Articles : Jan. 2021 – Dec. 2020 – Nov. 2020 – Oct. 2020

Non, pas question de capituler et de baisser les bras avant la fin de la bataille judiciaire qui se joue aux États-Unis.
À tous ceux qui nous reprochent un acharnement ridicule, puisque toutes les plaintes de fraude sont systématiquement rejetées par les juges, quelles que soient les preuves avancées, nous ne pouvons que rétorquer que ce n’est pas à RL de jeter l’éponge, quand Donald Trump est toujours debout sur le ring, menant son énième round sans faiblir.
Si Trump refuse de capituler, c’est qu’il a encore des atouts dans sa manche.
Mais quelle que soit l’issue du combat qu’il mène pour la justice et la vérité, chez RL nous serons toujours du côté du peuple face à la trahison des élites.
Nous essayons de défendre la vérité face aux mensonges et au silence complice des médias français, en traquant les informations véridiques diffusées par les sites les plus sérieux et objectifs qui soient.
39 % des Américains sont maintenant convaincus qu’il y a eu une fraude électorale massive. Deux mois de campagne intensive ont ouvert les yeux de beaucoup de citoyens. Et même en Europe, où on nous a bassinés avec le manque de preuves durant tout le mois de novembre, les médias se taisent, sachant très bien que Trump a raison et que la fraude est historique.
67 % chez les Républicains, 17 % chez les Démocrates et 31 % chez les Indépendants sont conscients de la fraude.
Même si par malheur Biden devait l’emporter, grâce aux politiques véreux, aux juges et aux médias corrompus, ainsi qu’avec l’appui de certains Républicains qui trahissent leur camp, cette élection restera à jamais la victoire des tricheurs et Biden sera toujours un Président illégitime pour tous les vrais démocrates.
Demain 5 janvier, se joue une élection partielle majeure pour élire deux sénateurs. Les deux candidats Républicains étaient favoris à l’issue du premier tour. Reste à savoir si les Républicains seront encore assez naïfs et empotés pour se laisser voler la victoire par les fraudeurs Démocrates, bien décidés à rafler le Sénat grâce à ces deux sièges qui leur font défaut.
Mais c’est le 6 janvier que va se jouer une partie majeure pour Donald Trump.
On sait qu’au moins 140 représentants et 11 sénateurs Républicains vont contester les élections et refuser de certifier les listes officielles.
Trump et son avocat Giuliani nous annoncent des nouvelles fracassantes pour le 6 janvier, juste avant le vote du Congrès devant certifier les listes des 50 États.
Un grand mystère plane sur ces annonces et je vous laisse lire le lien ci-dessus pour vous en faire une idée.
Mais si des faits gravissimes touchent des élus Démocrates, des juges ou des traîtres Républicains, nul doute que l’élection sera remise en cause et que des enquêtes seront diligentées à l’encontre des traîtres et des tricheurs qui ont violé la démocratie et trompé le peuple.
C’est la Constitution que Trump défend, dans l’intérêt du peuple américain, face aux fossoyeurs mondialistes de la démocratie.
Les Républicains rebelles qui contestent le verdict de l’élection réclament la création d’une Commission électorale, ayant les pleins pouvoirs pour effectuer un audit, afin de pallier la déficience coupable des juges, qui ont rejeté toutes les plaintes sans les examiner.
Ils s’appuient sur le précédent de 1876, quand la Floride, la Caroline du Sud et la Louisiane avaient été soupçonnées de fraudes massives.
Une Commission composée de 5 représentants, de 5 sénateurs et de 5 juges de la Cour suprême avait dû trancher le conflit.
De leurs côté, les Démocrates essaient de faire barrage à cette attaque républicaine.
Nancy Pelosi, la teigneuse présidente Démocrate de la Chambre des représentants, et le traître sénateur Républicain Mitch McConnell, œuvrent en coulisses pour contourner la Constitution.
En effet, si le 6 janvier certains États ne sont pas validés et si aucun des candidats n’atteint la barre des 270 électeurs, le 12e amendement prévoit de rejouer l’élection au sein de la Chambre des représentants, mais avec une seule voix par État, ce qui favoriserait le camp républicain qui détient une trentaine d’États sur cinquante.
Trump serait réélu.
Mais ce que manigancent Nancy Pelosi et Mitch McDonnell, c’est de contester ce vote d’une seule voix par État, en accordant une voix pour chacun des 539 représentants, ce qui donnerait la victoire aux Démocrates.
Biden serait élu.
Leur argument est que le 12e amendement n’est soi-disant pas clair et peut être interprété différemment.
Cette attaque en règle du 12e amendement me paraît plutôt fantaisiste, mais cela prouve bien que les Démocrates sont aux abois et ne sont pas du tout assurés de leur victoire.
Si le conflit entre Trump et Biden n’est pas tranché le 6 janvier et si aucun candidat ne peut être désigné le 20 janvier à midi, c’est Nancy Pelosi qui devient Présidente par intérim, le temps que la justice désigne le vainqueur définitif.
Mais au-delà de la procédure électorale du 6 janvier, Trump a aussi la possibilité de solliciter les tribunaux militaires pour mener les enquêtes que la justice civile a refusé de conduire.
Qu’ils soient lâches ou menacés, ou bien qu’ils aient agi par pur intérêt personnel, les juges locaux ou fédéraux ont tous trahi la démocratie.
Mais la trahison la plus ignoble est celle venue du camp Républicain, car sur les 200 juges mis en place en quatre ans par Donald Trump à travers tout le pays, pas un seul n’a levé le petit doigt pour l’aider. Des pourris.
Si Trump ne gagne pas, ce sera le plus grand scandale de tous les temps, avec une Amérique tombée au rang du Zimbabwe et un Joe Biden élu comme un roi nègre, grâce à la fraude la plus ignoble de toute l’histoire des États-Unis.
Cette affaire ne fait que commencer.
Quel que soit le vainqueur, il y aura des émeutes et un climat de guerre civile, par la seule faute des Démocrates qui ont volé la victoire au peuple.
Partout à travers le pays, la colère monte.
Q SCOOP – Face à la corruption des juges et des media : La deuxième révolution américaine.
Jacques Guillemain, Riposte Laïque
LYON : des enseignants en grève car le rectorat refuse de défendre un collègue agressé et menacé après un cours sur la laïcité.
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Un professeur d’histoire-géographie du collège des Battières, à Lyon 5e, a été pris à partie par un parent après un cours traitant de la laïcité. Il doit aujourd’hui quitter son établissement. Ses collègues ont débrayé ce lundi 4 janvier. Ils dénoncent le fait que le rectorat n’ait pas réglé le problème.
(…) « Un parent d’élève a pris à partie notre collègue devant le collège, devant des témoins. Il remettait en cause le contenu de son cours d’histoire-géographie sur le principe de laïcité », dénonce une enseignante du collège. Après cette altercation, le professeur avait déposé plainte.
« Là où on a été complètement choqué, c’est d’apprendre le 18 décembre, au détour d’un mail, que notre collègue partait, met en avant l’enseignante. On a fait confiance à la hiérarchie pour qu’elle gère le problème et cela n’a pas été fait. On aurait aimé que les choses soient gérées localement, rapidement, il était possible de le faire. Notre collègue se retrouve malgré lui à devoir partir. Il va se retrouver on ne sait où ».
(…) Les enseignants du collège des Battières mettent aussi en avant le fait qu’un des enfants du parent d’élève incriminé est venu avec un objet contondant au sein de l’établissement (…)
Face au refus de la famille de toute conciliation, l’enseignant porte plainte pour agression et diffamation. Et depuis, il est en arrêt maladie.
(…)
Indignation, sentiment d’insécurité. Les réactions sont vives chez ces enseignants, qui craignent de voir perdurer la problématique soulevée par l’assassinat de Samuel Paty : “le fait qu’un parent d’élève puisse être intrusif quant au contenu de nos cours, on va être obligé de s’auto-censurer“. Et l’annonce du départ de l’enseignant visé par un parent d’élève est d’autant plus mal vécu, que celui-ci “a fait énormément pour des enfants en difficulté“. Il s’était “courageusement” investi dans l’organisation de la journée d’hommage du 2 novembre, un travail reconnu par sa hiérarchie. “15 jours plus tard, quand il est victime d’une agression, c’est lui qui doit partir par la petite porte, en catimini. C’est scandaleux“.
Bordeaux : les rixes, violences à l’arme blanche et coups de feu se multiplient, la chronologie
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CHRONOLOGIE – Depuis le mois de juin 2019, bagarres de rue, agressions violentes, coups de feu et règlements de compte à l’arme blanche deviennent monnaie courante. Une étape a été franchie aux Aubiers le 2 janvier, où une fusillade a fait un mort et quatre blessés, âgés de 13 à 16 ans.
Coups de feu, de couteau, de cutter, de batte de base-ball, de barre de fer, de tesson de bouteille, voire de machette : depuis le mois de juin 2019, chaque jour ou presque, un nouveau fait divers vient s’ajouter à la longue liste des violences et agressions qui se multiplient depuis un an et demi dans les rues de plusieurs quartiers de Bordeaux – notamment à Saint-Michel ou aux Aubiers, mais pas seulement -, sur fond d’alcool, de trafic de drogue et de concurrence de territoires entre bandes rivales, et impliquent souvent des jeunes majeurs isolés ou des mineurs non accompagnés (1) sans domicile fixe.
(…)
“C’est un cap qui a été franchi”
“C’est un cap qui a été franchi”, a déploré ce dimanche le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic. “J’ai décidé de réunir une cellule de crise avec les adjoints et conseillers municipaux du quartier. La mairie est déterminée à prendre avec sérieux cette rixe nocturne aux Aubiers. Il y a un travail de fond qui se fait mais face à des faits que je qualifie de grande criminalité, il y a une réaction rapide à apporter. Une enquête pénale est en cours. La mairie est disposée à jouer son rôle pour qu’il soit mis un terme à cette dramatique escalade de la violence organisée dans ces quartiers”.
Vénissieux : la cour des comptes épingle le communautarisme religieux aux Minguettes
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Dans ce dossier, ce sont huit quartiers prioritaires de France qui ont été analysés. Parmi eux, les Minguettes, à Vénissieux, décrit comme l’un des bastions de l’islam fondamentaliste grâce, notamment, aux informations collectées par le ministère de l’Intérieur.
“Le quartier est marqué par un fort communautarisme et un islam de plus en plus rigoriste. Des femmes suivent les préceptes de la religion musulmane et s’habillent traditionnellement. Si beaucoup d’entre elles le font par conviction, il est probable que certaines s’y voient contraintes par la pression familiale et sociale. À ce titre, existe un réel questionnement sur la place de la femme et de la mixité dans l’espace public au sein de ces quartiers” peut-on lire dans le rapport.
Cités dans le document, les services de la Ville déplorent également “des problèmes de comportement, la promotion d’un autre mode de vie, la multiplication des incidents quotidiens, un phénomène d’entre soi sur une base religieuse, une marginalisation progressive des femmes, un nombre croissant ne sortant plus, une présence des hommes oppressante, deux écoles désertées lors d’évènements religieux, le poids du ramadan de plus en plus fort chaque année, des certificats religieux pour jeunes filles au motif d’allergies au chlore, des épisodes de prières au sein d’un groupe scolaire, etc.”
A l’école, justement, la cour des comptes relève d’autres difficultés avec “des équipes pédagogiques régulièrement confrontées à la police religieuse ou mosquées jugées salafistes”. Le dossier se termine en affirmant d’ailleurs que sur les 15 lieux de cultes des Minguettes, deux mosquées sont jugées “salafistes”.
La cour des comptes donne également la parole à la municipalité de la commune de l’est lyonnais. La maire PCF, Michèle Picard évoque “un combat idéologique et de valeurs en cours sur ces territoires pour faire comprendre et respecter le cadre laïc”.
Mali : Hommage à nos soldats, honte à nos chefs !
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Entre la météo et les dernières nouvelles du front du Covid, on apprend régulièrement qu’au Mali, de jeunes Français perdent la vie dans le combat, contre le terrorisme selon la version officielle, en fait contre les islamistes dont les frères sont accueillis chez nous. Evidemment le président et la ministre des armées expriment réglementairement leur émotion, tout en préparant j’imagine leur tenue pour aller s’incliner sur les cercueils des nôtres tombés si loin.
Que nos soldats risquent leur vie pour la protection des Français n’est en soi pas scandaleux. C’est leur raison d’être. Ce qui l’est dans cette affaire, c’est que le sens de leur sacrifice n’est plus discernable.
Je n’ose penser que les derniers ont peut-être été tués par ceux-là même que M. Macron a consenti à libérer pour « récupérer » l’apostat Sophie (pardon, Mariam) Pétronin il y a peu. Pourtant comment ne pas l’imaginer ? Comment ne pas se rappeler une fois de plus que pendant que nous risquons la vie des nôtres au Mali, 80.000 Maliens vivent chez nous, tranquilles, accueillis au seul mérite d’être des déserteurs ayant fui leur propre pays en guerre. La famille de bandits Traoré ne serait-elle pas mieux à défendre « ses valeurs » là-bas plutôt que subir la « tyrannie blanche » ici ? Comment ne pas imaginer le désarroi, l’inquiétude de nos soldats luttant là-bas, alors qu’ils ne sont même pas rassurés sur la sécurité de leurs familles ici parce que le chef qui les exhorte au combat contre la vague islamique africaine est incapable d’endiguer l’invasion des mêmes chez nous et d’assurer la sécurité des quartiers où vivent leurs familles ?
Que fait-on encore là-bas ? Chaque fois qu’un de nos soldats tombe on ne peut s’empêcher de se poser la question. Peut-on apercevoir la lumière au bout du tunnel quand on ne connait même pas le but de guerre ?
En décembre 2019, en déplacement au Mali avec le président de la république, le CEMA actuel (général Lecointre) a déclaré au sujet de notre engagement au sahel:
«Nous sommes ici pour assurer notre sécurité pour les 30 ans qui viennent» […] « car si nous laissons le chaos s’installer, les États sahéliens vont s’effondrer sur eux-mêmes, laisser la place à l’État islamique, ce qui provoquera une pression migratoire sur l’Europe, avec tous les risques populistes que cela entraînera ».
Je voudrais pouvoir oublier ses derniers mots qui sont une prise de position politique qu’on n’attend pas d’un soldat. Doit-on penser que pour lui, le principal objectif final de notre action au sahel, est la lutte contre le populisme en Europe, qui nait justement, en grande partie, d’une immigration massive qu’on tolère? Il ne devait pas donner ce quitus courtisan à un président égaré.
Peut-on raisonnablement penser que la pression migratoire subie, consentie, actuellement chez nous, qui n’est que l’avant-garde de la déferlante africaine à venir, sera contenue par cette unique « légion » à la romaine engagée sur un territoire grand comme huit fois la France, où se mène une guerre de nomades sans cesse à recommencer ; avec des alliés européens presque absents, et des alliés locaux dont la médiocrité militaire semble sans remède.
Le CEMA dit chercher la sécurité en France pour les 30 ans à venir. Pour l’instant la seule perspective c’est un enlisement de 30 ans qui ne protégera in fine rien du tout.
Bien sûr on peut se réjouir de nos succès sur place ; autant de « salopards » en moins. Bien sûr notre retrait aggravera la situation locale. Mais les moyens engagés sont dérisoires, ne nous permettent pas d’envisager, à nous seuls, une issue heureuse d’un conflit dont d’ailleurs l’impact sur notre situation intérieure n’est guère appréciable compte tenu de l’absence de véritable volonté de défense du pré carré national. Le sacrifice des nôtres en Afrique sert de caution à un état qui, à travers ses présidents successifs, veut nous faire croire qu’il défend la France et les Français.
La citadelle est assiégée, déjà envahie, les murailles s’écroulent, pendant que nos soldats sont engagés au loin dans une lutte sans espoir de succès final.
Le donjon risque de céder, il faut rameuter les troupes.
Général Roland Dubois, Riposte Laïque
« Moi, Marie, esclave sexuelle de Daech »
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Dans « la Putain du califat », qui paraît le 6 janvier, notre journaliste Sara Daniel raconte, avec Benoît Kanabus, la descente aux enfers d’une Irakienne qui, pendant deux ans, a été prisonnière à Mossoul et Raqqa. […]
Marie a beau avoir 35 ans et être périmée sur un marché saturé par de très jeunes yézidies, sa religion compense largement son âge aux yeux des djihadistes. Les chrétiennes sont des perles rares, la part réservée des chefs et des alliés les plus méritants. Marie ne sait pas cela, et elle n’imagine pas non plus que la couleur de ses cheveux blonds exaspère le désir de ses geôliers : chrétienne, blonde, c’est un joyau. […]
Dans sa barbarie bureaucratique, l‘Etat islamique a même fait publier, par l’intermédiaire de son département de la recherche et de la fatwa, un manuel d’esclavage sexuel que Marie apprendra par coeur parce qu’il va régler sa vie du jour de sa capture à celui de sa libération. […] l’article 13 spécifie des conditions aux pédophiles, jusque dans la manière de pénétrer les petites filles : « Il est licite d’avoir des rapports avec l’esclave qui n’a pas atteint la puberté si son corps est propre à l’acte. Si ce n’est pas le cas, alors il faut se contenter de jouir sans coït. » […]
Abou Ossama à la guerre, Rachid à la ville, est tombé dans le commerce d’esclaves un peu par hasard. Sa première année à Raqqa, ce fils d’épiciers de Lunéville qui touchait le RSA l’a passée dans les cybercafés syriens à draguer sur Facebook et à manger des kebabs. [….] Quand l’Etat islamique a rendu licite le trafic d’esclaves, Rachid a repéré de jolies adolescentes yézidies qui récuraient les sols. Comme le garçon dodu de « Charlie et la Chocolaterie » qui passe d’une rivière de chocolat à une cascade de sirop de fraises, il s’est mis à acheter compulsivement des femmes, avec l’argent qu’il s’est procuré en France en faisant des crédits à la consommation dont il ne rembourse pas les échéances. Ce pays de « kouffars racistes » continue même à lui payer ses allocations sociales, rigole-t-il. […]
L’ordre règne en France… ou presque
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Le couvre-feu a payé : que 861 voitures brûlées durant cette nuit de la Saint-Sylvestre. C’est Europe 1 qui donne ce chiffre, le ministère de l’Intérieur étant sans doute plus occupé à comptabiliser les rappeurs jouant aux petits lutins dans la lande bretonne au son de musiques pas très celtiques. 861 contre 1.457 l’an passé, soit une chute de 41 %. C’est énorme.
À ce rythme, avec un nouveau couvre-feu et quelques dizaines de milliers de policiers et militaires de plus sur le terrain, le 31 décembre 2021, on devrait tomber autour de 500 bagnoles cramées à trois mois de l’élection présidentielle. Et si l’on poursuit la suite récurrente, fin 2026, lorsque Emmanuel Macron sera à quelques mois de terminer son deuxième et dernier mandat, le phénomène devrait avoir été quasiment éradiqué sur le territoire de la République française. Mais ne nous emballons pas. 861 : juste une petite cinquantaine de plus par rapport à 2016, la dernière Saint-Sylvestre de Hollande à l’Élysée. Comme quoi, en tout cas, quand on met le paquet, on y arrive. Donc, l’ordre règne en France. Ou presque.
On pourrait se contenter d’ironiser sur ces chiffres. C’est facile mais injuste, aussi, vis-à-vis des forces de l’ordre déployées durant cette nuit de fête. Des forces de l’ordre, c’est-à-dire, avant tout, des hommes et des femmes qui ont une famille aussi, on l’oublie trop souvent. Plus de 100.000 policiers et gendarmes mobilisés. C’est à peine moins que les effectifs de l’armée de terre française, l’une des premières armées, sinon la première, en Europe. Réalise-t-on vraiment l’effort de mobilisation que cela représente, le coût humain, matériel, financier ? Pas certain. Pouvons-nous nous satisfaire qu’année après année, une grande nation comme la France mobilise ainsi toujours plus de policiers et de gendarmes pour que l’ordre règne à peu près correctement dans la rue un soir de fête ? Et qu’on en arrive à se dire que le couvre-feu a du bon ?
Dernière remarque. On aime à faire le tour d’Europe et même du monde à l’occasion du Nouvel An : défilent sur nos écrans de belles images de feu d’artifice à Berlin, de couples s’embrassant au rythme des douze coups de Big Ben, de la foule new-yorkaise comptant à rebours dans Time Square. On aime aussi nous comparer à d’autres pays pour nous faire la leçon (il est vrai, un peu moins en ces temps où il devient urgent de balayer devant sa porte). Alors, on aimerait savoir combien de voitures ont brûlé durant cette nuit de la Saint-Sylvestre à Rome, à Moscou, à Varsovie ou, pourquoi pas, à Zagreb.
Boulevard Voltaire
La rave révélatrice
Articles : Jan. 2021 – Dec. 2020 – Nov. 2020 – Oct. 2020

La rave sauvage ayant rassemblé plus de 2.000 personnes en Bretagne a donc pris fin samedi matin. Près de 1.200 verbalisations, trois gendarmes blessés et des organisateurs traqués. Une fête illégale qui aura réuni tous les cadres de place Beauvau autour de Gérald Darmanin. Une simple fête illégale qui aura maintenu journalistes et politiques en alerte pendant plusieurs jours. 2.000 jeunes auront donc fait trembler l’État et semblent avoir menacé un an de politique sanitaire drastique et de lois liberticides.
Il n’y a rien qui va dans ce qui vient d’être écrit. Premièrement parce qu’il a suffi d’une rave-party comme il y en a des centaines illégales tous les week-ends en France pour mettre en échec l’une des dix plus grandes puissances du monde. Il n’y a rien qui va dans cette affaire, tant elle ressemble à un ultime et improbable épisode des Gendarmes de Saint-Tropez. Mais Gerbert, Cruchot et Fougasse ont été promus ministres et, en guise de nudistes, il y aurait un roi nu.
Face à cela, l’exécutif est resté muet. Le directeur de l’agence régionale de santé de Bretagne, Stéphane Mulliez, appelle, sur France Bleu Armorique, les participants « à s’isoler strictement à leur domicile pendant sept jours ». Il confie son inquiétude : « Nous avons mis à disposition sur le site de nombreux équipements de protection individuels : plus de 4.000 masques chirurgicaux, ainsi que 540 tests antigéniques pour pouvoir faire des dépistages de manière anticipée. Mais malgré cela, nous savons que cette rave-party présente un très fort risque de diffusion du Covid-19 », explique-t-il. Il juge « irresponsables les comportements des teufeurs du point de vue sanitaire » et souhaite « un retour au civisme ».
Finalement, l’État ne fera rien, ou presque, parce qu’il en est incapable. L’insécurité ? Un sentiment. Les voitures qui brûlent ? Débordements ! Une rave de 2.500 personnes ? Une irresponsabilité ! On reprochait à Emmanuel Macron son discours du réveillon, jugeant que le roman national qu’il s’essayait à raconter n’était qu’un exercice d’autosatisfaction trop éloigné de la réalité. Et puisque notre préfet de police de Paris aime à citer Léon Trotski, rappelons au passage que le théoricien de la révolution rouge avait aussi écrit ceci : « La réalité ne pardonne pas une seule erreur à la théorie. » La réalité, c’est l’association Techno Plus qui participait activement à cette rave, dopée par les subventions de la mairie de Paris. En résumé, un vaudeville à 3.000 figurants payé par vos impôts.
Boulevard Voltaire
Des policiers qui n’en peuvent plus : « On est lâchés, jusqu’au plus haut sommet de l’État »
Articles : Jan. 2021 – Dec. 2020 – Nov. 2020 – Oct. 2020

Souvent accusés de dérapages ou de bavures, les policiers sont régulièrement pointés du doigt dans le débat public et ciblés dans les manifestations. L’association Hors Service s’est fait connaître, dernièrement, pour avoir appelé, sur les réseaux sociaux, à « ouvrir le feu sur les miliciens d’extrême gauche ». Une légitime défense, selon elle, qui entend défendre les policiers blessés, affectés psychologiquement et à bout professionnellement. Les dernières accusations d’Emmanuel Macron sur le contrôle au faciès n’aura fait qu’aggraver le malaise dans la profession.
Boulevard Voltaire

