Articles : mai 2020 – avril 2020 – mars 2020 – février 2020

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Emmanuel Macron avait été alerté dès décembre 2019 des dangers du coronavirus par l’ambassadeur de France à Pékin, selon les informations du Canard enchaîné. Un avertissement qui s’ajoute à celui d’Agnès Buzyn en janvier et à celui de l’actuel DGS, qui mettait en garde le candidat Macron sur l’impréparation du pays face à une épidémie.
Agnès Buzyn était-elle la seule au courant du «tsunami» qui «était devant nous»?
Visiblement non. Selon le Canard enchaîné du 6 mai, Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian, son ministre des Affaires étrangères, avaient été avertis de la menace que représentait le coronavirus SARS-CoV-2 bien avant son arrivée en Europe.
Le Palmipède révèle ainsi que dès le mois de décembre, le quai d’Orsay et le palais présidentiel avaient «reçu des informations alarmantes dont ils n’ont tenu aucun compte», lorsque Laurent Bili, ambassadeur de France en Chine, avait averti le sommet de l’exécutif de l’apparition d’un dangereux virus à Wuhan. Nous étions alors plusieurs semaines, avant le premier décès en France –et en Europe–, celui d’un touriste chinois de 80 ans, hospitalisé depuis le 25 janvier à Bichat dans le XVIIIe arrondissement de la capitale.
«Macron n’a pas trouvé le temps d’y penser»
«Ne serait-ce que pour la protection nécessaire des Français séjournant et travaillant à Wuhan, les informations venues de Pékin, via l’ambassade, méritaient mieux qu’une lecture rapide», assène le «Canard», qui rappelle les liens particuliers qu’entretient la France avec la ville de Wuhan. À la décharge du Président, l’hebdomadaire satirique énumère des précédents en matière de mise en sourdine d’alertes sanitaires adressées aux chefs d’État français successifs. 2005, 2008, 2009 ou encore 2013 marquent ces différentes «alertes au virus», depuis la crise du SRAS, adressées sans grand succès par des services de sécurité –parfois étrangers– au sommet de l’exécutif tricolore.
«Quand sont parvenues à Paris, en décembre 2019, les informations relatives à l’apparition d’un nouveau virus, il était encore possible, pour un Président conscient de ses responsabilités, de constituer un bon stock de masques, de tests et de respirateurs. Mais Macron n’a pas trouvé le temps d’y penser», conclut le Canard enchaîné.
Des révélations qui plantent une nouvelle épine dans le pied de la défense adoptée par le gouvernement depuis le début de l’épidémie: la crise était imprévisible, répète-t-il à l’envi. Une ligne adoptée notamment face aux critiques concernant la fonte, ces dernières années, du stock stratégique de masques de protection respiratoire. Si aujourd’hui, Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, vante les mérites de l’administration dans la gestion de la crise et claironne que «c’est nous qui avons poussé l’ensemble des entreprises à s’équiper en masques», cette même Secrétaire d’État appelait les Français à «sortir de ce fantasme autour des masques». Nous étions le 19 mars, le jour où la France aurait passé sa première commande de masques à la Chine.
«Si le Covid-19 est imprévisible dans le moment où il se manifeste, c’était en revanche tout à fait possible qu’une crise se manifeste», jugeait fin mars, auprès de nos confrères de France24, Aurélien Rouquet, professeur de logistique à la Neoma Business School. Auteur quelques jours plus tôt d’une tribune publiée dans le journal Le Monde, il revenait sur la succession de «décisions aberrantes» ayant mené à la disparition des masques.
Il fustigeait une «faillite logistique» en France, le manque de tests et de lits de réanimation qui manquaient alors également à l’appel ne faisant à ses yeux que «confirmer le déficit structurel de vision logistique qui existe au sommet de l’État».
Jérôme Salomon, auteur en 2016 d’une note à Macron
D’ailleurs, en mai 2019, un rapport de Santé Publique France avertissait que si sa «survenue ne peut être datée», le risque de pandémie «doit être considéré comme important», recommandant d’entretenir le stock de masques de protection, «une assurance, que l’on souhaite, malgré la dépense, ne jamais avoir besoin d’utiliser», précisait le rapport. Ce dernier avait été commandé en novembre 2016 par la Direction Générale de la Santé (DGS).
Hasard du calendrier? En septembre 2016, le chef de pôle adjoint à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), un certain Jérôme Salomon –que les Français ont appris à connaître ces dernières semaines sous sa casquette de patron de la DGS, poste auquel il a été nommé début 2018 par Agnès Buzyn– avait averti l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron de l’impréparation de la France face à la survenue d’une «catastrophe majeure» telle qu’une pandémie.
Dans cette note confidentielle datant de septembre 2016, et rendue publique quelques mois plus tard à l’occasion des «Macron Leaks», Jérôme Salomon appelait ainsi à une «révision en profondeur» de la «réponse nationale face aux risques majeurs de catastrophe, d’acte terroriste avec tuerie de masse, d’afflux de victimes et/ou d’usage d’armes NRBC [nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques, ndlr]», rappelait CheckNews dans l’un de ses articles. La rubrique de «vérification des faits» de Libération soulignait au passage que l’on retrouvait alors, dans le «groupe Santé» de la campagne de Macron, au côté Jérôme Salomon, l’actuel ministre de la Santé, Olivier Véran.
En somme, difficile de prétendre que le risque et l’importance des masques n’étaient pas connus de l’équipe dirigeante actuelle.
«Il va falloir qu’il s’en explique. Les homicides et blessures involontaires, ce sont des actes de négligence, d’abstention», s’emportait au micro de Sputnik l’avocat Régis de Castelnau, à l’encontre de Jérôme Salomon. «On ne fait pas ce qu’on devrait faire alors qu’on a la connaissance de la situation: eh bien, c’est une faute pénale!», avertissait-il.
Au-delà du fait que le pouvoir savait que ce risque épidémiologique, pandémique, pouvait un jour survenir, la menace que représentait singulièrement le coronavirus SARS-CoV-2 était connue au sommet de l’État, à en croire les aveux de l’ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn.
«J’ai envoyé un message au Président sur la situation»
Souvenez-vous, nous étions mi-mars, alors que l’on se questionnait sur le bien-fondé d’avoir maintenu le premier tour des élections municipales.
La toute fraîche candidate LREM, éliminée sans surprise la course à la mairie de Paris, à l’issue de ce premier tour qu’elle qualifia de «mascarade», se lâchait dans une interview accordée au quotidien Le Monde. S’apitoyant sur son sort, elle déclarait notamment:
«Je pense que j’ai vu la première ce qui se passait en Chine: le 20 décembre, un blog anglophone détaillait des pneumopathies étranges. J’ai alerté le directeur général de la santé. Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au Président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Édouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. Je rongeais mon frein.»
«Quand j’ai quitté le ministère […], je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu», se justifiait une Agnès Buzyn qui, au cours de l’interview, laissait transparaître une certaine attention à l’égard sa «réputation». «Fallait-il abandonner son poste en pleine tempête, alors qu’elle devinait le drame à venir?» s’interrogeait alors la journaliste du Monde. Des aveux qui ont motivé la plainte d’un collectif de soignants à l’encontre de l’ex-ministre, également intéressé par la véracité de la date des commandes de masques passées à la Chine.
«Je ne l’appelle plus. Ça ne sert à rien, c’est même contre-productif. Il n’écoute personne!», déclarait au Parisien un fidèle d’Emmanuel Macron, dans une formule qui a depuis fait florès. Nous étions dans un tout autre contexte, celui des grèves contre la réforme des retraites, nous étions en décembre 2019.
La chanson du jour, Toy Automatic – The Afghan Whigs

Ce matin J’ai sélectionné ce morceau pour la trompette (magnifique) et le thème musical qui nous emmène ailleurs dès les premières notes pour ne plus nous lâcher jusqu’à la fin.
Éric Le Boucher : un c.. de raciste et un salaud de journaleux
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Éric Le Boucher (70 ans) est une journalope dont on pourrait dresser la statue sur les places publiques… pour lapidation.
L’homme mange aux râteliers du Monde, de Marianne, de Slate, d’Europe 1, des Échos, de L’Opinion… Il est bien sûr favorable à l’immigration dans laquelle il ne voit que des bienfaits pour la France, déteste les Gilets jaunes et se demande « en cette ère de grand infantilisme (…), comment éduquer le peuple et le « corriger de ses idées folles et inconsidérées » ».
Évidemment, il a soutenu Macron qu’il considère seul capable de tirer la France vers le haut par sa compétitivité et par une amélioration des compétences. Les réactivités du pouvoir macronien face à la pandémie nous ont montré toute la sagacité d’Éric Le Boucher.
L’homme est un con.
Un con et un salaud.
Il a confirmé sa dernière sortie dans L’opinion : « Coronavirus : tout ça pour des vieux blancs malades ! sur LCI.
Riposte Laïque
Il ne comprend pas les attaques qui lui sont faites. Selon Le Boucher, elles ne portent pas sur le fond des choses mais seulement sur les mots. « Il faut bien faire un titre, je suis journaliste et un journaliste ça fait des titres ».
Excuse formidable !
Il continue : « c’est une maladie qui tue peu de gens par rapport à d’autres, mais qui tue des seniors et on a bloqué l’ensemble de l’économie pour sauver des malades blancs déjà malades ».
Pour lui, quel intérêt d’essayer de sauver des vieux qui ont connu le plein emploi, la libération sexuelle et qui ont des retraites plus importantes que le revenu moyen des actifs d’aujourd’hui ? Il faut les laisser crever pour faire de la place à cette belle jeunesse qui débarque d’Afrique ?
Le Boucher, avec ses 70 ans, devrait se méfier. Je serais médecin et je verrais arriver ce vieux mâle blanc, je préparerais la seringue de Rivotril. Pas question de foutre en l’air l’économie pour ce type.
Quiconque voit du racisme dans les paroles de ce journaleux économique peut porter plainte. Mais un bon juge Mur du Con, persuadé que le racisme anti-Blanc n’existe pas, sachant qu’Éric Le Boucher est un immigrationniste comme lui, classera l’affaire.
Le Boucher c’est la caste, le compagnon de Barbier, de Calvi, cette pseudo-élite qui glaviote avec les racailles de banlieue sur les petits Blancs, sur Zemmour, sur tout ce qui ressemble encore un peu à la France qu’ils haïssent, la France du terroir, des racines, de l’histoire.
Entre cette journalope et une personne âgée confinée dans sa chambre d’Ehpad, une personne qui a travaillé toute son existence pour son pays et qu’on laisse mourir parce qu’il faut sauver le sans-papier fouteur de merde, il en est une qui mérite au moins notre mépris.
Mais au-delà, c’est l’inhumanité que symbolise ce pauvre type qui m’interroge.
La Shoah, l’antiracisme à main jaune, tous les phobes imaginables montrés du doigt, tous les récits d’Auschwitz pour en arriver à ça !
Nous avoir fait des leçons pendant des décennies, avoir encensé Primo Levi, Charlotte Delbo, Jorge Semprun, Robert Antelme, Bruno Bettelheim pour atteindre un tel degré de saloperie laisse pantois.
Ce n’était donc qu’une pièce de théâtre cynique. L’économie n’était pas en jeu. Quand elle l’est, il n’y a plus une once d’humanité.
Éric Le Boucher est une ordure.
OUI : des paysans de souche lynchent des tziganes venus piller leur élevage
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Démocratie participative
(Certains termes ont été modifiés dans le texte)
Depuis des mois, des voleurs se livrent à un pillage systématique des élevages de moutons de la région nantaise et vendéenne pour revendre ces animaux aux mahométans, ramadan oblige. Comme de juste, les autorités républicaines sont restées passives, trop soucieuses de ses rapports privilégiés avec ces voleurs (Roms ?)
La réponse est venue des paysans eux-mêmes, à coup de tracteur et bâtons.
Les paysans sont les français du terroir que l’Etat craint vraiment en raison de leur potentiel de violence, de leur organisation et des moyens logistiques considérables dont ils disposent.
La réaction des autorités seront intéressantes à observer.
Un confinement comme ça ? Plus jamais ça !
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Le bon sens voudrait que ce confinement inédit ne soit pas le dernier, car les virus nous attaquent de façon récurrente et rapprochée depuis quarante ans. Pourtant, une majorité d’entre nous, compte tenu de la gestion catastrophique de cette crise sanitaire, n’est certainement pas prête à revivre un épisode aussi délirant. L’incompétence de l’équipage dans le poste de pilotage, l’absence de plan de vol, un décollage tardif alors que la mer est en flamme, un pilotage à vue sans réel cap et, in fine, un atterrissage certain faute de carburant – mais dans quelles conditions ? -, tout cela plaide pour un « plus jamais ça ».
Alors, dernier confinement ? Non ! Eh oui !
Non, car ce qui est probable c’est qu’un autre virus viendra, le Covid-19 n’étant pas le dernier corona. La vraie question est de savoir si nous aurons le temps de digérer l’actuelle pandémie et de préparer la suivante. Les origines complexes des virus futurs, la rapidité de leurs nuisances plaident en faveur de confinements à géométrie variable, avec une obligation adjacente impérative qui consiste à préparer la guerre si l’on veut réellement la paix. Notre Président en 2022 – et pourquoi pas notre présidente – devra être à la hauteur des enjeux dont celui des confinements.
Oui, car un confinement comme celui-ci ne devra plus se reproduire, car d’autres pays, mieux préparés, eux, ont montré que les masques, les tests en suffisance permettaient d’aborder ce genre de crise de façon plus efficace, certaines fourmis travaillant alors que d’autres cigales chantaient sur la retraite, par exemple, sujet prioritaire, nous disaient-ils alors…
Des incompétents ne pourront plus être à la barre. La démesure, car nous n’aurons plus les moyens, devra être bannie. La nature, outragée, brisée, martyrisée, en continu depuis des décennies, devra être enfin respectée.
Enfin, face aux vrais ennemis du village gaulois qu’ils veulent sans palissade, ouvert à tous les virus, aux brigands, au monde de l’argent, à certains harangueurs qui gangrènent la société (islamisme, par exemple ), il faudra un vrai chef.
Les dérapages comme ceux de l’affaire Benalla, les trottoirs à traverser, les cinq euros sur les APL, la répression féroce envers les gilets jaunes, le changement de ministre de la Santé en pleine crise, etc., ne devront plus avoir lieu.
Il n’y a que les directeurs d’hôpitaux, les chefs d’entreprise, les chefs militaires pour rester à leur poste en pleine tourmente et agir, comme le professeur Raoult. Ce sont de vrais marcheurs, au sens noble du terme. C’est grâce à eux que la fin du confinement actuel sera réussie, même si c’est un amerrissage forcé. Ils ont évité au Titanic, en ramant inlassablement, de se diriger droit sur l’iceberg.
Il reste le plus dur, il faudra se retrousser les manches pour rebâtir l’économie, tout en préparant la prochaine crise. Ce sera une façon de choisir aussi entre la pagode chinoise et le vieux buron pour les vacances, et pas juste pour les vacances… Saurons-nous faire enfin les bons choix, à commencer par celui de la préférence nationale ?
Le monde de l’après-confinement selon Michel Houellebecq : «Ce sera le même, en un peu pire»
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Invité par France Inter à s’exprimer sur le coronavirus et ses conséquences, l’écrivain Michel Houellebecq livre un constat pessimiste sur l’après-confinement. ‘Nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde; ce sera le même, en un peu pire” ;
Michel Houellebecq y déconstruit ainsi l’idée qu’un “monde nouveau” naîtra après le passage de l’épidémie. “Au contraire, tout restera exactement pareil. Le déroulement de cette épidémie est même remarquablement normal”, écrit-il. Pour lui, le coronavirus ne fait qu’“accélérer certaines mutations en cours” qui tendent à “diminuer les contacts matériels, et surtout humains”. “L’épidémie de coronavirus offre une magnifique raison d’être à cette tendance lourde : une certaine obsolescence qui semble frapper les relations humaines”, poursuit-il.
Quant à l’idée de voir notre société ”[redécouvrir] le tragique, la mort, la finitude”, elle serait fausse. “La tendance depuis plus d’un demi-siècle maintenant, bien décrite par Philippe Ariès, aura été de dissimuler la mort, autant que possible ; eh bien, jamais la mort n’aura été aussi discrète qu’en ces dernières semaines”, argue l’écrivain, évoquant les enterrements “en secret” et les victimes qui “se résument à une unité dans la statistique des morts quotidiennes”. […]
Vers une deuxième vague de Daech au Levant ?
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Sputnik
Depuis le début de la crise du coronavirus, l’État islamique* mène des assauts toujours plus violents et plus nombreux. En attestent les attaques extrêmement brutales menées ces derniers jours en Irak. Coïncidence? La spécialiste du Moyen-Orient Myriam Benraad livre son analyse à Sputnik.
Lorsque l’on coupe un ver de terre en deux, l’une des parties coupées meurt, mais l’autre va reconstituer tous les organes nécessaires à la vie du ver, et en peu de temps, cette amputation n’est plus qu’un lointain souvenir pour celui-ci. À bien des égards, l’organisation État islamique (EI)* semble suivre le même destin que le ver coupé en deux.
Présentée comme vaincue depuis la chute de Baghouz en mars 2019, l’organisation a pu se restructurer dans la clandestinité et recommence à harceler les forces en présence au Levant. Mais depuis deux mois, le groupe terroriste a mené des assauts de grande ampleur, et ce, même sur des cibles militaires préparées. Preuve en est, l’assaut qu’a mené Daech* dans la province de Salaheddine, à 180 km au nord de Bagdad le 2 mai et qui a fait 10 morts dans une unité de paramilitaires intégré aux forces régulières irakiennes. Citons encore l’attentat suicide à Kirkouk, deux jours plus tôt.
En avril dernier déjà, l’État islamique* avait revendiqué plusieurs attaques dans le désert de la province de Homs, où les djihadistes ont attaqué des positions du régime syrien, mais également des positions des forces démocratiques syriennes, au nord-est de la Syrie.
Le 9 avril par exemple, un convoi de l’armée syrienne et plusieurs postes militaires avaient été pris d’assaut dans le désert de la province de Homs: 18 soldats de l’armée sont morts. Cela avait entraîné des frappes de l’aviation russe sur des positions de l’EI*.
La crise sanitaire aux service des terroristes ?
Ces assauts attestent d’une capacité recouvrée de Daech* à mener des opérations de grande ampleur sur des cibles militaires. Une situation qui inquiète aussi bien les pays de la région que la communauté internationale, encore empêtrée dans la crise du Covid-19, car elle constitue une fenêtre d’opportunité que le groupe compte bien utiliser. C’est ce qu’explique au micro de Sputnik France Myriam Benraad, chercheuse associée à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) et spécialiste du Moyen-Orient.
«L’EI* va nécessairement profiter du détournement de l’attention vers la crise sanitaire pour essayer de maximiser sa reprise en main d’un certain nombre de territoires. Le contexte actuel de déliquescence des États de la Syrie et de l’Irak, de crise du coronavirus, de retrait de forces étrangères, crée également des failles qui sont stratégiquement exploitées par Daech*.»
En effet, cette crise sanitaire que les États doivent gérer vient s’ajouter à toutes celles qui frappent déjà le Levant. En Irak par exemple, depuis la fin du califat, nombre de ces attaques ont lieu dans la province de Diyala, près de la frontière avec l’Iran. Cette province à majorité sunnite est complètement délaissée par Bagdad, qui, en termes de services publics, ne s’occupe que des grandes villes. Un terreau fertile pour l’EI*, qui voit dans ce type de région laissée à l’abandon des aubaines stratégiques et symboliques, explique Myriam Benraad:
«Le coronavirus peut donc tout à fait devenir une ligne du narratif de Daech* dans lequel celui-ci aurait des solutions là où l’État central n’en a pas.»
Néanmoins, la chercheuse tend à tempérer la notion de résurgence, au moins dans sa chronologie. En effet, si les embuscades ont récemment été plus nombreuses et plus intenses, cela correspond à des épisodes passagers. Cette stratégie de harcèlement a commencé le jour où Baghouz est tombé et ne s’est jamais arrêtée, elle a juste pris de l’ampleur.
Une résurgence que l’Occident préfère mettre sous le tapis
En l’état actuel des choses, l’État islamique* n’a en aucun cas les moyens, et probablement pas l’ambition immédiate, de restructurer un califat du type de celui constitué à Mossoul en 2014.
«Cette résurgence a lieu depuis deux ans. Elle connaît des pics spectaculaires d’attaques, comme on le voit lors de la dernière attaque de Daech* en Irak ce 2 mai, mais les combattants sont là, se réorganisent et lancent des assauts. La coalition et l’État irakien passent largement ces informations sous silence, mais elles sont bien réelles.»
En effet, la coalition et ses alliés, qui s’étaient (auto) proclamés en grande pompe vainqueurs dans leur lutte contre Daech*, redoutent que l’opinion internationale se fasse à l’idée que le groupe connaît une résurgence.
Pourtant, des centaines de combattants de l’armée syrienne sont morts après s’être battus contre les forces de l’État islamique* dans le désert syrien depuis le 24 mars 2019, selon certaines sources. Si ces chiffres sont difficilement vérifiables, il n’en demeure pas moins vrai que des combats ont lieu régulièrement à échelles différentes, et qu’ils sont meurtriers.
*Organisation terroriste interdite en Russie
La chanson du jour, Better Half of Me – Tom Walker

Grande chanson, merveilleuse voix et interprétation impeccable….que voulez-vous de plus ?
Eric Zemmour : « Ce qui m’est arrivé n’est rien comparativement à ce que beaucoup de Français subissent tous les jours de la part de ces islamo-racailles »
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Sur @CNEWS Eric #Zemmour revient sur l’appel reçu d’@EmmanuelMacron après son agression : « On s’est rendu compte que nos désaccords étaient profonds et qu’il faudrait un peu de temps pour les élucider. Donc nous avons parlé longtemps ! » #Facealinfo — Zemmour Face à l’Info (@ZemmourFaceInfo)
Championne d’Europe de la récession, la France bientôt face à «une crise sociale et sociétale» d’ampleur?
Articles : mai 2020 – avril 2020 – mars 2020 – février 2020
Sputnik
L’économie française a été plus touchée que celles de ses partenaires européens au premier trimestre, avec une chute de 5,8% du PIB, du jamais vu. Pire encore, le produit intérieur brut devrait plonger encore davantage au deuxième trimestre. Et la reprise risque d’être lente et difficile.
«La France est en train de s’enferrer dans un scénario catastrophe a priori irréversible.»
C’est l’avis de Marc Touati, économiste et président du cabinet d’expertise financière ACDEFI. Ce dernier a fait part de toute son inquiétude dans une chronique publiée chez nos confrères de Capital. L’INSEE a révélé l’ampleur de la chute du Produit Intérieur Brut (PIB) français au premier trimestre. Si une forte baisse des chiffres était attendue, les performances de l’économie française ont été encore pires que prévu: -5,8%. La dégringolade est historique. Jamais depuis 1949 et les premiers calculs du genre, la France n’avait connu pareille chute de son PIB sur un trimestre. À titre de comparaison, la baisse enregistrée au premier trimestre 2009, en pleine crise financière, avait été de 1,6%. Même le deuxième trimestre de l’année 1968, pourtant marqué par la révolte de Mai 68, avait connu une baisse du PIB d’une ampleur inférieure au premier trimestre 2020 (-5,3%).
Croissance, chômage, une avalanche de mauvais chiffres
Et ce chiffre est à classer parmi une succession de mauvaises nouvelles. Ainsi, le mois de mars a-t-il vu la consommation des ménages français chuter de 17,9% par rapport à février. C’est tout simplement la plus forte baisse mensuelle enregistrée en 40 ans, sans parler du chômage, qui a connu une envolée historique en mars (+7,1%).
Sans surprise, l’INSEE a justifié la chute du PIB par l’épidémie de coronavirus, responsable de plus de 24.800 morts en France au 4 mai . D’après l’organisme, elle «est principalement liée à l’arrêt des activités “non essentielles” avec l’instauration du confinement à partir de la mi-mars».
Pour Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, «il faut qu’un maximum de Français reprenne le travail.»
Édouard Philippe consulte actuellement patronat et syndicats concernant les modalités du déconfinement annoncé au 11 mai. Il faut dire que la mission du Premier ministre est délicate: faire repartir l’économie devient vital pour le pays, mais dans les hôpitaux, on redoute une deuxième flambée épidémique.
«De plus, ne rêvons pas: l’économie française ne connaîtra pas de reprise en V. Son redressement sera lent et chaotique. En effet, n’oublions pas que le déconfinement sera très progressif et que, malheureusement, de nombreux secteurs d’activité demeureront durablement en récession, à commencer par le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, l’événementiel, sans oublier le transport aérien, l’aéronautique, mais aussi le luxe ou encore l’automobile», souligne Marc Touati, toujours chez nos confrères de Capital.
Le deuxième trimestre pourrait être encore plus terrible sur le front économique. En effet, les trois premiers mois de 2020 n’ont compté que 14 jours de confinement. De quoi faire dire à Marc Touati que «le plongeon devrait au moins atteindre 8% au deuxième trimestre». Si tel était le cas, le PIB français baisserait donc d’au moins 13% sur les six premiers mois de l’année. Un désastre.
«Or, il faut savoir que, d’ores et déjà, compte tenu de la chute du premier trimestre 2020, le niveau actuel du PIB français est équivalent à celui de 2015. à la fin du premier semestre 2020, il devrait atteindre celui de la fin 2005! Oui, vous ne rêvez pas: un retour en arrière de 15 ans!», ajoute Marc Touati.
La situation est d’autant plus inquiétante que la France semble souffrir davantage des conséquences économiques du coronavirus que ses voisins européens. Sur l’ensemble de la zone euro, le PIB a reculé de 3,8%. Un score bien meilleur que celui de la France. Même les pays européens les plus touchés par l’épidémie de coronavirus que sont l’Italie et l’Espagne ont réalisé de meilleures performances économiques que la France avec respectivement des chutes du PIB de 4,7% et 5,2%. Sans parler des États-Unis, où la baisse n’a été que de 1,2%. La Chine a par contre fait pire que Paris avec une baisse de son PIB de 9,8% sur le premier trimestre 2020.
PIB: «un retour en arrière de 15 ans!»
La France a mis en place un confinement sévère, à l’instar de l’Espagne ou de l’Italie qui, comme Paris, a plus souffert économiquement que les pays scandinaves ou l’Allemagne. Ces derniers ont bénéficié d’une meilleure préparation face à la crise sanitaire et ont pu mettre en place des politiques de sécurité moins restrictives. Première destination touristique mondiale, la France a également particulièrement souffert de la baisse d’activité dans ce secteur, qui pèse 7,4% du PIB.
Sur le plateau de nos confrères de BFM Business, l’économiste Jean-Marc Daniel a pointé du doigt la centralisation de l’économie française autour de deux régions: l’Île-de-France et l’agglomération lyonnaise:
«Vous avez à peu près 40% de l’économie française. Quand vous bloquez les transports dans des régions qui sont aussi concentrées, vous avez un effet qui est l’incapacité de déplacement de la main-d’œuvre.»
Enfin, Paris n’a pas lésiné sur les moyens afin de protéger les salariés. La France a, selon le gouvernement, mis en place le système de chômage partiel «le plus protecteur d’Europe».
Ce dernier permet aux travailleurs de toucher 84% de leur salaire net (100% dans le cas d’un SMIC) alors que Berlin a décidé de plafonner ces aides à 60% du salaire net concernant les employés sans enfants et 67% pour les parents. L’Espagne a quant à elle fait le choix de limiter le taux à 70%.
«Surtout, le système français s’avère beaucoup plus ouvert et compte désormais plus de 11 millions de bénéficiaires, contre moins de quatre millions de personnes en Espagne et cinq millions en Italie. Mais ces chiffres sont provisoires et augmentent de jour en jour. En Italie, les demandes (en attente du versement) s’élèvent à près de huit millions de personnes. De même en Allemagne, où en mars et en avril, les demandes pour du chômage partiel concernaient au dernier pointage 10,1 millions de salariés», précisent nos confrères de BFM Business.
Un poids économique colossal pour l’État qui risque de sévèrement peser sur la reprise. Pour Marc Touati, elle sera, quoi qu’il arrive, lente et laborieuse:
«Dans ce cadre, même en faisant l’hypothèse optimiste d’une croissance annuelle moyenne de 2% à partir de 2021 (contre, rappelons-le, 1% au cours des quinze dernières années), la France ne retrouvera son niveau de PIB de la fin 2019 qu’en… 2026. D’ici là, le taux de chômage augmentera durablement vers des niveaux inconnus, d’au moins 15%. Pour mémoire, son sommet historique a été atteint au deuxième trimestre 1994, à 10,8%. C’est dire l’ampleur de la crise sociale et sociétale qui nous attend.»
