. Houellebecq et l’économie comme destin


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#webtube : Jean Montalte nous invite à nous plonger dans « Houellebecq économiste », l’ouvrage dans lequel Bernard Maris décrypte l’œuvre de Michel Houellebecq à travers le prisme de l’économie, cette « science lugubre » qui régit notre époque. De l’aliénation marchande à la critique des pseudo-sciences, l’essai explore la façon dont l’écrivain dénonce l’économisme forcené, révélant un monde où l’homme, écrasé par la tyrannie du marché, aspire à retrouver du sens et des valeurs éthiques.

L’économie est notre destin, prophétisait Karl Marx. Bernard Maris, dans son essai intitulé Houellebecq économiste, s’interroge plutôt sur la pérennité de cette confrérie et du lustre que lui valut une science apparemment durement acquise : « Qui se souciera de l’économie, et de ses prêtres, les économistes ? Dans quelques décennies, un siècle, plus tôt peut-être, il apparaîtra invraisemblable qu’une civilisation ait pu accorder autant d’importance à une discipline non seulement vide mais terriblement ennuyeuse, ainsi qu’à ses zélateurs, experts et journalistes, graphicomanes, aboyeurs, barons et débatteurs du pour et du contre (quoique l’inverse soit bien possible). L’économiste est celui qui est toujours capable d’expliquer ex post pourquoi il s’est, une fois de plus, trompé. » Voyez notre Alain Minc national, théoricien du fameux « cercle de raison », qui a passé sa carrière à se tromper sur le terrain même de sa prétendue expertise, l’économie, sans perdre le moins du monde sa position de prestige et d’influence…

L’essayiste rappelle qu’au temps de Louis XIV, les économistes – en ce temps-là « les physiocrates » – faisaient l’objet d’un souverain mépris, réputés qu’ils étaient de former une secte – c’est ainsi qu’on surnommait « la secte » leur engeance – qui s’illustrait par des raisonnements compliqués, abscons, inintelligibles, à seule fin d’intimider le non-initié à ces mystères dont il étaient les Sphinx. Mais aujourd’hui, tout a changé, les parias sont devenus les maîtres, clercs d’une religion séculière à l’usage d’un monde livré au règne de la quantité. Bernard Maris constate : « Comme jamais, notre époque est gorgée d’économie. Et si elle fuit le silence, shootée à la musique des supermarchés et au bruit des voitures tournant sur elles-mêmes, elle ne se passe plus non plus des rengaines de la croissance, du chômage, de la compétitivité, de la mondialisation. Au chant grégorien de la Bourse, ça monte, ça baisse, répond le chœur des experts, emploi, crise, croissance, emploi. […] Lugubre science. Diabolique et sinistre, l’économie est la cendre dont notre temps couvre son triste visage. »

Bernard Maris garde bon espoir : « Qu’un prix international, baptisé « Nobel » par ceux qui en usurpent le nom – des banquiers auto-promus donateurs du prix éponyme -, eût été remis pour des bavardages émaillés d’équations à des chercheurs de chimères paraîtra un jour aussi étrange, ou du moins du même tabac, que l’inscription sur un livre traduit en deux cents langues du record du plus grand ouvreur de canettes de bières avec les dents. Et les livres d’économie ne mériteront même plus la critique rongeuse des souris. »

L’effondrement qui vient

En attendant l’effondrement annoncé et que nous peinons à voir poindre à l’horizon, il s’agit de s’interroger sur l’économisme forcené de notre temps, ce que Julius Evola résumait en une formule frappante : « la démonie de l’économie ». Louis Dumont, dans son livre Homo aequalis, sous-titré Genèse et épanouissement de l’idéologie économique a retracé l’histoire de la montée en puissance de cette caste et de la catégorie économique, affranchie progressivement des mesures politiques et religieuses qui bornaient son influence et sa portée. Et Houellebecq se situe au point d’aboutissement de cette histoire. L’écrivain français en a pleine conscience. Son œuvre porte la marque de l’aliénation subie par l’homme dans une société réduite aux impératifs marchands ou, comme disait Foutriquet alias Giscard, « une société libérale avancée ».

Dans son recueil intitulé Le Sens du combat, un texte porte le titre Dernier rempart contre le libéralisme. Il y déclare ceci : « Nous devons lutter pour la mise en tutelle de l’économie et pour sa soumission à certains critères que j’oserai appeler éthiques. » Ce en quoi il fait écho à John Maynard Keynes qui écrit dans Essays in persuasion. « Ainsi donc, l’auteur de ces essais continue d’espérer et de croire que le jour n’est pas éloigné où le Problème Économique sera refoulé à la place qui lui revient : à l’arrière-plan. »

Houellebecq est un positiviste, un disciple d’Auguste Comte. À ce titre, il a une dent contre les pseudo-sciences. Au micro de Thierry Ardisson qui lui demande : « C’est la fin du monde, s’il y avait une seule idée à sauver laquelle ce serait pour vous ? » Houellebecq lui répond : « ça va être chiant mais c’est l’idée de la preuve mathématique. » Ce qui est assez significatif. Il a montré son attachement à cette idée en s’en prenant à la psychanalyse, qui est, selon lui, une discipline dénuée de « base théorique ». Toutefois l’économie reste sa cible favorite. Bernard Maris exprime avec clarté ce scepticisme concernant cette « science » : « En quoi une discipline qui ne parvient pas à faire des pronostics vérifiables pouvait-elle être considérée comme une science ? »

Au-delà du statut épistémologique douteux des sciences économiques, l’économisme est mis en cause parce que cette croyance, doctrine, ce supplice de Tantale systématisé, que sais-je, exerce une influence délétère sur le corps social : « En France, écrit Bernard Maris, le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier abolirent les corporations et les corps intermédiaires, de sorte que, disait le législateur, il n’est permis à personne de séparer les citoyens de la chose publique par un esprit de coopération. En haut l’État, en bas une poussière d’individus. Entre les deux : l’économie. »

Cet essai de Bernard Maris est construit comme suit : chaque chapitre est dédié à l’étude d’une thématique liée à tel ou tel économiste et à la manière dont cette thématique est traitée par le romancier. Ainsi, Alfred Marshall est associé au « règne absolu des individus », Joseph Schumpeter à « l’entreprise et la destruction créatrice », John Maynard Keynes à « l’infantilisme des consommateurs », Marx et Fournier à « l’utile et l’inutile », enfin Thomas Robert Malthus au terme du capitalisme. Lecture à compléter avec l’essai de Christian Authier : Houellebecq politique.

Jean Montalte, dans la revue Eléments

. « Qu’on nous le dise clairement » : l’élevage traditionnel en voie d’extinction ?


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#webtube : Derrière l’abattage des troupeaux, des éleveurs redoutent une fin programmée de leur métier. À les écouter, c’est une détresse que personne ne veut entendre. Partout en France, la même crainte : celle de voir son troupeau anéanti par une décision administrative, avec un sentiment d’abandon de la part des décisionnaires et, surtout, dans l’incompréhension totale de ce qui se joue. « Le monde de l’élevage est en souffrance, nous confie Agnès, éleveuse de bovins dans les Hautes-Pyrénées, et il n’est absolument plus soutenu par nos gouvernants », continue-t-elle. Comme nombre de ses confrères, elle s’alarme sur l’avenir des petits élevages touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et soumis à l’abattage systématique en vigueur. Quant aux maladies qui viendront dans le futur – car il y en aura –, elle n’ose pas imaginer.

Une maladie peu mortelle mais coûteuse

Depuis la première manifestation, en France, de la maladie, le 29 juin, dans un élevage savoyard, 35 exploitations bovines ont été déclarées contaminées. Transmise par piqûres d’insectes, non transmissible à l’homme, la DNC n’entraîne que rarement la mort des bêtes. Ce que nous confirme un vétérinaire spécialisé en pathologies bovines en Auvergne : « La mortalité est de l’ordre de 5 à 10 %, peut-être même moins. » En revanche, les vaches touchées produisent moins de lait et leur cuir, recouvert de nodules, devient inutilisable. Autant de pertes économiques qui motivent des mesures radicales, plus que la gravité sanitaire de la maladie elle-même. « On est dans une situation bien moins critique que la tuberculose, la rage ou la fièvre aphteuse », précise-t-il.

Ce choix de tout abattre s’explique en grande partie par les exigences du commerce international. « L’Europe veut rester indemne de certaines maladies pour conserver ses débouchés à l’exportation. C’est un argument massue. » Mais alors qu’il n’existe qu’une seule souche de la maladie, avec un vaccin déjà bien maîtrisé et utilisé en Afrique, offrant une protection de trois ans, l’interrogation reste en suspens : pourquoi les premiers vaccins n’ont-ils été distribués qu’à la mi-juillet, près de trois semaines après les premiers cas français ? Une question qui reste sans réponse. « C’est ce que je ne m’explique pas », reconnaît le vétérinaire.

Une fin silencieuse de l’élevage traditionnel ?

Sur le terrain, le sentiment d’injustice est vif. « Ils sont en train de détruire tout l’élevage laitier de Savoie et de Haute-Savoie », déplore Agnès. « Ce sont des races spécifiques, fruits d’années et d’années de sélection. Une fois les bêtes abattues, on ne les retrouvera pas comme ça. » La promesse de dédommagement n’y change rien. « On nous dit qu’on sera indemnisés, mais combien de temps faudra-t-il pour reconstruire un cheptel comme celui-là ? »

Un discours bien différent de celui du ministre de l’Agriculture Annie Génevard, qui a salué « le sacrifice des éleveurs » et leur « esprit citoyen », assurant que les compensations seraient versées « rapidement » et « à la hauteur du préjudice ». Des mots qui sonnent creux pour ceux qui vivent l’angoisse d’un abattage injustifié. « C’est une hantise pour les éleveurs », souffle Agnès. « On n’imagine pas tuer des bêtes saines. »

Derrière cette détresse, une inquiétude plus large. « Le gouvernement ne se rend pas compte de ce qu’il est en train de faire, estime l’éleveuse. Il y a déjà beaucoup de suicides, dans le monde agricole. Ce qu’il se passe en Savoie, ce qu’il se passera demain chez nous, c’est comme si on actait la fin de l’élevage traditionnel. Beaucoup d’éleveurs le perçoivent comme ça. »

Elle prévient, enfin, dans un souffle : « Des gens qui se fichent en l’air, malheureusement, il y en aura. »

Alienor de Pompignan, dans BV

. « Nous sommes des animaux comme les autres » : Yolaine de la Bigne célèbre 10 ans d’intelligences animales à Branféré


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#webtube : Depuis dix ans, Yolaine de la Bigne, journaliste passionnée et infatigable exploratrice du vivant, donne la parole aux animaux… et à ceux qui les écoutent. À travers les Rencontres des intelligences animales, elle invite le public à repenser son rapport au monde, loin du béton et de l’arrogance humaine. Pour cette 10e édition, organisée du 22 au 24 août 2025 au parc animalier de Branféré (Morbihan), c’est un programme riche, scientifique, accessible et profondément émouvant qui attend petits et grands : renards rusés, canards bavards, oiseaux chanteurs et créatures marines seront au rendez-vous. Entretien avec une femme qui milite pour que l’on cesse enfin de prendre les bêtes pour des imbéciles.

Breizh-info.com : Cette 10e édition marque une étape symbolique. Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru depuis la première édition ?

Yolaine de la Bigne : Le chemin est immense ! Lorsque j’ai commencé à travailler sur ce sujet, les intelligences animales ne passionnaient pas encore le grand public alors qu’aujourd’hui, beaucoup d’articles, de conférences lui sont consacrés et c’est une très bonne nouvelle car accepter que les animaux soient intelligents est déjà un grand pas pour les respecter et pour changer notre vision du monde

Breizh-info.com : Pourquoi avoir choisi le Parc de Branféré cette année ? Qu’apporte ce lieu en termes d’éthique et de pédagogie pour un tel événement ?

Yolaine de la Bigne : Je suis très heureuse d’être au parc de Branféré, c’est un parc botanique magnifique avec des arbres remarquables, mais surtout les animaux y vivent liberté ce qui est un but à atteindre pour tous les établissements où l’on garde des animaux. Par ailleurs, c’est une association qui dépend de la Fondation de France et qui est très axée sur le bien-être animal, nous nous retrouverons donc sur beaucoup de valeurs communes.

Breizh-info.com : Le programme est riche et pluridisciplinaire. Comment sélectionnez-vous les intervenants et les thématiques abordées chaque année ?

Yolaine de la Bigne : C’est en effet un programme très diversifié et j’y tiens, je ne choisis jamais de thématique annuelle car il est très important de faire comprendre que les intelligences animales touchent toutes sortes d’animaux et toutes sortes de thématiques. C’est cette richesse et cette diversité que nous devons mieux connaître et admirer. Pour choisir les intervenants le plus souvent c’est grâce aux livres qu’ils viennent de publier, j’aime beaucoup les livres donc c’est une façon pour moi de les défendre et puis d’aider des auteurs qui souvent travaillent durant des années sur un thème. Ça leur permet de mettre en valeur ce thème et de faire des dédicace auprès d’un public très friand d’ouvrages sur ces sujets.

Breizh-info.com : Cette année, on parle du renard, des canards, des guépards, des oiseaux… Quels messages espérez-vous faire passer à travers ces espèces ?

Yolaine de la Bigne : Des messages d’admiration et de respect. Le guépard est un animal exceptionnel notamment par son adaptation à la vitesse; Christian Barbaud nous expliquera ses stratégies pour survivre. Le renard est magnifique et particulièrement rusé, pourtant poursuivi et martyrisé depuis des siècles comme nous l’expliquera Nichols Baron malgré les grands services qu’il nous rend d’un point de vue écologique ou sanitaire. Les oiseaux nous font du bien par leur grâce et la beauté de leur chant etc.  Le but, chaque année est de provoquer l’émerveillement afin de donner envie de protéger et de respecter ces animaux qui sont maltraités, chassés et en train de disparaître.

Breizh-info.com : Une conférence évoque “l’éthologie (presque) facile”. Pensez-vous que la vulgarisation scientifique est aujourd’hui essentielle pour éveiller les consciences ?

Yolaine de la Bigne : Oui l’éthologue Agatha Liévin Bazin nous parlera de l’éthologie actuelle, ses relations avec l’IA, la passion qu’elle suscite auprès du grand public. La vulgarisation scientifique est en effet indispensable car la science intéresse beaucoup de gens, et qui parfois n’ayant pas eu de formation scientifique n’osent pas aller plus loin or les intervenants qui viennent aux Rencontres des intelligences animales ont toujours un discours très facile d’accès et ouvrent la porte vers d’incroyable univers. Par ailleurs, dans notre société qui part dans tous les sens, entre méconnaissance, indifférence et fake news, la science par sa rigueur et son travail à long terme, nous donne une vision plus claire et plus juste des choses. Notamment en qui concerne la biodiversité et les animaux. Si nous dirigeants écoutaient plus et mieux les scientifiques, le monde irait mieux.

Breizh-info.com : En quoi les enfants et les familles sont-ils un public clé pour l’événement ? Des activités leur sont-elles spécifiquement dédiées ?

Yolaine de la Bigne : Grâce à l’Ecole de la nature de Branféré, les Rencontres des intelligences animales vont en effet plus s’orienter vers les enfants qui représentent l’avenir.  Si les enfants apprennent à mieux observer, mieux comprendre, mieux respecter la nature, l’avenir sera plus tolérant.  Alors que nos intervenants ont toujours été des adultes, cette année nous avons Timothée, un jeune garçon de 11 ans, passionné par les canards, nous racontera sa vie avec eux et l’espace qu’il est en train de construire pour eux.  Une démonstration que la passion et la connaissance n’ont pas d’âge.

Breizh-info.com : Vous avez souvent défendu l’idée que les animaux ont une intelligence émotionnelle. En quoi cela nous oblige-t-il, en tant qu’humains, à repenser notre rapport au vivant ?

Yolaine de la Bigne : Il ne s’agit pas de faire un concours d’intelligence, mais en effet les humains ont une intelligence abstraite  supérieure à tous les autres êtres vivants qui nous permet d’inventer l’ordinateur et d’aller sur la lune. Mais justement cette faculté à l’abstraction nous fait oublier notre intelligence émotionnelle qui pour les animaux reste une base de la survie. Comprendre les autres permet souvent de sauver sa peau. Nous les humains, nous avons tendance à renfermer nos émotions, à ne pas pouvoir les exprimer, à ne pas savoir appréhender celles des autres etc Il faut parfois voir un psy pour se comprendre soi-même. Les animaux nous donnent de grandes leçons de savoir être et de savoir vivre sur ce sujet. Ainsi Elise, Rousseau et Jacques Dubois, nous parlerons de l’impact étonnant sur notre santé mentale de la nature, quand on se promène, qu’on écoute les chants des oiseaux et qu’on redécouvre certaines émotions délaissées dans nos sociétés bétonnées.

Breizh-info.com : L’intelligence animale est parfois moquée ou ignorée dans les cercles scientifiques traditionnels. Observez-vous un changement dans les mentalités ?

Yolaine de la Bigne : C’est franchement de plus en plus rare. Il y a encore 20 ou 30 ans, les scientifiques trouvaient que l’intelligence animale n’était pas un sujet. Aujourd’hui ça a complètement changé car à travers le mot intelligence – qui est un mot grand public, les scientifiques utilisent plutôt le terme cognition -, on étudie le comportement, les relations sociales, la faculté à anticiper l’avenir, les partenariats etc. bref c’est un sujet immensément riche et très passionnant d’un point de vue scientifique. D’ailleurs il suffit de voir le nombre d’études publiées chaque mois dans le monde pour constater que le sujet passionne les scientifiques.

Breizh-info.com : Des intervenants comme Manon Berardi abordent le monde sous-marin. En quoi cette exploration des “mondes du dessous” est-elle cruciale aujourd’hui ?

Yolaine de la Bigne : Elle nous ouvre sur un univers incroyable que nous connaissons à peine à découvrir, un univers non seulement passionnant avec des modèles remarquables d’adaptations, notamment à cause du manque de lumière, mais un univers aussi qu’il va falloir protéger. Déjà des entreprises veulent aller exploiter les abysses qu’elles détruirons sans état d’âme. C’est stupide car ces univers  que nous ne connaissons pas encore pourraient nous inspirer d’un point de vue économique dans des secteurs comme la bio inspiration par exemple. L’avidité capitaliste à court terme détruit avant de réfléchir !

Breizh-info.com : Enfin, en 2025, que signifie “être humain” face à la complexité et à la richesse du monde animal ?

Yolaine de la Bigne : On peut déjà s’amuser à constater la bêtise humaine dans un monde qui pille une nature nourricière, ce qui met en grand danger l’avenir même de l’humanité. En soulignant que le mot bêtise et le mot bête ont la même racine. Ce qui a toujours rassuré les humains. Les récentes découvertes nous démontrent pourtant que chaque être vivant a sa forme d’intelligence et d’adaptation. Que nous faisons partis d’un ensemble fabuleux de dynamisme et que nous sommes tous liés, humains, animaux, végétaux. Mais l’être humain est aussi extrêmement intelligent. Il faut donc espérer qu’il saura réagir face à un avenir complexe. Ce n’est pas parce que nous sommes coupables du passé que nous devons ne pas être responsable de l’avenir, notamment vis-à-vis de nos enfants.

Dans ce profond changement de société actuelle, on peut aussi se rappeler une grande leçon d’humidité pour nous les humains, dont l’ego est sur-dimensionné : nous sommes des animaux comme les autres. Ne l’oublions pas. Nous faisons partie de cette nature et si nous la détruisons nous disparaîtrons avec elle.

Propos recueillis par YV
Breizh-info.com

. À Montmartre, mieux vaut être « bonneteur » que violoniste


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#webtube : Paul Sussen joue du violon sur la place des Abbesses. Le 22 juillet, la police a saisi son violon. Facile et sans risques… Voilà vingt ans que, de midi à 13 heures, Paul Sussen joue du violon sur la place des Abbesses. Le 22 juillet, la police a saisi son violon. Plus facile que d’arrêter les joueurs de bonneteau… Il s’appelle Paul Sussen. D’origine américaine et installé à Paris depuis trente ans, il a mené une carrière de violoniste professionnel jusqu’à ce que la maladie et l’âge ne le contraignent à la retraite. Pour arrondir ses maigres fins de mois, il joue tous les jours à midi devant le square Jehan-Rictus, place des Abbesses, à Montmartre (XVIIIe). Frêle dans son pantalon de toile et sa chemise d’un blanc impeccable, l’homme a la voix douce. C’est avec un léger accent chantant qu’il raconte sa mésaventure, aujourd’hui heureusement terminée puisque l’indignation du public a payé : il vient de récupérer son violon.

Au violon, les violons !

C’était le 22 juillet. Paul Sussen venait, comme chaque jour, de sortir le violon de sa boîte et de caler la mentonnière quand trois policiers se sont avancés vers lui pour confisquer son instrument. « J’ai joué trois notes et les policiers sont arrivés de là-bas, j’avais pas encore gagné un centime et mon violon est parti », dit-il.

Contactée par Le Parisien, la préfecture de police confirme alors : « Les services de police ont procédé à une verbalisation avec un procès-verbal pour tapage et saisie de l’instrument. » Au violon, le violon ! Paul Sussen a commis un grave délit : « Il est interdit de jouer de la musique sur la voie publique à Paris sans autorisation », aussi, « afin de limiter les nuisances sonores » – on ne rit pas ! –, dit la préfecture de police. Seules quatre autorisations ont été délivrées, cette année, et le violoniste n’était pas sur la liste. Il est vrai que, dans nos rues où résonne l’incessant tapage « vocodeurisé » des rappeurs, une heure de Bach, Vivaldi ou César Franck constitue une insupportable agression pour les oreilles.

Paul Sussen est un vrai musicien, pas un gratouilleux ni un frotteur de cordes. Pendant des décennies, il a joué à travers le monde, en tournée avec divers orchestres, et puis la maladie l’a rattrapé. Son violon est plus que son compagnon : « C’est un bel instrument de 1870. C’est pas juste moi qui l’ai joué, je crois qu’il y a cinq générations de gens qui l’ont joué avant moi »confie-t-il, heureux, aujourd’hui, de l’avoir récupéré. L’indignation des commerçants du quartier a joué en sa faveur et l’instrument, confisqué en principe pour deux mois, vient de lui être rendu. « Le commissaire a été très gentil, mais il m’a bien rappelé que je ne pouvais pas jouer sans autorisation et que cette dernière était difficile à obtenir, dit-il. Il a appelé le service dédié devant moi, qui a confirmé avoir reçu ma demande d’autorisation depuis dix jours. »

Pendant ce temps, les bonneteurs et les crackeux…

Rien ne dit que le violoniste obtiendra son permis de jouer. Il confie, d’ailleurs, ses craintes : « Il y a des milliers d’instruments qui vont être saisis. Il faut punir les musiciens d’avoir joué dans la rue. » Eh oui, cher monsieur, l’État impécunieux cherche des fonds et il est plus facile de mettre la main sur votre archet que sur les « bonneteurs » qui rançonnent les touristes au bas de la Butte !

Des bonneteurs revenus en masse, après l’accalmie des Jeux olympiques, notamment rue de Steinkerque, celle qui mène du métro Anvers jusqu’à la station du funiculaire de Montmartre. C’est dire si les touristes l’empruntent… Dans cette rue de 153 mètres de long, on a compté jusqu’à six tables de bonneteau et vu des naïfs, honteusement escroqués, être poursuivis par des gros bras jusqu’au jardin Saint-Pierre parce qu’ils protestaient.

La parenthèse des Jeux olympiques refermée, les arnaqueurs ont réinvesti les hauts lieux, mais ils sont plus difficiles à chasser que le violoniste des Abbesses. À l’inverse des gangs de Roumains, cet homme-là, personne ne le craint.

Fin mai dernier, les habitants de l’arrondissement ont manifesté aux portes de la mairie, un soir de conseil municipal. Venus de la Chapelle, de Montmartre ou de la porte de Clignancourt, ils dénonçaient, pour les quartiers les plus aisés, la transformation de Paris en parc d’attractions, et pour les autres, les problèmes de propreté, les nuisances engendrées par les vendeurs à la sauvette, les consommateurs de crack et la prostitution. « La police montée vient faire des rondes deux fois par semaine, mais les autres jours, c’est l‘enfer. Des jeunes se droguent à deux pas de l’école maternelle Dorléac. Avant, le quartier de la porte Montmartre était un village ; aujourd’hui, on ne peut plus y faire venir notre famille », se lamentait une riveraine du boulevard Ney. Sur la Butte, ce sont les boulistes qui ont été chassés pour faire place à l’aménagement d’un jardin sur l’ancien terrain de pétanque. Il est — gracieusement ? — offert à l’hôtel particulier, charmant établissement 4 étoiles, « qui exploitera en contrepartie l’espace en soirée ».

Cette histoire dit tout de l’avenir de Paris, celui dessiné par nos élites écolo-socialo-macronistes : une ville soigneusement découpée entre quartiers bobos-chics pour touristes fortunés et ghettos pouilleux, ceux où s’entasseront les derniers Parisiens qui n’auront pas eu les moyens de s’enfuir et des migrants transformés en zombies par le crack.

Marie Delarue, dans BV

. L’homme qui allumait sa clope à la flamme du Soldat inconnu arrêté : un repris de justice marocain


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#webtube : Beaucoup de choses sont donc symboliques, dans cette triste affaire : le sacrifice des héros ne signifie plus rien. Le 4 août, en début de soirée, dans la torpeur estivale qui plane sur Paris pendant les vacances, un innocent attroupement de touristes entourait la flamme du Soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe. Sous l’œil désormais omniprésent des smartphones, un homme s’est approché du monument, a marché sur la tombe et… a tranquillement allumé sa cigarette à la flamme permanente avant de s’éloigner, visiblement pas peu fier de son geste.

Massivement partagée sur les réseaux sociaux, cette vidéo a provoqué un tollé (ce qui est une relative bonne nouvelle), y compris dans les rangs des politiques (on peut citer l’ancien policier Matthieu Valet, pour le RN, ou le ministre délégué aux Anciens Combattants, Patricia Mirallès). Repéré, peut-être par la vidéosurveillance, l’individu a été interpellé dès le lendemain, 5 août. Ô surprise : il s’agit d’un ressortissant marocain, titulaire d’une autorisation de séjour en bonne et due forme, valable jusqu’au mois d’octobre 2025.

Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a eu des mots justes pour qualifier l’acte de cet homme. Il a déclaré, sur X : « Ce geste, indigne et misérable, porte atteinte à la mémoire de ceux qui sont morts pour la France. » C’est évidemment vrai. Il pourrait ajouter que ce geste, digne d’un adolescent stupide, ivre de transgression, porte également atteinte à ceux qui continuent de vivre pour la France : les militaires, bien sûr, mais aussi les policiers et tous ceux qui offrent leur existence pour que la France continue d’être (très relativement) vivable. On rappelle que cette flamme fut allumée après la saignée atroce de la Grande Guerre et que sous cette flamme repose le corps d’un soldat non identifié, symbole de tous les morts anonymes de ce conflit dévastateur, qui explique tout le reste du siècle. Oui, en marchant sur cette tombe, l’homme (mais son comportement est-il vraiment humain ?) savait très bien ce qu’il faisait. Et en profanant une sépulture (c’est le motif pour lequel il a été interpellé), c’est à la France tout entière qu’il voulait signifier son mépris, avec la violence d’un crachat.

Titre de séjour révoqué

Le ministre de l’Intérieur va révoquer le titre de séjour de cet individu afin de faciliter son expulsion. C’est tout à fait louable mais, une fois de plus, Bruno Retailleau est bien seul. Ce ressortissant marocain cumule, en effet, 21 mentions au Fichier de traitement des antécédents judiciaires (le fameux TAJ) et cela n’a pas facilité son expulsion. Il a fallu qu’une touriste lituanienne filme à la volée ce geste de profanation pour qu’il soit finalement inquiété. Et encore : on ne sait pas si le Maroc fera traîner son retour ni si le Conseil d’État (cette super instance juridique de gauche qui se croit tout permis) validera la décision du ministre.

Beaucoup de choses sont donc symboliques, dans cette triste affaire. Premièrement, le sacrifice des héros ne signifie plus rien pour les Français (personne ne bouge sur la vidéo) et c’est une matière à dérision pour un grand nombre d’étrangers, légaux ou illégaux. Deuxièmement, les décisions de bon sens sont rares et les personnes qui les prennent le sont plus encore. Troisièmement, pour en venir plus précisément au cas de Bruno Retailleau, la position du ministre de l’Intérieur est de plus en plus périlleuse. Si son courage et sa constance (des vertus très rares, en politique) sont objectivement admirables, sa présence dans un gouvernement où il est presque le seul à faire preuve de conviction et de bon sens demeure une forme élaborée d’équilibre instable. Président d’un parti d’opposition au sein de la Macronie mourante, homme de conviction dans un marécage de conformisme, combien de temps tiendra-t-il ?

Arnaud Florac, dans BV

. Witkoff à Moscou, ou comment s’extirper d’un ultimatum ridicule sans perdre la face


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#webtube : La façon dont Trump gère le dossier ukrainien relève d’un amateurisme assez sidérant. Avec son ultimatum de 50 jours ramené à 12, lancé à Poutine pour faire la paix sous peine de menaces grotesques, en dit long sur  la diplomatie de Washington, qui a tout du bulldozer sans jamais tenir le moindre compte des réalités. Trump n’a toujours pas compris que 99% des Russes considèrent que leur pays mène une guerre existentielle contre l’Otan, qui veut la peau de l’Ours russe depuis la fin de la guerre froide.

Ce sentiment a été exacerbé par l’attaque de cinq bases russes où stationnaient des bombardiers stratégiques. Une violation délibérée du traité Start qui prévoit que les bombardiers restent visibles des satellites de l’adversaire. Frapper les forces nucléaires russes est un véritable coup de poignard dans le dos de Poutine, qui n’a pu se faire qu’avec l’aval de Washington, malgré les démentis de Trump. C’est un acte terroriste, comme les attaques du contre les ponts et les trains civils.

Dans ces conditions, il est inutile d’espérer un gel de la ligne de front qui permettrait à l’Ukraine de réarmer et de renforcer ses effectifs. Poutine n’a plus confiance en Trump et il a raison.

De plus, vouloir imposer la paix sans traiter au préalable les « racines » de la guerre, que Poutine n’a cessé d’expliquer depuis 2022, est à la fois irréaliste et irresponsable.

Avec ses rodomontades incessantes, ses menaces de sanctions à double tranchant, ses moulinets ridicules, Trump se discrédite chaque jour davantage. L’envoi de deux sous-marins nucléaires américains, voilà qui agite beaucoup les médias mais qui ne doit aucunement impressionner l’Ours russe, lequel possède 6200 têtes nucléaires dans sa panoplie de gadgets atomiques.

Le vrai problème de Trump aujourd’hui, est donc de savoir comment sortir du bourbier dans lequel il s’est fourré de façon irréfléchie, sans perdre la face aux yeux du monde. 

C’est cela le job de Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Trump à Moscou. Obtenir un petit geste du Tsar, qui permette à Trump de crier victoire et de ne pas trop ternir son image de faiseur de paix. 

On peut supposer que le sort des trois officiers britanniques récemment capturés par les forces spéciales russes à Ochakovo, sera également au menu. Une belle monnaie d’échange pour Poutine…

J’avoue ne pas comprendre l’obstination de Trump, qui réclame un cessez-le-feu alors que les véritables causes de la guerre  sont passées sous silence depuis 40 mois, le narratif otanien rabâché quotidiennement par les médias se contentant de traiter Poutine d’agresseur.

Mais le maitre du Kremlin n’est pas Netanyahou. Son armée ne doit rien aux Etats-Unis et si un pays ne craint ni la force militaire, ni les sanctions économiques américaines, c’est bien la Fédération de Russie. Trump peut brailler autant qu’il le veut, il perd son temps.

En cédant aux ordres de Washington de ne pas renverser le régime de Téhéran, Netanyahou n’a rien réglé et les mollahs continuent leur course à l’arme nucléaire. Une guerre pour rien.

Poutine ne fera jamais cette erreur, d’autant plus que son armée avance chaque jour, s’emparant des villages un à un sur l’ensemble du front. 

La chute de Chasov Yar,  verrou stratégique majeur, sera bientôt suivie de celle de Pokrovsk, quasiment encerclée.

Rappelons aussi que l’industrie de guerre russe produit davantage d’armements et de munitions que l’ensemble de l’Otan.

Par ailleurs, rappelons que la Russie peut vivre en autarcie complète avec son trésor géologique, qui pèse 22% des richesses minières de la planète et représente plusieurs décennies de PIB russe. Au bas mot 70 000 milliards de dollars.

C’est mieux que nos 3400 milliards de dettes, ce qui n’empêche pas Macron de dire que la Russie n’est qu’une puissance moyenne, avec un PIB inférieur à celui de la France. C’est oublier que la Russie ne connait ni dettes ni chômage et qu’elle est le leader du Sud global, tandis que la France est chassée de toute l’Afrique. Mais laissons Macron fanfaronner dans sa médiocrité.

Dans ces conditions, la première puissance nucléaire de la planète n’a aucune intention de céder aux lubies du président américain, qui croit pouvoir mener le monde d’un claquement de doigts.

La vérité est donc la suivante : ou bien l’Amérique engage ses légions pour combattre en Ukraine, et celles-ci connaitront le même sort qu’au Vietnam ou en Afghanistan en pire, ou bien elle se désintéresse du dossier et laisse Poutine gérer cette guerre jusqu’à la capitulation totale de Kiev.

Toute autre option n’est que perte de temps et massacre inutile. Car au bout du compte, tous les esprits lucides savent que la victoire sera russe, sans même besoin du nucléaire. Les armes hypersoniques suffiront si tout dégénère.

Et quand ce conflit changera de statut juridique, passant d’Opération spéciale à guerre antiterroriste, Poutine pourra alors décapiter le régime ukrainien de façon légale.

https://reseauinternational.net/poutine-promet-den-finir-avec-lukraine-lue-et-trump-ont-sabote-la-paix

Chez RL nous avons rappelé maintes fois les causes réelles de la guerre et la totale responsabilité de l’Occident dans cette boucherie qui a déjà fait plus de deux millions de morts et blessés.

Jamais les médias n’ont reconnu ces vérités ( élargissement sans fin de l’Otan, coup d’Etat de la CIA à Kiev en 2014, refus d’appliquer les accords de Minsk, guerre du Donbass qui a fait 15 000 morts, refus des Occidentaux d’établir des garanties de sécurité pour toute l’Europe, réclamées depuis des années par Poutine)

Tout cela, le Tsar l’a dénoncé tandis que les Occidentaux le mettent encore sous le tapis ou le nient.

Oui, nous sommes répétitifs, je le reconnais, mais pas plus que tous les médias aux ordres qui rabâchent le narratif mensonger de Washington depuis 2022. La vérité finit toujours par triompher et l’avenir nous donnera raison.

Pour conclure, je vous livre trois citations que certains illuminés feraient bien de méditer :

« Au lieu de craindre la Russie, il serait temps d’essayer de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c’est tout de même à l’Europe que ce grand pays s’identifie et que c’est son destin qu’il entend continuer à partager ? À nous d’y contribuer. » (Hélène Carrère d’Encausse)

« La Russie n’a jamais perdu la guerre froide… parce que la guerre froide n’est pas finie. » (Vladimir Poutine)

« Personne ne devrait se faire d’illusion sur la possibilité d’acquérir une supériorité militaire sur la Russie. Nous ne permettrons jamais que cela se produise. » (Vladimir Poutine)

Jacques Guillemain, Riposte Laïque

. Paris, Rouen, Montpellier… recrudescence d’agressions commises en langue arabe


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#webtube : La langue arabe s’impose un peu partout sur le territoire français, notamment à l’occasion d’agressions physiques. « Zemel ! ». C’est par cette insulte arabe à caractère homophobe que l’agression de l’influenceuse trans Calysta a débuté, mardi 29 juillet dernier. Elle travaillait dans un bar de Bruxelles, lorsqu’un groupe de « garçons » l’a accostée. « J’ai commencé à discuter avec eux, ils ont commencé à m’insulter de « zemel ». Je connaissais le mot !, raconte-t-elle dans une vidéo partagée sur Instagram où elle apparait, le visage en sang. Ils ont commencé à parler en marocain, ils pensaient que je ne comprenais rien du tout. Sauf que ce n’est pas le cas… Je leur dis : « Vous savez, je comprends tout ce que vous dites ! » ». Le ton est alors rapidement monté entre eux, jusqu’à ce que la make-up artist reçoive un verre en pleine tête. Malgré l’intervention rapide d’un vigile, les individus sont parvenus à prendre la fuite avant l’arrivée de la police.

<blockquote class= »twitter-tweet » data-media-max-width= »560″><p lang= »fr » dir= »ltr »>Une influenceuse transgenre agressée dans un bar à Bruxelles : « Des garçons m&#39;ont insultée de &quot;Zemel&quot; et parlé en marocain en pensant que je ne comprenais pas » <a href= »https://t.co/u2e8Llp0Iw »>https://t.co/u2e8Llp0Iw</a> <a href= »https://t.co/p9Q0Idppmu »>pic.twitter.com/p9Q0Idppmu</a></p>&mdash; Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) <a href= »https://twitter.com/F_Desouche/status/1952725216813031851?ref_src=twsrc%5Etfw »>August 5, 2025</a></blockquote> <script async src= »https://platform.twitter.com/widgets.js » charset= »utf-8″></script>

À ce sujet — [Exclu] En Gironde, un tract Nouveau Front populaire rédigé… en arabe

On ne compte plus, aussi, les attentats ou tentatives de meurtres commis aux cris rituels d’« Allah Akbar ». Pas plus tard que dimanche dernier, un individu vêtu d’une djellaba a été interpellé dans le Val-de-Marne après avoir poussé le fameux cri de guerre et tenté de poignarder un homme qui refusait de se dire musulman.

Il y a aussi l’insulte désormais bien connue « gwer », qu’on peut traduire par « sale Blanc ». Si ce terme arabe est parfois prononcé sur le ton de la mauvaise plaisanterie, il est également employé dans des circonstances nettement moins drôles. « C’est l’insulte raciste anti-blanc qui a été assénée à Crépol avant que Thomas soit poignardé mortellement », rappelle ainsi Thibaut Monnier, député de la Drôme. Sur une vidéo disponible, on entend en effet des jeunes lancer « Vas-y, putain de gwer ! », en direction des villageois qui participaient au bal.

Un bouleversement linguistique qui fait des heureux

Pourtant, l’usage désormais massif de l’arabe en France ne semble pas déplaire à tout le monde. On pense à ces linguistes, qui se félicitent d’entendre nos enfants prononcer les mots « wesh », ou « belek », à Jack Lang, qui vient de publier un nouveau livre intitulé La Langue arabe, une chance pour la France (Gallimard), ou encore au directeur du festival d’Avignon, qui a choisi de faire de l’arabe la « langue invitée » de l’édition 2025.

Du côté des politiques aussi, certains accompagnent le mouvement avec enthousiasme. On se souvient par exemple qu’en juin 2024, le Nouveau Front Populaire avait annoncé la tenue d’une réunion « contre l’extrême droite » à l’aide d’une affiche rédigée… en arabe. Histoire d’être bien compris de ses électeurs ?

. « L’occidentalisme » est-il la meilleure réponse à « l’islamo-gauchisme » ?


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#webtube : Le conflit israélo-palestinien a au moins le mérite de révéler cette ambiguïté : d’un côté, les islamo-gauchistes, pour lesquels le peuple gazaoui est devenu incarnation indépassable de tous les colonisés de la Terre ; de l’autre, des occidentalistes estimant que le salut de la civilisation repose sur l’axe israélo-américain.

Pour commencer, un peu de sémantique, tant ces vocables sont à l’évidence biaisés. L’islamisme est une chose ; le gauchisme en est une autre, et accoler ces deux termes tient plus de l’oxymore que d’un projet politique cohérent, tant il est impossible d’être les deux à la fois ; la preuve par ces militants LGBTQ+ affichant leur soutien au Hamas palestinien. On imagine vite la longévité de ces gugusses dans la Bande de Gaza.

Mais cet occidentalisme, de plus en plus répandu à droite, et guère plus cohérent, participe lui aussi d’une autre fiction, « l’Occident » en question étant une notion tout aussi fantasmatique. Jadis, le terme recouvrait une réalité tangible. On pouvait parler d’église d’Occident, celle de Rome, ou d’église d’Orient, sise à Byzance, tout comme on pouvait encore évoquer l’Occident chrétien et l’Orient musulman. Mais cet Occident recoupait alors les frontières de l’Europe, ce qui n’était déjà plus le cas durant la Guerre froide, sachant que ce que l’on nommait alors « Occident » se limitait à un conglomérat antisoviétique, alliance militaro-économique allant de Washington à Séoul, tout en passant par Ankara, Tokyo et Paris. Bref, un assemblage hétéroclite et de circonstance, face à un ennemi commun : l’URSS, lequel était d’ailleurs plus conjoncturel que structurel, la bolchevisation de la Russie n’ayant été qu’une parenthèse de 70 ans. Ce qui est bien court, à l’échelle civilisationnelle, au même titre que cet Occident de circonstance.

L’illusion de l’Occident…

Ce qui fait écrire à Alain de Benoist, dans son éditorial du dernier numéro d’Éléments : « Depuis quelques mois, nous assistons en direct à la dislocation de “l’Occident collectif”, à la fin de la mondialisation libérale, au découplage entre l’Europe et les États-Unis. Et aussi au début de la fin de l’ère libérale : les quatre principales puissances mondiales (USA, Chine, Russie, Inde) peuvent maintenant être considérées, à des titres divers, comme des puissances “illibérales”. »

Bref, nos occidentalistes de droite révèrent une chimère ; tout comme leurs homologues islamo-gauchistes, avec leur convergence des luttes toute aussi imaginaire. Le tout sur fond de choc civilisationnel. À droite, celui entre un Occident chrétien fantasmé ; à gauche, celui, tout aussi eschatologique, entre exploiteurs et exploités, colonisateurs et colonisés, alors que si les Israéliens sont à l’évidence colonisateurs, les Arabes l’ont aussi été bien avant eux.

Israël, rempart de la chrétienté ?

Malin comme pas deux, Benyamin Netanyahou, profite du Noël 2024 pour déclarer aux chrétiens du monde entier : « Israël mène le monde dans le combat contre les forces du mal et de la tyrannie. Mais notre bataille n’est pas encore terminée. Avec votre soutien et avec l’aide de Dieu, je vous assure que nous prévaudrons. » Pour un peu, on se croirait dans La Guerre des étoiles, le Premier ministre israélien étant en l’occurrence rhabillé aux couleurs des chevaliers Jedi, pour mieux prêcher la croisade contre les hordes de Dark Vador. Ce 30 juillet, c’est un drôle de paroissien, Michel Onfray, qui semble acquiescer, dans les colonnes du JDNews : « Israël est le navire amiral de cet Occident. » À croire que ce philosophe soit l’un des derniers penseurs à croire dur comme fer à la réalité de l’Occident, alors qu’il donnait naguère de sérieux gages de scepticisme, affirmant que le Christ n’était qu’une affabulation historique.

À propos de chrétiens palestiniens, la réalité, autrement moins irénique, semble contredire le sermon du révérend père Netanyahou et d’Onfray, son sacristain du moment, à en croire les déclarations fracassantes de l’évêque palestinien Sani Ibrahim Azar, prononcées quelques jours après les massacres du 7 octobre 2023 : « Depuis que l’extrême droite est au pouvoir, les agressions à l’endroit des chrétiens sont en forte augmentation. Les attaques contre les églises et les cimetières chrétiens se multiplient. Nous ressentons que nous ne sommes plus les bienvenus en Israël. »

À droite, certains se rebiffent…

Comme quoi la réalité est toujours plus complexe que les fantasmes des islamo-gauchistes et des occidentalistes. Ce que rappelle fort bien Alexandre de Galzain, journaliste à Radio Courtoisie, sur le site de Causeur, périodique autrement plus plausible que tant de ses confrères occidentalistes, en matière « d’israélo-droitisme » : « Dans sa bouche, devant l’Occident, le voilà qui affirme qu’Israël serait le rempart de la civilisation face à la barbarie, que “l’armée la plus morale du monde” serait aussi notre bouclier, qu’Israël se battrait en fait pour nous. (…) Quand donc Israël s’est-il battu pour autre chose que lui-même ? » Plus audacieux encore : « L’Israël de M. Netanyahou, bouclier de la civilisation occidentale, de la chrétienté ? La belle affaire ! Il a été établi que M. Netanyahou finançait l’État islamique à Gaza contre le Hamas [Hamas qu’il avait par ailleurs promu face à l’OLP nationaliste et laïque, ndlr], qu’il finançait l’Azerbaïdjan contre l’Arménie ! Ah, et quel beau gardien de la morale que celui qui massacre femmes et enfants par milliers ! »

Et le meilleur pour la fin : « L’aveuglement volontaire de la droite sur la situation israélienne est particulièrement préjudiciable en cela qu’elle refuse de comprendre que l’intérêt de M. Netanyahou réside en sa propre personne. Ce politicien corrompu, que toute la France abhorrerait si elle devait subir son règne, n’a pour but que d’échapper à la prison qu’il mérite tant. »

Il est à mettre au crédit de notre consœur Élisabeth Lévy, matrone en chef de Causeur, d’avoir publié ce texte avec lequel elle n’est évidemment pas d’accord. Mais, indique-t-elle en avant-propos, il ne s’agit rien de moins que de « la douleur de la liberté ». Chapeau bas.

Et les intérêts de la France et de l’Europe ?

En fait, le problème de la perception française du conflit israélo-palestinien, comme de celui opposant l’Ukraine à la Russie, c’est que le monde politico-médiatique, au lieu de camper sur une ligne médiane, celle d’un pays tiers qui pourrait, en qualité de possible arbitre, tenter de mettre terme à ces conflits fratricides, prenne parti pour l’un ou l’autre des protagonistes en présence ; ce au nom d’arguments moraux : l’agresseur et l’agressé. Comme s’il suffisait d’avoir été agressé pour incarner le « bien », alors que l’agresseur serait fatalement le « mal » incarné. Ce fut longtemps la politique étrangère du général de Gaulle, qui tenta toujours de jouer les médiateurs, même au plus fort de la Guerre froide. C’est aussi François Mitterrand, qui réserva l’un de ses premiers voyages officiels en Israël pour y plaider… la cause palestinienne. Et même de Jacques Chirac, imparable dès lors qu’il s’agissait de ménager la chèvre et le chou. Le tout sans trop de passion, mais avec un semblant de raison ; au contraire d’un Emmanuel Macron qui, un jour, entend mettre sur pied une coalition internationale contre le Hamas pour ensuite affirmer vouloir reconnaître un État palestinien qui, de fait, se trouverait sous la houlette du même Hamas.

Et les intérêts de la France et de l’Europe, dans tout cela ? Ils semblent être aux abonnés absents, quand ce n’est pas pris en otages pour de bas calculs électoraux. Jean-Luc Mélenchon cible un électorat musulman pour tenter de parvenir au second tour de la prochaine élection présidentielle. Marine Le Pen semble miser sur la martingale inverse : avoir normalisé les relations de son mouvement avec les institutions juives de France n’était pas une mauvaise chose en soi. Mais pourquoi systématiquement soutenir un État tiers, au lieu de promouvoir les intérêts français et européens ? Pour s’assurer le soutien d’un hypothétique “vote juif” ? Lequel est d’ailleurs plus que divisé quant à la politique israélienne, tel qu’en témoigne cet appel signé par plus de 1 200 rabbins venus du monde entier, enjoignant Benyamin Netanyahou de radicalement changer sa politique.

Ces rabbins qui contestent la politique israélienne…

Un retournement ainsi justifié par le rabbin américain Ron Kronish, dans une tribune publiée par le journal Times of Israel : « Si cette guerre a pu être considérée comme “juste” à ses débuts, elle est devenue profondément “injuste” au cours des derniers mois. » Pour tout arranger, Donald Trump se permet désormais de contredire l’État hébreu à propos de cette famine frappant les Gazaouis : « Israël porte une grande responsabilité ». Et le même, cité par le Financial Times, de s’alarmer : « Mon peuple commence à détester Israël… »

Si le tiers-mondisme passablement mondain de La France insoumise ne fait plus guère illusion, est-ce vraiment le moment le mieux choisi pour une certaine droite, souvent libérale et conservatrice, de prendre fait et cause pour un Occident fantomatique et un Israël de plus en plus honni par la planète entière ? Ou alors, c’est à croire que si certains ramaient autrefois pour fuir le Titanic, certains puissent aujourd’hui développer l’énergie du désespoir pour de force y grimper. Notre vieux continent mérite sûrement mieux.

Nicolas Gauthier, dans Eléments

. Jorge González-Gallarza (Centre pour les droits fondamentaux) : « L’Union Européenne a créé un écosystème d’ONG idéologiques »


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#webtube : Au cours de la dernière décennie, alors que des millions d’Européens subissaient l’inflation, la stagnation économique, la pression migratoire et des coupes dans les services essentiels, l’Union européenne a alloué près d’un milliard d’euros au financement d’organisations idéologiques en Amérique latine. Sous prétexte de promouvoir la « société civile », Bruxelles a acheminé des fonds vers des ONG qui défendent des programmes ultraféministes, indigénistes, transactivistes et racialistes, souvent en ingérence ouverte contre des gouvernements démocratiquement élus.

Il ne s’agit pas ici de coopération au développement, d’aide humanitaire ou d’accords commerciaux avantageux. Il s’agit d’un gaspillage idéologique sans retour, qui transforme le contribuable européen en sponsor involontaire de l’agenda progressiste le plus radical outre-Atlantique. Jorge González-Gallarza est coordinateur principal pour les affaires latino-américaines au Bureau de Madrid pour l’Iberosphère du Centre pour les droits fondamentaux, qui vient de publier un rapport accablant intitulé « La vague rose de l’aide européenne : comment Bruxelles finance des ONG latino-américaines éveillées se présentant comme la « société civile ». Ce document fournit des données précises montrant comment un réseau clientéliste d’ONG idéologiques s’est consolidé grâce au financement public européen afin d’étendre son influence culturelle, médiatique et politique en Amérique latine.

Notre confrère Javier Villamor l’a interviewé, traduction par nos soins.

Commençons par le commencement. Comment l’idée d’enquêter sur ce financement vous est-elle venue ?

Jorge González-Gallarza : C’est le fruit d’un travail de plus d’un an, consistant à rechercher et à vérifier des données. Tout a commencé autour des élections européennes de l’année dernière. Par coïncidence, cela a coïncidé avec le démantèlement de l’USAID sous l’administration Trump, qui a incité de nombreuses ONG à rechercher de nouvelles sources de financement… et elles les ont trouvées à Bruxelles. Cela a déclenché l’alarme : des ONG qui vivaient autrefois de Washington frappaient désormais à la porte de la Commission européenne. Et nous ne parlons pas d’entités neutres, mais de groupes militants qui promeuvent des idéologies profondément progressistes sous prétexte de renforcer la société civile.

Nous parlons de près d’un milliard d’euros en dix ans.

Jorge González-Gallarza : Exactement. Le rapport identifie près d’un milliard d’euros de subventions européennes accordées à des ONG en Amérique latine au cours des dix dernières années, dont une part importante est allée à des organisations « woke » : féminisme radical, indigénisme, transactivisme, racialisme, etc. Beaucoup de ces ONG ne survivraient pas sans l’argent européen. Ce qui a été créé, aux frais du contribuable, c’est un écosystème militant artificiel.

Quel a été l’impact concret de cette aide dans la région ?

Jorge González-Gallarza : Ces ONG légitiment les programmes politiques que les dirigeants radicaux adoptent ensuite. Elles ont influencé des campagnes électorales, renforcé des mouvements autoritaires de gauche et, dans de nombreux cas, sapé des gouvernements démocratiquement élus. Des concepts tels que « l’hétéronormativité » ou la « transphobie structurelle », totalement étrangers à la culture ibéro-américaine, ont été introduits grâce au financement de l’UE. Il existe même des liens institutionnels entre des ONG latino-américaines et des forces de gauche européennes telles que le Forum de São Paulo ou le Groupe de Puebla.

Qu’en est-il de la transparence ? Qui contrôle l’utilisation de ces fonds ?

Jorge González-Gallarza : Elle est pratiquement inexistante. Certes, la Commission européenne dispose d’un portail sur la transparence financière, mais les données sont limitées. Nous savons combien est versé, à quelle ONG et pour quel projet, mais il n’y a aucun contrôle sur la mise en œuvre ou les résultats. Il n’y a pas d’audits publics, pas de suivi rigoureux et, souvent, le logo de l’UE n’apparaît même pas sur les activités qu’elle finance.

Pouvez-vous donner quelques exemples concrets ?

Jorge González-Gallarza : Bien sûr. L’un d’eux est le projet « Horizonte de Libertades » en Uruguay, qui a coûté plus d’un million d’euros et comprenait des conférences d’activistes comme Angela Davis, qui a ouvertement appelé à « démanteler le capitalisme » pour mettre fin au racisme. Un autre cas est celui des ONG médiatiques au Paraguay ou au Pérou qui, sous couvert de lutter contre la désinformation, publient des rapports qui stigmatisent les journalistes conservateurs avec des photos et des étiquettes telles que « facho », un terme péjoratif désignant les fascistes. Il s’agit d’une exportation de la censure à l’européenne.

N’est-ce pas là une ingérence politique ?

Jorge González-Gallarza : Absolument. Dans de nombreux cas, ces ONG agissent comme des instruments de pression politique. Le Paraguay en est un exemple flagrant, où des ONG ont été financées pour faire campagne contre le gouvernement qui s’opposait à une éducation sexuelle idéologisée. Elles ont même financé une campagne contre un projet de loi visant à imposer la transparence aux ONG recevant des fonds étrangers, ce qui est totalement paradoxal.

Que peut-on faire ? Y a-t-il un espoir d’inverser cette tendance ?

Jorge González-Gallarza : Oui, il y a des signes encourageants. Après le scandale LIFE et d’autres enquêtes, certains secteurs du Parlement européen, y compris des membres du Parti populaire européen, réclament des audits, des limites et une plus grande transparence. La Cour des comptes européenne a déjà signalé le manque de contrôle. Sur le plan politique, nous constatons également des changements : la nouvelle commissaire aux partenariats internationaux a une approche beaucoup moins radicale que son prédécesseur finlandais. Le prochain cycle budgétaire pourrait être l’occasion de mettre fin à cette dérive.

Breizh-info.com

. Trump délire comme Biden : il croit naïvement pouvoir régenter le monde


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#webtube : Son ultimatum et ses menaces de taxes démentielles, le Tsar les ignore et poursuit ses buts de guerre, que Trump le veuille ou non. Inutile de trépigner tel un gamin capricieux dans le Bureau ovale. 

Lors de son célèbre discours de Fulton (Missouri), prononcé le 5 mars 1946  devant le président Truman, Winston Churchill déclarait :

« J’éprouve une profonde admiration et un grand respect pour le vaillant peuple russe et pour mon camarade de combat, le maréchal Staline. Il existe en Grande-Bretagne – de même qu’ici, je n’en doute pas – une profonde sympathie et beaucoup de bonne volonté à l’égard des peuples de toutes les Russies et une détermination à persévérer, malgré beaucoup de divergences et de rebuffades, à établir des amitiés durables. Nous comprenons le besoin de la Russie de se sentir en sécurité le long de ses frontières occidentales en éliminant toute possibilité d’une agression allemande. Nous accueillons la Russie à sa place légitime au milieu des nations dirigeantes du monde. Nous accueillons son pavillon sur les mers. Par-dessus tout, nous nous félicitons des contacts fréquents et croissants entre le peuple russe et nos propres populations de part et d’autre de l’Atlantique. »

https://mjp.univ-perp.fr/textes/churchill05031946.htm

Une posture sage qui n’empêchait pas ce grand homme d’État très lucide de dénoncer  le Rideau de fer coupant l’Europe en deux et de s’interroger sur les réelles intentions impérialistes du Kremlin.

Mais 79 ans plus tard, alors que l’URSS a disparu depuis 1991 et que la guerre froide ne devrait plus être qu’un mauvais souvenir, il se trouve en Occident des têtes brûlées qui voient encore dans la Russie un ennemi qu’il faut détruire.

Ces russophobes intégristes se conduisent avec la Russie comme ces pays musulmans fanatisés qui rêvent d’anéantir Israël. Tout est prétexte à diaboliser Poutine, à dénoncer un impérialisme russe totalement imaginaire, qui serait prêt à avaler l’Europe.

Alors que notre continent est la cible d’un islam conquérant qui ne cache pas ses ambitions dominatrices, une brochette de crétins particulièrement teigneux fait le choix suicidaire de combattre la Russie blanche et chrétienne, plutôt que la menace islamiste, de plus en plus présente.

Ce sont plus de 50 nations qui soutiennent l’Ukraine, refusant de reconnaître les causes réelles de cette guerre légitime que mène Poutine pour sauver les Russes du Donbass et pour assurer la sécurité de son pays et de son peuple.

La sécurité des États-Unis n’a jamais été menacée, pas plus que celle de l’Europe. Tout le narratif otanien n’est que mensonge au seul service des intérêts américains.

C’est ainsi que les Occidentaux font tout pour disloquer la Fédération de Russie, en déstabilisant le Caucase et l’Asie centrale, en essayant de briser les liens entre Pékin et Moscou, en préparant une attaque sur l’enclave russe de Kaliningrad, ou en menaçant les alliés de Moscou des pires représailles.

L’étau otanien ne cesse de se resserrer autour de la Russie. 32 membres de l’Otan se lancent dans un réarmement historique, qui ne vise qu’un seul ennemi : la Russie qui a liquidé le Pacte de Varsovie dès 1991. Cinq pays européens, l’Italie, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Belgique et la Turquie, abritent toujours des armes nucléaires américaines, mais c’est Poutine qu’on accuse d’agiter la menace atomique.

Cet acharnement suicidaire n’a fait que ruiner l’Europe, qui a perdu plus de 1000 milliards d’euros entre les aides à l’Ukraine, la perte du marché russe et le coût de l’énergie qui a quadruplé, pour le plus grand bonheur des États-Unis. Et ce n’est pas fini. Le prochain budget de l’UE prévoit 300 milliards d’aide à l’Ukraine.

L’Europe a oublié que la Russie l’a sauvée du nazisme

Si les Russes n’avaient pas écrasé l’Allemagne nazie, non seulement les Américains n’auraient jamais pu débarquer en Normandie, mais le Troisième Reich aurait régné sur l’Europe et sur les empires coloniaux européens pour des siècles. Quant à l’Asie, elle serait sous domination du Japon impérial. Notre liberté, nous la devons aux Russes, qui ont sacrifié 26 millions des leurs en combattant les hordes fascistes hitlériennes.

Nos va-t-en-guerre ont oublié ce à quoi nous avons échappé grâce aux Russes.

Dans Mein Kampf, Hitler promettait d’éliminer le peuple juif, d’asservir les Slaves et d’instaurer un empire mondial d’une durée de 1 000 ans dominé par la race aryenne.

https://www.lautjournal.info/20230308/ce-que-nous-devons-au-peuple-russe

Un petit extrait du livre Barbarossa 1941. La guerre absolue

« Le 28 septembre, les auxiliaires ukrainiens de la police affichent sur les murs, à 2 000 exemplaires, un texte en deux langues (russe et ukrainien). ‘‘Tous les Youpins de la ville de Kiev et des alentours doivent se présenter lundi 29 septembre 1941 à 8 h 00 au coin de la rue Melnikov et Dokterievski (près du cimetière). Ils doivent prendre avec eux leurs documents, argent et objets précieux, mais aussi des vêtements chauds et des draps. Le Youpin qui n’exécutera pas cet ordre et sera trouvé dans un autre endroit de la ville, sera fusillé.’’ Les Allemands espéraient rassembler ainsi entre 5 000 et 6 000 Juifs, que le seul commando spécial 4a devait fusiller en une journée. Mais le nombre d’arrivants étant six fois supérieur, à la demande de Blobel, Jeckeln ordonne que le 45e bataillon de réserve de la police soit aussi de la partie.

« Le massacre de Babi Var ne se singularise ni par ses victimes – les Allemands tuent femmes et enfants juifs depuis le début août – ni par le mode d’exécution, la fusillade à l’arme automatique. Babi Yar est unique dans la Shoah du fait de son échelle : environ 22 000 victimes en moins de 12 heures, presque 34 000 en 36 heures. Ni avant ni après, même à Auschwitz ou Treblinka, les nazis n’ont pu exterminer autant de Juifs en si peu de temps. (…)

« Ce massacre n’est pas isolé ; dans le temps et l’espace. (…) Le 14 septembre, au moins 3 500 Juifs, essentiellement des femmes et des enfants, sont fusillés à Nikolaev, suivis de 4 000 autres à Kherson, 2 000 à Melitopol, 8 000 à Marioupol. Le 15, 12 000 sont assassinés à Berditchev, le 18, 3 145 à Jitomir, le 19, 15 000 à Vinnitsa. Le 26, trois jours avant Babi Yar, à Kamenets-Podolds, un nouveau record est établi : 28 000 Juifs sont tués en trois jours. (…) La compagnie d’état-major de Friedrich Jeckeln, appuyée par le bataillon de police 320 et des auxiliaires ukrainiens, les exécutent à la mitrailleuse au bord de quatre cratères géants, restes de l’explosion d’un dépôt de munitions soviétique. En 1944, une commission d’enquête médicale établira que seules 35 % des victimes sont mortes sur le coup, les 65 % restant étant enterrées vivantes. » 

Les Allemands arrachaient les bébés à leurs mères et les jetaient dans le ravin comme bois de chauffage. Puis la mitrailleuse faisait son sale boulot.

Ceux qui comparent Poutine à Hitler ne sont que d’ignobles crapules.

Ce sont les Russes qui ont libéré les camps de la mort nazis.

En défendant le gouvernement ukrainien actuel, l’Occident ne fait que soutenir un régime mafieux et corrompu qui a réhabilité Stepan Bandera, le boucher nazi aux mains rouges du sang juif.

Ce criminel antisémite et antibolchevique a collaboré avec la Wehrmacht avec un zèle sans pareil. Le pogrom de Lvov, qui fit des milliers de victimes, montre combien les Allemands, Bandera et ses nationalistes ukrainiens, ainsi que la foule antisémite, furent tous complices et coresponsables lors de cette barbarie.

Si nos dirigeants occidentaux ne comprennent pas combien la réhabilitation de Bandera reste un crime impardonnable aux yeux des Russes, c’est que leur conception des droits de l’homme et des valeurs humanistes est proche de celle de Gengis Khan.

Comment l’Occident peut-il encore être crédible, alors qu’il prétend combattre l’antisémitisme et le nazisme, tout en soutenant l’Ukraine qui réhabilite un des pires bouchers antisémites de l’histoire ?

Non seulement cette guerre nous ruine, mais elle nous déshonore.

Quant à croire que l’Ours russe acculé pourrait capituler, cela relève de la psychiatrie. Quand on possède le plus puissant arsenal nucléaire de la planète, fort de 6200 têtes, mais que celui-ci n’a malheureusement pas suffi à dissuader l’ennemi, il ne reste plus qu’une solution : déclencher la première et la dernière guerre nucléaire de l’humanité. Et comme Trump retourne sa veste plusieurs fois par jour, plus personne ne sait de quoi demain sera fait.

Il est vraiment temps de cesser de harceler les Russes et de s’attabler pour établir des garanties de sécurité pour toute l’Europe, garanties que Poutine réclame depuis des années mais que l’Occident lui a toujours refusées, en croyant naïvement pouvoir mater la Russie comme un ramassis de va-nu-pieds.

Et en armant l’Ukraine, Trump ne fait que prolonger l’agonie du peuple ukrainien tout en prétendant faire la paix. Lui aussi devient sénile et patauge lamentablement, en refusant de comprendre que les causes de la guerre doivent être éliminées avant d’envisager la fin des hostilités.

Car en imposant prématurément la paix à Netanyahou face à Téhéran, Trump n’a rien réglé. La menace nucléaire iranienne est toujours là et les mollahs ruminent leur revanche. Une guerre de 12 jours totalement inutile.

Jacques Guillemain, Riposte Laïque