donc à sa meilleure technique de gestion des crises qui repose sur la manipulation brutale du sentiment de la peur et l’envoi de la canonnière. Confronté à un bloc majoritaire reconnaissant de moins en moins la légitimité du pouvoir et face à des soulèvements sans précédent dans l’histoire récente, le pouvoir décida de miser sur la spéculation autour des peurs. Peur du retour de la peste brune, peur du populisme, peur du nationalisme, peur du souverainisme, peur de la crise économique, peur du racisme, peur de la pandémie, peur du réchauffement climatique, peur de l’islamisme, peur du repli sur soi… Or, jouer sur la peur pourrait bien s’avérer être une aventure risquée, qui pourrait, qui sait, se retourner contre le pouvoir lui-même. Avant, on proclamait qu’il ne fallait pas « désespérer Billancourt » ; la République actuelle, pour se maintenir, pourrait faire sien le slogan suivant : « Il faut terroriser la Métropole et écraser la Périphérie ».

Le droit de commander et le devoir d’obéir

Pour bien comprendre l’articulation, si difficile à saisir par bien des aspects, de la légitimité, entre le peuple et le gouvernement, il faut en appeler à un penseur italien, à cheval sur le XIXe et le XXe siècles, qu’est Guglielmo Ferrero. Pour lui, la légitimité du pouvoir politique ne tient que sur la peur réciproque, laquelle maintient une relation entre les gouvernants et les gouvernés. À évocation de cette idée du désir d’ordre dans une société, le penseur italien pouvait dire que « le pouvoir est à l’origine une défense contre les deux plus grandes frayeurs de l’humanité : l’anarchie et la guerre ». Mettant au centre de sa réflexion la notion de peur, il continuait en affirmant que « si les sujets ont toujours peur du Pouvoir auquel ils sont soumis, le Pouvoir a toujours peur des sujets auxquels il commande. […] Tous les Pouvoirs ont su et savent que la révolte est latente même dans l’obéissance la plus soumise, et qu’elle peut éclater un jour ou l’autre, sous l’action de circonstances imprévues. » De cette manière, il faut impérativement qu’il y ait un principe de légitimité reconnue entre les gouvernants et les gouvernés de sorte que « dans l’ordre politique, Caïn représente les hommes destinés à commander, Abel, ceux destinés à obéir ». Guglielmo Ferrero voyait quatre principes de légitimité pouvant opérer ce lien : principes héréditaire et aristo-oligarchique, puis le principe démocratique et le principe électif. Il aura cette belle formule sur la légitimité en disait qu’elle est ce qui « adoucit le pouvoir », ce qui établit le droit de commander et le devoir d’obéir.

Ces quatre principes de légitimité peuvent se combiner et nous donnent, dans le cas de la Ve République après son pourrissement commencé sous VGE et accentué sous Mitterrand, une République démocratique à élections oligarchiques. Non pas aristocratique dans le sens des « meilleurs » mais bien oligarchique, et c’est là que réside une part du problème, puisque l’élection ne se fait que sur un principe électif limité, ou oligarchique, dans la réalité des faits. Effectivement, l’élection ne se fait qu’au sein de la classe dirigeante elle-même, car comment ne pas voir dans les primaires une analogie avec les candidatures officielles du Second Empire sous Napoléon III. L’élection présidentielle et l’élection législative n’ont-elles pas été basées, pendant plus de 30 ans, sur l’opposition entre deux forces politiques hégémoniques qui choisissaient elles-mêmes les candidats éligibles au sein d’un même vivier excluant la quasi-totalité des autres acteurs de la politique. Cette procédure de re-légitimation ne prend pas appui sur le peuple. « République du centre », « UMPS », « cercle de la raison », « cordon sanitaire » ou encore « alternance unique » sont les différentes appellations d’un même phénomène dont Macron sera l’incarnation parfaite avec le rassemblement, dans le cas de son électorat, de la bourgeoise de droite et de gauche. Macron personnifia la nécessité de dévoiler une partie de cette supercherie qui tenait de moins en moins. Il cassa la surface et la forme en prétextant être l’homme en dehors de cette entente cordiale qui simulait une opposition ; le tout pour mieux continuer, sur le fond, une politique qui réunit encore les deux bords. Le ralliement, lors du deuxième tour face à Marine Le Pen, des deux anciens partis derrière Macron comme un seul homme, en scella l’évidence.

Deuxième partie demain : « Pourquoi il ne faut pas qu’Éric Zemmour ait ses 500 signatures (2/2) »

Rodolphe Cart dans le revue Elements

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Stella Kamnga : « J’aimerais beaucoup rencontrer la France que j’ai lue dans les livres »

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Comment ‘R : Et oui, la France n’est plus la France. C’est bien ce qu’on vous répète depuis des lustres…. La France reste ouverte à tout le monde mais il faut conserver ce qui fait la spécificité de ce pays. Les personnes qui rejoignent notre pays doivent avoir une envie de France et envie de perpétuer sa culture et son rayonnement. Nier tout ce qu’elle représente et ce qui a été son histoire est suicidaire, on se tire une balle dans le pied. A bon entendeur salut !

La chroniqueuse Stella Kamnga réagit au documentaire « Noirs en France » publié sur le service public. « Un assemblage de préjugés racistes, de faux témoignages et de mensonges. » Elle invite Yannick Noah à « prêcher par l’exemple ». Elle évoque aussi la sortie de son livre La France n’est plus la France.

Marc Eynaud, Boulevard Voltaire

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Retour sur la manifestation contre la tyrannie sanitaire à Bruxelles

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Grosse manifestation contre la tyrannie sanitaire à Bruxelles le week-end du 22 janvier.

Comment ‘R : A force de tirer sur l’élastique, à un moment donné il vous revient en pleine figure ! En Belgique ce week-end, un avant goût de ce qui nous attend en France dans les mois à venir. Préparez-vous pour ne pas subir l’orage.

D.P.

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Puisqu’on vous dit que les poupées sans visage, ce n’est pas grave !

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Dans l’émission « Zone interdite » diffusée sur M6 dimanche soir, l’épisode qui a fait le plus grand bruit est sans doute celui des poupées dépourvues de visage vendues par une boutique de Roubaix. « Parce que c’est Allah qui crée et qu’il est donc interdit de représenter des humains« , explique la vendeuse. 

Un étonnement qui peut… étonner. Il suffit de taper « poupée sans visage », sur Internet pour constater qu’un certain nombre de sites – en français et domiciliés en France – en commercialisent tout un éventail, depuis plusieurs années, sans que cela semble émouvoir grand monde : Muslimshop, marque déposée par la société Neodya, sise à Brech dans le Morbihan, propose notamment un modèle nommé « Zainab ». Easydin, dont le siège social est à Courcouronnes (Essonne), les présente dans son rayon enfants, à côté d’abayas dont les tailles disponibles vont de de 2 à 12 ans. « On s’est tous posé cette question fatidique : avec ou sans visage, permis ou pas permis ?  Soyez sereins car aujourd’hui la question ne se pose plus. Avec la vulgarisation d’internet, les poupées sans visage sont à la portée de toutes et de tous. On les trouve aussi bien dans les boutiques musulmanes en ville qu’en ligne. » peut-on lire sur le site islam-oumma.fr. « Les poupées sans visage connaissent un réel succès auprès de notre communauté. Il existe des modèles importés d’Arabie, ou des pays du Golfe, tout prêts, tout faits. Mais on assiste également à une demande de poupées artisanales.  En effet, de plus en plus de sœurs proposent leur services sur le net. Selon vos critères, elles confectionnent des poupées sans visage en totale adéquation avec nos principes religieux. »

Si la séquence a provoqué des remous sur les réseaux sociaux, à gauche en revanche, calme plat. Côté écolo, c’est le minimum syndical de la réprobation :  « J’espère qu’elles auront des crayons et des feutres pour dessiner des visages dessus et pour s’émanciper de cela », a commenté, avec son ton candide et un tantinet exalté de couventine du XIXe, l’écologiste Sandrine Rousseau dans le Grand oral des GGMO. Sortir les crayons est un vieux réflexe de gauche pour se prémunir contre le risque islamiste, une sorte de grigri magique initié pour conjurer les peurs au moment de Charlie, avec l’efficacité que l’on sait. Dans la même veine, celles qui portent un hijab pourront aussi se dessiner quelques mèches, par ci par-là, en guise d’émancipation, ce sera toujours ça. Avec les feutres, on fait des miracles. 

Côté France insoumise, on lève les yeux au ciel. « Comme si la république était menacée par des poupées » ironise le porte-parole jeunesse David Guiraud sur CNEWS. En soi, ce n’est pas faux : Quelle loi interdit une poupée sans bouche ni yeux ? On peut d’ailleurs dérouler tout un inventaire à la Prévert de peccadilles inoffensives : le voile islamique est peu ou prou, on nous l’a dit et répété, comme un serre-tête catholique. Le pantalon qui ne couvre pas la cheville des salafiste  n’est pas non plus un crime. Le panty des petites filles modèles et de Madame Bovary ressemblait un peu à ça, non ? Un homme qui ne sert pas la main aux femmes a peut-être les paumes moites et la phobie des contacts. Rien ne signifie rien. À ce train-là, le drapeau de Daech pourrait flotter en haut de Notre-Dame sans que certains y voient autre chose qu’un chiffon blanc tâché de graisse noire, sans doute oublié là par quelque couvreur distrait.

S’ils étaient peu nombreux, ces signaux ne seraient qu’incongrus. C’est tous rassemblés, qu’ils constituent un marqueur symbolique de l’avancée massive d’un islam conquérant dans notre pays. Et comment parviendrait-on à en réduire le nombre et l’expression alors que les chiffres de l’immigration, on vient de l’apprendre, sont désastreux ?  Les poupées sans visage, il y en a somme toute beaucoup dans le monde politique : des marionnettes dans les mains des islamistes, trop souvent aveugles et muettes. 

Gabrielle Cluzel; Boulevard Voltaire

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