. [MIEUX VAUT EN RIRE] Sandrine Rousseau tacle les patriotes !

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#webtube : Avec Éric Coquerel, Bally Bagayoko, Sandrine Rousseau, Raphaël Enthoven et la direction du lycée Beltrame de Meyzieu. Aujourd’hui, dans Mieux vaut en rire, LFI à la rescousse de Master Poulet, Bally Bagayoko qui demande des excuses (sauf à Mélenchon) et Raphaël Enthoven fan de Jul.

Source : Youtube – Boulevard Voltaire

. Surprise : les Français font plus confiance au RN qu’à Renaissance pour réduire la dette

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#webtube : 36 % des Français font confiance au RN pour réduire la dette. Ils ne sont que 22 % à faire confiance à Renaissance… Lorsque nous passions des concours, il y a de cela six présidents de la République, nos chers professeurs nous rabâchaient, à juste titre, que tout compte, dans un concours : la moindre virgule à l’écrit, la moindre grimace à l’oral. L’élection présidentielle est un concours. Assez sélectif, il faut dire, mais un concours qui offre des débouchés plutôt intéressants, si l’on en croit le nombre de candidats potentiels pour 2027. Tout compte, dans un concours, mais il est probable que le sujet, certes important, de l’emploi du temps des collégiens et des lycéens, mis en avant sur TikTok, la semaine dernière, par le jeune candidat Gabriel Attal, sera sans doute moins développé que celui de la dette et du déficit publics.

Il faut dire que, jusqu’à présent, l’épreuve Dette et Déficit publics étaient affectée d’un coefficient assez ridicule, au concours d’entrée à l’Élysée. Tout compte, dans un concours, mais les candidats préféraient se concentrer sur les matières à plus fort coefficient : par exemple, l’épreuve sportive de Kärcher™ autotracté en banlieue chaude ou encore la chasse à la finance sur scooter de compétition. Il faut bien le reconnaître, il n’y avait guère que François Bayrou, qui fut trois fois candidat (2007, 2002, 2012) à l’agrégation présidentielle, à bûcher sur cette épreuve rébarbative qui, en plus, ne rapportait pas beaucoup de points. En gros, le jury – c’est-à-dire les Français – s’en moquait un peu.

81 % des Français préoccupés par la dette et le déficit

Après neuf ans de macronisme et, accessoirement, quelque mille quatre cents milliards d’euros de dette en plus, semble-t-il, le concours est en train de drôlement évoluer. En effet, un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro révèle que 81 % des Français sont préoccupés par la dette et le déficit publics, soit quatre points de plus qu’en juin 2025. Nous l’évoquions la semaine dernière, chiffres d’Eurostat à l’appui, la France est l’homme malade de l’Europe. Être endetté n’est pas une tare en soi. S’endetter, à juste proportion, pour investir, c’est faire confiance dans l’avenir et préparer cet avenir. S’endetter pour fonctionner au quotidien, en revanche, c’est plus problématique. C’est malheureusement le cas de la France depuis des décennies. À cela s’ajoutent des budgets déficitaires depuis un demi-siècle. Un ménage qui vit comme ça termine interdit bancaire. Et les Français ont désormais compris que cette situation risque, à court terme, de se répercuter sur leur propre situation.

À ce sujet — Surprise : les Français font plus confiance au RN qu’à Renaissance pour réduire la dette

Les cancres de la dette

D’où une évolution probable du concours. Du reste, ce sondage Odoxa-Backbone nous apprend que les Français ont déjà leur petite idée, non pas sur le niveau des candidats, mais sur celui des classes préparatoires qui, du matin jusqu’à tard le soir, les font bûcher sur de noirs bouquins en vue de l’épreuve reine. Ces classes prépa, vous l’aurez compris, ce sont les partis. Et là, il faut reconnaître que ce n’est pas brillant. En bas du tableau, le Lycée LFI : seulement 16 % des Français leur font confiance pour affronter la question de la dette et du déficit. Converti en note sur 20, ça fait 3,2/20. Dans un monde sérieux, c’est la note éliminatoire assurée. On a dit dans un monde sérieux…

Un peu moins mauvais, le lycée des Écolos (réputé pour son organisation de classes vertes) ne récolte que 20 % de Français qui leur font confiance (4/20). Avec un tel niveau, le proviseur, qui tient à ses palmes, n’envoie pas ses élèves au concours et les oriente vers autre chose. Viennent ensuite, en peloton groupé, les lycées socialiste et… Renaissance, avec seulement 22 % de confiance (4,4/20). Pourtant, le premier a fourni des promos entières de magistrats à la Cour des comptes. Quant au lycée Renaissance, on a même fait élever dans sa cour d’honneur un monument à son plus illustre élève, statufié en Mozart de la finance. La plupart des grands patrons, d’ailleurs, ne juraient, jusqu’à récemment, que par ce lycée.

Le « tableau d’honneur »

Enfin, en tête de ce classement, dans le « tableau d’honneur », si l’on peut dire ainsi, on trouve les lycées Les Républicains et Rassemblement national. Respectivement, 34 % et 36 % des Français leur font confiance pour préparer les épreuves de réduction de la dette et du déficit (6,8/20 et 7,2/20). Pas brillant, mais vu le niveau de nullité des autres, on frôle les félicitations du jury. Et puis, c’est un concours. Pour LR, il est possible que le label « parti de gouvernement » – quoique, aujourd’hui… -, mais aussi le lointain souvenir de figures comme Pinay et, plus récemment, de Balladur, aient joué dans ce classement des Français. Et pour le RN ? Est-ce le fait que la plupart des municipalités RN, depuis 2014, ont réduit la dette de leur commune ? Allez savoir. Tentons une autre piste d’explication : et si l’intention du RN de s’attaquer sérieusement à la question de l’immigration et à son coût pour le pays y était un peu pour quelque chose ? Allez savoir, là aussi.

Georges Michel, dans BV

. Le formatage des esprits par les médias français

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#webtube : Je pourrais m’abonner aux chaines de télévision françaises et les recevoir chez moi à Las Vegas comme si j’étais en France. (Guy Millière)

Je me contente de la partie de leur contenu qui est placée sur YouTube, et c’est amplement suffisant. Parfois je regarde une émission en entier, mais c’est très rare, et comme je le dis parfois en répondant à des commentaires, c’est en général en la regardant au second degré. Les émissions les plus pertinentes sont celles diffusées par Radio J et i24 news, une radio juive et une chaîne de télévision israélienne, ce sont aussi celles venant de CNews et Europe 1 (avec parfois quelques manques), c’est tout. Je ne veux surtout pas payer un centime pour recevoir les autres chaines. Et ce que je trouve dans la presse écrite française, hors de quelques rares articles, est au mieux très aseptisé, souvent très déformé.

Seuls ceux qui sont profondément ancrés dans un prêt à penser franco-français peuvent encore imaginer que le Figaro n’est pas un journal de gauche (chaque jour il y a un article négatif et perfide sur Trump, parfois deux, et les articles sur les Démocrates sont toujours élogieux, et on retrouve le même type de biais sur de nombreux sujets). Il en va de même pour les magazines Le Point et l’Express, et je ne parle, bien sûr, pas du Nouvel Observateur.

Seuls ceux qui ne perçoivent pas à quel point la transmission d’information en France est très largement biaisée peuvent penser que celle-ci est « pluraliste ». Essentiellement, elle ne l’est pas. Et je dirai même qu’elle l’est de moins en moins. Et j’en fais l’expérience personnelle. J’écris des livres et des articles depuis une cinquantaine d’années. Mes positions n’ont pas changé. Il en va tout autrement du contexte français qui, lui, a beaucoup changé. J’ai écrit dans le Figaro quand c’était encore un journal conservateur, dans le Quotidien de Paris aujourd’hui disparu, dans Causeur, jusqu’au jour où j’ai envoyé un article positif sur Trump. Il m’est devenu quasiment impossible de publier en France et d’être invité à parler à la radio et à la télévision. Et ce n’est pas la distance qui fait obstacle. Je peux parler sur des chaines israéliennes, et quand je suis invité sur Newsmax, chaîne américaine, je suis à 4500 kilomètres des studios.

Avant que je parte aux Etats-Unis, des chaines de télévision françaises m’invitaient encore, mais de plus en plus rarement. Frédéric Taddei, un homme respectueux de la liberté de parole, et que j’estime, m’invitait souvent : je sais que cela déplaisait à la direction de la chaîne, car il me l’a dit. Il n’est plus sur aucune chaîne. L’un de mes éditeurs m’a dit que pour de nombreux commentateurs, j’étais le « diable ». CNews m’a invité quatre fois en cinq ans. J’espère que cela se fera plus fréquent, mais je n’en sais rien.

Je suis libéral économiquement, et conservateur culturellement. Je suis proche depuis longtemps du Parti Républicain américain et j’ai compté parmi mes amis Martin Anderson, principal conseiller de Ronald Reagan à la Maison Blanche. Je défends résolument Israël et mes positions sont celles du Likoud, le grand parti conservateur israélien, j’ai une profonde estime pour Binyamin Netanyahou et je décris Mahmoud Abbas comme un chef de bande terroriste, car c’est ce qu’il est. J’ai de l’estime pour Donald Trump, et j’ai été invité à Mar-a-Lago par le CEO de Newsmax, Chris Ruddy, un homme admirable qui aime ce que j’écris en langue anglaise, et j’ai pu rencontrer Trump grâce à lui. Tout cela est censé faire de moi un « fasciste ». J’ai connu l’époque où un fasciste était un partisan de la dictature et un antisémite, je suis exactement l’inverse. Quand j’ai été rédacteur en chef d’une grande revue libérale aujourd’hui disparue, j’avais choisi pour slogan une phrase de Goethe : « Quand les mots perdent leur sens, les hommes perdent leur liberté ». J’ai publié dans la revue Alexandre Soljenitsyne, Mario Vargas Llosa, Jean-François Revel, Ronald Reagan, Margaret Thatcher, Binyamin Netanyahou, Vladimir Boukovsky, Nathan Sharansky (j’ai traduit du russe ses écrits quand il était encore un refusenik en prison), entre autres. Tous des « fascistes » sans doute.

Les mots en France ont perdu leur sens et les Français perdent leur liberté. Lorsque j’ai été président de l’Institut Turgot à Paris, tous les financements venaient d’entreprises américaines, les grands entrepreneurs français que j’ai rencontrés m’ont dit apprécier le travail de l’institut, mais ils m’ont tous répondus que s’ils s’affichaient comme libéraux, ils auraient des problèmes avec le fisc français. Sans doute aurais-je dû rencontrer Vincent Bolloré à l’époque, un homme dont j’admire le courage.

On m’a conseillé plusieurs fois de changer ma façon de parler, et de m’autocensurer (les gens qui m’ont conseillé passent aujourd’hui souvent à la télévision et s’autocensurent très nettement), et on m’a suggéré de dire par exemple, « bien sûr que Binyamin Netanyahou est un homme d’extrême droite détestable, mais il fait quand même des choses positives ». Je ne l’ai jamais fait. Une phrase à moitié mensongère et insultante est à mes yeux une phrase mensongère et insultante. Les phrases à moitié mensongères et insultantes en France côtoient les phrases totalement mensongères et pleinement insultantes. Je garde de l’un de mes maîtres à penser, Friedrich Hayek, dont j’ai traduit et adapté et fait publier plusieurs livres en langue française, une éthique intellectuelle. A mes yeux, respecter ceux à qui on s’adresse implique de respecter les faits et de s’efforcer de dire la vérité. La tâche d’un intellectuel est de donner à comprendre et à connaitre. Si on s’écarter de cette tâche, on devient un imposteur (j’ai d’ailleurs écrit un livre sur ce thème : Voici revenu le temps des imposteurs). L’imposture prédomine aujourd’hui dans les médias français.

Je dois dire qu’elle prédomine aussi dans une large part des médias américains, mais elle n’y est pas omniprésente. Je peux écrire ici pour le Gatestone Institute dont je suis Senior Fellow, et je suis libre d’écrire ce que je veux, à condition que ce soit factuel et pas mensonger. Le Gatestone Institute est l’un des grands think tanks américains, et j’ai, par mes articles écrits pour le Gatestone Institute, des lecteurs anglophones dans le monde entier.

En français, je ne peux écrire que sur Dreuz, et le travail de Dreuz devrait être plus connu. Je n’ai pas proposé d’article au JDD, Journal du Dimanche, je devrais le faire, mais je ne veux pas risquer de perdre mon temps, et à mon âge chaque instant est précieux. Que je ne puisse, pour l’heure, publier que sur Dreuz en langue française et sans risquer d’être censuré est, je pense, très significatif. Le fait que j’ai choisi de vivre à dix mille kilomètres de la France m’empêche de me rendre sur des plateaux, c’est peut-être, pour partie, un obstacle, mais je ne regrette pas mon choix. Certains de mes passages à la télévision quand je vivais encore en France m’ont valu des menaces de mort et des agressions dans la rue à Paris. Ma famille a été menacée. Je suis heureux et libre à Las Vegas.

Je le dis en tout cas, le risque d’agression fait partie des éléments qui poussent aussi des commentateurs en France à s’autocensurer, et le risque est très réel, j’en atteste.

Toujours est-il que ce que je viens d’écrire a globalement des conséquences, et je pense utile d’insister sur ce point.

Dès lors qu’il est quasiment impossible en France de dire la vérité sur Donald Trump, sur son action, sur le Parti Démocrate, tout comme il était impossible auparavant de dire la vérité sur l’administration Biden et sur l’administration Obama, l’opinion très massivement prédominante en France est que Biden a été un bon président et n’est devenu sénile qu’à la fin de sa présidence, qu’Obama a été merveilleux et rédempteur, et que Trump est un ignoble personnage, peut-être fou, totalement ignorant et incompétent, et entouré de gens aussi incompétents que lui qui mènent les Etats-Unis vers le naufrage. Les Etats-Unis étant la première puissance du monde, l’opinion qui a été installée dans la tête des Français n’a qu’une importance mineure : elle mène néanmoins à justifier certaines politiques prises par Macron et son gouvernement, elle peut rendre informulables certaines idées. Si vous proposez d’expulser massivement les immigrants illégaux coupables de crimes, on vous dira que c’est ce genre de politique qui a conduit l’ICE à tuer de braves gens innocents à Minneapolis (et bien sûr, on ne vous dira nulle part, sauf sur Dreuz, ce qui s’est réellement passé à Minneapolis). Les Etats-Unis sous Trump sont décrits de manière si épouvantable en France que le nombre de touristes français se rendant aux Etats-Unis est en très forte baisse (plus de 40 %). Et je ne parle pas de ce qui se dit sur la guerre contre le régime iranien : les dizaines de milliers d’Iraniens massacrés par le régime sont totalement oubliés, les menaces génocidaires du régime envers Israël et son peuple sont totalement oubliées aussi, le soutien du régime au terrorisme islamique mondial est lui-même laissé de côté, l’immense danger qu’aurait représenté une arme atomique aux mains de fanatiques n’est plus guère évoqué, et il se dit même parmi les journalistes français le régime iranien a gagné la guerre et qu’on se demande pourquoi Trump et Netanyahou ont attaqué l’Iran.

Lorsqu’il s’agit d’Israël, l’absence de vérité et l’omniprésence du mensonge sont bien plus graves, car Israël est l’État juif, et traiter Netanyahou d’homme d’extrême droite, dire que l’armée israélienne perpètre des massacres, fait clairement monter l’antisémitisme et renforce la haine anti-juive des musulmans français, et ce n’est pas un hasard si depuis des années les Juifs qui le peuvent quittent la France par milliers.

Je n’ai pas de sondages sur le sujet, mais je suis persuadé, effet des grands médias, qu’une majorité écrasante de Français considèrent que Viktor Orban en Hongrie était un sinistre personnage complice des crimes de Vladimir Poutine. Je suis persuadé aussi qu’une majorité écrasante de Français ignorent tout de la réalité de la situation en Ukraine et de l’ampleur de la catastrophe qui touche le pays. Et combien de Français pensent que le blocage par le régime iranien du détroit d’Ormuz est un cataclysme qui va ravager la planète entière ? Combien de Français pensent que les « Palestiniens » ont droit à un État ? Combien savent que toutes les organisations palestiniennes sont terroristes et on des buts génocidaires ? Que dès l’enfance on apprend aux petits « palestiniens » que leur devoir se terre est de tuer des Juifs en faisant des attentats ou en recourant à l’égorgement au couteau ? Le formatage des esprits par les grands médias français fait accepter des politiques profondément délétères pour le monde et pour la France. Hélas, ce formatage s’accentue.

C’est pour cela que je crains que le déclin, le changement de population, l’effacement civilisationnel se poursuivent en France, et ce qui se passe en France se passe ailleurs en Europe, d’une manière similaire.

Les Etats-Unis ne sont pas épargnés, non, et au vu de ce qu’est devenu le Parti Démocrate, son retour au pouvoir aurait des conséquences cataclysmiques pour les Etats-Unis et pour la planète entière. Ce ne sera pas dit en France, je sais.

Personne ne dit en France, à part moi, que le Parti Démocrate est devenu un parti d’extrême gauche résolument destructeur.

Faire un travail intellectuel digne de ce nom en France est devenu très difficile, presque impossible. Cela reste plus facile aux Etats-Unis. La gangrène gauchiste ronge la plupart des grandes villes du pays. New York, la ville où ont été perpétrées les attaques islamistes du 11 septembre 2001 a aujourd’hui un maire islamiste. C’est la plus grande ville juive des Etats-Unis et le maire est antisémite, donc le péril monte. Il y a sept ou huit ans, les saucisses de hot dogs vendues dans les rues étaient de la marque Nathan’s, et elles étaient casher. Je me suis rendu à New York juste avant l’élection de Zohran Mamdani, les saucisses de hot dogs étaient toutes halal, et c’était affiché partout. Nathan’s existe encore, à Coney Island. San Francisco est la plus belle ville du monde, mais le maire est gauchiste et les sans-abris et les drogués jonchent le sol de nombre de rues et d’avenues. La situation est la même à Los Angeles et à Chicago.

La situation est très différente à Las Vegas, et c’est pourquoi j’ai choisi d’y vivre et d’y investir. Dans un livre Time Life qui était dans la bibliothèque de mon père, un chapitre d’un livre sur l’Amérique avait un chapitre appelé The good life. Je me suis dit que plus grand je vivrais the good life et je la vis.

Il faut néanmoins se battre, et j’ai choisi de devenir américain, car la bataille à livrer ici est essentielle.

Si les Etats-Unis devaient tomber, c’en serait rapidement fini de la civilisation occidentale, cela doit être compris et expliqué.

Et concernant la France et l’Europe, tout comme le mensonge omniprésent m’indigne, je ne supporte plus les discours anesthésiants et anesthésiés disant que la situation en France et en Europe n’est pas si grave. La situation en France et en Europe est extrêmement grave. Dire le contraire est permettre au mal de continuer son action délétère.

© Guy Millière, pour Dreuz.com

. Les Bac-3 répondent au Mozart du CNRS

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#webtube : À en croire un certain Hervé Joly, une lumière du CNRS, je dois être un sacré con vu que je vote FN depuis quelques décennies. En effet, ce monsieur que je ne connais pas vient de déclarer à propos du débat actuel sur l’audiovisuel public (Jacques Guillemain)

« L’audiovisuel public n’est qu’un révélateur du problème de l’extrême droite : avec leur électorat Bac-3, ils sont marginalisés parmi tous ceux qui ont vocation à s’exprimer dans ces médias publics, les milieux culturel, artistique, académique, intellectuel, qui tous la dérangent ».

Comme des millions de citoyens, je suis la parfaite illustration de la « médiocrité intellectuelle » du RN.

Je ne m’étendrai pas sur la morgue de ce surdoué, pas plus que sur le mépris qu’il a des gens qui ne pensent pas comme lui, mais je reprendrai quelques réponses faites à ce parfait modèle de tolérance  démocratique par quelques sous-doués Bac-3, plutôt bien inspirés.

Tout le monde n’a pas la chance de faire de longues études et de décrocher un diplôme de sociologie, ce qui vous propulse, si j’ai bien compris, au sommet du podium parmi les  élites de ce pays, mais le bien-fondé des réponses de ces Bac-3 qui ne comprennent rien, vaut le détour :

« Il y avait un temps où la gauche se vantait de se battre pour les “Bac -3”. Depuis, votre public traditionnel vous a tourné le dos et, obligée de se trouver un « prolétariat de substitution », vous ne leur pardonnez pas »,

« Quel mépris de la part d’un pseudo-chercheur qui pantoufle au CNRS avec les impôts des Français »,

« Si les classes populaires votent à droite, c’est aussi en réaction à la morgue de la petite élite culturelle »,

« Mieux vaut un Bac-3 productif qu’un sociologue dans votre genre, qui parasite le pays sans rien apporter en retour »,

« Doucement, mon bonhomme, tu n’es qu’un petit sociologue. L’université en ch*e des milliers comme toi chaque année, et vous êtes infiniment plus inutiles et coûteux que les Bac-3 dont tu parles », etc.

Ce à quoi Hervé Joly a répondu :

« Quand je vois les réactions énervées que mes posts associant extrême droite et médiocrité intellectuelle suscitent, j’ai dû viser assez juste… »

Cela dit, Monsieur Joly, à un an de la présidentielle, nous sommes près de 40 % de crétins à envisager un vote Bardella en 2027.

« Jordan Bardella recueille entre 34 % et 38 % des intentions de vote dans tous les sondages réalisés à ce jour ». Du jamais vu depuis 45 ans.

Pourquoi ? Parce que tout demeurés qu’ils soient, des millions de citoyens savent très bien où les ont menés les ennemis du RN depuis quarante ans. À l’effondrement de la nation.

La France en faillite qui finira par passer sous tutelle du FMI, la France en plein naufrage sécuritaire, la France menacée par une grave crise identitaire vu l’échec de l’intégration, cette France méconnaissable qui se retrouve à des années-lumière de celle des Trente Glorieuses, ce n’est aucunement le bilan du RN, lequel n’a jamais gouverné. C’est le bilan de la droite, de la gauche et du centre, des partis peuplés de génies comme chacun sait.

Mais c’est en 2027 que nous compterons les points.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. La chanson du jour, Sognami – Biagio Antonacci *

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#webtube : Il y a des chansons qui parlent d’amour… et d’autres qui vous enveloppent dedans. Sognami de Biagio Antonacci fait clairement partie de celles-là. Une mélodie douce, une voix pleine de sincérité, et cette invitation simple mais puissante : “rêve de moi”. C’est intime, presque fragile, et pourtant universel. À écouter quand la nuit tombe, ou quand le cœur a besoin de s’évader un peu… ✨

#webtube : There are songs that speak of love… and others that envelop you in them. Biagio Antonacci’s “Sognami” is clearly one of the latter. A gentle melody, a voice full of sincerity, and this simple yet powerful invitation: “dream of me.” It’s intimate, almost fragile, and yet universal. Listen to it when night falls, or when your heart needs a little escape… ✨

Source : Youtube – Biagio Antonacci



. Cyberattaque de l’ANTS : un adolescent de 15 ans interpellé, l’État débloque 200 millions d’euros, mais la fragilité numérique française reste entière

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#webtube : Un adolescent de 15 ans interpellé le 25 avril, douze millions de Français exposés, deux cents millions d’euros débloqués dans l’urgence : la séquence cyber de ces deux dernières semaines aura eu le mérite de mettre en pleine lumière l’état réel des défenses informatiques de la République française. Et le constat n’a rien de rassurant, malgré le storytelling rassurant déployé jeudi 30 avril 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu en visite dans les locaux de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), à l’origine de la fuite de données la plus massive jamais touchée par un opérateur d’État français.

Une fuite massive et un suspect d’âge collège

L’attaque a été menée le 15 avril dernier contre le portail de l’ANTS, l’opérateur public, désormais rebaptisé France Titres, qui gère les demandes en ligne de cartes nationales d’identité, de passeports, de cartes grises et de permis de conduire. La compromission, rendue publique le 20 avril par le ministère de l’Intérieur, a exposé près de douze millions de comptes utilisateurs — particuliers et professionnels confondus. Les données dérobées comprennent noms, prénoms, dates de naissance, adresses électroniques et identifiants de connexion. Pour une partie des comptes, des informations supplémentaires comme l’adresse postale ou le numéro de téléphone ont également fuité. Selon la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, entre douze et dix-huit millions de lignes de données étaient mises en vente sur des forums spécialisés du dark web, sous la signature d’un hacker connu sous le pseudonyme de breach3d.

Or, voici le point qui devrait faire réfléchir l’ensemble de l’appareil d’État : breach3d, selon les éléments rendus publics par le parquet de Paris, est un mineur de 15 ans. L’intéressé a été interpellé le 25 avril 2026, placé en garde à vue, puis présenté mercredi 29 avril aux juges d’instruction qui l’ont mis en examen pour « atteintes à un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État » — accès, maintien, extraction, transmission, détention et entrave au fonctionnement, soit la palette pénale complète en matière cyber. Il a été placé sous contrôle judiciaire. La procureure Laure Beccuau, dans une publication LinkedIn devenue virale, a résumé d’une formule lapidaire ce que ce dossier devrait inspirer aux dirigeants français : « Ce n’est pas un prodige. C’est un signal. La menace cyber se banalise. »

Trois vols de données par jour, selon Matignon lui-même

Le constat dressé par le Premier ministre lors de sa visite est tout aussi accablant. Sébastien Lecornu a reconnu publiquement que la France enregistrait, depuis le début de l’année 2026, environ trois vols de données par jour visant des structures publiques ou des entreprises stratégiques. « On est donc au fond sur un casse du siècle, mais qui a pratiquement lieu tous les mois », a-t-il commenté, dans une formule destinée à frapper les esprits mais qui en dit surtout long sur l’état de délitement de la cybersécurité publique française. L’aveu est de taille : en clair, l’État reconnaît que ses propres systèmes sont régulièrement défoncés, et qu’aucun palier critique ne semble en mesure de stopper l’hémorragie.

Matignon, dans son communiqué accompagnant la visite, a tenté de hisser le diagnostic à hauteur de menace géopolitique en évoquant « une menace plus profonde et moins visible qui cible les fondements de l’État et vise à fragiliser son action ». La formule est habile : elle laisse entendre que la France serait sous le feu d’attaques étatiques d’envergure, type Chine, Russie ou Iran. Sauf que dans le dossier ANTS, on parle d’un collégien de quinze ans dont la procureure prend soin de souligner qu’il n’a rien d’un prodige. Si un adolescent peut, depuis sa chambre, exposer onze millions de comptes ouverts par l’État français, alors la difficulté n’est manifestement pas le niveau technique des assaillants. Elle se situe ailleurs : dans la qualité des défenses elles-mêmes.

Deux cents millions d’euros et une « autorité numérique de l’État »

Pour répondre à cette crise, Sébastien Lecornu a annoncé jeudi le déblocage de deux cents millions d’euros dès la semaine prochaine, mobilisés dans le cadre du programme France 2030 lancé par Emmanuel Macron en 2021. Le Premier ministre a également évoqué, sans en préciser les contours exacts, la création prochaine d’une « autorité numérique de l’État » destinée à mieux coordonner la sécurité informatique des administrations centrales. Les ministres de l’Intérieur Laurent Nuñez, de l’Éducation nationale Édouard Geffray, des Comptes publics David Amiel, ainsi que la ministre déléguée au Numérique Anne Le Hénanff, ont été conviés à cette réunion de crise. Une feuille de route déjà arrêtée le 9 avril dernier — soit six jours avant l’attaque ANTS — imposait théoriquement à l’ensemble des ministères « des mesures d’urgence en matière de sécurité numérique » à déployer dans les semaines à venir.

L’ironie de la chronologie n’échappera à personne : la feuille de route ministérielle de cybersécurité du 9 avril n’a pas empêché l’effraction du 15 avril. Et l’on peut légitimement se demander à quoi auront servi les annonces du 30 avril si, dans six mois, une nouvelle fuite massive vient frapper Bercy, Pôle Emploi devenu France Travail, l’Assurance maladie ou n’importe quel autre opérateur public — comme cela s’est déjà produit à plusieurs reprises ces dernières années avec une régularité de métronome.

Tout cela ressemble à de la communication, comme d’habitude (et à l’occasion de créer une nouvelle autorité permettant d’y recaser quelques copains déchus).

Une fragilité structurelle de longue date

Car la fuite de l’ANTS n’arrive pas dans un ciel serein. Elle s’inscrit dans une longue série dont la France n’a manifestement tiré aucune leçon stratégique. Pôle Emploi avait subi en 2023 une compromission concernant des dizaines de millions de demandeurs d’emploi. Free, Boulanger, SFR, Direct Énergie, l’Assurance maladie, plusieurs collectivités locales et hôpitaux ont été frappés ces dernières années. Les fédérations sportives ont récemment été attaquées par un autre hacker, Hedex, une vingtaine d’années, interpellé en Vendée. Le point commun de toutes ces affaires est qu’elles touchent les bases de données les plus sensibles que la République française détient sur ses citoyens — état civil, données fiscales, données de santé, données de sécurité sociale — et que ces bases sont protégées par des dispositifs manifestement inférieurs à ceux mis en œuvre par les grandes entreprises privées attaquées simultanément.

L’État français a fait depuis vingt ans le choix politique massif de la dématérialisation : il faut désormais passer par un service en ligne pour faire renouveler son passeport, sa carte grise ou son permis de conduire. Le passage au tout-numérique a été imposé sans débat citoyen et présenté comme une « simplification ». Sa contrepartie réelle, qui apparaît brutalement à chaque cyberattaque, c’est la concentration vertigineuse de millions de données personnelles dans des systèmes qui s’avèrent perméables à des adolescents agissant depuis leur chambre. La promesse de modernité administrative s’est ainsi muée en exposition systémique des Français aux pratiques de revente de données sur les forums clandestins du dark web.

Que faire si vos données ont fuité ?

Pour les onze à douze millions d’usagers concernés par la fuite ANTS, les conseils habituels s’appliquent : changer immédiatement les mots de passe associés à l’adresse électronique compromise, activer partout où c’est possible la double authentification, surveiller les tentatives d’hameçonnage qui se multiplieront dans les semaines à venir — les escrocs disposant désormais de votre nom, prénom, adresse mail et date de naissance pour rendre leurs messages crédibles —, et signaler toute usurpation d’identité éventuelle aux autorités compétentes. La CNIL a mis en place un dispositif de signalement spécifique pour les victimes des grandes fuites de données récentes.

Mais à terme, c’est la doctrine numérique de l’État elle-même qui devrait être remise sur le métier. La généralisation forcée de la dématérialisation, érigée en dogme depuis le quinquennat Hollande puis Macron, a manifestement été engagée sans que les capacités défensives de l’État ne suivent. Tant que cette asymétrie ne sera pas comblée — et deux cents millions d’euros décrétés à la hâte n’y suffiront probablement pas —, les Français resteront, qu’ils le veuillent ou non, les usagers d’un service public dont la fiabilité informatique est aujourd’hui inférieure à celle d’une banque en ligne moyenne. Avec, à la clé, l’exposition régulière de leurs données les plus intimes aux marchands clandestins du Net.

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. Ce qui change au 1er mai 2026 : facture de gaz en hausse, repas étudiant à 1 euro, droits de timbre alourdis pour les étrangers et téléphone au volant durci

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#webtube : Comme à chaque début de mois, le calendrier réglementaire français impose son lot de bouleversements pratiques pour les ménages. Le 1er mai 2026 ne fait pas exception, avec une série de mesures dont l’impact ira de la facture de chauffage au permis de conduire en passant par les démarches administratives des étrangers résidant en France. Petit tour d’horizon des évolutions à connaître.

Le gaz s’envole de 15,4 % : une nouvelle douche froide pour les ménages

C’est probablement la mesure qui affectera le plus grand nombre de Français : à partir du 1er mai 2026, le prix repère de vente du gaz publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie augmente en moyenne de 15,4 %. Concrètement, le tarif de référence passe de 139,12 €/MWh TTC en avril à 160,54 €/MWh TTC en mai. Sur la facture mensuelle, l’impact moyen est estimé à 6,19 euros supplémentaires par les autorités de régulation. Cette grille concerne les ménages dont l’offre est indexée sur ce prix repère, ce qui représente la grande majorité des clients résidentiels — soit environ 95 % des foyers français raccordés au réseau de distribution exploité par GRDF.

Le gouvernement attribue cette envolée à la situation au Moyen-Orient, qui affecte les marchés mondiaux du gaz depuis plusieurs semaines. Une justification qui rappelle, s’il en était besoin, l’extrême dépendance énergétique de la France aux approvisionnements internationaux depuis l’extinction des tarifs réglementés en 2023. Les ménages les plus modestes, qui se chauffent encore au gaz dans une part significative du parc résidentiel, en feront les frais en pleine intersaison où la consommation reste loin d’être négligeable.

Aides carburant : « grands rouleurs », pêcheurs, agriculteurs et transporteurs prolongés

Face à la flambée des prix à la pompe, également imputée à la situation moyen-orientale, le gouvernement a décidé de prolonger et de renforcer une série d’aides ciblées. Le dispositif phare reste celui des « grands rouleurs », qui maintient une réduction d’environ 20 centimes par litre pour les automobilistes contraints d’utiliser fortement leur véhicule à des fins professionnelles. Selon Bercy, environ trois millions de personnes en bénéficieraient. Pour y accéder, les conditions sont resserrées : revenu annuel inférieur à 17 000 euros pour une personne seule, 50 000 euros pour un couple avec deux enfants, et un trajet quotidien de plus de 30 kilomètres ou un usage professionnel de plus de 8 000 kilomètres annuels.

Au-delà de ce dispositif, plusieurs aides sectorielles sont rehaussées. Les pêcheurs voient l’aide à la pompe passer de 20 centimes à 30 ou 35 centimes par litre de gazole non routier. Les agriculteurs voient leur aide à peu près quadrupler, passant de 4 à environ 15 centimes par litre. Les transporteurs conservent quant à eux leur aide forfaitaire de 20 centimes par litre sur la consommation moyenne de leurs flottes. Ce qui frappe, en creux, c’est l’absence persistante de toute aide universelle pour l’ensemble des automobilistes français, comme cela avait pu être le cas lors de l’épisode 2022-2023. Bercy fait le choix d’un soutien ciblé, qui laisse de côté l’essentiel des classes moyennes péri-urbaines.

Repas à un euro étendu à tous les étudiants à partir du 4 mai

Sur le front universitaire, la principale annonce concerne l’extension à compter du 4 mai 2026 du dispositif du repas à un euro dans les restaurants universitaires gérés par les Crous. Réservé jusqu’ici aux seuls boursiers et étudiants en situation de précarité reconnue, le tarif est désormais ouvert à l’ensemble des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur, y compris les apprentis, les alternants, les doctorants et les volontaires en service civique. Une seule limite : un seul repas à un euro par service (midi ou soir), justificatif d’inscription à l’appui.

Le ministère de l’Enseignement supérieur souligne par ailleurs que les menus à un euro proposeront des produits labellisés, bio et locaux, cuisinés sur place par les chefs des Crous. La mesure était attendue depuis longtemps par les syndicats étudiants, qui dénonçaient la dégradation du pouvoir d’achat des jeunes et le caractère trop restrictif des critères en vigueur. Reste à voir si les capacités de restauration des Crous, déjà sous tension dans plusieurs métropoles universitaires, suivront l’afflux probable de nouveaux convives.

Téléphone au volant : la Charente-Maritime entre dans la zone rouge

À compter du 1er mai 2026, la Charente-Maritime rejoint le club restreint des départements où l’usage du téléphone au volant peut entraîner une suspension immédiate du permis par décision préfectorale. Trois départements appliquaient déjà cette mesure : le Pas-de-Calais, l’Eure et le Lot-et-Garonne (les Landes selon certaines sources). La suspension peut atteindre six mois et grimper davantage si d’autres infractions sont constatées simultanément. Dans tous les autres départements, les sanctions classiques continuent à s’appliquer : amende forfaitaire de 135 euros et retrait de trois points du permis de conduire.

Cette extension géographique progressive d’une mesure préfectorale lourde pose à terme une question juridique non négligeable : l’inégalité de traitement des automobilistes selon leur département de résidence ou de circulation. Un même geste peut désormais coûter, ou non, le permis selon que l’on roule à La Rochelle ou à Bordeaux.

Code des douanes : recodification entièrement réorganisée

Toujours au 1er mai, une nouvelle version du Code des douanes entre en vigueur. Le ministère de l’Économie précise que le fond du droit douanier reste inchangé, mais que la structure du Code a été entièrement réorganisée pour gagner en lisibilité et en cohérence. Le chantier de recodification a duré près de trois ans. Il vise à faciliter le travail des entreprises et des professionnels qui manient quotidiennement ce corpus, longtemps réputé pour son hermétisme. À l’usage, les juristes spécialisés diront s’il s’agit d’une réelle simplification ou d’un simple toilettage rédactionnel.

Permis étranger et titres de séjour : la facture s’alourdit pour les étrangers

C’est probablement le bouleversement administratif le plus significatif du mois pour les ressortissants étrangers en France. À partir du 1er mai 2026, le timbre fiscal exigé pour la délivrance d’une première carte de séjour temporaire, pluriannuelle ou de résident passe de 225 à 350 euros, soit une hausse de plus de 55 %. Pour certaines catégories — étudiants, travailleurs saisonniers, demandeurs d’emploi, regroupement familial, jeunes au pair — un tarif minoré est maintenu. Selon les sources, ce tarif minoré varie de 20 à 150 euros, mais la hausse est dans tous les cas significative par rapport à l’existant. En cas de renouvellement, le timbre grimpe à 250 euros, contre 75 euros auparavant. La trajectoire haussière est nette et constitue, de fait, un durcissement implicite du coût d’accès au séjour régulier sur le territoire national.

À cette hausse s’ajoute, à compter du 4 mai, une seconde mesure visant les détenteurs de permis de conduire étrangers. La procédure d’échange d’un permis non européen contre un permis français devient payante : 40 euros de droit de timbre en métropole, 20 euros en Guyane. Un revenu fiscal modeste mais non négligeable à l’échelle des dizaines de milliers de demandes traitées chaque année.

Déclaration de revenus : les dates butoirs se resserrent

Pour les contribuables français, le mois de mai est aussi celui de l’épreuve de la déclaration de revenus 2025, ouverte depuis le 9 avril. Le calendrier des dates limites varie selon les départements pour la déclaration en ligne : 21 mai à minuit pour les départements 1 à 19 et les non-résidents, 28 mai pour les départements 20 à 54, et 4 juin pour les autres. Les déclarations papier doivent toutes être déposées au plus tard le mardi 19 mai à minuit, y compris pour les Français résidant à l’étranger.

Bourses étudiantes : dossier social étudiant à boucler avant le 31 mai

Dernière échéance importante du mois : les étudiants ou futurs étudiants qui souhaitent solliciter une bourse ou un logement en résidence universitaire pour l’année 2026-2027 doivent transmettre leur Dossier social étudiant (DSE) au plus tard le dimanche 31 mai 2026. La démarche est ouverte depuis le 2 mars. Les dossiers reçus après cette date butoir seront tout de même examinés, mais avec un risque de traitement après la rentrée universitaire — et donc un versement éventuellement retardé de la bourse, ce qui peut peser lourd dans le budget de rentrée d’une famille modeste.

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. Qui a peur du livre de Nicolas Pouvreau-Monti ? Une mine d’or sur la question migratoire

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#webtube : L’ouvrage apporte une information factuelle, à jour et détaillée démontrant notamment le caractère systémique de nos graves défaillances dans l’intégration des immigrés en provenance du continent africain. Les experts autoproclamés et les tenants de la religion diversitaire vont encore tousser.

Avec Immigration – mythes et réalités, paru récemment aux éditions Fayard, Nicolas Pouvreau-Monti, jeune et brillant directeur de l’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID), signe un premier ouvrage dont la qualité d’ensemble mérite d’être saluée. L’auteur assemble intelligemment les matériaux accumulés par l’Observatoire au fil de ses trois années d’existence sur les multiples facettes du phénomène migratoire, pour dégager une vision d’ensemble des causes de l’immigration et de ses conséquences sur l‘économie et la société françaises. Nicolas Pouvreau-Monti propose un ouvrage fondé sur l’exploitation systématique des statistiques publiques, dans l’objectif explicite de clarifier un débat souvent obscurci par des représentations partielles et simplificatrices, souvent tendancieuses. Son ambition est d’examiner méthodiquement les effets réels de l’immigration à partir de données vérifiables et accessibles à tous, puisqu’issues de la statistique publique.

L’ouvrage est construit autour de six mythes, qui constituent autant d’idées reçues et que l’auteur s’attache à « déconstruire » : 1) il n’y aurait pas plus d’immigration aujourd’hui qu’hier, 2) l’immigration rapporterait à la France davantage qu’elle ne lui coûte, 3) l’immigration n’aurait pas d’impact nocif sur notre vie quotidienne et notre accès aux services publics, 4) l’immigration ne changerait pas la culture française, 5) l’état serait en mesure de contrôler l’immigration, 6) les « experts » sur le sujet seraient neutres et dignes de confiance.

1976 : l’emballement après le décret du regroupement familial

Retraçant brièvement l’histoire des flux d’immigration vers la France et analysant les chiffres d’immigration produits par le service statistique du ministère de l’Intérieur (relatifs aux flux d’immigration) et ceux de l’Insee (relatifs à la composition de la population française en termes d’ascendance migratoire), Nicolas Pouvreau-Monti rappelle tout d’abord que les flux d’immigration ont atteint au cours des années récentes un niveau inégalé et que le nombre d’immigrés n’a jamais été aussi élevé, que l’on raisonne en nombre d’individus ou en termes de proportion qu’ils représentent dans la population résidant sur le territoire national.

La France a connu sa première vague importante d’immigration durant les années 1920, suite à la mort au combat de 1,4 millions de Français pendant la première guerre. Il s’agissait d’une émigration d’origine essentiellement européenne, et temporaire. Les années 1930 ont été marquées par une inversion des flux : la crise économique a entraîné des mesures restrictives entre 1931 et 1936. Une 2e vague importante d’immigration, motivée par un fort besoin de main d’œuvre, s’est produite pendant la période des Trente Glorieuses, avant la suspension officielle de l’immigration de travail en 1974 par le gouvernement Chirac. Deux ans plus tard, sous la pression des juges, un décret instituait le droit au regroupement familial, c’est-à-dire le droit pour les travailleurs de nationalité étrangère régulièrement installés en France à être rejoints par leur conjointe et leurs enfants. Et depuis cette période, le motif familial a acquis une part prépondérante au sein du flux d’immigration et le flux d’immigration de travail est devenu très minoritaire. Le flux d’immigration a connu un emballement spectaculaire et une croissance quasi-continue depuis la fin des années 1990, sous la pression des juges et l’absence de volonté des politiques de contenir cette pression. Ainsi que le note l’auteur: « Aujourd’hui, l’immigration n’est plus ce phénomène ponctuel lié au besoin de bras pour faire tourner des usines florissantes. Elle prend la forme d’une dynamique autonome, déconnectée de l’économie et alimentée par une mécanique administrative qui tourne à plein régime, indifférente aux alternances politiques. »

A lire aussi: Immigration et démographie urbaine: les cartes à peine croyables de France Stratégie

Nicolas Pouvreau-Monti précise qu’au fil du temps, la part des immigrés d’origine européenne, tant au sein du flux d’immigration qu’au sein du stock de migrants, n’a eu de cesse de se réduire, au profit de l’immigration d’origine africaine, d’abord maghrébine puis plus récemment sub-saharienne. Autres transformations qualitatives notables : le motif « étudiant » est de plus en plus invoqué pour obtenir un titre de séjour, suivi des motifs humanitaire (asile et protection subsidiaire) et familiaux, et l’immigration revêt de plus en plus un caractère durable et non plus temporaire.

Au sein de l’Europe, la France n’est pas seule à connaître des flux d’immigration d’une ampleur inégalée jusqu’alors. Le phénomène affecte tous les pays d’Europe de l’Ouest, quoi qu’avec une intensité variable et aussi une volonté politique plus ou moins affirmée de contenir les flux – quand il ne s’agit pas, pour certains gouvernements, de les encourager. La France se caractérise par un recours particulièrement prononcé à l’immigration d’origine africaine : 61 % des immigrés de 15 à 64 ans vivant en France en 2020 étaient originaires du continent africain, soit une part trois fois supérieure à la moyenne de l’UE.

Effets économiques et sociaux

Dans le débat public, l’immigration est souvent défendue comme un moyen de financer nos retraites. Pour que cela puisse être le cas, il faudrait tout d’abord que la population immigrée soit composée de travailleurs à hauteur d’une proportion au moins égale à celle constatée au sein de la population autochtone. Or – la nature essentiellement familiale et humanitaire des flux récents d’immigration le laissait pressentir – c’est très loin d’être le cas : la proportion de personnes en emploi au sein des personnes de 15 à 64 ans est de seulement 56% pour les immigrés non-européens alors qu’elle est de 70% pour les non-immigrés et de 68% pour les immigrés européens.

Nicolas Pouvreau-Monti montre aussi, sur la base des projections de population des Nations Unies, que pour que l’immigration puisse rééquilibrer notre pyramide des âges et ainsi contribuer au rééquilibrage financier de nos régimes de retraite, il faudrait un flux d’immigration beaucoup plus important que celui constaté à présent (pourtant déjà très élevé), puisqu’il faudrait faire venir en France chaque année près de 2,5 millions de personnes d’ici à 2050, ce qui est à l’évidence totalement irréaliste et insoutenable sur le plan social.

Par leur profil socio-démographique, enfin, les immigrés sont susceptibles de peser sur les comptes publics (considérés dans leur ensemble) plutôt que d’y contribuer : peu souvent en emploi et – lorsqu’ils le sont – plus souvent en emploi non qualifié que la population autochtone, les immigrés en France sont davantage exposés au risque de pauvreté ; ils paient en conséquence moins d’impôts que la moyenne des Français et sont plus susceptibles de dépendre des minima sociaux et du logement social. D’ailleurs, 35% des immigrés sont logés dans le parc HLM (la proportion monte à 49% pour les immigrés d’origine algérienne et même à 57% pour ceux originaires d’Afrique sub-saharienne) alors que ce n’est le cas que de 11% des non-immigrés. À âge donné, leur état de santé est par ailleurs en moyenne moins bon que celui de la population française (une particularité française, car dans les autres pays, les immigrés sont en moyenne en meilleure santé que les autochtones), ce qui entraîne une consommation plus élevée de soins.

Ce n’est pas seulement en termes de participation au marché du travail que l’intégration des immigrés africains est défaillante, c’est aussi en termes de résultats scolaires et universitaires, ou encore de participation aux activités criminelles et délictuelles. L’auteur souligne a contrario la très bonne intégration des immigrés originaires d’Asie du Sud-Est, ce qui tend à discréditer la thèse selon laquelle la piètre intégration des immigrés en moyenne en France serait le résultat de discriminations qui les viseraient de manière systématique.

La part croissante des immigrés – en particulier d’origine africaine – au sein de la population en France n’est pas sans influence sur la culture et les mentalités dans notre pays. Nicolas Pouvreau-Monti illustre ces transformations à partir de deux exemples : la natalité, et le poids croissant de l’islam.

La natalité des femmes autochtones s’effondre, l’auteur y voit l’effet en particulier de la mise sous conditions de ressources des allocations familiales et du durcissement du plafonnement du quotient familial, intervenus sous le quinquennat de François Hollande. La faible natalité des femmes sans ascendance migratoire contraste avec la fécondité qui reste élevée des immigrées, en particulier maghrébines (et ce alors même que la fécondité est maintenant relativement basse au Maghreb, en particulier en Tunisie) et celle des femmes d’origine sub-saharienne (l’Afrique sub-saharienne est aujourd’hui la seule région du monde où la fécondité est significativement supérieure au seuil de remplacement des générations).

La croissance du nombre de musulmans dans notre pays est alimentée en majeure partie par le flux migratoire, dans la mesure où, d’une part, le nombre de conversions à l’islam au sein de la population autochtone reste à un niveau relativement modeste, et d’autre part une grosse partie de notre flux d’immigration est originaire de pays où la population est majoritairement musulmane.

Impuissance de l’état et complicité des « experts »

Les deux derniers chapitres de l’ouvrage sont consacrés à examiner par quels mécanismes une politique aussi impopulaire et aux résultats aussi désastreux a pu être mise en place et se perpétuer. L’auteur y voit le résultat d’une part, de l’impuissance d’un état qui a fini par déléguer tous ses pouvoirs en la matière à des institutions internationales et aux juges, et d’autre part, de l’intoxication du débat public par de prétendus experts qui ont quitté le terrain de la connaissance basée sur les faits au profit de celui du dogme. Ces experts, dont l’attitude frise parfois l’obscurantisme, nous dit-il, « travaillent souvent à « convertir » l’opinion publique plutôt qu’à l’informer ».

A lire aussi, Renaud Camus: «Je suis passionnément attaché à la diversité du monde»

Le propos sur l’impuissance de l’état n’est pas extrêmement original, mais il a le mérite de retracer l’historique de ce délitement et d’être étayé avec des données et des exemples plus récents. On en arrive ainsi à des décisions absurdes telles que cette décision de 2025 de la Cour européenne des droits de l’homme enjoignant à la France de suspendre l’expulsion vers l’Algérie de Kamel D., ressortissant algérien précédemment condamné pour des actes de terrorisme, en estimant que son passé terroriste faisait de lui une cible potentielle des renseignements algériens… Il faut donc croire que le fait d’avoir été condamné pour terrorisme devient un motif de protection contre le renvoi du territoire, au mépris du principe général du droit qui veut que nul ne devrait pouvoir se prévaloir de ses turpitudes.

Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune, Alger, 27 août 2022 © Jacques WITT/SIPA

Autre exemple de décision absurde: pendant la crise sanitaire alors que tout le pays était à l’arrêt et que les citoyens français étaient assignés à résidence à leur domicile, le Conseil d’état s’est opposé à toute restriction à l’entrée de demandeurs d’asile, qui pouvaient continuer à franchir librement la frontière française. 

Une mine d’or

Au total, l’ouvrage de Nicolas Pouvreau-Monti est une mine d’or sur la question migratoire. À ce titre, il devrait intéresser tous ceux qui se préoccupent de l’avenir de notre pays, et il devrait constituer une lecture incontournable pour tous ceux qui aspirent aux responsabilités.

L’immigration est un élément clé des discours des tenants de la religion diversitaire, et le système migratoire profite à une frange – certes minoritaire mais influente – de la population et de la société civile : associations subventionnées, hiérarques et employés d’un état-providence devenu obèse et incapable de se cantonner à ses missions essentielles, patrons du bâtiment et des services ravis de pouvoir alimenter par l’immigration « l’armée de réserve du capital » et ainsi comprimer les salaires, bourgeois-bohèmes trop heureux de pouvoir se faire livrer des colis ou des repas à domicile ou faire garder leurs enfants par des Africains payés au lance-pierres… On peut donc s’attendre à ce que, par idéologie ou par intérêt, des officines « progressistes » tentent de décrédibiliser l’ouvrage.

Certes, les statistiques, fussent-elles élaborées et produites avec la plus grande rigueur (ce qui est le cas des statistiques officielles telles que celles mobilisées par Nicolas Pouvreau-Monti dans cet ouvrage), n’admettent jamais une interprétation univoque : d’autres statistiques, produites avec la même rigueur, peuvent ensuite conduire à nuancer le discours et parfois même venir le contredire. Nicolas Pouvreau-Monti n’appelle d’ailleurs pas à clore le débat mais à l’ouvrir, en particulier à l’occasion du « grand moment de conversation nationale » que va représenter l’élection présidentielle de 2027.

Mais en s’appuyant sur des données solides, en n’omettant d’analyser aucune dimension importante du phénomène migratoire, et par la profondeur et la rigueur de son analyse, Nicolas Pouvreau-Monti a placé la barre très haut pour ses contradicteurs, il a en quelque sorte magistralement inversé la charge de la preuve.

288 pages

André-Victor Robert , Causeur

. Vendre un bout de sa maison pour payer sa pompe à chaleur : quelle bonne idée !

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#webtube : Il est devenu très compliqué, aujourd’hui, d’être propriétaire en France. La France, ne valant plus grand-chose sur le marché international, se vend à l’encan. Alors nos gouvernants ont une idée : pourquoi nous, citoyens, n’en ferions-nous pas de même ? La dernière incitation arrive sur le marché : il s’agit de vendre un bout de sa maison à « une entreprise solidaire d’utilité sociale » pour financer une pompe à chaleur, laquelle est censée nous faire réaliser des économies.

Ah mais en voilà une idée qu’elle est bonne ! aurait dit feu Coluche. Bonne ou non, c’est en tout cas celle qui a germé dans nos crânes d’œuf pour pallier la grave crise de l’énergie qui s’annonce sur fond de guerre au Moyen-Orient.

Endettez-vous donc !

Le 14 avril dernier, désireux de contribuer au plan de Monsieur Lecornu visant à sortir la France de sa dépendance aux énergies fossiles importées, Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, se fendait d’une annonce propre à changer nos vies. Changer en mieux, forcément. A l’horizon 2030, la France devrait compter un million de pompes à chaleur, soit le double du parc actuel. Pompe à ranger à côté de la voiture électrique dans laquelle il nous faudra rouler en 2035, après avoir mis au rebut la chaudière à granulés, posé des thermostats sur tous vos radiateurs, changé les fenêtres et doublé les murs de pierre avec des briques de polystyrène ou de boue séchée…

Bref, pour nous aider à affronter les rudes vicissitudes dues au « changement climatique » et la redéfinition du monde libre vs les mollahs pétroliers et autres prédateurs gaziers, l’Etat nounou veut révolutionner notre cadre de vie. Pour cela il faut accélérer « l’électrification de la France » et, donc, atteindre l’objectif de 8.8 millions de pompes à chaleur (PAC) dans les foyers d’ici 2030. Problème, une PAC, ça coûte cher : entre 12.000 et 15.000 euros en moyenne. Mais une fois de plus l’Etat est là pour redonner d’une main ce qu’il nous a pris de l’autre. On nous annonce donc la mise en place d’une forme de « leasing social » pour les PAC comme on le fait pour les voitures électriques.

En effet, « même s’il existe des aides de l’État comme MaPrimeRénov’ ou le mécanisme des certificats d’économie d’énergie (CEE) financés par les fournisseurs d’énergie [mais répercutés en douce sur les factures des consommateurs, NDLR], le reste à charge pour les foyers peut s’avérer encore trop important: 3.000 euros en moyenne, selon le ministère de l’Économie ».

Après les bijoux de famille, la chambre des enfants

On nous dit que le leasing social ne serait ouvert qu’à 25.000 personnes environ, ce qui est fort peu par rapport à l’objectif de vente des PAC. Seconde solution : l’éco-prêt à taux zéro. Certes attribué sans conditions de ressources, il nécessite néanmoins de déposer une demande auprès d’un établissement de crédit qui a signé une convention avec l’État. Et même s’il est cumulable avec les aides telles MaPrimeRénov, prime coup de pouce, aides locales, etc., encore faut-il être éligible à l’emprunt et pouvoir payer les mensualités, ce qui cumule les doubles problèmes d’âge et de revenu.

Dieu merci, l’illumination a surgi sous les lambris des ministères. La solution existe : il suffit de vendre un bout de sa maison. Celle que vous avez achetée à crédit, payée avec des salaires lourdement taxés, pour laquelle vous payez un impôt foncier qui s’envole d’année en année et que vous espérez pouvoir léguer à vos enfants avant que la gauche-rapiat ne taxe si lourdement l’héritage qu’ils préféreront y renoncer…

Deux questions se posent alors : quelle partie vendre, et à qui ? A la première question on est tenté de répondre les toilettes. Que le lecteur nous pardonne cette trivialité, mais c’est ce qui vient à l’esprit pour une idée pareille. L’acheteur, lui, est tout trouvé. C’est Vasco, une « entreprise solidaire d’utilité sociale ».

Vasco s’occupe de tout, débloque les aides et finance le reste à charge, « avec l’idée que, grâce à la plus-value potentielle réalisée suite aux travaux, « l’opération est rentable immédiatement pour les ménages modestes et très modestes » », dit son patron. Le vendeur signe alors une convention d’indivision pour dix ans. Il peut certes racheter sa part, ou prolonger le contrat, mais alors Vasco augmente son pourcentage. Certes, nos économistes le concèdent : « Cette solution n’est évidemment pas sans défaut : il peut sembler très inquiétant, pour les propriétaires, de céder une part de leur bien. »

On dira même qu’il est tout simplement très inquiétant, aujourd’hui, d’être propriétaire.

Marie Delarue, dans BV

. Chiffres Eurostat : la France sur le podium des violences et de l’insécurité

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#webtube : « La France devient l’un des pays les plus dangereux du continent », commente le statisticien Marc Vanguard. La France est-elle le pays le plus dangereux d’Europe ? Peut-être pas le plus, mais l’un des plus dangereux, incontestablement. Eurostat, le service statistique de l’Union européenne, vient de publier des données qui le démontrent. Elles concernent « les infractions enregistrées par la police » dans chaque pays.

Pour l’année 2024, dans chacune des catégories étudiées, la France figure dans le top 10 quand ce n’est pas sur le podium. Au rayon des homicides intentionnels, elle est dixième avec un taux d’homicide de 1,3 pour 100.000 habitants. Cinq ans plus tôt, il était de 1,1. À titre de comparaison, le taux d’homicide en Allemagne est de 0,8, celui de l’Espagne de 0,7 et celui de l’Italie de 0,6.

À ce sujet — Sécurité : la France jugée plus dangereuse que le Salvador

Toujours au top

Les vols sont aussi l’une des grandes spécialités françaises. 1.911 vols pour 100.000 habitants ont été dénombrés au cours de l’année 2024. Un score qui place la France en septième position du classement et toujours devant nos voisins allemands (1.376), espagnols (450) et italiens (1.1552).

Viennent ensuite les violences sexuelles, les viols et les agressions sexuelles, trois domaines dans lesquels la France excelle. Quatrième en matière de violences sexuelles derrière la Suède, l’Islande et la Finlande, avec 140 faits pour 100.000 habitants, la France intègre ce triste podium dans les deux autres catégories. Avec 66 viols commis pour 100.000 habitants en 2024, elle prend la deuxième place dans ce domaine. Une autre médaille, de bronze cette fois, lui revient pour ce qui est des agressions sexuelles avec 75 faits pour 100.000 habitants.

Des chiffres alarmants en soi, mais encore plus comparés à ceux des années précédentes. Les courbes suivantes sont plus qu’éloquentes. Elles montrent combien la situation française se dégrade. Depuis 2015, les violences sexuelles ont augmenté de 181 %, les viols de 242 % et les agressions sexuelles de 143 %.

Violences sexuelles en France
Viols
Agressions sexuelles en France

Une progression inquiétante

L’augmentation du nombre de viols, la plus importante à l’échelle française, l’est aussi au regard des scores des autres pays. Parmi les dix premières nations du classement, seule la France dépasse les 200 %. Les autres taux de variation vont de + 179,4 % pour la Finlande à −12,3 % pour l’Islande.

Ces chiffres montrent que l’insécurité en France est bien plus qu’un sentiment qui pourrait être lié à une surmédiatisation des faits. Les faits sont là et les statistiques ne mentent pas. Au contraire, elles valident le fait que notre pays a de plus en plus mauvaise réputation. Et encore, le nombre de données étudiées est faible. Si Eurostat avait ajouté à ces cinq catégories d’autres faits comme les violences physiques, les tentatives d’homicide ou encore le trafic de stupéfiants, le blason de la France se serait probablement encore terni un peu.

Si l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada ou encore les États-Unis conseillent à leurs ressortissants de faire preuve d’une vigilance accrue lorsqu’ils se rendent en France, ce n’est pas pour rien.

Sarah-Louise Guille, dans BV