. Le pianiste derrière la vedette

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#webtube : Accompagnateur de Sylvie Vartan, de Barbara, de Michel Sardou, de Serge Lama, de Michel Delpech, de Charles Aznavour ou encore d’Édouard Baer, le pianiste, arrangeur et chef d’orchestre Gérard Daguerre raconte, avec la complicité de Laurence Caracalla aux éditions de la Table Ronde, ses rencontres musicales au cours d’une riche vie professionnelle, entre séances d’enregistrement tard dans la nuit et tournées mondiales harassantes

Un livre de souvenirs recuits ? Un règlement de comptes nauséabond ? L’envers du show-business dévoilé ? Les monstres de la variété française, leurs turpitudes et leurs travers égocentriques, donnés en pâture au voyeurisme des lecteurs ? Enfin, la vérité que l’on vous cachait ? Vous faites fausse route.

Un bosseur

La maison Daguerre ne pratique pas la délation. L’amertume et la rancœur ne font pas partie de son vocabulaire. Gérard Daguerre, Basque tombé dès le plus jeune âge dans la marmite du Conservatoire de Bayonne, a l’élégance des honnêtes hommes qui ont pratiqué la musique comme un art et aussi comme une forme de compagnonnage. Au long cours. Dans l’intimité des artistes. Un pas, juste derrière. À portée de regard. Sous la bonne étoile des frères Boniface, au pays du rugby et du piment d’Espelette, le petit Gérard avec son grand frère Henri, le consciencieux et le fêtard, deux tempéraments si différents, ne perdront pas leur temps sur les bancs de l’école publique. À quinze ans, au temps des parquets où les stars s’appelaient Jo Privat ou Aimable, Gérard va faire ses gammes sur scène. Il apprend vite le métier au Casino d’Hossegor et fait la rencontre d’un monde à part, celui des gens qui chantent devant un public, dans la fièvre et les applaudissements, dans les doutes et l’excitation d’un soir.

A lire aussi, du même auteur: La millième!

Talentueux, intuitif, bosseur, avec cette soif de comprendre l’alchimie musicale et de se perfectionner, il monte à Paris tenter sa chance dans les studios d’enregistrement. La plus difficile des écoles d’apprentissage. Il deviendra vite l’un des pianistes les plus demandés pour son aisance à se couler dans l’identité de chaque artiste et à leur apporter la confiance nécessaire. Avec Gérard à leurs côtés, les vedettes sont sereines. Elles peuvent enfin se lâcher, se concentrer sur leur voix. Gérard s’assure de la solidité musicale des murs porteurs. Dans Avec calme & amour, Gérard Daguerre, aucunement professeur de morale ou vieux con du métier relatant ses succès, répond aux questions de Laurence Caraccalla, accoucheuse délicate qui réactive la mémoire. L’homme est posé, un brin taiseux, ne se mettant jamais en avant. Il n’est animé d’aucun ressentiment. Il préfère se souvenir du meilleur. Il ne s’appesantit pas sur les petites crasses inhérentes à chaque profession. Sa carrière parle pour lui. Il aura été de toutes les aventures. Il a dirigé l’orchestre de Champs-Elysées (en direct), l’émission phare de Michel Drucker. Il a été directeur musical de l’Opéra-Comique sous la férule tourbillonnante et bouillonnante de Jérôme Savary. Il est intervenu plus d’une fois comme un « spin-doctor » à la manière d’un Claude Sautet qui venait rafistoler des histoires de cinéma bancales.

Communion

Pour Gérard, la musique n’est pas une simple distraction, un divertissement du week-end, c’est une manière d’entrer en communion avec un chanteur. Un bon accompagnateur doit aimer son artiste. Dans ce recueil sincère et touchant, Gérard parle des vedettes, il les évoque non pour se faire mousser ou pour les tacler, il a été si longtemps leur pilier, leur point fixe. Un bon accompagnateur doit assimiler la partition et être au diapason de sa star, dans son tempo, ni trop en avance, ni trop en retard, Gérard a cette virtuosité-là de se couler dans les mots des autres. Parmi les nombreuses vedettes, il garde un attachement de jeunesse à Sylvie Vartan, une taulière frondeuse, il se souvient notamment d’une tournée au Japon où le public était en transe. Gérard loue la rigueur d’un Aznavour ou d’une Régine, la générosité d’un Lavilliers, la fidélité d’un Serge Lama, toute une époque, Sardou, Mort Shuman, Annabel l’épouse de Bernard Buffet, l’immense Diane Dufresne sa confidente ou plus récemment le charme d’Édouard Baer qui lui a écrit une jolie préface, mais aussi de la volcanique Linda de Suza ou de la grande Patachou. Mais, dans son cœur, Barbara tient une place à part. C’est assurément sa plus belle histoire d’amour musicale. Dans ces pages, Depardieu n’est pas loin. « Au-delà des paroles – je ne vais pas dire ici à quel point les textes de Barbara sont magnifiques, c’est l’interprétation qui me subjuguait. Je n’avais jamais entendu autant de subtilités. Comment peut-on se lasser d’accompagner une telle artiste ? » écrit-il.


Avec calme & amour – Gérard Daguerre – La Table Ronde 192 pages

Thomas Morales, dans Causeur

. Star Wars : tout savoir sur la genèse d’une saga ayant traversé les décennies

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#webtube : Et voilà que le dixième Star Wars arrive sur nos écrans. Le titre de ce nouvel épisode ? The Mandalorian and Grogu. Et voilà que le dixième Star Wars arrive sur nos écrans, en faisant évidemment l’impasse sur les séries télévisées et autres spin off (comme on dit à Hollywood) consacrés aux personnages annexes de l’épopée qui nous occupe. Le titre de ce nouvel épisode attendu par des dizaines de millions de fans ? The Mandalorian and Grogu.

Le petit plus commercial ? La présence de la belle Sigourney Weaver, la fille pas commode d’une autre saga, celle d’Alien, lancée par Ridley Scott en 1979 et magnifiée sept ans plus tard par James Cameron, avec le très musclé Aliens, le retour. Joli coup de marketing. Mais La Guerre des étoiles n’était-il pas aussi qu’un grandiose coup… de marketing, lors de sa sortie en 1977 ? Voilà qui peut se discuter. Discutons-en donc.

Les sales gosses du Nouvel Hollywood…

À l’époque, George Lucas, tout comme ses amis Steven Spielberg et Francis Ford Coppola, sont les figures de proue de ce que l’on nomme alors le Nouvel Hollywood ; soit de jeunes cinéastes qui, inspirés par la Nouvelle Vague française, entendent mettre fin au système des grands studios déjà moribonds. Auteurs ils se veulent, et n’entendent pas se plier aux diktats des producteurs. Ils ont de l’ambition à revendre ; un peu d’arrogance, aussi. Il est vrai que les débuts sont prometteurs : avec Le Parrain (1972), Coppola devient le roi de la Cité des anges. C’est moins vrai pour un Steven Spielberg s’étant fait la main sur le premier épisode de la série ColumboLe Livre témoin, en 1971. L’année suivante, ce sera ensuite un téléfilm, Duel. Puis, en 1975, la déflagration mondiale des Dents de la mer. Quant aux débuts de George Lucas, ils sont moins probants. En 1971, THX 1138, dystopie tournée en noir et blanc sur le totalitarisme à venir, recueille certes les faveurs de la critique, ayant même les honneurs de la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes, mais ne trouve pas son public.

Enfin, un film d’auteur qui rapporte de l’argent…

Pour American Graffiti, sorti deux ans plus tard, ce sera le contraire : avec seulement 777.000 dollars de budget, il accumule 115 millions de dollars de recette. Le succès est tel qu’il lance Happy Days, la série télévisée à succès qu’on sait. George Lucas réussit son pari : faire un film d’auteur qui rapporte de l’argent. Soit le rêve inavoué de tous les auteurs. Ce qui ne lui interdit pas d’avoir de la tendresse pour d’autres confrères, tout aussi auteurs mais moins dans le vent, ceux de la série B, dont le producteur Roger Corman demeure l’exemple emblématique. Roger Corman, qui a lancé des metteurs en scène tels que James Cameron, Ron Howard et le même Coppola, a également rendu célèbres des acteurs dont le plus fameux demeure Jack Nicholson. Corman était le spécialiste du petit film d’horreur à tout petit budget. En ce sens, Les Dents de la mer s’inscrit dans cette lignée – un surcroit de billets verts en plus.

C’est donc pénétré de cette culture que George Lucas pense à son nouveau film, un space opera, bercé qu’il a été durant son enfance par des serials – les feuilletons d’alors – tels que Flash Gordon. Mais les droits de ce personnage de bande dessinée sont bien trop chers pour lui. Il lui faut donc trouver quelque chose de plus économique. Ce sera Star Wars.

À ce sujet — Mort de Roger Corman : tout ce que Hollywood doit à ce passeur…

Interrogé par nos confrères de Mad Movies, en janvier 2020, George Lucas nous en dit plus : « Enfant, je lisais beaucoup de science-fiction. Pas celle, technique, d’Isaac Asimov, mais celle d’Harry Harrison, plus aventureuse, épique. La Guerre des étoiles est aussi née de l’influence de ses romans, et de bien d’autres, de même que du western, des films de samouraïs. J’ai tout mêlé, agrégé. » Pour autant, ses lectures d’enfance ne lui font pas oublier ses années passées à UCLA, prestigieuse université californienne sur les bancs de laquelle il a étudié ses augustes prédécesseurs, dont le maître japonais Akira Kurosawa et l’une de ses œuvres majeures, La Forteresse cachée (1958). Toujours selon la même source, il reconnait : « Ce n’est pas tant que j’y trouvé l’essence de mon scénario, mais La Forteresse cachée m’a donné l’idée de raconter l’histoire du point de vue de deux personnages secondaires » ; R2D2 et C3PO, les deux droïdes, depuis, entrés dans la légende du septième art.

Du syncrétisme religieux…

La force de Star Wars, si l’on peut dire en la circonstance, consiste encore à son arrière-plan religieux. Cette fameuse « force » lui vient de la lecture de Carlos Castaneda, l’écrivain ésotérique le plus en vogue, dans les années soixante, que Lucas a évidemment dévoré. D’où ce panthéisme syncrétique propre à ne froisser personne. Dans Mad Movies, Lucas précise encore : « La force distille toutes les religions pour n’en tirer qu’un seul concept basique. Le fait qu’il y ait un dieu, un pouvoir suprême, quelque chose qui contrôle notre destin ou qui œuvre pour le Bien comme le Mal, a toujours été fondamental, dans l’histoire de l’humanité, dans toutes les civilisations. » Emballé, c’est pesé !

Ensuite, contrairement à une idée trop communément reçue, Star Wars ne bénéficie que d’un budget des plus modestes. La 20th Century Fox n’y croit guère et ne sort le film que dans… trente-sept salles, histoire de ne pas trop faire d’ombre au Cours après moi, shérif, sombre bouse signée Hal Needham. Quel flair ! Au bout de quelques jours, les files d’attente s’allongent. Le bouche-à-oreille est foudroyant. On préfère dormir sur le trottoir pour être sûr de ne pas manquer la séance du matin. Un phénomène est né. Le triomphe est tel que George Lucas a les moyens de financer, seul, la suite, L’Empire contre-attaque. Se croyant une fois de plus maligne, la Fox lui abandonne l’intégralité des droits dérivés, soit ceux de ces jouets qui ne vont pas tarder à submerger la planète.

En quelque sorte, notre homme signe là la fin du Nouvel Hollywood, abandonnant ses rêves d’antan. Il est devenu un entrepreneur capitaliste comme les autres. George Lucas supervise, ensuite, deux autres trilogies, avant de vendre son empire à celui de Walt Disney pour quelques milliards de dollars.

Côté public, on continue d’aller voir chaque nouvel épisode de la série ; un peu comme on va voir les James Bond, tout en sachant que l’agent 007 n’est plus exactement ce qu’il a été. Ainsi va le monde, même celui des étoiles.

Nicolas Gauthier, dans BV

. Après la visite de Trump en Chine, le « coup de massue » américain à l’Iran ?

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#webtube : Y a-t-il eu un pacte faustien entre Donald Trump et son homologue chinois sur les questions de Taïwan et de l’Iran ? La visite du président Trump en Chine n’a apparemment rien apporté aux Américains de ce qu’ils en attendaient pour une quelconque résolution de la crise du Golfe. Bref, les Chinois ne se sont pas joints à eux pour faire pression sur le gouvernement des Gardiens de la révolution afin que ces derniers abandonnent, notamment, leur harcèlement des navires commerciaux sur le détroit d’Ormuz.

Le « piège de Thucydide » des Américains à Taïwan

Les entretiens sino-américains commencèrent par une menace du président Xi Jinping à son homologue américain, faisant référence à l’essai du professeur Graham Allison sur le risque mortel de guerre d’une puissance dominante contre la principale puissance émergente. L’idée en est que les États-Unis et la Chine se dirigent vers un conflit armé dont ils ne veulent pourtant ni l’un ni l’autre. Le président chinois évoque ce risque de manière très claire devant son homologue américain en précisant, concernant Taïwan : « La Chine et les États-Unis ont tout à gagner d’une coopération et tout à perdre d’une confrontation. Nous devrions être des partenaires, et non des rivaux. Nous devrions nous aider mutuellement à réussir et à prospérer ensemble. » Cette mise dans l’ambiance diplomatique ne concernait pas l’Iran mais Taïwan, ce qui aurait tendance, aussi, à prouver que la diplomatie chinoise serait prête à tolérer, sans pour autant l’approuver, une opération militaire des Américains en Iran. Toutefois, l’essentiel serait pour eux de recouvrer cette « terre irrédente » de Formose dont la victoire de 1949 n’avait pu leur assurer la possession.

Le président Trump a expliqué plus tard aux journalistes qu’il aurait beaucoup discuté avec le président Xi Jinping sur Taïwan « sans prendre d’engagement ni dans un sens ni dans l’autre ». Les historiens trancheront dans les décennies à venir, une fois que les archives américaines auront été déclassifiées… En attendant, on pourrait penser à un pacte faustien du président américain avec son homologue chinois sur le thème : « Je t’échange le droit de poursuivre la guerre en Iran contre celui d’étendre mon influence sur Taïwan sans que cette dernière ne déclare son indépendance et sans que tu continues à l’aider militairement. » Ainsi, on apprenait, justement, que le président Trump « mettait en garde Taïwan contre toute proclamation d’indépendance ».

L’opération « Massue » en préparation

Alors que les négociations se poursuivaient entre les deux présidents, les médias militaires américains ont évoqué une opération « Massue » (Sledgehammer, en anglais) qui ferait suite à l’opération « Furie épique » du 28 février dernier. Cette opération déclencherait des frappes ciblées plus violentes et plus précises ayant pour but de faire revenir les Iraniens à la table des négociations avec des idées plus conformes aux objectifs des Américains et des Israéliens. Toujours les mêmes : l’abandon d’un quelconque programme de développement nucléaire militaire, l’arrêt de la fabrication de missiles balistiques et la fin du soutien aux groupes terroristes de la région. Cette reprise des opérations militaires se ferait en cas d’échec du cessez-le-feu actuel. Les Israéliens, qui poursuivent leurs frappes sur le Liban, se déclarent prêts à reprendre des opérations aériennes contre les infrastructures sensibles du gouvernement iranien dès que les Américains leur auront donné leur feu vert et assuré de leur soutien logistique, notamment en termes de ravitaillement aérien et de munitions.

Qui croire, sur cette reprise des opérations aériennes ? Sinon, peut-être, méditer sur l’autre opération « Sledgehammer » prévue par l’US Air Force de 1942 sur la région de Cherbourg et qui devait tout éliminer en vue d’un possible débarquement allié en 1942 dans la presqu’île du Cotentin. Elle n’eut finalement pas lieu, les Britanniques ayant estimé que la situation n’était pas mûre pour un débarquement en Normandie. De même aujourd’hui ou demain, comme il l’avait fait le 28 février dernier, le Mossad pourra juger de la situation en Iran comme étant mûre pour de nouvelle frappes, avec une chance ou non de faire tomber le gouvernement des Gardiens de la révolution.

Pendant ce temps, Jean-Noël Barrot rêve de Macédoine…

Alors que le détroit d’Ormuz n’est toujours pas rouvert et que les Iraniens s’emparent ou coulent même des navires commerciaux, certains Européens commenceraient à vouloir se plier aux règles de péage fixées par les autorités iraniennes en vue de faire sortir du détroit des navires, notamment pétroliers. C’est ce que déclarent, du moins, les autorités iraniennes. Alors, s’il est vrai que « cette guerre n’est pas notre guerre », les Européens et la coalition des cinquante nations autour du projet de rétablir la circulation maritime sur le détroit d’Ormuz, en lien à la fois avec les autorités iraniennes et américaines, a pour l’instant du mal à voir le jour. Mais Jean-Noël Barrot rêve d’une Europe devenue « macédonienne » et, ainsi, « sortir par le haut du piège de Thucydide »… On ne peut que vouloir rêver avec lui, mais ce serait aussi oublier que l’empire de Philippe a commencé avec la victoire de Chéronée en 338 av. J.-C. contre une coalition de cités grecques menée par Athènes et Thèbes et que le grand Alexandre a lui-même forgé son empire jusqu’à l’Indus au terme d’une épopée sillonnée d’une quinzaine de batailles et de sièges victorieux, dont celle de Gaugamèles, sept ans après Chéronée, qui lui offrait la totalité de l’Empire perse. C’est oublier un peu vite que les empires terrestres se sont d’abord forgés « au fil de l’épée ». Il ne suffit pas d’être fort pour être craint, mais aussi – et surtout – de le prouver. C’est ce que referont, tôt ou tard, les Américains et leurs alliés israéliens au Moyen-Orient.

Vincent Arbarétier, dans BV



. La chanson du jour, James – Getting Away With It

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Il y a des chansons qui ont le don rare de vous faire danser tout en vous serrant un peu le cœur. « Getting Away With It (All Messed Up) » du groupe britannique James fait indéniablement partie de cette catégorie. Sorti en 2001 sur l’album Pleased to Meet You, ce morceau est un chef-d’œuvre de la pop indé anglaise. Tim Booth y chante la vulnérabilité, les erreurs de parcours et cette étrange capacité humaine à s’en sortir (« getting away with it ») même quand tout est un peu bancal (« all messed up »). Une célébration de la résilience, en somme !

#webtube : There are songs that have the rare gift of making you dance while also tugging at your heartstrings. « Getting Away With It (All Messed Up) » by the British band James undeniably belongs to this category. Released in 2001 on the album Pleased to Meet You, this track is a masterpiece of British indie pop. Tim Booth sings about vulnerability, missteps, and that strange human ability to pull through (« getting away with it ») even when everything is a bit messed up (« all messed up »). A celebration of resilience, in short!

Source : Youtube – Virgin Radio UK



. Road trip d’un jeune américain, suite : A Realistic Boring Day of Truck Life.

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#webtube : Oubliez les couchers de soleil parfaits et les cafés esthétiques face à la mer. Aujourd’hui, on embarque avec Saucy Seth pour une immersion brute dans son road trip en van. Au programme : de la route, de l’attente, des petits espaces et la vraie routine des journées où il ne se passe pas grand-mesure. Attachez votre ceinture, bienvenue dans la réalité d’un ‘Boring Day’ en van life.

Source : Youtube – Saucy Seth

. Les médias et le gouvernement adorent la peur

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Pierre Boisguilbert analyse la mécanique de la peur entretenue par les médias et relayée par le pouvoir politique. À travers plusieurs exemples, il décrit une boucle anxiogène où l’audience, la communication gouvernementale et le contrôle de l’opinion se renforcent mutuellement.

Ligne éditoriale médiatique : l’audience par la peur

Ce qui guide l’information, notamment dans les chaînes concurrentes d’information en continu, c’est l’audience. C’est peut-être même le seul critère encore supérieur à l’idéologie. Le rêve absolu, c’est un auditoire captif, scotché devant l’écran. Le meilleur moyen d’y parvenir, c’est d’installer la peur. Quand on a peur, on est dans l’attente permanente de nouvelles et d’analyses.

Il y a bien sûr la guerre. C’est le pari de LCI et de BFM pour contrer CNews, davantage positionnée sur un créneau de peurs domestiques plus concrètes. Cela fonctionne relativement bien dans une approche très orientée qui transforme ces chaînes, par détestation de Trump et de son Amérique, en petits télégraphistes de Téhéran et de la propagande des ayatollahs, sans véritable recul ni esprit critique. Mais tout passe ; il faut donc du nouveau.

Cette année, on le notera, la canicule précoce annonçant la fin du monde par le changement climatique tarde à venir. Heureusement, l’hantavirus est arrivé. On restera très prudent sur l’évolution de ce virus. Mais une chose est sûre : les médias, eux, n’ont pas muté. Ils recommencent, comme pendant le Covid, en espérant le pire.

Qu’ils espèrent le pire, c’est une évidence, et ils le font pour faire peur et capter de l’audience. Ils le font dans le choix des informations, privilégiant systématiquement ce qui peut inquiéter. D’ailleurs, toutes chaînes confondues cette fois, ils posent la question : « Faut-il s’inquiéter ? » Et l’on connaît déjà la réponse qu’ils souhaitent.

Cela se voit dans le comportement des journalistes quand un spécialiste invité sur un plateau se veut rassurant. Les visages se ferment, les questions deviennent inquisitrices, comme face à un vulgaire élu du RN. Les spécialistes, eux aussi, ne mutent pas et semblent constituer une espèce non évolutive, coincée entre des certitudes péremptoires et des contradictions déstabilisantes. « Ce n’est pas le Covid, mais cela pourrait l’être, et en pire, chers téléspectateurs ; restez à l’écoute, votre avenir en dépend. »

Le gouvernement aussi utilise la peur

Cette course à la peur collective est alimentée par le gouvernement. Ce dernier ne cesse de multiplier les interventions dans des séquences censées rassurer par la transparence de leur communication, mais qui débouchent sur le résultat inverse.

Ainsi, les Français ont découvert qu’ils avaient une ministre de la Santé. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a tenu, mardi 12 mai, au ministère de la Santé, une grande conférence de presse pour répondre aux nombreuses interrogations liées à l’hantavirus, rappelle sobrement CNews. Accompagné de plusieurs médecins et spécialistes, le gouvernement a ainsi cherché à répondre aux inconnues d’une contamination en cours, après que plusieurs personnes sont mortes infectées par un hantavirus de type Andes, transmissible entre humains, parti d’un foyer identifié sur un bateau de croisière, le « MV Hondius ».

Qu’est-ce qui justifie cette montée spectaculaire — et donc anxiogène — du gouvernement Lecornu ? La peur, bien sûr. Peur d’être démenti par les faits, peur de poursuites judiciaires.

Le Monde s’est plongé, le 16 octobre 2025, dans les 1 482 pages de l’arrêt rendu le 7 juillet par la commission d’instruction de la Cour de justice de la République. Au-delà du non-lieu prononcé en faveur d’Agnès Buzyn, d’Édouard Philippe et d’Olivier Véran, ce texte, appelé à faire date, relève de graves manquements.

Voilà un document bâti pour l’histoire. Rendu en catimini le 7 juillet, au terme de cinq ans d’investigations, l’arrêt de la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) pose un regard cru sur la manière dont l’exécutif — en l’occurrence un Premier ministre, Édouard Philippe, et deux ministres de la Santé, Agnès Buzyn puis Olivier Véran — a géré la crise liée au Covid-19 entre janvier et juillet 2020, période visée par l’enquête.

Long de 1 482 pages, cet arrêt de non-lieu général, dont Le Monde révèle le contenu, s’apparente en réalité à un impitoyable réquisitoire. Il pourrait aussi faire office de salutaire rappel à l’ordre.

Ce n’est pas bon pour le gouvernement ni pour le candidat à la présidence Édouard Philippe. Le candidat des médias est fragilisé par un passé peu glorieux. Stéphanie Rist, elle, a peur de devenir une nouvelle Buzyn.

Cette peur de l’exécutif — président exclu, pour le moment — alimente la stratégie de l’audience médiatique. La boucle est bouclée : les médias renforcent objectivement le système dont ils sont majoritairement les courroies de transmission, comme lors de la guerre du Golfe.

Un peuple qui a peur ne se révolte pas et hésite devant des votes de rupture. La peur est l’ultime espoir et la pensée unique d’un régime aux abois. Ce qui l’inquiète, c’est la mutation de l’opinion publique. Ce qu’il recherche, ce n’est pas un vaccin contre l’hantavirus, mais un confinement de la pensée critique.

Pierre Boisguilbert, Polémia

. Iran, pétrole, crise économique : la France vers le choc ? – J-P Tanguy dans Le Samedi Politique

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Depuis le déclenchement des frappes contre l’Iran, les prix du carburant pèsent de plus en plus lourd sur le budget des Français qui subissent déjà l’inflation et l’explosion des prix de l’électricité. Artisans, agriculteurs, habitants des zones rurales : qui va payer la facture ? Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, membre du bureau national du Rassemblement National et spécialiste des questions économiques et industrielles, revient sur les racines de la crise énergétique en France, aussi bien sur les questions pétrolières et sur les prix de l’essence et du gazole, que sur le nucléaire français progressivement affaibli sous l’effet des politiques européennes en faveur des énergies alternatives et de la « transition écologique ». Une situation qui pèse non seulement sur les ménages mais aussi sur les entreprises françaises et tout le tissu économique du pays.

❓Les questions autour de la réouverture du détroit d’Ormuz, mais aussi du conflit entre Israël et le Liban seront également évoquées, au regard du déclin de la diplomatie française qui a perdu toute influence réelle sur la scène internationale. Nous revenons aussi sur la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping en Chine, démonstration que les adversaires doivent se parler et se rencontrer, loin des anathèmes idéologiques largement pratiqués par l’Union européenne. 🗳Autant de défis qui s’annoncent pour les temps à venir, à moins d’un an du second tour de la présidentielle, une élection pour laquelle le RN reste encore dans l’expectative jusqu’à juillet, date à laquelle Marine Le Pen saura si elle peut être candidate ou céder sa place à Jordan Bardella.

Source : Youtube – Chaîne officielle TVL

. Œufs : pourquoi les consommer régulièrement est l’un des meilleurs gestes pour votre santé

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : L’œuf a longtemps souffert d’une mauvaise réputation. Pendant des décennies, médecins et autorités sanitaires américaines ont mis en garde contre sa supposée capacité à élever le taux de cholestérol sanguin et à favoriser les maladies cardiovasculaires. Résultat : des générations entières de Français et d’Occidentaux se sont privées de cet aliment au profit de céréales industrielles transformées ou de produits laitiers allégés, dans la croyance qu’ils faisaient là un geste favorable à leur santé. Or, les recherches scientifiques accumulées au cours de la dernière décennie ont profondément remis en cause cette doctrine. Un récent panorama des études disponibles, relayé par plusieurs naturopathes et médecins nutritionnistes, confirme aujourd’hui que l’œuf compte parmi les aliments les plus complets et les plus bénéfiques de la nature — sous réserve de quelques précautions de bon sens sur sa qualité et son mode de cuisson.

Un concentré exceptionnel de nutriments

Un œuf de taille moyenne fournit environ 60 calories10 % des besoins quotidiens en protéines d’un adulte, et tout un spectre de micronutriments difficile à égaler dans d’autres aliments naturels. Vitamines liposolubles (A, D, E, K), vitamines du groupe B, calcium, potassium, phosphore, mais aussi oligo-éléments essentiels comme le sélénium, le zinc, le cuivre, le magnésium et le fer : la liste est longue. Manger deux œufs par jour permet de couvrir jusqu’à 30 % des besoins quotidiens en vitamines A, D, E et B. Un gros œuf apporte environ six grammes de protéines, soit 12 % des besoins journaliers d’un adulte.

C’est précisément cette densité nutritionnelle qui fait dire à la naturopathe américaine Laurie White, citée par The Epoch Times, que l’œuf constitue « l’un des aliments entiers les plus efficaces et les plus denses nutritivement dont nous disposions, riche en protéines de haute qualité, en graisses essentielles, en choline et en vitamines liposolubles qui soutiennent tout, depuis la fonction cérébrale jusqu’à l’équilibre hormonal ».

Protéines de référence : muscle, os, peau

L’un des atouts majeurs de l’œuf tient à la qualité exceptionnelle de ses protéines. Il contient l’ensemble des neuf acides aminés essentiels que le corps humain ne sait pas synthétiser lui-même, ce qui en fait une protéine dite « complète ». À cet égard, peu d’aliments rivalisent avec lui : la plupart des sources végétales (légumineuses, céréales, oléagineux) sont incomplètes prises isolément et nécessitent des combinaisons précises pour reconstituer le profil acide-aminé requis par l’organisme.

Mieux encore : les protéines de l’œuf affichent une biodisponibilité remarquable. Selon les études disponibles, leur taux d’absorption atteint 97 %, contre 95 % pour les produits laitiers, 94 % pour la viande et seulement 45 à 80 % pour les protéines d’origine végétale. La cuisson améliore encore cette assimilation en dénaturant légèrement les protéines, ce qui facilite leur digestion.

Les conséquences pratiques sont nombreuses. L’œuf contribue à construire et entretenir la masse musculaire, à réparer les microlésions consécutives à l’effort physique, et à prévenir la sarcopénie — cette perte progressive de masse musculaire qui touche les personnes vieillissantes. Plusieurs études récentes encouragent d’ailleurs explicitement les personnes âgées à inclure régulièrement des œufs dans leur alimentation pour maintenir leur autonomie physique. Et notons-le : c’est l’œuf entier qui agit, et non seulement le blanc. Le jaune, longtemps diabolisé, concentre en réalité l’essentiel des vitamines liposolubles, du fer, du zinc, de la choline et des antioxydants.

Lutéine et zéaxanthine : la santé des yeux

Le jaune d’œuf est particulièrement riche en deux antioxydants puissants : la lutéine et la zéaxanthine. Ces deux molécules s’accumulent naturellement dans la rétine, où elles filtrent la lumière bleue (notamment celle émise par les écrans), neutralisent les radicaux libres et protègent les structures oculaires du vieillissement.

Les bénéfices mesurés sont impressionnants. Une étude publiée en 2020 et portant sur plus de 3 500 personnes suivies durant quinze ans a établi que les sujets consommant deux à quatre œufs par semaine réduisaient leur risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) de 54 %. Ceux qui en consommaient cinq à six par semaine voyaient ce risque chuter de 65 %. La DMLA étant la première cause de cécité chez les plus de 65 ans dans les pays occidentaux, ces données ne sont pas anecdotiques.

Là encore, l’œuf surpasse de nombreuses sources végétales : la lutéine et la zéaxanthine y sont mieux absorbées grâce aux graisses naturellement présentes dans le jaune.

Satiété et régulation du métabolisme

Autre bénéfice rarement souligné : les œufs constituent un excellent allié pour le contrôle du poids et de l’appétit. Leur combinaison de protéines et de graisses saines induit une satiété durable, qui réduit mécaniquement les fringales et les apports caloriques sur l’ensemble de la journée.

Une étude réalisée en 2020 sur 50 adultes en surpoids a comparé deux petits-déjeuners de même valeur calorique : œufs et toast d’un côté, céréales avec lait et jus d’orange de l’autre. Quatre heures plus tard, les sujets ayant petit-déjeuné avec des œufs avaient significativement moins faim et consommaient moins lors du repas suivant que ceux ayant pris des céréales. Ce résultat se vérifiait indépendamment de l’âge, du sexe et de l’indice de masse corporelle.

Les œufs étant par ailleurs un aliment à très faible index glycémique, ils n’entraînent pas de pic d’insuline et soutiennent la régulation de la glycémie tout au long de la journée. Pour les personnes diabétiques de type 2, le consensus scientifique évolue vers une innocuité confirmée d’une consommation modérée à régulière.

Cerveau, mémoire et prévention d’Alzheimer

L’œuf est l’une des sources alimentaires les plus abondantes en choline, un nutriment essentiel concentré dans le jaune. La choline sert à fabriquer l’acétylcholine, un neurotransmetteur fondamental pour la mémoire et la concentration. Elle intervient également dans la construction des membranes cellulaires, le développement cérébral du fœtus et du nourrisson, le fonctionnement du foie et le métabolisme des graisses.

Or — fait préoccupant relevé par les nutritionnistes — la grande majorité des populations occidentales souffre d’un apport insuffisant en choline. La consommation régulière d’œufs constitue le moyen le plus simple et le plus naturel de combler ce déficit.

Les conséquences en termes de prévention cognitive sont remarquables. Une étude publiée dans le Journal of Nutrition et portant sur près de 40 000 adventistes du septième jour (population réputée pour son hygiène de vie) suivis pendant plus de quinze ans a établi un lien direct entre la consommation régulière d’œufs et la réduction du risque de maladie d’Alzheimer. Les sujets consommant des œufs deux à quatre fois par semaine voyaient leur risque baisser de 20 %, et ceux en consommant cinq fois par semaine ou davantage voyaient leur risque chuter de 27 %. À l’inverse, les non-consommateurs présentaient un risque significativement accru de développer la maladie.

À l’heure où l’Alzheimer touche en France près d’un million de personnes — chiffre appelé à doubler d’ici 2050 selon les projections démographiques —, ces données méritent qu’on s’y arrête.

Combien d’œufs peut-on consommer ? La grande réhabilitation

Pendant des décennies, les autorités sanitaires américaines recommandaient de limiter l’apport en cholestérol alimentaire à moins de 300 mg par jour, ce qui revenait de facto à plafonner la consommation d’œufs à un ou deux par semaine au maximum. Cette recommandation reposait sur une hypothèse — désormais battue en brèche par les études récentes — selon laquelle le cholestérol alimentaire ferait grimper le cholestérol sanguin et favoriserait les maladies cardiovasculaires.

Depuis 2015, les Dietary Guidelines for Americans ont supprimé cette limitation, à la suite de mises à jour conjointes de l’American Heart Association et de l’American College of Cardiology. Et une revue de 14 méta-analyses publiée en 2025 dans la revue Nutrition, Metabolism and Cardiovascular Diseases a définitivement conclu qu’il n’existait aucune preuve suffisante pour limiter la consommation d’œufs. Une seconde revue narrative de 2025 a abouti à la même conclusion, considérant l’œuf comme un aliment sûr, durable et apportant une nutrition essentielle.

Sur le terrain, médecins et nutritionnistes contemporains convergent : pour la grande majorité des adultes en bonne santé, inutile de plafonner sa consommation d’œufs. La règle empirique consiste à se laisser guider par l’appétit. Certains nutritionnistes restent toutefois plus prudents pour les personnes souffrant de pathologies métaboliques familiales (hypercholestérolémie familiale, diabète de type 2 sévère), pour lesquelles un suivi médical individualisé reste pertinent.

Qualité, traçabilité et cuisson : les recommandations pratiques

Reste la question — particulièrement importante en France et en Bretagne — de la qualité des œufs consommés. Tous les œufs ne se valent pas. Les œufs issus de poules élevées en plein air ou en pâturage libre, qui peuvent picorer naturellement insectes, vers de terre, herbes fraîches et compléments végétaux variés, présentent un profil nutritionnel sensiblement supérieur à ceux issus d’élevages industriels en batterie ou en sol.

Les œufs de poules élevées en plein air affichent en effet des taux supérieurs de vitamine A, vitamine D, choline et acides gras oméga-3, tout en présentant un meilleur ratio entre acides gras oméga-6 et oméga-3. La différence se voit même à l’œil nu : le jaune des œufs fermiers est généralement plus orangé, plus dense, plus parfumé. C’est précisément ce que recommandent unanimement les naturopathes : privilégier, dans la mesure du possible, des œufs issus de petits producteurs locaux.

En Bretagne particulièrement, où le réseau de fermes avicoles fermières reste dense, où les circuits courts se développent (vente directe à la ferme, marchés, AMAP, points de vente collectifs), il n’est pas difficile pour les consommateurs de privilégier des œufs traçables, code « 0 » (biologique) ou « 1 » (plein air), idéalement produits à quelques kilomètres de chez soi. Un geste qui combine santé personnelle, soutien à l’agriculture locale et rejet de l’élevage intensif — trois préoccupations qui, en pratique, se rejoignent souvent.

Sur le mode de cuisson, les nutritionnistes recommandent généralement d’éviter les extrêmes : ni œufs totalement crus (risques sanitaires marginaux mais réels), ni œufs trop cuits ou frits à très haute température, qui dégradent certaines vitamines et oxydent une partie des graisses saines. L’œuf à la coque, l’œuf mollet, l’œuf au plat à feu doux ou l’œuf poché constituent les modes de préparation idéaux : le jaune reste partiellement liquide, ce qui préserve l’intégrité de la choline, de la lutéine, de la zéaxanthine et des vitamines liposolubles.

Alors qu’une partie de l’industrie agroalimentaire mondiale et certains lobbys idéologiques continuent de promouvoir des régimes ultra-transformés, pauvres en protéines animales et riches en céréales raffinées ou en substituts végétaux ultra-transformés (boissons végétales, faux fromages, hachis végétaux industriels…), la science nutritionnelle confirme méthodiquement, étude après étude, ce que nos grands-parents savaient instinctivement : l’œuf est l’un des aliments les plus complets et les plus naturels qu’on puisse mettre dans son assiette.

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. Podcast: Pékin – Trump et Xi refont-ils le monde?

Articles : Mai 2026Avril 2026Mar. 2026Fev 2026
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#webtube : Avec Harold Hyman, Gil Mihaely et Jeremy Stubbs. Si l’année 2025 a été marquée par des tensions entre la Chine et les Etats-Unis, notamment sur des questions commerciales (tarifs douaniers, exportations de terres rares et de puces…), Donald Trump est actuellement reçu à Pékin avec tous les honneurs par Xi Jinping.

Les deux chefs d’Etat ont intérêt à trouver un terrain d’entente concernant le commerce, le détroit d’Ormuz et – dans la mesure du possible – l’avenir de Taïwan. Certes il est difficile de croire qu’ils peuvent trouver un accord « win-win », mais ils doivent au moins trouver un accord « no lose-no lose » où chacun garde la face et sans que le côté potentiellement antagoniste de leurs relations éclate au grand jour.

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Les deux parties ont intérêt à rouvrir le détroit d’Ormuz: Trump, parce que la crise économique et la guerre déplaisent à ses électeurs; Xi, parce que les clients de la Chine disposent de moins d’argent pour acheter les produits chinois, et les exportations représentent la seule source de croissance pour son pays. Ni Trump ni Xi n’ont les coudées totalement franches dans cette négociation. Jusqu’à présent, M. Trump a surtout eu recours à la menace des tarifs douaniers, mais la justice américaine cherche à le brider dans ce domaine. Pour M. Xi, l’immixtion du Parti communiste dans les affaires économiques est en partie responsable de la croissance comparativement terne de la Chine, et, ayant arrêté son chef d’état-major et plusieurs généraux, il est pour le moment mal placé pour intervenir militairement à Taïwan.

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L’Europe est non seulement absente de ces discussions, mais semble avoir du mal à exister sur le plan diplomatique dans la crise actuelle. Pourtant, le Vieux continent n’est pas du tout impuissant. Son soutien à l’Ukraine permet à cette dernière, et de résister à l’agression russe, et à développer de nouvelles technologies militaires qui feront d’elle une puissance avec laquelle il faudra compter dans l’avenir. Volodymyr Zelensky vient de réaliser une tournée des pays du Golfe pour leur vendre les nouveaux armements ukrainiens à l’heure où ces pays cherchent désespérément à se protéger à d’autres agressions iraniennes.

Il se peut bien que le centre de gravité de l’Europe commence à se déplacer vers l’est avec la montée en puissance de l’Ukraine et de la Pologne, jointe à un réarmement allemand.

Ecoutez maintenant les analyses de Harold Hyman, Gil Mihaely et Jeremy Stubbs dans le nouvel épisode de notre podcast 👇

La rédaction, Causeur

. Cannes: la reine Isabelle en son royaume

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#webtube : Isabelle Huppert me fascine, qui maîtrise le grand art d’être toujours identique sans jamais être tout à fait la même. Probablement est-ce cette aptitude à une forme de métamorphose immobile qui fait les très grands ?

L’actrice est à Cannes cette année pour la 22ème fois, confie-t-elle ce week-end au Figaro Madame à qui elle a donné un édito1. Elle y est pour son rôle dans le film « Histoires parallèles » du réalisateur iranien Asghar Farhadi.

Je me méfiais. Depuis 68, je me méfie toujours des éditos d’acteurs de cinéma. En général, ils se croient obligés de nous persuader qu’ils pensent. Et qu’ils pensent bien. Je veux dire, du bon côté. La misère du monde les accablerait, les injustices de notre horrible société capitalo-patriarcale les empêcheraient de dormir, la faim qui sévit dans les bas-fonds des inhumaines mégalopoles leur nouerait l’estomac au point de devoir renoncer aux mignardises de la table étoilée du coin. Et s’ils ne tenaient qu’à eux, les méchants, les riches, les trop blancs qui font-rien-qu’à-maltraiter-les-pauvres-gens seraient précipités dans la mer du haut du Palais des Festivals, enchaînés à un lingot de plomb du poids de leur ego. Dans ce registre des larmoiements convenus des biens nourris du septième art, nous avons de quoi remplir des volumes entiers.

Donc, à l’annonce d’un édito d’Isabelle Huppert, je m’inquiétais. Le conformisme étant un mal au moins aussi contagieux que la star du moment, j’ai nommé l’hantavirus, je m’attendais à devoir bien vite me détourner des lignes écrites par l’actrice ou de les reléguer illico dans le puits sans fond de mon indulgence naturelle.

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Eh bien, non ! Huppert est l’intelligence même. L’intelligence de son art, le cinéma. Si je ne m’en étais pas convaincu tout seul, Claude Chabrol, dont je me flatte d’avoir été de ses amis les dernières années de sa vie, me l’aurait fait découvrir. Un réalisateur, un artiste intelligent qui parle avec intelligence d’une comédienne intelligente. Voilà qui faisait un bien fou. Telle était en effet la teneur des propos qu’il tenait sur Huppert, la grande Huppert.

Dans son édito, de quoi parle la reine Isabelle ? Du cinéma. Du cinéma comme elle le vit à Cannes. En salle. Elle décrit une virginité de plaisir toujours recommencé, identique d’année en année sans être jamais le même et qui, donc, en ce sens lui ressemble. « Les pépites peuvent surgir de partout, toutes catégories confondues. Chaque projection est une cérémonie », dit-elle. (Dans sa bouche le mot cérémonie sonne toujours d’une manière singulière aux oreilles de ceux qui ont vu le grand et beau film éponyme du même Claude.) « Les mots claquent, ajoute-t-elle. Cérémonie d’ouverture, cérémonie de clôture, Palme d’or, red carpet. Mais quand on est dans la salle, on ne pense plus qu’au plaisir de découvrir un film. Ou plutôt on ne pense plus. On pensera après. On oublie tout. On pensera plus tard. »

« On ne pense plus qu’au plaisir », dit-elle. « J’y retourne cette année pour la vingt-deuxième fois en sélection officielle, ajoute-t-elle, mais ce sera comme la première fois. Ce sera comme toujours une mise à l’épreuve du film, du travail accompli, de la justesse des choix qu’on a faits. Rares sont les occasions où la fête et l’exigence coexistent avec cette intensité. »

La reine Isabelle est bien généreuse de nous livrer son secret, qui -ô merveille ! – me semble convenir aussi bien pour la vie que pour le film qui passe sur l’écran. S’abandonner au plaisir de vivre comme elle s’abandonne au plaisir du film. Ne penser qu’après. Plus tard. Faisons donc cela…

http://www.youtube.com/watch?v=SXuLiRIkVkw

  1. https://madame.lefigaro.fr/cinema/le-festival-de-cannes-a-change-comme-tout-change-l-edito-d-isabelle-huppert-20260516 ↩︎

Dominique Labarrière, Causeur