. Jean-Yves Le Gallou donne une cohérence doctrinale à la remigration

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#webtube : Jean‑Yves Le Gallou, président de Polémia, a récemment publié Remigration. Pour l’Europe de nos enfants, aux éditions La nouvelle Librairie, un ouvrage dans lequel il plaide non pas seulement pour un arrêt du flux d’immigration, mais aussi pour une inversion significative des flux migratoires. André-Victor Robert, économiste et auteur de La France au bord de l’abîme – Les chiffres officiels et les comparaisons internationales, a lu cet ouvrage. Compte-rendu.

Une démonstration limpide

 L’ouvrage n’est pas un simple « manifeste », il entend aussi et surtout – en s’appuyant sur un vaste corpus de références historiques et démographiques – donner une cohérence doctrinale à la notion de « remigration », encore marginale dans le débat public français, mais qui occupe une place de plus en plus importante dans les réflexions des intellectuels en Europe, tout du moins ceux qui témoignent du souci de ne pas laisser s’effondrer la civilisation occidentale.

L’ouvrage est structuré en deux parties : dans une première partie, intitulée « Pourquoi la remigration ? », Jean-Yves Le Gallou examine les motifs qui pourraient – ou devraient – conduire les hommes politiques à envisager la mise en œuvre d’une politique de remigration. Jean-Yves Le Gallou puise dans des disciplines aussi diverses que l’histoire, l’anthropologie, ou la démographie, et à cette occasion, Jean-Yves Le Gallou fait la preuve de son érudition, en mobilisant en outre de manière fort judicieuse les apports de ces disciplines. Dans la deuxième partie de l’ouvrage, l’auteur examine comment procéder, et comment surmonter les obstacles qui ne manqueront pas de se présenter.

Au fil des chapitres de la première partie, l’auteur analyse la crise historique majeure que traverse l’Europe, provoquée par l’immigration extra-européenne de masse, l’effacement progressif des frontières culturelles et la diffusion du modèle multiculturel mondialiste. Jean-Yves Le Gallou considère que cette dynamique ne relève plus d’un simple phénomène économique ou social, mais d’un bouleversement démographique profond susceptible de transformer durablement l’identité des nations européennes, et peut-être de remettre en cause l’existence-même de la civilisation occidentale.

L’auteur évoque différents exemples de déplacements ou de retours de populations intervenus au fil des siècles afin de montrer que les phénomènes de remigration ont déjà existé dans l’histoire.  L’auteur en conclut que des politiques de retour sont envisageables sans nécessairement conduire à des conflits majeurs. L’histoire, nous indique l’auteur, « fournit de nombreux exemples de remigrations, parfois violentes (…) mais qui peuvent aussi prendre des formes plus paisibles. ». Au titre des remigrations réalisées sous la contrainte, il évoque notamment la Reconquista, le retour en Grèce des grecs établis en Turquie et le retour en Turquie des turcs établis en Grèce suite au Traité de Lausanne de 1923, ou encore le rapatriement des Pieds-noirs en 1962. Parmi les cas de remigrations plus paisibles figure notamment celui des populations russophones des États baltes après la chute de l’Union soviétique.

Pour Jean-Yves Le Gallou, le peuple européen a droit à la continuité historique. « Le substrat ethnique de l’Europe, nous indique-t-il, est resté inchangé depuis 5000 ans et jusqu’au début de l’immigration extra-européenne dans les années 1960. Et à l’exception du finnois, du hongrois et du basque, toutes les langues parlées en Europe sont indo-européennes et apparentées les unes aux autres. (…) Le catholicisme (…) est aussi un marqueur identitaire et civilisationnel fort : la notion de chrétienté (…) a largement catalysé les énergies des européens dans leur lutte contre les invasions arabo-musulmanes en Espagne et turco-musulmanes dans les Balkans, ou contre les attaques des pirates barbaresques sur les rivages nord de la Méditerranée. » Ce que le Général de Gaulle, de manière plus intuitive et plus approximative, avait formulé de la manière suivante : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. »

Lutter contre la colonisation de l’Europe

Le chapitre 3 a pour objet d’analyser les maux occasionnés par l’immigration européenne. L’Europe est pour l’auteur en passe de devenir une colonie soumise aux peuples de ses anciennes colonies. Mais la colonisation d’hier et celle d’aujourd’hui auraient peu à voir l’une avec l’autre : « La colonisation européenne était une colonisation administrative et de protectorat, apportant des infrastructures et des ouvrages d’art : routes, ponts, chemins de fer, canaux d’irrigation, hôpitaux, écoles. » Le Gallou converge totalement sur ce point avec le numéro hors-série consacré récemment par Valeurs actuelles à la présence française en Algérie de 1830 à 1962. Il poursuit : « La colonisation venue du tiers-monde est différente : c’est une colonisation de peuplement, amenant des bouches à nourrir. »

Il ajoute que c’est une colonisation de prédation : prédation sexuelle, dont sont emblématiques l’affaire des grooming gangs au Royaume-Uni ou encore l’affaire des viols collectifs de Cologne à la Saint-Sylvestre 2015 ; prédation violente, avec la sur-représentation très marquée des immigrés extra-européens (sur-représentation constatée dans tous les pays européens) dans la participation aux activités criminelles ; prédation qu’il qualifie d’« astucieuse », enfin, les immigrés extra-européens ayant – beaucoup plus que les autochtones – recours aux aides sociales et au logement HLM. Jean-Yves Le Gallou, s’appuyant sur les travaux de Robert Puttman, politologue à Harvard, note en outre que les sociétés multi-culturelles sont plus conflictuelles que les sociétés ethniquement homogènes, l’hétérogénéité ethnique ayant pour effet d’accroître la méfiance entre les individus et donc d’affaiblir le « capital social ». Sur ce sujet, on pourra consulter aussi l’ouvrage de Garett Jones, dont nous avons rendu compte il y a un an dans ces colonnes.

Le chapitre 4 conclut la première partie de l’ouvrage en abordant les questions démographiques. Au cours des vingt dernières années, de 2006 à 2021, en France, le taux de fécondité des femmes immigrées est resté stable à environ 2,3 enfants par femme alors que celui des femmes nées en France fléchissait, de 1,9 à 1,7 enfant par femme. Dans le même temps, le nombre de naissances en France issues d’un ou deux parent(s) étranger(s) augmentait de 42 %, tandis que le nombre de naissances de deux parents français baissait de 37 %. Dans ces conditions, à l’avenir, si la fécondité des femmes immigrées devait se maintenir et celle des femmes non-immigrées continuer de baisser, la part des immigrés au sein de la population en France ne peut que s’accroître au fil du temps, et ce même sous l’hypothèse d’un arrêt total du flux d’immigration. C’est à notre sens un argument majeur en faveur de la politique de remigration prônée par l’auteur, car de ce fait, le simple arrêt de l’immigration ne suffira pas à mettre un terme au « grand remplacement ».

Les peuples face aux juges

Pour Le Gallou, la remigration désigne l’ensemble des politiques visant à favoriser le retour vers leur pays d’origine d’immigrés installés en Europe, mais également, dans certains cas, celui de leurs descendants lorsque ceux-ci sont insuffisamment assimilés ou porteurs d’une altérité culturelle irréductible. La remigration comprend ainsi cinq composantes, à mettre en œuvre dans cet ordre : 1- l’arrêt de toute immigration nouvelle, 2- le renvoi des clandestins et des délinquants, 3- le non-renouvellement des titres de séjour des étrangers qui n’ont plus les moyens de subsister en France par leur seul travail, 4- la déchéance de nationalité et le renvoi des binationaux inassimilés et hostiles à la France, et 5- l’encouragement au retour des étrangers non assimilés.

La mise en œuvre d’une telle politique risque évidemment d’être entravée par le « gouvernement des juges ». Jean-Yves Le Gallou estime que les juridictions nationales et européennes, en particulier la jurisprudence liée aux droits de l’homme, empêchent désormais les États de mener des politiques migratoires souveraines. Il critique à juste titre les institutions européennes et les mécanismes juridiques internationaux qui placent les droits individuels des migrants au-dessus des intérêts collectifs des peuples d’accueil. Reprenant les travaux de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), l’auteur indique qu’en application des critères édictés par la jurisprudence de la Cour nationale du droit d’asile, de la CEDH et de la CJUE, ce sont pas moins de 600 millions de personnes, de par le monde, qui sont éligibles au droit d’asile en France ! Ce qui amène Le Gallou à conclure que ces juridictions constituent la « nef des fous »… La remigration suppose donc une reconquête préalable de la souveraineté politique et juridique des nations, qui consiste avant tout à remettre les juges à leur place, ce qu’il appelle le « JUGEXIT ».

Pour une politique de fermeté

Jean-Yves Le Gallou considère que la remigration doit être mise en œuvre de manière progressive, équitable et ferme. La progressivité consiste tout d’abord à mettre un terme à l’accaparement du pouvoir législatif par les juges et à rendre le pouvoir législatif au peuple, qui l’exercera par référendum ou par l’intermédiaire de ses représentants élus. L’auteur souhaite aussi que l’Union européenne exerce dans le respect strict du principe de subsidiarité les compétences qui lui sont dévolues, et qu’il soit offert à tous les états membres la possibilité de s’affranchir de la politique migratoire de l’Union, en s’appuyant sur un « opt-out » à l’instar de celui dont bénéficie le Danemark en la matière. Ce qui permettrait ensuite de mettre fin au regroupement familial, dont les conséquences financières pour notre pays sont particulièrement lourdes.

L’équité et la fermeté commandent de couper les subventions aux lobbies et associations pro-immigrationnistes, de « mettre un terme à tous les dispositifs de préférence étrangère accordant, statistiquement ou juridiquement, des avantages en termes d’accès aux services publics aux populations issues de l’immigration, [et de réserver] l’accès aux avantages sociaux aux seuls ressortissants nationaux ».

Le texte s’inscrit dans un contexte européen plutôt que franco-français. L’ouvrage est préfacé par Martin Sellner, figure importante de la mouvance « identitaire » germanophone, ce qui souligne la dimension transnationale du projet intellectuel défendu. Cet ouvrage est l’aboutissement de plusieurs décennies de pensée française et européenne sur les questions d’immigration et d’identité. On y retrouve des thèmes déjà présents dans les travaux antérieurs de Jean-Yves Le Gallou : préférence nationale, critique de l’universalisme, défense des identités enracinées, dénonciation des élites mondialisées et préoccupation face au déclin culturel européen. L’ouvrage constitue ainsi une forme de condensé idéologique destiné à fournir un cadre intelligible et mobilisateur.

L’ouvrage témoigne aussi et surtout d’une inflexion récente très significative de la pensée européenne vis-à-vis de l’immigration : là où certains intellectuels se contentaient jusqu’à présent d’en appeler à la limitation du flux d’immigration, Jean-Yves Le Gallou assume désormais l’idée d’un renversement du mouvement migratoire lui-même, et affiche la volonté de déplacer en conséquence la frontière du débat public.

André-Victor Robert, Polémia

. Marc Bloch, un mort trop grand pour les petites querelles

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#webtube : J’étais dans mon bureau lorsque la nouvelle revint par la voix des informations du matin : Marc Bloch entrait au Panthéon. La phrase, dite d’un ton égal, avait cette solennité mécanique des annonces officielles, quand l’État français, ne sachant plus toujours que faire des vivants, s’applique avec gravité à disposer les morts dans son grand ossuaire symbolique. Devant moi, les rayonnages d’histoire montaient jusqu’au plafond. Là, dans leur livrée de papier jauni, reposaient ces volumes des éditions Payot, collection « Documents pour servir à l’histoire de la Grande Guerre mondiale », que j’ai longtemps collectionnés comme d’autres ramassent des coquilles après la tempête.

Ces livres ont accompagné mes années d’apprentissage. Ils racontent moins une suite d’événements qu’une longue houle européenne, faite de victoires, d’aveuglements, de chancelleries, de canons, d’effondrements et d’orgueil blessé. J’y ai appris que notre continent ne meurt jamais d’un seul coup. Il se fatigue, il s’enivre de formules, il conserve ses façades, il multiplie ses discours, puis un jour la digue cède. C’est pourquoi le nom de Marc Bloch, surgissant dans la rumeur radiophonique, me retint davantage que les habituelles pompes présidentielles.

Je n’ai jamais eu pour la République française cette tendresse que ses enfants naturels feignent parfois de porter dans leurs veines. Chez moi, par sentiment breton, et avec ce vieux fonds légitimiste hérité de lignées réfractaires à la Révolution française, on regardait la République et la France avec prudence, parfois avec agacement, souvent avec cette distance intérieure que donnent les fidélités antérieures. La France existe, assurément. L’État existe plus encore, et pèse lourdement. Quant à la nation française, si souvent invoquée comme une évidence, je l’approche avec circonspection. Elle est moins un dogme qu’une construction historique, parfois admirable, parfois brutale, toujours disputée.

C’est dire que Marc Bloch n’était pas spontanément un compagnon de maison. Il appartenait à une France républicaine, universitaire, patriote au sens le plus classique du terme, nourrie de la IIIe République, de l’école, du service militaire, de la croyance dans l’intelligence ordonnée. Ma famille, elle, aurait plutôt combattu cette France-là qu’elle ne l’eût célébrée. Pourtant, il y a des hommes dont la stature oblige à sortir de ses propres préventions. Marc Bloch est de ceux-là.

J’ai lu L’Étrange Défaite très jeune, et sans doute trop vite. Je n’y cherchais pas un maître, encore moins un saint républicain. J’y trouvai pourtant une intelligence frappée de stupeur, une intelligence blessée, mais non défaite. Ce qui bouleverse dans ce livre, c’est qu’un homme qui avait tout donné au cours de deux guerres voit s’écrouler, en quelques semaines, la France victorieuse de 1918. Non une France pauvrement improvisée, non une France sans mémoire militaire, non une France provinciale et distraite, mais la France qui avait vaincu l’Empire allemand au prix d’une saignée immense, et qui, vingt-deux ans plus tard, se trouvait à genoux.

Marc Bloch comprit que la défaite n’était pas seulement militaire. Les chars allemands n’avaient pas seulement percé des lignes. Ils avaient traversé une épaisseur de routines, de bureaux, de doctrines figées, de commandements vieillis, de conformismes administratifs, de mensonges rassurants. Il y avait eu faillite de l’intelligence pratique, cet art si rare qui consiste à voir ce qui vient avant que l’événement ne vous l’assène sur le crâne. À cet égard, L’Étrange Défaite n’est pas un livre de 1940. C’est un livre que chaque époque française devrait relire lorsqu’elle commence à se payer de mots.

Notre temps y trouverait un miroir peu flatteur. Il n’a plus la même armée, les mêmes frontières, les mêmes ennemis visibles, les mêmes uniformes au bord des routes. Il possède en revanche les mêmes maladies de structure : le goût des procédures, l’illusion des plans, la superstition des organigrammes, la lâcheté de certaines élites, la peur de nommer l’adversaire, l’impuissance enveloppée dans une langue technocratique. L’État français produit des rapports comme les vieux arsenaux produisaient des obus. Encore faudrait-il qu’ils touchassent quelque chose.

C’est ici que la panthéonisation de Marc Bloch pourrait avoir un sens, si elle n’était pas aussitôt recouverte par les petites querelles de notre temps. Honorer cet homme n’a rien de déplacé. Cela peut même être juste. Il fut historien, soldat, professeur, résistant, homme de devoir, homme d’écriture et de courage. Il fut aussi l’un de ces Français d’origine juive qui crurent profondément à la France qui les avait accueillis, au point de ne jamais vouloir séparer leur sort de celui du pays. On peut venir d’une tradition bretonne rétive à l’État central, on peut n’avoir aucun goût pour la mystique républicaine, et reconnaître la grandeur de cet engagement.

En entendant les informations, mon regard se posa sur un petit coin de ma bibliothèque où se trouve un diptyque discret : deux portraits que j’avais photographiés, il y a une vingtaine d’années, au Musée juif de Berlin. Albert Ballin et Walter Rathenau. Mon père me les avait souvent cités en exemple d’hommes animés par le plus pur patriotisme allemand, non un patriotisme de parade, non un patriotisme de braillards, mais un patriotisme de service, d’industrie, d’intelligence et de sacrifice.

Ballin fut l’un des grands artisans de l’expansion maritime allemande. Son nom évoque Hambourg, les lignes océaniques, les paquebots, la puissance commerciale, cette Allemagne d’avant 1914 qui cherchait sa place sur les mers. La défaite lui fut insupportable. Il se donna la mort au lendemain de l’armistice, comme si l’effondrement de l’Allemagne lui retirait l’air même dont il vivait. Rathenau, lui, fut l’un des grands esprits industriels de son temps, organisateur, savant, homme d’État, figure capitale de cette Allemagne de Weimar qui tenta, quelques années, de tenir debout au milieu des ruines.

Il fut assassiné par des hommes issus du monde des Corps francs et des milieux nationalistes radicaux, dans ce climat d’après-guerre où l’Allemagne vaincue mêlait humiliation, revanche, brutalité politique et radicalisation idéologique. On ne comprend pas cette époque si l’on se contente de la réduire à la folie. Elle fut plus grave que cela. Elle fut une décomposition, une fermentation, une guerre intérieure mal éteinte. Rathenau représentait peut-être l’une des dernières possibilités d’une Allemagne qui aurait su se redresser autrement. Sa disparition ne causa pas tout, naturellement. Elle ferma pourtant une porte.

Dans le cas français, comment ne pas penser à la famille Bloch, à Marcel, qui devint Dassault, dans l’aviation, et à Darius Paul, son frère aîné, polytechnicien, officier d’artillerie et engagé dans l’aventure des chars ? Là encore, on voit cette jonction si particulière entre le judaïsme émancipé et les grandes entreprises de l’État moderne : l’armée, la technique, l’industrie, l’organisation, la guerre. Ces hommes ne furent pas des passagers clandestins de l’histoire française. Ils en furent des artisans. Leur fidélité ne fut pas sentimentale. Elle fut concrète, productrice, risquée, souvent tragique.

Marc Bloch appartient à cette famille d’esprit. Ce qui frappe chez lui, ce n’est pas seulement l’intelligence, c’est la tenue. Frappé par le statut des Juifs, humilié par Vichy, spolié par l’occupant, poussé vers l’exil, il refusa autant qu’il le put de transformer son malheur propre en séparation d’avec le sort général du pays. Il ne niait pas ce qu’il était. Il ne reniait rien. Il affirmait simplement que sa qualité de juif ne l’empêchait pas de se sentir Français, et qu’il ne la revendiquait que face à l’antisémite. Ce n’est pas une prudence honteuse. C’est une pudeur de grande race morale.

Il y a, dans cette attitude, quelque chose que notre époque comprend mal. Nous vivons sous le règne de l’identité proclamée, du tort exhibé, de la mémoire tenue comme un titre de rente morale. Marc Bloch avait toutes les raisons de parler en victime. Il choisit de ne pas se réduire à cela. Il ne demanda pas que la France tout entière fût enfermée dans Vichy, ni que tous les Français fussent confondus avec les lâches, les collaborateurs, les fonctionnaires du malheur ou les collègues trop prudents. Il savait distinguer. L’historien, chez lui, sauvait l’homme des facilités de la rancune.

C’est pourquoi l’usage contemporain que l’on prétend faire de son nom est parfois si déplaisant. Marc Bloch méritait mieux que d’être transformé en projectile dans la guerre que mène une gauche sénescente contre une droite qui revient. Il méritait mieux que cette réduction. Ses analyses sur la défaite, son regard sur l’effondrement de l’autorité, son inquiétude devant les élites incapables de voir le réel, tout cela devrait parler à tous les camps. L’Étrange Défaite ne juge pas seulement les vaincus de 1940. Elle accuse les systèmes qui se croient solides parce qu’ils ont encore des façades.

Or voici que certains veulent faire de Marc Bloch une propriété de clan. Des descendants, des gardiens de mémoire, des héritiers affectifs ou politiques prétendent dire qui peut l’honorer, qui peut le citer, qui peut s’incliner devant lui. Que la famille ait ses douleurs, ses pudeurs, ses refus, on le comprend. La mémoire familiale ne se discute pas comme un procès-verbal de conseil municipal. Elle a ses raisons charnelles. Elle porte ses ombres, ses morts, ses blessures.

L’entrée au Panthéon change toutefois la nature de l’affaire. À partir du moment où l’État français élève un homme dans ce temple laïque, il l’arrache à la seule garde des siens. Il le remet à la mémoire française. Non à la mémoire d’un parti, non à celle d’une famille, non à celle d’une école historique, non à celle d’un camp, mais à cette mémoire française vaste, contradictoire, impure, souvent querelleuse, dont personne ne possède seul la clef. On ne peut pas vouloir le Panthéon et le vestibule réservé.

Le Panthéon n’est pas un salon privé. Il n’est pas une chapelle familiale. Il n’est pas non plus une réunion d’anciens élèves où l’on filtre les présences selon les convenances politiques du moment. Il est un monument d’État, donc un lieu où la France officielle prétend dire quelque chose d’elle-même. Dès lors, l’hommage ne peut exclure une partie du pays réel sans se contredire. Refuser que certains élus s’y associent, sous prétexte qu’ils viennent d’un camp jugé infréquentable, revient à réduire l’hommage à une cérémonie de caste.

C’est même, d’une certaine manière, trahir Marc Bloch. Non parce qu’il aurait partagé les idées de ceux que l’on veut tenir à distance, absurdité que personne ne soutient, mais parce qu’il a précisément refusé les enfermements sommaires. Il savait que les groupes humains sont divisés, que les camps ne sont jamais homogènes, que la vérité historique exige de ne pas confondre le réel avec les commodités de l’anathème. L’un des drames de l’Occupation, écrivait-il en substance, était qu’aucun corps, aucun groupe, aucune classe ne fût indemne de division. Quelle leçon pour notre temps, qui remplace l’analyse par l’étiquetage.

Il faut ici dire une chose simple. Marc Bloch n’appartient pas à ceux qui crient le plus fort leur indignation. Il n’appartient pas davantage à ceux qui voudraient l’enrôler de force dans les combats de 2026. Il appartient à tous ceux qui acceptent de le lire sérieusement. Il appartient à ceux qui comprennent que la défaite vient souvent de l’intérieur avant de venir de l’ennemi. Il appartient à ceux qui savent que les élites peuvent faillir, que les administrations peuvent aveugler, que les mots peuvent endormir, que les chefs peuvent trahir leur fonction par faiblesse bien plus que par malignité.

Il appartient aussi, et peut-être surtout, à ceux qui ne veulent pas laisser la France officielle se payer une fois de plus de cérémonie. Emmanuel Macron aime les panthéonisations. Il y trouve cette grandeur d’emprunt qui manque souvent à l’exercice ordinaire du pouvoir. Les morts ne contredisent pas. Ils ne demandent pas de comptes. Ils permettent au président de parler d’histoire, de vérité, de République, d’universalisme, de courage, pendant que le pays réel doute, s’irrite, se fatigue, se fragmente. La solennité des caveaux console les pouvoirs affaiblis.

Marc Bloch, cependant, est dangereux pour ceux qui l’honorent trop facilement. Il demande des comptes. Il oblige à se demander ce que valent nos chefs, nos écoles, nos armées, nos bureaux, nos journaux, nos juges, nos professeurs, nos administrations. Il oblige à regarder ce que l’on ne veut pas voir. Il pose cette question terrible : sommes-nous capables de reconnaître une défaite avant qu’elle ne soit consommée ? La France de 1940 ne le fut pas. La France d’aujourd’hui en donne-t-elle toujours la preuve ?

J’en doute. Elle sait encore commémorer. Elle sait moins transmettre. Elle sait encore décréter. Elle sait moins commander. Elle sait encore proclamer des valeurs. Elle sait moins protéger les formes concrètes de vie qui leur donnent sens. Elle parle d’universalisme, mais laisse se défaire les continuités humaines. Elle parle de souveraineté, mais découvre chaque crise comme une dépendance. Elle parle d’école, mais peine à instruire. Elle parle de justice, mais hésite à punir quand le fautif contredit le récit diversitaire. Elle parle d’Europe, mais oublie souvent que l’Europe n’est pas un règlement, mais une civilisation de peuples, de langues, de mémoires et de frontières.

Depuis mon bureau breton, face aux vieux volumes de Payot, je voyais donc dans cette panthéonisation une scène double. D’un côté, un hommage légitime à un homme admirable. De l’autre, une confiscation possible par ceux qui voudraient réduire Marc Bloch à une arme de plus dans leur petite guerre morale. Cette double impression m’empêchait de rejeter la cérémonie, comme elle m’empêchait de m’y abandonner. Il y avait là quelque chose de juste, et quelque chose de faux. Les Français ont un talent singulier pour mêler le vrai hommage à la mauvaise arrière-pensée.

Je pensais encore à Ballin et à Rathenau. Ces portraits berlinois, posés dans un recoin de ma bibliothèque, me rappelaient qu’un État, un pays, une vieille civilisation politique peuvent recevoir de certains hommes un service plus grand que celui rendu par beaucoup de leurs héritiers naturels. Ils me rappelaient que l’Europe moderne a été faite aussi par ces fidélités d’adoption, par ces élans d’intégration exigeante, par ces hommes qui prirent au sérieux le pays qui les avait reconnus, comme ces huguenots qui ont contribué à la grandeur de la Prusse. Ils me rappelaient enfin qu’une société qui ne sait plus honorer ses meilleurs serviteurs autrement qu’en les livrant aux querelles de partis est déjà bien malade.

La grandeur de Marc Bloch tient à ce qu’il échappe aux propriétaires de mémoire. Il échappe à la gauche qui veut l’utiliser contre la droite. Il échappe à la République qui veut se contempler elle-même à travers lui. Il échappe même à ceux qui, par le sang, peuvent croire le tenir plus légitimement que les autres. Les morts de cette dimension sont indociles. On les porte en cérémonie, on les entoure de drapeaux, on les enferme sous la pierre, puis ils ressortent par leurs livres et se mettent à juger les vivants.

Que Marc Bloch entre donc au Panthéon. Qu’il y entre comme historien, comme soldat, comme homme de courage, comme Français de nation juive, comme témoin d’une défaite qui continue de nous parler. Qu’il y entre sans que l’on fasse de son cercueil symbolique un mirador de surveillance idéologique. Qu’il y entre assez grand pour appartenir à tous ceux qui savent encore lire, admirer et méditer.

La France officielle croira peut-être l’avoir honoré. Elle ferait mieux de le craindre un peu. Car Marc Bloch ne nous demande pas d’être émus. Il nous demande d’être lucides. Et la lucidité, dans un temps saturé de poses, demeure la plus rare des vertus.

Balbino Katz

breizh-info.com

. De Gaulle, un homme magistral qui était… magistralement humain

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#webtube : Ceux qui ont aimé La Campagne de Gaulle au cinéma, aimeront sans doute Charles de Gaulle – L’angoisse et la grandeur, signé par le président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle. Le portrait fascinant d’un prophète, d’un exilé, d’un vainqueur, d’un sauveur et d’un réformateur.

Dans les rayons, sur les colonnes Morris, les abribus… Le Général, en ce mois de juin, est partout. Une réédition, deux films biographiques et déjà des rayons entiers de bibliothèques. La gaullographie avait déjà inspiré les anciens compagnons, les mémorialistes, les admirateurs, les procureurs, les adversaires passionnés, qui ont tous apporté leur pierre à l’édifice. Il y eut la somme magistrale de Julian Jackson, saluée comme le regard distancié d’un Anglais sur une passion française. Il y eut les enquêtes minutieuses d’Éric Roussel. Il y eut Philippe de Gaulle racontant son père. Il y eut l’essai enflammé de Paul-Marie Couteaux ou à l’opposé la mise en garde « pragmatique » d’Édouard Balladur invitant les gaullistes à vivre avec leur temps.

Une étrange galerie des glaces

Que pouvait apporter une nouvelle biographie ? Que pouvait apporter Arnaud Teyssier, alors que son opus Charles de Gaulle, l’angoisse et la grandeur, vient d’être rééditée en poche, dans la collection Tempus ? La question est des plus légitimes car l’auteur poursuit depuis vingt ans une étrange galerie de portraits : Richelieu, Lyautey, Péguy, Pompidou, Philippe Séguin, désormais De Gaulle. L’ensemble pourrait paraître dispersé pour un historien scrupuleux. Teyssier étudie moins les hommes comme le ferait un praticien truffier obsédé d’insignifiances, d’archives, de fragments retrouvés ou de derniers secrets qu’à la manière d’un philosophe politique obsédé par une même question à travers plusieurs vies : qu’est-ce qu’un homme d’État et pourquoi certains individus semblent porter sur leurs épaules bien davantage qu’eux-mêmes ?

À la fois Alexandre, Solon, Cincinnatus…

De Gaulle est un personnage embarrassant pour un historien contemporain car il s’intègre trop à un roman national que l’on n’en finit pas de déconstruire. Tout y est. Toutes les légendes, les mythes et mythologies politiques qu’analysait déjà Raoul Girardet. Il est cassandre quand officier méconnu, il annonce la guerre mécanisée à laquelle personne ne croit. Parmi ses lecteurs, Adolf Hitler, qui l’annota comme un étudiant sérieux et retourna les précieux conseils de l’officier français contre la France. Il est Alexandre comme chef de la France libre quand il parvient à s’imposer dans la victoire. Il est Cincinnatus quand il part en exil sur ses terres à Colombey. Il est Solon quand il réforme les lois et fonde la Cinquième République…. Peine perdue que l’histoire se soit appliquée depuis un demi-siècle à nuancer cette fresque, en rappelant que la Résistance ne fut pas spontanément gaulliste, que le 18-juin fut davantage un acte fondateur rétrospectif qu’un évènement entendu des masses, que la France ne fut pas unanimement hostile à l’occupant… Quelque chose résiste à la déconstruction du mythe. Certains faits, refusent de se dissoudre dans la mécanique des circonstances ou des structures qu’aiment composer les historiens. Oui, De Gaulle exerça sur son époque une fascination peu commune. Oui, il fut dès les premières années de la guerre une célébrité mondiale honorée dès 1942 d’une biographie de Philippe Barrès (fils de) ou de films hollywoodiens. Plus on creuse de Gaulle, avec méthode, honnêteté et acribie, plus la construction scrupuleuse du fait confirme la légende. 

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« La grandeur » donc, dont parle le titre. Elle est assez évidente. En biographe, l’auteur en cherche l’origine. D’abord dans la famille : les de Gaulle sont très fin du XIXeme, contemporains du sommet de la civilisation française. Fidélité à l’Eglise, service de l’État dans une conception presque stoïcienne du devoir, culture classique, patriotisme fervent. Le jeune Charles ressemble déjà à de Gaulle… Il traduit Corneille en grec à quatorze ans, rêve d’histoire, se persuade très tôt d’avoir un destin à accomplir. Maurras, Bainville, Daniel Halévy : on comprend à quels feux s’est forgée son imagination politique. Une vocation professorale, un sens obstiné du service, une compréhension vive des évènements que quelques-uns notent dont Paul Reynaud. Voilà pour la Grandeur, on la comprend très précoce.

De Gaulle anxieux ?

Alors pourquoi « l’angoisse » ? Parce que la grandeur a un prix. Parce que les hommes qui portent une certaine idée de leur pays, de l’Etat ou de la civilisation vivent rarement dans l’insouciance. Le de Gaulle de Teyssier est travaillé par une inquiétude profonde, pour ne pas dire intérieure, et en tout cas permanente. Le Général pratiquait à haute dose la rumination cérébrale. Angoissé devant le retour possible de la guerre, angoissé devant l’aveuglement de l’état-major, angoissé devant la faiblesse des institutions, angoissé devant l’échec de Dakar en septembre 1940 lorsque toute autorité sembler s’effondrer.

C’est d’ailleurs un thème que l’on retrouve chez Teyssier, presque une loi morale que le biographe s’astreint dans l’étude de son objet. Son Richelieu était autant un homme de pouvoir qu’un homme d’Église, de foi, de méditation. Son Lyautey était travaillé par le spleen colonial des baroudeurs du désert. Les grands serviteurs de l’État ne sont pas présentés comme des conquérants satisfaits d’eux-mêmes mais comme des hommes habités par le sentiment du péril. Pourquoi fait-on de la politique ? Certains pour accomplir une carrière. D’autres parce qu’ils considèrent, depuis Machiavel et Hobbes, que sans l’État, on a la soumission ou la guerre civile. Et qui attendent des personnes privées qu’elles abandonnent un certain nombre de vertus personnelles pour accomplir le bien public. Ce « pessimisme anthropologique » dont parle Teyssier nourrit moins un grand renoncement, un grand soupir, un grand relâchement qu’un principe d’action.

Coup de majesté permanent

Tout cela humanise de Gaulle. Chez Teyssier, le Général pleure, soupire, s’inquiète et doute. D’autres éléments soulignent aussi ses maladresses, ses gaucheries, son absence de légèreté en société. A Londres, au cours d’un dîner, une convive lui demande quels sont ses centres d’intérêt lorsqu’il ne pense ni à la guerre ni à la politique. Le Général esquisse un sourire et répond simplement : « Madame, je regarde le système solaire ». La formule pourrait faire sourire. Elle éclaire pourtant le personnage. De Gaulle appartient peu à la tradition française des séducteurs politiques, des princes de salon, des virtuoses de la conversation. Du cardinal de Retz à François Mitterrand, la France a souvent admiré les tacticiens mondains. Lui relève d’une autre lignée. Celle des hommes pour lesquels l’État n’est pas un jeu subtil mais une nécessité morale pour le détenteur de la charge, une ascèse.

A lire aussi: Thierry Roland, le beauf qui mouchait les bobos

Derrière les choix du Général apparaît une cohérence remarquable : État stratège, État social, indépendance nationale, planification, modernisation économique, centralisation administrative. Cette vision procède moins de l’improvisation que d’une longue maturation intellectuelle et biographique. Il y a aussi une pratique que François Mitterrand avait parfaitement compris quand il publiait Le Coup d’Etat permanent ; formule demeurée célèbre mais souvent mal comprise. Elle n’évoque pas quelque aventure factieuse ou puputsch mais en réalité un geste par lequel le pouvoir rappelle qu’il existe et qu’il rompt la paralysie des institutions, des méfiances, des intérêts divergents. C’est au fond toujours le même problème, que Teyssier poursuivait déjà chez Richelieu. Comment maintenir debout un édifice politique travaillé par les divisions, les intérêts particuliers, les lassitudes et les renoncements ? Comment préserver la continuité de l’État quand les mécanismes ordinaires paraissent insuffisants ?

Le double corps du Général 

Arnaud Teyssier n’a pas aimé La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry, film qui donne à voir un Gaulle ex machina, Don Quichotte sorti de nulle part, personnage gênant l’assistance et s’imposant à la stupeur du monde. Les leçons du long-métrage rejoignent pourtant largement celles de l’ouvrage. Le film exagère, il est vrai, la solitude fantasque de De Gaulle en 1940. Mais il rappelle une vérité que les sciences politiques contemporaines ont tendance à oublier : l’État n’est pas seulement une administration, un budget ou une procédure. Il est aussi, et surtout, affaire de chair. Entre Bonnier de la Chapelle, solitaire révolté dans sa chambre de lycéen parisien et le micro londonien, il n’existe aucun lien physique de ce qui constitue un État. Juste une voix. Une présence invisible qui traverse les frontières et persuade certains jeunes gens que la France existe encore. Pareil en Afrique, où, au même moment, quelques hommes tiennent le Tchad. Si l’administration coloniale fronce le sourcil, Felix Eboué fait charger sa garde personnelle et le coup de force devient possible. Alors une poignée de soldats peut rallier le Cameroun même si le jeu paraît perdu d’avance. Mais quelques hommes décident qu’ils obéiront désormais à une autorité. L’État apparaît finalement comme un acte de volonté renouvelé. Une présence de chair, de voix et de caractère qui, dans les moments critiques, empêche la communauté politique de sombrer. C’est peut-être cette vérité très ancienne que le film et le biographe restituent le mieux.

Charles de Gaulle – L’angoisse et la grandeur, Arnaud Teyssier, éditions Perrin, collection Tempus. 864 pages.

Lucien Rabouille, dans BV

. « Grooming gangs » : L’insupportable désinformation des médias de gauche

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#webtube : Dans la presse mainstream française, l’occultation de ces atrocités qui mettent en cause l’immigration se poursuit implacablement.

L’indignation de nos voisins britanniques ne faiblit pas. Mardi 16 juin, le député anglais Rupert Lowe a publié un rapport d’enquête sur le scandale des « grooming gangs », ces réseaux de prédateurs sexuels ayant exploité des milliers de jeunes filles au Royaume-Uni depuis les années 1990. L’étude dénonce les défaillances de la police, des services sociaux et des responsables politiques, accusés d’inaction ou d’aveuglement. S’appuyant sur les précédentes enquêtes de Rotherham, Telford ou Oxford, elle conclut également à une très nette surreprésentation d’hommes d’origine pakistanaise et de confession musulmane parmi les auteurs condamnés, qui s’en seraient pris en priorité à de jeunes Britanniques blanches. Rupert Lowe estime que le nombre réel de victimes pourrait dépasser 250.000, un seuil présenté comme un minimum absolu. Près de 19.000 enfants ont encore été identifiés comme victimes d’exploitation sexuelle, en une seule année. Un phénomène d’envergure nationale, puisque les faits concerneraient au moins 149 districts, soit près de 40 % du territoire britannique…

À l’étranger, ce rapport accablant a été largement commenté. « Quand on lit ce qu’ils ont caché pendant tant d’années, on comprend pourquoi je suis devenu un ennemi de l’État pour avoir refusé de me taire à ce sujet », a ainsi commenté le militant patriote Tommy Robinson. Très engagé sur le sujet, l’entrepreneur américain Elon Musk a relayé le document à ses quelque 240 millions de followers, ajoutant, sur son réseau social X, que « ceux qui savaient doivent aller en prison pour longtemps ». Bien peu d’élus français, en revanche, ont apporté leur soutien aux victimes anglaises. Président de Reconquête, Éric Zemmour a dénoncé « l’un des plus grands scandales de viols collectifs de l’histoire du Royaume-Uni »« Traitées de « racaille blanche »» ou de « kuffar » méritant « d’être punies » lors de leurs supplices, ces jeunes Britanniques de souche n’auront pas le soutien des féministes occidentales, bien trop occupées à chasser le méchant patriarcat blanc », a-t-il déploré.

L’invisibilisation médiatique

À la décharge des féministes et des politiques français, le calvaire des 250.000 petites Anglaises ne semble pas émouvoir outre mesure la presse hexagonale. Sur le site de France Info, média public qui se targue de livrer « une couverture exacte, équilibrée, complète et impartiale de l’actualité », l’affaire des « grooming gangs » est ostensiblement sous-traitée : on ne dénombre que deux maigres articles sur le sujet, publiés en juin… 2025 ! Même invisibilisation, dans Le Monde, où le dernier papier en lien avec les violeurs pakistanais remonte au même mois de juin 2025. Les révélations fracassantes du rapport du député Rupert Lowe n’ont pas été jugées dignes d’être évoquées par l’ex-journal de référence. Ce dernier ne se désintéresse pourtant pas de l’actualité britannique : rien que sur ce mois de juin 2026, il a consacré pas moins de trois articles à Tommy Robinson, qualifié de « hooligan raciste »

Très engagé, en théorie, sur la thématique des violences faites aux femmes, Libération s’est largement désintéressé du sort des victimes féminines des « grooming gangs ». Le quotidien de la gauche parisienne n’en a plus soufflé mot depuis le mois de janvier 2025. Comble de l’occultation médiatique, l’article en question avait moins pour objet de relater les faits de violence que de dénoncer leur prétendue récupération politique. « Qu’est-ce que le scandale des « grooming gangs » qu’Elon Musk fait ressurgir pour s’immiscer dans la politique britannique ? », avait alors titré le journal. Libération avait même tenté de minimiser l’ampleur du drame, indiquant que le nombre de victimes n’avait pas été « corroboré » par des sources officielles.

Sans surprise, c’est exactement le même angle qui a été choisi par Mediapart et Le Canard enchaîné. Le seul papier du premier sur le sujet s’intitule « Elon Musk tente de tirer les fils de la politique britannique ». Quant au second, il a abordé l’affaire des « grooming gangs » dans deux articles baptisés « Tommy Robinson, xénophobe forever » et « Elon Musk complètement naze »… À croire que ceux qui ont dénoncé les viols sont plus détestables que les violeurs eux-mêmes.

Une entreprise d’ingénierie sociale réussie

Sur le réseau social X – que certains voudraient d’ailleurs mettre sous contrôle -, beaucoup s’indignent de l’occultation opérée par les médias subventionnés sur l’affaire des « grooming gangs »« Dites-vous bien que vos parents, qui ne lisent que les journaux traditionnels, n’ont probablement jamais entendu parler de la pire affaire de crimes de masse contre des civils depuis 1945 en Europe, note, ainsi, un internauteIls vous traiteront de complotistes si vous essayez de leur expliquer et de leur faire comprendre que ce sont les médias « légitimes » qui leur dissimulent la réalité. » Un autre lui répond : « Je confirme. Parents ultra-informés mais par les canaux classiques (journaux papier + JT), jamais entendu parler des « grooming gangs ». Le travail de désinformation de nos médias est globalement excellent. »

Cette affaire illustre en effet le pouvoir immense que détiennent encore les journalistes de gauche : leur mainmise sur les médias mainstream leur permet de construire le récit dominant et de façonner les mentalités. Comme si le supplice de 250.000 petites filles n’avait jamais existé. Tandis que les méfaits de l’immigration sont passés sous silence, les militants patriotes sont présentés sous les traits de « racistes » à détester. Et le tour est joué.

Jean Kast, dans BV

. Le 22 juin 1941 Hitler signait son arrêt de mort en attaquant Staline

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#webtube : On ne le répétera jamais assez, si toute l’Europe ne marche pas au pas de l’oie, c’est parce que le peuple russe a payé le plus lourd tribut de cette guerre pour vaincre le nazisme, resté jusque là victorieux sur le front de l’Ouest.

Depuis la Perestroïka engagée par Gorbatchev et la fin de l’URSS, les archives russes ont permis d’actualiser les chiffres des pertes de la Grande Guerre patriotique. Près de 11 millions de soldats russes tués et 16 millions de civils. Chaque année, le 22 juin, une minute de silence est observée dans toute la Russie à l’occasion de la Journée de mémoire et de deuil, marquant le déclenchement des hostilités qui ont duré jusqu’en mai 1945.

C’est donc le 22 juin 1941 à 4 heures du matin, qu’Hitler déchirait le pacte germano-soviétique et lançait la plus vaste offensive de la Seconde Guerre mondiale contre l’Union soviétique, engageant des centaines de divisions de l’Axe. Nom de code de l’opération Barbarossa.

Ce jour là, le IIIe Reich signait son arrêt de mort sans le savoir et allait connaitre les plus sanglantes batailles de sa courte histoire. Une guerre totale, sans pitié, où Slaves, Juifs et Tziganes allaient connaitre les pires atrocités en marge des combats.

Les raisons et motivations d’Hitler sont multiples :

– ivresse des victoires rapides obtenues à l’Ouest, notamment contre le France

– haine viscérale du bolchevisme

– conquête de « l’espace vital »

– prise des ressources et des champs pétrolifères soviétiques

– certitude d’écraser rapidement l’Armée rouge avec ses généraux expérimentés

– espoir qu’une victoire sur la Russie ferait plier l’Angleterre

Mais les guerres ne se passent jamais selon les plans élaborés par les états-majors

Sur les 4,9 millions de soldats allemands tués au cours de la Seconde Guerre mondiale, 4,3 millions le furent sur le front russe et 600 000 sur le front de l’Ouest.

Hitler a donc englouti 88 % de son armée en Russie.

C’est pourquoi j’ai toujours considéré que le fait de ne jamais inviter les Russes aux commémorations du Débarquement, après la chute de l’URSS, était une ignominie sans pareille. On n’honore pas la mémoire  des 180 000 GI’s, ainsi que les Alliés qui sont tombés sur nos plages de Normandie, en oubliant le sacrifice des 10,6 millions de soldats russes qui ont anéanti les légions hitlériennes et par conséquent permis le D-Day.

Sans eux, la barbarie nazie aurait triomphé, avec ses immondes théories raciales imposant la suprématie germanique sur les Slaves et les Juifs (théories qui renaissent en Ukraine, soit dit en passant, avec le silence complice de l’UE). Hélas, la russophobie ensauvage nos élites.

https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-24261/guerre-germano-sovietique

Sur le front, les brillants généraux allemands se sont heurtés à une résistance inattendue, à un climat hivernal qui avait décimé l’invincible Grande Armée et à des problèmes logistiques colossaux vu l’immensité du théâtre d’opérations. Peuple et armée russes ont relevé le défi avec un courage et une volonté que les Occidentaux, hormis le général de Gaulle, n’ont jamais mis en avant. Les Russes n’ont malheureusement pas eu Hollywood pour faire rayonner leur victoire salvatrice.

Ce qui devait être une simple promenade de santé pour la meilleure armée du monde a finalement tourné au désastre, pour se terminer par la chute de Berlin en mai 1945.

« La plus grande armée jamais rassemblée dans l’histoire était expérimentée, bien organisée et très confiante. La force d’invasion était divisée en trois groupes d’armées : Nord, Centre et Sud, de la Baltique à la mer Noire. »

Les principales batailles de la guerre germano-soviétique :

À ses débuts, face à une armée soviétique mal préparée et désorganisée, l’offensive surprise est menée tambour battant, les Allemands faisant 2 millions de prisonniers. Une guerre éclair semblant donner raison à Hitler, sûr de la victoire finale.

Les attaques combinées très mécanisées – chars, artillerie, aviation et infanterie – font merveille en rase campagne et tout se déroule comme espéré.  Mais c’est devant les villes que tout se complique et que l’assaillant s’enlise. Et l’hiver 1941, ennemi non prévu dans cette guerre éclair, ramène les généraux allemands aux dures réalités du climat russe. La guerre avec une température de – 35°, ce n’est plus la même musique qu’en juin. Les carburants gèlent, le sol est dur comme la roche. Les soldats de l’Axe connaissent le sort des grognards de Napoléon. Quant aux  Russes, équipés de matériels adaptés au froid sibérien, ils sont dans leur élément.

De plus, l’élan civil pour défendre la patrie est total.

« À Leningrad, 40 000 civils, hommes et femmes, formèrent des unités de milice pour aider à défendre la ville, et à Moscou, 600 000 civils aidèrent à construire les défenses de la capitale. »

« La logistique se complique. « Hitler n’avait pas prévu une longue campagne, mais Staline, lui, si. Une grande partie de l’industrie lourde avait déjà été déplacée vers la sécurité de la Russie centrale et orientale, ce qui permit à Staline de mieux réapprovisionner ses armées. »

Dès 1942, l’armement russe prend le dessus.

« Les chars moyens T34 de 26 tonnes, par exemple, furent produits en plus grand nombre. Ces chars avaient une puissance de feu, un blindage et une mobilité supérieurs à ceux des armées de l’Axe, et ils pouvaient résister à la plupart des canons antichars. Une autre arme soviétique très efficace était le lance-roquettes Katioucha BM-13, connu sous le nom d’“orgue de Staline”. Montée sur un camion, cette arme pouvait tirer rapidement 16 roquettes de 132 mm à combustible solide. Le problème était de fabriquer suffisamment de ces armes et de les livrer là où elles étaient le plus nécessaires. »

Si Napoléon a pu s’emparer de Moscou, les Allemands se sont brisés les dents sur les défenses du général Joukov.

La puissance industrielle soviétique s’impose.

« En 1942, l’Allemagne produisit 15 409 avions et 9 200 chars, contre respectivement 25 436 et 24 446 pour l’URSS. »

Stalingrad, bataille emblématique et grand tournant de la guerre (juillet 42 et février 43)

« La défaite de Stalingrad entraîna la destruction de toute la sixième armée allemande et la reddition de 91 000 soldats, dont le maréchal Friedrich Paulus (1890-1957). »

Les victoires soviétiques s’enchaînèrent, tandis qu’Hitler devait faire face à un nouveau front à l’Ouest dès juin 1944. 

Bataille de Berlin et la fin du rêve hitlérien d’un Reich de 1000 ans

En janvier 1945, les Soviétiques lancèrent la plus grande offensive de toute la guerre. L’objectif était Berlin. L’Armée rouge disposait d’un avantage d’environ 10 contre 1 en termes de soldats pour cette poussée finale. Au total 2,5 millions de soldats, 6 250 véhicules blindés, 10 400 canons et 7 500 avions – pour écraser le cœur du Troisième Reich.

 L’Allemagne capitula officiellement le 7 mai 1945

Le général de Gaulle disait que la Russie était invincible. Il avait évidemment raison.

On ne peut donc que déplorer que les Occidentaux aient oublié les leçons du passé.

Les deux plus puissantes armées de leur temps, la Grande Armée et la Wehrmacht, se sont brisées en croyant ne faire qu’une bouchée de la Russie. Ce ne sont donc ni les États-Unis, ni les armées squelettiques européennes qui pourront venir à bout d’un peuple qui a conservé intacte la fibre patriotique de Stalingrad.

Merz, le revanchard, ne peut que mener le peuple allemand au désastre, pour la troisième fois. Quant aux autres va-t-en-guerre, ils ne savent pas ce qu’ils font.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Wall Street monte, le baril baisse : Trump jubile mais pour Israël, c’est Munich !

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#webtube : Annoncé une quarantaine de fois par Donald Trump, avec des cris de victoire tous azimuts, c’est finalement une capitulation de l’Amérique qui ressort du protocole d’accord entre Washington et Téhéran, signé mercredi à Versailles. Trump est vaincu, mais il exulte, c’est assez remarquable.

Alors que la signature de ce « deal en or massif »  scelle une nouvelle débâcle militaire dont les États-Unis ont le secret depuis la guerre du Vietnam, Trump pavoise et se permet même d’insulter Netanyahu, qui voit tous les buts de guerre initiaux abandonnés sans aucun état d’âme par  l’hôte de la Maison-Blanche.

“Je pense que de grandes choses vont se produire au Moyen-Orient. Et, très important : le prix du pétrole a chuté aujourd’hui, tandis que la Bourse s’est envolée. L’accord que nous avons conclu avec l’Iran va apporter au monde entier beaucoup de bienfaits.”

À part la réouverture du détroit d’Ormuz qui était libre d’accès avant la guerre, Trump n’a rien obtenu, remettant à plus tard le règlement des points essentiels qui ont justifié les bombardements du 28 février. Tout cela dans le dos d’Israël, mis devant le fait accompli.

Lâché en rase campagne alors que la menace nucléaire iranienne est toujours présente et que les proxys de Téhéran sont loin d’être anéantis, Netanyahu se voit contraint  de respecter un cessez-le-feu inopportun contre l’avis des 80 % d’Israéliens qui veulent liquider le Hezbollah une bonne fois pour toutes.

Le dur à cuire Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, n’a pas fait dans la dentelle, comme à son habitude :

« Tout le Liban doit brûler », a-t-il exigé vendredi, après la mort de quatre soldats israéliens.

Voilà où Donald Trump, plus irrésolu que jamais et bien piètre chef de guerre, a mené Israël : à un nouveau Munich.

Non content de traiter Netanyahu de fou et d’ingrat, Trump ajoute, avec sa finesse habituelle : « Tu serais en prison si ce n’était pas pour moi. Je te sauve le cul. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de cela ».

La trahison de Trump à l’égard d’Israël est impardonnable. Comment a-t-il pu faiblir à ce point et reculer, alors que selon les officiers israéliens mais aussi américains, la victoire était acquise avec quelques frappes de plus, aussi bien en 2025 qu’en 2026. Par deux fois, il a stoppé les opérations en plein élan, au moment où l’Iran était à bout.

25 000 frappes pour rien, alors que 2 000 de plus sur les ponts, les voies ferrées et les infrastructures pétrolières mettaient fin à la guerre par une capitulation iranienne ! Cela restera dans les annales comme une défaite impensable. Les deux plus puissantes aviations du monde sont tenues en échec par manque de détermination de « l’homme soi-disant le plus puissant du monde ».

Moyennant quoi, les Iraniens crient victoire et on les comprend :

« Avec la grâce de Dieu Tout-Puissant et sous la direction du Leader de la Révolution islamique, le peuple iranien et ses combattants ont démontré que les ennemis américains et sionistes, humiliés, n’avaient d’autre choix que d’accepter la défaite et de se rendre »

Contre une ouverture contrôlée du détroit d’Ormuz, qui a toujours été libre d’accès par le passé, les Iraniens ont obtenu l’arrêt des bombardements, la fin du blocus naval américain, la fin des sanctions, le déblocage de leurs avoirs gelés et une promesse de plusieurs centaines de milliards de dollars pour la reconstruction du pays. Pour un Iran qui a été « vaincu et humilié », c’est un pactole inespéré.

Pour le reste, nucléaire, stocks d’uranium enrichi, missiles et soutien aux proxys qui veulent rayer Israël de la carte, nul doute que Trump cédera sur tout, à la veille des midterms et par crainte d’une nouvelle fermeture  du détroit d’Ormuz. Quant à la sécurité d’Israël, ce  n’est plus une priorité, ni pour l’Amérique, ni pour l’Europe. C’est ce que Trump appelle le nouveau Moyen-Orient : un Iran plus arrogant que jamais, avec un Israël plus menacé que jamais.

Finalement, même à Munich, Hitler n’avait pas obtenu autant.

En attendant, les Iraniens, sortis renforcés de cette guerre, viennent de repousser la signature officielle du protocole prévue à Genève ce vendredi 19 juin. Ce n’est déjà plus Trump qui gère le calendrier, mais les mollahs. Inutile de préciser que les négociations qui doivent durer 60 jours ne sont pas près d’aboutir, surtout aux conditions d’Israël. Les enturbannés n’ont pas fini de faire danser le Donald !

Si on avait dit aux mollahs que le Grand Satan était leur principal allié contre Israël, ils auraient hurlé au fou. Pourtant, avec 300 milliards de reconstruction, 100 milliards d’avoirs gelés et 60 milliards de revenus pétroliers à venir, la théocratie chiite va pouvoir se réarmer sans compter et continuer de massacrer son peuple. Merci Donald !

Et le pire, c’est qu’au G7, le monde qu’on dit civilisé a applaudi à cette débâcle monumentale.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. La chanson du jour, Bomb The Bass – Bug Powder Dust

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#webtube : Sorti en 1994 sur l’album Clear, ce morceau de Bomb The Bass (mené par le pionnier Tim Simenon) est une véritable masterclass de groove sombre et hypnotique. Le flow magnétique : Le rappeur Justin Warfield y pose un flow nonchalant et ultra-stylé, truffé de références littéraires et cinématographiques. L’ambiance littéraire : Le titre et les paroles sont un hommage direct à l’univers halluciné de l’écrivain William S. Burroughs (notamment Le Festin Nu / Naked Lunch). La « Bug Powder » est cette fameuse poudre d’insecticide utilisée comme drogue dans le bouquin. La ligne de basse : Lourde, obsédante, elle s’accroche à la tête pour ne plus en sortir. Un classique absolu de l’époque « Big Beat » et Trip-Hop, au même titre que les premiers Massive Attack ou Prodigy, qui n’a pas pris une seule ride.

#webtube : Released in 1994 on the album Clear, this track by Bomb The Bass (led by pioneer Tim Simenon) is a true masterclass in dark and hypnotic groove. The magnetic flow: Rapper Justin Warfield delivers a nonchalant and ultra-stylish flow, peppered with literary and cinematic references. The literary atmosphere: The title and lyrics are a direct homage to the hallucinatory world of writer William S. Burroughs (particularly Naked Lunch). « Bug Powder » is the infamous insecticide powder used as a drug in the book. The bassline: Heavy and haunting, it gets stuck in your head and won’t let go. An absolute classic of the « Big Beat » and Trip-Hop era, on par with early Massive Attack or Prodigy, it hasn’t aged a day.

Source : Youtube

. La minute qui fait du bien!

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#webtube : Même si la vérité est dure à entendre, Jean-Philippe Tanguy donne des leçons à la classe politique en mettant le doigt là où ça fait mal, tout en gardant le sens de l’humour !

Source : Dossiers Publics

. De Villiers : Macron espère prolonger son mandat si la guerre dégénère

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#webtube : Il est clair que l’acharnement de Macron, Starmer, Merz et von der Leyen à soutenir l’Ukraine n’est pas innocent. Aucun d’eux ne veut la paix et les dernières conditions présentées avec Zelensky en sont la preuve, tant leurs exigences sont inacceptables pour Moscou. Xenia Fedorova nous les rappelle

– cessez-le-feu immédiat,

– ligne de front actuelle comme point de départ,

– garanties de sécurité pour Kiev juridiquement contraignantes,

– déploiement possible d’une force multinationale en Ukraine,

– gel des avoirs russes jusqu’à ce que Moscou rembourse les dommages de guerre,

– accord obligatoire de l’UE et de l’Otan pour tout ce qui ressort de leur domaine.

C’est donc une paix aux seules conditions de Zelensky que ces illuminés imposent à Poutine  avant même toute discussion.

On finance sans compter, on arme et on sanctionne sans même savoir où cela mène..

Pour l’Europe, c’est la guerre pour la guerre. Ne rien céder, quel que soit le prix, quelle que soit la durée du conflit. Du pur délire.

Zelensky joue sa survie politique, voire carrément sa survie, Macron mise sur la politique du pire pour s’accrocher à l’Élysée, Merz est un belliciste revanchard qui n’a pas digéré Stalingrad et Starmer est un Anglais, donc russophobe de naissance. Quant à von der Leyen, elle s’imagine que la guerre va faire avancer le fédéralisme qu’elle appelle de ses vœux. Le quinté de l’Apocalypse.

Face à cette politique du pire, de Villiers, Guaino, Ferry et Dupont-Aignan en appellent au sursaut des leaders européens avant de commettre l’irréparable. On ne fédérera pas les nations européennes par la guerre.

Philippe de Villiers

« Ce qu’espère Macron, c’est prolonger son mandat si la guerre dégénère. »

Avec lui, la France va-t-en-guerre a oublié son rôle historique de puissance d’équilibre et de paix.

Par ailleurs, Macron a bradé la souveraineté française au profit d’une souveraineté européenne illusoire, qui n’est en réalité qu’une souveraineté allemande.

Ce n’est pas Poutine, le va-t-en-guerre. C’est d’abord l’Otan qui refuse la neutralité de l’Ukraine, condition essentielle pour la paix en Europe. 

C’est ensuite le non-respect des accords de Minsk, que Merkel et Hollande ont piétinés.

Macron tourne le dos à la grande Europe des nations de l’Atlantique à l’Oural souhaitée par de Gaulle, mais œuvre à la grande Europe islamisée de l’Atlantique à l’Aral. Une faute historique.

On notera que Macron est un ardent souverainiste pour l’Ukraine, mais surtout pas pour la France, livrée à toute la misère du monde.

Henri Guaino

L’Europe choisit la force à la diplomatie sans voir venir les drames, y compris l’hiver nucléaire.

Il est irresponsable de prétendre que Poutine n’osera jamais recourir au nucléaire. Penser cela c’est décréter qu’il n’y a plus aucune ligne rouge, c’est donc un encouragement à l’escalade sans fin qui finit par mener à l’irréparable.

L’Europe refuse de voir que le Sud global est du côté russe et que les sanctions n’ont pas mis la Russie à terre, alors qu’elles épuisent les Européens.

Il y aura tôt ou tard un missile ukrainien de trop qui stoppera net la fuite en avant des va-t-en-guerre. Mais il sera trop tard quand on découvrira la vraie ligne rouge.

Mais pour nos fous furieux, peu importe. En route vers le point de non-retour !

Luc Ferry 

S’imaginer que la Russie va plier sous les sanctions est totalement absurde.

Aucun débat n’est possible dès lors que Zelensky c’est Jésus en mieux et que Poutine est Hitler en pire.

Dès 1990, l’Europe aurait dû renouer avec la Russie au lieu de la jeter dans les bras de la Chine et du Sud global.

Quant à imaginer qu’accélérer l’adhésion de l’Ukraine à l’UE faciliterait la fin du conflit, c’est un faux calcul. Cela aurait l’effet inverse avec l’extension de la guerre. L’Ukraine archi-corrompue ne remplit d’ailleurs aucun critère. Ce serait la mort de l’agriculture française. De quoi réjouir l’Allemagne mais pas la France.

Nicolas Dupont-Aignan

L’adhésion de l’Ukraine à l’UE est une faute historique majeure. Un suicide collectif.

C’est engager l’Europe dans un engrenage guerrier suicidaire, que nul ne maîtrise.

Ensuite, intégrer un État ravagé par la guerre, dont la reconstruction est estimée à 750 milliards de dollars, c’est s’engager dans un financement sans fin alors que la France est ruinée, avec 3 500 milliards de dettes et que tous nos services publics s’effondrent, que notre armée manque de tout. Tout pour l’Ukraine, sans compter, alors que les Français sont appelés à faire des efforts, c’est de la folie.

Ce sont les campagne françaises qui seront les premières détruites par l’entrée de l’Ukraine dans le marché européen.

C’est un régime corrompu qui veut intégrer l’UE, un régime qui n’a plus rien de démocratique depuis l’instauration de la loi martiale, sans élections depuis 2024. Et que dire de la réhabilitation de figures qui se sont impliquées dans les pires atrocités nazies.

Intégrer un tel pays, c’est la négation des valeurs démocratiques et morales de l’Europe.

La France n’a rien à faire dans une organisation supranationale qui entraîne le continent vers le suicide collectif.

La conclusion de tout cela est que l’Union européenne est la plus grande arnaque de l’après-guerre :

– l’Europe nous promettait l’égalité face aux États-Unis, nous sommes leurs vassaux,

– elle nous promettait la paix, nous avons la guerre,

– elle nous promettait la prospérité, nous sommes ruinés,

– elle nous promettait la force par l’Union, c’est la division et le chacun pour soi,

– elle nous promettait un modèle de démocratie, elle méprise les peuples,

– elle nous promettait protection contre les dictatures, elle nous impose ses diktats,

– elle nous promettait la mondialisation heureuse, c’est le naufrage civilisationnel.

La France en particulier a tout perdu. De tout son héritage gaullien il ne reste plus rien, à part sa dissuasion nucléaire que Macron veut partager pour achever son œuvre de démolition de la nation.

Macron ne quittera pas l’Élysée sans tout faire pour y rester. Toute aggravation de la situation à l’intérieur du pays ou à l’international sera exploitée pour s’accrocher au pouvoir comme l’a fait Zelensky en 2024 en annulant les élections.

Est-il normal qu’à 11 mois de la fin du mandat présidentiel, le 13 mai 2027, nous ne connaissions toujours pas la date des élections présidentielles ? Ne pensez vous pas qu’en ayant placé ses fidèles à tous les postes stratégiques de l’État, il espère bénéficier de leur appui si la situation dégénère ?

« C’est du jamais vu ! »

https://www.melty.fr/societe/emmanuel-macron-et-2027-ces-postes-cles-deja-verrouilles-a-la-banque-de-france-et-au-conseil-detat-qui-font-debat-2315088.html

Conseil d’État, Conseil constitutionnel, Cour des comptes, Banque de France, Macron verrouille tout.

Méfiance. Un Président aussi narcissique que Macron, qui reste persuadé que lui seul a les compétences nécessaires pour diriger le pays, un autocrate qui décide de tout et veut en permanence être le centre du monde, sans comprendre qu’il s’est totalement discrédité auprès de ses pairs, un tel dirigeant ne peut vivre loin du pouvoir. C’est pour lui impensable et même au-dessus de ses forces.

Par conséquent, d’ici 2027, attendez vous à un coup de Trafalgar. Philippe de Villiers a raison. Il le connaît bien…

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Mondial 2026 : qui sera le vainqueur ?

Articles : Juin 2026 – Mai 2026Avril 2026Mar. 2026
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#webtube : Avec le coup d’envoi qui vient tout juste d’être donné en Amérique du Nord et ce tout nouveau format XXL à 48 équipes, ce Mondial 2026 s’annonce particulièrement dense (et propice aux surprises, avec un match à élimination directe supplémentaire dès les 16es de finale !).Si l’on compile l’état de forme des équipes, les analyses des supercalculateurs (comme Opta) et les tendances des bookmakers, voici les grands pronostics pour cette édition

🏆 Le Carré des Favoris

Quatre nations se détachent nettement au-dessus de la mêlée, affichant toutes une probabilité de victoire finale oscillant entre 10 % et 16 %.

  • L’Espagne (Le choix de la régularité) : Championne d’Europe en titre, la Roja est placée au sommet par la plupart des modèles statistiques. Son assise collective, sa capacité à confisquer le ballon et la montée en puissance de sa jeune génération en font l’équipe la plus redoutable et la plus équilibrée sur le papier.
  • La France (La profondeur de banc) : Installée tout en haut du classement FIFA, l’équipe de Didier Deschamps possède l’effectif le plus complet et « l’expérience de la gagne ». Avec Kylian Mbappé en fer de lance et des cadres habitués aux finales, les Bleus sont les grands favoris du public et des parieurs pour atteindre au moins le dernier carré.
  • L’Angleterre (Le potentiel offensif) : Portés par un effectif XXL (Harry Kane, Jude Bellingham, Bukayo Saka), les Three Lions abordent ce tournoi avec une immense pression mais un talent brut capable de terrasser n’importe qui. Reste à voir s’ils sauront franchir le cap mental dans les matchs couperets.
  • L’Argentine (L’expérience des champions) : Les tenants du titre, portés par Lionel Messi pour ce qui s’apparente à sa dernière danse, restent de très sérieux candidats. Moins dominants qu’en 2022 mais dotés d’un groupe ultra-soudé qui « sait souffrir », ils ont l’art de gérer les tournois majeurs.

👥 Les Outsiders Très Sérieux

Juste derrière le quatuor de tête, deux équipes se placent en embuscade et ont le niveau pour aller chercher le titre si la mayonnaise prend parfaitement :

  • Le Brésil : Avec Carlo Ancelotti aux manettes et des flèches comme Vinícius Júnior, le potentiel offensif est immense. Le nul concédé d’entrée contre le Maroc (0-0) rappelle toutefois que l’équilibre défensif de la Seleção reste à parfaire pour tenir sur 8 matchs.
  • Le Portugal : Un mélange parfait d’expérience (avec l’éternel Cristiano Ronaldo) et d’une nouvelle génération de milieux ultra-créatifs (Vitinha, Bruno Fernandes, Bernardo Silva). C’est le favori caché de beaucoup d’analystes.
  • L’Allemagne : Un ton en dessous sur le plan de la profondeur de banc, la Nationalmannschaft reste un monstre de tournoi, capable de monter en puissance au fil des semaines.

🎯 Les « Gros Coups » et Équipes Frissons

Dans un tournoi à 48 équipes, le tableau va s’ouvrir. Deux équipes se distinguent comme les parfaits « poils à gratter » :

  • La Norvège : Emmenée par le duo Martin Ødegaard et le cyborg Erling Haaland, elle pourrait être la sensation européenne de ce Mondial si son attaque prend feu.
  • L’Équateur / L’Uruguay : Côté sud-américain, ces équipes combinent impact physique et vice tactique, le profil type des équipes « pénibles » à jouer en phase finale.

🔮 Le Pronostic Final

Si l’on devait se mouiller sur un scénario probable basé sur les dynamiques actuelles : Une finale France – Espagne ou France – Angleterre est statistiquement forte. Avantage aux Bleus ou à la Roja pour soulever le trophée à New York en juillet grâce à la profondeur de leurs effectifs, indispensable pour tenir le nouveau rythme infernal de 8 matchs jusqu’au titre.

Source : Webtube – Gemini