« Aujourd’hui, Nounours est très triste. Il vient d’apprendre que Michel Manini, son réalisateur a rejoint les étoiles ce matin. Nounours a des pensées très affectueuses pour son ami et sa famille », est-il écrit sur la page officielle de l’émission.
Les programmes pour enfants étaient encore rares et charmants… Nounours a aidé bien des parents à coucher leurs enfants, peut-être vous…
Nounours et le marchand de sable voyageaient sur un nuage jusqu’à la maison de Nicolas et Pimprenelle, il rendait visite aux deux enfants qui lui racontaient leur journée, avant de leur souhaiter… « bonne nuit les petits », une invitation également adressée aux jeunes spectateurs. Le marchand de sable jettait de la poudre magique sur la maison où tout le monde s’endormait paisiblement.
Son émission avait marqué des générations d’enfants. Michel Manini, le réalisateur historique de la série « Bonne nuit les petits », est décédé dimanche à l’âge de 86 ans, à Arcachon.
Michel Manini avait réalisé plusieurs centaines d’épisodes de ce feuilleton, créé au début des années 1960 par Claude et Christine Laydu. Diffusée en noir et blanc avant de connaître la couleur, « Bonne nuit les petits » était au programme de l’ORTF de 1962 à 1973, avant de revenir dans une nouvelle version sur TF1 en 1976, et enfin sur France 2 de 1995 à 1997.
Une série complexe à réaliser
Chaque épisode mettait en scène les marionnettes du Marchand de sable et de son assistant Nounours, qui, à bord de leur nuage, rendaient visite chaque soir aux non moins célèbres Nicolas et Pimprenelle. Dans un entretien pour Ouest-France en 2016, Michel Manini avait exposé toute la complexité de la réalisation de cette série.
« D’abord, il fallait enregistrer les voix des comédiens. Puis on tournait avec la bande-son en play-back. Les caméras étaient juchées à plus de 1,70 m de haut, car les marionnettistes étaient debout, tenant les personnages à bout de bras », détaillait-il. « À cette époque, il n’y avait pas d’écran de contrôle. On ne pouvait visionner les scènes qu’une fois les pellicules développées, soit 48 heures après le tournage. Je réalisais environ une émission et demie par jour. Et une émission durait moins de quatre minutes. »
Né aux Sables d’Olonnes en 1937, Michel Manini était arrivé à Paris en 1957. Avant d’arriver aux commandes de Bonnes nuit les petits, il disait avoir réalisé « des maquettes pour le journal TV » puis des « génériques »
Mais c’est grâce à Nounours, Nicolas, et Pimprenelle que son nom ne sera jamais oublié.
Terrible agression hier après-midi à La Rochelle. Des CRS en renfort interceptent un contrevenant en trottinette. Sympas, ils ne veulent pas le verbaliser mais juste lui faire la remarque. L’individu se vexe et s’emporte, obligeant la #BAC à venir en appui. L’individu… pic.twitter.com/WgJ5K5qYcM
Une violente interpellation et une blessure impressionnante. Dimanche, à La Rochelle un cycliste a été arrêté par une équipe de CRS alors qu’il roulait avec des écouteurs.
Sur une vidéo diffusée sur les réseaux, on voit un policier en train de toucher le cycliste, alors qu’il veut procéder à une verbalisation. L’homme se débat en demandant que l’on ne le touche pas. S’ensuit une bagarre confuse où plusieurs fonctionnaires tentent de maîtriser le cycliste.
++ WEBTUBE : Vidéo intéressante pour comprendre le monde d’aujourd’hui. Comme toujours il n’existe pas d’un côté les bons et de l’autre côté les méchants… Ce serait trop facile. De Gaulle l’avait bien compris c’est pourquoi il ne faisait pas confiance aux américains.
Pour faire plier De Gaulle, voire carrément éliminer ce gêneur, les administrations américaines successives, à commencer par leurs bras armés, l’OSS (l’ancêtre de la CIA) puis la CIA, ont fait feu de tout bois. Des manipulations médiatiques les plus élaborées jusqu’aux financements clandestins des adversaires du Général, aucun coup tordu ne lui aura été épargné.
De tous les hôtes de la Maison-Blanche, un seul eut la clairvoyance de partager totalement ce point de vue : l’inclassable Richard Nixon qui, sur les conseils de De Gaulle, fit plus pour la paix du monde qu’aucun de ses prédécesseurs (accords sur le désarmement avec Moscou, retrait du Vietnam, reconnaissance de la Chine, etc.).
Grâce à des archives déclassifiées, mais aussi à des témoignages inexploités et nouveaux, il est désormais possible de raconter pour la première fois cette « guerre secrète de trente ans » qui, de 1940 à 1969, a opposé De Gaulle à la volonté de puissance des États-Unis. Alors qu’aux instants les plus cruciaux de la guerre froide, le soutien du Général resta toujours acquis à Washington, le Département d’État et la CIA ont tout mis en œuvre pour l’éliminer de la scène internationale.
++ WEBTUBE :La vérité est sans doute quelque part entre las annonces alarmistes du GIEC et les propos de Brian Catt. A suivre.
Interviewé par Richard Tice sur TalkTVle dimanche 14 août 2022, le physicien et ingénieur Brian Catt affirme que les gens « n’ont pas besoin de paniquer, ils devraient se calmer à vrai dire ! » face au changement climatique. Nous avons traduit la vidéo de TalkTV (voir vidéo ci-dessous).
Selon le physicien, l’Onu a falsifié l’histoire naturelle de la planète par des mythes car en réalité « la température monte et descend d’environ un degré à l’équateur et deux degrés aux pôles, tous les mille ans. Et c’est parfaitement normal. L’augmentation de la température n’est pas inhabituelle. C’est environ un degré par siècle. Et ça peut monter et descendre d’un degré ». Rappelant au passage que ce n’est pas de la météo dont se joue les politiques et journalistes pour justifier le réchauffement climatique, il s’agit ici d’une moyenne mondiale sur 30 ans.
D’après Brian Catt, les soi-disant experts utilisent des données falsifiées en entrée afin que cela colle avec les climato-menteurs du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) concernant l’attribution au CO2 de la responsabilité du réchauffement climatique pour permettre ainsi de culpabiliser les hommes et d’instaurer toutes sortes de taxes. « En réalité, il ne se passe rien ! Et il y a une très bonne raison à cela… c’est que l’effet de serre est en réalité minime, au regard des paramètres globaux de l’atmosphère… Il y a des facteurs qui sont bien plus importants. Comme le Soleil qui brille et la gravité qui attire l’atmosphère vers le sol. Ce sont toutes ces choses qui déterminent la température. Mais le contrôle vient des océans, des nuages. Les nuages contrôlent la stabilité du climat sur Terre. »
Une analyse qui rejoint celle du documentaire La grande arnaque du réchauffement climatique, « The Great Global Warming Swindle », qui remet également en question l’influence du CO2 sur le climat.
++ WEBTUBE : France TV, LCI, M6 et autres médias mainstream ne sont que des menteurs. Cnews sort tout juste du lot
Afin de démontrer la propagande russe en Afrique, le 10 août 2023 dans l’émission « Le Club Info », la journaliste de LCI, Magali Lunel, présente une vidéo en direct à l’antenne où elle qualifie la propagande russe de « poudrière » voulant manipuler les masses…
Alors que la journaliste commente les images en direct, un malaise surgit lorsque, dans son explication, elle révèle que la manipulation des masses implique la confection de drapeaux russes par les couturiers africains. La situation se complique fortement au moment où Magali Lunel constate que les images montrent en réalité des drapeaux français en cours de fabrication par des petites mains nigériennes.
Comment gérer au mieux cette situation délicate ? La journaliste réagit avec un rire jaune et rebondit en déclarant : « Ça n’a rien à voir, alors je n’ai rien dit. Revenons maintenant aux fausses informations qui ont circulé hier… ».
Pour résumer, lorsque Reuters fournit des images d’africains supposément en train de confectionner des drapeaux russes, LCI les diffuse dans le but de soutenir ce qui aurait dû être présenté comme la propagande du Kremlin en Afrique. Cependant, lorsqu’il s’avère que les drapeaux en question sont français, la chaîne passe rapidement à autre chose, évitant toute exploration concernant le financement ou les objectifs sous-jacents de cette opération.
Une fois de plus, le journalisme mainstream fait preuve de déshonneur et il était de notre devoir — bien que traités de complotistes par les journalistes du pouvoir — de rétablir la vérité.
++ WEBTUBE : Avec cette vidéo on se rend mieux compte de la barbarie de ces clandestins qui ne sont pas venus en France pour travailler mais pour piller et raquetter !
La violence capturée par les caméras de sécurité de la région qui relie Lecco et Milan: un groupe de jeunes étrangers a été arrêté après avoir agressé et volé un mineur.
Deux étrangers âgés de 22 et 25 ans ont été arrêtés par la police de Lecco pour vol qualifié, blessures graves et port illégal d’arme, après avoir agressé un homme à bord d’un train en le frappant avec une machette. (…) lui causant des blessures au visage (…) Le produit du vol, un téléphone portable et un sac à main, trouvés sur les deux étrangers, ont été restitués à la victime, soignée sur place par le personnel de santé. (…)
Après des enquêtes plus approfondies, il a été constaté que le gang de voleurs était composé d’un total de quatre individus. (…)
Il y a d’abord le ressenti : des lieux touristiques déserts, dans plusieurs régions de France, une facilité à trouver une location au dernier moment, des terrasses de restaurants à moitié désertes. Une impression corroborée par quelques articles dans la presse régionale rendant compte du désarroi des professionnels, comme ce loueur de bateaux de plaisance à Agen pour qui, « en août, c’est du jamais-vu ». Visiblement, l’affluence ne serait pas au rendez-vous de cet été 2023, en France.
Et puis voilà que les premiers bilans chiffrés tombent, et ils ne sont objectivement pas bons pour juillet. Ouest-France le dit pour La Baule et parle même de « bilan inquiétant », mais aussi pour la région des Pays de la Loire où il est « frustrant ». Ailleurs, ce sont les mêmes expressions qui reviennent : « en demi-teinte », « mitigé ». En Occitanie, le comité régional du tourisme et des loisirs a publié une note de conjoncture sur la fréquentation touristique dans la région pour le mois de mois de juillet 2023 qui enregistre bien une baisse de 2 % des nuitées. Mais pour Brice Sannac, président de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière des Pyrénées-Orientales, « la baisse générale dans le département est de l’ordre de 10 à 30 % ». Même son de cloche dans les deux grandes régions touristiques voisines : selon Laurent Barthélémy, représentant de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie en Nouvelle-Aquitaine, interrogé par Le Monde, « dans les Landes et sur certaines parties de la Côte d’Azur, on enregistrait, début juillet, des baisses de l’ordre de 20 % à 25 % en moyenne de l’activité des établissements côtiers ». Hôtellerie, restaurations, loisirs : tous les secteurs semblent touchés. Et ce sont les régions du Sud, pour lesquelles le tourisme est vital, qui sont les plus durement touchées, comme le souligne 20 Minutes. Une seule région semble faire exception, la Bretagne, et pourtant, là encore, le comité régional du tourisme déplore« des annulations et des séjours écourtés, notamment dans les hôtels et les campings » et que « les réservations de dernière minute n’ont pas eu lieu ».
Le bilan du gouvernement, lui, comme toujours, est gonflé d’autosatisfaction. Publié dès le 28 juillet, il multipliait les éléments de langage pour masquer des chiffres de juillet que l’on sait mauvais, pariant sur août et septembre, avec la Coupe du monde de rugby comme locomotive. Loin de partager cet optimisme un brin volontariste, Laurent Barthélémy, cité par 20 Minutes, est plus réaliste : « Août est toujours très bon. Mais ce qui est perdu est perdu, ça ne peut pas se rattraper. »
Quand il s’agit d’expliquer les raisons de cette désaffection, on retrouve le trio météo (canicule et refroidissement), inflation, changements d’habitude. Mais on cite très rarement, dans la presse, un quatrième motif qui a certainement éloigné les touristes : les émeutes. Comme si les touristes, étrangers et français, n’avaient pas assisté à ces journées de folie et reconsidéré leurs choix. RFI avait eu le courage, début juillet, de soulever le problème, en parlant de l’« image abîmée » de la France.
Loin de la communication idyllique du gouvernement, les professionnels de l’hôtellerie sont bien conscients de l’impact des émeutes. Pour Pascal Blaszczyk, vice-président régional de l’UMIH du Centre-Val de Loire, cité par France Bleu, « c’est la dégringolade avec la France mise sur les listes rouges par les tour-opérateurs avec les émeutes. Ils ont dissuadé les gens de venir en France. Et ça, ça nous a fait énormément de tort. »
La France émeutière d’Emmanuel Macron n’a pas été capable d’assurer la visite du roi d’Angleterre et a empêché le président de la République de se rendre en Allemagne. Elle inquiète aussi les touristes qui voient bien que la délinquance ne prend pas de vacances. À juste titre ou pas, cette inquiétude ? La question n’est pas là. C’est un nouveau signe de notre déclassement, même si le gouvernement, une fois de plus, regarde ailleurs.
“Tu ne feras pas ta loi en Corse. Soit tu le comprends, soit tu dégages”
Souvenez-vous de cette vidéo d’un jeune Corse, qui exprimait sa colère après les événements de Sisco, où une violente rixe entre Maghrébins et villageois, avait tourné à l’émeute sur une plage, en 2016.
Cette remarquable vidéo criante de vérité, qui a fait le tour du monde, n’a pas pris une ride. Elle exprime avec éclat deux réalités incontestables, que la bien-pensance tente désespérément de mettre sous le tapis, malgré le naufrage du “vivre-ensemble”.
– la difficile cohabitation pacifique entre musulmans et autres communautés
– le refus des Corses de se plier à tout communautarisme, au besoin par la force
“Ton communautarisme de merde, on ne l’acceptera pas”, assène l’auteur de la vidéo ci-dessus. “Soit tu le comprends, soit tu dégages”.
Et il est vrai qu’on ne verra jamais en Corse une rue bloquée pour la prière du vendredi, ou des burkinis dans les piscines municipales. On n’y verra jamais de viol en tournante, car les agresseurs s’attaquant à une jeune Corse subiraient des représailles sans le moindre état d’âme. Tout immigré sait cela. La Corse, ce n’est pas le continent et la justice rendue n’y est pas la même. Ou bien les malfrats sont condamnés, ou bien les Corses se font justice eux-mêmes.
Certains le déplorent, mais le fait est que c’est en Corse qu’on se sent le plus en sécurité. C’est l’assurance de l’impunité qui fait les criminels.
Mais quelle que soit son origine, celle des juges ou celle du peuple, il y a toujours une réponse pénale en Corse. Le simple rappel à la loi pour un criminel, cela n’existe pas sur l’île.
Si je reviens sur cette affaire de Sisco, qui avait fait beaucoup de bruit à l’époque, c’est parce qu’un jeune Corse de 27 ans vient d’être agressé de 7 coups de couteau à Calvi et se retrouve dans un état grave. Réaction de la population :
Plusieurs dizaines de personnes cagoulées ont incendié le véhicule et saccagé la maison du principal suspect, en taguant sur les murs “Arabi fora”.
On ne connait pas encore les circonstances exactes de l’agression, mais deux suspects, Abdel Boucha et Illyas Semia, sont en garde à vue pour tentative d’homicide volontaire. Joint par téléphone, l’auteur des coups de couteau ne regrette rien, si ce n’est que sa victime soit vivante. Pour beaucoup de Calvais, c’est bien entendu la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et enclenché les représailles.
Ce qui est notable dans cette nouvelle affaire, c’est que la population corse ne reste jamais indifférente à l’agression de l’un des siens et n’hésite pas à se faire justice elle-même, ou du moins à manifester ouvertement aux juges ce qu’elle attend d’eux : une vraie justice qui sanctionne les criminels et non pas la justice du Mur des cons qui sévit sur le continent et fait le bonheur des malfrats.
Si la France est le pays le plus dangereux d’Europe, la Corse reste de loin la région la plus sûre de notre pays.
Chacun en tirera ses conclusions, mais cette sécurité qui règne sur l’Île de Beauté, nous la devons avant tout au peuple corse qui ne courbe jamais l’échine et entend se faire respecter.
Quand la justice démissionne et transforme par son laxisme la France en coupe- gorge, on comprend que les Corses n’aient aucunement l’intention de baisser pavillon devant les criminels.
Oui, bravo les Corses, qui font face avec courage à la criminelle défaillance de l’État.
++ WEBTUBE :Pourquoi ne pas taper aussi sur Johnny Hallyday ? enfin tout ce qui concerne la France du passé qui est devenue aux yeux de certains ringard et surtout de droite.
Certains lecteurs de BV ne connaissent peut-être pas Juliette Armanet, et c’est objectivement dommage, soit dit sans ironie. C’est une des chanteuses contemporaines les plus talentueuses du paysage musical français. Elle a une voix juste et pure, avec un grain immédiatement reconnaissable et une manière d’articuler que l’on peut trouver précieuse -ou élégante, c’est selon. Elle compose elle-même ses chansons (paroles et musique), avec des progressions harmoniques parfois volontairement kitsch, parfois bien trouvées, et des textes intelligents. On la compare parfois à Véronique Sanson, pour qui elle confesse son admiration, et avec qui elle a enregistré une mémorable version d’Une nuit sur mon épaule.
Interrogée par la télévision belge francophone RTBF, la chanteuse a répondu à une question plutôt rigolote, quoique pas posée dans un français très rigoureusement construit : « C’est quoi les trois titres où si tu rentres dans une pièce et il y a ça dans la soirée, c’est un non, tu rentres pas ? » En français classique : « Quels sont les trois titres qui t’empêcheraient (mieux : « qui vous empêcheraient », mais on ne va pas chipoter) d’entrer dans une soirée si tu les entendais ? » Réponse de Juliette Armanet : « Trois fois les Lacs du Connemara ». Et de préciser : « C’est une chanson qui me dégoûte profondément ». Invitée par le présentateur à affiner un propos un petit peu sommaire (on en conviendra), elle explique que c’est le côté « scout » et « sectaire » du tube de Sardou qui la révulse à ce point. Son intervieweur, lui, est sur un autre registre. Il ne comprend pas où elle veut en venir. Lui pense au côté « on se prend tous par les bras » d’une chanson qui « pue la transpi ». Il n’y est pas tout à fait : Juliette Armanet est dans le combat esthético-politique (n’est-ce pas tout un ?). Outre le côté scout et sectaire, elle trouve la musique « immonde » et conclut, « et c’est de droite. Y a rien qui va ».
Que dire ? La chanson de Sardou n’a rien de scout. Elle parle de catholicisme, c’est sûr, mais après tout quand on évoque l’histoire de l’Irlande, ce n’est pas complètement débile. Juliette Armanet hait-elle le scoutisme ? C’est possible, mais elle est hors sujet dans ce cas précis. Sectaire ? Si on parle de musique, alors oui, c’est plutôt une chanson occidentale, mais les chansons de Juliette Armanet elles-mêmes sont construites avec le clavier tempéré de la musique occidentale. Elle ne sont ni pentatoniques ni modulées en quarts de ton. La chanteuse fait simplement de la bonne pop, un peu années 80, avec des orchestrations vitaminées d’aujourd’hui, ou des ballades classiques. Pas de quoi la ramener. Immonde ? Merci pour le poème symphonique de Paul Dukas (« l’Apprenti Sorcier », inspiré d’un poème de Goethe, composé en 1897), popularisé par le personnage de Mickey dans Fantasia, morceau auquel la musique de Jacques Revaux emprunte de larges mesures. Ces allers-retours entre classique et variété sont courants par ailleurs (voir Gainsbourg avec le refrain d’ « Initials BB » volé à la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak), mais apparemment ce n’est pas encore assez bien.
En fait, la clé est à la fin, comme les pointes des sonnets classiques. « C’est de droite. Y a rien qui va » : ça veut dire que la musique ne lui plaît pas et que les paroles lui semblent poussiéreuses, traditionnelles, vieille France (tout ça pouvant sans doute être résumé par l’adjectif « scout ») – mais surtout, que tout ça est au service d’une idéologie horrible. Pensez donc, la droite. C’est ça, le fond du problème. Il y a des chansons très à droite chez Sardou (« Je suis pour » par exemple), mais Les Lacs du Connemara, c’est simplement la musique des fins de soirée de la France périphérique, quand « ça pue la transpi » comme dit le « journaliste ». C’est la BO de la France qui bosse, qui galère, qui pue sous les bras, qui a des tatouages bleus et qui écoute Michel Sardou dans la salle des fêtes en terminant les cubis. Des « fachos », des « beaufs », qui voient leur pays leur échapper et leurs élites les mépriser, des gros « ploucs » qui écoutent de la musique de droite. Quelques heures plus tôt, entre les spots bleus et rouges et le carrelage déjà poisseux, on a mis « Les démons de minuit », et tout le monde a posé la question « Qui ça ? Qui ça ? » en criant. Tout le monde a un petit coup dans les carreaux. On se « prend par les bras », comme dit – encore – le présentateur belge, et on braille un peu. Eh ouais, Juliette, elle est comme ça la France, depuis les fêtes de village du XIIème siècle jusqu’aux boîtes de nuit de campagne de 2023 (nom typique : Le Saphir, à ne pas confondre avec Le Balto, qui est plutôt un nom de bar-tabac).
La lourde, méchante et grasse moquerie à l’encontre de ce que les urbains appellent les « beaufs » date des années 80 et 90. Dupont Lajoie, les Deschiens, sont devenus la culture dominante. On se moque très méchamment et très injustement de la vulgarité ordinaire des gens qui, depuis 1500 ans, ont bâti la France de leurs mains. Alors oui, ils parlent fort, ils sont mal fringués, ils votent à droite et ils écoutent Sardou ; ils n’ont pas, comme l’interlocuteur de Juliette Armanet, un IMC de xylophoniste, une allergie à la « transpi » et un cheveu sur la langue ; ils n’ont pas, comme la chanteuse elle-même, ce visage régulier et cette certitude diaphane, savamment négligée, des gens à qui l’existence n’a fait que des cadeaux. Ils sont le visage de la France. Ils méritent notre respect et notre tendresse. Sardou le sait bien d’ailleurs.
Détester les Lacs du Connemara, pour des raisons qui semblent relever du plus méprisable snobisme, est très décevant de la part de Juliette Armanet, qui doit probablement vomir une partie de son propre public. Décevant mais, au fond, pas tellement surprenant. Le temps n’est pas si loin où Jacques Brel, Charles Aznavour ou même Johnny rassemblaient les classes sociales. Dans le domaine de la chanson française comme ailleurs, il y a une archipellisation. De là à montrer un tel mépris…