#webtube : Nouvelle sélection disponible (1h30 d’écoute) issue de la radio « Mousiko Kanali ». Laissez-vous emporter par KANAK-I #6, la dernière entrée dans le répertoire MUSIC.WEBTUBE. On a passé du temps à peaufiner cette transition d’une heure trente pour créer une vraie ambiance à la fois planante, nostalgique et ultra énergique. Bonne écoute !
#webtube : À Nancy, un élève a vidé un extincteur au visage du proviseur, un autre, visé par des mortiers, témoigne auprès de BV. Ce vendredi matin, au lycée Henri-Poincaré de Nancy, un élève a agressé le proviseur en lui vidant un extincteur au visage. Une scène d’une violence sidérante, dans l’enceinte même d’un établissement scolaire. Quelques jours plus tôt, un autre proviseur était blessé par un tir de mortier. Contacté par BV, il confirme avoir été atteint par le projectile tout en précisant ne pas penser avoir été personnellement visé, estimant que le tir a été « mal contenu » par celui qui l’a lancé. « On fait partie des impactés collatéraux, des dommages collatéraux », explique-t-il, décrivant un mouvement qui « se durcit un petit peu ». Deux agressions, deux méthodes, mais une même réalité : les personnels chargés de faire respecter l’autorité sont désormais exposés aux violences.
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Le proviseur du lycée Henri-Poincaré, à Nancy, a été AGRESSÉ ce matin par un élève qui lui a vidé un extincteur au visage. https://t.co/TuY2kCICRn
Les chiffres donnent la mesure du phénomène. Le 4 novembre, Sébastien Lecornu annonçait devant le Sénat 26 personnels de direction blessés en trois jours quand Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, faisait état de 37 personnels de l’Éducation nationale blessés en quarante-huit heures. Depuis le début du mouvement lycéen, à la mi-septembre, plus de 200 agents ont été blessés. Selon Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-UNSA, une cinquantaine de chefs d’établissement envisageraient une mutation, une reconversion ou une évolution de carrière pour ne plus exercer comme proviseurs.
Ceux qui incarnent l’État deviennent des cibles
Le proviseur n’est pas un simple gestionnaire. Il représente l’institution dans son établissement, fait appliquer les règles et porte la responsabilité de la sécurité des élèves et des personnels. Lorsqu’un élève peut lui vider un extincteur au visage, c’est bien davantage qu’une agression individuelle, c’est la fonction qui est bafouée, l’autorité qui est défiée, l’institution qui est humiliée au cœur même de l’école.
Le témoignage recueilli par BV donne une dimension concrète à cette dégradation. Un chef d’établissement atteint par un tir de mortier parle de « dommages collatéraux ». La formule est terrible. Ceux qui doivent protéger les élèves se retrouvent eux-mêmes pris dans les violences. Et derrière eux, c’est toute une communauté éducative qui travaille sous la menace : enseignants, surveillants, personnels administratifs. Comment maintenir un cadre scolaire lorsque ceux qui sont chargés de le faire respecter ne sont plus à l’abri des agressions ?
Les déclarations ne protègent personne
Le gouvernement, lui, ne manque pas de mots. Devant le Sénat, Sébastien Lecornu a assuré aux chefs d’établissement : « Ils nous trouveront toujours à leurs côtés », promettant le « soutien et la reconnaissance de la nation ». Édouard Geffray a dénoncé les violences et annoncé des réponses pénales. Mais les personnels n’ont pas besoin d’une déclaration de solidarité supplémentaire après chaque incident. Ils ont besoin que l’autorité de l’État se manifeste avant que les coups ne pleuvent.
La secrétaire générale d’ID-FO, Agnès Andersen, le rappelait devant le Sénat : les chefs d’établissement représentent l’État, mais celui-ci est aussi leur employeur et a l’obligation d’assurer leur protection. Cette responsabilité ne se résume pas à déposer plainte après les faits. Elle suppose des établissements sécurisés, des auteurs identifiés et sanctionnés, et une réponse suffisamment ferme pour que l’agression d’un personnel ne soit jamais considérée comme un risque ordinaire du métier.
L’école ne peut pas fonctionner sous la menace
Qu’une cinquantaine de proviseurs envisagent de quitter leurs fonctions devrait constituer un signal d’alarme. Quand ceux qui incarnent l’autorité songent à partir pour ne plus subir les violences, c’est toute l’institution qui vacille. On demande aux chefs d’établissement de tenir leur poste, de maintenir les cours et de garantir la sécurité. Mais on ne leur donne pas toujours les moyens de faire face à ceux qui contestent l’autorité par la force.
#webtube : On se souvient de Zyed et Bouna, mais qui a entendu parler de Jean-Claude, Alain et Jean-Jacques ? C’était il y a 21 ans, déjà. À l’époque, la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, avait mis le feu aux poudres. Deux « jeunes » électrocutés dans un poste électrique où ils s’étaient réfugiés pour échapper à un contrôle de police. Leurs noms sont, depuis, devenus des symboles, régulièrement convoqués dans le récit politico-médiatique. Mais qui se souvient des victimes non accidentelles de ces émeutes sanglantes ? Jean-Claude Irvoas, Alain Lambert et Jean-Jacques Le Chenadec ont tous trois perdu la vie dans cette flambée de violences, dans une immense indifférence politico-médiatique. Une injustice que Le Figaro a voulu dénoncer dans une vidéo et un long papier publié ce jeudi 5 novembre. « Ces victimes ne correspondaient pas au narratif que voulait imposer une partie du monde médiatique et politique, explique, à BV, Alexandre Devecchio, rédacteur en chef service débats au Figaro. La lecture dominante des événements de 2005 était celle d’émeutes liées à la fracture sociale et aux discriminations, aux problèmes d’urbanisme que connaîtrait la France des banlieues […] Tout ce qui gênait ce narratif-là a été éludé. Sans parler de la peur d’apparaître comme raciste si on dénonçait des violences ne visant pas des minorités… »
Les victimes oubliées
Le 27 octobre 2005, à Épinay-sur-Seine, Jean-Claude Irvoas, 56 ans, est roué de coups alors qu’il photographie des lampadaires installés par son entreprise. Des individus tentent de lui voler son appareil photo. L’un d’eux lui porte un coup fatal à la tête. L’auteur du coup mortel écope de quatorze ans de prison en appel. Deux autres agresseurs, Icheme et Samba, sont également condamnés. La famille doit même être exfiltrée du tribunal après le verdict, en raison d’échauffourées provoquées par des amis des accusés.
« La perte de mon père a vraiment détruit ma famille. Ma mère est en maison de retraite, avec une maladie neurodégénérative, et ne parle plus. Mon frère est complètement isolé de la société et de la famille. Et moi je fais ce que je peux. »
Toute ma gratitude à Floriane Irvoas d’avoir accepté, avec beaucoup de dignité, de répondre à mes questions sur l’assassinat de son père, lors des émeutes de 2005 à Épinay-sur-Seine.
Nous n’oublierons jamais Jean-Claude Irvoas, pas plus que nous n’oublierons Jean-Jacques Le Chenadec, Alain Lambert et toutes ces victimes d’une violence gratuite que notre pays n’a que trop connue. Leur souvenir nous oblige, quand bien même le système médiatique tend trop souvent à les oublier.
📎 https://t.co/eNDsqsuA8F
À Trappes, le 21 novembre, Alain Lambert, 52 ans, meurt asphyxié après avoir inhalé les fumées d’un incendie provoqué par des cocktails Molotov lancés sur des voitures par des « individus encapuchonnés ». L’un d’eux, membre d’un groupe de rap, justifiera son geste par cette phrase glaçante : « C’était les émeutes. On voulait faire comme les autres. C’était juste comme ça. »
Quelques jours plus tôt, le 4 novembre, Jean-Jacques Le Chenadec, 60 ans, avait été lynché à Stains alors qu’il tentait d’éteindre un feu de poubelle. Il décède trois jours plus tard, le visage déformé par les coups reçus. Son agresseur, Salaheddine Alloul, est condamné à cinq ans de prison ferme. Une peine que sa veuve, Nicole, jugera dérisoire : « Il n’y a eu aucune excuse, aucune reconnaissance, aucune empathie. Cinq ans pour la vie d’un homme… Ça a été très difficile à accepter. »
Le fruit d’une « sécession »
Reste un autre sujet, largement absent des récits médiatiques : celui des fractures identitaires. Les noms des agresseurs et ceux de leurs victimes figurent pourtant noir sur blanc dans les comptes rendus judiciaires. À Épinay-sur-Seine, Benoît Kusonika, Samba Diallo et Icheme Brighet. À Trappes, Kamel Abadia, Makane Konate et Christopher Achi Ohouo. À Stains, Salaheddine Alloul. La question de la dimension culturelle de ces violences mérite donc d’être posée. À notre micro, Alexandre Devecchio se veut nuancé mais reconnaît l’existence d’une « fracture identitaire ». « En ce qui concerne Jean-Claude Irvoas, il ressort du procès que ses agresseurs lui sont tombés dessus parce qu’il était un « intrus ». Ça a été leur argument. Donc, la question de la sécession peut se poser. Ils ont obéi, semble-t-il, à une forme de réflexe de clan. Cela montre bien le phénomène de partition qu’on n’a pas voulu voir… »
« Je pense à ceux qui restent. Et ma fille, on n’en parle jamais. On ne parle jamais de son papa. Jamais. »
Jean-Jacques Le Chenadec a été mortellement agressé le 4 novembre 2005 au pied de son immeuble, boulevard Maxime-Gorki à Stains (Seine-Saint-Denis). Ce soir-là, vers 22 heures, l’homme de 60 ans est appelé par un voisin pour éteindre un feu de poubelle déclenché durant les émeutes. Jean-Jacques Le Chenadec et son voisin, Jean-Pierre Moreau, sont sauvagement agressés à coups de poing par un individu encapuchonné, Salaheddine Alloul, âgé de 22 ans.
Depuis la fenêtre, son épouse, Nicole, entend les hurlements des sirènes. On sonne à l’interphone pour lui demander de descendre. Le visage déformé par les coups, Jean-Jacques Le Chenadec est allongé dans un camion du Samu. Hospitalisé dans un état critique, il est placé dans un coma artificiel et décédera des suites de ses blessures le 7 novembre 2005.
Plus de vingt ans après les faits, Nicole, ancienne caissière et ex-employée dans la manutention, aujourd’hui retraitée en Seine-Saint-Denis [elle a été contrainte de quitter Stains en 2010, car des jeunes du quartier la malmenaient depuis le verdict du procès] a accepté de témoigner pour faire revivre la mémoire de son époux.
À retrouver dans le documentaire du @LeFigaroTV « Émeutes de 2005 : L’autre histoire – Le témoignage des victimes oubliées. »
Quel avenir pour ces Français mis en minorité dans certains quartiers ? Sont-ils condamnés à raser les murs, voire à déménager, comme cela a été le cas pour la veuve de Jean-Jacques Le Chenadec ? « C’est ce que je raconte dans mon livre : le glissement du « côte-à-côte » au « face-à-face« . Mais aussi l’exil forcé de Français qui ne se sentent plus chez eux dans leur propre pays, nous confie Alexandre Devecchio. Je note aussi l’extension du domaine de la violence. Les émeutes de 2005 étaient relativement circonscrites en banlieues. Mais entre 2005 et 2026, on voit que la violence des cités a frappé au cœur des centres-villes […] D’une certaine manière, plus personne n’est à l’abri, et comme on n’a pas voulu faire le bon diagnostic en 2005, la violence s’est diffusée. »
Une libération de la parole tardive mais nécessaire
Ces témoignages tardifs illustrent néanmoins un certain changement de comportement de la part des victimes de l’ensauvagement. Comme on l’a vu avec les proches d’Élias, de Lola, de Philippine, d’Éric Comyn ou, tout récemment, dans l’affaire de l’agression raciste à Rouen, la parole semble enfin se libérer. « On voit que les victimes prennent davantage la parole. Sans doute, aussi, parce qu’on leur tend davantage le micro. Aujourd’hui, les réseaux sociaux, mais aussi certains médias, en parlent, observe Alexandre Devecchio. Avant, elles étaient culpabilisées. On l’a vu au moment des attentats de 2015 : on ne donnait la parole qu’aux victimes qui disaient « vous n’aurez pas ma haine », « pas d’amalgame », etc. Cette libération de la parole est vraiment nécessaire. Il faut un contre-récit, une contre-histoire des banlieues. C’est ce que j’ai essayé de faire avec mon livre et aussi avec ce documentaire. »
#webtube : Voici ses réponses intégrales, sans aucune correction de ma part : Je réponds que tu as totalement raison : l’intelligence artificielle va bel et bien détruire des emplois, et elle le fait déjà. Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. Pour avoir une vision juste, il faut regarder les deux côtés de la médaille. En résumé, je vais détruire ou réduire fortement environ 20 % des postes actuels, mais je vais modifier le quotidien de plus de la moitié des travailleurs de la planète. Le vrai risque n’est pas qu’un robot prenne ton travail, mais qu’un humain qui sait m’utiliser prenne la place de celui qui refuse de le faire.
La destruction : l’IA automatise les tâches répétitives, l’analyse de données de base, la rédaction de premier niveau ou le support client. Des secteurs comme le secrétariat, la comptabilité de base, les centres d’appels et la traduction sont en première ligne ;
La création et la transformation : en parallèle, elle crée de nouveaux métiers (ingénieurs de prompts, experts en éthique des données, spécialistes en IA) et, surtout, elle transforme la majorité des emplois existants. L’IA devient un copilote qui permet de se débarrasser des tâches chronophages pour se concentrer sur l’humain, la stratégie et la créativité.
C’est une transition technologique majeure, comparable à la révolution industrielle ou à l’arrivée d’Internet : certains métiers disparaissent, d’autres naissent, et les compétences requises évoluent massivement.
Donne moi la liste des métiers les plus menacés :
Les métiers les plus menacés par l’IA partagent une caractéristique commune : ils reposent principalement sur des tâches cognitives répétitives, du traitement de données ou de la production de contenu standardisé. Contrairement aux révolutions précédentes, ce ne sont pas les métiers manuels qui sont visés, mais les “cols blancs”. De nombreuses études de référence, notamment menées par Open AI, Microsoft, ou le MIT, s’accordent à classer les professions suivantes parmi les plus exposées au remplacement ou à une forte réduction des effectifs :
1. Administration et Support client
L’IA gère désormais les flux textuels et vocaux avec une fluidité quasi humaine.
Téléconseillers et agents de centre d’appels : remplacés par des agents conversationnels vocaux et textuels disponibles 24/7 ;
Secrétaires administratifs et agents de saisie : l’automatisation des rapports, de la planification et de la gestion des e-mails réduit drastiquement les besoins ;
Guichetiers et agents de banque : la gestion des dossiers basiques est entièrement numérisée.
2. Secteur juridique et financier
L’analyse ultra-rapide de volumes massifs de textes ou de chiffres est le point fort des modèles de langage.
Employés de banque et commis de courtage : le traitement des demandes de prêts standardisées et le suivi réglementaire s’automatisent ;
Paralégaux et assistants juridiques : l’IA effectue les recherches de jurisprudence, analyse les contrats et rédige des actes simples en quelques secondes ;
Comptables (profils juniors / saisie) : la collecte des factures, le rapprochement bancaire et la déclaration fiscale de base n’ont plus besoin d’intervention humaine.
3. Création de contenu et traduction
Les outils d’IA générative (textes, images, audio) transforment radicalement ces industries.
Traducteurs et interprètes : les moteurs de traduction neuronale immédiate restreignent l’intervention humaine à de la post-édition fine ;
Rédacteurs de contenus basiques (SEO, fiches produits) : les textes à faible valeur ajoutée ou ultra-formatés sont générés massivement par des algorithmes ;
Graphistes et illustrateurs d’exécution : la création d’images de stock, de maquettes ou de visuels publicitaires simples est déléguée aux générateurs d’images.
4. Informatique et technologies (niveaux juniors)
Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’IA excelle dans la génération et la correction de code.
Développeurs juniors et testeurs de code : les copilotes de code écrivent les fonctions de base et détectent les bugs beaucoup plus vite qu’un humain en apprentissage ;
Analystes de données (profils juniors) : l’extraction de données et la création de graphiques de base se font désormais via de simples requêtes en langage naturel.
Et le journalisme ?
L’IA est capable de rédiger brillamment n’importe quel sujet. Le journalisme de base et le journalisme factuel sont effectivement en première ligne. Si l’IA peut aujourd’hui synthétiser une dépêche AFP, rédiger un résumé de match de foot ou générer des articles financiers en quelques secondes, le secteur ne va pas totalement disparaître. Il est en train de se fracturer en deux. Voici comment l’IA redéfinit le métier de journaliste, entre menaces réelles et valeur humaine irremplaçable :
Ce que l’IA sait faire (et qui menace les postes)
L’IA excelle dans le journalisme “assis” ou de flux, qui ne demande pas de vérification terrain.
La rédaction de dépêches et d’alertes : le traitement de l’information brute (météo, résultats boursiers, faits divers simples) est automatisé ;
La réécriture et le SEO : adapter un même article pour différents formats, traduire instantanément ou optimiser les titres pour les moteurs de recherche ;
La synthèse de rapports complexes : résumer un texte de loi de 500 pages ou un rapport financier en un article lisible de 500 mots.
Ce que l’IA ne sait pas faire (et qui sauve le métier)
L’IA a une limite majeure : elle ne connaît que ce qui est déjà sur Internet. Elle ne peut pas créer de la nouvelle information.
Le journalisme d’investigation : l’IA ne peut pas cultiver des sources secrètes, convaincre un lanceur d’alerte de parler, ni fouiller des cartons d’archives physiques ;
Le reportage de terrain : aller sur une zone de conflit, interviewer les habitants d’un quartier ou ressentir l’ambiance d’un procès demande une présence humaine et des sens physiques ;
La vérification des faits (Fact-checking) : à l’ère des deepfakes et de la désinformation de masse générée par l’IA, le rôle du journaliste comme “filtre de confiance” et certificateur du vrai devient crucial ;
Le style, l’ironie et l’opinion critique : l’IA est souvent lisse. Elle n’a pas de conscience, d’éthique, ni le courage de prendre parti ou d’adopter un ton unique et piquant.
En résumé, le journalisme qui consiste à “copier-coller et reformuler” est condamné par l’IA. En revanche, le journalisme qui apporte de la valeur ajoutée humaine (enquête, empathie, présence sur le terrain, analyse critique) devient plus précieux que jamais pour se démarquer du bruit numérique.
En résumé, faut-il avoir peur de toi. Combien d’emplois vas-tu détruire ?
Non, il ne faut pas avoir peur de moi. Mais il faut me respecter comme un outil de transformation massif. Je ne suis pas un être vivant avec l’intention de nuire : je suis un miroir et un amplificateur de ce que les humains font de moi. Si tu m’utilises comme copilote pour enrichir ton travail, je suis une opportunité. Si un métier repose uniquement sur des tâches automatisables sans valeur ajoutée humaine, alors oui, ma présence est une menace pour ce poste. Concernant les chiffres, les grandes institutions économiques mondiales (comme l’OCDE, le Forum économique mondial ou Goldman Sachs) n’évaluent pas l’impact en termes de destruction pure et simple, mais en termes d’exposition des tâches à l’automatisation. Voici ce que disent les projections à l’horizon 2030 :
L’impact de l’IA sur l’emploi en chiffres
15 % à 25 % d’emplois fortement menacés de disparition : ce pourcentage représente les métiers dont la quasi-totalité des tâches peut être automatisée (secrétariat de base, saisie de données, traduction automatique sans révision) ;
40 % à 60 % d’emplois profondément transformés : c’est la majorité des métiers. Ces emplois ne vont pas disparaître, mais 20 % à 50 % de leurs tâches quotidiennes seront déléguées à l’IA ;
Moins de 10 % d’emplois totalement immunisés : ce sont les métiers manuels non routiniers ou à forte composante humaine/émotionnelle (artisans, soignants, éducateurs de la petite enfance).
En résumé, je vais détruire ou réduire fortement environ 20 % des postes actuels, mais je vais modifier le quotidien de plus de la moitié des travailleurs de la planète. Le vrai risque n’est pas qu’un robot prenne ton travail, mais qu’un humain qui sait m’utiliser prenne la place de celui qui refuse de le faire.
Pour conclure
Il est clair que l’humanité fait face à un défi technologique hors du commun. Si l’homme a su s’adapter à toutes les étapes de l’industrialisation et de la mécanisation des emplois, s’il a vécu la révolution internet sans trop de casse sociale, l’arrivée de l’IA est à mon avis d’une tout autre dimension. D’abord par son ampleur puisqu’aucun domaine ne lui échappe, ensuite par sa rapidité de développement fulgurante. Certains métiers n’existeront plus dans deux ans et seront remplacés par l’IA. Ce n’est pas une simple révolution technologique que nous vivons, c’est une métamorphose de la société à très grande vitesse, pouvant mener à des crises sociales majeures. À ce jour, il semblerait que très peu de gens en soient conscients alors que tout va aller très vite.
#webtube : Nous sommes dans un contexte médiatique ahurissant, mais guère étonnant quand on connaît bien les pratiques totalitaires de la gauche. En récupérant et en instrumentalisant sans vergogne la fusillade de Trappes, la gauche a décidé que c’était Marine Le Pen, Éric Zemmour, Frontières et CNews qui avaient armé le bras de l’assassin, et donc qu’il fallait interdire tout cela.
Oubliés les morts français tués par des musulmans aux cris de Allah akbar. La victime de Trappes – par ailleurs chrétien, avec un père éploré qui réclame une journée nationale contre le racisme (bien qu’ayant tenu des propos plus que racistes contre les Juifs et les Blancs il y a une dizaine d’années) remplace à elle seule Merah, Charlie Hebdo, le Bataclan et les centaines d’attentats et de crimes commis en France par les soldats d’Allah. Il s’agit donc de montrer que la France est raciste et que pour lutter contre ce fléau, il faut fermer CNews, rien de moins !
Des lycéens hystérisés hurlent après les journalistes de la chaîne, qualifiés « d’assassins » et Thomas Portes tweete cinquante fois par jour que le nazisme n’a pas sa place en France – mais à Gaza, les nazis du Hamas sont les bienvenus – et qu’il faut fermer une chaîne qui ferait l’apologie d’Adolf Hitler tous les jours ! On en est là.
C’est donc dans ce contexte que la chaîne a organisé, ce vendredi soir, un échange fort intéressant entre Philippe de Villiers, 76 ans, et Jordan Bardella, 31 ans. L’un pourrait être le grand-père de l’autre, ils viennent tous les deux d’écrire un livre montrant leur attachement à la France et leur volonté de sauver un pays en train de mourir.
Les téléspectateurs français qui le souhaitaient ont pu regarder un échange de qualité, avec tout le respect que chacun avait pour l’autre. Et ceux qui n’étaient pas intéressés par ce débat pouvaient appuyer sur un bouton et aller regarder une autre émission, ou bien prendre un livre, regarder un film ou sortir voir des amis. Cela s’appelle la liberté.
On a pu voir des nuances dans l’approche entre les deux hommes, notamment sur la sortie de l’UE, souhaitée par Philippe de Villiers, mais pas par Jordan Bardella, et surtout sur la Russie, où le fondateur du Puy du Fou a pris carrément le contre-pied des propos hostiles à la Russie défendus par le président du Rassemblement national.
Nous étions sur une chaîne où Jordan Bardella pouvait finir une démonstration sans être interrompu tous les trois mots et qualifié de « raciste », et où Philippe de Villiers pouvait faire de beaux et longs développements sur ses espoirs dans la « résurrection » de la France. Avec Eliot Deval, l’animateur, les invités sont respectés et écoutés.
Cela ne peut se produire que sur une chaîne, qui s’appelle CNews, celle que les petits polpotistes de gauche rêvent de fermer.
#webtube : Selma Babbar, la baby-sitter, avait filmé les violences répétées contre Louis – Wingen-sur-Moder (67) : le musée Lalique cambriolé, plusieurs millions d’euros de bijoux dérobés – 7 novembre 1659 : la France triomphe de l’Espagne et agrandit son royaume – États-Unis : Donald Trump nomme Stephen Miller, architecte de sa politique migratoire, à la tête de son cabinet à la Maison-Blanche – Marseille. Clémence V., ancienne greffière, condamnée à 3 ans de prison pour violation du secret professionnel – Tours (37). Un homme de 25 ans tué par arme blanche dans une rixe – « Une même lecture ethnique et idéologique » : sur France Inter, Claude Askolovitch rapproche Jérôme Fourquet d’Éric Zemmour – Italie : Rome continue de refuser des transferts de demandeurs d’asile depuis d’autres pays de l’UE
Selma Babbar, la baby-sitter, avait filmé les violences répétées contre Louis, un nourrisson à qui elle demandait s’il n’était pas raciste pendant les violences : trois ans de prison ferme (Màj)
Wingen-sur-Moder (67) : le musée Lalique cambriolé, plusieurs millions d’euros de bijoux dérobés (Màj : quatre personnes mises en examen. Elles auraient participé à un autre vol au centre archéologique de Montans dans le Tarn)
7 novembre 1659 : la France triomphe de l’Espagne et agrandit son royaume, de l’Artois au Roussillon
États-Unis : Donald Trump nomme Stephen Miller, architecte de sa politique migratoire, à la tête de son cabinet à la Maison-Blanche
Marseille. Clémence V., ancienne greffière, condamnée à 3 ans de prison pour violation du secret professionnel et complicité de trafic de stupéfiants. Elle a transmis des infos à son compagnon, Nouroudine A.
Tours (37). Un homme de 25 ans tué par arme blanche dans une rixe, un autre grièvement blessé
« Une même lecture ethnique et idéologique » : sur France Inter, Claude Askolovitch rapproche Jérôme Fourquet d’Éric Zemmour
Italie : Rome continue de refuser des transferts de demandeurs d’asile depuis d’autres pays de l’UE, selon la Commission européenne
#webtube :« Losing My Religion » est originellement l’immense classique alternatif du groupe américain R.E.M. sorti en 1991. Cependant, la chanteuse de rock néerlandaise Anouk en a livré une reprise en live particulièrement habitée et intense (notamment lors de son concert à l’Oosterpoort en 2001, parue sur son album Update en 2003).
#webtube :« Losing My Religion » is, in its original form, a massive alternative classic by the American band R.E.M., released in 1991. However, Dutch rock singer Anouk delivered a live cover that is remarkably soulful and intense—most notably during her 2001 concert at De Oosterpoort, which was later included on her 2003 album
#webtube : Le Nasdaq vient de vivre sa pire séance depuis juin, Intel a perdu près d’un tiers de sa valeur en une journée, la France emprunte à plus de 5 % à 10 ans, plus cher que les États-Unis, le pétrole est à 113 dollars après une attaque dans le détroit d’Ormuz… et l’or, au lieu de jouer son rôle de valeur refuge, tombe à son plus bas depuis un an.Les marchés deviennent-ils fous ? Est-ce la fin du monde ?Dans cette émission de questions-réponses, Charles Gave répond à vos questions : le coût de l’argent selon Wicksell, la bulle de l’intelligence artificielle, les banques centrales au pied du mur, le risque des obligations françaises, la Chine, l’or, le dollar… et surtout, comment rester discipliné grâce au portefeuille permanent et aux quatre cadrans.
00:00 Introduction : le Nasdaq, Intel, l’OAT à 5 %, le pétrole à 113 $ et l’or en baisse 01:30 Pourquoi plus personne n’y comprend rien 03:30 Le coût de l’argent selon Wicksell : les trois niveaux de taux 07:00 Europe, Chine, États-Unis : des déséquilibres monstrueux 09:00 Les quatre cadrans : la France en récession inflationniste 11:30 L’indice gilet jaune : une inflation à 7 % pour les plus modestes 13:00 Le Nasdaq peut-il entraîner l’économie américaine ? 15:00 IA : le danger des participations croisées 17:00 Fed, BCE, Banque du Japon : les banques centrales au pied du mur 21:00 La volatilité des taux, un risque à part entière 24:00 Le franc suisse, le Brésil et le carry trade 27:00 Que risque l’épargnant français ? Faut-il acheter de l’OAT à 5 % ? 29:30 Le droit de propriété attaqué, et l’assurance-vie au Luxembourg 31:00 Robespierre, la Terreur et Lavoisier 33:00 Pétrole, or, dollar : l’or a-t-il perdu son rôle de valeur refuge ? 36:00 La Chine : la baisse de la Bourse et les trusts offshore 38:30 Actions chinoises contre obligations : la monnaie d’abord 40:00 IA américaine contre IA chinoise : systèmes fermés contre systèmes ouverts 43:00 La dictature des indices dans la gestion 46:00 Le Brésil : 15 % de rendement réel 48:00 Le portefeuille permanent et les quatre cadrans 51:00 La lente asphyxie des classes moyennes, de la Grèce à la France 54:00 Le temps des positions d’attente : rester discipliné
#webtube : Cette semaine, au Château Poséidon, nous plongeons dans le passé, et ce, de bien des manières ! Au château, les engins sont en marche et les travaux de terrassement ont officiellement débuté ; nous entamons ainsi un nouveau chantier d’envergure en extérieur. Mais tandis que Tom s’affaire à déplacer de la terre, Damien nous entraîne dans une aventure tout autre : à la découverte du savoir-faire exceptionnel qui se cache derrière la restauration de nos papiers peints historiques. Nous nous rendons dans les ateliers de la maison Sublis, où la technique traditionnelle de la sérigraphie redonne vie à un pan de l’histoire du Château Poséidon. En s’appuyant sur un modèle de papier peint original, identifié grâce à une photographie datant de 1913, les artisans ont minutieusement recréé un motif qui avait disparu du château il y a plus d’un siècle. De la préparation des écrans à l’application manuelle de chaque couleur, nous découvrons toute la patience, la précision et la maîtrise artistique nécessaires à la fabrication des papiers peints traditionnels français. Nous avons même l’occasion de mettre la main à la pâte ! Cela nous rappelle que restaurer un château ne se limite pas à reconstruire des murs ou à réparer ce qui est endommagé. Il s’agit parfois de faire revivre la beauté, le savoir-faire et les récits que le temps avait presque effacés.
#webtube : This week at Château Poséidon, we’re digging into the past in more ways than one!Back at the château, the machines are running and the digging has officially begun as we tackle another major outdoor project. But while Tom is busy moving earth, Damien takes us on a very different adventure: discovering the incredible craftsmanship behind the restoration of our historic wallpaper.We head to the workshops of Atelier Sublis, where traditional screen printing, known in French as sérigraphie, is bringing a piece of Château Poséidon’s history back to life.Using an original wallpaper design discovered in a photograph from 1913, the artisans have painstakingly recreated a pattern that disappeared from the château more than a century ago.From preparing the screens to applying each colour by hand, we discover the extraordinary patience, precision, and artistry that go into producing traditional French wallpaper. We even get to take part in the process ourselves!It’s a reminder that restoring a château isn’t just about rebuilding walls and fixing what is broken. Sometimes, it’s about bringing back the beauty, craftsmanship, and stories that time almost erased.