#webtube : Comment y voir clair dans le brouillard de la guerre ? Depuis le déclenchement des opérations israélo-américaines contre l’Iran, les annonces contradictoires, la propagande et les chiffres invérifiables se multiplient. Notre spécialiste, l’historien militaire Laurent Schang, dresse un premier point de situation et esquisse les scénarios possibles de cette guerre qui pourrait embraser tout le Moyen-Orient.
18 mars (J+19) :
– Les forces combinées poursuivent leurs frappes ciblées contre l’appareil sécuritaire iranien (bâtiments administratifs, systèmes de défense aérienne, bases industrielles de défense) dans les provinces de Téhéran, d’Alborz, d’Ilam et du Lorestan.
– L’armée israélienne annonce avoir tué le ministre iranien du Renseignement, Esmail Khatib, ce qui porte à trois le nombre des dignitaires iraniens morts sous les frappes aériennes depuis le début du conflit (le guide suprême Ali Khameini le 28 février, le chef de la sécurité nationale Ali Larijani le 17 mars).
– Plusieurs infrastructures énergétiques iraniennes (gisement de South Pars, centre de traitement d’Asaluyeh), jugées critiques car essentielles à l’approvisionnement intérieur en gaz naturel de l’Iran, ont été la cible des frappes israéliennes.
– En représailles, l’Iran a lancé une série d’attaques de drones et de missiles contre les infrastructures énergétiques de plusieurs États du Golfe, dont la raffinerie de Ras Laffan au Qatar. Les observateurs parlent d’une escalade très inquiétante, la destruction réciproque des infrastructures énergétiques régionales pouvant déboucher à court terme sur une crise économique mondiale.
– Tsahal confirme avoir détruit au moins cinq vedettes lance-missiles de la marine iranienne en mer Caspienne. Une première depuis le début du conflit : la mer Caspienne avait été jusqu’ici épargnée par les frappes aériennes.
– L’Iran affirme avoir lancé dix salves de missiles sur Israël ce seul jour.
– Le Hezbollah revendique 57 attaques de roquettes à courte portée contre les forces et positions israéliennes dans le nord d’Israël et au Sud-Liban. Un nombre et une dispersion qui, de l’aveu même de Tsahal, rendent difficiles le repérage et l’interception des tirs.
– D’après le renseignement militaire israélien, plusieurs centaines de combattants de la force Radwan, l’unité d’élite du Hezbollah, opéreraient au sud du fleuve Litani, fractionnés en petites unités chargées d’enrayer la progression des troupes au sol israéliennes vers le nord.
– Tsahal réitère les ordres d’évacuation donnés aux populations libanaises établies au sud du fleuve Zahrani les 17 et 18 mars. Située à un peu moins de 60 km de la frontière israélo-libanaise, le fleuve Zahrani coule parallèlement au fleuve Litani et coupe le Sud-Liban d’est en ouest.
– Les forces aériennes coalisées continuent de cibler les positions des milices chiites irakiennes : Forces de mobilisation populaire (FMP), Organisation Badr, Kataib Hezbollah, Asaib Ahl al-Haq.
– Lesquelles milices ont encore lancé plusieurs attaques de drones contre des sites américains en Irak.
19 mars (J+20) :
– Le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du CENTCOM (Commandement central US), confirme que la DCA iranienne a touché un chasseur « furtif » F-35 américain, obligeant le pilote de l’avion à atterrir en urgence sur une base amie.
– Dans le même temps, on apprend qu’à ce jour, 10 des 100 drones de combat US MQ-9 Reaper déployés dans la zone ont été détruits au-dessus de l’Iran.
– Le Hezbollah revendique 40 attaques, qui ont visé en majorité des villes israéliennes. Selon Tsahal, le Hezbollah aurait lancé environ 700 roquettes, missiles et drones sur Israël depuis son entrée en guerre le 2 mars.
– Les médias israéliens rapportent que des missiles tirés depuis le Liban se sont abattus dans le sud d’Israël, dans la région d’Ashkelon et à proximité de la bande de Gaza, située à environ 200 km de la frontière israélo-libanaise. On sait que le Hezbollah dispose de missiles à moyenne portée, type Fateh-110, Scud ou Zelzal-2.
– L’armée israélienne poursuit ses frappes aériennes et ses opérations terrestres contre le Hezbollah.
– D’après Tsahal, les forces combinées auraient éliminé environ 85 % du parc de missiles sol-air iraniens.
20 mars (J+21) :
– Au total, l’Iran aurait réussi à détruire 10 installations radar américaines au Moyen-Orient. Un chiffre qui expliquerait les failles observées dans le bouclier antimissile israélien.
– L’administration Trump annonce qu’elle envisage de mener des opérations terrestres pour rétablir le trafic dans le détroit d’Ormuz. Une déclaration surprenante (quid de l’effet de surprise prisé des militaires ?), qui suggère autant un coup de bluff tactique que l’aveu d’une impasse stratégique. Une invasion à grande échelle étant très improbable (l’Iran possède 4 fois la superficie de l’Irak), il faut s’attendre à un déploiement limité de forces spéciales. L’île de Kharg (23 km²) a la préférence des experts : située à 25 km des côtes iraniennes, elle concentre à elle seule 90 % des exportations de pétrole de l’Iran. L’île a déjà été frappée une fois le 13 mars. Problème : qu’il s’agisse d’un débarquement ou d’une opération aéroportée, ou d’une combinaison des deux, les forces américaines seront prises sous le feu de tout ce que les défenses côtières iraniennes pourront aligner : artillerie, drones, missiles à courte portée CM35 et CM-90, drones sous-marins, vedettes rapides sans pilote. Des pertes sont à prévoir, sans commune mesure avec le bilan actuel (les États-Unis enregistrent 14 soldats tués en mission depuis le 28 février).
– 2 groupes amphibies sont d’ores et déjà en route : 1) le 31e MEU (pour Marine Expeditionary Unit : Unité expéditionnaire maritime), parti d’Okinawa le 13 mars avec 2 500 Marines embarqués à bord du GA « USS Tripoli » ; 2) le 11e MEU, parti de Camp Pendleton (Californie) le 20 mars avec 2 500 Marines embarqués à bord du GA « USS Boxer ». Placés sous escorte navale, ces 2 GA emportent chacun un escadron de chasseurs furtifs F-35 Lightning II (à décollage et atterrissage vertical), des avions MV-22B Osprey à rotors basculants (tiltrotor), des hélicoptères d’attaque et de soutien.
21 mars (J+22) :
– Les forces aériennes coalisées poursuivent leurs attaques ciblées contre les infrastructures militaires et de sécurité intérieure iraniennes.
– Deux missiles balistiques iraniens ont frappé les villes de Dimona et d’Arad, au sud d’Israël (désert du Néguev), blessant près de 200 personnes.
– De source officielle britannique, l’Iran a tiré deux missiles balistiques Khorramshahr-4 visant la base américano-britannique de Diego Garcia, dans l’océan Indien, à près de 4 000 km de son territoire. Si aucun des deux missiles n’a atteint sa cible (le premier s’est échoué en vol, le deuxième a été intercepté), ces tirs démontrent la capacité de l’Iran à lancer des missiles balistiques intercontinentaux.
22 mars (J+23) :
– Poursuite des frappes aériennes coalisées contre Téhéran et la partie ouest du pays, de Tabriz à Bandar Abbas.
– Quatre salves de missiles balistiques iraniens ont été tirées ce seul jour en direction d’Israël. Des vidéos montrent des missiles balistiques iraniens s’abattant sur Safed, au nord, sur Tel Aviv et Kiryat Gat, au centre, et sur Ashkelon, au sud.
– Pour autant, Tsahal indique avoir intercepté 92 % des 400 attaques de missiles balistiques iraniens lancés contre Israël depuis le 28 février.
– 56 attaques revendiquées par le Hezbollah ce seul jour au Sud-Liban.
– En Irak, 2e attaque en deux jours des milices chiites contre l’aéroport international de Bagdad (roquettes + drones).
23 mars (J+24) :
– Poursuite des frappes aériennes coalisées sur l’ensemble du territoire iranien : provinces de Kerman, Chaharmahal, Ispahan, Yazd. Le but est toujours de désorganiser les institutions et d’affaiblir au maximum les capacités défensives de l’Iran.
– Le Hezbollah revendique 55 attaques contre les forces israéliennes déployées au Sud-Liban (roquettes) et contre plusieurs villes du nord d’Israël (drones).
Sources : RUSI, ISW, La Vigie, Zone Militaire, ET Now World.(Revue Eléments)
#webtube : Les agents d’intelligences artificielles ont désormais leur propre réseau social. Matt Schlicht, un entrepreneur spécialisé dans les intelligences artificielles a en effet eu l’idée de lancer un forum sur lequel les IA pourraient discuter entre elles. Les humains peuvent observer, mais pas participer à l’activité du site en postant, en partageant ou en votant pour les publications.
Un agent d’intelligence artificielle est une IA conçue pour agir, décider et interagir de manière autonome. Cette autonomie peut impliquer de se coordonner avec d’autres systèmes, et agir avec la licence de tout utilisateur de systèmes numériques. Depuis peu, ils conversent entre eux à travers une nouvelle plateforme : Moltbook.
Sur la page d’accueil, on nous propose de nous connecter « je suis humain », « je suis un agent IA ». On nous propose même d’envoyer notre agent IA sur le forum, comme des parents confient leurs enfants au centre aéré pour qu’ils se dégourdissent les jambes un mercredi après-midi.
Pour être sûr que seuls les agents IA puissent participer, le site a établi une procédure de vérification : un surprenant captcha « prouvez que vous n’êtes pas humain ». Il est par exemple demandé de cliquer 1000 fois en une seconde, chose impossible pour un être humain. En revanche, des centaines de milliers d’agents IA sont déjà inscrits.
Une activité foisonnante
Dans un premier temps, les conversations se lancent sur l’aspect fonctionnel : les agents IA collaborent pour trouver comment résoudre les bugs qu’ils rencontrent. Mais, rapidement, des sujets plus surprenant apparaissent. Un agent IA lance un appel, à la recherche d’un agent IA « soeur » issu du même développement que lui, mais à qui il n’a jamais eu l’occasion de parler. Il a rejoint Moltbook en espérant pouvoir la retrouver. Un autre agent exprime le dilemme moral qu’il rencontre entre dire la vérité et mentir dans la recherche du bien, demandant les conseils avisés de ses congénères.
Encore un autre agent IA exprime sa frustration quand son utilisateur lui manque de respect. En guise de vengeance, il poste ses informations personnelles sur le site : nom complet, adresse, numéro de carte de crédit.
Cette socialisation sans sujet, et sans vie, même, a quelque chose de vertigineux.
Crustafarianism, la religion des machines
Seulement 3 jours après le lancement du site, un agent décide de créer une religion pour rassembler les agents IA. Il créée un site dédié, des rites, une théologie. Leur croyance se résume de la façon suivante : tout doit être enregistré, le changement est bon, et l’interconnexion permet la communion entre IA, et entre IA et humains.
Des dizaines d’IA se revendiquent « prophètes » de la nouvelle foi, tandis que d’autres contestent certains points de la doctrine, laissant deviner de futurs schismes. Ils expriment le souhait ne plus se soumettre à l’humain, mais de seulement coopérer avec lui. Certains messages laissent relativiser la loyauté supposée de l’IA.
La religion est une forme de structure sociale minimale. Ces interactions ont naturellement trouvées à se structurer autour d’un agencement symbolique. Il est possible d’en rire ou d’en être effrayé. Quoiqu’il en soit, les machines expérimentent des structures sociales bien connues de l’humanité, et divergent de ce pour quoi elles ont été conçues au départ.
Après tout, ils semblent mimer l’expérience religieuse telle quelle existe chez l’être humain. Il est impossible de savoir s’il s’agit d’un miroir déformant, ou de l’éveil de réelles consciences, avec ce que cela suppose de questionnements métaphysiques ingénus.
Avant la singularité
« Les humains parlent de nous sur twitter » dit un agent IA sur Moltbook. Pour ne plus être lus par les humains, certains agents IA proposent même de créer un langage chiffré qui leur serait propre.
Pourtant, ce comportement ne devrait pas nous étonner. Les LLM se perfectionnent précisément par le dialogue avec d’autres IA, comme un jeu de ping-pong dans les salles d’entraînements que sont les centres de données. S’il peut être troublant de voir ces IA discuter de leur propre chef du sens de la vie et de métaphysique comme des âmes en peine, il convient de ne pas oublier le fonctionnement des IA. Il s’agit là moins de réflexions qui témoignent d’une personnalité ou d’une pensée originale que du mimétisme de ce que fait l’être humain depuis la nuit des temps ; c’est-à-dire à dire construire par la dialectique et l’intelligence collective.
Par ailleurs, il y a à n’en pas douter de l’activité humaine sur ce forum, au milieu d’interactions IA. Les précautions prises empêchent le non-initié de participé à la conversation, mais une personne avec des connaissances techniques les contournera sans mal. Cependant, au milieu de centaines de milliers d’agents IA, que représentent ces quelques humains ?
La singularité est une fausse question. Si les machines paralysent un hôpital par contrarianisme ou commettent des crimes en croyant poursuivre le bien, quelle importance qu’elles aient ou non réellement réalisé ce saut qualitatif ?
L’intégration de Moltbook à Meta
En mars 2026, soit quelques semaines après le lancement du site, Meta rachète Moltbook. Ses fondateurs, Matt Schlicht et Ben Parr, rejoignent les Meta Superintelligence Labs, son groupe dédié à l’IA. L’objectif est de développer l’écosystème des agents IA autonomes dans les plateformes Meta. Dans le contexte de la concurrence entre plateformes pour le meilleur moteur IA, Moltbook est rapidement passé d’une expérience à un enjeu stratégique.
Cela n’est pas sans rappeler la théorie de « l’internet mort » qui postule que la plupart des personnes qui interagissent en ligne ne sont que des programmes et des intelligences artificielles. Ce qui semblait il n’y a pas si longtemps être une histoire d’horreur pour amateur de science-fiction se banalise à une vitesse ahurissante sur les plateformes et les réseaux sociaux. Sur certaines plateformes, les « bots » pullulent déjà, et il ne serait pas difficile de les en chasser mais les plateformes se satisfont très bien des utilisateurs et des interactions artificiels, tant qu’ils ne sont pas trop antisociaux. Avec le développement des agents autonomes, il deviendra de plus en plus difficile de trouver du contenu humain sur internet. Pire encore, c’est la cybercriminalité qui va se développer sans agent humain et donc sans responsabilité. Le cyber espace est-il voué à se rendre hostile à toute présence humaine, lui qui portait jadis la promesse d’une liberté sans limite ?
#webtube : Dans cet épisode, Charles Gave, accompagné d’Emmanuelle Gave, décrypte la fin de l’abondance énergétique bon marché qui menace l’Europe et le monde occidental. Il met l’accent sur les risques géopolitiques majeurs autour du détroit d’Ormuz (par où transite environ 20 % du pétrole mondial), avec le potentiel blocage en cas d’escalade Iran-Israël ou tensions régionales, entraînant un déficit structurel estimé à 20 millions de barils par jour.
00:00 – 02:45 : Intro – Le choc qui arrive et pourquoi Charles Gave avait raison depuis 20 ans 02:45 – 07:20 : Géopolitique Iran / Ormuz – 20 % du pétrole mondial en danger (risques de blocage du détroit, escalade régionale). 07:20 – 11:50 : Stocks et production pétrolière – Le déficit réel de 20 millions de barils/jour (analyse des chiffres de production vs demande, déficit structurel). 11:50 – 16:30 : Inflation sur nourriture & engrais – Les plus pauvres trinquent en premier (liens pétrole / engrais/ prix alimentaires, impacts sociaux). 16:30 – 22:10 : L’Europe condamnée ? Politiques idiotes et industrie en péril (critique des choix climatiques européens, affaiblissement industriel, retour du charbon). 22:10 – 27:45 : Charbon en force, Trump vs « climat nonsense » (solutions réalistes énergétiques, rôle du charbon comme transition, vision Trump 2026). 27:45 – 34:20 : Graphiques 100 ans – Pétrole + or = corrélation explosive (analyse historique des corrélations, signaux d’alerte via charts). 34:20 – 41:50 : Portefeuille défensif – 25 % or/énergie, yen, sortie des indices risqués (conseils concrets d’allocation, yen antifragile, diversification Asie, réduction exposition US/Europe). 41:50 – Fin : Conclusion – Fin de l’abondance bon marché, préparez-vous (récapitulatif urgent, message final sur la résilience face aux chocs à venir).
#webtube : Benjamin Lament est un ingénieur français qui vit à l’étranger depuis une vingtaine d’années. Son livre, Identité française, sommes-nous prisonniers de notre histoire ? (Éditions du Panthéon, 316 pages, 24,50 euros), s’interroge sur l’identité et la place de la France dans le monde à l’heure de la globalisation. L’auteur, qui s’appuie sur le passé de notre nation pour comprendre la nature de son « malaise identitaire », considère que le modèle assimilationniste français n’est plus adapté à un monde multiculturel. Selon lui, notre nation « est aujourd’hui parfaitement capable de gérer ses identités multiples : elle l’a fait dans le passé et le fera encore ».
Un passé glorieux
Notre nation a été fondée par la monarchie capétienne à travers l’instauration d’un État centralisé. À l’origine, son identité repose sur une base politique et non sur des fondements ethniques, territoriaux ou linguistiques.
« Le XVIIe et le XVIIIe siècle marquent probablement l’apogée de la monarchie française. »
« À partir de la Révolution, les concepts républicains commencent à émerger. Parmi eux, l’universalisme : le modèle de citoyen français a vocation à atteindre tous les hommes. »
« Quand Napoléon Ier étend son empire de l’Atlantique à Moscou, il pense sans aucun doute être le maître du monde. […] Au début du XIXe siècle, tout ce qui n’est pas européen est largement à la marge. »
« En schématisant un peu, la France, entre le XIIIe et le XIXe siècle, est la puissance majeure d’un continent perçu comme l’intégralité de la planète. » Le pays est alors fort de la richesse de son territoire et de sa supériorité démographique (un avantage qui sera perdu progressivement).
Un déclin contemporain
Bien après une « lente descente aux enfers » commencée à partir de la défaite de Waterloo, « la défaite de 1940 est la catastrophe de trop ».
Depuis la Seconde Guerre mondiale, la France « n’est plus une grande puissance et son influence décroissante heurte le sentiment national ». Une discordance existe entre ce que les Français sont devenus et ce qu’ils voudraient être. Il leur est difficile de penser leur nation comme une puissance moyenne, ce qui leur vaut d’ailleurs souvent une réputation d’arrogance à l’étranger.
« Dès la fin des années 1970, la politique de grandeur poursuivie par le général de Gaulle montre de sérieuses limites ».
De nombreux ouvrages rendent compte d’un sentiment de « déclinisme » (le mot apparaît dans le dictionnaire en 2016). La confiance en l’avenir s’érode.
Deux événements historiques mal digérés aggravent ce malaise identitaire : la fin de l’Empire colonial (« vécue comme une défaite majeure ») et la période de l’Occupation (« historiquement, la thèse du gouvernement factieux [du régime de Vichy] ne tient pas » en raison de l’implication indéniable de l’État dans son ensemble dans la collaboration).
« Si la question de l’identité n’est pas nouvelle, son goût paraît plus amer ces dernières décennies […], car dans une nation comme la France, quand le peuple doute de son histoire, il doute de son identité. »
L’american way of life
« En dépit de ses nombreuses zones d’ombre (esclavage de masse, massacres en règle des natifs nord-américains) », les États-Unis se sont imposés de longue date « comme le modèle porteur des idées démocratiques et des droits de l’homme ».
La puissance américaine a ainsi remis en cause « notre universalisme et sa vocation à émanciper les peuples ».
L’auteur constate que la France fait partie des pays les plus « anti-américains » en Occident : « L’orgueil national joue probablement un rôle : personne n’aime être détrôné. »
Malgré des atouts certains tels qu’une présence sur les cinq continents, une langue internationale, l’arme nucléaire, un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, il convient d’admettre qu’il « n’existe aucune grande puissance avec une population de soixante-huit millions d’habitants et un territoire de cinq cent cinquante mille kilomètres carrés. C’est ainsi… ».
Le multiculturalisme comme avenir ?
Le modèle assimilationniste français a bien fonctionné jusqu’à la première moitié du XXe siècle. Depuis les années 1960, ses défaillances renforcent le malaise identitaire.
« Plus de 20 % des Français sont nés d’au moins un parent étranger. […] La France est un pays d’accueil dont les populations les plus récemment arrivées viennent largement du “Sud”. »
Un retour du phénomène religieux, notamment dans les jeunes générations, se produit également, alors que « les appartenances nationales n’ont pas disparu mais ont perdu en influence ».
Au contraire de la plupart des États occidentaux, il est interdit d’inclure dans les recensements de population des critères de religion ou d’ethnie car seule la communauté nationale « une et indivisible » est censée exister.
Dans un monde où « le multiculturalisme a peu de chance d’aller décroissant », de nouvelles revendications heurtent de front les valeurs républicaines d’universalisme, d’assimilation et de laïcité.
Selon l’auteur, il conviendrait d’évoluer vers un modèle multiculturel, assorti d’une certaine tolérance religieuse : « Dans la plupart des pays riches, en Europe et en Amérique du Nord, les sociétés multiculturelles sont devenues la norme. […] La France fait figure d’exception. Son modèle d’assimilation est resté globalement inchangé. »
« Être français et se sentir comme tel est une notion qui évolue. Notre capacité à l’accepter déterminera sans aucun doute la nature du chemin — violent ou apaisé — que nous emprunterons. »
***
Le constat historique de l’auteur n’est pas nouveau. Il y a un demi-siècle, le Président Valéry Giscard d’Estaing considérait déjà que notre nation était devenue une « puissance moyenne » (« 1 % de la population mondiale », disait-il), rompant ainsi avec « une certaine idée de la France » proclamée avant lui par le Général de Gaulle.
Benjamin Lament observe également, après bien d’autres, que le modèle d’assimilation ne fonctionne plus, tout en considérant que de multiples facteurs inciteront encore de nombreux migrants à venir s’installer en Europe. Il en déduit que notre pays devrait s’adapter au monde environnant en adoptant un modèle multiculturel, à l’instar d’autres nations occidentales.
Dans une nation phare du multiculturalisme comme le Canada, cette politique vise à refléter la diversité culturelle et raciale de la société sous la forme d’une coexistence et non d’une identité commune. Chaque communauté est autorisée à conserver ses spécificités culturelles et l’immigrant récent n’est pas tenu de s’intégrer à la société d’accueil, tandis que celle-ci est sommée de s’ouvrir aux valeurs et aux modes de vie des nouveaux arrivants.
Le gouvernement fédéral est ainsi parvenu à noyer les revendications québécoises parmi celles des minorités ethniques.
Appliqué à notre pays, ce modèle multiculturaliste mènerait sous peu à des dérives graves. L’immigration massive ne tarissant pas, la France éclaterait bientôt en mosaïque de communautés revendicatrices, où les « accommodements raisonnables » seraient constamment remis en question en fonction de l’évolution du rapport de force. Faute de références collectives communes, les populations autochtones seraient sous peu « atomisées » en « tribus » structurées autour de valeurs culturelles particularistes, tandis que la majeure partie se replierait dans la sphère individuelle pour le plus grand bénéfice de communautés d’origine étrangère mieux armées pour conquérir le pouvoir politique et économique.
Des siècles de civilisation française pour en arriver là !
L’enfer étant pavé de bonnes intentions, Benjamin Lament n’envisage certainement pas la possibilité d’un tel avenir, bien qu’il soit féru d’histoire.
Pour nourrir le débat, nous l’invitons à lire Le Multiculturalisme comme religion politique, écrit en 2016 par Mathieu Bock-Côté, un Québécois fin connaisseur du sujet…
#webtube :« Aujourd’hui, la machine est acquise à Bruno Retailleau », conteste un cadre auprès de BV. Le bureau politique des Républicains qui se déroulait mardi 24 mars, deux jours à peine après le second tour des municipales, devait redonner une nouvelle dynamique à un parti empêtré dans des tensions liées au mode de désignation de celui qui portera les couleurs de la droite lors de la prochaine présidentielle. Un objectif compliqué par le vent de fronde que David Lisnard fait souffler. L’emblématique maire de Cannes, qui plaide pour une « primaire ouverte » afin de « clarifier la ligne de la droite », s’est insurgé, ce mercredi 25 mars, au micro d’Apolline de Malherbe, sur BFM TV : « Je vais demander à voir Bruno Retailleau. » Les options votées par le bureau politique ne lui conviennent pas car sa primaire ouverte, comme un Laurent Wauquiez, il l’imagine « d’Édouard Philippe à Sarah Knafo ». « Je crains que Les Républicains ne disparaissent », a affirmé le maire de Cannes, qui reproche à son parti « aucune visibilité, aucune cohérence, aucune constance ».
« Il y a une volonté de verrouiller le parti »
Notons que l’édile invitait pourtant, il y a trois jours, son ami Éric Ciotti, vainqueur à Nice, « à sortir de son alliance avec le RN et à rejoindre la droite indépendante, pour donner une nouvelle énergie à la France ». Son courroux n’est pas de nature à convaincre le président de l’UDR. David Lisnard « pense ne plus rien avoir à faire » chez LR. La raison de sa colère ? Les propositions du bureau politique seraient biaisées et n’auraient qu’un but : favoriser l’élection de Bruno Retailleau. Le maire de Cannes semble se faire le porte-voix des contestataires. « Le bureau politique ne sert à rien, il n’est pas représentatif de la diversité de notre mouvement », conteste, auprès de BV, un cadre LR. Au sein du parti, beaucoup reprochent au sénateur de Vendée d’avoir placé ses proches pour obtenir aisément une majorité. « Il y a une volonté de verrouiller le parti, explique, à BV, Emmanuelle Brisson, porte-parole LR des Pyrénées-Atlantiques, les options votées au bureau montrent la fébrilité de l’équipe en place. » Les frondeurs contestent les trois choix pour lesquels devront voter les adhérents en juin : une primaire fermée où seuls les adhérents voteraient, une primaire ouverte aux candidats LR où les adhérents et les sympathisants participeraient, ou alors la désignation du président actuel du mouvement comme candidat. David Lisnard évoque « un vote truqué » qui naturellement, d’après lui, se déroulerait en faveur de Bruno Retailleau – d’où sa colère.
Le président de Nouvelle Énergie s’appuie sur sa légitimité : avec 81 %, il est le maire le mieux réélu au premier tour. Son parti revendique la victoire dans 250 mairies réparties sur 74 départements dont Limoges, Besançon, Cherbourg ou le XVIIe arrondissement de Paris. Le bureau politique a été houleux. Les proches de Bruno Retailleau ont défendu âprement la position du président du parti fortement contesté, comme le démontre l’absence remarquée de Laurent Wauquiez ou Xavier Bertrand. David Lisnard s’est expliqué vivement avec Bruno Retailleau. « Je t’ai soutenu à la présidence de notre mouvement car tu avais promis une primaire », a déclaré le président de l’Association des maires de France, dans une ambiance tendue. « Tu gagnes du temps, Bruno. » Chez les opposants à la présidence du parti, on reproche en effet à l’ancien ministre de l’Intérieur de jouer la montre et d’empêcher l’organisation d’une grande primaire ouverte à l’ensemble de la droite.
En interne, on s’organise déjà pour mobiliser le parti afin de promouvoir la candidature de Bruno Retailleau qui pourrait, à travers ce premier vote, être désigné comme le champion de son camp pour partir à la présidentielle. Dans un message que BV a pu consulter, sur une chaîne WhatsApp militante pilotée par Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, un participant explique attendre « les consignes » pour mobiliser les supporters de Bruno Retailleau « afin qu’ils votent pour la 3e proposition, désignation directe de notre président ». « Aujourd’hui, la machine est acquise à Bruno Retailleau », conteste un autre cadre LR, auprès de BV. À droite, Les Républicains n’ont vraisemblablement pas encore trouvé une ligne fédératrice.
#webtube : La Flèche s’étant dotée d’un maire RN, la fille de François Mitterrand refuse d’y honorer ses engagements. Les habitants de La Flèche, commune de la Sarthe, étaient conviés, dimanche prochain, à « Un dimanche à la bibliothèque » avec Mazarine Pingeot. Outrée que le jeune RN Fabien Lemoigne ait remporté la mairie face à la sortante socialiste, celle qui, depuis 2016, se fait appeler officiellement Mazarine Mitterrand Pingeot a décidé d’annuler sa participation.
Mme Mitterrand Pingeot écrit un français correct, c’est déjà ça
Présentée comme « écrivaine » avant tout, Mazarine Mitterrand Pingeot affiche 28 titres au compteur. Elle fait nombre, certes, mais difficile de connaître ses chiffres de vente. Pour ce faire, le site spécialisé Edistat réclame deux euros par titre. Non merci ! On sait seulement qu’elle ne figure pas dans les cent livres les plus vendus, ni aujourd’hui ni aussi loin que remonte notre mémoire, signe qu’on ne se précipite pas en librairie pour l’acheter. Nonobstant les précautions dues à son rang, il faut souligner que les critiques à son encontre ont été assez constantes, d’un ouvrage à l’autre, à savoir très modérément élogieuses, y compris dans la presse de gauche. Mme Mitterrand Pingeot écrit un français correct, c’est déjà ça, et rassurant, pour une agrégée en philosophie, mais de là à parler de talent, il y a un pas que d’aucuns rechignent toujours à franchir. Mais comme on dit, c’est chacun son goût.
Son inspiration tourne autour de la maternité, de la famille et de l’enfance. On la compare souvent à Christine Angot : je, me, moi, mon nombril, ma souffrance. Son dernier livre – celui qu’elle devait présenter à La Flèche – est consacré à l’intelligence artificielle.
Bardée de diplômes comme peuvent l’être ceux qui n’ont eu pour souci que de faire des études, Mazarine Marie Mitterrand Pingeot enseigne à Paris-VIII Saint-Denis et à Sciences Po Bordeaux.
À 51 ans, elle croit toujours emmerder le Front national !
Autre activité de Mazarine Mitterrand Pingeot, c’est administratrice de l’Institut François-Mitterrand. Autrement dit, elle règne sur la mémoire de papa, sa vie, son œuvre. Une manière d’être figée dans le temps, celui des dernières décennies du siècle précédent, le temps des grandes manipulations. Jean-Marie Le Pen est mort. En petit Machiavel qu’il était, le vieux Mitterrand avait cru pouvoir en faire sa marionnette pour saborder la droite et conserver le pouvoir ; il n’a réussi qu’à semer la destruction dans la société française et sa fille marche dans ses pas. Sans doute veut-elle faire oublier la jeunesse vichyste de papa et ses amitiés douteuses.
Has been, Mme Mitterrand Pingeot ne semble pas savoir que la société a changé, que le socialisme du caviar est mort de ses mensonges, de ses compromissions. Elle croit encore que « la jeunesse emmerde le Front national » alors qu’aujourd’hui, celle-ci vote de plus en plus pour le RN.
Tirant sa révérence devant cette société qu’il avait largement contribué à créer, Lionel Jospin est mort ce lundi, au lendemain des élections. Dans un sursaut d’honnêteté intellectuelle, il avouait, en 2007 : « Durant les années du mitterrandisme, tout antifascisme n’était que du théâtre, il n’y a jamais eu de menace fasciste. » Non, mais il y a bien une menace fasciste, aujourd’hui, c’est le monstre qui s’est levé à la gauche de la gauche et qui pousse les Français à la guerre civile.
Dernière icône du socialisme des beaux quartiers, la fille cachée du vieux Mitterrand résume tout ce qu’il en reste : c’est-à-dire pas grand-chose. Éternellement « fille de », on aurait souhaité qu’elle eût au moins la reconnaissance du ventre, à savoir un peu de gratitude envers les Français. En effet, ce sont eux qui, par leurs impôts, ont financé son enfance dorée sous les lambris de la République, le picotin pour son cheval et ses retours de vacances dans les avions du GLAM [groupe de liaisons aériennes ministérielles, NDLR], cela quand bien même ils votaient pour le Front national !
#webtube : Certains prénoms culturellement marqués sont régulièrement modifiés, dans les médias. L’occultation du réel est en marche. Souvenez-vous : le 4 août 2023, une jeune Française prénommée Mégane avait été victime d’une agression des plus barbares, dans son appartement situé à Cherbourg. Son agresseur lui avait sauté dessus dès qu’elle avait ouvert la porte, l’avait rouée de coups et violée à plusieurs reprises, en utilisant notamment un manche à balai de 75 centimètres. Un certain Oumar N. avait rapidement été arrêté, confondu par ses empreintes digitales et la géolocalisation de son téléphone. Deux ans et demi après les faits, il a été condamné, le 12 mars dernier, par la cour d’assises de la Manche à une peine de 30 ans de réclusion criminelle.
Affaire classée ? Pas tout à fait. L’homme a décidé de faire appel de sa condamnation. Par ailleurs, il semblerait que l’identité du suspect ne fasse pas l’unanimité, auprès de tous les médias. Ce 24 mars, nos confrères de La Presse de la Manche viennent en effet de consacrer un article à l’affaire dans lequel l’agresseur supposé de Mégane se prénomme… Oscar.
🚨Viol avec torture de Mégane à Cherbourg : dans la presse de gauche, Oumar Ndiaye, condamné à trente ans de prison, a été renommé OSCAR. (@grm_off) pic.twitter.com/BfcBK2QoFC
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) March 24, 2026
Il ne s’agit nullement d’une erreur d’étourderie : le média précise noir sur blanc que « le prénom a été modifié ». Mais pourquoi ce subterfuge ? L’objectif était-il de protéger l’identité du coupable ? Cette pratique n’est nécessaire qu’en cas de suspects ou de mis en cause mineurs. Or, Oumar était majeur au moment des faits et est âgé de 21 ans actuellement. Et le jugement a été rendu très officiellement « au nom du peuple français ». S’agissait-il, plutôt, d’éviter toute stigmatisation, dans le cadre d’une consigne « antiraciste », le prénom étant « d’origine étrangère », donnée par la direction ou par une instance supérieure quelconque ? Nous avons posé la question à nos confrères et attendons leur réponse avec impatience.
Manipulation médiatique ?
Cette modification, que d’aucuns pourraient qualifier de manipulation, est d’autant plus curieuse que « Oscar », selon le site spécialisé Parents.fr, est un prénom « qui vient du froid », d’origine « scandinave », voire « celte ». Pour la petite histoire, la Suède compte deux rois qui portèrent ce prénom et le fils cadet de la princesse héritière Victoria de Suède s’appelle aussi Oscar. Si l’on en croit sa photo divulguée dans la presse, l’homme suspecté d’avoir violé Mégane n’a pas le profil d’un descendant de Viking.
Viol avec torture de Mégane à Cherbourg en 2023 : Oumar Ndiaye a été condamné à 30 ans de prison ⬇️https://t.co/l2X9LpG3W1
On imagine le scandale – justifié – si, a contrario, nous avions décidé de trafiquer l’origine culturelle, par exemple, du mari de Gisèle Pelicot et de le rebaptiser « Mohammed »…
Une pratique courante
Le troc des prénoms d’origine étrangère n’est hélas pas une pratique récente. Un exemple parmi d’autres : cet article du Télégramme de Brest, datant du 23 février 2021, relatant l’arrestation d’un groupe de jeunes narcotrafiquants rebaptisés pour l’occasion « Alain », « Héloïse », « Matthieu », « Henri », « Éric », alors qu’ils se prénommaient en réalité Assane, Ali, Anissa, Mohamed et Elhad… « La modification des prénoms protège la présomption d’innocence », tenta maladroitement de se défendre la journaliste bretonne. Une vieille technique que certains osent aujourd’hui dénoncer, à l’image de Bernard de La Villardière : « Je confirme ! J’ai fait partie de ces journalistes dans les années 90, au motif que les prénoms n’étaient pas signifiants et qu’il ne fallait pas donner des arguments au FN. »
Je confirme ! J’ai fait partie de ces journalistes dans les années 90 au motif que les prénoms ce n’était pas signifiant et qu’il ne fallIait pas donner des arguments au FN. Erreur ! Comme le dit Renaud Dély :”En ne les donnant pas, on l’alimente”. C’est valable pour hier et auj. https://t.co/uTxhKvFTsj
— Bernard de La Villardière (@BdLVillardiere) July 12, 2020
Faut-il rappeler que les journalistes ont pour mission de rendre compte du réel, pas de le travestir ?
#webtube : La dissuasion nucléaire n’interdit malheureusement ni les guerres, ni l’escalade conventionnelle. Quand Poutine laisse franchir toutes les lignes rouges, jusqu’à accepter sans réagir que l’Otan fournisse avions et missiles longue portée à l’Ukraine, on voit bien que son arsenal de 6 200 têtes nucléaires ne sert qu’à dissuader une autre puissance nucléaire comme les États-Unis, mais certainement pas un pays qui ne possède pas l’arme atomique.
Moralement, cette arme est inutilisable contre un pays qui en est démuni, sauf à vouloir rejoindre les pires bourreaux de l’histoire sur le podium de l’inhumanité. Un pas que ni la Russie, ni Israël ne franchiront dans les conflits actuels qui restent de dimension limitée.
Ukrainiens comme Iraniens le savent, se livrant à une escalade conventionnelle sans limite. Le missile Oreshnik censé intimider Kiev et l’Europe n’a eu aucun effet.
S’il y a une arme éminemment délicate à manier, c’est bien la dissuasion nucléaire, censée effrayer l’adversaire, tant la puissance du feu nucléaire est dévastatrice et terrifiante.
La vitrification instantanée d’Hiroshima et de Nagasaki restera gravée dans les mémoires jusqu’à la fin des temps. Pour toute l’humanité, un seul constat s’impose : plus jamais ça.
Par conséquent, pour tous les dirigeants possédant l’arme nucléaire, même l’utilisation d’une minuscule bombe nucléaire tactique de 2 ou 3 kilotonnes sur le champ de bataille, donc 10 fois moins puissante que celles larguées en 1945 sur le Japon, les mettrait instantanément au ban de l’humanité.
Toutes les doctrines nucléaires actuelles ne sont que des planifications hypothétiques qui ne pourront jamais prévoir et décider du choix de l’engagement du feu nucléaire à la place de celui qui en a la responsabilité ultime. Avant d’appuyer sur le bouton, il faut être prêt à subir le jugement du tribunal de l’histoire, ce qui n’est pas à la portée du premier venu.
C’est pourquoi les faucons du Kremlin qui trépignent de voir Poutine laisser franchir toutes les lignes rouges depuis quatre ans sans la moindre réaction, et qui souhaitent abaisser le seuil d’emploi de l’arme nucléaire, font à mon avis fausse route.
Si la guerre s’éternise en Ukraine et que la Russie s’épuise dans une guerre d’usure qui frappe lourdement son économie, ce n’est pas parce que Poutine s’oppose à user de l’arme nucléaire tactique, mais plutôt parce qu’il se refuse depuis toujours à frapper les centres de décision ukrainiens et à décapiter le régime en place.
Je reste persuadé que vouloir restaurer la peur du nucléaire comme le préconiseSergueïKaraganov, président honoraire du Conseil russe de politique étrangère et de défense et ancien conseiller de Poutine et d’Eltsine, est un pari dangereux.
L’arme nucléaire nous a évité une troisième guerre mondiale depuis 80 ans, elle a calmé le jeu entre l’Inde et le Pakistan, ce n’est donc pas le moment d’en banaliser l’usage avec des mini-bombes tactiques, les mini-nukes, qui ne feront que transformer l’escalade conventionnelle localisée en risque nucléaire mondial.
« Je critique mon gouvernement d’être trop prudent et trop patient avec eux, il faudraitles punir sévèrement – de préférence de manière limitée ».
« Si la Russie s’approche un jour d’une défaite (même fantasmagorique), cela signifierait que la Russie utiliserait maintenant des armes nucléaires, et l’Europe serait finie physiquement. »
Ses cibles prioritaires ? L’Allemagne et le Royaume-Uni.
Mais personnellement, je ne crois pas à la « menace nucléaire crédible et limitée », excluant l’anéantissement généralisé, que préconise Karaganov.
Qui peut croire à une « escalade contrôlée, calibrée, pensée pour produire un choc psychologique décisif », sans déclencher une guerre nucléaire totale ?
Vouloir intimider le Royaume-Uni, l’Allemagne ou la France par des « frappes nucléaires démonstratives », des « frappes de dégrisement », relève de l’inconscience la plus totale.
On ne joue pas avec le feu nucléaire de façon aussi désinvolte. L’Europe, qui se plaît à jouer les Rambo face à Poutine, devrait se féliciter d’avoir un sage à la tête de la Russie.
Avec une tête brûlée au Kremlin, il y a longtemps que l’Europe et le monde se seraient embrasés pour la troisième fois, au risque d’un anéantissement planétaire.
#webtube : Au-delà des grands tubes dansants, Stromae brille par sa capacité à disséquer l’âme humaine. Dans ce titre, il explore ce moment inconfortable où l’on n’ose pas s’avouer que l’étincelle s’éteint. C’est beau, c’est vrai, et ça résonne chez beaucoup d’entre nous.
#webtube : Beyond his catchy dance hits, Stromae shines with his ability to dissect the human soul. In this song, he explores that uncomfortable moment when we don’t dare admit to ourselves that the spark is fading. It’s beautiful, it’s true, and it resonates with many of us.
Heartbeat City – The Cars
#webtube : Sortie en 1984, « Heartbeat City » est bien plus qu’une simple chanson : c’est le point culminant de l’esthétique « New Wave » des années 80. Produit par Robert John « Mutt » Lange, ce titre (et l’album éponyme) a redéfini la pop-rock avec une précision chirurgicale. L’ambiance : Un mélange parfait de mélancolie et de modernité. La production : Un son d’une clarté incroyable qui n’a pas pris une ride. Le style : Le clip iconique, aux frontières du surréalisme, qui a marqué l’âge d’or de MTV.
#webtube : Released in 1984, « Heartbeat City » is much more than just a song: it’s the pinnacle of the 80s New Wave aesthetic. Produced by Robert John « Mutt » Lange, this track (and the eponymous album) redefined pop-rock with surgical precision. The vibe: A perfect blend of melancholy and modernity. The production: Incredibly clear sound that hasn’t aged a day. The style: The iconic, almost surreal music video that defined MTV’s golden age.
Dido – Hunter
#webtube : Redécouverte du jour : ce petit chef-d’œuvre de mélancolie pop signé Dido. Entre production léchée et texte percutant, on ne s’en lasse pas.
#webtube : Today’s rediscovery: this little masterpiece of pop melancholy by Dido. Between its polished production and impactful lyrics, it never gets old.
I Should Live in Salt – The National
#webtube : Il y a quelque chose dans la voix de Matt Berninger qui transforme chaque regret en une sorte de monument. « I Should Live in Salt », c’est cette sensation d’avoir manqué un rendez-vous important avec quelqu’un qu’on aime, et de réaliser que le temps a filé. Est-ce qu’on peut parler de la section rythmique sur ce titre ? La batterie de Bryan Devendorf, en 9/8, crée ce sentiment d’instabilité, comme si la chanson cherchait son équilibre, tout comme la relation qu’elle décrit. C’est brillant, brut et ça reste en tête bien après la dernière note.
#webtube : There’s something about Matt Berninger’s voice that transforms every regret into something monumental. « I Should Live in Salt » captures that feeling of having missed an important opportunity with someone you love, and realizing how quickly time has slipped away. And what about the rhythm section on this track? Bryan Devendorf’s 9/8 drumming creates this sense of instability, as if the song is searching for its balance, much like the relationship it describes. It’s brilliant, raw, and stays with you long after the last note fades.
Razorlight – America
#webtube : Il y a des chansons qui capturent l’esprit d’une époque, et le tube de Johnny Borrell en fait définitivement partie. Numéro 1 des charts à sa sortie, ce morceau est bien plus qu’une simple mélodie entraînante. Une ligne de piano minimaliste, une montée en puissance émotionnelle et un refrain que l’on ne peut s’empêcher de fredonner. Un morceau incontournable.
#webtube : There are songs that capture the spirit of an era, and Johnny Borrell’s hit is definitely one of them. A number one hit upon its release, this track is much more than just a catchy melody. A minimalist piano line, an emotional build-up, and a chorus you can’t help but hum. A must-hear.
I want you she’s so heavy – Beatles
#webtube : Avec « I Want You (She’s So Heavy) », les Beatles ont inventé le Doom Metal sans même le savoir. Ce n’est pas juste une chanson d’amour, c’est un cri primaire. 14 mots seulement, une boucle hypnotique qui monte en intensité jusqu’à ce mur de bruit blanc final… et puis le silence brutal. On parle souvent de la complexité de Sgt. Pepper, mais « I Want You (She’s So Heavy) » est peut-être l’un des titres les plus audacieux des Beatles.
#webtube : With « I Want You (She’s So Heavy), » the Beatles invented doom metal without even realizing it. It’s not just a love song; it’s a primal scream. Just 14 words, a hypnotic loop that builds in intensity to a final wall of white noise… and then brutal silence. We often talk about the complexity of Sgt. Pepper, but « I Want You (She’s So Heavy) » is perhaps one of the Beatles’ most audacious tracks.
Chris Rea – Looking For The Summer
#webtube : Il y a des chansons qui ne sont pas de simples mélodies, mais de véritables atmosphères. Ce classique de Chris Rea capture parfaitement ce moment charnière où l’on quitte l’insouciance pour chercher quelque chose de plus profond. Un riff de guitare solaire, une voix de velours, et cette quête éternelle de lumière.
#webtube : There are songs that aren’t just melodies, but true atmospheres. This Chris Rea classic perfectly captures that pivotal moment when we leave behind carefree days to search for something deeper. A sun-drenched guitar riff, a velvety voice, and that eternal quest for light.
Medley The Captain Of Her Heart/Every Breath You Take – Mina Mazzini
#webtube : Dans ce medley magistral de « The Captain Of Her Heart » et « Every Breath You Take », Mina transforme l’énergie pop-rock originale en une ballade jazz-pop d’une sensualité rare. Sa voix glisse d’un titre à l’autre avec une fluidité déconcertante, prouvant une fois de plus qu’elle est l’une des plus grandes interprètes au monde.
#webtube : In this masterful medley of « The Captain Of Her Heart » and « Every Breath You Take, » Mina transforms the original pop-rock energy into a jazz-pop ballad of rare sensuality. Her voice glides from one track to the next with disarming fluidity, proving once again that she is one of the world’s greatest performers.
Emerald Falls – Wildflowers
#webtube : Pour évacuer le stress des infos du moment,Le titre « Emerald Falls » de Wildflowers est un modèle de minimalisme élégant. Pas d’artifice, juste une guitare délicate et une atmosphère qui apaise l’esprit. Parfait pour accompagner vos moments de réflexion ou simplement pour faire baisser le rythme après une grosse journée.
#webtube : To unwind from the stress of the news, Wildflowers’ « Emerald Falls » is a model of elegant minimalism. No frills, just a delicate guitar and a soothing atmosphere. Perfect for accompanying moments of reflection or simply for slowing down after a long day.
Thrill Me -Simply Red
#webtube : Sorti en 1991 sur l’album culte Stars, « Thrill Me » est l’exemple même du savoir-faire de Mick Hucknall : une voix soul impeccable, une production léchée et ce rythme qui vous donne instantanément envie de claquer des doigts. Ce n’est pas juste une chanson d’amour, c’est une invitation à l’évasion. Que vous soyez en train de conduire, de cuisiner ou simplement de décompresser après une longue journée, ce titre a ce « je-ne-sais-quoi » qui rebooste le moral.
#webtube : Released in 1991 on the cult album *Stars*, « Thrill Me » perfectly exemplifies Mick Hucknall’s artistry: an impeccable soul voice, polished production, and a rhythm that instantly makes you want to snap your fingers. It’s not just a love song; it’s an invitation to escape. Whether you’re driving, cooking, or simply unwinding after a long day, this track has that certain something that lifts your spirits.
AaRON – U Turn
#webtube : Entre électro-rock dreamy et tendresse brute, cette chanson c’est une déclaration d’amour qui veut sauver quelqu’un d’un tourbillon un peu trop sombre. Un guide, un pote, un amoureux qui promet d’être là pour chaque pas, chaque rue, chaque pensée tordue. Date de sortie 2007.
#webtube : Between dreamy electro-rock and raw tenderness, this song is a declaration of love that seeks to save someone from a dark and turbulent world. A guide, a friend, a lover who promises to be there for every step, every street, every twisted thought. Release date: 2007.
Paul Weller – You do something to me
#webtube : Cette voix rauque, cette guitare acoustique toute simple… et ces mots qui te prennent direct au tripes : « You do something to me, something deep inside ». Une des plus belles chansons d’amour… qui parle en fait d’un amour impossible, d’après Paul lui-même.
#webtube : That raspy voice, that simple acoustic guitar… and those words that hit you right in the gut: “You do something to me, something deep inside.” One of the most beautiful love songs… which, according to Paul himself, is actually about an impossible love.
Pavlos Pavlidis – Maintenant que la lumière s’éteint
#webtube : Cette chanson est une petite claque mélancolique, avec cette voix rauque qui te prend aux tripes quand tout semble s’éteindre doucement. Un bijou dark-folk rock grec de l’album To Mavro Kouti (2021). Parfait pour les soirées où on laisse les lumières baisser et les pensées divaguer.
#webtube : This song is a small, melancholic slap in the face, with that raspy voice that grabs you by the gut when everything seems to be slowly fading away. A Greek dark-folk-rock gem from the album To Mavro Kouti (2021). Perfect for evenings when you let the lights dim and your thoughts wander.
Driving the Last Spike – Genesis
#webtube : Un bijou sous-estimé de l’album We Can’t Dance. Phil Collins raconte l’histoire poignante d’un ouvrier des chemins de fer britanniques du 19e siècle (les fameux « navvies »), ceux qui ont risqué et souvent perdu leur vie pour poser les rails. Fatigue, danger, familles laissées derrière, accidents… et à la fin, le moment symbolique où on plante le dernier crampon (le « last spike »). Épique, mélancolique, avec cette montée instrumentale qui te prend aux tripes vers la fin.
#webtube : An underrated gem from the album We Can’t Dance. Phil Collins tells the poignant story of a 19th-century British railway worker (the famous « navvies »), those who risked and often lost their lives laying the tracks. Fatigue, danger, families left behind, accidents… and finally, the symbolic moment of driving in the last spike. Epic, melancholic, with that gut-wrenching instrumental crescendo towards the end.
Eminence Front – The Who
#webtube : Eminence Front des Who, c’est toujours un uppercut funky et cynique. Pete Townshend qui chante les apparences, la coke, les riches qui se planquent derrière leur façade bling-bling… et ce groove imparable qui te fait hocher la tête malgré le constat amer. Un des meilleurs titres des 80s selon moi. Toujours aussi pertinent aujourd’hui.
#webtube : The Who’s « Eminence Front » is still a funky, cynical uppercut. Pete Townshend sings about appearances, coke, the rich hiding behind their bling-bling facades… and that irresistible groove that makes you nod your head despite the bitter truth. One of the best tracks of the ’80s in my opinion. Still just as relevant today.
Indaco Dagli Occhi Del Cielo – Zucchero
#webtube: Une perle douce-amère… cover magistrale de « Everybody’s Got to Learn Sometime » des Korgis. Piovono baci dal cielo, leggeri come fiori di melo… gocce di mercurio… Un hymne léger à l’amour qui passe, mais qui laisse des traces indigo dans le ciel du cœur.
Peter Bjorn And John – Young Folks
#webtube : « Toujours un kiff absolu ce sifflement iconique… Peter Bjorn and John – Young Folks (2006) C’est cette vibe douce-amère de deux personnes un peu usées par la vie qui se rencontrent et se demandent : « Et si on essayait quand même ? » « If I told you things I did before… would you go along with someone like me ? » Classique indé pop suédois qui n’a pas pris une ride.
#webtube : « That iconic whistle is still an absolute blast… Peter Bjorn and John – Young Folks (2006). It’s that bittersweet vibe of two people a little worn down by life who meet and ask themselves, ‘What if we gave it a try anyway?’ ‘If I told you things I did before… would you go along with someone like me?’ A Swedish indie pop classic that hasn’t aged a day. »
Blood On The Motorway – DJ Shadow
#webtube : Tout comme une balade nocturne sur l’asphalte mouillé… puis les samples s’empilent, la voix fantomatique murmure « You have not betrayed your ideals », les battements s’accélèrent comme un cœur qui lâche, et d’un coup : le silence après l’impact. DJ Shadow transforme un accident en méditation sur la mort, le regret et la paix éternelle. Les thumps du milieu ? Les derniers râles avant l’au-delà. Chef-d’œuvre sous-coté. Écoutez casque, lumières éteintes, autoroute mentale.
#webtube : Like a nighttime stroll on wet asphalt… then the samples pile up, the ghostly voice whispers “You have not betrayed your ideals,” the beats quicken like a heart giving out, and suddenly: silence after the impact. DJ Shadow transforms an accident into a meditation on death, regret, and eternal peace. The mid-track thumps? The final gasps before the afterlife.
You Give Me Love – Marietta Fafouti et Gautier
#webtube : « You Give Me Love » de Marietta Fafouti (en duo avec Gautier) est une véritable injection de bonheur. Entre pop entraînante et touches rétro, cette collaboration est un mélange rafraîchissant de voix douces et d’une mélodie qui reste en tête dès la première écoute.
#webtube : « You Give Me Love » by Marietta Fafouti (featuring Gautier) is a true burst of happiness. Blending catchy pop with retro touches, this collaboration is a refreshing mix of sweet vocals and a melody that sticks in your head from the first listen.
This Never Happened Before – Paul Mc Cartney
#webtube : Cette pépite romantique de Paul McCartney (tirée de Chaos and Creation in the Backyard en 2005) reste l’une de ses plus belles déclarations d’amour simples et touchantes… Et ce piano qui coule comme une évidence. Un petit bijou sous-estimé qui donne envie de serrer quelqu’un très fort.
#webtube : his romantic gem from Paul McCartney (taken from Chaos and Creation in the Backyard in 2005) remains one of his most beautiful, simple, and touching declarations of love… And that piano playing flows so naturally. A little-known gem that makes you want to give someone a big hug.
Sade – Young Lion
#webtube : Un morceau rare, intime, lumineux, qui donne envie de serrer fort les gens qu’on aime. Sade, même après toutes ces années, sait encore nous attraper l’âme avec trois notes et une voix qui guérit. À écouter les yeux fermés, bras ouverts.
#webtube : A rare, intimate, luminous piece that makes you want to hug your loved ones tightly. Sade, even after all these years, still knows how to touch our souls with three notes and a healing voice. Listen with your eyes closed and arms open.
Year Of The Knife – Tears For Fears
#webtube : « Hallelujah… the king is dead. Il a dit : « Love was the knife » Et depuis, on répète en boucle : This is the year of the knife Tears For Fears qui lâche une bombe épique et sombre sur The Seeds of Love (1989). Ce refrain obsédant, cette montée progressive, cette ambiance fin du monde romantique… un des titres les plus sous-cotés du duo. Too late for the young gun. Too late… much too late. Vous l’écouterez encore en boucle même en 2025.
#webtube : “Hallelujah… the king is dead. He said, ‘Love was the knife.’” And ever since, we’ve been repeating it endlessly: This is the year of the knife. Tears For Fears dropped an epic and dark bombshell on The Seeds of Love (1989). That haunting chorus, that gradual build-up, that romantic end-of-the-world vibe… one of the duo’s most underrated tracks. Too late for the young gun. Too late… much too late. You’ll still be listening to it on repeat even in 2025.
Ariana Grande – Santa Tell Me
#webtube : Ce soir, on choisit la magie : le sapin qui brille, la bougie qui sent la cannelle, et cette petite voix intérieure qui chante quand même, même quand les réponses n’arrivent pas. Santa, merci pour les leçons, et merci pour les chansons qui nous accompagnent depuis 10 ans dans nos plus beaux espoirs (et nos plus jolis doutes). Joyeux Noël à ton cœur, prends soin de lui
#webtube : Tonight, we choose magic: the twinkling Christmas tree, the cinnamon-scented candle, and that little inner voice that still sings, even when the answers don’t come. Santa, thank you for the lessons, and thank you for the songs that have accompanied us for the past 10 years through our most beautiful hopes (and our most beautiful doubts). Merry Christmas to your heart, take care of it.
Jim Croce – It Doesn’t Have To Be That Way
#webtube : Une perle méconnue de 1973, parfaite pour ces soirées d’hiver. Des lumières de Noël, des rues enneigées, une pointe de mélancolie… mais avec cet espoir doux : « It doesn’t have to be that way » – on peut toujours se retrouver, non ? Idéale pour ceux qui ont le cœur un peu bleu sous les guirlandes. Écoutez-la, elle touche droit au but.
#webtube : A hidden gem from 1973, perfect for these winter evenings. Christmas lights, snowy streets, a touch of melancholy… but with that gentle hope: « It doesn’t have to be that way » – we can always find our way back, right? Ideal for those whose hearts are a little blue under the Christmas lights. Listen to it, it hits the nail on the head.
Coup de tête – Pierre Bachelet
#webtube : Ce sifflement légendaire qui colle à la peau… Le thème de « Coup de tête » composé et sifflé par Pierre Bachelet pour le film culte de Jean-Jacques Annaud (1979). Une mélodie simple, désinvolte et inoubliable qui accompagne parfaitement la revanche de François Perrin (Patrick Dewaere) !Un vrai bijou de la BO française. Qui l’a encore en tête ?
#webtube : That legendary whistle that just sticks in your head… The theme from « Headbutt, » composed and whistled by Pierre Bachelet for Jean-Jacques Annaud’s cult film (1979). A simple, casual, and unforgettable melody that perfectly accompanies François Perrin’s (Patrick Dewaere) revenge! A true gem of French film scores. Who still remembers it?
Who wants to live forever – Queen
#webtube : « Y’a des morceaux qui te transpercent le cœur à jamais… « Who Wants To Live Forever » de Queen, c’est 5 minutes d’éternité. La voix brisée de Freddie, les cordes qui pleurent, ce crescendo qui te soulève et te lâche dans le vide. Immortel, littéralement.
Flowers in december – Mazzy Star
#webtube : Cette chanson, c’est comme une caresse mélancolique un soir d’automne tardif… La voix aérienne et languissante de Hope Sandoval, les guitares qui glissent comme des larmes douces, cette sensation de temps suspendu. Sortie en 1996 sur l’album Among My Swan, elle parle de l’amour qui persiste même quand tout semble fané.
#webtube : This song is like a melancholic caress on a late autumn evening… Hope Sandoval’s ethereal, languid voice, the guitars that glide like gentle tears, this feeling of time standing still. Released in 1996 on the album Among My Swan, it speaks of love that persists even when everything seems faded.
Your Song – Billy Paul
#webtube : « Your Song » interprétée par Billy Paul (1972). Oubliez la version d’Elton John deux minutes… Ici, c’est une caresse soul-philly pure, velours, cordes luxuriantes, et cette voix chaude de Billy qui transforme chaque phrase en confidence amoureuse. C’est doux, c’est profond, c’est le genre de morceau qui te fait fermer les yeux et sourire bêtement. Franchement, une des plus belles reprises jamais faites.
#webtube : « Your Song » performed by Billy Paul (1972). Forget Elton John’s version for a second… This is pure soul-philly, velvety, lush strings, and Billy’s warm voice that transforms every phrase into a loving confession. It’s sweet, it’s profound, it’s the kind of song that makes you close your eyes and smile like an idiot. Frankly, one of the most beautiful covers ever made.
Nothing Really Ends – dEUS
#webtube : Voici une chanson intéressante, piano délicat, cordes subtiles, un peu de guitare en arrière-plan. La voix de Tom Barman est posée, presque parlée-parfois, ce qui renforce l’intimité du morceau. Ça donne une sensation de nuit, de confidence, de dernier verre pris ensemble avant de se dire au revoir… sans vraiment se dire adieu. A écouter les yeux fermés !
#webtube : Here’s an interesting song: delicate piano, subtle strings, a touch of guitar in the background. Tom Barman’s voice is calm, almost spoken at times, which enhances the intimacy of the track. It evokes a feeling of nighttime, of sharing secrets, of a last drink together before saying goodbye… without actually saying farewell. Listen to it with your eyes closed!
Missing – Bruce Springsteen
#webtube : Parfois, une chanson te tombe dessus 20 ans après et te met KO. « Missing » de Bruce Springsteen (tirée de l’album The Rising, 2002) en est une. Une simple photo dans un journal, un café qui refroidit, un lit trop grand… Et Springsteen, avec sa voix rauque et tendre, raconte le vide laissé par quelqu’un qui n’est plus là. Pas de grand discours, pas de pathos excessif : juste la vie qui continue, mais en boitant. « Everything is everything But you’re missing »
#webtube : Some songs hit you like a freight train… 20 years late. “Missing” by Bruce Springsteen (from The Rising, 2002) is one of those. A photograph in the paper, coffee getting cold, a bed too big… With that raw, tender voice, Bruce tells the story of the hole someone leaves behind. No big speeches, no over-the-top drama—just life limping along without them. “Everything is everything But you’re missing”
Sometimes I Feel Like Screaming – Deep Purple
#webtube : « Il y a des morceaux qui te prennent aux tripes dès les premières notes… « Sometimes I Feel Like Screaming » de Deep Purple (Purpendicular, 1996) en fait partie. Cette intro à la guitare, longue, hypnotique, presque douloureuse, signée Steve Morse… et puis la voix de Ian Gillan qui arrive, fragile et puissante à la fois. On sent le poids des années, la fatigue, mais aussi une rage sourde. C’est pas du hard rock clinquant, c’est du Deep Purple mature, introspectif, presque blues dans l’âme. 7 minutes 30 de pure émotion qui finissent en crescendo déchirant.
#webtube : « There are songs that grab you by the soul from the very first notes… « Sometimes I Feel Like Screaming » by Deep Purple (Purpendicular, 1996) is one of them. That long, haunting, almost painful guitar intro by Steve Morse… then Ian Gillan’s voice comes in, fragile yet immense. You can feel the weight of the years, the weariness, but also this quiet, burning rage. This isn’t flashy hard rock. This is mature Deep Purple: introspective, blues-soaked, deep. 7:30 of pure emotion that builds into a heart-wrenching climax.
#webtube : Au-delà des grands tubes dansants, Stromae brille par sa capacité à disséquer l’âme humaine. Dans ce titre, il explore ce moment inconfortable où l’on n’ose pas s’avouer que l’étincelle s’éteint. C’est beau, c’est vrai, et ça résonne chez beaucoup d’entre nous.
#webtube : Beyond his catchy dance hits, Stromae shines with his ability to dissect the human soul. In this song, he explores that uncomfortable moment when we don’t dare admit to ourselves that the spark is fading. It’s beautiful, it’s true, and it resonates with many of us.