. Immigration : un an après Vance, Marco Rubio met l’Europe face à ses errances

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#webtube : Pas de « en même temps » chez les lieutenants de Trump, mais un même constat implacable sur notre déclin civilisationnel. 14 février : la Saint-Valentin revient fidèlement tous les ans le même jour. Et les couples se retrouvent. Il y a le couple franco-allemand, un peu éclipsé par le couple germano-italien. Et puis il y a le grand couple USA-Europe, Ancien et Nouveau Monde. 

Et, comme il y a un an jour pour jour, c’est le jeune homme fringant d’Amérique qui revient faire la leçon à la vieille Europe décrépite. Le discours de J.D. Vance, il y a un an, avait stupéfait par sa justesse d’appréciation sur les maux européens : immigration de masse hors de contrôle, renoncement aux souverainetés et aux identités nationales, idéologies woke et verte, atteinte à la liberté d’expression, etc. Tout ce contre quoi Trump s’était battu pour retrouver le chemin du pouvoir, Vance venait y mettre le doigt pour diagnostiquer les causes du déclin de l’Europe. Ce discours historique, digne de Soljenitsine et de Jean-Paul II, salué par Gabrielle Cluzel, avait laissé les élites européistes chaos de bout. Un an après, c’est le secrétaire d’État Marco Rubio qui est venu porter la voix de l’Amérique lors de la conférence de Munich. Et surprise : la ligne n’a pas changé !

Marco Rubio, sur la même ligne que Vance

Certes Macro Rubio n’est pas J.D. Vance, ni par son parcours ni par son style. Pourtant, ces bébés Trump ont beaucoup en commun : issus de milieux modestes (le père de Rubio, d’origine cubaine, était barman et sa mère travaillait dans un hôtel), ils sont tous deux des convertis au catholicisme (et cela devrait faire réfléchir sur nos élites déchristianisées). Et, dans le décrochage européen, cette perte de foi, dont on parle peu, est sans doute un des facteurs essentiels, d’où l’insistance de ces catholiques américains dans leur leçon à la vieille Europe mécréante sur l’importance de la civilisation chrétienne commune qui unit Europe et USA. Certes, Rubio, plus diplomate et pédagogue que Vance («  Nous, Américains, paraissons parfois un peu directs » ), a su insister sur les liens historiques transatlantiques, sur le souci de l’Administration Trump de voir l’Europe affaiblie (« Nous ne cherchons pas la séparation »). Mais il a été aussi sans détour.

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Rubio renverse à nouveau tous les totems européistes

Le secrétaire d’Etat américain a méthodiquement dénoncé les illusions européennes, au premier rang desquelles l’idéologie sans frontiériste et mondialiste : « une idée stupide qui ignorait à la fois la raison humaine et les leçons de plus de 5000 ans d’histoire humaine  » ! Même pilonnage sur le libre-échangisme généralisé qui a sabordé les industries occidentales et appauvri les classes moyennes, générant – et particulièrement en France – un État-providence démesuré qui nous mène à la faillite financière. Une désindustrialisation qui « a donné le contrôle de nos chaînes d’approvisionnement critiques à nos adversaires et à nos ennemis ». Marco Rubio a aussi fustigé l’idéologie verte : «  Pour apaiser un culte du climat, nous nous sommes imposé des politiques énergétiques qui appauvrissent nos peuples, tandis que nos concurrents exploitent le pétrole, le charbon, le gaz naturel et tout le reste – non seulement pour faire tourner leurs économies, mais pour s’en servir comme levier contre les nôtres. » Et, dans un crescendo parfait, il a terminé par l’immigration : « Et, à la poursuite d’un monde sans frontières, nous avons ouvert nos portes à une vague sans précédent de migration de masse qui menace la cohésion de nos sociétés, la continuité de notre culture, et l’avenir de nos peuples. Nous avons commis ces erreurs ensemble et, désormais, ensemble, nous le devons à nos peuples : regarder ces faits en face et avancer, reconstruire. »

Certes, les États-unis n’ont jamais été et ne sont pas des philanthropes, pas plus sous Trump que sous Biden. Mais le constat qu’ils font de la situation européenne par la voix de Vance ou de Rubio est, cette fois, malheureusement exact. Et la voie qu’ils ont empruntée s’imposera rapidement à nous.

Frédéric Sirgant, dans BV

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