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#webtube : Dans cette commune de Charente-Maritime, l’église romane classée a été vandalisée le 21 avril. Majestueuse par son étonnant frontispice de 23 mètres de large, l’église domine la cour féodale de Surgères en Charente-Maritime. Depuis le 21 avril, ce joyau de l’art roman saintongeais s’ajoute à la trop longue liste des actes anti-chrétiens en France. Les imposantes fortifications de l’enceinte qui ceinturent l’édifice du XIe siècle, classé aux monuments historiques, n’ont pourtant pas découragé les malfaiteurs.

Mardi soir, c’est le sacristain qui a constaté la profanation et donné l’alerte en venant fermer l’église, ouverte chaque jour au public. « Le plus triste, c’est lorsque j’ai vu la statue de la Vierge brisée au sol », nous confie le père Alphonse, curé de la paroisse Saint-Joseph.
Il décrit une scène de dévastation : des luminions renversés, des extincteurs vidés dans l’église, l’orgue aspergé. « Alors que nous avons une belle chorale et que nous organisons souvent des concerts » déplore-t-il. Les vandales sont même montés sur l’autel, dans le chœur, pour faire tomber la statue de saint Joseph. « Vu son poids, ils ont dû employer une grande force », ajoute-t-il.
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Comme si cela ne suffisait pas, dans la sacristie, les dégâts se poursuivent : placards vidés, nappes d’autel et aubes de servants jetées au sol, vases brisés. « On voit bien qu’ils ont essayé d’ouvrir le tronc de quête, mais il est assez solide et il a résisté, ils n’ont pas réussi à voler de l’argent », précise le prêtre. Seule consolation : le tabernacle, qui contient le Saint-Sacrement, est resté intact.
Malgré le choc et la tristesse de cet acte de vandalisme, le père Alphonse dit à BV les pardonner, il « prie pour eux, demandant à Dieu de leur accorder son pardon dans sa grande miséricorde ». Mais son incompréhension demeure. « Je ne sais pas pourquoi ils ont fait cela. Notre église est ouverte à tous. Tout le monde y est bienvenu, mais cela suppose un minimum de respect », renchérit-il.

Persécutions
Originaire d’Inde, il précise que là-bas, les persécutions religieuses s’expliquent, dans un pays majoritairement hindouiste et musulman où les chrétiens « ne représentent que 2 % de la population, ils sont une minorité. Mais en France… » La situation le bouleverse : « Pour nous, la France est la fille aînée de l’Église, l’Europe est chrétienne. Ce sont les Européens, les Français qui sont venus nous évangéliser, pour nous donner cette Eglise, cette foi. Revenir ici, à la source, et voir cela, c’est un choc » témoigne celui qui, en terre de mission dans notre pays déchristianisé, porte seul la charge de 20 clochers dans son doyenné.

Dans un communiqué, son évêque, Mgr Pierre-Antoine Bozo a condamné « cet acte de vandalisme dans une église chère à la communauté paroissiale comme à l’ensemble des habitants ». L’évêque de La Rochelle a autorisé son prêtre à célébrer une messe de réparation ce dimanche. À l’issue de ce rite pénitentiel, destiné à purifier le lieu profané, l’église rouvrira quotidiennement ses portes aux fidèles et aux visiteurs. Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie.
Iris Bridier, dans BV
