– Ukraine : propagandes et réalités

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#webtube : Tout d’abord, il convient d’admettre la complexité de cette guerre, où chacun y va de son couplet, jusqu’à proposer des frappes nucléaires sur l’Ukraine, mais aussi sur l’Europe. Jamais Poutine ne cédera à cette extrémité aux conséquences aussi tragiques qu’inconnues. Ni Washington, ni Pékin n’accepteraient cette folie. Même Scott Ritter, encore fan du feu nucléaire il y a peu, reconnait aujourd’hui qu’il faisait fausse route.

D’ailleurs, si Poutine le décide, pas besoin de frappes nucléaires pour se débarrasser du régime kiévien. Les missiles hypersoniques à charge conventionnelle suffisent.

Que ce soit dans la presse ou sur les réseaux sociaux, on assiste à une déferlante de désinformation occidentale sans précédent. Et en matière de manipulation de l’opinion, reconnaissons que les médias français sont des modèles du genre.

Quand les Russes s’emparent d’une ville fortifiée du Donbass, après des semaines de durs combats, un simple flash y fait référence au 20 heures. Mais quand un drone ukrainien atteint exceptionnellement sa cible et provoque des dégâts mineurs sur une raffinerie, l’information tourne en boucle du matin au soir.

Il convient donc de faire le tri afin de démêler le vrai du faux. Cependant, s’il y a un point qu’il est difficile de contester, c’est l’avancée continue des troupes russes, sur un théâtre d’opérations difficile, puisqu’il a été fortifié pendant les huit années de guerre du Donbass, de 2014 à 2022.

Et si des milliers de drones occidentaux et ukrainiens frappent de plus en plus profondément au cœur de la Russie, n’oublions pas que l’Ukraine voit ses infrastructures énergétiques, ses voies ferrées, ses usines et ses installations militaires partir en fumée depuis quatre ans.

Et plus question pour les Ukrainiens de s’abriter derrière des boucliers humains, comme c’était le cas jusque là. Toute entreprise ou usine civile qui abrite des éléments militaires, est aussitôt pulvérisée dès que le renseignement russe découvre cette fourberie.

La difficulté de s’informer

Une large majorité de citoyens soutiennent l’Ukraine en Europe, pour la simple raison que le narratif occidental relayé par les médias a mis sous le tapis les causes réelles de la guerre et a fait de Poutine le Diable personnifié, coupable de tous les crimes.

Parallèlement, l’Occident a fabriqué de toutes pièces le héros Zelensky, oubliant que ce saltimbanque est cité dans les Panama Papers, que l’Ukraine vénère le boucher nazi Stepan Bandera et que certaines unités de son armée arborent des insignes SS. Sans parler de la corruption gigantesque et des détournements de fonds occidentaux qui alimentent les comptes offshore des oligarques ukrainiens.

Le postulat incontournable est simple : saint Zelensky se bat contre le criminel Poutine.

Qui écouter en dehors des médias mainstream ?

Si vous écoutez Gilbert Doctorow, un analyste politique indépendant basé à Bruxelles, Diplômé  de Harvard College et titulaire d’un doctorat en histoire russe de l’Université Columbia, il vous dira que la Russie va perdre la guerre. Voici son dernier podcast :

https://gilbertdoctorow.substack.com/p/russia-is-losing-the-war

“Ceux qui écoutent Scott Ritter, le colonel Macgregor et Larry Johnson lors de leurs interventions quasi quotidiennes dans leurs podcasts et qui croient que la progression inexorable des forces russes sur la ligne de contact dans le Donbass, en direction du Dniepr et de la conquête de l’ensemble du Donbass, signifie une VICTOIRE RUSSE, se trompent.”

Mais si vous écoutez précisément les trois analystes ci-dessus, ou bien Xavier Moreau et le colonel Baud, vous aurez une version opposée. « L’Ukraine et l’Otan ont déjà perdu cette guerre »

Pourquoi une telle contradiction entre victoire et défaite russe ?

En fait, Doctorow ne nie pas l’avancée russe dans le Donbass, mais pour lui la guerre ne s’arrêtera pas après l’annexion totale de la Novorossia par Poutine. Une affirmation peu convaincante. En fait, la contradiction entre victoire et défaite vient de Russie.

Il existe en Russie une classe biberonnée aux idées libérales depuis 1991. Toute une frange de la population aisée qui ne rêve que de paix et de retour au juteux business avec l’Occident.

Ils veulent la paix et agitent le spectre d’une destruction du tissu industriel de la Russie.

En face, il y a les partisans de la force pour lesquels cette guerre sans fin n’a que trop duré et pourrait se terminer en 48 heures en frappant au sommet du régime ukrainien et au besoin avec des missiles nucléaires. Ils pressent Poutine d’en finir et même de frapper les usines d’armement en Europe qui alimentent la guerre.

Une option impensable pour le Tsar, qui a toujours réclamé aux Occidentaux des garanties de sécurité pour toute l’Europe. Or, l’usage du nucléaire, c’est la mise au ban de la Russie pour des décennies. Une option que Pékin a toujours refusée pour l’instant.

Les soutiens de l’Ukraine surfent sur ces divisions internes en Russie, faisant circuler la menace d’un putsch. Or, Poutine reste le leader le plus soutenu par son peuple avec plus de 70% de cote de popularité. Macron doit être à 20% et les Français ne veulent pas mourir pour l’Ukraine. 

Les analystes anciens militaires ou spécialistes du renseignement sont crédibles

Entre Gilbert Doctorow et nos trois analystes Scott Ritter, le colonel Macgregor et Larry Johnson, faisons confiance à ceux qui connaissent le terrain et ont sillonné le Donbass. Scott Ritter, un ancien officier du renseignement ayant servi dans le corps des Marines, sait de quoi il parle.

Voici un résumé de sa dernière vidéo

Oui, l’intensité des combats est évidente, mais elle tourne à l’avantage de la Russie. Car la bataille de l’information fait rage et la fable d’une Russie déstabilisée ne durera pas longtemps.

Faire croire que l’Ukraine va gagner avec les drones qui s’abattent par centaines sur la Russie, ou que Poutine est menacé de renversement  par un peuple en colère, est un conte de fées.

C’est le discours défaitiste de Doctorow, alors qu’en réalité, seulement 5% des drones ukrainiens ont une chance d’atteindre leur cible.

Certes, la vie des Russes se complique mais il n’y a pas de panique en Russie. A chaque lapin sorti du chapeau par les Ukrainiens, les Russes finissent par trouver la parade. C’est le cas avec le réseau Starlink d’Elon Musk, qui guide les drones et missiles sur leur cible en Russie. Plusieurs zones d’Ukraine ont vu le réseau Starlink désactivé par les Russes. Poutine est en mesure de pulvériser toute la constellation Starlink. Mais ce serait une déclaration de guerre à l’Amérique. Poutine n’est pas fou.

Les Russes ont trouvé la parade contre le drone Hornet, le bijou occidental imparable.

Quant aux drones FPV1, leur charge de 60kg ne fait jamais de gros dégâts sur les raffineries. La plupart ont été remises en état en quelques jours. Mais les usines de FPV1, comme celle qu’a visitée le sénateur russophobe Lindsay Graham, disparaissent sous les missiles Iskander…

Les Russes ont une écrasante supériorité dans les domaines du renseignement, de la surveillance et de la reconnaissance. Ils voient tout et ont intégré l’IA dans tous les systèmes de commandement. Quant à leur panoplie de drones, bombes planantes et missiles, elle s’élargit régulièrement.

Chaque jour, les Russes détruisent 8 à 10 centres de commandement de drones. Cela représente une perte de 80 à 100 opérateurs qualifiés difficiles à remplacer.

Il n’y a pas de crise énergétique en Russie. La certitude de victoire est totale.

Poutine a stoppé les exportations de gaz et d’essence. Les files d’attente dans les stations-service, largement exploitées par les médias, se résorbent.

Toutes ces informations, Scott Ritter les obtient sur place en contactant les militaires de tous grades, les sénateurs, les députés, les intellectuels et élites du pays parfaitement au fait de la situation.

Le sommet Otan d’Ankara est une farce. Il n’y aura jamais de Patriot fabriqués sous licence en Ukraine. Qui peut croire que les Russes resteraient les bras ballants ? En fait, Zelensky n’a plus  de défense aérienne et toute usine, toute installation détruite, n’est pas reconstruite.

Poutine ne veut pas frapper l’Europe alors qu’il serait en droit de le faire. Le droit international est de son côté. Il pourrait frapper les Pays Baltes, comme l’Estonie qui est impliquée dans des frappes de drones ukrainiens sur Saint-Pétersbourg. 

Poutine est en train de gagner. Il n’a pas de timing en tête. Il peut tenir des années. Le pétrole, c’est 20% du PIB. Ce qu’il veut, c’est préserver l’économie, donc les investissements, car pour lui, l’avenir de la Russie, c’est son économie.

Pourquoi changer de stratégie ? Aucun pays au monde n’est aussi riche en sous-sol que la Fédération de Russie. Il y a certainement en Sibérie orientale et dans l’Arctique russe, des richesses qui dépassent l’entendement. C’est cela l’avenir.

Poutine n’est pas un ennemi de l’Occident. Il sait que l’avenir de la Russie est avec l’Europe. Il sait que les dirigeants actuels, les teigneux comme Starmer, Macron ou Merz ne font que passer.

Merz n’a pas d’armée et les 2/3 des adultes refusent de faire la guerre. Quant aux jeunes Allemands, moins de 1% sont volontaires pour le service militaire. Comme quoi, l’argent de la riche Allemagne ne sert à rien si le peuple ne suit pas.

L’avenir de l’Allemagne, c’est l’AfD qui mènera une politique à 180°

Notons que les Ukrainiens, qui perdent entre 25 et 35 000 soldats par mois, renversent les chiffres et attribuent ces pertes aux Russes. Mais si les Russes sont en mesure de prouver les pertes ukrainiennes, l’inverse est impossible.

En résumé, l’Otan et ses supplétifs de l’information gagnent sur les réseaux sociaux. Mais c’est Poutine qui gagne sur le terrain.

Toutes les villes russes d’Ukraine, Soumy, Kharkov, Odessa, finiront sous la coupe de Moscou. L’Ukraine sera dénazifiée. Il n’y a aucun avenir pour ceux qui sont liés au bandérisme. La Russie les connait tous.

Combien de temps cela prendra-t-il ? Peu importe, Poutine ne compte pas le temps qui passe.

La conclusion de tout cela est que la seule voix qui compte en Russie, c’est celle de Poutine. Tout le reste n’est que boniment d’Occidental.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Coupe du monde, La France a été éliminée en demi-finale. Analyse

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#webtube : La France a été éliminée en demi-finale de la Coupe du monde par une Espagne qui a donné une véritable leçon de maîtrise collective. Le score de 2-0 ne souffre finalement guère de contestation, tant la Roja a contrôlé les différents temps du match. Analyse complète en fin d’article.

Une Espagne supérieure tactiquement

L’Espagne a imposé ce qui fait sa force depuis plusieurs années :

  • une conservation du ballon remarquable,
  • un pressing très haut à la perte,
  • des sorties de balle propres,
  • un milieu de terrain qui a constamment dicté le rythme.

Les Français ont rarement réussi à casser ce pressing. À chaque récupération, les Espagnols étouffaient rapidement les relances françaises.

Le tournant : le penalty

Les Bleus avaient plutôt bien débuté la rencontre avant le penalty concédé par Lucas Digne, transformé par Mikel Oyarzabal. Ce but a totalement changé la dynamique.

Après l’ouverture du score, l’Espagne a encore davantage monopolisé le ballon, obligeant la France à courir après le jeu.

Une attaque française inexistante

C’est probablement le constat le plus inquiétant.

Mbappé, Dembélé, Olise et Barcola n’ont pratiquement jamais trouvé d’espaces. Les occasions franches ont été extrêmement rares.

Le chiffre est révélateur : la France n’a produit que 0,3 expected goal (xG), soit son plus faible total dans une demi-finale de Coupe du monde depuis au moins soixante ans.

Un milieu dominé

Aurélien Tchouaméni n’a jamais réussi à prendre le dessus dans l’entrejeu, tandis que les Espagnols faisaient circuler le ballon avec beaucoup de fluidité.

Rodri (et l’ensemble du milieu espagnol) a constamment dicté le tempo, empêchant les Français de récupérer haut ou d’enchaîner les transitions rapides.

Une victoire logique

Le deuxième but inscrit par Pedro Porro a définitivement scellé le sort de la rencontre.

La sensation générale est que l’Espagne était simplement plus forte dans tous les compartiments :

  • meilleure techniquement ;
  • plus collective ;
  • plus juste dans les choix ;
  • plus sereine sous pression.

La France n’a jamais semblé capable de renverser la situation.

Et maintenant ?

Cette défaite met fin au parcours mondial des Bleus en demi-finale. Didier Deschamps a lui-même reconnu que son équipe avait été « deuxième partout » face à une Espagne supérieure. Les Bleus joueront désormais le match pour la troisième place contre le perdant d’Angleterre–Argentine.

À mes yeux, cette rencontre marque surtout un tournant : l’Espagne apparaît aujourd’hui comme la référence mondiale du football de possession et de maîtrise technique. La France possède toujours un immense potentiel individuel, mais face à une équipe capable de contrôler aussi parfaitement le ballon, elle a montré ses limites collectives.

Les notes des Bleus

Mike Maignan : 6/10

Il ne peut pas grand-chose sur les deux buts. Il réalise même plusieurs interventions qui empêchent un score plus lourd.

➡️ Le meilleur Français de la soirée.


Jules Koundé : 5/10

Très sollicité défensivement. Il s’est battu mais a énormément subi les dédoublements espagnols. Peu d’apport offensif.


Ibrahima Konaté : 5/10

Costaud dans les duels mais souvent obligé de défendre en urgence. Il a parfois été pris par la vitesse des enchaînements espagnols.


William Saliba : 5,5/10

Sans être mauvais, il n’a jamais réussi à installer cette sérénité qu’on lui connaît. Les Espagnols ont constamment trouvé des espaces.


Lucas Digne : 3/10

Le grand perdant de la soirée.

Le penalty qu’il concède est évitable et il a énormément souffert sur son côté. Offensivement, il n’a quasiment rien apporté.


Aurélien Tchouaméni : 4/10

C’est probablement sa prestation la plus décevante du tournoi.

On attendait qu’il impose sa puissance physique au milieu. Au contraire, il a couru après le ballon pendant 90 minutes.

Rodri lui a donné une véritable leçon de gestion du tempo.


Adrien Rabiot : 4,5/10

Il a essayé de casser quelques lignes mais n’a jamais réussi à prendre le contrôle du milieu.

Beaucoup d’efforts, peu d’influence.


Michael Olise : 4/10

Invisible.

On connaît son talent mais il n’a jamais trouvé les espaces entre les lignes.


Ousmane Dembélé : 3,5/10

Très grosse déception.

Quelques accélérations sans lendemain.

Beaucoup de pertes de balle.

Très peu de différences.


Kylian Mbappé : 4/10

On attend toujours des grands joueurs qu’ils changent le destin des grands matchs.

Hier, cela n’a pas été le cas.

Il a été parfaitement muselé par la défense espagnole.

Il a tenté quelques accélérations mais sans jamais réellement mettre le gardien adverse en danger.

Ce n’est pas uniquement de sa faute : il a reçu très peu de ballons exploitables. Mais un capitaine est aussi jugé sur sa capacité à créer quelque chose lorsque son équipe souffre.


Bradley Barcola : 4/10

Volontaire mais isolé.

Il n’a pratiquement jamais été servi dans de bonnes conditions.


Les remplaçants

Ils n’ont pas changé le cours du match.

La France était déjà dominée tactiquement avant leur entrée.


Didier Deschamps : 3/10

C’est ici que se situe, selon moi, la principale responsabilité.

L’Espagne joue pratiquement de la même façon depuis des années :

  • possession,
  • pressing,
  • triangles permanents,
  • mobilité incessante.

Or la France n’a jamais trouvé la solution.

Les Bleus ont attendu.

Ils ont subi.

Ils ont reculé.

Et ils ont laissé les Espagnols installer leur jeu.

À aucun moment on n’a senti une adaptation tactique.


Pourquoi la France a perdu

Pour moi, les raisons sont simples.

1. Le milieu espagnol était largement supérieur.

C’est là que le match s’est joué.

Quand on perd la bataille du milieu contre l’Espagne, on passe son temps à défendre.


2. Aucun pressing coordonné

Les attaquants pressaient parfois.

Le milieu suivait rarement.

La défense restait basse.

Résultat : des espaces partout.


3. Aucune maîtrise du ballon

Quand les Bleus récupéraient le ballon, ils le rendaient souvent en quelques secondes.

Impossible de souffler.

Impossible de faire courir l’adversaire.


4. Une Espagne arrivée à maturité

Cette équipe espagnole me rappelle par moments celle de 2008-2012 :

  • techniquement exceptionnelle ;
  • très disciplinée ;
  • patiente ;
  • capable d’accélérer au bon moment.

Mon sentiment

Je ne pense pas que la France soit devenue une mauvaise équipe.

En revanche, elle possède énormément de talent individuel, mais son jeu collectif dépend encore beaucoup des exploits de ses attaquants.

L’Espagne, elle, donne l’impression inverse : le collectif fait briller les individualités.

Hier, l’écart ne venait pas de la qualité des joueurs français, mais de la qualité du jeu produit.

Si je devais résumer la soirée en une phrase :

L’Espagne a joué au football ; la France a essayé de survivre au match.

C’est sévère, mais cela reflète assez bien l’impression laissée par cette demi-finale.

Webtube

En complément :

https://www.fdesouche.com/2026/07/15/coupe-du-monde-contre-contre-performance-totale-des-bleus-elimines-par-lespagne-le-joueur-francais-lucas-digne-vise-par-des-racisme-anti-blanc-apres-avoir-concede-un-penalty

– L’Espagne : vers la régularisation de 3 millions de migrants ?

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#webtube : Au début c’était 500 000, puis 1,2 million. Suite à l’appel du pape lors de son voyage en Espagne, ce serait finalement peut-être 3 millions ? Mais en fait, ça pourrait être 4, 5 ou 6 millions. Ou plus, personne n’en sait rien. Il n’y a plus de frontières en Espagne, ni de police...

El Mundo :

Espagne assumera trois millions d’immigrants en situation régulière avec leurs familles en l’espace d’un an grâce au processus de régularisation extraordinaire impulsé par le gouvernement. C’est l’estimation des hauts responsables de l’Immigration, qui fondent leur calcul sur l’effet des regroupements familiaux que devraient demander les 1,2 million de requérants.

Cette question préoccupe énormément les experts du domaine. « Pour chaque personne dont la situation est régularisée, s’ajoutent au minimum trois autres si elle demande et obtient un regroupement familial. »

De plus, les chefs de service critiquent durement l’exécutif de Pedro Sánchez pour avoir, selon eux, écarté délibérément la Police nationale du contrôle des démarches — qui relève de sa compétence — pour le confier au ministère des Migrations. Cette décision affaiblit, selon eux, les mécanismes de vérification de l’authenticité des documents concernant les personnes en cours de procédure et ouvre la porte, avertissent-ils, à des vérifications erronées, par exemple des antécédents judiciaires. La confusion sur qui allait s’occuper du traitement des dossiers a été constante tout au long du processus. L’intervention des brigades des Étrangers se limite donc, révèlent les mêmes sources, à des tâches purement administratives. « La Police se limitera à documenter les cartes validées par le ministère des Migrations. »

Le malaise est manifeste face au fait que le personnel du ministère dirigé par Elma Saiz « n’est pas qualifié » pour traiter les demandes car il manque de « formation ». « La volonté du gouvernement est que tout le monde entre », tranchent les hauts responsables de la Police nationale. Le ministère de l’Intérieur, de son côté, renvoie au décret royal. « Un rapport policier sera demandé comme l’indique le décret royal », sans plus de précisions. La procédure se clôturera, selon les estimations de la direction policière, avec un volume de régularisations qui dépasse toutes les prévisions du gouvernement.

Les demandes enregistrées ont débordé l’administration centrale et ont donné raison à la Police nationale, qui dès le début du processus les avait estimées entre 1,2 et 1,3 million, soit plus du double des quelque 500 000 que le gouvernement avait prévues au moment d’approuver la mesure.« Ce processus est quelque chose que personne sain d’esprit n’aurait initié. L’Espagne est une exception, c’est clair », argumentent les hauts responsables du secteur consultés. Ils craignent que les mafias voient une aubaine dans les regroupements familiaux qui, insistent-ils, feront à nouveau exploser les prévisions. « Il peut y avoir des cas où des personnes de pays étrangers paient ceux qui sont déjà en situation régulière pour qu’ils se fassent passer pour des membres de leur famille, comme un fils ou des parents. C’est-à-dire payer pour des papiers et des certificats. On voit déjà des cas de ce genre, où ils amènent même des témoins, mais cela se détecte rapidement parce qu’il n’y a pas encore autant de demandeurs. »

La Commissariat général des Étrangers et des Frontières de la Police nationale a alerté dès le début sur le scénario que l’administration centrale lui a imposé. Elle s’est plainte de ne pas avoir reçu de directives sur la manière d’aborder cette réforme structurelle, qualifiée par le gouvernement d’« urgence sociale », et a même rédigé un rapport ferme dans lequel elle exprimait sa totale défiance à l’égard du processus et contestait, avec des données, l’« urgence » sur laquelle s’appuyait Pedro Sánchez.

Il s’agit d’une urgence électorale.

La gauche, appuyée par le patronat, est déterminée à poursuivre la politique que Biden a mené aux États-Unis : restructurer le peuplement du pays grâce à l’immigration pour gagner systématiquement les élections à moyen terme. Dans de telles conditions autant voir grand, d’autant que la droite espagnole demeure paralysée, incapable de renverser ce cartel de saboteurs.

D’ailleurs les Espagnols non plus. Cette invasion les laisse très calmes. Un peuple normal serait déjà affairé à incendier le quartier gouvernemental.

Pour l’Église catholique, dont on aurait tort de sous-estimer la capacité de destruction, le but est de remplir ses églises désertées pour peser politiquement dans l’avenir du pays, avenir qu’elle indexe sur son évolution raciale et démographique : toujours plus de populations du tiers-monde.

Trop de gens par ailleurs conscients du danger migratoire ne réalisent pas le péril que représente cette attitude destructrice : la masse contre les nations historiques. Les démocraties actuelles, portant au pouvoir de plus en plus de démagogues au nivellement par le bas, elle deviennent incompatibles avec la survie des nations historiques. Il faut préserver la démocratie bien sûr, mais il faut également préserver les nations et leur culture. Les deux doivent pouvoir cohabiter. C’est ce qu’on demande aux futurs dirigeant en Europe et notemment en France. C’est un gros défi qui ne se gagnera pas à coup de petites phrases…. A bon entendeur salut !

Inspiré de D.P.

– Marine Le Pen : stratégie risquée et épée de Damoclès

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#webtube : L’annonce de la candidature de Marine Le Pen, malgré une condamnation confirmée en appel, a beaucoup fait parler médiatiquement et politiquement. La candidate du Rassemblement national a formé un pourvoi en cassation et est considérée comme innocente. En attendant le verdict final, la campagne est donc lancée et Pierre Boisguilbert nous donne son avis sur cette situation exceptionnelle.

Un pari risqué ?

Marine Le Pen a donc décidé d’être candidate à la présidence de la République. Elle le fait parce qu’elle le peut. C’est une raison nécessaire et suffisante. Elle est présumée innocente. Mais c’est un pari très difficile. Il est évident que, pour ses adversaires, la présomption d’innocence ne sera pas respectée, et ils dénonceront à chaque occasion la campagne d’une « délinquante ». Elle fera campagne avec une clochette de lépreux à chaque déplacement.

Et il y a pire : une décision de la Cour de cassation en pleine campagne, l’obligeant à terminer avec des bracelets électroniques et une condamnation définitive, est l’épée de Damoclès.

On s’aperçoit cependant que ce double handicap est intégré par l’électorat et qu’elle progresse dans les sondages, confortant pour le moment son statut de favorite. C’est dire à quel point le peuple n’accorde plus de crédit aux décisions de justice. Les juges l’ont compris, eux qui légitiment le jugement populaire, au final, dans l’arrêt d’appel.

La Cour de cassation est face à une décision de justice qui sera forcément une décision politique. On n’aimerait pas être à leur place, pas plus d’ailleurs qu’à celle de Marine Le Pen. Elle tente de passer en force et de forcer le destin. C’est un pari risqué pour le camp national. Bardella, renvoyé au rôle de second, sera-t-il à 100 % dans la campagne ? L’autre droite nationale, qui aura forcément un candidat ou une candidate, profitera-t-elle du doute de certains sur Marine, au risque de réduire son score du premier tour ?

Une stratégie antisystème assumée

Pour le moment, on voit bien le jeu de Mélenchon : « Elle ou moi ! » Mais reste l’inconnu des candidatures post-macronistes et de la gauche non mélenchoniste. La droite et le centre, divisés, seront éjectés dès le premier tour. La gauche, comme d’habitude, s’il le faut, se ralliera à Mélenchon dans la lutte contre le retour du fascisme. Pour le moment, tout tourne autour de Marine : un atout qui peut se transformer, au fil des mois, en handicap.

Le pari est risqué ; la clé est dans la force de la volonté de rupture avec le système. Marine Le Pen est condamnée sans appel à une stratégie antisystème, loin de celle de la dédiabolisation. Il lui faudra faire du Jean-Marie pour sauver Marine. En est-elle capable ? Le veut-elle ? Il lui faudra vite le faire savoir pour avoir une chance de gagner.

Il ne faut pas former le carré, il faut mener la charge et peut-être forcer sa nature, quitte à renoncer à une stratégie qui, malgré toutes les concessions et tous les reniements, a parfois mis sa candidature en péril. À une volonté indiscutable doit s’ajouter une nouvelle lucidité. Sinon, tout est perdu, sauf l’honneur — et il n’est même pas sûr alors que l’honneur, au final, soit sauvé.

Pierre Boisguilbert, Polémia

– La Chaleur, cette jeunesse qui fuit les responsabilités

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#webtube : Au cours d’une dispute avec Oscar, le jeune Marouane concourt involontairement à sa chute mortelle et camoufle le corps. Cinéaste diversifié mais plutôt inégal, Stéphane Demoustier – frère de la comédienne Anaïs Demoustier – a le grand mérite, néanmoins, d’être hyperactif et prolifique. Moins d’un an après L’Inconnu de la Grande Arche, le réalisateur sort en salles un nouveau film, La Chaleur. L’occasion de revenir au thriller, un genre qu’il connaît bien, lui qui avait mis en scène La Fille au bracelet et Borgo, deux longs-métrages tirés de faits réels.

Avec celui-ci, Stéphane Demoustier porte librement à l’écran le roman homonyme de Victor Jestin, paru en 2019 chez Flammarion, et lauréat du prix littéraire de la vocation et du prix Femina des lycéens.

Le récit nous raconte la dernière journée de vacances en camping de Marouane, un jeune lycéen de dix-sept ans, en passe de rentrer à l’université, qui, au cours d’une dispute survenue la veille au soir avec Oscar, un garçon de son âge, concourt involontairement à sa chute mortelle. Paniqué, Marouane retourne peu après sur le lieu de l’accident, déplace le corps sur une plage et l’ensable à un mètre ou deux de profondeur. Sa dernière journée sous le soleil plombant des Landes s’annonce alors particulièrement difficile pour lui, psychologiquement, entre sentiment de culpabilité et crainte de voir réapparaître le corps. Tandis que les gendarmes commencent à enquêter sur la disparition d’Oscar et que l’étau se resserre, Marouane se réfugie mentalement dans sa relation naissante avec Giulia…

Le mur du réel

Récit d’une jeunesse en perte de repères, qui déréalise les faits, fuit ses responsabilités mais souhaite jouir malgré cela des bienfaits de l’âge adulte, La Chaleur est à appréhender fondamentalement comme un film sur l’adolescence et la fin de l’innocence. Campé par le comédien amateur Hadrien Hussein, aux faux airs de Timothée Chalamet, Marouane a tout de l’ado taiseux et renfermé sur lui, mal dans sa peau, qui se compare sans cesse aux autres et cherche sa place parmi les jeunes de son âge. Atone, apathique, noyé dans ses pensées confuses, qu’il ne parvient jamais à exprimer au point de rendre perplexe son entourage, le personnage s’efforce de mettre de côté l’événement de la veille, comme pour se convaincre que rien de tout cela ne s’est produit.

À ce sujet — Cinéma : La Fille au bracelet, de Stéphane Demoustier

Le sens des responsabilités, nous dit Stéphane Demoustier en fin de récit, viendra peut-être par un autre biais, celui du rapport amoureux, sorte de rite d’initiation par lequel le garçon devient généralement un homme.

Plutôt convenu dans son propos, comme dans son dispositif, le film bénéficie d’un casting judicieux, d’une photographie inspirée et de quelques fulgurances dans la mise en scène, avec ses symboles et ses sous-entendus. On pense à Rohmer, parfois à Ozon, mais le film est surtout marqué de la patte habituelle de Stéphane Demoustier, avec son temps étiré et ses épées de Damoclès. Le réalisateur de La Fille au bracelet ne tient toujours pas son chef-d’œuvre mais creuse assurément son sillon.

3 étoiles sur 5

Pierre Marcellesi, dans BV

– En Allemagne, le taux de volontaires pour le service militaire est de 0,18 %

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#webtube : Soit 530 candidats sur les 298 200 jeunes qui auront bientôt 18 ans et que la Bundeswehr a contactés pour le service militaire volontaire. Autant dire qu’en dehors du revanchard Merz, qui veut nous rejouer Barbarossa, pas un seul jeune Allemand n’a envie de servir de chair à canon sous la mitraille russe. Par conséquent, stop au délire guerrier.

En France, 78 % des Français restent opposés à une implication directe dans le conflit

À part la Pologne et les Pays Baltes, inutile de compter sur des légions de combattants européens.

Voilà des décennies qu’on nous vante l’Europe de la paix en récoltant des dividendes post URSS, on voit donc mal les peuples occidentaux accepter dans l’allégresse le réarmement pour aller subir le sort des malheureux soldats ukrainiens, enrôlés de force avec des rafles en pleine rue.

Les crétins qui dirigent l’Europe fanfaronnent, tous réunis autour de Macron dans la tribune du 14 juillet, mais à quoi bon doubler les budgets militaires sans avoir les soldats pour faire la guerre, face à la première armée d’Europe qui plus est ?

Les robots, les drones et l’IA ne remplaceront jamais les hommes. Du moins pas encore…

Ils attisent les braises par intérêt, car une montée de la température en Europe permettrait à ces Rambo d’opérette de conserver le pouvoir, comme le fait Zelensky depuis 2024, prolongeant la loi martiale et repoussant les élections indéfiniment. Le rêve de Macron.

Tous les Européens mentent à leurs peuples et surfent sur la menace russe qui est pure invention.

D’ailleurs, on aimerait comprendre leur raisonnement. Macron ne cesse de nous dire que Poutine piétine dans le Donbass et que les Ukrainiens regagnent du terrain. Comment dans ces conditions le Tsar pourrait-il se lancer dans une guerre contre l’Europe, donc contre l’Otan ? Un peu plus de cohérence et un peu moins de mensonges ne serait pas de trop dans le discours guerrier de nos lumières en tenue de combat.

Au sommet de l’Otan à Ankara, ce fut une fois de plus « la paix par la guerre » contre Poutine, cet ogre insatiable.

Souvenez-vous, en 2022 :

« L’idée que nous allions envoyer du matériel offensif, que des avions, des chars et des trains entrent sur le territoire avec des pilotes et des équipages américains , ça, c’est ce qu’on appelle la “troisième guerre mondiale.” » Joe Biden

Mais en 2026, au sommet d’Ankara, Trump, le faiseur de paix, a approuvé les attaques ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe !

Il est évident que ce sont des militaires occidentaux qui mettent en œuvre ces armes et qui ciblent les objectifs en Russie. L’implication directe de l’Occident n’est plus un tabou. Sans aucune réaction de Poutine autre que verbale, pour l’instant.

« Une guerre est en cours, c’est une véritable guerre. Tout a commencé par une opération militaire spéciale. Cela se poursuit comme une guerre, car Berlin, Paris, La Haye, Oslo et, malheureusement, Washington soutiennent Kiev. […] On les aide à viser grâce à leurs satellites, on les aide à diriger des armes étrangères vers nos cibles grâce à l’ensemble de leur infrastructure .» ~ Dimitri Peskov, 5 juillet 2026

« La Russie ne croira plus l’Occident lorsqu’il affirme vouloir des solutions négociées » car « cette réserve de bonne volonté et d’espoir est désormais entièrement épuisée. » Sergueï Lavrov 9 juillet 2026

Friedrich Merz, qui ne doute de rien, annonce la victoire alors que son armée est à reconstruire de A à Z :

« La Russie n’a aucune chance de gagner cette guerre. Elle n’atteindra pas ses objectifs de guerre. Plus tôt nous mettrons fin à cette guerre, mieux ce sera pour l’Europe, mieux ce sera pour la Russie et mieux ce sera pour la paix mondiale. »

Saluons le calme et la sagesse de Poutine, qui fait la différence entre les peuples européens et leurs dirigeants arrogants. Mais si Merz s’imagine qu’un budget colossal suffit pour gagner une guerre, il se trompe et subira la même débâcle qu’en 1945. Avec un budget Défense de 1000 milliards de dollars, les États-Unis ne font guère d’étincelles dans leurs expéditions coloniales.

Face aux attaques contre les raffineries russes qui posent de plus en plus de problèmes, Poutine minimise et tente de rassurer le peuple :

« Quant aux attaques contre les infrastructures critiques en général, et les infrastructures énergétiques en particulier, elles causent bien sûr certains problèmes. C’est évident. Cependant, je pense que ces problèmes ne sont pas critiques. Nous devons simplement augmenter la production des équipements correspondants, y compris les systèmes de défense aérienne, et améliorer les performances des unités engagées dans ce travail. »

Mais de nombreux Russes, exaspérés, attendent et réclament une frappe militaire contre l’Europe.

Personnellement, je l’ai déjà dit, je pense que la victoire du Tsar passe par une élimination des centres de décision ukrainiens. Frapper au sommet mais sans recours au nucléaire tactique et sans frapper un pays de l’Otan.

On ne fera pas la paix en Europe contre la Russie, mais réciproquement, Poutine n’obtiendra pas des garanties de paix durables contre l’Otan. Or, la paix de long terme face aux 32 nations de l’Otan est son objectif de guerre.

Malheureusement, le camp occidental attise les braises pour pousser Poutine à la faute, alors que les Européens ne peuvent gagner la guerre qu’ils prétendent préparer pour 2030. Ils en appelleront à l’Oncle Sam. Le mensonge de nos élites est criminel.

– L’Europe est ruinée, mais elle mettra cela sur le dos de Poutine

– Elle n’a aucune matière première, le nerf de la guerre

– Contrairement à la Russie, elle n’a pas transformé son économie en économie de guerre

– Les peuples européens soutiennent l’Ukraine mais sont farouchement opposés à la guerre

– L’Europe ne peut aligner que quelques troupes de combat, sans pouvoir compter sur une mobilisation générale

– On parle de 50 000 combattants face à la première armée terrestre d’Europe

Pour certains analystes, la menace russe n’est qu’une fable destinée à  relancer l’économie européenne en lambeaux. Rien de tel qu’un ennemi imaginaire pour développer une industrie de l’armement indépendante de celle des États-Unis.

Et quand on double les budgets Défense, on parle de centaines de milliards. Une partie de l’industrie allemande, plombée par la perte du gaz russe bon marché, se reconvertit dans l’armement.

Réarmer, mais sans les armes américaines. Rien à dire.

Conclusion

Si Poutine obtient la capitulation de l’Ukraine à ses conditions, en frappant au sommet de l’État ukrainien, il y aura un espoir de paix durable en Europe. Cela implique sans doute que la Novorossia passera sous la coupe de Moscou.

Mais si cette guerre s’éternise et que Poutine se retrouve acculé, c’est l’option nucléaire qui mettra tout le monde d’accord, que les Chinois soient d’accord ou pas. C’est pourquoi la fuite en avant des Occidentaux et l’escalade sans fin ne sont pas de bon augure.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

– Fontainebleau, une forêt marquée par 700 ans d’incendies

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Depuis dimanche, un incendie d’exception ravage une forêt historique déjà éprouvée par maints sinistres. L’incendie qui ravage actuellement la forêt de Fontainebleau ne peut que nous impressionner par son ampleur. Pourtant, face à ce malheur, l’Histoire et la mémoire nous apportent un espoir et un réconfort, celui de savoir que cet incendie exceptionnel, qui a déjà dévoré près de 2.000 hectares du domaine forestier, n’est pas le premier à frapper cette forêt des rois de France. Elle s’est toujours relevée des épreuves qui l’ont meurtrie. Ainsi, bien avant les Canadair, les sapeurs-pompiers et les plans de prévention, le feu représentait déjà la principale menace qui pesait sur cette forêt aux sols sableux, couverte de bruyères odorantes, de vieux résineux et régulièrement asséchée par les fortes chaleurs. Depuis plus de sept siècles, souverains, forestiers et habitants s’efforcent de protéger ce patrimoine naturel dont les paysages portent, malgré tout, encore aujourd’hui, les cicatrices des chauds étés d’antan.

Une menace identifiée dès le Moyen Âge

La crainte des incendies est si ancienne qu’elle apparaît dans les premiers textes réglementant la forêt. En effet, dès 1318, une ordonnance royale interdit de « faire des cendres dans la forêt », comme le rapporte, en 1878, l’historien et sous-inspecteur des Eaux et Forêts Paul Domet. Quelques décennies plus tard, en 1366, Charles V confirme les privilèges accordés aux villages riverains à la condition que leurs habitants participent à la lutte contre les incendies. Le risque est alors considéré comme une véritable affaire d’intérêt public. Les sanctions deviennent rapidement exemplaires. En 1518, des forestiers surpris autour d’un feu sont fouettés, marqués au fer rouge puis bannis à perpétuité. On ne badine pas avec le domaine royal. Au XVIIIᵉ siècle, la répression se durcit encore. En 1714, les récidivistes risquent la galère et les incendiaires volontaires la peine de mort.

Des incendies historiques

Malgré ces précautions, les chroniques anciennes montrent que les incendies rythment l’histoire de Fontainebleau. En 1625, un vaste feu détruit les bois autour de l’ermitage Saint-Louis. En 1661 puis en 1680, les fêtes royales organisées à Franchard par Monsieur puis par le Roi-Soleil, dont les rayons furent cette fois porteurs non de lumière et de gloire mais de flammes et de destructions, tournent à la catastrophe lorsque des flambeaux embrasent la végétation desséchée. En septembre 1726 survient l’un des plus grands sinistres connus. Pendant huit jours d’enfer, les flammes ravagent les gorges de Franchard et d’Apremont sans que rien ne puisse les arrêter. Seules quelques pluies célestes parviennent à mettre fin à l’incendie.

Au XIXᵉ siècle, l’essor du tourisme aggrave encore les risques. Avec l’invention de la locomotive, le cheval de fer sillonne désormais le pays. Mais il n’est pas seulement une machine de transport ; il devient parfois une machine d’enfer, crachant ses braises incandescentes le long des voies, tandis que l’imprudence de certains visiteurs, abandonnant un mégot encore ardent, suffit à embraser la forêt. Ainsi, plusieurs parcelles subissent l’apocalypse des flammes et conservent encore le souvenir de ces catastrophes jusque dans leur nom, comme le Mont enflammé ou le Chêne brûlé.

Les poètes et écrivains immortalisent ces tristes événements par leur plume et leur esprit. Théodore de Banville écrit ainsi, en 1857, un an après un nouvel incendie, dans À la forêt de Fontainebleau :

« N’est-ce pas, n’est-ce pas que vous étiez vivant,

Noir feuillage, immobile et triste sous le vent,

Comme une mer qu’un dieu rend docile à ses chaînes ?

Et vous, colosses fiers, arbres noueux, grands chênes,

À ce sujet — En plein incendie, les pompiers doivent aussi penser à l’AdBlue

Rien n’agitait vos fronts, par le temps centuplés !

Pourtant vos bras tordus et vos muscles gonflés,

Ces poses de lutteurs affamés de carnage

Que vous conserviez, même à cette heure où tout nage

Dans la vive lumière et l’atmosphère en feu,

Laissaient voir qu’autrefois, sous ce ciel vaste et bleu,

Vous aviez dû combattre, ô géants centenaires !

Au milieu des Titans vaincus par les tonnerres. »

Un danger vivace

Les archives évoquent d’importants incendies en 1897, en 1911 puis en 1921, lorsque 762 hectares sont détruits. Les années 1944 et 1945 sont également particulièrement destructrices, près de 1.771 hectares de forêt partant en cendres. Les décennies suivantes connaissent encore plusieurs grands départs de feu, notamment lors des étés les plus secs. Plus récemment, les incendies de 2017 puis celui de juillet 2026 rappellent que le danger n’a jamais disparu. Cependant, l’histoire de Fontainebleau enseigne aussi que la forêt sait renaître. Avec un ciel plus clément, de la patience, de la vigilance et le courage inlassable et admirable des soldats du feu, le bois des rois retrouvera, une fois encore, sa splendeur d’autrefois.

Eric de Mascureau, dans BV

– « Regardez ces filles ! » : une « police islamique » dans le métro à Paris ?

Articles : Juil. 2026 – Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026
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#webtube : Un influenceur algérien a filmé des jeunes femmes dans le métro parisien et dénoncé leur manque de pudeur. Les jeunes Parisiennes seraient-elles sous surveillance d’une nouvelle police des mœurs ? C’est ce que laisse craindre une vidéo apparue sur les réseaux sociaux, ce dimanche 12 juillet. On y voit un Algérien commenter les tenues vestimentaires de jeunes femmes croisées dans les transports en commun parisiens. « Regardez ces filles que j’ai filmées, elles sont toutes mineures, elles sont toutes jeunes. Elles sont dans le métro entièrement nues ! On voit tout, on voit les seins, elles sont dénudées !, s’indigne l’Algérien, dans sa langue natale. La femme ne se respecte pas quand elle montre trop son corps […] La femme n’a plus aucune valeur ! »

Quelle est donc sa vision d’une femme qui « se respecte » ? Une silhouette recouverte d’un voile intégral ? Le jeune influenceur – qui compte 480.000 followers sur TikTok et 155.000 sur Instagram – ne le dit pas. On ignore, aussi, quel est l’âge réel des prétendues mineures « dénudées » qu’il a filmées sans leur consentement. Notons, au passage, qu’il s’agit de jeunes femmes d’origine africaine dont le style vestimentaire n’est sans doute pas partagé par l’ensemble des Parisiennes…

Retirée, depuis, du compte TikTok du « créateur de mini‑séries », la vidéo a été partagée sur X par le lanceur d’alertes Chawki Benzehra. Nous vous en parlions début 2025 : cet Algérien, traducteur de formation, vit en France sous protection depuis qu’il a publiquement dénoncé les agissements de plusieurs influenceurs étrangers qui appelaient à la haine sur les réseaux sociaux. Ses publications ont attiré l’attention du ministère de l’Intérieur et conduit à l’interpellation de plusieurs agitateurs, mais elles ont aussi déclenché une vague de menaces, dont certaines explicites et filmées. Il a déposé plainte contre une trentaine de personnes.

À ce sujet — Il est menacé de mort pour avoir révélé l’affaire des influenceurs algériens

Un « respect » à géométrie variable

De son côté, le dénommé « El Mouhajir213 » reste très actif sur les réseaux. Il multiplie les posts, en général pour y parler de football ou pour faire le récit de ses courses au Lidl du coin. Habitant manifestement en région parisienne, il a aussi publié une vidéo dans laquelle il fait mine de frauder en forçant les portes du métro. Dans une autre, il pose devant la tour Eiffel et ajoute en commentaire une formule disant, en substance « Ceux qui nous détestent n’ont qu’à assumer », accompagnée d’un petit drapeau algérien… Le message est sans ambiguïté.

Cet individu parle-t-il français ? Que fait-il sur le territoire ? De quoi vit-il ? Rassurez-vous, l’alimentation n’est manifestement pas un problème, pour lui. Au printemps dernier, l’influenceur s’était filmé en train de manger dans les rayons d’un supermarché et avait justifié le pillage au nom de l’islam. « Cette nourriture appartient à Allah le tout-puissant, avait-il prétexté. L’erreur que beaucoup font, c’est de sortir la nourriture du magasin. C’est considéré comme du vol ! Mais si vous mangez à l’intérieur, rien ne vous arrivera. C’est halal ! »

Prêcher la pudeur et le « respect » tout en justifiant le vol : étrange sens moral. Mais sur X, plusieurs internautes originaires du Maghreb ont condamné les agissements de l’influenceur algérien. « Chez les Marocains, les Tunisiens et les Kabyles, c’est impensable ! », a ainsi affirmé Hanan. D’autres ont rappelé que « dans un pays musulman, ce voleur serait en prison » et déploré le laxisme français : « La France est le pays le plus généreux et le plus tolérant de la galaxie. Aucun pays n’accepterait de garder sur son territoire autant d’énergumènes », a observé un Marocain prénommé Adrar. Un constat que certains élus français de droite formulent depuis des années, au risque d’être aussitôt accusés de racisme.

Jean Kast, dans BV

– Elie Semoun, sur RTL, a « vraiment peur du bordel organisé par LFI »

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#webtube : L’humoriste n’a pas peur de le dire : il trouve « la France Insoumise plus dangereuse que le Rassemblement National ». Les opinions tranchées et à contre-courant de la pensée dominante d’Elie Semoun ne devraient plus étonner personne. BV s’en est d’ailleurs déjà fait l’écho mais, ce jeudi 9 juillet encore, l’humoriste interrogé sur RTL n’a encore une fois pas craint de dire sincèrement ce qu’il pense du parti du Jean-Luc Mélenchon, avouant « ne pas [pouvoir] supporter cet antisémitisme affiché » et avoir « vraiment peur du bordel organisé par LFI ».

« Mon cœur va pencher plus du côté de la France »

Une fois encore, Elie Semoun a prouvé qu’il avait plus de volonté qu’une feuille morte et qu’il n’avait pas l’intention de se laisser porter par le vent de la doxa dominante dans le monde culturel. Dès le début de la séquence radio, le ton est donné : interrogé sur l’équipe qu’il soutient lors du match France-Maroc joué ce soir-là, Elie Semoun dit franchement, et ce, malgré ses racines marocaines par son père, « se sentir Français à 99,9 % » et, donc, soutenir les Bleus. Peut-être anodin, pour certains, ou bien frappé du coin du bon sens, pour d’autres, en sachant que l’humoriste est né à Paris, une telle prise de position montre déjà, en soi, qu’Elie Semoun, sans nier son lien avec le Maroc, ne renie pas non plus son pays de naissance. Il avoue qu’« honnêtement, si le Maroc gagne, [il serait] un peu triste pour la France quand même ». À l’heure où la mode est à la revendication de ses origines, sur RTL, Elie Semoun explique donc faire sincèrement le choix de la France malgré le « tiraillement » que peut représenter une double culture : « Mon cœur va pencher plus du côté de la France », dit-il sans équivoque.

À ce sujet — Élie Semoun, l’humoriste affranchi de l’ancienne gauche

« Surtout un opposant à LFI

Alors, faut-il s’en étonner, quand il est interrogé, en tant qu’« humoriste engagé », sur la condamnation de Marine Le Pen, sur la confirmation de sa candidature aux élections présidentielles et sur sa place de favorite dans les sondages, Elie Semoun ne donne manifestement pas au journaliste qui l’interroge la réponse qu’il attendait. Pourtant, en lui demandant s’il est « toujours un opposant au Rassemblement national, héritier du Front national », l’intervieweur oriente la question et invite l’humoriste à confirmer la proposition. Que nenni. S’il commence par expliquer que, selon lui, « ça traduit une grande colère dans le pays », qu’« on ne va pas dire que cette société va bien », il continue en s’étonnant que la candidate du RN, qui avait pourtant affirmé ne pas vouloir faire campagne avec un bracelet électronique, prenne quand même le risque de la terminer ainsi en se pourvoyant en cassation. Il choisit, en réalité, de « répondre comme un homme politique », puisque, dit-il sans ambages, il est « surtout un opposant à LFI ». À l’heure où un grand nombre d’humoristes ont signé la tribune de défense de Rima Hassan, il faut reconnaître à Elie Semoun, non seulement le courage de ses opinions, mais aussi le courage de les dire si franchement. D’ailleurs, il a bien conscience des risques qu’il prend, puisqu’il précise être « vraiment désolé pour les auditeurs qui nous écoutent et qui [l]’aiment bien ». C’est que « là, franchement, [il ne peut] pas supporter cet antisémitisme affiché [par LFI] » et, donc, ajoute-t-il, il a « beaucoup de mal avec ce parti ».

Qui a « vraiment peur du bordel organisé par LFI »

Courageux ! Et ce, d’autant plus qu’Elie Semoun ne tombe pas dans le politiquement correct de l’éternelle condamnation des extrêmes qui renvoie dos à dos le RN et LFI quand il s’agit de critiquer ce dernier sans se compromettre ou mettre en danger sa carrière. Loin de là, à la question de savoir s’il considère « La France insoumise plus dangereuse que le Rassemblement national », l’humoriste n’hésite pas et répond un « oui » franc et sincère. Il ne s’en excuse pas et explique craindre, avoir « vraiment peur du bordel organisé par LFI », puisque, « pour [lui], c’est pas une démocratie, ça ne ressemble pas à une démocratie ». Difficile d’être plus direct !

Sur LCI, dimanche 12 juillet, Manuel Bompard, député LFI des Bouches-du-Rhône, répondait à Elie Semoun qu’« il se trompe » et allait même jusqu’à mettre « au défi quiconque de trouver dans le programme de La France insoumise des propositions, des mesures qui sont des remises en cause des principes fondamentaux de la République française ». Aussi, affirmait-il avec beaucoup d’assurance, il prend le pari qu’Elie Semoun « comme d’autres qui disent ça aujourd’hui » voteront finalement pour La France insoumise en cas de second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise. C’est que, explique-t-il, « il y a les discours, les caricatures médiatiques et puis, après, il y a la réalité des programmes »… Manifestement, la réalité est surtout trop dure pour l’élu LFI qui préfère se voiler la face et ne pas voir s’effriter le monopole culturel de la gauche.

Victoire Riquetti, dans BV

– Playlist « Printemps 2026 » sur Webtube. A vos casques !

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#webtube : Entre nostalgie des années 90, pépites indie-pop, envolées électro et douceur planante… Voici la bande-son idéale pour accompagner vos fins de journée, vos trajets ou vos moments d’évasion. Un joli mélange de genres qui s’écoute sans modération.

Au programme de cette sélection :

  • 🎸 L’indie/alternative hypnotique : de la dream-pop de Slowdive (theSlab) au rock sensuel de Garbage (Milk) et de Cigarettes After Sex (K).
  • 🥁 Le groove électro & trip-hop : l’énergie brute de K.Flay (Can’t Sleep), le classique Bug Powder Dust de Bomb The Bass, et le chill de Bakermat (Save My Soul).
  • La poésie mélancolique : la voix intemporelle de Cat Power (The Greatest), l’élégance de Rover (Call My Name), et la pop sombre de Madonna (Frozen).
  • 🌍 Les détours francophones et internationaux : de la douceur de Stromae (Pas Vraiment) aux notes italiennes de Biagio Antonacci (Sognami).

👉 Et vous, quel est le morceau qui tourne en boucle chez vous en ce moment ? Dites-le moi en commentaire !

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