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Ingénieur et immunologiste à l’Institut national de sciences et de technologie d’Ulsan (Corée du Sud), le Pr François Amblard a analysé la stratégie sud-coréenne anti-Covid-19. Selon lui, à la différence de la France, l’épidémie y a été prise en charge par des scientifiques et des médecins indépendants du pouvoir politique.
Le Pr François Amblard, ingénieur et immunologiste à l’Institut national sud-coréen de sciences et de technologie d’Ulsan, a rédigé un rapport complet sur la maîtrise de l’épidémie de coronavirus en Corée du Sud à la demande de l’Académie des sciences. Les principaux points de celui-ci ont été révélés au site Le Quotidien du Médecin qui a également publié le texte intégral du rapport.
Selon M.Amblard, en Corée du Sud l’arsenal de moyens de lutte contre l’épidémie a été mis en place avec une étonnante efficacité et «en un mois l’affaire était pliée».
«Après avoir vu la maîtrise coréenne, j’ai assisté au désastre français où l’on a entendu quotidiennement des choses ineptes: « les masques ne servent à rien », « les tests ne servent à rien ». On a vite compris que le discours scientifique s’était adapté et transformé en mensonge destiné à cacher les pénuries», a-t-il confié.
Il a signalé que la vraie clé de la réussite sud-coréenne résidait dans la gestion des opérations par des scientifiques, sans interférence politique, bien qu’il ait eu une séparation claire des responsabilités et des compétences. En effet, certains ordres, comme la fermeture des frontières et la mobilisation de l’armée, relèvent de la responsabilité du Président.
Adhésion massive à une politique claire
Le Pr Amblard a ajouté que les Coréens avaient adhéré massivement à la politique de dépistage parce que celle-ci est très claire, présentée par des professionnels et non par des politiques, et d’une façon adulte.
«À l’inverse, la communication française est présentée par des politiques qui prennent la population de très haut, sans direction fixe, et livrent une série de mensonges dont personne n’est dupe. Le problème de l’unanimité en France est celui de la confiance», a-t-il poursuivi.
En ce qui concerne la question de savoir si les méthodes coréennes pourraient être applicables en France, il a indiqué que les enfants ne devaient pas encore retourner à l’école, surtout les plus petits.
Ne pas déconfiner avant de pouvoir soigner les maladies habituelles
Il estime de plus qu’il ne doit pas y avoir de déconfinement avant d’avoir remis un nombre suffisant d’hôpitaux en mode «Covid-free», afin de reprendre les soins des maladies habituelles.
«Si l’on suit les méthodes coréennes, tous les gens testés positifs doivent être isolés. Ce qui est impossible à ce jour en France. Il faut donc d’abord faire baisser le nombre de cas positifs, et la seule méthode pour cela est le port obligatoire du masque dans tous les espaces publics et au travail. Ensuite pourront être mis en place l’isolement des personnes positives, un dépistage plus systématique et le tracking», a résumé le Pr Amblard.
Et d’ajouter: «Il ne sert à rien de faire une enquête systématique à ce jour, car on a probablement détecté que 10% des personnes positives. Inutile de chercher les chemins du virus avec une lampe de poche qui ignore neuf patients sur 10».
Policiers agressés : lâcheté du gouvernement et de la hiérarchie
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Riposte Laïque
Les banlieues sont au-dessus des lois.
Depuis huit semaines, les Français ont été littéralement persécutés pour non-respect du confinement, comme les pires délinquants. Un déploiement policier aussi impressionnant qu’au plus fort de la crise des Gilets jaunes a donné lieu à plus d’un million d’amendes de 135 euros, voire 1 500 euros en cas de récidive.
Et à la quatrième infraction, le « délinquant multirécidiviste », pris en flagrant délit de footing à plus d’un kilomètre de chez lui est passible d’une amende de 3 750 euros et d’une peine de prison de 6 mois.
Pendant ce temps, chaque année, 100 000 peines de prison ne sont pas exécutées faute de place et Nicole Belloubet a libéré plus de 12 000 détenus, y compris des terroristes potentiels fichés « S ».
Pour traquer ces dangereux malfrats qui ne respectent pas le confinement, l’État a mobilisé les grands moyens. Hélicoptères pour débusquer les randonneurs dans les forêts, drones pour surveiller les plages désertes et aligner tout contrevenant assez inconscient pour se promener dans ces zones où le risque de contamination est absolument nul !
Ces infractions ont fait la Une des journaux télévisés pendant des semaines. Mais pour les cités rebelles, c’est toujours l’omerta.
Lors d’un passage en Seine-Saint-Denis, Emmanuel Macron s’est même fendu d’un message mielleux à l’attention de son électorat des banlieues, pour féliciter les habitants qui « respectent le confinement de manière remarquable ».
Rappelons à notre Pinocchio de l’Élysée que les hôpitaux de Seine-Saint-Denis ont été les premiers saturés en Île-de-France et que les exercices de communication n’interdisent pas un minimum d’honnêteté intellectuelle…
Depuis des années, le silence des médias et le déni des autorités tentent de masquer la sinistre réalité : le pouvoir a perdu le contrôle de la situation et se trouve contraint de capituler et de fermer les yeux sur toutes les infractions à la loi commises dans les banlieues, par peur d’un embrasement de type 2005.
Tout discours apaisant et rassurant de Castaner n’est que mensonge. La situation est catastrophique. Les policiers ont ordre de raser les murs et les préfets font profil bas, pour la simple raison que les ordres viennent du plus haut sommet de la hiérarchie. Il n’y a plus d’État de droit et des pans entiers du territoire sont passés sous la coupe des barbus et des caïds.
L’État en est même réduit à acheter la paix dans les banlieues, qui passe par le bon vouloir des imams. Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, l’avait déjà reconnu après les émeutes de 2005.
Le 18 mars, Laurent Nunez déclarait : « Ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans certains quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements. »
Difficile de faire pire dans le renoncement permanent et l’aplaventrisme.
Pour Castaner, les émeutes de Villeneuve-la-Garenne « ne sont pas d’un niveau de gravité exceptionnel. »
Un commissaire en Seine-Saint-Denis reconnaît :
« La différence, c’est que chez nous, les jeunes qui jouent au foot, fument dehors, organisent des rodéos ou font vivoter leurs trafics se contrefoutent de la loi et de ceux qui sont chargés de la faire respecter ! »
Partout en France, les policiers se plaignent des ordres de soumission diffusés par leur hiérarchie. Ne pas intervenir pendant le ramadan est la règle.
Dans les Yvelines, la salle de commandement de la police transmet ses ordres de soumission aux commissariats par téléphone et non plus par radio, pour éviter toute fuite dans les médias.
« Finalement, la hiérarchie baisse son froc sans assumer », assène un policer amer.
Le bilan de cette lâcheté ? Les violences sont continues. (Figaro)
Entre le 17 mars et le 5 mai, 379 faits de violences urbaines visant des policiers, dont 78 guets-apens, ont été recensés par la DGPN. 164 villes de France ont été touchées par les violences.
43 policiers ont été blessés et 121 suspects interpellés.
En haut lieu, on minimise. Ce ne sont que des « faits de basse intensité avec assez peu de dégâts matériels. »
Évidemment, rien à voir pour l’instant avec les 300 bâtiments détruits et les 10 000 véhicules incendiés en 2005 ! Question de temps, sans aucun doute…
Quant à la justice, elle reste égale à elle-même. Un commissaire raconte :
« C’est franchement ahurissant. On a eu des gars verbalisés quinze fois qui écopent d’un rappel à la loi, quand ils ne bénéficient pas d’une « infraction insuffisamment caractérisée ».
Il va de soi qu’un Gaulois serait en prison depuis longtemps ! On se demande parfois si nos juges ne sont pas menacés, pour faire preuve de tant de clémence…
Mais la vraie question concerne l’avenir :
Avec 15 millions de citoyens d’origine extra-européenne présents sur notre sol, l’État a déjà perdu le contrôle de la situation. Avec 500 000 nouvelles arrivées par an, légales et clandestines, qu’en sera-t-il de notre France millénaire quand cette « richesse nationale » aura doublé en nombre, c’est-à-dire dans une vingtaine d’années ?
Une église parisienne s’engage auprès des plus démunis – vidéo
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Sputnik
Avec l’épidémie de Covid-19, de plus en plus de Français se retrouvent dans une situation financière compliquée. Si bien que les acteurs de la solidarité en France redoublent d’efforts pour leur venir en aide. À Paris, une paroisse réalise depuis le début du confinement des opérations de distribution alimentaire. Reportage.
En ces temps d’incertitude économique, bon nombre de Français ont vu leur situation financière se dégrader avec les mesures de confinement. Pour les plus fragiles, cela se traduit par des difficultés pour s’alimenter. Depuis le début de la crise de Covid-19, des associations, des bénévoles ou des religieux tous bords s’engagent pour venir en aide aux plus démunis. C’est le cas du diocèse de Paris, en partenariat avec les acteurs de la solidarité à Paris, qui s’est associé à l’opération de distribution alimentaire qu’organisent la Préfecture et la Ville de Paris. Ainsi, 25 églises et paroisses sont devenues des centres de distribution alimentaire.
Interrogé par Sputnik, Christophe, qui gère la distribution alimentaire pour la paroisse de Notre-Dame-des Champs (Paris XIVe), explique:
«Au départ, nous étions un petit centre de distribution avec 15 repas par jour. Les gens se sont sûrement passé le mot mais aujourd’hui, nous en sommes presque à 100 repas distribués.»
Une aide bienvenue
Une retraitée âgée de 65 ans, rencontrée par le correspondant de Sputnik, raconte venir tous les jours depuis le début du confinement. En effet «avec [sa] petite retraite et les associations où l’on peut habituellement manger qui sont fermées, heureusement que les bénévoles sont là», apprécie la retraitée. Des volontaires à l’image de Marco qui organise en temps normal des maraudes dédiées aux sans domicile fixe. Avec cette crise sanitaire, il n’a pas hésité à prêter main-forte à la paroisse car «les SDF sont laissés pour compte. Ils ont été abandonnés». Le bénévole regrette que le coronavirus casse «le lien social pourtant si important» pour les marginalisés.
Christophe constate qu’au-delà des personnes qui vivent dans la rue, il y a désormais celles «qui ont été précipitées dans le besoin».
«Ce sont des gens qui avaient des boulots précaires ou faisaient de l’intérim. Du jour au lendemain, ils n’ont plus de travail […]. Ils viennent chercher des repas mais aussi un peu de réconfort car on essaie de créer du lien.»
C’est le cas de Pascal, chef dans la restauration sous le statut d’auto-entrepreneur, actuellement sans revenu après la fermeture de l’établissement où il travaille. Malgré cette mauvaise passe, il loue «la solidarité qui existe entre les personnes qui sont dans la difficulté». Pascal appelle de ses vœux un changement dans la société.
«On a vu qu’il y avait énormément de misère en France et que les ‘miséreux’ étaient tributaires de l’État qui ne fait rien du tout. Il n’y a que les particuliers qui peuvent faire évoluer les choses.
«Désastre» du confinement de Macron: bientôt l’heure des comptes
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Rouge ou vert, le verdict de la carte du déconfinement est tombé. Après deux mois de crise sanitaire, quel bilan tirer de la stratégie de l’Élysée? Avec 25.500 morts officiellement recensés, dont une partie pourrait être imputable aux manquements des pouvoirs publics, et une récession inédite, le confinement aura-t-il fait plus de mal que de bien?
À quatre jours de l’échéance du 11 mai, Édouard Philippe a dévoilé les derniers détails de son plan tant attendu. «Au vu des résultats sanitaires enregistrés ces derniers jours, la levée progressive du déconfinement peut être engagée», s’est félicité le Premier ministre, annonçant une «nouvelle étape dans la lutte contre la pandémie» et une «bonne nouvelle pour les Français». À savoir, à terme, un déconfinement «sur l’ensemble du territoire métropolitain».
Pour autant, le bilan est lourd. La France se retrouve exsangue économiquement, la population émerge d’une quasi-assignation à domicile, souvent difficile, parfois traumatisante.
Dans l’Hexagone, le Covid-19 a fait jusque-là un peu plus de 25.500 morts, selon les chiffres officiels au 6 mai, soit un taux de mortalité rapporté à la population française de 0,0003%, seul chiffre incontestable, faute de tests en nombre suffisant. Le jeu en valait-il la chandelle? Non, selon Jean-Dominique Michel, expert en santé publique et auteur d’un brûlot publié le 29 avril dernier, COVID-19: anatomie d’une crise sanitaire. «Oui je parle de désastre», a-t-il déploré à l’antenne de CNews. Faisant notamment allusion à l’exemple de la Suède, où la pandémie a été contenue sans interruption de la vie sociale et économique, le spécialiste suisse a détaillé: «Par exemple, le confinement, ça n’a jamais été une recommandation de l’OMS. Les pays qui ont eu les meilleurs résultats face au Covid ne l’ont pas pratiqué.»
«La bonne pratique, elle est à l’inverse de ce qui a été fait [par le gouvernement français, ndlr]. C’est d’abord dépister le plus rapidement possible le plus de gens possible, mettre en quarantaine les gens contaminés pour éviter qu’ils n’en contaminent d’autres, protéger les personnes à risque avec un confinement limité dans le temps, et enfin mettre des mesures de protection comme des masques, de la distanciation sociale. Ce sont les bonnes pratiques.»
De fait, dans le bilan français, les personnes âgées comptent pour la moitié des décès, soit près de 12.800 personnes, dans des circonstances que seul le temps pourra éclaircir. Aussi, la question demeure, après deux mois de gestion controversée de la crise sanitaire: l’exécutif a-t-il imposé un confinement en particulier en raison du manque de masques de protection?
Deux mois pour répondre à l’urgence sanitaire
Les seniors auraient-ils été mieux protégés par un confinement ciblé que le bilan du Covid-19 en France aurait sans doute été beaucoup moins lourd. Parlant de bilan dans les hôpitaux comme dans les Ehpad et maisons de retraite privées, difficile aussi de savoir ce qui, du coronavirus ou des autres facteurs de morbidité, a réellement causé la mort de nombre de patients durant l’épidémie.
La comparaison avec la mortalité de la grippe saisonnière a, elle aussi, beaucoup occupé les médias, notamment autour du 20 avril dernier, quand le directeur de la Santé, Jérôme Salomon, a affirmé que le Covid-19 avait tué «de loin davantage que toutes les épidémies de grippe, même les plus meurtrières, et davantage que la canicule de l’été 2003», qui avait fait 19.000 morts. En avril dernier, l’INSEE, organisme chargé d’établir les statistiques, tentait de donner des points de comparaison. Et de rappeler dans un billet de blog intitulé «Faire parler les chiffres de décès publiés par l’Insee… avec discernement»:
«Il faut d’abord avoir en tête quelques ordres de grandeur: en France, le nombre de décès annuel est de 600.000, soit 1.650 en moyenne par jour; on meurt plus souvent en hiver qu’à la belle saison et le nombre de décès journaliers est en général compris entre 1.500 en été et 1.800 en hiver, mais il peut dépasser 2.000 lors des pics de grippe saisonnière (comme en janvier 2017, avec 2.200 décès par jour en moyenne).»
Le suivi annuel de la mortalité permet d’affirmer que la grippe tue en moyenne chaque année en France, explique l’INSEE, 10.000 personnes, souvent âgées. 8.000 environ en 2019, 13.000 en 2018, 14.500 en 2017.
Un confinement… et un demi-million de chômeurs en plus
Un bilan, en tout état de cause, bien inférieur à celui annoncé pour le SARS-CoV-2, qui ne prend même pas en compte les morts à domicile, jusque-là passées sous les radars. Pourtant, le doute persiste, à tort ou à raison, sur l’ampleur de la mortalité avec ses effets délétères sur l’opinion. Sur fond de défiance des Français, il faudra, là aussi, probablement plusieurs mois pour les éclaircir. Si cela est toutefois matériellement possible. Faute de tests et de campagne de dépistage systématique lors de la phase aiguë de l’épidémie dans l’Hexagone, seuls sont disponibles à l’analyse les cas dépistés dans le système hospitalier…
Reste un pays dont il faut faire repartir l’économie et tenter de réparer la casse sociale. Malgré un recours massif au chômage partiel, qui concerne désormais 12,1 millions de salariés et près d’un million d’entreprises, l’économie française s’est retrouvée au premier trimestre en situation de destruction nette d’emplois pour la première fois depuis 2015. Selon une première estimation publiée par l’INSEE, un total de 453.800 destructions nettes d’emplois salariés dans le secteur privé a été recensé sur la période janvier-mars, contre 88.800 créations nettes sur les trois derniers mois de 2019.
L’empressement du gouvernement durant la semaine écoulée à relancer l’activité économique l’indique: le plus grand danger, y compris dans sa dimension sanitaire, c’est sans doute l’effondrement économique.
La chanson du jour, On My Knees – Michael Kiwanuka

La voix est merveilleuse, les violons le piano et la batterie viennent sublimer l’ensemble…une très belle chanson pleine d’émotion.
Muzz et écolos contre la France, avec l’accord de Macron
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Riposte Laïque
Le virus de Wuhan, s’il a mis la France à l’arrêt, n’a pas annihilé les propagandes islamistes et écologistes souvent soutenues par la Macronie.
L’avenir s’annonce furieusement hostile aux Français de souche.
Le gouvernement est au travail.
Il favorise ouvertement les quartiers criminogènes, terreau fertile de l’islamisation de notre pays, où les enterrements sont autorisés avec des centaines de personnes pour envoyer une petite frappe baiser les 72 vierges.
Nunez et un obscur fonctionnaire de police (directeur de je ne sais quelle sécurité du Calvados) appellent à cajoler les islamo-racailles.
L’Office français de l’immigration et intégration (Ofii) reprend l’enregistrement des migrants pour leur offrir des papiers et un logement.
La mosquée de Paris par la voix du recteur Hafiz demande sa réouverture et menace de porter plainte pour discrimination du culte des Bédouins. Prétexte : les chrétiens pourraient fêter la Pentecôte le 31 mai (le déconfinement des lieux de culte ayant eu lieu le 29), pas les muzz, le 24 mai. Le gouvernera cèdera-t-il ? On craint que oui.
Les juges libèrent les islamo-racailles avec les compliments de Belloubet. Les djihadistes retrouvent la possibilité d’agir. « Vive le Corona », crient-ils.
Marin – jeune homme massacré un soir à Lyon pour avoir osé défendre un couple pris à parti par des chances-pour-la-France – voit son agresseur dehors à la moitié de sa peine (déjà qu’elle n’était pas lourde, mais la libération anticipée de la raclure de chiotte lui assurera une meilleure réinsertion, estime son avocate).
Les meurtriers présumés de Kewi Yikilmas (15 ans) assassiné le 4 octobre dernier aux Lilas (Seine-Saint-Denis) pavoisent, casquette à l’envers, visage souriant, le majeur levé. Ils sont à l’air libre. Pour eux aussi, une meilleure réinsertion ?
Partout les muzz s’amusent. À Toulouse, un clando soudanais attaque au couteau des SDF, quatre blessés graves. Dans les quartiers criminogènes, ils font la fête à la police tous les soirs.
Les beuglements des muezzins traversent l’air des grandes villes de France.
Et Macron profite de ce merveilleux moment pandémique pour signer le décret grâce auquel les enfants apprendront l’arabe dès le CE1. Elle est pas belle la vie au temps du Coronavirus ?
Le gouvernement a aussi des priorités écologiques.
Le Maire, notre sinistre de l’Économie, milite à coups de milliards pour qu’Air France « devienne la compagnie la plus respectueuse de l’environnement de la planète ». Chantage à la clé : sept milliards contre l’arrêt des liaisons aériennes vers Paris quand il y a possibilité de prendre le train. Demain demandera-t-il l’arrêt des TGV quand la ligne est doublée par des diligences ? Greta, sors de ce corps !
À Paris, Hidalgo continue avec la même folle intensité sa croisade contre les voitures. Elle joue sur du velours. Les Parisiens très majoritairement n’ont pas d’automobiles et quand ils en possèdent une, ils l’utilisent assez peu. Il s’agit donc de punir la plèbe qui est obligée de venir bosser dans la plus belle ville immonde.

C’est transports en commun bondés ou vélo. Le gouvernement offre 50 € pour faire réparer votre vieux biclou.
Quant à la pollution, il semble qu’elle n’ait pas vraiment diminué dans la capitale malgré la baisse du trafic. Les fameuses particules qui pourrissent l’air des Parisiens viendraient plutôt des centrales à charbon allemandes que des pots d’échappement.
Ah ! l’Allemagne, le modèle de nos Verts et de la Macronie ! L’Allemagne qui produit dix fois plus de CO2 par kWh que l’Hexagone, l’Allemagne qui a fermé ses centrales nucléaires et qui devant l’échec de l’éolien et du solaire a relancé ses centrales à charbon. Pour ne pas la laisser seule, Élisabeth Borne, ministre des Transports, a annoncé, profitant de l’effroi pandémique, la fermeture de 14 de nos réacteurs nucléaires. L’énergie la plus sûre et la moins polluante jetée à la casse. Et tout notre savoir-faire avec.
On a été incapable de suivre l’exemple de Berlin dans la lutte contre le virus chinois mais on va lui emboîter le pas dans la fumisterie des énergies propres et renouvelables. Évidemment, nous enrichirons un peu plus les Chinois quasi uniques producteurs de panneaux photovoltaïques et d’éoliennes.
L’écologie, ses éoliennes, ses panneaux solaires, ses usines de biomasses, ses bicyclettes, sa haine du nucléaire… toutes ses conneries que Michael Moore dénonce comme la plus formidable escroquerie scientifique et intellectuelle du XXIe siècle dans son film Planet of the Humains ».
La pandémie a mis en avant le plastique. Les écolos s’inquiètent. Gants, masques, équipements de protection à usage unique et jetables. Il y a de quoi faire « criser » les tueurs de cotons-tiges et d’assiettes en plastique. Les tortues n’ont pas fini de confondre gants et méduses. Que préconisent les écolos ? Ne rien mettre ? Pas de protection ? Comme cela à la prochaine et plus mortelle pandémie, l’homme disparaîtra. Ce pollueur invétéré n’assassinera plus les gentilles tortues et les mignons dauphins.
Enfin un vrai tri sélectif.
Pour Michel Houellebecq, le monde d’après « sera le même, en un peu pire »
Soyons généreux : en bien pire.
En refusant d’écouter Raoult, Macron a bousillé la France !
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Riposte Laïque
Élites dirigeantes de ce pays, autorisez la chloroquine et rendez-nous notre liberté !
Masques et chloroquine pour tous sont les atouts d’un déconfinement sans risque.
Ne comptons pas sur l’étude Discovery qui s’annonce comme un désastre, par manque de coopération entre pays européens. Quant aux autres études, elle arriveront trop tard.
Si vous aviez prescrit la chloroquine aux patients fébriles à la place du Doliprane, nous n’aurions jamais totalisé plus de 40 000 morts en hôpital, en Ehpad et à domicile.
Rendez d’abord la liberté de prescrire à nos médecins. Rendez-leur la liberté d’expression et le droit de défendre un traitement qui a fait ses preuves et qui guérit dans le monde entier.
Assez de décisions aussi incohérentes que totalitaires. Assez de mensonges criminels.
Assez de cette dictature élyséenne qui interdit aux médecins de respecter le serment d’Hippocrate et de soigner leurs patients.
Assez de ces menaces du Conseil de l’Ordre, qui font planer le risque de radiation pour les médecins qui osent braver l’interdit, en sauvant des vies avec un médicament efficace et connu !
Assez de ces délires d’experts, qui interdisent la chloroquine qui sauve des vies, mais autorisent le Rivotril qui euthanasie les patients.
Assez de ce confinement sans fin qui détruit la santé, le moral et l’économie du pays.
Libérez nos plages, ouvrez nos églises, rendez-nous nos montagnes !
Rendez-nous nos plages, nos montagnes et nos forêts, injustement confisquées.
Rendez-nous nos églises et notre liberté de culte.
Rendez-nous nos familles interdites de visites.
Rendez-nous notre travail avant le naufrage définitif de notre économie.
Rendez-nous nos écoles, au lieu d’entretenir une rupture scolaire catastrophique pour notre jeunesse.
Rendez-nous nos musées, nos parcs, nos théâtres, nos cinémas, nos concerts, nos expositions, nos rencontres sportives, nos commerces, nos cafés, nos restaurants, nos fêtes et nos loisirs.
Rendez-nous nos vacances d’été et le droit de circuler dans notre pays, au lieu de nous parquer comme des pestiférés.
Ce sont les personnes âgées ou malades qu’il faut protéger et confiner, pas les forces vives du pays qui font tourner l’économie.
Tout n’a été que mensonges et décisions contre-productives, à 180° du bon sens élémentaire.
C’est la désinvolture initiale, puis la panique gouvernementale qui ont engendré l’hécatombe et détruit l’économie.
Selon les avis de nombreux médecins, on compte au bas mot 40 000 décès. La majorité concerne des personnes âgées souffrant déjà d’une, deux, voire trois pathologies antérieures.
Selon le lien ci-dessous, qui répartit le nombre de décès par tranche d’âge, sur 40 000 décès, nous avons :
35 600 morts de plus de 65 ans, retraités inactifs pour la plupart.(89 %)
4 600 morts de moins de 65 ans. (11 %)
https://fr.statista.com/statistiques/1104103/victimes-coronavirus-age-france/Sachant que le traitement à la chloroquine aurait pu sauver tous les patients les moins âgés, fallait-il confiner 67 millions d’habitants et détruire l’économie ?
Le PIB va chuter de 2 500 à 2 200 milliards. La dette va exploser à 2 800 milliards. Donc 2 800/2 200 = 127 % d’endettement (100 % avant la crise)
En termes de chute du PIB, la France détient le bonnet d’âne de l’UEpour le 1er trimestre et le second sera pire. À ce jour, ce sont 12 millions de chômeurs qui émargent au guichet social. Un fardeau écrasant qui ne saurait durer.
Nous avons le gouvernement le plus incompétent d’Europe.
Le tabac tue 75 000 personnes par an, l’alcool en tue 40 000. Va-t-on paralyser le pays pour autant ?
Nos dirigeants ont bloqué le pays, détruit des millions d’emplois et condamné des dizaines de milliers de PME parce que le Covid-19 a tué moins de 5 000 personnes en âge de travailler.
Une boîte de chloroquine à 5 euros en aurait sauvé la majorité !!
La seule question qui vaille est la suivante :
Puisque nos élites et « experts de renommée mondiale » ont aggravé la mortalité par leurs décisions criminelles, que vont-ils décider si le Covid-19 ne disparaît pas comme la grippe saisonnière et si un hypothétique vaccin n’arrive pas avant deux ans ?
Vont-ils reconfiner 67 millions de personnes et interdire obstinément la chloroquine jusqu’à la destruction totale du pays ?
Macron a ruiné durablement la France, alors que nous avons la chance d’avoir un génie de la médecine, de renommée mondiale, qui nous proposait un traitement efficace à 5 euros, utilisé sur tous les continents !
Un leader intelligent n’aurait jamais interdit le seul traitement efficace connu à ce jour. Nous n’aurions pas eu 40 000 morts, nos enfants n’auraient pas connu une rupture scolaire gravissime et notre économie n’aurait pas subi un choc pire que la crise de 1929.
Toute cette tragédie est la faute de Macron et des incapables qu’il a mis aux postes clés. Tout le tiers-monde fait mieux que nous.
Il faudra sans doute une génération pour redresser le pays, si toutefois Macron ne le coule pas avant.
Discovery : fiasco du projet anti-Raoult, énorme scandale en vue !
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Riposte Laïque
Les promoteurs de l’essai Discovery destiné à tester les différents traitements du COVID-19 ont ajouté in extremis un « bras » sur la chloroquine face à la pression du « populiste » et des réseaux sociaux concernant le traitement du Pr Raoult, biaisant dès le départ le test car ce protocole inclut l’azytromycine en association.
Cet essai a été annoncé à grand sons de « trompettes de la renommée » (mal embouchées) et a commencé le 22 mars. Il devait être le summum de la science moderne et véritable en réponse à l’obscurantisme médical de terrain !
Un article du Monde du 1er mai soulève un coin du voile sans en tirer les conclusions, à la manière vicieuse habituelle de ce quotidien de « référence » : titre trompeur, exposé imprécis sans aucune conclusion, publié un jour de faible lectorat. Cela permet de dire qu’on en a parlé, tout en répandant un rideau de fumée. Ils sont très forts !
Sa lecture, pour un quelqu’un de formé sur le plan scientifique et doté de sens commun, permet cependant d’en tirer beaucoup d’enseignements. Et on peut déterminer que Discovery est entaché de tares qui menacent toute la crédibilité de la recherche française qui sera emportée dans la débâcle politique et médiatique.
1) Discovery n’a rien d’européen
Le Gouvernement français avait sélectionné sept pays européens et actionné la Commission européenne qui en représente 27, pour inclure un total de 3 200 patients, total qui eût été significatif (et comparable à celui étudié à l’IHU de Marseille, ce qui était le but). Or, 5 semaines après l’ouverture des essais (le 22 mars) seul le Luxembourg a envoyé 1 unique patient sur 60 demandés, le dernier jour ! C’est un désaveu international quasi unanime. Le qualificatif « européen » est donc totalement usurpé, comme pour cacher l’unique maître d’œuvre et promoteur : l’Inserm dont on connaît l’opposition quasi rabique à Didier Raoult.
2) Discovery ou la vanité des donneurs de leçons
L’équipe de Discovery prétendait déjà être plus fiable que l’équipe du meilleur expert mondial, et que tous les pays où la chloroquine est autorisée. Aujourd’hui, Discovery accuse en plus l’Espagne, l’Italie et l’OMS d’avoir préféré des « critères méthodologiques moins contraignants » !
Selon certaines sources, le contexte médiatique, dénoncé par certains médecins, entraverait l’essai clinique Discovery. Le professeur Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat, affirme que certains patients refusent d’être enrôlés dans l’essai Discovery parce qu’ils ne veulent pour traitement que de l’hydroxychloroquine… Les patients n’ont du coup que 20 % de chances de se voir administrer de l’hydroxychloroquine, et cela ne leur convient pas ! Évidemment ils ne veulent pas servir de cobaye ! Selon Jean-François Bergmann de l’Hôpital Saint-Louis à Paris, cette attitude concernerait quatre patients sur cinq dans certains hôpitaux, regrettant cette forme de populisme médical (sic!) qui ralentit l’émergence de la vérité. Les refus de s’enrôler dans l’essai clinique Discovery viendraient aussi de certains médecins.
3) Discovery et l’arnaque des essais ouverts !
Avec Discovery on a la facilité de n’avoir ni « double aveugle », ni même « simple aveugle ». En effet, sous la sibylline appellation d’essai « ouvert » : « patients et médecins savent quel traitement est utilisé ». L’effet placébo (qui provoque souvent plus de 30 % d’effets positifs) joue donc à fond dans cet essai qui se vante d’être plus « contraignant ». C’est une malhonnêteté manifeste ! Surtout lorsqu’on se souvient des accusations sur la méthodologie non conforme du protocole du Pr Raoult.
4) Malgré cette énorme facilité, Discovery est d’ores et déjà un échec retentissant
5 semaines après l’ouverture des cohortes, le 22 mars, l’effectif n’est que de 22 % de l’objectif… et « on observe un ralentissement des inclusions ». Discovery va donc plafonner à 1/4 de ses prétentions… et des effectifs de sa cible de dernière minute, l’étude de Raoult que l’on voulait disqualifier !
5) Discovery explique son crash de la façon la plus éculée et démagogue : « la faute à l’Europe »
« Le Monde » met ce mensonge en titre, c’est bien dans sa manière tordue. Alors que ce sont les pays membres qui ont toujours refusé de donner la « compétence Santé » à l’Europe. Plusieurs l’ont même déjà attribuée à leurs régions. L’Inserm a annoncé un projet « européen », alors que ce n’était que le sien.
Il s’agissait essentiellement de disqualifier le protocole « Raoult » qui ne serait pas conforme aux standards scientifiques. Le patron de Discovery met en cause des « régulations différentes des essais, selon les pays », alors qu’il y a autant de différences entre Paris, Angers, Toulouse, où chacun y va de son protocole à lui, sur le même sujet, et de ses critiques envers les autres, en pleine « guerre »…
6) Les initiateurs de Discovery ont commis l’imprudence de promettre, en pleine polémique, ses « premiers résultats dans les 15 jours », pour des raisons d’aveuglement idéologique
C’était le « deal » pour faire avaler le retrait subi de la chloroquine. Or, un tel délai était pire qu’impossible à respecter : c’était prendre les Français et tous leurs généralistes pour des cons. Avec la complicité des milliers de chercheurs qui « savaient ». Après un délai 2,5 fois supérieur plus aucune échéance n’est donnée… et les médias l’acceptent ! Quoi de pire, pour alimenter le « complotisme », que cette connivence éclatante entre les élites, face à la rupture d’un « deal national » déjà mal vécu ? Macron parle maintenant, sans en être assuré, du 14 mai et la presse servile répercute sans aucune critique cette propagande : http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-des-resultats-de-l-essai-discovery-seront-connus-le-14-mai-assure-macron-04-05-2020-8310828.php , https://www.bfmtv.com/politique/covid-19-macron-annonce-que-les-resultats-l-essai-clinique-europeen-discovery-seront-connus-le-14-mai-1907598.html
7) Toute la recherche française a couvert l’escroquerie fondamentale de Discovery : ne pas tester la bithérapie de Raoult !!!
Discovery cumule les trucages. Et il ne s’est encore pas trouvé 1 seul chercheur en France pour dénoncer ces sabotages grossiers. Sans parler de la presse servile, ni bien sûr des politiciens trop occupés à paraître avant de disparaître dans le naufrage. Il faudra une grande lessive.
Conclusion : il est très urgent que les chercheurs français se démarquent publiquement de Discovery ! En effet : si Raoult était un faussaire récidiviste, le scandale serait réel, mais ne toucherait que peu de personnes. Tandis que si Raoult a raison : c’est l’Inserm, l’APHP, des CHU, et toute la recherche médicale française qui seront décrédibilisés, ridiculisés. La récession économique liée au confinement aveugle, et la place de 4e dans le nombre de morts par habitant seront déjà assez durs et dévastateurs pour le pouvoir macronien. Cet épisode piteux justifierait à lui tout seul un recours judiciaire. Si on y rajoute les masques, les tests, et les mensonges, l’addition promet d’être très salée.
Sabotages à répétition du réseau Internet : l’extrême gauche suspectée d’être à la manœuvre
Articles : mai 2020 – avril 2020 – mars 2020 – février 2020

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Sabotages à répétition depuis un mois
Ces coupures interviennent dans un contexte de sabotages à répétition sur l’ensemble du territoire depuis un mois. Avec toujours les mêmes cibles : les outils de communication. « Plus d’une vingtaine » d’actes de sabotages ou destructions symboliques ont ainsi été recensés en France, selon une note confidentielle du Service central du renseignement territorial (SCRT) datée du 23 avril, comme nous le révélions lundi. Avec, pensent les agents, l’ultragauche à la manœuvre.
Contacté, le Parquet national antiterroriste (Pnat) indique être informé des faits et rester « très attentif à ce phénomène de sabotage ». Des spécialistes de l’antiterrorisme estiment que ce sont des faits graves et préjudiciables, mais que la question doit être posée de savoir s’il y a un trouble à l’ordre public par l’intimidation et la terreur, qui est le propre du terrorisme.[…]
Plusieurs commissariats et hôpitaux ont également été touchés comme le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (CHIV) qui est « toutefois équipé d’un relais de secours »
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Éclatement de la zone euro? L’Italie face à un nouvel ultimatum allemand
Articles : mai 2020 – avril 2020 – mars 2020 – février 2020

Sputnik
La Cour constitutionnelle allemande a exigé que la Banque centrale européenne prouve le bien-fondé de sa politique de soutien budgétaire aux États de la zone euro avec, dans le collimateur, les pays de l’Europe du Sud. Une très mauvaise nouvelle pour l’Italie, dont les titres de dette viennent d’être classés «junk bonds».
Va-t-on vers une aggravation de la crise de la dette souveraine dans la zone euro?
Ce 6 mai, Giuseppe Conte, président du Conseil des ministres italien, est monté au créneau pour défendre la politique budgétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
«Il n’appartient à aucune cour constitutionnelle de décider ce que la BCE peut faire ou ne peut pas faire. Son indépendance est un pivot des traités européens, qui sont reconnus aussi par l’Allemagne», a plaidé ce 6 mai l’homme d’État dans une interview au quotidien Il Fatto Quotidiano.
La veille, la plus haute juridiction constitutionnelle allemande a tapé du poing sur la table, désavouant avec virulence la politique monétaire de la BCE. La Cour a ainsi donné raison à une plainte collective d’environ 1.500 Allemands, parmi lesquels des économistes et des professeurs de droit constitutionnel. Le tribunal de Karlsruhe a exigé que la Banque centrale allemande cesse d’ici à trois mois d’acheter des emprunts d’État de la zone euro pour le compte de la BCE. Sauf, ont précisé les juges, si cette dernière était bel et bien en mesure de prouver que ces rachats de titres de dette souverains étaient justifiés. Dans le cas contraire, la Bundesbank serait obligée de cesser son programme d’achats de titres.
L’Europe du Sud dans le collimateur de l’Europe du Nord
Ce jugement illustre une fois encore la défiance de l’Allemagne à l’égard d’une Europe du Sud, jugée laxiste. Depuis la crise de la dette de la Grèce, en 2012, Berlin n’a eu de cesse de rappeler ses partenaires européens à la rigueur budgétaire imposée par les traités européens.
Or, au mois de mars, la BCE a décidé de relancer la planche à billets, en créant quelque 750 milliards d’euros –le fameux «quantitative easing», l’assouplissement quantitatif–, à destination des banques et des marchés financiers, censés les redistribuer sous forme de prêts, tant aux entreprises qu’aux États. Les traités européens, celui de Maastricht puis celui de Lisbonne, imposent en effet aux pays membres de ne refinancer leur dette que sur les marchés financiers.
Mais, avec la pandémie et l’effondrement de l’activité économique, de nombreux pays se voient contraints de subventionner leur économie. C’est le cas de l’Italie, à la fois l’un des pays les plus endettés de la zone euro et l’un des plus durement touchés par le Covid-19, avec pour conséquence l’effondrement de la confiance des marchés dans la dette italienne. Rome a ainsi vu les rendements qu’elle doit servir pour placer ses titres de dette atteindre des sommets. La situation financière transalpine est à ce point critique que l’agence d’évaluation financière Fitch a dégradé sa note de crédit à un cran seulement au-dessus de la catégorie spéculative («junk»), relate ainsi Reuters.
Face au séisme, et sans doute conscient qu’un effondrement de l’Italie, troisième économie de la zone euro, pourrait bien entraîner l’ensemble européen dans sa chute, le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a toutefois tenté de minimiser le jugement, arguant que le tribunal avait néanmoins «clairement jugé» que le quantitative easing n’était pas un financement monétaire au sens strict des dettes souveraines, et que le programme était conforme à la Constitution allemande, qui, rappelons-le, se place toujours dans l’ordre juridique allemand au-dessus des traités européens.
L’Allemagne souffle le chaud et le froid
Du fait d’un euro taillé sur mesure pour son économie et d’excédents commerciaux colossaux, l’Allemagne s’est imposée comme le créancier de plusieurs pays du Sud de l’Europe à travers le système complexe de Target 2. Mis en avant depuis 2011 comme un outil contre la crise de la dette souveraine, ce système sert de chambre de compensation aux Banques centrales nationales de la zone euro. Problème: ces dernières sont autorisées à accumuler les dettes d’autres pays sans pour autant avoir obligation de les rembourser. Le système Target 2 les classe comme dettes «sans risque». Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui dans le cas de l’Italie.
Selon le think tank anglo-saxon OMFIF, la Bundesbank détenait à la fin du mois de mars 2019 quelque 935 milliards d’euros de créances sur les autres Banques centrales européennes. Autant d’actifs «pourris» en cas de banqueroute de ses débiteurs. «On voit le retour de la même discussion qu’en 2010-2012 lors de la crise de la zone euro: qui doit payer –et comment– les frais de la crise sanitaire, économique et sociale?», note Christophe Bouillaud, professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble, dans un interview à Atlantico.
«Les lignes de partage sont toujours les mêmes: les pays “fourmis” (Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Finlande) contre les pays “cigale” (Italie, Espagne, Grèce, Portugal), avec la France “mi-cigale, mi-fourmi”, qui essaye de satisfaire les deux camps alternativement».
Interviewé par BFMTV, Nicolas Beytout, le patron des Échos et de L’Opinion, a affirmé le 5 mai qu’il n’y avait pas d’«argent magique». Il commentait ainsi les mesures de chômage partiel françaises. Face à la crise économique qui s’annonce, les États eux-mêmes pourraient découvrir que les lignes de crédit ne sont pas sans limites pour eux non plus.
