. Le Paradoxe entre une Europe non compétitive et la hausse de l’euro.

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#webtube : Le Président Trump a décidé en avril 2025 que les déficits extérieurs des USA étaient insupportables sur le long terme, et, en conséquence, il a collé des droits de douane tout à fait conséquents à tout le monde.Pour l’instant, cette poussée de protectionnisme n’a eu d’effets négatifs ni sur l’inflation ni sur l’activité économique, ni aux USA ni en dehors des USA : les produits importés aux USA n’ont pas subi de hausse des prix et le commerce mondial en volume vient de faire un plus haut. Comment est-ce possible ? Charles Gave nous explique.

Il n’y a qu’une solution à ce dilemme : les droits de douane aux USA ont dû être absorbées les sociétés exportatrices qui ont baissé leurs marges à due concurrence des droits de douane imposés par l’administration américaine sur leurs produits.

Logiquement, nous aurions donc dû avoir une baisse des profits de ces sociétés et, sans doute, une baisse des cours de celles qui étaient cotées puisqu’il y avait un transfert de profits du reste du monde vers les USA, pour peu qu’il y ait eu des concurrents aux USA. Nous avons eu quelques exemples de ce type avec la baisse de Stelantis en Europe et la hausse de GM et de Ford aux USA. Mais je crois que quelque chose de plus profond est en train de se passer. Que le lecteur veuille bien considérer le graphique suivant.

Explications.

Chaque ligne représente l’indice des prix à l’exportation pour chacun des trois pays base 100 au 1/1/202 (Allemagne, Japon, Chine), que j’ai ensuite corrigé du taux de change du pays contre le dollar. Ces trois indices mesurent donc la compétitivité industrielle contre le dollar de chacun de ces pays. De 2008 à 2021, les trois pays connaissent une évolution de leur compétitivité à peu près similaire. Mais depuis le début de 2022 et le déclenchement de la guerre en Ukraine, l’Euro est beaucoup monté contre le dollar tandis que le yen et renminbi baissaient.

Ce qui veut dire en termes clairs que la hausse des droits de douane ramène les marges des sociétés Japonaises et Chinoises là où elles étaient il y a quelques années, ce qui est très supportable. La baisse de ces deux monnaies a compensé la hausse des droits de douane. C’est ce que prouve mon premier graphique.

Absorber 20 % de droits de douane est très facile pour les affaires Chinoises ou Japonaises Leurs marges reviennent là ou elles étaient en 2020.

Mais l’industrie allemande, du fait de la hausse de l’euro est aujourd’hui non compétitive vis-à-vis de la Chine et du Japon non seulement quand elles exportent aux USA mais aussi dans tous les marchés des pays tiers.

C’est ce que montre le deuxième graphique. Le yen est grotesquement sous-évalué vis-à-vis de l’euro.

Les sociétés allemandes n’ont donc aucune chance de vendre quoi que ce soit si elles trouvent en face d’elles des sociétés Japonaises ou Chinoises.

La question est donc maintenant non pas pourquoi le yen et le renminbi ont baissé, mais bien plutôt pourquoi l’euro est-il monté ?

Le dernier graphique s’attache à résoudre cette question

Le taux de change yen/euro a tendance à suivre la différence des taux courts entre les deux pays et c’est ce qui se passe de 2019 à 2024, et le yen du coup baisse, passant de 120 y/e à 174 y/e.

Le yen recommence à monter quand les Japonais relèvent leurs taux courts pendant l’été 2024…. Et tout se passe comme prévu jusqu’en avril 2025.

Patatras, monsieur Trump est élu fin 2024, et en avril 2025, il se met à augmenter les droits de douane sur tout le monde.

Les investisseurs européens prennent peur que cela ne crée une dépression aux USA et vendent le dollar comme des fous contre l’euro, qui monte brutalement vis-à-vis du dollar mais aussi du yen et du renminbi, à la place de continuer à baisser comme il aurait dû le faire.

Et c’est là que se trouve le vrai problème de l’Europe : une réaction « logique » des investisseurs au niveau microéconomique (la couverture du risque de change dollar/euro dans leurs portefeuilles), amènera à un probable désastre macroéconomique pour la zone euro quelques mois après tant les affaires industrielles européennes se retrouvent non compétitives vis-à-vis des sociétés Chinoises ou Japonaises.

Trois remarques s’imposent ici :

  • Il est vrai que sur le court terme, la microéconomie (les flux de capitaux) l’emporte souvent sur les réalités économiques à long terme.
  • Mais sur le long terme, seule compte la compétitivité, tout au moins en ce qui concerne les taux de change.
  • Il faut à peu près 12 mois pour que des hausses des taux de change aient un impact sur la balance commerciale.

Je me demande ce qui va se passer sur le taux de change de l’euro vis-à-vis du yen et du renminbi quand la zone euro va passer en comptes courants déficitaires au printemps ou à l’été prochain.

Mais je sais que le Japon a des comptes courants excédentaires égaux à 5 % de son PIB, et la Chine une balance commerciale excédentaire de plus de 1000 milliards de dollars et que ces deux excédents vont continuer à augmenter dans les mois qui viennent.

Rendez-vous en Avril 2026 donc.

C’est à ce moment-là que l’on commencera à voir les effets de la hausse du taux de change de l’euro sur la balance commerciale de la zone euro.

Et je cherche désespérément QUI achètera de l’euro à ce moment-là.

Charles Gave

. Cambriolage du Louvre : 2 “Franco-Algériens” arrêtés

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#webtube : Le Louvre a été braqué par des pieds nickelés du 93.

Le Parisien :

Sous le feu des projecteurs internationaux, l’enquête judiciaire sur le casse du siècle au Louvre s’accélère. Selon nos informations, deux suspects ont été interpellés ce samedi soir et placés en garde à vue dans le cadre des investigations ouvertes pour « vol en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime », pilotées par la brigade de répression du banditisme de Paris (BRB) et l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC).

Ces deux hommes, originaires de la Seine-Saint-Denis et âgés d’une trentaine d’années, sont soupçonnés d’avoir fait partie du commando de quatre malfaiteurs qui s’est introduit, samedi 18 octobre au matin, par effraction dans le plus célèbre des musées français à l’aide d’un camion équipé d’une nacelle. Là, équipés de gilets jaunes ou de casques de moto, les voleurs avaient cassé la fenêtre menant à la galerie d’Apollon, écrin du musée où sont exposés les bijoux de la Couronne de France, et avaient fait main basse, grâce à des disqueuses, à des trésors royaux ayant appartenu à plusieurs souverains français, notamment l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.

Ils avaient ensuite pris la fuite avec leur butin, perdant néanmoins dans leur fuite la couronne de l’impératrice. Huit bijoux au total avaient été volés – parures de la reine Marie-Amélie, colliers et boucles d’oreilles de Marie-Louise…- pour un préjudice estimé à 88 millions d’euros, mais sans commune mesure avec leur valeur historique et patrimoniale pour la France. Un casse particulièrement audacieux.

L’opération de samedi soir a été déclenchée par les enquêteurs de la BRB dans la précipitation après qu’ils ont eu vent que l’un des suspects s’apprêtait à prendre la fuite pour l’étranger, vraisemblablement en Algérie. De nationalité franco-algérienne, il a été arrêté à l’aéroport de Roissy (Val-d’Oise) vers 22 heures. Dans la foulée, un second suspect, français, a été interpellé dans la soirée en Seine-Saint-Denis.

Les deux hommes, déjà connus des services de police dont l’un pour des braquages de bijouteries, présentent des profils d’exécutants chevronnés ayant possiblement agi sur commande. Ils ont été transférés dans les locaux de la BRB rue du Bastion, siège de la police judiciaire parisienne (Paris XVIIème), et leur garde à vue peut durer 96 heures. Pour l’heure, les précieux bijoux n’ont pas été retrouvés lors des opérations. Les deux hommes sont tous les deux originaires d’un même secteur d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

L’enquête se poursuit pour identifier le reste des complices et le réseau criminel qui a eu l’idée de fomenter ce cambriolage historique et particulièrement audacieux.

Dans ce cadre, les enquêteurs cherchent à savoir si le ou les commanditaires derrière le casse relèvent d’une organisation de criminalité organisée traditionnelle qui aurait ciblé le célèbre musée par opportunisme financier ou d’un réseau spécialisé dans le trafic d’art. Plus d’une centaine de policiers de la Direction de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris (DPJ-PP), avec le soutien des enquêteurs de l’OCBC, sont mobilisés pour traquer l’ensemble des auteurs, intermédiaires et cerveaux du crime. Selon la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, qui a l’enquête en charge, plus de 150 prélèvements ont été réalisés dans le cadre des constatations sur la scène du cambriolage.

Filmés à plusieurs reprises durant leur action, les malfaiteurs avaient laissé un certain nombre de traces lors de leur méfait : chasuble, casque de moto… Des cheveux appartenant à un cambrioleur ont, selon nos informations, été retrouvés dans le casque abandonné. Ce dernier, aperçu sur les images avec un gilet jaune sur le dos en train de pénétrer le premier dans le musée, fait partie de deux suspects interpellés samedi soir. Les analyses scientifiques ont été déterminantes pour l’identifier.

Avant de prendre la fuite, le commando avait échoué à incendier la nacelle et le camion utilisés pour pénétrer dans la galerie d’Apollon, tous deux retrouvés abandonnés dans une rue à la vue de tous. D’après les premières investigations, les suspects auraient volé le monte-charge lors d’un rendez-vous pris sur le site marchand Le Bon Coin avec un vendeur qui le proposait à la location. Les faits ont été commis… dans la ville de Louvres (Val-d’Oise), quelques jours avant le casse.

Ce cambriolage au scénario cinématographique, dans un lieu empli d’histoires et ayant servi à des fictions les plus célèbres, a particulièrement fait parler dans le monde entier, entre étonnement face à l’ingéniosité des auteurs et interrogations au sujet de la sécurité du Louvre – dont l’affaire a révélé des vulnérabilités. « Nous retrouverons les auteurs », avait promis le nouveau ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Les enquêteurs lui ont donné raison avec ce premier coup d’accélérateur dans les investigations.

L’immigration algérienne est une chance pour la France. N’sgt-ce pas ?

Source : D.P.

. Sur les traces des pionniers de l’Algérie française

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#webtube : Tous ceux qui ont aimé l’Algérie française éprouveront une joie à lire cette bande dessinée. Alors que les dirigeants algériens continuent de provoquer la France et qu’Emmanuel Macron semble se coucher devant eux, il est réconfortant de lire des ouvrages qui donnent de l’histoire des relations entre les deux pays une autre vision que celle d’un Benjamin Stora. Ainsi, Pierre Barthélémy Décaillet a publié, pour la première fois en 2014, Les Conquérants du monde ancien – Chroniques des premiers migrants européens en Afrique du Nord 1814-1912. C’est le récit de l’odyssée de ces hommes et de ces femmes, venus de France, des Baléares, d’Espagne, de Suisse, d’Italie, de Malte et d’ailleurs qui, fuyant la misère et le chômage, émigrèrent vers l’Afrique du Nord, il y a plus de deux siècles.

Rendre justice à ces pionniers

Cet ouvrage, fondé sur des témoignages authentiques et des archives personnelles, raconte le destin croisé de deux hommes : Barthélémy, natif de Port Mahon, dans les Baléares, qui, à peine sorti de l’enfance, s’embarque sur un cargo à destination de Cuba. Comme dans un roman initiatique, il connaîtra de nombreuses aventures et ses premiers émois amoureux, travaillera dans une plantation de tabac et apprendra à devenir adulte. Quelques années plus tard, son destin le conduira à débarquer, le 25 septembre 1819, à El Djazaïr, qui ne s’appelait pas encore Alger, où il assistera à la conquête française.

Le second, c’est Nicolas Décaillet, ancêtre de l’auteur, fervent croyant, « Régent breveté » – titre décerné par le département de l’Instruction publique du canton du Valais – qui, depuis la Suisse, émigrera à Turin pour être précepteur des enfants de Victor-Emmanuel II, avant de rejoindre Alger, en 1849, pour « apporter le progrès et « la bonne nouvelle » à ce pays qui avait déjà connu, avec la civilisation romaine, un important développement, puis était retombé en friche avec l’occupation turque ». Je vous laisse découvrir la suite des aventures de nos deux héros et de leurs enfants et apprendre comment ils finirent par acquérir ensemble une petite terre qui bientôt s’agrandit, contribuant au développement de ce pays qui devint l’Algérie.

Dans l’introduction de cet ouvrage, où petite et grande Histoire s’entremêlent, l’auteur explique que « par ce récit, basé sur des faits documentés incontestables, [il a] souhaité rendre justice à tous ces hommes, toutes ces femmes et ces enfants du dix-neuvième siècle qui ont permis, quoi qu’on puisse en penser, à l’Algérie d’aujourd’hui d’exister ». C’est un hommage à tous ceux qu’on a appelé les « pieds-noirs » qui, au prix d’un travail ardu, sans jamais perdre espoir, ont permis à ce pays, auparavant sous la domination turque, de progresser et de prospérer. On y trouve aussi, explicitement ou implicitement, une réflexion sur l’attitude et les objectifs de la France.

Bientôt, une bande dessinée

Pierre Décaillet a créé une association qui éditera prochainement une bande dessinée tirée du livre Les Conquérants du monde ancien, avec la collaboration de Jean Cubaud, qui a notamment réalisé pour la télévision des dessins animés comme Barbe-RougePoil de carotteLes Histoires du père Castor ou Alix, le héros de Jacques Martin. Cette BD, accessible à tous, portera un regard humain et historique sur des destins souvent oubliés et sur une période très souvent contestée ou mal comprise parce que mal rapportée ou mal expliquée.

Tous ceux qui ont aimé l’Algérie française, tous les pieds-noirs à qui on a arraché leur terre natale, tous les métropolitains qui ont compris et partagé leurs épreuves éprouveront une joie, sans doute un peu nostalgique, à lire cette bande dessinée. Ils la feront lire à leurs enfants pour leur faire connaître ce qu’ont connu les pionniers de l’Algérie française, rétablir la vérité contre une Histoire falsifiée et leur transmettre l’héritage de ces hommes ordinaires qui, par leur endurance et leur persévérance, s’apparentent aux héros des épopées.

Philippe Kerlouan, dans BV

Pour commander le livre ou la bande dessinée, c’est ici.

. Alberto Fernández, ancien diplomate : « L’immigration est utilisée dans le cadre d’une guerre hybride »

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#webtube : Alberto Fernández est un ancien diplomate et journaliste cubano-américain. De 2007 à 2009, il a occupé le poste de chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Khartoum, au Soudan. Il a ensuite été nommé ambassadeur des États-Unis en Guinée équatoriale, poste qu’il a occupé de janvier 2010 à 2012. Il a ensuite occupé jusqu’en 2015 le poste de coordinateur du Centre pour les communications stratégiques contre le terrorisme (CSCC) du département d’État, une initiative mise en place pour contrer la propagande d’Al-Qaïda et de ses affiliés. Fernández est actuellement vice-président du Middle East Media Research Institute (MEMRI).

« L’Afrique est une terre d’opportunités pour le djihadisme », avez-vous écrit dans l’un de vos articles. Pourquoi ?

Alberto Fernández : Il y a une mauvaise gouvernance et de grands espaces. Il y a des sociétés marquées par des divisions ethniques et religieuses, la pauvreté, la corruption, des forces de sécurité trop brutales ou trop incompétentes, voire les deux. Les djihadistes profitent également des réseaux criminels existants (bandits, contrebandiers, braconniers) et les absorbent en partie.

Les groupes djihadistes sont divisés et se battent souvent entre eux, mais les meurtres de chrétiens sont de plus en plus fréquents. Qu’est-ce qui alimente ces groupes ? Qui est derrière le djihadisme en Afrique ?

Alberto Fernández : Le fait de cibler les chrétiens est quelque chose qui les unit tous, et qui trouve bien sûr son origine dans la vision salafiste-djihadiste de l’Autre, qui doit être tué, expulsé ou asservi. Il existe de nombreuses traditions, histoires et justifications religieuses au sein de l’islam (dans le Coran lui-même) pour le massacre des « infidèles ». Si ces opinions extrêmes sont partagées par une minorité de musulmans, leur nombre n’est pas négligeable. En 2015, Pew Research a mené un sondage sur l’impopularité de l’État islamique dans les pays musulmans et a constaté, par exemple, qu’au Nigeria, « seulement » 14 % des personnes interrogées avaient une opinion positive de l’État islamique. Mais 14 % de la population nigériane, cela représente 30 millions de personnes ! Et cela suppose que les autres n’aient pas caché leurs opinions pro-djihadistes dans un tel sondage. Le nombre de ceux (et des chiffres similaires ont été enregistrés ailleurs en Afrique, au Sénégal et au Burkina Faso) qui n’aimaient peut-être pas le groupe mais étaient plutôt d’accord avec certaines parties de son message serait logiquement encore plus important, même s’il s’agit toujours d’une minorité.

Une vidéo récente de l’ISCAP (Province d’Afrique centrale de l’État islamique) mélange des images des croisades (tirées du film Kingdom of Heaven) et de dirigeants tels que George Bush avec des exécutions et des conversions à l’islam. Cette propagande est-elle efficace ?

Alberto Fernández : Elle est quelque peu efficace parmi les convertis, mais, bien sûr, la plupart des gens ne la voient pas. Elle est en effet destinée à un public de la région qui s’est lui-même sélectionné et qui est déjà quelque peu politisé. Par exemple, il y a très peu de musulmans en République démocratique du Congo, où l’ISCAP mène ses combats, mais il y en a beaucoup sur la côte est-africaine, de la Somalie au Mozambique. L’un des dirigeants de l’ISCAP au Congo est en fait un musulman tanzanien originaire de la côte. L’ISCAP aimerait que davantage de ces locuteurs swahili rejoignent le combat en Afrique centrale. La propagande s’adresse également à un public arabe étranger, qui reste à la tête du mouvement djihadiste mondial et qui fournit des fonds, des conseils et un soutien en matière de propagande.

Jusqu’à présent, en 2025, plus de 7 000 chrétiens nigérians ont été massacrés et 8 000 autres ont été kidnappés. Cela représente une moyenne de 32 morts chrétiens par jour. Que se passe-t-il au Nigeria ?

Alberto Fernández : Il y a des groupes djihadistes fidèles à l’État islamique, des groupes djihadistes fidèles à Al-Qaïda et un groupe encore plus important de gangs, de criminels et de milices fulani, motivés par la cupidité et la religion, qui ciblent tous une population chrétienne, principalement rurale et agricole, qui a été en grande partie désarmée par un État incapable de la défendre. La situation va perdurer tant que les djihadistes et les milices peules (les deux catégories se recoupant parfois) continueront à progresser vers le sud, dans les zones chrétiennes.

Pourquoi la vie des chrétiens nigérians importe-t-elle si peu aux sociétés occidentales ?

Une vieille blague dit qu’ils sont trop chrétiens pour que la gauche s’en soucie et trop africains pour que la droite s’en soucie. La triste réalité est que l’Afrique est, en général, facile à ignorer. Quelle est la plus grande crise humanitaire dans le monde aujourd’hui ? Ce n’est pas Gaza ni l’Ukraine. C’est le Soudan, et pourtant, elle est largement ignorée. Et ce sont principalement des musulmans. L’Occident, qui était à l’origine chrétien, a un problème « chrétien » tant chez lui qu’à l’étranger. Les élites occidentales sont majoritairement libérales, de gauche et laïques, de sorte que la foi chrétienne, si elle est sincère et profonde, les met mal à l’aise. Elles ont moins de problèmes avec les musulmans, car elles peuvent les considérer plus clairement comme « les opprimés » ou « les migrants », même si bon nombre de ces soi-disant opprimés peuvent être virulemment anti-chrétiens, antisémites et antilibéraux.

Comment l’administration Trump aborde-t-elle la lutte contre le djihadisme en Afrique ?

Alberto Fernández : Eh bien, en Somalie, l’un des pays les plus menacés par l’offensive djihadiste en Afrique, l’administration Trump a quadruplé le nombre de frappes aériennes contre des cibles djihadistes par rapport à 2024. Bien sûr, dans d’autres zones sensibles d’Afrique, comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ces pays comptent davantage sur le soutien militaire de la Russie que sur celui des États-Unis.

La montée de la violence djihadiste pourrait entraîner des déplacements massifs de population. L’Europe risque-t-elle d’être confrontée à une vague de migration massive ? Une telle migration pourrait-elle être utilisée dans le cadre d’une guerre hybride ?

Alberto Fernández : L’Europe est extrêmement vulnérable à une nouvelle vague d’immigration massive. Le continent se vide de sa population, tandis que l’Afrique connaît une croissance démographique rapide. On peut donc dire que vous avez un quartier de maisons vides à côté d’un quartier de maisons surpeuplées, dont certaines sont en feu. On observe également, en particulier en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, la montée de l’islamo-gauchisme, où les populations migrantes musulmanes votent presque exclusivement pour la gauche, et où les partis de gauche dépendent d’elles et en viennent à refléter leurs opinions. C’est ce que Sánchez en Espagne aimerait faire également.

L’immigration est déjà utilisée dans le cadre d’une guerre hybride, et pas seulement en Méditerranée (Cuba a été pionnière en la matière il y a 45 ans). Le Maroc et la Turquie ont ouvertement utilisé les flux migratoires comme un outil de politique étrangère, les activant ou les désactivant pour atteindre leurs objectifs politiques et économiques. D’autres pays, comme l’Algérie ou la Syrie d’Assad, ont utilisé une rhétorique similaire. Et les Russes, qui ont une présence importante au Sahel, ont également utilisé la migration comme une arme ailleurs, notamment contre la Pologne en Biélorussie.

Breizh-info.com

. Le fossoyeur de la nation a bradé 1608 entreprises françaises en une décennie

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#webtube : Pendant que la France s’enfonce dans le marasme économique et le chaos institutionnel, Emmanuel Macron pavoise à New York en recevant le Global Citizen Awards 2025 de l’Atlantic Council des mains du PDG de BlackRock, Larry Fink. Un « prix de citoyen du monde » qui récompense les leaders mondialistes les plus « méritants », comprenez les plus fidèles et les plus engagés en faveur des intérêts américains.

Nul doute qu’en quittant l’Élysée, Macron aura sa place au soleil dans la haute finance internationale, parmi le gratin mondialiste qui se partage le gâteau. Pour tous ces prédateurs, les peuples ne sont que des consommateurs dont il faut détruire l’héritage culturel et l’identité.

Vous remarquerez que plus l’intégration échoue, plus l’Europe ouvre ses frontières. C’est intentionnel. Il convient de dissoudre l’identité européenne dans un multiculturalisme irréversible.

BlackRock, c’est le plus gros gestionnaire d’actifs au monde, pesant 14 000 milliards de dollars, soit près de 5 fois le PIB français. Autant dire qu’il fait la loi en Occident.

Macron se gondole en consultant les sondages qui lui accordent 16 % de cote de popularité. Que lui importe cette farce ? La France et les Français n’ont jamais été son pôle d’intérêt en briguant la magistrature suprême. C’est un mondialiste anti-nations qui n’a que mépris pour le patriotisme, pour notre roman national ou pour notre attachement à nos traditions et notre patrimoine culturel. 

Macron a été mis en place par le pouvoir mondialiste supranational, qui a torpillé Fillon lors de l’élection de 2017 que la droite croyait « imperdable ». C’était sans compter sur la puissance des prédateurs mondialistes, ces même rapaces qui ont tenté d’éliminer Donald Trump à deux reprises et qui poussent la Maison-Blanche a combattre la Russie conservatrice de Poutine pour mieux la dépecer. Car au delà de la Sibérie orientale, le potentiel géologique de l’Arctique représente des siècles de ressources minières, un atout majeur pour assurer la domination américaine de demain.

La mission  de Macron ? Détruire l’âme de la France et ses 2000 ans d’histoire. Par conséquent, il n’a pas échoué, bien au contraire. Il a magnifiquement réussi, pratiquant la politique de la terre brûlée avant son départ. Attendez-vous au pire d’ici 2027.

Submergée par une immigration de masse de déshérités majoritairement illettrés, livrée à une insécurité sans précédent, la France est mise en coupe réglée par un Président qui ne jure que par l’Amérique.

Il nous promet de réindustrialiser la France mais vend tous ses fleurons industriels et ses start-up les plus prometteuses, convoitées par les prédateurs majoritairement américains qui considèrent l’Europe comme leur colonie qu’on peut dépecer sans retenue.

Selon les données du London Stock Exchange Group (LSEG), 1608 entreprises françaises ont été rachetées ou placées sous contrôle américain depuis 2014, pour un montant total d’environ 132 milliards de dollars. Y compris des actifs stratégiques.

Un hold-up sans précédent dans l’histoire, sans la moindre réaction des oppositions. Le patriotisme économique n’est qu’une fumisterie. La France est bradée aux intérêts étrangers sans aucun débat parlementaire et dans le dos du peuple, éternel dindon de la farce.

Voici la liste restreinte de la grande braderie de nos fleurons industriels. Ministre de l’Économie sous Hollande, Macron a aussitôt entrepris la vente de la France à la découpe :

– Alstom énergie (Numéro 1 mondial des turbines pour les réacteurs nucléaires) vendue à l’Américain General Electric

– Arcelor (leader mondial de l’acier) vendue à l’Indien Mittal Steel

– Pechiney (leader mondial de l’aluminium) vendue au Canadien Alean

– Sanofi Opella, vendue à un fonds d’investissement américain

– Alcatel Lucent, vendu aux Finlandais Nokia après suppression de 600 emplois en France

– Les Chantiers navals de l’Atlantique, vendus aux Norvégiens Aker Yards puis aux Coréens STX Shiplreilding puis à l’Italien Fincantieri

– Lafarge, numéro 2 mondial du ciment, vendu au Suisse Holcim

– Le Club Med vendu à la Chine

– Rossignol numéro 1 du ski, vendu à l’Américain Quick Silver

– Yoplait vendu à l’Américain General Mills

– Teisseire spécialiste des boissons non alcoolisées vendu au Britannique Brituic

– Amora Maille spécialiste de la moutarde vendue au géant Néerlandais Unilever

– Parfums Marionnaud vendu aux Chinois après suppression de 800 emplois en France

– L’aéroport international de Toulouse vendu aux Chinois, puis revenu dans le giron après l’avoir racheté aux Chinois 

– Latécoère, spécialiste historique de l’aéronautique, vendue au fonds d’investissement américain Sear Chlight Capital Partner qui détient aujourd’hui 66 % du capital. Une partie des activités de Latécoére a été délocalisée au Mexique et en République Tchèque après plusieurs centaines de suppressions d’emplois en France

– Omnic, encore un fleuron français, spécialiste des semi-conducteurs pour l’industrie spatiale et les télécoms, vendu aux Américains 

– Heico, spécialiste des équipements pour l’industrie spatiale, Telecoms, médicale, etc. vendu aux Américains pour 453 millions d’euros

– Exxelia (spécialiste des composants pour l’aérospatiale et le médical) vendue aux Américains

– Technip, fleuron de l’ingénierie pétrolière, vendue à l’Américain FMC

– Adit, (intelligence économique) vendue au Canadien Sagard

– Proxinvest (spécialiste du conseil de vote) vendu à l’Américain Glass Lewis

– Plüm (fournisseur d’énergie) vendu aux Britanniques Octopus Energy

– Reden Solar (spécialisé en photovoltaïque) vendu à un consortium d’investisseurs australiens, allemands et canadiens

– Segault (spécialisé dans les robinets industriels) vendu à l’Américain FlowServe

– Ascoval (aciérie) vendue au groupe britannique British Steel Limited, puis à Liberty Steel, puis racheté par l’Allemand Saarstahl AG

– Vencorex vendu au Chinois Wanhua, entreprise chimique chinoise spécialisée dans les produits plastiques avec comme à chaque fois les brevets et procédés industriels de ce fleuron de l’industrie chimique française. 2000 postes de salariés en aval et 6000 en amont sont menacés en France.

Au total, ce sont plus de 1600 entreprises françaises qui ont été vendues à l’étranger, beaucoup à des fonds de pensions américains. 138 en 2024. Une trentaine en 2025 à ce jour. Macron a donc fait de la France une colonie américaine que l’on peut désosser allègrement.

Ne soyez donc pas surpris que la France ait perdu les 2/3 de ses emplois industriels depuis la fin des Trente Glorieuses, cette époque bénie où notre pays caracolait en tête de tous les grands secteurs industriels et maîtrisait toutes les technologies de pointe. De tout cela, il ne reste qu’un champ de ruines, 3500 milliards de dettes, 10 millions de pauvres et 6 millions de chômeurs toutes catégories confondues. Il est donc incontestable que Macron mérite amplement sa récompense pour services rendus aux États-Unis. Il a tout détruit.

Jacques Guillemain,Riposte laïque

. Un porte-avions rejoint l’armada américaine au large du Vénézuela

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#webtube : Les jours de Maduro sont comptés... Les gangsters de Washington seraient-ils intéressés par son pétrole ?

Euronews :

Le département de la Défense a annoncé, ce vendredi 24 octobre, que l’armée américaine va envoyer le porte-avions USS Gerald R. Ford, le fleuron de leur flotte et le plus grand au monde, dans la mer des Caraïbes afin de renforcer leur campagne militaire contre le trafic de drogue en Amérique latine.

Ce déploiement, ordonné par le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, permettra d’améliorer la capacité des États-Unis “à détecter, surveiller et perturber les acteurs et activités illicites qui compromettent la sécurité et la prospérité des États-Unis” dans le cadre de l’opération anti-drogue lancée en septembre, a affirmé le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, sur les réseaux sociaux.

L’USS Gerald R. Ford sera accompagné de plusieurs navires de guerre, dont des destroyers et un croiseur, et sera doté de plus de 5 000 soldats et de près de 90 avions de combat. Il se trouve actuellement en Méditerranée, a indiqué une source proche du dossier. En revanche, elle n’a pas indiqué combien de temps il faudrait au bâtiment pour rejoindre les eaux des Caraïbes.

On n’envoie pas un porte-avions couler quelques zodiacs.

Les pépitos vont dérouiller.

Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec le Venezuela et intervient quelques heures seulement après le survol des côtes vénézuéliennes par des bombardiers B-1B, une démonstration de force que Caracas a qualifiée de “provocation”.

Pour Washington, cette annonce permet d’assurer sa montée en puissance dans une région où l’administration Trump a lancé, ces derniers jours, des frappes contre des embarcations qu’elle accusent de transporter de la drogue.

Le Pentagone affirme que plusieurs de ces navires étaient liés au Tren de Aragua, un groupe criminel vénézuélien désigné par les États-Unis comme une organisation terroriste. Depuis septembre, les États-Unis ont coulé neuf narco-boats et un sous-marin lors d’opérations navales dans les eaux internationales, dans le cadre d’une offensive que le président Donald Trump a lui-même qualifiée de “guerre contre le trafic de drogue”.

Le déploiement d’un porte-avions apportera des moyens supplémentaires importants dans une région qui a déjà connu un renforcement militaire américain inhabituel.

Cette annonce et le rythme accéléré des frappes américaines, dont la dixième a eu lieu ce vendredi, ont relancé les spéculations sur l’étendue des opérations que l’administration Trump pourrait mener, notamment sur une tentative de renverser le président Nicolás Maduro, qui fait face à des accusations de narcoterrorisme aux États-Unis.

Le président vénézuélien soutient que ces opérations sont une ultime tentative pour le faire quitter le pouvoir.

La présence militaire américaine est moins une question de drogue qu’un message envoyé aux pays de la région pour qu’ils s’alignent sur les intérêts des États-Unis, selon Elizabeth Dickinson, analyste principale pour la région des Andes au sein de l’International Crisis Group.

“Une expression que j’entends souvent est que la drogue est une excuse. Et tout le monde le sait”, assure-t-elle. “Et je pense que ce message est très clair dans les capitales régionales. Le message ici est donc que les États-Unis ont l’intention de poursuivre des objectifs précis. Et ils utiliseront la force militaire contre des dirigeants et des pays qui ne s’alignent pas.”

Donald Trump a également annoncé qu’il était prêt à ordonner des attaques terrestres, en assurant que celles-ci seraient légales. “Nous avons le droit de le faire”, a-t-il répété. “Nous les frapperons très fort quand ils viendront par voie terrestre. Nous sommes totalement prêts à le faire. Et nous irons probablement devant le Congrès pour expliquer exactement ce que nous faisons lorsque nous passerons à des frappes terrestres”, a-t-il affirmé. Une sortie qui a suscité l’inquiétude de parlementaires des deux partis.

Source : DP

. Astérix en Lusitanie : comme un air de Goscinny

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#webtube : Avec cette aventure sous le signe du grand large, le duo respecte la tradition. Chaque nouvelle sortie d’un album d’Astérix le Gaulois est un événement en soi. On épargnera au lecteur la valse des chiffres. Mais pour néanmoins en donner un bref ordre d’idées, qu’il sache que cet Astérix en Lusitanie a été tiré à cinq millions d’exemplaires, dont deux pour la France, le tout traduit en dix-neuf langues.

Pourtant, il y a belle lurette qu’on allait acheter chaque nouvelle aventure en traînant des pieds, sachant bien qu’elle serait encore pire que la précédente. Autant dire que depuis la mort de René Goscinny, en 1977, c’était la dégoulinante infernale. Bien sûr, Albert Uderzo n’avait rien perdu de son brio aux pinceaux. Mais sans scénario digne de ce nom, c’était à chaque fois le fiasco. Pareille mésaventure est survenue à Lucky Luke, le héros de Morris, condamné à la même dégringolade, depuis le décès du roi René. Depuis, Astérix a néanmoins survécu, au cinéma surtout, mais en adaptant des albums du répertoire – ceux de la gloire passée.

Pourtant, et ce, histoire de paraphraser le maître de Martigues, si le désespoir, en politique, demeure une sottise absolue, il peut aussi en être de même de la bande dessinée, même si Charles Maurras nous a quittés sans avoir jamais fréquenté cet irréductible Gaulois qui, sans nul doute, ne lui aurait sûrement pas déplu.

L’Iris blanc, l’album de la renaissance…

Et c’est en 2022, quand sort L’Iris blanc, que survient le miracle. Uderzo a déjà passé la main à Didier Conrad, presque tout aussi virtuose, mais condamné à illustrer des histoires ineptes et baignant trop souvent dans l’air du temps. Le naufrage paraissait alors inéluctable, mais débarque un nouveau capitaine qui redresse enfin la barre : Fabrice Caro, dit Fabcaro.

Le sauveur n’est pas très capé. Ancien professeur, il a certes signé quelques scénarios ayant attiré l’attention de la critique. Pour le reste, il officie en tant que musicien, en solo ou dans le groupe de rock Hari Om. Pas de quoi fouetter un chat, et encore moins un Gaulois. Il n’empêche que cet Iris blanc fait figure de véritable renaissance. On y retrouve l’humour de Goscinny, avec ses jeux de mots innombrables et sa satire des travers du moment. Mieux : marchant dans les pas de son lointain mentor – il n’avait que quatre ans quand il est mort –, il le fait sans méchanceté, mais toujours avec acuité. Car avec René Goscinny, si l’humour pouvait être acéré, il n’était jamais cruel ou ricanant : c’était un rire franc. Un rire éminemment français, dira-t-on.

Retour à un humour bienveillant…

Avec cette aventure sous le signe du grand large, le duo respecte la tradition : une aventure au village et l’autre dans le lointain. Ici, la Lusitanie – soit le Portugal.

Tel qu’il se doit, il en pointe les travers, tel que fait naguère avec les Ibères, les Suisses, les Britons, les Goths, les Corses, les Belges et autres ancestrales peuplades de notre vieille Europe. Et comme l’humour est une chose sérieuse et que railler l’Histoire demande d’au moins la maîtriser, Fabcaro s’est penché sur celle de nos voisins, allant même jusqu’à dénicher l’équivalent local de notre Vercingétorix national, un certain Viriate. Interrogé par le JDNews, il nous en dit plus : « Je l’ai découvert en me documentant. C’est un peu le Vercingétorix lusitanien, qui a résisté aux Romains, a été trahi. » Pour le reste, il suffit d’un peu connaître nos cousins portugais, l’une des premières communautés issues de l’immigration en France, mais dont le moins qu’on puisse prétendre est qu’elle ne cause guère de troubles ici ; hormis le fumet des sardines grillées au barbecue du voisin.

Très logiquement, le fado, ce blues de là-bas, dont notre scénariste attribue la naissance à la trahison dont Viriate fut victime : « J’ai un peu tordu l’Histoire, à la manière dont Obélix qui aurait cassé le nez du Sphinx, en Égypte ! » C’était dans Astérix et Cléopâtre, l’un des summums des deux compères historiques et qui faisait alors référence au film de Joseph Mankiewicz, avec Richard Burton et Liz Taylor, tourné en 1963. Si la référence à l’Histoire a toujours été obligatoire, dans le cahier des charges d’Astérix, celles ayant trait à une actualité plus immédiate l’étaient tout autant. Dans L’Iris blanc, Fabcaro riait des trottinettes urbaines, des pythies du bien-être et du développement personnel. Il se lâche, ici, sur d’autres cibles : les experts en communication et leur franglish (du latino-portugais, en l’occurrence), le libre-échange mondialisé, la grande distribution et les aigrefins de la finance.

En revanche, toute sa tendresse va à la mélancolie portugaise, issue du même fado, à leur fatalisme empreint de gaité et à leur sens de l’hospitalité jamais pris en défaut. Sans oublier, évidemment, le bacalao, cette morue séchée dont ils font leur ordinaire presque trois fois par jour, mais qui ne semble pas forcément régaler ce glouton d’Obélix. Lequel, tailleur de menhirs de profession, s’interroge sur la manie lusitanienne de transformer toute cette bonne pierre en pavés, les uns noirs et les autres blancs. Et puis cette obsession de la faïence qu’on n’appelle pas encore azulejos…

À quelques kilomètres de l’endroit où ces lignes sont écrites, les bistrots fréquentés par nos chers compatriotes franco-portugais ne manquent pas. Depuis ce samedi, ils ne parlent quasiment que de ça. Astérix en Lusitanie ? Ils l’ont déjà lu ou le liront bientôt. Les premiers mettent l’eau à la bouche des seconds, sur le thème : « Voilà des gars qui ont tout compris de ce que nous sommes. Il n’y avait bien que des Français pour y arriver ! »

Bravo, Conrad et Fabcaro !

Nicolas Gauthier, dans BV

. Marseille : la Justice enjoint le maire d’autoriser la projection du film Sacré-Cœur

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#webtube : Le maire socialiste avait interdit le film au cinéma de La Buzine au nom de la laïcité. Le tribunal administratif de Marseille vient de suspendre la décision du maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, annulant la projection du film Sacré-Cœur, programmé initialement au cinéma du château de La Buzine jusqu’au 28 octobre, et enjoint le maire d’autoriser cette projection. Il fait droit à la requête déposée par le sénateur Stéphane Ravier, Mme Sabrina Gunnell et M. Steven Gunnell, réalisateurs et producteurs du film.

Benoît Payan avait interdit cette projection en invoquant le respect de la loi sur la laïcité (voir l’article de Sarah-Louise Guille). Mais la Justice a estimé dans son jugement que « le maire de Marseille a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression et à la liberté de création et à la liberté de diffusion artistiques, libertés fondamentales au sens de l’article L. 521-2 du Code de justice administrative ».

Cette décision a été saluée par Stéphane Ravier, qui avait réagi à cette interdiction auprès de Boulevard Voltaire (voir sa réaction recueillie par Yves-Marie Sévillia). Il a immédiatement salué cette décision, sur X. Valérie Boyer, sénatrice LR des Bouches-du-Rhône, a, elle aussi, réagi sur X : « La Justice rappelle à l’ordre @BenoitPayan : l’interdiction du film #SacréCœur au château de la #Buzine était illégale. Un nouveau désaveu cinglant pour une décision purement idéologique, cynique et politique. Cessez de fracturer #Marseille M. le Maire ! »

À ce sujet — « La mairie a mis un veto » : le film Sacré-Cœur boycotté par Benoît Payan à Marseille

À droite, les réactions avaient été nombreuses, face à cette interdiction. « Film Sacré-Cœur déprogrammé par les socialistes : @BenoitPayan, c’est quoi, la prochaine étape ? Déboulonner la Bonne Mère ? », avait notamment tweeté Franck Allisio, candidat RN à la mairie de Marseille en 2026.

Boulevard Voltaire

. Star Academy : une candidate menacée d’exclusion pour des posts pro-RN

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#webtube : Dans l’espace médiatique, le moindre soupçon de sympathie pour la droite nationale peut coûter très cher. La politique s’invite au château de Dammarie-les-Lys. Depuis quelques heures, une candidate de la saison 13 de la Star Academy se retrouve malgré elle au centre d’une vive polémique. Son tort : avoir « liké », sur Instagram, des posts de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Un délit d’opinion suffisamment grave pour que certains demandent l’élimination immédiate de la jeune Anouk. « Il faut l’exclure de l’émission !, a ainsi exigé le chroniqueur Gilles Verdez, vendredi 24 octobre, sur le plateau de Tout beau, tout neuf. 

Sur une grande chaîne comme ça, on ne peut pas tolérer que des gens soient possiblement des sous-marins d’un parti politique quel qu’il soit. Pour moi, elle n’a pas sa place dans l’émission… C’est pas tolérable ! »

Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un candidat de télé-réalité est suspecté d’avoir des sympathies à droite. En 2024, Haneia, des Anges, avait ouvertement apporté son soutien à Jordan Bardella. En 2022, Safia Alba, des Princes et Princesses de l’Amour, n’avait pas caché non plus son penchant mariniste. Le député RN du Pas-de-Calais Bruno Clavet est lui-même passé par un télé-crochet : il a participé à la première saison de X Factor, diffusée sur W9 en 2009. Il faut croire que les électeurs de Marine Le Pen existent dans toutes les catégories professionnelles, y compris parmi les anges, lofteurs et autres star-académiciens…

L’engagement diabolisé

Sur X, beaucoup ont pris la défense de la jeune chanteuse, assurant qu’un seul « like » en faveur de Marine Le Pen était insuffisant pour « qualifier une personne d’extrême droite » ou que, étant belge, « Anouk ne vote de toute façon pas en France ». Faut-il en déduire que les insultes et les menaces seraient en revanche justifiées si elle avait été une électrice du RN ? D’autres ont indiqué que la candidate ne méritait sans doute pas ce déchaînement de haine contre elle dans la mesure où elle avait également publié des commentaires hostiles au RN. « Anouk avait plein de repost anti-RN et gaucho + engagée pour la Palestine, donc baissez vos armes », a ainsi fait valoir une certaine Chanelle. De quoi comprendre en creux que l’usage des « armes » ne serait pas forcément illégitime contre des personnes engagées à droite…

À ce sujet — Un patron de presse like des publications de droite, la CGT réclame son départ

Ce deux poids deux mesures a également été affiché par Gilles Verdez. S’il s’est tout d’abord déclaré contre la participation de candidats « sous-marins d’un parti politique quel qu’il soit », le chroniqueur a ensuite nuancé son propos. Comment aurait-il réagi, si la malheureuse Anouk avait « liké » non pas des posts du RN mais des publications pro-LFI ? « Alors, je l’aurais virée… mais moins rapidement », a alors répondu le principal intéressé, le sourire aux lèvres.

Voilà toute l’hypocrisie du système médiatique en place. Le moindre like ou repost d’une personnalité de droite peut vous valoir une condamnation à la mort sociale, tandis que l’engagement à l’extrême gauche ne vous sera jamais reproché. On ne compte plus les tribunes d’artistes mainstream en faveur de Gaza ou du « front républicain ». Ces personnalités-là ne sont jamais inquiétées pour leur engagement politique. De l’autre côté, c’est une autre histoire. Aucun chanteur n’a annoncé avoir signé, par exemple, la pétition lancée par Philippe de Villiers. Le prix à payer est trop élevé.

. Benkired, l’assassin de Lola, est rentrée en France grâce à la filière d’immigration universitaire

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#webtube : Fin 2019, Édouard Philippe lançait l’opération « Bienvenue en France ». But : attirer de brillants étudiants étrangers dans les universités françaises : « En accueillant les étudiants les plus brillants et les plus méritants, qu’ils viennent de Pékin ou de Kinshasa, qu’ils étudient l’intelligence artificielle ou la linguistique médiévale, nous serons nous-mêmes beaucoup plus forts » plastronnait le Premier ministre. Et le président Macron de rajouter : « Étudiants indiens, russes, chinois seront plus nombreux et devront l’être ». Les résultats de l’opération « Bienvenue en France » sont fort différents. Les QI+ de Russie et de Chine ne sont pas au rendez-vous. En revanche, l’immigration africaine – maghrébine et sub-saharienne – utilisent la filière pour s’installer dans notre pays.

Les Indiens, les Russes et les Chinois dont le président prédisait l’arrivée en masse sont loin de former le gros du contingent des étudiants étrangers en France. « Le continent africain en est le plus important pourvoyeur et aussi celui dont le nombre de candidats croît le plus rapidement », révèle l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID). 28 % des étudiants internationaux présents en France viennent d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et 25 % d’Afrique subsaharienne. Si les primo-arrivants enregistrés en 2023 sont de 149 nationalités différentes, la croissance des flux est essentiellement portée par le continent africain : 6 étrangers sur 10 ayant obtenu un premier titre de séjour pour motif étudiant sont originaires d’Afrique ou du Moyen-Orient.

Les seuls effectifs de l’Afrique subsaharienne ont augmenté de 34 % en cinq ans, soit deux fois plus vite que la moyenne des autres. Résultat, actuellement, 53 % des étudiants étrangers sont originaires du continent africain, du Maghreb ou du Moyen-Orient. Et cette situation est propre à notre pays, puisque la France accueille principalement des Marocains et des Algériens, alors que le premier pays d’origine des étudiants étrangers dans l’OCDE est la Chine et le second, l’Inde.

À elle seule, la France accueille 45 % des étudiants subsahariens venant étudier en Europe. Elle est même leur première destination dans le monde. Dans les effectifs estudiantins étrangers de l’année universitaire 2023-2024, le Maroc arrivait en tête des pays d’origine, suivi de l’Algérie. La Chine se classait en troisième position, mais avec un flux en baisse de 5 % sur cinq ans, tandis que le flux algérien avait augmenté de 10 % sur la même période, celui de la Côte d’Ivoire de 32 %, celui du Liban de 90 % et celui du Bénin de 105 %.

Un dispositif dit « d’équité solidaire » permet d’attribuer des bourses à une grande partie des postulants, en arguant du fait qu’ils viennent de pays dont le PIB par habitant est largement plus faibles que dans notre pays.

Le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le fameux Ceseda, fait de l’immigration étudiante un droit « opposable ». En clair, quiconque sollicite un visa, pour quatre mois à un an, ou une carte de séjour étudiant, valable plusieurs années, y a droit pour peu qu’il soit inscrit dans un établissement d’enseignement en France et qu’il dispose des « moyens de subsistance nécessaires », fixés à 615 euros par mois. Une somme que le Ceseda n’exige même pas pour les premières demandes de titre de séjour ! Sans parler de l’accueil totalement inconditionnel des étudiants palestiniens pratiqué par certains établissements comme Sciences Po Lille.

« Lorsque les ressources ne sont pas garanties par des bourses ou des rémunérations, précise la Cour des comptes, elles le sont dans près de 45 % par des cas d’attestations sur l’honneur de membres de l’entourage des étudiants, face auxquelles les services consulaires et préfectoraux ne disposent pas ou de peu de moyens de vérification de l’authenticité des documents, et sont contraints de procéder par faisceau d’indices. » C’est dire si la contrainte est souple.

Les renouvellements de titres de séjour des « étudiants » étrangers sont quasi automatiques : l’administration ne souhaitant pas se substituer aux établissements pour apprécier les résultats obtenus, même en cas de redoublement, de réorientation ou d’échec à obtenir un diplôme, les refus de renouvellement ne représentent que 1,7 % des dossiers.

De leur côté, nombre d’universités font tout ce qu’elles peuvent pour alléger les contraintes financières auxquelles les étudiants étrangers sont théoriquement soumis. En 2018, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal avait tenté d’augmenter les frais universitaires pour les étudiants extra-européens. Elle s’était heurtée à des mouvements de blocages de facs par l’extrême gauche, soutenue par la direction des établissements. « C’est une insulte à la déontologie et l’éthique universitaire », s’était insurgé Georges Haddad, président de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Selon une enquête réalisée en 2023 par une agence de presse spécialisée, près de 80 % des universités refusent d’appliquer aux étrangers des frais supplémentaires. Moins de 10 % des étudiants extra-européens acquittent le tarif qui leur est applicable, reconnaît le ministère lui-même dans une note datant de février dernier. En toute impunité, évidemment…

Alors même que les facs se plaignent de manquer de moyens, France université, qui regroupe tous les dirigeants d’établissements d’enseignement supérieur, a évalué en janvier à quelque 240 millions d’euros les dotations qui lui manquent cette année pour accomplir ses missions. Selon un autre rapport de la Cour des comptes, tout récent celui-là puisqu’il a été publié en mars, les formations suivies par les étudiants étrangers coûtent 1,6 milliard d’euros par an. Les étudiants si prompts à se mobiliser contre la précarité de leur situation réalisent-ils que 227 millions d’euros d’aides au logement et 194 millions d’euros de bourses sur critères sociaux des Centre régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous) sont versés chaque année à leurs homologues étrangers ? Qu’ils occupent plus d’un tiers des logements en Crous ? Qu’ils bénéficient aussi de 60 % du total des aides d’urgence des œuvres universitaires ?

La Cour des comptes évalue à un milliard par an le coût net de l’immigration étudiante, c’est-à-dire la différence entre les dépenses qu’elle engendre en termes de formation et d’aides sociales – assurances-maladies non comprises – et les recettes qu’elle apporte, dont la TVA sur leur consommation constitue la moitié. Ce déficit pourrait après tout se justifier si notre pays bénéficiait d’un retour sur investissement. Ce n’est pas le cas. Les étudiants asiatiques, qui ont des résultats académiques supérieurs à la moyenne du contingent étranger, ont tendance à quitter la France dès la fin de leurs études. Les Sud-Coréens, par exemple, sont moins de 10 % à rester en France huit ans après leur arrivée pour études. Les Chinois, 14 %.

En revanche, au bout de la même période, 61 % des Algériens disposent encore d’un titre de séjour en France – dont les deux tiers pour motif familial. Un effet, aussi, de l’accord franco-algérien de 1968, d’autant plus dommageable qu’un quart d’entre eux s’inscrivent en lettres ou en sciences sociales, les filières où les débouchés professionnels sont les plus faibles. Quand ils obtiennent leur diplôme : 75,4 % des ressortissants du Maghreb en général ne décrochent pas leur licence au bout de trois ans. Globalement, seuls 5 % des étrangers accueillis dans notre pays s’inscrivent dans des écoles d’ingénieurs, alors que nous en manquons cruellement. Les formations les moins porteuses sur le marché du travail comptent en moyenne 14 % d’étudiants étrangers, alors qu’ils sont 9 % seulement dans les filières qui offrent le plus de débouchés. Dans le domaine estudiantin comme dans les autres, l’immigration « choisie » est choisie par les migrants, pas par la France.

Dahbia Benkired, l’assassin de la petite Lola, est entrée légalement en France en 2016 avec un titre de séjour d’étudiante. Elle a d’abord été scolarisée dans un lycée à Champigny, mais, peu assidue,  elle a échoué au baccalauréat. Son visa a néanmoins été reconduit en 2017. Elle s’est ensuite réorientée vers un CAP restauration, qu’elle interrompt en cours d’année. Son visa sera reconduit jusqu’en 2019, année où elle tombe sous le coup d’une OQTF. L’assassinat de Lola a lieu en octobre 2022. Ça faisait trois ans que Benkired, qui n’avait officiellement aucun moyen de subsistance depuis 2019, aurait dû quitter le territoire national.

Henri  Dubost, Riposte Laïque