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°° WEBTUBE : Retour sur ce bon vieux classique du jazz rock alternatif, basé sur la « Suite en mi mineur pour luth » de Bach. Peu importe combien d’années se sont écoulées depuis sa sortie en 1969, ce morceau reste toujours frais et unique. Quelle mélodie et quelle interprétation !
°° WEBTUBE : A look back at this good old alternative jazz rock classic, based on Bach’s « Suite in E Minor for Lute. » No matter how many years have passed since its release in 1969, this piece remains fresh and unique. What a melody and what a performance!
. La fin de la mondialisation ? Trump et l’accélération d’un bouleversement global
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°° WEBTUBE : Il est des moments où les plaques tectoniques de l’Histoire se mettent à grincer avec une brutalité inédite. Des instants de bascule où ce qui semblait immuable vacille. Ce que nous vivons en ce moment est de cet ordre-là. Après les soubresauts géopolitiques – de la guerre en Ukraine à la contestation de l’ordre mondial par les BRICS – le séisme gagne désormais l’économie. Et ce n’est pas un frémissement. C’est un renversement de paradigme, un coup de hache porté au tronc pourri de la mondialisation dérégulée.
Par un geste aussi simple que symboliquement explosif – le rétablissement de barrières douanières – Donald Trump a brisé le tabou fondateur de l’ordre globalisé post-1991. L’Amérique, mère du libre-échange mondialisé, envoie valser les dogmes qu’elle avait imposés au reste du monde. Et avec eux, une élite technocratique transnationale qui n’a eu de cesse, depuis trente ans, de dissoudre les nations dans un bouillon marchand sans frontières, sans peuples, sans racines.
Le projet de Trump ? Réindustrialiser. Redonner du pouvoir aux travailleurs. Remettre la production au cœur de l’économie réelle. Redonner aux États leur souveraineté monétaire, énergétique, industrielle. Bref, reconstruire ce que le capitalisme financier – celui de BlackRock, des forums de Davos et des cercles de Bruxelles – avait méthodiquement démantelé.
Ce n’est pas un simple revirement politique. C’est un acte de guerre économique et idéologique contre un système dont l’Union européenne est aujourd’hui le dernier bastion politique.
Quand Trump coupe les financements de l’USAID, c’est toute une nébuleuse d’ONG, de fondations, de réseaux médiatiques “progressistes” qui voit sa perfusion s’interrompre. Car ces structures n’étaient pas des philanthropes : elles servaient à préparer les esprits, à formater les élites, à faire entrer les nations récalcitrantes dans le moule mondialisé par la petite porte des « valeurs universelles ». Trump referme cette porte. Et c’est un choc.
L’Europe, déjà fragilisée par sa perte de compétitivité, sa dépendance énergétique et sa crise démographique, se retrouve en première ligne. Le discours du sénateur J.D. Vance à Munich n’était pas une mise en garde. C’était un ultimatum. Adaptez-vous au monde qui vient. Ou disparaissez. Une phrase qui résonne comme une sentence pour une Union européenne qui répond par plus de centralisation, plus de censure, plus de fuite en avant fédéraliste.
Les signes sont là : annulation d’élections, suppression de médias dissidents, encadrement croissant de la parole publique. Le camp mondialiste, acculé, se cabre. Mais en agissant ainsi, il dévoile sa nature profonde : celle d’un pouvoir post-national qui, pour se maintenir, doit désormais piétiner les principes démocratiques qu’il prétend incarner.
La confrontation ne fait que commencer. Elle est inévitable. D’un côté, un modèle fondé sur les peuples, les frontières, le travail réel. De l’autre, un empire d’abstractions, de normes et de marchés. La tension entre ces deux visions du monde est désormais ouverte, frontale. Et la France, comme la Bretagne, devra tôt ou tard choisir son camp.
La mondialisation ne s’effondre pas en silence. Elle crie, elle griffe, elle accuse. Mais elle tombe. Et ceux qui auront su reconstruire sur ses ruines une économie enracinée, une souveraineté restaurée et un peuple debout, auront écrit l’acte de naissance du monde d’après.
L’effondrement est en cours. À nous d’en faire une renaissance.
David Prenvide (inspiré du tweet ci-dessous)
#Chronique_d_un_effondrement-Et soudain tout s’accélère
— Frédéric Aigouy (@frederic_RTfr) April 7, 2025
Jusqu’à présent cantonné à la sphère géopolitique, le grand bouleversement vient d’entrer avec fracas dans la sphère économique: en imposant ses tarifs douaniers, Donald Trump a pris le diable de la mondialisation débridée… pic.twitter.com/L9TgkOxsGc
Breizh-info.com
. Les maires des petites villes et villages tentent d’endiguer l’insécurité
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°° WEBTUBE : Une interdiction de consommer de l’alcool et de se réunir à plus de trois personnes : c’est l’ultime solution qu’a trouvée le maire de cette petite commune pour lutter contre les incivilités. À Colombier-Saugnieu, Pierre Marmonier affirme avoir épuisé tous les recours pour endiguer le problème. Il a dû se rendre à l’évidence : seule la manière forte semblait efficace face à la poignée de délinquants troublant la paix de ce village de 2.700 âmes, en banlieue lyonnaise.
Sollicité par des habitants excédés, l’élu a donc décidé d’interdire les regroupements de plus de trois personnes et la consommation d’alcool dans plusieurs zones du village. À l’origine de ces mesures radicales, de nombreuses plaintes visant des jeunes désœuvrés, souvent âgés d’une quinzaine d’années, certains déjà majeurs. « Une cinquantaine de pétards ont été sciemment passés par-dessus mon portail. Des coups de sonnette, jusqu’à 200 par jour. Des jets de pierres, des insultes graves », témoigne une habitante, auprès de BFM TV.
Saint-Omer : la mairie saisit le procureur
Colombier-Saugnieu est loin d’être la seule petite commune à voir sa sécurité se dégrader, au point d’obliger les élus à prendre de nouvelles mesures. À Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, c’est la longue rue d’Arras qui pose problème, révélait un reportage de BFM TV diffusé le 5 avril. Des rondes policières ont été renforcées dans cette ville qui compte 14.600 habitants et la mairie a annoncé avoir saisi le procureur pour réclamer la mise en place d’une cellule de veille. Elle serait chargée de faire face aux problématiques rencontrées par les riverains et commerçants qui se plaignent d’une augmentation de l’insécurité. Ceux qui évoquent des violences « quasi quotidiennes », verbales ou physiques, accusent des sans-abri d’être à l’origine de ce climat.
À Bosgouët, un petit village de moins de 800 habitants dans l’Eure, le maire a signé, au début du mois d’avril, un « protocole de participation citoyenne » pour affronter le même problème. Il a également installé des caméras de surveillance pour endiguer les incivilités récurrentes, selon Paris Normandie.
Le Territoire de Belfort en alerte
Une problématique également dénoncée, fin mars, par les maires du Territoire de Belfort lors de l’assemblée générale de l’Association des maires du département. Parmi différentes thématiques, celle de la sécurité est « récurrente », selon L’Est républicain. Trafic de stupéfiants, commerces de nuit qui dérangent : les raisons sont suffisantes pour faire intervenir la puissance publique. L’État a fait fermer plusieurs établissements, en quelques mois. Selon les informations relevées par le journal local, la sécurité se dégrade sur l’ensemble de ce territoire, « y compris dans les villages ». Au début de l’année 2025, les violences sexuelles se sont, ainsi, envolées de 54,64 % sur un an, selon Ville-data.com.
L’héritage des émeutes de 2023
Les émeutes de l’été 2023 avaient par ailleurs été un terrain propice à ce genre de dégradation de la tranquillité dans les petites et moyennes villes, comme en témoignait un reportage de CNews consacré à la commune de Bressuire, dans les Deux-Sèvres. Une bande d’une vingtaine d’individus avaient profité de la tension à l’échelle nationale pour faire un raid en centre-ville et piller des établissements. À Romans-sur-Isère, quelques mois avant le drame de Crépol, le quartier de la Monnaie avait déjà fait parler de lui. Durant la période d’émeutes, une cinquantaine d’individus avaient répandu la terreur dans ce quartier de 2.700 habitants, durant la nuit du 1er au 2 juillet.
De petites villes en villages, les mêmes scènes se répètent. Les maires alertent, les habitants craquent et les mesures se durcissent. En vain. Le sentiment d’insécurité n’est plus « de l’ordre du fantasme »…
Alienor de Pompignan, dans BV
. [MIEUX VAUT EN RIRE] Delogu complotiste ?
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°° WEBTUBE : Cette semaine, dans Mieux vaut en rire, Agnès Pannier-Runacher n’a rien retenu des gilets jaunes, la députée PS Estelle Mercier combat le sexisme en commission des finances et Anne Hidalgo a sauvé le PS, avec ses 1,7 % à la présidentielle.
. Poutine veut démilitariser l’Ukraine, l’UE veut la réarmer : mauvaise pioche !
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°° WEBTUBE : La frénésie de réunionites guerrières et de discours belliqueux qui s’est emparée des chancelleries européennes devient de plus en plus grotesque. Sans armées conséquentes, divisés comme jamais, totalement désemparés par la défection de Washington et surtout vexés d’être mis à l’écart des négociations qui se déroulent entre Poutine et Trump, les Européens s’agitent pour tenter d’exister dans le règlement du conflit ukrainien. Mais c’est le bon sens qui fait cruellement défaut à ces têtes brûlées, totalement inconscientes de leur faiblesse.
ous ces crétins devraient gesticuler un peu moins et essayer de comprendre le Tsar :
– Poutine mène une guerre existentielle après 35 années de trahisons et de mensonges de l’Occident, qui n’a cessé de nuire à la Fédération de Russie en rêvant de la dépecer ;
– Le Tsar ne cédera jamais la Crimée ni les quatre oblasts du Donbass rattachés à la Russie. Et si la situation l’exige, il aura recours à l’arme nucléaire tactique ;
– Il ne signera aucun traité de paix avec Zelensky, un saltimbanque mafieux et corrompu qu’il juge illégitime depuis que son mandat a expiré il y a un an ;
– Il ne négociera pas avec les Européens qui l’ont trahi en torpillant les accords de Minsk ;
– Il n’acceptera aucune paix aussi longtemps que ses objectifs ne seront pas atteints :
1°) démilitarisation de l’Ukraine
2°) dénazification du régime
3°) neutralité avec impossibilité d’intégrer l’Otan
Poutine refuse que des troupes européennes, donc de l’Otan, stationnent en Ukraine, que ce soit sous protection ou non de l’article 5. Mais Macron persiste sans avoir les moyens de ses prétentions.
Il est clair que les nains militaires européens n’ont toujours pas compris que les Russes tiennent tête à cinquante nations sans avoir eu recours à une mobilisation générale. Poutine recrute autant de volontaires chaque mois que Zelensky perd de soldats sur les 1 200 km du front.
Si la Russie entrait en guerre contre l’Otan, option que Poutine n’a jamais écartée, ce sont 20 millions de soldats qu’elle pourrait mobiliser. En comparaison, les armées européennes ne parviennent même pas à honorer leurs quotas de recrutement annuels.
Pour toutes ces raisons, on voit mal à quoi riment toutes ces gesticulations de Macron et de Starmer. Non seulement les volontaires ne se bousculent pas pour rejoindre la coalition, mais l’Europe est incapable d’assurer des garanties de sécurité à l’Ukraine sans le soutien américain, avec notamment une protection aérienne crédible.
Comment régler autrement que par les armes un problème majeur où tout compromis est impossible ?
– Les Européens jugent inacceptable la démilitarisation de l’Ukraine ;
– Poutine ne fera la paix que lorsque cette démilitarisation sera acquise et irréversible.
En fait, l’Europe veut s’engager dans une mission de paix armée qui pourrait durer des années. Autant dire que c’est un fardeau qui dépasse ses moyens.
La solution d’une paix durable n’est certainement pas un conflit larvé entre la Russie et l’Otan, qui s’éterniserait comme le conflit israélo-palestinien, tel que les Européens le programment. La seule solution crédible passe par l’acceptation d’une paix aux conditions du Tsar.
Les Occidentaux peuvent brailler, mais ils n’avaient qu’à respecter les accords de Minsk pour éviter la guerre, au lieu de persécuter les populations russes du Donbass.
Quant à la souveraineté territoriale de l’Ukraine, ceux qui la mettent en avant pour combattre la Russie sont les mêmes qui ont dépecé la Serbie en décrétant l’indépendance unilatérale du Kosovo en 2008, au mépris du droit international.
Puisque l’Occident russophobe ne connaît que la loi du plus fort, c’est sur le terrain militaire que se réglera le conflit. Il n’y aura pas de paix aussi longtemps que les causes de cette guerre n’auront pas été éliminées et que des garanties de paix durables ne seront pas clairement définies.
Le Tsar le répète depuis février 2022 mais l’Occident refuse d’écouter et préfère gesticuler tout seul. La prochaine réunion de Ramstein, où cinquante nations discuteront de l’aide à l’Ukraine, se déroulera sans la présence du secrétaire d’État à la Défense américain.
Des palabres sans lendemain puisque c’est l’Ours russe qui détient la clé du problème, fort de son armée de pointe, de ses 6 200 têtes nucléaires et de ses inestimables ressources géologiques. Autant d’atouts que ne possèdent pas les Européens qui ont préféré investir dans le social depuis 1990. On ne joue pas les Rambo après 35 ans passés à se prélasser sur un canapé.
Avant d’évoquer le réarmement de l’armée ukrainienne, les Européens feraient mieux de se préparer à son effondrement.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
. Trump coupable de délit d’initié ? Foutaises, mais la gauche l’accuse
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°° WEBTUBE : La pause décidée brutalement sur les tarifs douaniers serait un coup machiavélique pour enrichir ses proches. Le plus grave délit d’initié de l’histoire ! Le yoyo boursier est l’occasion pour les démocrates de diaboliser un peu plus l’hôte de la Maison-Blanche, coupable de tous les maux comme chacun sait. Une attaque d’autant plus vicieuse que 60 % des Américains, donc la classe moyenne qui a élu Trump, investit en Bourse, notamment dans les fonds de pension.
Les préparatifs d’une hausse des tarifs douaniers n’étaient un secret pour personne et tous les boursicoteurs un peu attentifs savaient que la Bourse, qui a horreur des mesures économiques brutales, avait toutes les chances de plonger après la hausse des tarifs.
Il était donc facile de parier sur la baisse et d’engranger des bénéfices. Côté baisse, il n’y a donc pas de délit d’initié.
En revanche, c’est la pause annoncée par Trump, totalement inattendue, qui a entraîné un rebond de 10 %. Et c’est sur ce point que certains grincheux attaquent Donald Trump, l’accusant sans preuve d’avoir mis quelques proches dans le secret pour acheter au rabais et profiter de la hausse. Pratique totalement interdite en Bourse.
Mais peut-on soupçonner Trump de délit d’initié alors qu’il avait twitté peu avant : « C’est le moment d’acheter » ? Évidemment, non. Il n’y a pas de délit puisque Trump s’adresse à tous et pas seulement à quelques initiés.
Mais le sénateur démocrate de Californie réclame une enquête parlementaire.
« Le président des États-Unis participe littéralement à la plus grande manipulation de marché au monde », ont affirmé de leur côté les élus démocrates de la commission des services financiers de la Chambre des représentants.
Le seul reproche qu’on peut faire à Trump est d’avoir annoncé la pause en pleine séance boursière au lieu d’attendre la clôture.
Le message « C’est le moment d’acheter », loin d’accuser Trump, l’innocente plutôt.
« Techniquement, il a donné l’information à tout le monde. On ne peut plus vraiment l’accuser d’avoir détenu un secret pour ne le faire exploiter que par quelques-uns », précise un intervenant.
« Ce n’est pas illégal, à partir du moment où l’information est donnée universellement et que tout le monde pouvait la lire », estime un expert.
La vérité est sans doute beaucoup plus simple qu’un plan prémédité pour enrichir ses proches.
Devant le plongeon boursier et les pressions à la fois internes et mondiales, pour revenir à des tarifs plus raisonnables et pour instaurer un dialogue, Trump a cédé à la raison.
L’économie se manipule avec doigté, surtout quand toute la planète est interconnectée dans les échanges commerciaux. Entre la petite couturière du Bangladesh et le consommateur américain qui achète le produit, c’est un réseau inextricable qui opère à travers la planète. Un rien peut gripper le système.
Trump n’est pas là pour couler l’économie américaine ou pour ruiner ses électeurs. Mal conseillé, selon Elon Musk, il a frappé trop fort. Nous verrons bien ce qui ressortira de cette politique.
Quant au duel Chine/USA qui s’annonce, avec des taxes à 145 % sur les produits chinois, cela devient grotesque. Apple qui fait fabriquer ses appareils en Chine ne pourra pas supporter cette guerre bien longtemps.
Pour conclure, Trump vient d’annoncer que l’UE avait été très intelligente et avait parfaitement réagi à sa politique. Après avoir dit que nous lui léchions le c… il faut reconnaître qu’il y a du mieux !
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
. Philippe Béchade : Trump a-t-il surestimé les forces des Etats-Unis ?
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°° WEBTUBE : Philippe Béchade est un analyste financier français, connu pour ses analyses économiques et boursières souvent qualifiées d’hétérodoxes. Il est rédacteur en chef de La Chronique Agora et Président du think tank Les Éconoclastes. Il est intéressant d’avoir son point de vue dans la crise boursière actuelle.
. Crise des marchés, baisse des bourses mondiales Charles et Emmanuelle Gave vous expliquent.
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°° WEBTUBE : Un éclaircissement utile de Charles et Emmanuelle en ces temps de chao boursier. Les dernières semaines ont donné lieu a beaucoup de mouvements sur le terrain des bourses mondiales, des pertes record en un seul jour. Mais que fait Donald Trump? Est-il devenu fou ou est-ce une politique concertée ? Que doit-on en attendre? Que faire pour protéger notre épargne? Et La France dans tout cela ?
. Mobilisation pro-Palestine à Sciences Po Strasbourg : le directeur pourchassé
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°° WEBTUBE : « Israël génocide, Sciences Po complice ». Ce 10 avril, la direction de l’Institut d’études politiques de Strasbourg a de nouveau dû appeler les forces de l’ordre en renfort afin d’évacuer les étudiants qui organisaient un blocus devant l’établissement. Sans violence, la police est parvenue à disperser la trentaine de militants et enseignants pro-palestiniens présents devant les portes de Sciences Po Strasbourg et à rouvrir le bâtiment. Ce quatrième épisode de blocage depuis la rentrée scolaire fait suite à la décision du conseil d’administration de l’école, réuni ce 8 avril, de maintenir son partenariat avec la Lauder School of Government de l’université Reichman, en Israël. Après des « débats de qualité », les élus ont en effet voté par bulletin secret (16 voix pour, 14 contre et 3 abstentions), contre l’avis du comité ad hoc, majoritairement pro-Palestine, mis en place en mars pour apaiser les tensions. Une « décision politique », selon les activistes d’extrême gauche qui accusent l’université de Strasbourg d’être « complice du génocide » en Israël.
Le directeur poursuivi
À la sortie du conseil d’administration, les militants pro-Palestine ont copieusement hué les élèves et professeurs élus. Une partie d’entre eux a même décidé de pourchasser Jean-Philippe Heurtin, directeur de Sciences Po Strasbourg, dans les rues de la ville aux cris de « Israël génocide, Heurtin complice ». Un autre enseignant, connu pour ses positions contre le boycott de l’université israélienne, s’est également fait cracher dessus et a été accusé d’être « complice du génocide à Gaza ». Dans un communiqué, la direction de l’IEP de Strasbourg « déplore la violence verbale, les cris, les intimidations et même les crachats avec lesquels le comité Palestine a accueilli les administrateurs à leur sortie du Cardo [bâtiment qui accueille l’IEP, NDLR] à l’issue de la séance ». « La direction appelle à respecter la décision du conseil d’administration et à retrouver le plus rapidement possible un fonctionnement pédagogique normal et la sérénité nécessaire au travail de l’ensemble de la communauté de Sciences Po Strasbourg », poursuit le communiqué. La présidente de l’université de Strasbourg abonde : « le conseil d’administration a statué de manière claire, les cours peuvent et doivent reprendre. » Avant le vote, Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait fait savoir que le gouvernement s’opposait à la suspension du partenariat « pour des raisons militantes ». Contacté à propos des menaces et intimidations lancées contre le personnel de l’IEP, le ministre n’a pas donné suite à nos sollicitations.
🔴 Docu @lopinion_fr | À la sortie du CA de Sciences Po Strasbourg qui a acté le maintien du partenariat avec l’université #Reichman, les étudiants propalestiniens ont raccompagné le directeur Jean-Philippe Heurtin au cri de « Israël génocide, Heurtin complice ». pic.twitter.com/pRnSBpg0Fo
— Antoine Oberdorff (@A_Oberdorff) April 9, 2025
Si le blocus a été levé par les forces de l’ordre, le Comité Palestine de Sciences Po Strasbourg n’entend pas s’arrêter là. Ce 10 avril, à la veille des vacances universitaires, ses membres se réunissaient en assemblée générale pour réfléchir à la suite de la mobilisation.
Un climat de terreur
« Ce qui se passe à Sciences Po Strasbourg n’est malheureusement pas étonnant, commente François Blumenroeder, ancien président de l’UNI Strasbourg, contacté par BV. C’est un IEP très politisé à l’extrême gauche, et ce, depuis de nombreuses années. » « Ces dernières années, on a pu voir des confrontations entre des collectifs d’étudiants et la direction, pourtant plutôt à gauche, notamment sur le conflit israélo-palestinien. Une minorité très politisée fait vivre un enfer à la majorité des étudiants et à l’administration », poursuit cet ancien administrateur de l’université de Strasbourg. « Des personnes de l’administration sont à bout de nerfs. Il y a une ambiance de délation, […] plusieurs étudiants sont harcelés, l’extrême gauche la plus radicale a pris le contrôle », se désole François Blumenroeder. Une étudiante en master 2 témoignait ainsi, il y a quelques jours, sur LinkedIn, de l’ambiance délétère qui règne au sein de l’IEP. « Le 7 octobre, lors des hommages aux victimes, je me suis sentie très seule. […] Depuis le 7 octobre, sans être juive, j’ai ressenti l’antisémitisme. Depuis le 7 octobre, ma scolarité à Sciences Po Strasbourg a été difficilement respirable », ose écrire l’étudiante, qui a décidé d’effectuer sa troisième année d’étude à l’université Reichman.
Une analyse partagée par Yvenn Le Coz, délégué national de l’UNI, contacté par BV. « On a reçu des témoignages d’étudiants à Sciences Po Strasbourg. Les militants d’extrême gauche tentent clairement de mettre en place une mécanique violente pour contraindre la direction. Ce climat n’est pas nouveau. Depuis le 7 octobre, ils empêchent la tenue des cours », rapporte le militant. Outre les pressions contre les étudiants, le directeur de l’établissement est régulièrement la cible de menaces. Sur les murs de l’IEP, des activistes avaient ainsi tagué : « Heurtin, Sciences Po aura ta peau ». Un enseignant, proche des militants pro-Palestine, a même jeté en pâture, sur les réseaux sociaux, le nom de deux de ses collègues en les accusant de « collusion avec l’extrême droite ».
Avec l’UNI, Yvenn Le Coz appelle donc à « des sanctions contre les étudiants qui font pression et intimident le personnel ». Et il demande au ministère de l’Enseignement supérieur d’« intervenir pour garantir la sécurité des enseignants et des étudiants en cessant de subventionner les organisations coupables de violences et d’intimidation ». Contacté sur d’éventuelles sanctions, l’IEP de Strasbourg n’a pas encore répondu à nos questions.
Clémence de Longraye, dans BV
. Violences contre Frontières à l’Assemblée : quand LFI et les communistes veulent décider qui peut être journaliste
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°° WEBTUBE : Une scène digne d’une république bananière s’est jouée mercredi au cœur de l’Assemblée nationale. Trois journalistes du média Frontières, accrédités et présents dans l’enceinte pour couvrir un rassemblement de collaborateurs de La France insoumise (LFI), ont été pris à partie, intimidés et finalement exfiltrés manu militari. Leur faute ? Avoir osé enquêter sur les liens sulfureux entre certains collaborateurs parlementaires de LFI et des sphères islamistes, pro-Hamas ou encore pro-Black Blocs. Le tout dans un dossier titré sans ambages : « LFI, le parti de l’étranger ».
La riposte ne s’est pas fait attendre : bras d’honneur politique, cris hostiles, invectives, tentatives d’obstruction physique par des députés — communistes, socialistes et insoumis confondus. La CGT, appelant à manifester, n’a pas hésité à qualifier la présence de journalistes d’“inacceptable”, comme si, dans la France de 2025, les syndicats se chargeaient désormais d’attribuer les cartes de presse.
Cette scène inadmissible contre nos confrères de #frontieres , à l'Assemblée nationale, temple de la démocratie, de la liberté des idées et des paroles, devrait indigner tous ceux qui parlent (et vivent) de la liberté de la presse. On les attend… pic.twitter.com/KydsjmXOln
— Marc Baudriller (@BAUDRILLER) April 9, 2025
Une présidente de l’Assemblée qui penche
Mais plus glaçant encore fut le communiqué de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, pourtant prompte à se réclamer de l’esprit de Charlie. Au lieu de défendre, comme on aurait pu l’attendre, la liberté de la presse et le droit d’enquêter, la présidente s’est inquiétée de “provocations” possibles, avertissant le média Frontières de potentielles sanctions.
Un collaborateur de groupe UDR a été agressé par un personnage non-identifié. #DirectAN pic.twitter.com/yd0FZTzBWW
— Pierre Charron (@marinpetrus) April 9, 2025
Richard Ramos sur l'expulsion des journalistes de Frontières : «Je suis pour la liberté de la presse et l'Assemblée nationale est le lieu du débat» pic.twitter.com/lAvI6TdVxn
— CNEWS (@CNEWS) April 9, 2025
L'avocat Gilles-William Goldnadel s'insurge contre le coup de pression mis aux journalistes de Frontières à l'Assemblée nationale dans #HDPros2 pic.twitter.com/R2Vhmv8KpG
— CNEWS (@CNEWS) April 9, 2025
Qu’aurait-elle dit si des élus du Rassemblement national avaient bousculé les reporters de Libération ou de StreetPress ? Probablement qu’un danger fasciste rôdait dans les travées du Palais Bourbon. Mais quand ce sont les troupes de Mathilde Panot et leurs alliés qui vocifèrent, s’en prennent à des journalistes et réclament leur expulsion, le perchoir fait dans la nuance tiède, renvoyant dos à dos victimes et agresseurs.
Un deux poids, deux mesures insupportable
Dans une démocratie digne de ce nom, un média peut enquêter sur n’importe quel groupe politique. Frontières s’est attaqué à une nébuleuse bien réelle, dont les ramifications vont de la complaisance islamiste aux justifications implicites des massacres du 7 octobre en Israël, en passant par des appels à la violence contre les policiers et les “Français de souche”. Si ces faits sont faux, qu’on les démente. S’ils sont vrais, qu’on les assume. Mais empêcher physiquement des journalistes d’exercer leur métier, dans l’enceinte même de la représentation nationale, voilà qui relève d’une dérive inquiétante.
Une dérive d’autant plus glaçante qu’elle s’appuie sur une rhétorique inversée : ce ne sont plus les factieux qui menacent la République, mais ceux qui en révèlent les failles. Ce n’est plus la presse qui veille, mais la presse qu’on surveille.
Qui décide désormais qui est journaliste ?
Derrière cette affaire, une question plus large se pose : l’extrême gauche, aujourd’hui en position de force à l’Assemblée, peut-elle décider qui a droit de cité dans l’arène médiatique ? Veut-on une chambre basse où Mediapart est encensé et Frontières traqué ? Où une carte de presse ne protège plus, mais expose ?
En s’en prenant à des journalistes en raison du contenu de leurs enquêtes, les députés LFI et leurs alliés franchissent une ligne rouge. Et en ne condamnant pas clairement cette agression, Yaël Braun-Pivet entérine l’idée dangereuse selon laquelle certains médias sont plus légitimes que d’autres.
Il ne s’agit pas ici de partager les analyses de Frontières, mais de défendre un principe fondamental : celui de la liberté de la presse, y compris quand elle dérange, et surtout lorsqu’elle cible ceux qui prétendent incarner le bien.
En 2025, dans la République française, des députés peuvent menacer des journalistes dans l’enceinte de l’Assemblée, et recevoir en retour… un courrier de rappel au règlement. De là à penser que les Robespierre de la Nupes ne rêvent que d’un bâillon sur mesure, il n’y a qu’un pas. La présidente de l’Assemblée nationale a-t-elle encore toute sa tête ?
L’Assemblée nationale n’est pas un lieu de mise en scène ni de provocations.
— Yaël Braun-Pivet (@YaelBRAUNPIVET) April 9, 2025
La liberté de la presse y est garantie, dans le respect des règles qui assurent le bon fonctionnement démocratique de l’institution. Ces règles doivent être respectées. pic.twitter.com/DW3UM0Ropa
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