#webtube : Dans cette vidéo, Théo Malini analyse une situation qui semble avoir franchi un point de non-retour : l’explosion des prix du carburant à l’échelle mondiale. Alors que les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis ont atteint leur paroxysme, les répercussions ne sont plus seulement géopolitiques, elles touchent désormais directement le portefeuille des citoyens, de la métropole jusqu’aux départements d’outre-mer.
#webtube : La dette publique française dépasse désormais 3 400 milliards d’euros, et la guerre en Iran fait grimper les prix de l’énergie, alourdissant encore les coûts pour l’État. Dans ce contexte, une question cruciale se pose : la France peut-elle exploser sous le poids de son surendettement ? Deux scénarios s’affrontent : une mise sous tutelle par les créanciers et les institutions internationales, ou, à l’autre extrémité, une rupture politique majeure, une révolution sociale ou politique face à l’asphyxie budgétaire — comme l’histoire l’a déjà montré lors de précédentes crises de dette.
Pour décrypter ces mécanismes et explorer les solutions possibles, nous recevons Eric Paget‑Blanc, professeur en sciences de gestion à l’Université d’Évry – Paris Saclay et de Perpignan, ancien cadre pendant 28 ans chez l’agence de notation Fitch Ratings, et coauteur de « La dette publique : monétisation, notation et restructuration ». 👉 Qu’est‑ce que la dette publique et comment a-t-elle atteint ces niveaux historiques ? 👉 Quels sont les risques si le coût de l’emprunt continue d’exploser ? 👉 Mise sous tutelle, crise financière, révolution : quelles conséquences pour la France et ses citoyens ? Un entretien essentiel pour comprendre ce qui pourrait décider de l’avenir de la France. A la suite de « Politique & Eco », retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : »Quand Trump manipule la Bourse… et vos nerfs ». Pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade : »Votre épargne face au spectre d’une nouvelle guerre mondiale » : https://signups.lachroniqueagora.com/…
#webtube : Guerre en Iran : le monde bascule en faveur des BRICS 🔷Aymeric Chauprade Géopolitologue, ancien député européen Auteur notamment de “Géopolitique des États-unis” (2004, Ellipses),“Chronique du choc des civilisations” (2015, Ellipses), ou encore « Le mondialisme dans ses œuvres (éditions Renaissance Catholique) 🔷Lionel Rondouin Ancien élève de l’École Normale Supérieure (rue d’Ulm, Lettres), a fait carrière dans l’Armée de Terre, au sein des parachutistes des Troupes de marine, puis dans l’industrie
#webtube : Encore une vidéo exceptionnelle de Vincent Lapierre. Il recueille le témoignage de deux militants de Reconquête, agressés par 15 racailles, dans le 12e arrondissement parisien, à la veille des élections municipales.
Les deux militants auraient pu mourir, et les agresseurs se vantaient de leur faire subir le sort de Quentin. Coups de pied dans la tête, à sept contre un. Seul le sang-froid du conducteur de voiture leur a permis de sortir vivants. Cela se passe dans un quartier qui a plutôt bonne réputation. Les deux jeunes hommes ont subi par ailleurs des insultes racistes, sans le moindre complexe, de la part de leurs agresseurs.
Durant le tournage de la vidéo, on voit des guetteurs, issus de la diversité, faire pression sur l’équipe de tournage et les intimider pour qu’ils ne parlent pas de l’agression dont ils contestent l’existence. Ils intiment même l’ordre au reporter de parler du racisme subi par Bagayoko, le seul qui doit être évoqué, selon eux.
Bien sûr, les jeunes agressés pointent la responsabilité des politiques et des journalistes de gauche qui, en les nazifiant, légitiment ce type d’agressions ouvertement racistes au nom de l’antifascisme. Ils évoquent par ailleurs le fait de s’être sentis abandonnés par l’État, et notamment le manque d’empathie du médecin judiciaire qui ne leur a accordé qu’une journée d’ITT alors qu’un des agressés avait le corps couvert de bleus.
Imaginez deux militants de Mélenchon, de la diversité, agressés par quinze Blancs qui les traiteraient de sales Noirs et leurs mettraient des coups de pied dans la tête. Cela ferait 48 heures dans les médias. Et là, sans Vincent Lapierre, personne n’aurait connu cette agression insupportable, une de plus.
#webtube: Un F-15 au décollage, armé pour une mission de guerre en Iran Il y a des nouvelles de bon matin qui font chaud au cœur et l’Amérique soulagée est heureuse de fêter son nouveau héros sauvé in extremis. Car c’est une véritable course contre la montre que vient de remporter Donald Trump contre le régime iranien. Le second pilote recherché depuis deux jours a été retrouvé blessé mais vivant, ayant pu échapper à la traque de ses ennemis.
Face à cet immense défi, ce pilote, un colonel selon Trump, qui risquait la captivité ou la mort, a fait le maximum et Dieu a fait le reste.
Voilà donc un jour de Pâques qui restera gravé dans la mémoire du peuple américain, avec l’annonce tant espérée du sauvetage par une équipe de Navy Seal et de gros moyens aériens du second pilote abattu vendredi en territoire ennemi.
Je salue le courage de ce valeureux pilote américain ainsi que l’efficacité des équipes de sauvetage qui ont œuvré sans relâche à sa récupération. Un véritable exploit en territoire hostile, alors que des centaines d’Iraniens recherchaient activement cet officier, dont la capture aurait été largement exploitée par le régime de Téhéran, totalement hermétique aux lois de la guerre et aux droits de l’homme. Mais les mollahs ont perdu leur pari et ne feront chanter personne. Ce pilote ne sera pas exhibé comme un trophée.
Voici un message de Trump qui nous change de ses écrits puérils habituels. Il peut savourer l’instant car lui aussi a eu chaud !
« Ce courageux guerrier se trouvait derrière les lignes ennemies, dans les montagnes traîtresses d’Iran, traqué par nos ennemis qui se rapprochaient de plus en plus d’heure en heure, mais il n’a jamais été vraiment seul car son commandant en chef, le secrétaire à la défense, le chef d’état-major interarmées et ses compagnons d’armes surveillaient sa position vingt-quatre heures sur vingt-quatre et planifiaient avec diligence son sauvetage. »
On imagine ce que peut ressentir un pilote abattu par un missile au cours d’une mission de guerre, contraint de s’éjecter et de survivre ensuite en territoire ennemi, traqué comme une bête. De plus, ce pilote s’est retrouvé seul, séparé de son coéquipier lors de l’éjection. Ce qui, moralement, rend l’épreuve encore plus difficile, même si le contact radio est établi avec le commandement.
Préparés, entraînés et équipés pour cela, il n’en demeure pas moins que pour les équipages abattus en mission de guerre, les chances de survie ainsi que celles d’être sauvés à temps restent très aléatoires. Mais aujourd’hui, au delà du courage et du professionnalisme du pilote et des équipes de sauvetage, la chance a été du bon côté.
Car se cacher pour échapper à l’ennemi et survivre avec peu de moyens, dans le froid, ce n’est jamais gagné car le temps est compté pour les sauveteurs.
Dans le cœur de nombreux Américains, ce sauvetage réussi efface l’humiliation subie par l’Amérique en 1980, quand l’opération Eagle Claw (Serre d’aigle) préparée pour libérer les 53 otages de l’ambassade américaine de Téhéran détenus par les mollahs a tourné au désastre absolu avec la perte de huit soldats. Une déroute retentissante qui a plombé la réélection de Jimmy Carter au profit de Ronald Reagan. Évidemment, les deux situations ne sont pas comparables, étant donné la complexité de l’opération Eagle Claw, mais pour ceux qui se souviennent du fiasco de 1980, le sauvetage d’aujourd’hui a un petit air de revanche.
En attendant, saluons le dénouement heureux pour cet équipage abattu en territoire ennemi qui va pouvoir retrouver ses proches et ses frères d’armes avec bonheur.
#webtube : Décidément, le livre de Robert Ménard, « Lettre à Clara » fait beaucoup causer dans notre journal. Après un article de Gérard Brazon, très commenté, et parfois critiqué, c’est Pierre Cassen qui a consacré sa vidéo du jour à la question épineuse : que doit faire un patriote quand un de ses enfants vote LFI, voire milite pour le parti de Jean-Luc Mélenchon ?
C’est la question que se pose Robert Ménard, en choisissant d’écrire un livre à sa fille, que celle-ci a relu et amendé. On croit savoir que Pascal Praud est confronté à la même situation, avec sa fille Morgane.
Les gauchistes exultent, et bien sûr, nous livrent une analyse marxiste de la situation, voyant chez les deux jeunes filles une prise de conscience anticapitaliste et écologiste salutaire. Bof…
Nous savons, dans la rédaction de Riposte Laïque, où on se parle librement, que quelques amis sont confrontés à cette question et que les réponses sont fort différentes selon les cas. Mais sans trahir les confidences des uns et des autres, nous pouvons témoigner que certains contributeurs sont contraints, pour continuer à voir leurs enfants ou petits-enfants, à ne pas parler politique en famille. D’autres, plus chanceux, ou peut-être meilleurs pédagogues, n’ont aucun problème et leur descendance est sur les mêmes positions qu’eux.
Mais reste le cas de ces deux demoiselles, Clara Ménard et Morgane Praud, les filles de deux célébrités classées à droite, et qui par ailleurs bénéficient d’un niveau social qui les protègent probablement des conséquences de leurs discours. Ce ne sont pas des caissières de supermarché, dans des zones que les Insoumis appellent des quartiers populaires et que nous nommons zones islamisées. Elles n’ont pas encore d’enfants qui se retrouveraient parmi les rares blancs dans leur école, à supposer que, fidèles à leurs opinions, elles les mettent dans le public. Elles ne sont pas confrontées au quotidien de ces femmes françaises qui sont harcelées dans la rue, et presque toujours par des Arabo-musulmans. Elles n’ont jamais eu leur voiture brûlée. Elles n’ont pas subi le sort de Claire Geronimi. Contrairement aux familles de Lola, Philippine, Thomas et de tant d’autres victimes, elles n’ont jamais perdu un proche, victime d’une agression mortelle, presque toujours de la part de personnes qui ont le profil de la Nouvelle France chère à Mélenchon.
Pour ces deux petites bourgeoises, la vie est belle, Papa a un nom, elles auront une situation, sans doute grâce à leur talent mais aussi peut-être grâce un peu aux relations paternelles. Mais en plus, comme dans leur milieu les positions de leur père sont stigmatisées, lâchement, elles se rendent complices de la diabolisation et des insultes qu’ils subissent en se rangeant dans le camp de ceux qui les nazifient toute la journée. Ce qui ne les empêche pas, bien sûr, d’aimer sincèrement leur père, apparemment, ce qui est juste une petite contradiction, car si on écoute la rhétorique de Mélenchon et de ses complices, Ménard et Praud sont deux nazis. Donc, on ne peut pas, quand on se dit de gauche extrême, aimer des nazis, même son père ! Il y a contradiction, mesdemoiselles…
Donc, comme des milliers de petits bourgeois qui votent LFI pour avoir l’impression de lutter contre le racisme et bien sûr le fascisme, ces deux demoiselles ne sont que de petites collabos qui, pour acheter la paix avec leur milieu social, trahissent leur père mais surtout la France. Elles se rendent complices de l’abandon de notre pays et livrent leurs enfants, si elles décident d’en avoir, à une autre civilisation où le droit des femmes n’aura plus rien à voir avec ce qu’elles auront connu grâce à leurs parents et à la culture française.
Espérons que pour montrer qu’elles sont antiracistes, antifascistes et bien sûr antisionistes, elles ne se sentiront pas obligées, comme nombre de petites Blanches gauchos radicalisées, de se mettre en couple avec un musulman pro-Hamas…
Mais soyons positifs, peut-être ouvriront-elles les yeux un jour, et se diront-elles que leur « facho » de père avait peut-être raison. Le plus tôt serait le mieux, et on attendrait un livre de Clara intitulé « Pardon mon père, pardon ma mère »…
#webtube : Parfois, l’aventure ne se passe pas exactement comme on l’avait imaginée. Après seulement deux semaines en Alaska, entre des aurores boréales inoubliables aux sources chaudes de Chena et une visite magique au « Pôle Nord », je dois déjà prendre une décision difficile. Dans cette vidéo, je vous emmène avec Megan et Stella pour nos derniers moments dans le Grand Nord et je vous explique pourquoi je change mes plans pour la suite du voyage.
#webtube : Sometimes, adventures don’t go exactly as planned. After just two weeks in Alaska, between unforgettable Northern Lights at the Chena hot springs and a magical visit to the North Pole, I already have to make a difficult decision. In this video, I take you along with Megan and Stella for our last moments in the Far North and explain why I’m changing my plans for the rest of the trip.
#webtube :Alors que 20% du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz, Washington se désengage brutalement en renvoyant l’Europe à ses responsabilités. Alexandre Muns, professeur à l’EAE Business School et ancien conseiller de la Banque mondiale, analyse pour The European Conservative les contradictions d’une crise qui révèle l’impuissance stratégique du Vieux Continent.
Le détroit d’Ormuz, corridor maritime de à peine 24 kilomètres de large, cristallise toutes les contradictions de la politique américaine au Moyen-Orient. Pendant des semaines, Washington a martelé que la réouverture de ce passage stratégique devait être garantie militairement. Puis Donald Trump a lâché une bombe : si l’Europe s’inquiète, qu’elle s’occupe elle-même de maintenir le passage ouvert.
Une guerre asymétrique qui change la donne
« Les États-Unis et Israël ont gravement endommagé les capacités militaires de l’Iran, mais Téhéran conserve la capacité de perturber le trafic maritime et de faire grimper les prix de l’énergie avec des moyens bien moins coûteux : drones, mines, missiles côtiers ou simples attaques de harcèlement », explique Alexandre Muns.
Le résultat ? Une crise dans laquelle personne ne veut intervenir militairement, mais dont tout le monde subit les conséquences. Le Brent a bondi de plus de 50% depuis le début de l’opération militaire du 28 février, le West Texas Intermediate de plus de 40%. Les deux ont dépassé les 100 dollars le baril.
Le piège du détroit
Normalement, environ 138 navires franchissent quotidiennement le détroit d’Ormuz. Aujourd’hui, seuls huit y parviennent. « L’Iran n’a pas besoin d’une grande marine pour perturber le trafic. Des mines, des vedettes rapides, de l’artillerie côtière, des missiles et des drones suffisent », souligne Muns.
La guerre asymétrique joue en faveur de Téhéran : « Un drone iranien peut coûter entre 30 000 et 50 000 dollars. L’abattre avec des systèmes Aegis ou des batteries Patriot coûte des millions. C’est là que Trump et son équipe ont, je pense, mal calculé. »
Trump pris à son propre piège
Le président américain avait promis une opération limitée, sans troupes au sol. « Le problème, c’est que sans troupes on ne peut pas garantir pleinement la réouverture du détroit. Et Trump sait que s’il envoie des Marines occuper des îles ou sécuriser le passage, il perd le soutien d’une partie importante de sa base électorale », analyse l’expert.
Les sondages montrent que les électeurs républicains ont soutenu l’action contre l’Iran, mais ne veulent pas de « boots on the ground » – pas d’un nouvel Iraq ou Afghanistan. Trump s’est enfermé dans sa propre rhétorique.
Pas de choc pétrolier des années 70
Pour autant, Alexandre Muns ne croit pas à une crise comparable à celle des années 1970 : « Mon impression est que Trump cherche une sortie rapide. Il a déjà laissé entendre que les États-Unis pourraient se retirer de l’opération même si Ormuz n’est pas complètement rouvert. »
Une fois les bombardements arrêtés, l’Iran aura intérêt à normaliser la situation. « 90% du pétrole iranien va en Chine. L’Iran n’a pas non plus intérêt à garder Ormuz fermé pendant des mois. La Chine a besoin de ce pétrole, et Téhéran a besoin de le vendre. C’est pourquoi je crois que d’ici deux ou trois semaines la situation pourrait commencer à se normaliser. »
Un objectif stratégique flou
Au-delà du pétrole, l’objectif de cette guerre reste obscur. « Je pense que Trump croyait pouvoir répéter en Iran quelque chose de similaire à ce qu’il a tenté de faire au Venezuela : provoquer un changement politique rapide puis ouvrir le pays aux accords énergétiques et d’investissement », estime Muns.
Mais l’Iran n’est pas le Venezuela. Avec 90 millions d’habitants, un vaste territoire, les Gardiens de la Révolution et une structure de pouvoir bien plus solide, un changement de régime était impossible sans invasion terrestre. Et cela n’a jamais vraiment été sur la table.
Reste un bénéfice collatéral pour Washington : les pays du Golfe se sont considérablement rapprochés contre l’Iran. « L’Arabie saoudite, les Émirats, Bahreïn et le Koweït étaient divisés il n’y a pas si longtemps. Maintenant ils coordonnent leurs actions et s’éloignent de Téhéran. Il est même possible que l’Arabie saoudite et le Qatar normalisent éventuellement leurs relations avec Israël dans les années à venir. »
L’Europe, acteur prudent mais impuissant
Et l’Europe dans tout ça ? « L’Europe apparaît comme un acteur prudent mais aussi comme un acteur non pertinent. Elle a décidé que ce n’était pas sa guerre, et elle a probablement eu raison. Mais cela ne change rien au fait qu’elle dépend de ce que Washington décide et de ce que l’Iran fait. »
L’Agence internationale de l’énergie a annoncé la libération de 400 millions de barils de ses réserves. Les États-Unis ajouteront 172 millions de barils sur le marché. Mais ni l’Europe ni l’Asie n’enverront d’actifs militaires pour escorter les pétroliers. Personne ne veut être entraîné dans une guerre ouverte avec l’Iran.
La question de l’autonomie stratégique
Pour Alexandre Muns, la conclusion est sans appel : « Les États-Unis attendent le soutien européen quand il faut supporter les coûts, mais l’Europe n’est plus disposée à suivre automatiquement Washington dans des guerres qu’elle considère comme étrangères ou contre-productives. »
D’où une question encore plus urgente que la fermeture d’Ormuz elle-même : « Si l’Europe ne veut pas prendre part aux guerres américaines mais ne peut pas non plus protéger ses propres routes énergétiques, quelle autonomie réelle possède-t-elle vraiment ? »
Une interrogation qui résonne douloureusement après des décennies de discours sur l’autonomie stratégique européenne, toujours proclamée, jamais réalisée. Une fois de plus, le Vieux Continent découvre qu’il « ne décide pas de la guerre, mais paie toujours la facture »
#webtube : En octobre 2025, les Français découvraient qu’à l’ère de la surveillance généralisée, les autorités n’avaient jusque-là pas été capables d’interdire aux pédocriminels déjà condamnés de travailler auprès de mineurs. Ce qui devait arriver arriva : depuis plusieurs mois, le scandale du périscolaire à Paris a éclaté au grand jour, mettant en cause plusieurs affaires d’agressions sexuelles et de violences physiques commises par des animateurs sur des enfants de 3 à 9 ans.
Le 3 octobre 2025, la Haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, se félicitait d’une « petite révolution« , à savoir l’instauration d’un certificat d’honorabilité assurant que l’éventuel candidat pour un poste de la protection de l’enfance et de la petite enfance ne possède ni condamnation l’empêchant d’agir avec des mineurs, ni inscription au fichier automatisé des délinquants sexuels et violents (FIJAISV). Cela avait alors permis de déterminer que 1 733 personnes condamnées pour des infractions ou crimes sexuels travaillaient auprès de mineurs, dont 80 % dans le domaine de la protection de l’enfance. Ces assistants maternels, éducateurs en foyer d’accueil, assistants familiaux ou personnels de crèches avaient alors été écartés de leurs fonctions.
Impossible de ne pas faire le lien avec les affaires qui secouent actuellement le périscolaire parisien, où plusieurs individus sont visés par des plaintes à caractère sexuel. Bien que les chiffres soient flous en raison de l’omerta des institutions, des transferts de personnes incriminées et des plaintes classées sans suite, selon le député Sylvain Maillard, 200 animateurs auraient été suspendus dont 75 poursuivis pour des soupçons d’agressions sexuelles sur des enfants scolarisés dans les écoles maternelles. Tout récemment, à la mars 2026, quatre hommes, dont deux animateurs, ont été interpellés. Ils sont soupçonnés d’agressions sexuelles sur une vingtaine d’enfants de moins de 10 ans dans plusieurs établissements. Dans l’école publique Saint-Dominique dans le 7ᵉ arrondissement de la capitale, sur les 15 animateurs du périscolaire, 9 sont mis en cause.
Le petit âge des victimes est choquant : à l’école de Vigée-Lebrun, les neuf enfants agressés par un animateur ont entre 6 et 9 ans ; les deux enfants agressés par le mari d’une institutrice dans l’école maternelle Grands-Champs ont 3 ans et 4 ans ; la fillette agressée par un animateur dans une école du 10ᵉ arrondissement en a 5. À cela s’ajoutent six enfants âgés de 3 et 4 ans qui auraient été victimes d’un enseignant de l’école maternelle Aqueduc. Ce dernier, bien que placé en garde à vue pour des abus sexuels présumés, n’a pas été présenté au procureur.
Les plaintes concernent des agressions sexuelles mais aussi des viols sur de très jeunes enfants (3 ans). Les enquêtes sont en cours au sein de la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire de Paris. Pour rappel, en 2025, une quarantaine d’animateurs de la capitale avaient déjà été suspendus, dont la moitié pour suspicion d’abus sexuel.
Les parents concernés ont rejoint des collectifs – principalement MeToo École et SOS Périscolaire – et dénoncent une gestion obscure des alertes (omerta, mensonges, signalements non pris en compte) et pire, des transferts d’agents dénoncés pour violences physiques ou sexuelles vers d’autres établissements.
Ils soulignent les manquements graves dans la formation des animateurs. C’est peu dire puisque, face à l’urgence de recrutement et à la pénurie de personnel, quiconque a pu être embauché par les mairies : des individus sans expérience, sans diplômes et parfois même sans aucune formation.
Autant dire que les écoles et autres structures de la petite enfance ont fait effet de pots de miel pour les prédateurs sexuels. Et si les enquêtes doivent encore le confirmer, la propension de ces derniers à se regrouper explique la formation de réseaux au sein de certains établissements. Un phénomène que les mots peinent à décrire et qui s’étend malheureusement à tout le territoire national.
#webtube : Dans ce nouveau numéro d’Atlanti’Causeur, le podcast de Causeur et Atlantico, Élisabeth Lévy et Jean-Sébastien Ferjou s’affrontent sur les fractures françaises et les secousses du monde. Un échange dense, tendu, où les mots ne suffisent plus à contenir le réel.
Dans ce nouvel épisode d’Atlanti’Causeur, le podcast de Causeur et Atlantico, le débat démarre sur une formule qui clive : « La Nouvelle France n’existe pas ». À quoi Élisabeth Lévy répond, sans détour : « Le pays n’est déjà plus le même ». Derrière le choc des mots, deux lectures d’une même réalité : transformation démographique, fragmentation culturelle, et bataille idéologique autour de ce que la France est — ou devient.
Source:Causeur – Un podcast avec Élisabeth Lévy (Causeur) et Jean-Sébastien Ferjou (Atlantico)